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Accueil du site > Actualités > Médias > Les dérives du journalisme : et si on parlait déontologie ?

Les dérives du journalisme : et si on parlait déontologie ?

Le journaliste aime bien parler de déontologie. C’est à la fois un gros mot et un mot savant. Qui n’en a pas entendu parler dans les rédactions, se gausser des affres de la presse anglo-saxonne et en premier lieu de l’affaire Murdoch. Vous l’avez déjà oublié ?

Cette affaire montre jusqu’où peut aller une ‘certaine presse’, piratant les messageries de portables de nombreuses personnalités. Cela pourrait prêter à sourire si cela ne concernait que des footballeurs ou la famille royale. Mais non. Le journal incriminé – News of the World – et depuis fermé purement et simplement, a également poussé le vice jusqu’à interférer dans une enquête sur la disparition et le meurtre d’une jeune fille, là aussi en interceptant et en effaçant les messages. News of the World a même laissé croire à la famille de la victime que celle-ci était toujours en vie.

Mais au-delà de la démission du chef de la police de Londres et les arrestations en série, cette affaire a surtout levé le voile sur les relations politico-médiatiques de certains. Ainsi, News of the World était bien plus qu’un tabloïd, sous-entendu ‘la presse de caniveau’. Cette affaire a quand même obligé le premier ministre David Cameron à s’expliquer sur ses relations avec le groupe Murdoch et l’embauche d’Andy Coulson, ancien rédacteur en chef de News of the World, comme conseiller en communication. De même, le Labour a eu aussi maille à partir.

La presse propagande, un euphémisme

Bien évidemment, la ‘transgression déontologique’ prend des formes plus sournoises, quel que soit le pays. En France, le débat – à la fois contemporain et sans cesse renouvelé – concerne la bataille des idées. Ou, pour paraphraser Gramsci (décidément à la mode), la lutte contre l’hégémonie culturelle ‘de gauche’ des journalistes de ce pays. Et certains de parler de réinformation, une vulgaire propagande politique finalement, sous couvert de ‘résistance’.

Loin de cet antagonisme stérile, saluons la création du Comité Orwell (que certains devraient lire), ce « collectif de journalistes pour la défense de la souveraineté populaire et des idées alternatives dans les médias ». En espérant, toutefois, que ces journalistes ne deviennent pas les pendants de ceux qu’ils critiquent. La question reste posée au regard du compte Twitter d’une des cofondatrices, Eugénie Bastié, qui tient plus de la pasionaria que de la journaliste. Mais attendons de voir la plus-value de Comité Orwell : le premier colloque soulevait de bonnes questions – notamment, entre autres, sur la déspécialisation des journalistes – et il y a une demande de fond de la part des citoyens. La bataille des idées mais aussi des valeurs est donc bien présente.

Cela permettrait – on l’espère – de sortir de cet acharnement systématique qu’est devenu le journalisme, ou tout cas une partie de la profession. L’exemple évident concerne Christiane Taubira, alors Ministre de la justice, cible récurrente avec des histoires montées en épingle. Pour quelle utilité ?

Oublions également ces journaux dont le fonds de commerce est une injure à l’intelligence. On fera donc abstraction de Valeurs actuelles mais on peut aussi citer Le Figaro, en tout cas certaines unes. Par exemple, mi-décembre, le journal de Dassault réalise la combinaison parfaite avec l’interview de Nicolas Sarkozy – et donc la première page du journal – mais également la couverture de Madame Figaro avec Madame… Sarkozy ! Tout ça, deux jours avant le second tour des élections régionales. Bien sûr, à ‘gauche’ également, les exemples sont légions.

