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Accueil du site > Actualités > Médias > Les tourments déontologiques et philosophiques du journaliste (...)

Les tourments déontologiques et philosophiques du journaliste politique

Mon article écrit sur la prestation de François Bayrou amène une interrogation sur le rôle de la presse écrite (journaux et Internet). Est-ce que ce type de compte rendu sert la démocratie ? J’aurais tendance à dire oui si l’article n’est pas partisan et tente d’extraire une signification d’ensemble qui au premier abord, ne va pas de soi, ne tombe pas sous l’évidence. C’est un peu cela le travail intellectuel, prendre un décalage avec l’opinion et tenter une recension de raison. Un bon billet rédigé en visionnant l’émission deux fois ferait apparaître plus rationnellement la position intenable de Bayrou ainsi que je l’ai décelée et exposée trop rapidement (c’était un billet écrit à la hâte pendant la fin de l’émission). Autre chose. Il est bizarre que quelques-uns sur le Net jurent que Bayrou a été excellent et brillant. Comme quoi, quand on croit en une chose, on apprécie le réel différemment. Bayrou peut bien avoir quelques idées originales, comme ses concurrents, cela n’en fait pas un présidentiable pour autant, et son positionnement politique semble impossible, d’autant plus que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal couvrent des champs étendus, entretenant volontairement le flou des frontières idéologiques.

Ce qui amène un questionnement plus large à propos d’un article qui porterait cette fois sur le mode de désignation de la candidate socialiste.

La presse presque unanime salue l’effort de démocratie interne et le côté inédit de ces primaires dans le grand parti de gauche qu’est le PS. En face, à l’UMP, quelques doutes, au vu de ce succès du PS à l’applaudimètre de l’opinion et de ses chauffeurs de neurone que sont les journalistes occupant eux aussi le temps de cerveau des citoyens, entre les spots publicitaires et les séries télévisées. Dans les états-majors de la droite, on réfléchit sur les moyens de répliquer, non sans que des regards sévères se croisent entre barons de la confrérie chiraquienne. Dilemme presque cornélien. Comment faire si plusieurs prétendants à l’investiture se déclarent ? Il faudra se positionner en image de parti démocratique, mais éviter un exercice tel que celui pratiqué par les trois prétendants socialistes, tout en sachant que le PS a pris quelques points dans l’opinion. L’UMP est embarrassée.

Voilà l’état de la situation. Eh bien, oui, ce n’est pas simple, la politique. Il faut non seulement un programme, mais une conquête intense de l’opinion en élaborant des tactiques de communication. Occuper le temps de cerveau, ai-je dit, mais aussi pratiquer des « implants d’opinion ». Ah ! Cette fameuse tactique qui, dans un conflit, se déroule sur le terrain avec des chars et des soldats. La bataille électorale principale se joue dans les médias à grande diffusion, quelques chaînes de télé et de radio. Le reste, c’est la presse écrite et l’Internet, réservé aux citoyens ayant le temps et le goût de la lecture. Se pose alors la question d’un article qui, au lieu d’aller dans le sens du consensus au sujet de ces primaires, en dénonce de côté artificiel et spectaculaire. L’exercice est assez facile. On peut la jouer pédagogie, façon ancien élève de Science po reconverti au journalisme, et faire du Eric Dupin, ou alors plus stylé, littéraire, avec force allégories. Là non plus, aucune difficulté. Trouver un schème pour organiser l’article et l’écriture se déliera. Le schème le plus efficace et dévastateur serait de comparer le fonctionnement des primaires à celui d’une émission de télé réalité, nouvelle Star sur M6, ou mieux encore, la Star Ac’ sur la Une. Autant prendre l’original plutôt que la copie.

