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Accueil du site > Actualités > Médias > Les média, pointe avancée du néolibéralisme

Les média, pointe avancée du néolibéralisme

Bien des alternatifs sont très sévères à l’égard de ces médias trop uniformes et fermés à certains débats pourtant légitimes (euro, protectionnisme, liberté de parole). Certains y voient une manipulation et un grand dessein totalement conscient. Et s’il s’agissait d’une conséquence et non d’une cause ?

 
De la condition de journaliste
 
En effet, le monde des médias est loin d’être le plus tendre. On peut penser qu’il est, malheureusement, en avance sur l’évolution de nos sociétés. Une petite poignée d’animateurs ou de journalistes stars gagnent des fortunes absolument colossales, quand une immense majorité, pourtant souvent très diplômée, travaille pour une bouchée de pain dans des conditions très précaires. Le salaire moyen des journalistes n’est sans doute pas assez élevé et très décalé avec le niveau d’étude, outre l’insécurité professionnelle et les conditions de travail, imposant parfois de travailler tôt, tard ou le week-end. La précarisation du salariat est plus avancée dans cette profession qu’ailleurs, malheureusement. La réforme du droit du travail et l’uberisation sont déjà une réalité pour bien des journalistes, qui travaillent en piges…
 
Pire, on peut imaginer que la situation s’est largement dégradée depuis quinze ans, avec le développement d’Internet, qui a fait un mal colossal au modèle d’affaire de bien des médias, au premier rang desquels toute la presse écrite, dont les recettes publicitaires ont été en bonne partie vampirisées par les géants d’Internet, notamment Google ou Facebook, qui tirent profit de leur travail en récupérant une bonne partie de leurs recettes. Les conséquences sont simples : des équipes toujours plus réduites, précarisées et mal payées, qui ont parfois du mal à faire autre chose que de la reprise de dépêches ou des comptes-rendus sans mise en perspective de faits divers, au détriment de l’analyse de fond qui devrait être la matière première de notre démocratie et se transforme parfois en produit insipide et léger.
 
Des conséquences sur le traitement de l’information
 
Les journalistes vivent aujourd’hui dans un monde de plus en plus inégal, où une poignée de très très riches côtoient une immense majorité de précaires mal payés, de plus en plus souvent détenus par des oligarques aux intentions pas toujours purement journalistiques. Beaucoup ont oublié l’idée de sécurité de l’emploi et des protections sociales, les hausses de salaires étant pour beaucoup un lointain souvenir. Faut-il alors être étonné du traitement incroyable de la question de la hausse du SMIC par le Monde, qui s’est aligné sur la ligne la plus dure du Medef, faisant passer bien des patrons, comme les Mulliez, pour des rêveurs presque marxistes qui dénoncent les dirigeants rémunérés à plus de 20 fois le SMIC  ? Idem pour Uber, qui pourrait apparaître comme un gain de pouvoir d’achat dans l’ère du temps.
 
La logique néolibérale la plus extrême est devenue le quotidien des journalistes, avec sans doute quelques années d’avance sur le reste de la population, ce qui peut expliquer une forme de résignation à l’égard de certaines évolutions qui peuvent apparaître comme une forme pas totalement illégitime d’alignement sur leur condition. Cette marche en avant de la régression sociale, à laquelle ils n’adhèrent peut-être pas totalement ils la voient sans doute de manière assez résignée, d’autant plus que leur fond idéologique est souvent libéral-libertaire. Mais on peut aussi voir dans le fond culturel de bien des journalistes une conséquence de leur mode de vie, plongés qu’ils sont dans les eaux froides du grand bain néolibéral. Comment imaginer qu’une autre façon de faire est possible quand on vit ainsi ?
 

Il est donc largement une erreur d’incriminer les journalistes de manière parfois agressive quand on combat les idées néolibérales. Plus que d’autres, ils sont des victimes de ce système bien plus qu’ils n’en sont les architectes. Où il apparaît qu’il faut aussi réfléchir à la condition des médias.


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23 réactions à cet article    


  • Hector Hector 3 novembre 2015 12:54

    Dès que j’aurai une minute, je verserai une larme sur ces pauvres journalistes, stakhanovistes de la plume et peut être même, au plus fort de cet élan de générosité, irai-je allumer un cierge à Saint François de salles.


    • Hector Hector 3 novembre 2015 13:04

      « Plongés qu’ils sont dans les eaux froides du grand bain néolibéral »
      Dites moi Herblay, vous êtes dans une période dépressive, votre fille est journaliste ou avez vous simplement abusé de ridiculam plantis ?
      Cela dit, je lis toujours avec beaucoup d’intérêt vos articles.
      Mais là ....