De la pseudoinvestigation à l’autopromotion

On connaissait les journalistes ‘spécialistes en pseudoinvestigation’ (nous tairons les noms) mais un mal répandu est celui de l’autopromotion du journaliste maison ou très proche, à qui ‘on file les clés du journal’ pour sortir un numéro. PQN et hebdomadaires sont atteints de ce mal…

Ce marketing journalistique consiste à vedettiser le journaliste au détriment de l’information. Par exemple, en octobre 2015 dans Libération, le journaliste santé Eric Favereau reprend sans distance les arguments du livre de Stéphane Horel, alors que le journal fait sa couv’ sur le combo ‘Bruxelles + Lobbys + santé = citoyens, on nous ment !’, thèmes favoris des (é)lecteurs d’une certaine frange. On aurait aimé des points de vue opposés, des angles différents, amenant une réelle plus-value. Par exemple, pourquoi ne pas reprendre les propos du sociologue Quentin Ravelli dont le livre « La stratégie de la bactérie : Une enquête au cœur de l'industrie pharmaceutique » adopte une approche distanciée et systémique, bien plus explicative ? Parce que la finalité de Libé est de démontrer le ‘tous pourris’ ? A cause de l’imbécilité des lecteurs ?

Autre exemple, cette fois chez Marianne. Et là, le vedettariat se voit directement sur la couverture ! L’intérêt de « notre collaborateur Marc Endeweld » prime : il est mis en avant doublement, via son ‘livre-enquête’ sur Macron ET sur son article sur l’affaire Bygmalion. Or, ce vedettariat délibérément choisi par Marianne ne peut que fragiliser les arguments avancés dans ces deux sujets. Quid de la vérité ? Le journaliste doit informer le lecteur, pas se mettre en avant… Cela transparaît dans l’article, plus qu’abscons et sensationnaliste, se basant sur les seuls PV d’audition de l’agence de com’ attaquée (Agence Publics), pour extrapoler sur le rôle de son dirigeant (un certain Gérard Askinazi) dans le financement de la campagne 2012 de Sarkozy ?! A la lecture de l’article – et de Marianne – on a bien compris que certains journalistes menaient une vendetta contre Sarko, quitte à se complaire dans l’affirmation, de manière obsessionnelle, plutôt que dans la confirmation. Ainsi, à vouloir nourrir le sensationnel, on finit par se brûler. Et ce, alors que le journalisme ne doit servir que des faits, recoupés, donnant la parole à toutes les parties prenantes.

La publicité cachée : brand content, partenariat rémunéré…

Une autre casserole du métier concerne la publicité déguisée. Enfin ‘déguisée’, on se comprend. Certains supports sont tellement grossiers qu’on se demande quel est le positionnement éditorial ? Exemple de M, le magazine du Monde. Quelle est son utilité si ce n’est d’être à la solde des annonceurs (marques du luxe, de cosmétiques, de l’automobile, etc.), en leurs offrant l’électorat CSP+ très parisiano-centré ? Mais le Monde est un habitué de ce genre de choses. On ne risque donc pas d’y trouver des enquêtes fouillées ou des portraits qui égratignent un tant soit peu nos ‘capitaines d’industrie’ ou nos grands argentiers. Faut dire aussi qu’ils sont les propriétaires de la presse…

Autre exemple de la promotion déguisée via la plume d’un journaliste (pardon, du rédac’ chef du Figaro) : Guillaume Tabard et le sponsoring d’Asics, soit 11 pages (quand même !) dans le Fig Mag. Ce qui en a ému plus d’un à la SDJ du journal, mais pas le directeur de la rédaction du Fig Mag, Guillaume Roquette, qui ne voit rien d’anormal.

Le phénomène dégénère actuellement et prend des formes plus sournoises, déguisées. Seul l’œil averti peut y voir des manœuvres marketing. Rien de répréhensible si cela est dit clairement… ce qui n’est pas le cas. Où est donc la déontologie du journaliste ? Certains devraient relire cet article qui met les pieds dans le plat… en 2006 ! « Les journalistes ont-ils une déontologie ? ». La déontologie, ce n’est pas seulement traduire des valeurs morales en devoirs professionnels. C’est aussi et surtout toute une gamme de sanctions au regard des manquements constatés. Quid dans les médias, plus précisément dans les journaux ? Pour reprendre l’exemple de Guillaume Tabard, quelle a été la sanction ?

Quel contre-pouvoir au contre-pouvoir qu’est le journalisme ?