Dans ce contexte, quel serait l’intérêt d’un tel article ? On y verrait apparaître les ressorts de l’affaire, les dessous de la mise en scène, sorte de making off reconstitué par un analyste. Fabius taper 1, DSK taper 2, Royal taper 3. Prix de la communication, celui d’une adhésion au PS, vingt euros pour les derniers arrivants. Le vote des Français sera donné par les sondages, à titre informatif. Les professeurs de la PS Ac’ Lang, Mélanchon et Jospin donnent également leur avis... Bref, voilà un brouillon permettant d’imaginer ce que pourrait être cet article ; qui du reste n’inventerait rien, renforçant l’idée que la démocratie d’opinion, la télécratie, s’étend sur le territoire. Et la question c’est : à quoi ça sert, ce genre d’article ? Au bout du compte, cette analyse renforcerait ceux qui sont déjà convaincus, tout en faisant basculer les rares indécis, alors que l’opinion reste acquise à la thèse du bel exercice de démocratie. L’effet sera donc quasi nul, mais admettons qu’il ne le soit pas...

Une analyse des primaires ainsi faite servirait à démonter la « machine télécratique » en défaisant ce que cette machine a construit. Ce faisant, notre journaliste est quand même piégé, parce qu’il reste dans le dispositif, déconstruisant ce qui a été construit. Mais c’est peut-être là une manière de faire fonctionner la parole et la raison, procéder par petites touches de déconstruction. Une méthode apparemment légitime, mais quid des fins ? Quid de 2007 ? L’essentiel ne se résume pas à des questions d’opinion mais de construction politique d’une société dont on espère qu’elle sert équitablement les fins de l’homme, donnant à chacun les moyens de progresser et à tous la possibilité d’être à la fois les acteurs et les scénaristes d’une histoire commune. Après tout, on peut penser qu’une politique efficace se mettra en place après les élections, et être indulgent face à cette désignation d’une candidate « formatée » pour gagner les élections, et que les responsables habilités pour gouverner seront désignés le moment venu, non sans prendre en compte les législatives, dont personne ne parle.

Et donc, je dois avouer ma perplexité sur ce jeu médiatique, sur l’activité journalistique, les recensions, les analyses, les critiques. Le temps de cerveau disponible est presque saturé. Je parle du cerveau des téléspectateurs, auditeurs, lecteurs, autant que de celui des intellectuels, essayistes, journalistes. La confusion s’installe dans les esprits. Il devient impossible de se représenter l’avenir qui se prépare, ni la gouvernance qui sera mise en œuvre. Nous avons dans les tactiques électorales une composition d’ingrédients, des programmes pour ceux qui s’intéressent aux programmes et des petites phrases et autres prises de positions, des généralités genre l’ordre juste est bon et sert à combattre le désordre injuste qui est mauvais. Ainsi, les présidentiables doivent faire preuve d’un dédoublement de personnalité, un œil sur le programme, comme futur gouvernant, et un œil sur la communication, pour faire du candidat un attrape-tout électoral.

La position du journaliste politique paraît bien fragile, dans un contexte où la technique règne et où le chaos communicationnel se développe. Pour preuve, on peut lire sur le blog d’Eric Dupin que le PS est dévitalisé, alors qu’un analyste sur la 5 jure que ce même PS est sur le chemin de la renaissance. On apprend aussi que des cellules ouvrières de la République travaillent depuis quelques mois sur un projet dont la grande ordonnatrice serait Ségolène Royal. Il faut reconnaître que cette idée d’associer les forces vives industrieuses et associatives à l’action politique est séduisante autant que légitime, mais pourquoi avoir attendu trente ans pour le faire ? A moins que ce ne soit qu’une instrumentalisation au service d’un dessein des dirigeants socialistes. Je doute de tout, et l’histoire, récente et plus ancienne, (1933) me fait douter des élans populaires, bien que la société soit devenue intellectuellement puissante et réfractaire aux vieux démons. Toujours est-il que le mythe de la taupe marxienne reste opérationnel.