    • zygzornifle zygzornifle 3 novembre 2015 13:06

      Que le gouvernement supprime leurs avantages et ils retrouveront leur vrai profession, pour l’instant de temps a autre ils jappent mais ne mordent pas car le pouvoir leur a limé les dents, ils sont devenu comme ces poules qui ont des ailes restant de leur passé d’oiseaux mais qui ne peuvent plus voler, elles les agitent bêtement brassant de l’air inutilement....


      • JC_Lavau JC_Lavau 4 novembre 2015 15:06

        @zygzornifle
        Difficile de faire plus aveugle et sot. Qui sont les propriétaires ?
        Déjà oublié Citizen Hearst ?
        Déjà oublié la vantardise d’Eric Turcon à son client Alfred Sirven ?
        « Il y a encore un journaliste pro-juges ? Je croyais qu’on avait réglé la question ?
        - Ne t’inquiète pas. On s’est occupé de lui. Sa carrière est terminée.
         »


      • Robert GIL Robert GIL 3 novembre 2015 15:18

        Quand va-t-on cesser d’espérer que le journalisme des médias aux ordres que ce soit de l’état ou des grands groupes industriels, se réveille un matin, libre, indépendant, curieux et équilibré ? Pouvez-vous nous citer plus de 4 médias main-stream encore vaguement indépendants en France ? Je pense que non. Donc pourquoi s’étonner mois après mois que ces journalistes fassent finalement le boulot pour lequel ils sont payés c’est-à-dire faire semblant d’être honnêtes et « objectifs » pour continuer à maintenir coute que coute les équilibres (ou déséquilibres) en place ?
        .
        voir :
        JOURNALISME, LA FABRIQUE DU SILENCE


        • robin 3 novembre 2015 16:14

          je dirais surtout que les médias sont surtout la voix de leur maître : « le département d’Etat Américain et Tel Aviv ».


          • asterix asterix 3 novembre 2015 18:48

            @robin, bonjour !

            Le même danger guette Agoravox pris en main par des groupuscules de pression qui s’arrangent, via leur statut de modérateurs, pour empêcher la diffusion de toute opinion différente de la leur. Quand ce n’est pas la direction du site qui envoie ad patres toute critique sur sa position éditoriale. C’est dommage car le pluralisme est un signe d’ouverture d’esprit.
            Certains auteurs ( ? ) parfois peu fiables voient leurs péroraisons se faire publier endéans l’heure ( ex. Lasmani le pro-cubain ) et d’autres ne paraissent plus que de manière épisodique ( Gil ) ou finissent par capituler en voyant leur travail réduit à zéro ( Morice ).
            Ton article ne serait jamais paru si tu t’étais penché sur ce phénomène...


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 novembre 2015 21:26

            @asterix

            Sur Avox, tout a changé quand la modération a changé de procédure.
            A vouloir de l’automatisme.
            C’est comme la loi du marché du commerce qui marche sans aucune régulation par des gens habilités avec une expérience pour le faire.
            Le système de modération qui fait passer un billet dans l’ombre sans aucune justification permet ce genre d’erreur d’appréciation.


          • Auxi 3 novembre 2015 18:09

            Pour avoir bossé dans la presse en tant que correcteur, je confirme en tous points le constat de Laurent Herblay. Pour quelques perroquets vedettes du libéral-fascisme couverts d’or, combien d’esclaves sous-payés, quand on n’oublie pas purement et simplement de les payer ? La précarité ravage la profession depuis bien longtemps. Mais quand le sage montre ceux-là, les sots regardent Michel Drucker et Franz-Olivier Giesbert…


            • hunter hunter 3 novembre 2015 19:27

              @Auxi
              ayant bossé dans la presse écrite il y a plus de 24ans, je confirme aussi !

              Ls salaire à 5 gros chiffres de la blondasse de itélé, c’est loin d’être la majorité !

              Adishatz

              H/


            • Nycolas 5 novembre 2015 22:00

              @Auxi

              Bien d’accord. Il fallait tout de même qu’un article traite d’ailleurs cette question, même si plus de choses auraient pu être dites.

              Comme je l’avais fait remarquer dans un commentaire récent, journalistes, banquiers et autres peuvent servir de bouc-émissaire. Mais il faut bien différencier l’éditorialiste nourri à la cuiller d’argent par l’élite dont il fait d’ailleurs partie, et le journaliste lambda qui est comme n’importe quelle autre personne, commentateurs d’Agoravox ou autre, bien obligé de « gagner sa vie ».