Xavier Molénat le rappelle fort justement (je reformule sa phrase) : le journalisme a toujours porté de « nombreuses exigences morales [attention ! Gros mots !] (véracité de l'information, impartialité, distance critique, absence de collusions...), mais qui a toujours affiché très haut la volonté de s'autoréguler, c'est-à-dire surtout la volonté de ne laisser aucune instance ou autorité extérieure (public, justice) mettre son nez dans les questions de déontologie professionnelle ».

De fait, où est le contre-pouvoir au pouvoir de l'information ? Et ce, dans un environnement économique de plus en plus dégradé pour la profession. Mais ce n’est pas la seule cause. Il y a vraiment une autocritique à faire, qui va bien au-delà de la simpliste focalisation sur ‘la presse de gauche’. Les travers et fautes professionnelles sont apolitiques. Le Comité Orwell en pointe certaines mais on n’espère qu’il arrivera à élever le débat sur le devenir de la profession et non pas devenir une énième caisse de résonnance d’intérêts particuliers.


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28 réactions à cet article    


  • ddt99 ddt99 26 avril 14:01

    Il manque quelque chose d’important dans votre article, l’autocensure journalistique !

    Mise à part l’information événementielle, plus aucun pouvoir n’a peur des medias, à mon sens, ce qui caractérisent les médias d’aujourd’hui sont la propagande et l’autocensure.


    • ddt99 ddt99 26 avril 14:38

      Désolé pour la grosse faute d’orthographe à « caractérise ».

      Le journaliste d’aujourd’hui est une personne comme les autres qui ne pense plus qu’à son confort et à son emploi, et qui sélectionne arbitrairement l’information qui peut ou doit être divulguée.

      Celles qui dérangent sont automatiquement autocensurées, déclarées diplomatiquement inintéressantes.

      Oubliée la déontologie ! L’information pas plus que l’investigation ne sont plus vraiment ses maîtres mots.

      Quasiment tous les journalistes vont puiser leur source auprès des agences de presse comme l’AFP ou de Reuters et pondent un texte qu’ils signent de leur nom. 


    • Anthrax 26 avril 17:44

      @ddt99

      On sent que Monsieur a longuement hanté les rédactions... Voila du vécu ! Voila de l’analyse argumentée, béton ! Dans les rédactions que j’ai dirigé tu aurais fait 10 minutes avant de prendre :
      1/ Mon pied dans le fion
      2/ La porte

    • tashrin 26 avril 18:17

      @Anthrax
      vous etes obligé d’être agressif ?


    • Anthrax 26 avril 18:30

      @tashrin

      Vous êtes obligé de raconter des conneries ?

    • ddt99 ddt99 26 avril 19:09

      Mon cher anthrax, lorsqu’il s’agit de défendre votre profession, si toutefois c’est bien votre profession (zéro article publié sur AV), vous êtes comme tous les autres membres d’une corporation soumis à une déontologie, vous êtes aussi virulent que votre homonyme biologique, mais êtes vous aussi virulent comme journaliste que comme commentateur.

      Selon moi, il y a deux facteurs dans la diffusion d’une information et nul besoin d’avoir arpenté longtemps les rédactions pour rapporter une information ; certes, le journaliste en est une, mais avant tout il y a l’événement qui doit être rapporté. Et si effectivement, je n’ai pas « hanté les rédactions », j’ai vécu des événements qui méritaient d’être diffusés. Or aucune rédaction digne de ce nom n’a jugé bon d’informer les Français sur les très graves violations des droits fondamentaux dont j’ai incontestablement été victime.

      Donc, si je n’ai pas passé de temps à « hanter les rédactions », j’ai mon vécu qui me permet de m’exprimer comme je le fais.

      Et nul besoin, non plus, de « hanter » les prétoires de justice pour savoir lorsqu’une injustice a été commise.

      Si vous êtes aussi pro que vous le prétendez, vous trouver ici les infos dont il est question.