Tout semble relever de la plus grande confusion, si l’on observe les écrits des analystes dans les journaux. Le devenir des sociétés nous échappe. Se pose la question du journalisme constructif, qui relaie les initiatives. C’est assez emblématique de notre société : force est de constater que le journalisme est souvent déconstructeur, pour ne pas dire destructeur. Comment conjurer ces tendances au dénigrement et au mépris, comment composer avec toutes les mouvances édificatrices ? Voilà la question. La réponse est que ces mouvement édificateurs sont de faible intensité, du moins c’est ce que je pense, en toute méconnaissance de cause, ce qui veut dire, en connaissance acquise avec une expérience de proximité et une lecture des papiers médiatiques.

Et donc, la machine qui commande tout, c’est le système productif et le système de la consommation. L’impossible défi du monde politique est de donner à cet ensemble la forme d’une civilisation et d’en faire un espace pour tous. Voilà l’inconnue majeure du futur et le principe architectonique d’où découle cette interrogation initiale sur le rôle et la pratique du journalisme politique. On comprend alors comment tout ce jeu est vain et dérisoire, tant que ne seront pas éclaircis les vraies alternatives et les réalités faisant que le système est ce qu’il est devenu. A quand un journalisme des Lumières ? Contre toutes les tyrannies ?


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36 réactions à cet article    


  • Maintenant (---.---.155.220) 21 novembre 2006 12:22

    Taisez-vous Dugué.


    • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 12:36

      Excellent article. Citoyens, éteignez vos postes de télévision, mieux : foutez-les à la poubelle et réappropriez-vous votre temps de cerveau disponible en faisant de longues promenades méditatives dans les forêts !


      • Bronx (---.---.42.158) 21 novembre 2006 12:41

        Excusez le peu de discernement du commentateur précédent qui est copain comme cochon avec Dugué des idées à droite toute.


      • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 13:59

        On y va, on y va. J’en étais où ? Ah oui ! To be or not to be ... Nota benêt : Faut se dépêcher vu qu’avec la déforestation, la balade risque d’être un peu courte.


      • Le péripate Le péripate 21 novembre 2006 13:04

        Le titre est alléchant. Mais je n’ai pas compris l’article. Trop bête, peut-être ? Ou bien est-ce une illustration du chaos par le chaos ? Mais je vois que Marsu a tout compris. Aussi je suis rassuré.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 13:09

          Marsu a au moins compris qu’il faut libérer du temps de cerveau, et donc, zappez une émission et prenez le temps de le relire, vous y verrez quelques questionnements apparaître.


        • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 14:14

          Formulé d’une autre manière, se serait le temps d’être qui manque cruellement à notre société, il est vrai que tout est savamment préparé pour que les esprits ingurgitent tout ce qui passe aux alentours. c’est de l’élevage intensif, gavés qu’ils sont de boulettes à base de déchet de cultures et de chiures de pensées. Après on s’étonne qu’ils deviennent obèses et que ce mauvais gras de l’esprit étouffe la chaire de l’être.

          Bon Zappétit.


        • Le péripate Le péripate 21 novembre 2006 20:43

          Bien Msieu. Mais je n’ai pas la télé, de toute façon. Et pour ce qui est de libérer du temps de cerveau, je peux dire que c’est justement un combat qui me tient particulièrement à coeur. Disons alors que j’apprécie tout précisément la concision et la clarté dans l’expression. Je ne doute pas qu’il y ait quelques questionnements. Je promets de relire avec plus d’attention. Peut-être après impression sur papier. L’écran se prête si mal à des textes trop longs et trop touffus, sans doute..

          Le péripate.


        • Bill Bill 21 novembre 2006 13:07

          @ Maintenant et Bronx

          Dugué est Sarkozyste et Marsupilami est plutot de gauche...

          Etes vous des stalinistes ? Voulez-vous mettre au goulag ceux qui ne pensent pas comme vous ? Ou êtes vous tout simplement nazi nostalgique de Goebells et vous attendez de pouvoir construire vos nombreux camps de concentration ? Vos méthodes ne diffèrent pas en tous cas de ces deux mouvements !

          Vous êtes des petits nazillons en puissance, je vous vomis !