              A l’instar de 1984, ces journalistes-esclaves sont là pour propager et réécrire sans cesse la doxa qui profite aux élites. Qu’ils tentent de faire autre chose et... voyons le sort réservé à Philippe Verdier par exemple. Il est d’ailleurs tout à fait symptomatique que les gens crachent facilement sur les journalistes (et autres travailleurs des médias, pour généraliser un peu), puis, si l’un sort la tête du rang, c’est finalement le pire d’entre tous ! Il faudrait savoir ce qu’on veut... On se demande qui est le plus otage d’une propagande, finalement.


            • tf1Groupie 3 novembre 2015 19:04

              Si c’est la dureté du métier qui fait « l’avance d’une profession » c’est plutôt la restauration qui est à la pointe !

              Un article à côté de la plaque une fois de plus car les journalistes dont on se plaint ce sont les journalistes vedettes, ceux qui ont pignon sur rue et font passer les messages, pas les pigistes.
              Je ne m’inquiète pas de la précarité de Ferrari ou Chazal.

              Par ailleurs certains liens renvoient à un texte qui n’a rien à voir avec la phrase associée.
              Mettre des liens juste pour faire illusion c’est pas terrible.

              Mr Herblay pourrait passer la main un peu plus souvent, histoire d’encourager le pluralisme agoravoxien.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 novembre 2015 20:11

                « En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ». Orwell.
                Les médias dominants sont tout, sauf révolutionnaires.... Leur job est de protéger les intérêts de l’oligarchie, pas de dire la vérité. C’est le soft power, la dictature douce.


                Pour savoir la vérité, il ne reste que les lanceurs d’alerte, Assange, Snowden, John Perkins et quelques autres, comme Udo Ulfkotte, journaliste allemand, qui reconnaît qu’il a menti toute sa vie professionnelle et explique pourquoi il a décidé de dire ce qu’il savait.
                Car il pense que les médias poussent actuellement à une guerre avec la Russie :

                ** « Propagande médiatique »

                ** « L’Allemagne n’est pas un Etat libre et souverain »

                ** Le Mossad a alimenté les révoltes dans les banlieues.« 

                **  »Journalistes occidentaux : la CIA contrôle tout".


                • kssard kssard 3 novembre 2015 23:26

                  Les grands journaux appartiennent aux banque ou aux entreprises du CAC 40 - Le Monde-banque Lazare, Libé-banque Roschild, etc. Ils sont totalement sous contrôle. Ils défendent l’Empire, l’oligarchie financière, Goldman Sachs et Compagnie. Pour ma part cela fait quelques années que j’ai compris qu’il n’y avait plus rien à y attendre.

                  La nature ayant horreur du vide, l’information se fait autrement. Pourquoi croyez-vous qu’Agoravox ait de plus en plus de succès ? Posez vous la question et vous aurez la réponse.


                  • Le Dranob 4 novembre 2015 17:00

                    Monsieur Herblay


                    Merci pour votre éclairage judicieux sur la perméabilité entre les maîtres du capitalisme prédateur le plus agressif et leurs serviteurs.
                    La peur est à la source de la servitude volontaire.
                    Le fait de faire vivre la condition d’exploité ( que les spoliateurs veulent généraliser ) par leurs employés scribouilleurs ou bavards est une préparation comparable à un bombardement d’artillerie écrasant le terrain à conquérir. 
                    Le public ciblé est large : 99% de la population.
                    Alors, formater pour l’exemple est une violence programmée .Les employés-journalistes-diplômés sont un relais essentiel pour cette stratégie. C’est une façon habile de gagner du temps en éradiquant l’analyse de l’exploitation et en matant la contestation pouvant venir des « intellectuels » .
                    La possession de la quasi totalité des médias ( radio , télé, journaux, ...) par les 0,01 % et la mise en coupe contrôlée du web montre la détermination et la profondeur de « projet » de ces ploutocrates.
                    Ils ne s’interdiront , très vite , aucune violence contre le peuple. Celle subie par les journalistes n’est qu’un hors d’oeuvre de leur ambition.

                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 novembre 2015 17:58

                      Est-ce pour cela qu’on apprend cela

                      Anonymous va perdre la tête à viser tout ce qui se passe dans le monde....

                      • Nycolas 5 novembre 2015 22:08

                        @L’enfoiré

                        Anonymous est depuis le début un poulet sans tête ne défendant que les valeurs d’une fausse démocratie déjà dépassée et depuis longtemps transformée en tyrannie de la pensée unique. Mes intérêts de citoyen ne sont pas défendus par ces gens... Quand je les vois défendre une « liberté d’expression » unilatérale (qui revient à une interdiction d’exprimer certains points de vue dissidents par exemple) et tomber dans les différents pièges tendus par la propagande contemporaine, j’ai vraiment des envies de « facepalm ». Ils sotn les premiers agents d’une certaine forme de pensée unique. Pas exactement la doxa officielle il est vrai, mais ça revient pratiquement au même. Ils ont le potentiel de devenir terroristes à l’égard de certains opprimés, manipulés, ou « mal-pensants »... Ce qui est un comble.