      Faites votre travail de journaliste et je n’aurais pas à le faire à votre place et ainsi je n’aurais pas à critiquer votre profession, mais je doute que vous fussiez journaliste et encore moins rédacteur en chef, pour me faire « prendre la porte à coup de pied dans le fion ».

      Je pense plutôt que vous êtes de ceux qui sont forts en gueule, mais pas de ceux qui agissent. Écrivez-nous un article que l’on puisse juger sur pièce.


    • tashrin 26 avril 19:41

      @Anthrax
      Mais éclairez nous de vos fabuleuses lumieres journalistiques cher monsieur, vous qui n’etes apparemment pas capable d’une autre argumentation que l’agression bête etnon étayée. Sinon pourquoi vous êtes là en fait ?
      Contrairement à vous, votrepoint de vue m’interesse, c’est même pour cela que je viens lire les articles et commentaires de ce site. A la condition toutefois qu’ils soient un minimum interessants et constructifs, sinon vous rejoindrez juste les rangs des excités du bocal du coin, dont on lit les éructations avec une certaine pitié.
      Mais je sais bien, n’est pas journaliste qui veut :)


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 27 avril 12:16

      @Anthrax

      C’est bien ce que l’on reproche aux directeurs de rédaction, le pied dans le fion et la porte, aux journalistes essayant de faire correctement leur métier.

      Merci en tout cas à l’auteur de cet excellent article qui s’articule autour de deux problèmes récurrents dans la presse actuelle : les journalistes de métier sont de plus en plus remplacés par des communicants, des courroies de transmission du pouvoir.

      La deuxième c’est le narcissisme de certains rédacteurs d’articles, se mettant en avant, ce que décrit parfaitement l’auteur.

      Lorsque l’on achète un journal, un quotidien, un hebdo, ou un mensuel, on ne l’achète pas pour la bobine du journaliste, on s’attend à ce qu’il y ait du consistant. Autrement dit, de ces attentes non satisfaites, on comprend que la presse mainstream soit de plus en plus boudée.

      Vive la liberté de ton !


    • robin 27 avril 16:20

      @Anthrax

      À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
      « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi !

    • La mouche du coche La mouche du coche 28 avril 13:32

      La présence maintenant régulière d’un journaliste venant pleurer sur le média citoyen Agoravox de la nullité de son métier, est juste succulente. Encore ! smiley


    • tashrin 26 avril 14:04

      A partir du moment où un organe de presse est financé par des tiers, qu’il s’agisse des pouvoirs publics à coups de subventions ou par des clients annonceurs, il n’y a plus d’independance possible, ni de neutralité journalistique. Alors la deontologie...


      • Anthrax 26 avril 17:34

        @tashrin

        Ouais... Et par qui voudrais-tu que soient « financés » les médias pour qu’ils soient indépendants ?

      • tashrin 26 avril 18:02

        @Anthrax
        des lecteurs qui paient un abonnement, ou qui achetent en kiosques
        question de modele economique, le financement par la pub est un choix stratégique. Mais quand on le fait, on ne peut plus pretendre à l’independance redactionnelle


      • Anthrax 26 avril 18:53

        @tashrin

        Un journal sans pub (mais pas sans subventions) il n’y en a qu’un c’est le Canard dont le modèle économique n’est pas reproductible. Il se porte bien avec un tirage de 400 000/semaine (en baisse) , son coût de fabrication est ridicule (heureusement !), et il est assis sur un petit trésor de guerre de 150 millions d’euros. L’autre modèle - reproductible celui-là - qui équilibre son budget depuis un an, c’est Mediapart, seul média vraiment libre en France.
        Les histoire de pression de la pub sur les rédactions ça existe, il serait stupide de le nier, mais l’inverse existe aussi. Si les marques dépensent des millions dans la pub, c’est bien qu’elles y trouvent leur bénéfice, ce ne sont pas des philanthropes. 