          Bill


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 13:12

            Je ne suis pas sarkzyste (ni lepéniste) et d’un

            deux, la discussion approche le point Godwin et c’est assez troublant, vu le tonalité de l’article

            Suis royaliste ? Non


          • Bill Bill 21 novembre 2006 13:20

            Bernard, désolé d’avoir approché le point Godwin, c’est juste que ce genre de petite réflexion m’énerve ! Il m’avait semblé que vous étiez proche de Sarkozy, c’est ce que sous-entendait un commentaire dans un autre article. Ce qui me choque c’est qu’on essaye de vous faire taire en vous prétend des opinions et des postures qui ne sont pas les votres, cela me révolte d’autant plus que ce que vous dites est intéressant et qu’il saute aux yeux que vos analyses ne relèvent pas d’un parti pris quelconque. Et tout cela est contraire à l’idée que je me fais de la liberté, voila tout, et comme je ne veux pas pourrir votre articles par des commentaires hors sujet, je m’arrête là.

            Bien à vous.


          • Cochonouh Cochonouh 21 novembre 2006 14:52

            Je n’ai lu l’article qu’en diagonale, ça part dans toutes les directions et même la conclusion ne me permet pas de comprendre où le pauvre journaliste déontologiquement et philosophiquement tourmenté veut en venir.

            Ne sachant pas sur quoi il faut donner son avis, je citerai donc Super-Pimprenelle : « C’est au contraire en restant fidèle à nous-mêmes que nous pourront résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir l’ensemble des opportunités d’une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur selon ce que nous saurons en faire. »


          • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 15:05

            @ Cochonnouh

            J’ai une citation encore meilleure et encore plus désopilante et je dirais même encore plus courte de super-Pimprenelle :

            « N’ayons pas peur des idées neuves ».

            Elle est bonne non ?


          • Cochonouh Cochonouh 21 novembre 2006 15:23

            En ta qualité de Marsupilami, tu dois connaitre le maire de Champignac ?

            « Pour un ordre juste contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faible, pour des énergies positives qui se rassemblent et des libertés nouvelles à inventer. »


          • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 15:38

            @ Cochonnouh

            Je dirais même plus (ouais, je sais, les Dupondt ne sont pas d’authentiques champignaciens mais tant pis, nouvelle citation de super-Pimprenelle) :

            « Aujourd’hui c’est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés pas un mouvement populaire généreux et heureux qui sent que nous sommes soutenus par une cause qui est plus grande que nous ».

            J’ai aussi trouvé une super-citation de Lolo le Désolé après le plébiscite de Ségogopetitelaine :

            « Argl ! ».


          • Cochonouh Cochonouh 21 novembre 2006 16:22

            J’ai déjà cité cet envol final sur trois autres fils, ça m’éclate toujours autant.

            Moi, je retire pas le début de la phrase « Nous allons gravir la montagne jusqu’à la victoire et aujourd’hui ... ... »

            La « montagne » c’est l’Elysée vu des Deux-Sèvres


          • (---.---.142.156) 21 novembre 2006 13:53

            À tous et à Bernard Dugué en particulier...

            Prenez le temps de respirer, soufflé ! Vous êtes en surchauffe, du moins votre PC.

            C’est l’heure. Nous le savons tous. Oui, c’est maintenant que cela se joue pour les gros appareils UMPS. Et il faut préparer la sortie en plus ! Mais si tout marche bien, ils seront tranquilles pour un petit moment.

            Voici, de nouveau en cop-col, mon analyse de la situation, mais, il faut vous courir après, pour vous suivre. Et, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Vous êtes une Ferrari, moi une 2CV, et l’UMPS un char d’assaut ! OUF.

            Ah ! la politique, non la poly nique...

            Car à défaut de gagner des voix, il s’agit aussi d’en faire perdre à ses rivaux.

            Oui, il y a du ménage à faire en France. Le printemps est une très bonne saison pour cette activité, c’est bien connu.

            D’aller chercher une femme pour faire la poussière, pourquoi pas.