                        Indice : au lieu de s’attaquer aux sites « islamistes », ils auraient mieux fait de s’attaquer à ceux qui sont à l’origine de cette mouvance, à ceux qui, en occident, la favorisent, la financent, et parfois même l’organisent et l’entrainent. Ne pas se tromper d’ennemi est quand même la base.


                      • izarn 4 novembre 2015 18:06

                        Ouaip, c’est pas la faute aux journalistes, ils obéissent.
                        Ils obéissent, je vous laisse disserter sur le sujet, en démocratie.
                        Un journaliste qui obéit aux pouvoir du fric et de l’Etat, en UE c’est pareil. C’est normal ?
                        Oui c’est normal ! Du moment que tu votes pour des crétins par exemple aux régionales, c’est normal !
                        Si t’as des testicucles, alors vote FN...Au lieu de te lamenter.


                        • alinea alinea 4 novembre 2015 22:18

                          Ainsi les journalistes se trahissent, oeuvrent contre leurs convictions, pour une bouchée de pain ? Mais ils sont complétement cons !!
                          Et s’ils ne se trahissent pas, jouent le jeu et obéissent en espérant gagner des galons, ce sont des salauds !


                          • geedorah geedorah 5 novembre 2015 12:34

                            @alinea
                            200% d’accord avec toi


                            j’irai même plus loin, quand ils ont choisi cette voie, ils étaient au courant (ou bien ce sont vraiment des cons, et ça fait des études supp mdr)

                          • Nycolas 5 novembre 2015 22:17

                            @alinea

                            A un premier degré, je suis d’accord. A un autre, ils sont otages, comme vous et moi, du système. Et s’ils changent de boulot à force du dégout de se trahir, des pires les remplacent. Du reste, on en est peut-être un peu là. Mais je n’y crois pas, car les écoles déversent sans cesse un flot de journalistes neufs (et probablement conditionnés), et car les gens ont savent très bien se cacher la vérité essentielle pour « survivre » dans un système qui leur est en réalité hostile. Là encore, cf. 1984 et sa double-pensée.

                            Mais regardez un peu. Je vois souvent des gens se plaindre que tel ministre ou tel responsable ne démissionne pas face à des actes ou décisions qu’il réprouve. Dans les faits, ils démissionnent lorsqu’ils réprouvent suffisamment fort ces choses. Ce faisant, les gens sont contents, ils ont l’impression d’avoir assisté à une démonstration de moralité. A une progression de cette moralité.

                            Ils se trompent.

                            L’intègre qui a démissionné est presque invariablement remplacé par un plus pourri ou plus manipulable que lui. Songez à cela, et l’ordre du monde vous apparaitra. Entropie, progression de la corruption.

                            Traiter les journalistes de cons - même si c’est vrai - n’amène rien. A un moment, le système est tellement vérolé qu’il n’y a plus le choix : il faut le nettoyer (reset), et le « rebooter ». Et cela est notre tâche à tous (donc les journalistes aussi).

                            Mais apparemment notre confort est encore trop grand, alors on râle mais on ne se retrousse pas les manches.


                          • alinea alinea 5 novembre 2015 23:56

                            @Nycolas
                            Je pense qu’ils sont bien formatés ; on leur fait croire qu’ils sont ou pourront être l’élite de la nation et qu’ils font un boulot formidable que tout le monde leur envie.
                            Mais si réellement ils avaient des convictions qui aillent contre le système, ils auraient tout loisir d’être indépendants et d’agir contre le système en informant. Quitte à manger des quignons de pain, autant s’éclater dans son boulot !
                            Là peut-être plus qu’ailleurs, la différence entre aujourd’hui est hier est énorme ! Car c’est un boulot où la créativité, la curiosité, l’investissement personnel est énorme s’il est bien fait. Sinon, ils ne sont que des pantins, des poupées de son qui se contentent de l’image de soi qu’ils pensent donner ! Un métier très mode et où l’on peut percer ! Rien de bien intéressant pour nous !!
                            Mais c’est vrai qu’ils ne sont ni pires ni meilleurs que le reste, sauf à avoir une place qui pourrait être importante dans la société. Je trouve le peu que j’en vois très médiocre !


                          • alinea alinea 5 novembre 2015 23:58

                            @alinea
                            Je voulais juste ajouter que bien que je ne sois plus bien de ce bord, des journalistes comme ceux de Mediapart, ou Arrêt sur image, ou Politis... font un boulot intéressant ; je crois qu’ils s’y éclatent. Bon, c’est vrai je ne connais pas grand chose d’autre.

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