      • tashrin 26 avril 19:36

        @Anthrax
        Mediapart et le canard, je suis d’accord. Avec un bemol pour le canard, qui est quand même le radio cancan des politiques, et dont ils se servent aussi pour faire passer certains messages
        Le reste est globalement à jeter
        Quant à mediapart, lorsque Plenel a indiqué ne pas vouloir faire de gratuit, tous vos collegues lui sont tombes dessus et ont crié au fou. Lui leur a repondu qu’on pouvait encore proposer de vraies analyses, et qu’il y avait meme un public pret à payer pour cela => rires generaux
        Quelques années plus tard, qui avait raison ? Lui
        Donc le modele que j’evoque est possible, pourquoi non reproductible ? Que l’ensemble des journaux n’y parvienne pas c’est une chose, mais l’ensemble des journaux ne dispose pas des competences suffisantes pour proposer du contenu payant, la plupart pompent des depeches afp, reprennent des infos sans les verifier, et trouvent leur inspiration sur internet. Quand ils ne relaient pas tout simplement les idées de l’actionnaire principal avec force fautes d’orthographe
        Et on s’etonne que personne ne veuille payer pour ca ? que les « journaliste » commencent par balayer devant chez eux

        Si les marques dépensent des millions dans la pub, c’est bien qu’elles y trouvent leur bénéfice, ce ne sont pas des philanthropes.
        C’est donc ce que je disais plus haut : pub = perte d’independance puisque les marques ont un moyen de pression auquel se pliera le journal


      • Anthrax 26 avril 17:41

        @l’auteur

        Je note quand même qu’à part les journalistes, peu de professionnels font leur auto-critique... Quant aux interrogations sur la déontologie, n’en parlons pas.
        Je relève quand même que les derniers scandales importants connus relèvent de :
        - Les banques
        - Les labo phramaceutiques
        - L’industrie agro-alimentaire
        - Des médecins
        - La Police
        - L’Armée
        - Des députés 
        - Des sportifs
        etc, la liste est longue et je ne trouve ni journalistes, ni auto-critiques des sus nommés. Alors ? 

        • tashrin 26 avril 18:06

          @Anthrax
          personne ne dit le contraire
          Mais les scandales que vous evoquez n’ont ils pas eu lieu avec le soutien complaisant des média ? Ils relaient la bonne parole, installent le TINA comme seul horizon de reflexion, ne parlent pas de ce qui fâche ou doit rester discret (TAFTA bonjour !), repetent en boucle des « éléments de langage » teleguidés, etc...
          Comment se fait -il que les plus gros scandales de ces dernières années aient été révélés non par des organes de presse mais par des lanceurs d’alerte, des particuliers qui risquent leur peau ?


        • Anthrax 26 avril 19:03

          @tashrin

          Je vois pas le rapport entre le TAFTA, le scandale des prothèses mammaires, celui du labo Servier, de l’histoire Cahuzac etc...
          Je te fais remarquer que les lanceurs d’alerte se tournent vers les medias pour faire passer l’info qu’ils détiennent (tu croyais qu’ils envoyaient des SMS ?) et que je ne vois pas comment un journaliste aurait pu les remplacer.
           A côté de ça qui a révélé l’affaire DSK ? l’affaire Cahuzac ? Les massacres du Rwanda ? Les passeurs d’émigrés en Méditerranée ? Bygmalion ? 
          Ta vision des medias est partielle, partiale, et très loin de la réalité.


        • tashrin 26 avril 19:48

          @Anthrax
          Ta vision des medias est partielle, partiale, et très loin de la réalité.
          Et la votre non, évidemment :)


          e te fais remarquer que les lanceurs d’alerte se tournent vers les medias pour faire passer l’info
          Les journaux mainstream certainement ? Libé, le figaro ? tf1 ? ah non... Pour cela il faut se tourner vers des journaux suffisamment independants pour que ca sorte, sinon rideau en conference de redaction :)

          Le « tu » c’est parce qu’on se connait ?


        • Anthrax 26 avril 20:50

          On ne se connaît pas et tes réactions m’incitent à ne pas le regretter.