            Mais ce n’est pas simplement un nettoyage superficiel dont nous avons besoin ! Il faut sortir tous les meubles, tous les tapis, les tableaux, la déco, tout de la cave au grenier en passant par les chiotes, le garage, l’arrière-cuisine et même la cabane au fond du jardin !

            Oui, tout sortir avant de javellisé, désinfecter, aérer, décrasser, briquer, astiquer et j’en passe ! alors qui sera Monsieur Propre, pour nous remettre la maison France en état ?

            Si, ce n’est pas comme cela que vous concevez le ménage, alors, nous continuerons de la même manière !

            FB et d’autres ont un rôle fondamental : faire perdre L’UMPS. Car tant qu’il y aura ces deux parties, le ménage ne se fera pas, et 70% des Français seront malheureux.

            Mais vous savez tous compter ! non ? Le PS a déjà toutes les régions (sauf une...) et l’UMP vient d’assurer, financièrement parlant, ces vingt prochaines années.

            Comment instaurer un vrai contre-pouvoir capable de contrer les plus gros lobbys et partis ? (Certainement pas avec un jury populaire, naïf oui, mais pas trop...)

            Les politiques ont pris depuis longtemps les Français en otages. Bobards, entourloupes, manipulations, combines, copinages, dessous de table, il y en a beaucoup trop pour ne pas les voir...

            Et ça continue ! vas l’Europe que je t’embrouille, vas le Liban pour justifier l’effort de guerre, vas les paradis fiscaux pour mettre ton or au soleil...

            Et pour tout cela, en autres, je pense que les Français vont s’exprimer. Faire croire aux banlieues que la gauche c’est le cœur, et la droite le poumon, c’est faire oublier qu’ils ont chacun une cervelle dans la même tête depuis plus de trente ans ! Et cette tête-là, j’ai bien peur que les Français n’en veuillent plus et n’en soient pas dupes.

            Donzelle ou damoiseau, le jeu de la séduction ne suffira pas cette fois.

            Mais peut-être que je me trompe... Et que tout va très, très bien. Trop bien.

            Philgri.


            • sarkosego (---.---.46.229) 21 novembre 2006 14:49

              @ l’auteur... Que de diarrhée verbale ! N’auriez-vous pas atteint votre niveau d’incompétence ?


              • le sudiste (---.---.58.215) 21 novembre 2006 15:00

                à propos de déontologie des journalistes politiques je vous suggère ce petit documentaire très intérressant de Pierre Carles, journaliste bien plus tenace et honnête que collabo. Oups ! Déontologue... « Pas Vu, Pas Pris » ou qui sont ceux qui vous parlent de politique... http://video.google.fr/videoplay?docid=-1235218397233431416&q=pierre+carles


                • (---.---.114.36) 21 novembre 2006 15:06

                  Le système de vote des commentaires est perverti, du fait de sa conception même.

                  Votez négativement tous les commentaires.

                  Et copiez-collez les commentaires que vous voulez défendre ou déplier.

                  CyberDissidence


                  • Voltaire Voltaire 21 novembre 2006 15:09

                    @l’auteur

                    Le thème central de l’article, sur le rôle des journalistes ou contributeurs d’articles politiques, n’est pas dénué d’intérêt, mais gâché par une longueur excessive, une forme un peu embrouillée, et une introduction anti-Bayrou peu convaincante (j’espérais, sans faire de pro-Bayrouisme, qu’à la lecture de certains arguments relatifs à votre article précédent, vous eussiez modéré une position hâtive, basée sur un seul débat, en vous référant à une vision plus complête, mais hélas...).

                    Sur le fonds donc, je pense que l’intérêt relatif mais essentiel des différents articles politiques sont d’inciter le lecteur à aller chercher un peu plus loin que le bout de son nez des informations.

                    Le choix d’un(e) candidat(e) se base trop souvent sur une vision réductrice de sa personalité et de son idéologie, façonnée par ses responsables de com ou par les intérêts des grands medias.

                    Quelques soient les positions des auteurs d’articles, ils doivent réveler une information nouvelle, ou en tout cas inciter au désir d’en savoir plus, pour que l’intime opinion du citoyen se forme sur des éléments multiples et moins artificiels.

                    L’information, cela doit donc être l’objectif premier du journaliste politique, même engagé, avec en corrollaire l’interdiction de la désinformation et l’incitation au débat.


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 16:04

                      Voltaire,

                      Vous avez assez bien compris ce que questionne l’article qui paraît embrouillé parce que la perplexité de l’auteur s’u fait jour. Par ailleurs, je reconnais qu’il est difficile à lire, par ma faute d’écriture ou par la difficulté du sujet.

                      Vous l’avez dit, le journaliste analytique doit donner une information nouvelle et donc amener à sortir le lecteur de l’évidence. C’est cette activité que j’ai essayer de passer à la méta-critique

                      J’ai illustré le propos avec le cas d’un article brisant l’unanimité sur les primaires au PS. Puis j’ai essayé de montrer le piège où nous sommes amenés en déconstruisant la machine télécratique nous sommes piégés par sa logique et donc, il faut non seulement déconstruire mais aussi passer à la construction. Bref, mettre un contenu qui ne se réduit pas à une simple collection de gadgets dans des programmes.Et donc, aller extraire ce contenu, pas seulement chez les politique mais dans la société civile

                      S’agissant de Bayrou, j’ai simplement évoqué un visionnage de l’émission permettant de faire un article plus posé, avec un peu de nuance, sans verdict mais avec une conclusion identique.


                    • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 16:21

                      @ Bernard Dugué

                      Continue avec ton écriture chaotique. Ce n’est un défaut que pour ceux qui n’aiment pas les chemins de traverse. Elle est un bon vecteur pour traduire la complexité organisée. Un bien meilleur vecteur que l’étroite rationalité des pharisiens de la raison raisonnante qui ne se comprend même pas elle-même.


                    • Voltaire Voltaire 21 novembre 2006 16:21

                      Cher Bernard Dugué,

                      La société civile, c’est vous, c’est nous... C’est bien l’intérêt de ces forums de discussion qui fleurissent sur beaucoup de sites de journaux « officiels » comme sur l’ensemble de la toile.

                      Ecrire un article d’analyse me prend en général une douzaine d’heures, 80% consacrées à la lecture et au visonnage des vidéos relatives au sujet, sans compter la lecture régulière des blog et autres sites de discussion variés... d’où une productivité assez faible (c’est que j’ai d’autres activités...). Mais je les espère informatifs...

                      Il y a en France, contrairement à ce que l’on peut imaginer, un intense désir de débat, et d’intérêt pour la chose publique. C’est aussi le rôle du journaliste politique ou du simple citoyen intéressé que de faire vivre ce débat.


                    • DEALBATA (---.---.166.140) 22 novembre 2006 08:32

                      @marsu

                      « Un bien meilleur vecteur que l’étroite rationalité des pharisiens ... » Houla ! Ces références bibliques vont déchaîner les puissances infernales, tant mieux on y verra plus clair. Tu es en train de passer du côté lumineux de la force, gare ! On ne te laissera pas faire.


                    • Cochonouh Cochonouh 21 novembre 2006 15:18

                      Allez lire cette info plus intéressante que cet article (et ce fil) embrouillé (la clarification de Voltaire était la bienvenue).

                      Un fils de Villiers poursuivi pour « viols »


                      • (---.---.74.206) 21 novembre 2006 20:38

                        oh ben c’est un complot a la pasqua !


                      • Anto (---.---.178.10) 21 novembre 2006 16:27

                        C’est un peu long quand même par rapport au message. (à moins que je n’ai rien compris)

                        L’article d’un journaliste politique sera toujours emprunt du point de vue qu’il (doit) défend(re). Au mieux, il peut juste admettre qu’il ne se prétend pas objectif de manière à permettre à son lecteur de ne plus être spectateur mais acteur d’un débat d’idée.