        • tashrin 26 avril 21:20

          @Anthrax
          dommage je vous assure :)
          pour quelqu’un qui prône l’argumentation à grands coups de pompes dans le train (cf votre commentaire initial), je vous trouve peu loquace
          Je ne vous ai pourtant pas manqué de respect, et même en admettant que j’ecrive des bêtises, ce qui reste à demontrer, ca ne vous empeche pas de repondre autrement que par ce genre de reflexion primaire... sinon pourquoi venir commenter ?
          Enfin au moins vous m’aurez fait rire,


        • robin 27 avril 16:24

          @Anthrax

          « Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »David Rockefeller, Baden-Baden, Allemagne, 1991


        • fred.foyn Le p’tit Charles 27 avril 07:09

          blablabla.... !


          • L'enfoiré L’enfoiré 27 avril 11:51

            Est-ce qu’un curé apporte un contre-pouvoir ?

            Il est là, pour raconter de belles histoires dans sa chaire de vérité.
            Il reçoit des oboles à la fin de la messe.
            Il a suivi des cours poussés pour avoir des fidèles.

            Le journaliste, fait-il autre chose ? 

            • L'enfoiré L’enfoiré 27 avril 11:53

              J’oubliais, tous les deux ne peuvent pas divulguer leurs sources...


            • robin 27 avril 16:15

              Comme dit Soral : il existe 2 types de journalistes : des prostitués et des chômeurs !


              • Doume65 27 avril 23:22

                « saluons la création du Comité Orwell »

                ... avec Laurent Joffrin (par exemple) dans son sein ! Je me marre !
                Ce pauvre Orwell, lui, doit se retourner dans sa tombe.


                • hervepasgrave hervepasgrave 28 avril 08:19

                  Bonjour,
                  Je lis ton article ,un peu tard ! j’arrive au hasard de mes lectures matinales.
                  J’aime les sujets qui parlent de journalisme,mais pour un imbécile de lecteur que je suis.Il ne me parait pas bien difficile d’en voir les limites.
                  Journalistes dis-tu ?
                  Au pif ,sans connaissance de ce milieu, je dirais qu’il n’y en a pas des masses.
                  La composition de ce milieu doit être certainement composé de documentalistes.Ceux là font certainement très bien leur boulot, mais ils ne sont certainement pas payé pour voir la véracité de leurs documents .Quand je dis cela ,ils peuvent piocher dans des choses déjà fausses pour apporter des preuves, des documents..
                  Après il y a une masse que j’appellerais des présentateurs ,ils sont tous fabriqués dans le même moule.Une armées de clones ??
                  Maintenant ,les journalistes que nous voyons sont toujours quasiment les mêmes.
                  Les sujets qu’ils traitent ? Il suffit de regarder, de lire ,pour voir qu’il n’y en a pas bézef . Alors journalistes peut-être ? des informations, ou ? 
                  Les sujets soit-disant lourds oui ! bof ! elles ne sont que le reflet de choses que nous pensons déjà.Et cela pour une majorité de lecteurs. Les preuves ne sont pas beaucoup mieux fournis que ces torches cul que l’on voit dans les médias soit disant libre et indépendant , des documents frappés du sceau de confidentiel, de top secret. De grand coup de marqueur pour cacher des noms « ah !,ah ! » ,ailleurs se sont des photos,des vidéos,pas mieux. Je ne parlerais pas des coups foireux qui attaquent tel ou tel individus a un moment ou un autre suivant l’humeur du temps ,des intérêts. De toutes les manières c’est beaucoup de vent,des preuves « pfeu ! » oui ! je le sais je suis un lecteur décérébré.
                  Alors, qu’ils parlent d’eux mêmes ,qu’ils se congratules,se descendent ?
                  Reste la déontologie, c’est certainement là un sujet d’article.que cela soit la déontologie des journalistes ,des médecins ou autres métiers ayant ce genre de chose, dans la réalité ?

                  Les journalistes sont ils honnêtes ? C’est cela qui gênerait ?? Comment condamner quelqu’un par omission ? comment prouver que c’est de l’omission volontaire ? Je n’ai rien vu. Méa culpa, hum !
                  et puis le journalisme a t-il tout simplement existé dans le sens que nous l’imaginons tous ?

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