                        Par rapport au premier paragraphe, prétendre parler d’un débat FB/LePen avec objectivité me semble farfelu. Pour ce faire, il faudrait être sûr des intentions de Bayrou, de celle de Lepen, du fait que leur paroles ont retranscrit exactement leurs pensées, faire abstraction de toutes ces notions que sont la rhétorique, le charisme etc... La stratégie de Lepen étant de jouer justement sur l’émotivité des participants (et des spectateurs) du débat, la tache est des plus ardue. On ne peut pas décrire les relations humaines comme on décrit un raisonnement mathématique.

                        Vous me donnez l’impression de confondre faire preuve d’esprit critique et tout critiquer. Ne seriez vous pas l’illustration de cette absence de « mouvances edificatrice » que vous stigmatisez ?


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 18:40

                          Absence de mouvance édificatrices

                          ou de visibilité de ces mouvances et de l’accès aux médias

                          Ou encore du chaos édificateur, avec dispute au niveau des plans et compétition pour les moyens

                           ???

                          J’ai quelque part des plans de montage pour édifier, des règles, mais ce n’est pas le sujet du billet


                        • La Taverne des Poètes 21 novembre 2006 18:22

                          Bernard ,

                          Je n’ai pas compris où vous vouliez en venir intellectuellement, sauf à redire que vous ne voterez pas pour Bayrou mais en ajoutant cette fois qu’il n’est pas présidentiable mais sans dire pourquoi il ne l’est pas selon vous.

                          Je m’abstiens donc de voter ici étant incapable de dire si votre article est intéressant ou pas. Désolé.

                          P.S : Et voilà Taverne, tu viens de te faire un ennemi de plus... smiley


                          • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 18:39

                            @ Taverne

                            A la limite, Bayrou n’a aucune importance dans l’article de Bernard, même s’il réagit (même s’il n’arrive pas à le dire) par rapport aux hésitations de Bayrou, qui sont aussi les siennes - et les miennes.

                            Bernard nous a fait part de sa perplexité citoyenne, qui est celle de nombre d’entre nous. Il l’a fait à sa manière, allusive et ellusive, en rajoutant du chaos au chaos, et il a eu raison. Marre de ces articles politicards et partisans sans profondeur historique, politique et épistémologique.


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 18:45

                            Mon vote importe peu, Bayrou pas présidentiable, je l’avais dit dans le précédent billet, pourquoi ? Je l’ai rapidement évoqué dans le précédent billet puis j’ai dit ici qu’avec plus de recul, j’aurais fait un billet plus raisonné et argumenté. C’était juste un moyen d’introduire une réflexion toute autre

                            c’est cet autre qu’il faut lire et pas le prétexte introductif, cher ami !


                          • La Taverne des Poètes 21 novembre 2006 18:46

                            Pourquoi pas ? C’est une démarche qui en vaut une autre. De l’art en quelque sorte. Liberté de parole. Mais n’empêche ! J’ai rien compris...


                          • La Taverne des Poètes 21 novembre 2006 18:51

                            Je répondais à Marsupilami. (problème de lisibilité des commentaires déjà signalé...)

                            à Bernard :

                            J’ai tout de même l’impression que l’article poursuit surtout l’objectif d’enfoncer le clou. Vous dites que vous avez écrit trop vite. Vous auriez pu prendre le temps qu’il faut non ?


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 19:38

                            Au poète, je ne cherche pas d’excuse, quand je dis vite cela veut dire sur le champ, pour l’envoyer le soir même à Agoravox pour une parution le lendemain. Je m’en suis expliqué d’ailleurs. Que l’article paraisse le lundi ne m’a pas gêné, mon jugement était déjà fait le soir même


                          • Paul 28 novembre 2006 18:17

                            Très bon apréciation, et pour ma part je lis chaque jour El dia de la républica qui analyse avec justesse et souvent avec humour sans pour autant essayer d’influencer le lecteur à gauche ou à droite, la vie politique nationale et internationale.

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