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Accueil du site > Actualités > Médias > Modifier le droit d’auteur - Interdire le copyright

Modifier le droit d’auteur - Interdire le copyright

À l'heure où le droit d'auteur sert essentiellement une petite population de privilégiés, à l'heure où le droit d'auteur sert essentiellement à censurer l'information, il convient de dire qu'il n'a exclusivement existé qu'à partir du XXème siècle. Or, contrairement à ce que l'on fait croire, le droit d'auteur est bafoué quand un pays veut se développer vite. En effet le droit d'auteur tel qu'il existe actuellement, demande à son auteur d'exercer un contrôle sur ceux qui utilisent ses œuvres, soumises à ce droit. Autrement dit le droit d'auteur transforme un auteur créatif en policier, qui autorise ou n'autorise pas l'utilisation de son œuvre. Un auteur créatif peut avec ce droit empêcher les reprises de son œuvre, s'il n'utilise pas une licence Creative Commons libre ou semi-libre. Il peut ainsi empêcher la création.

Vous me direz sans doute qu'un auteur créatif est contre ce droit d'exclusivité, du fait de son inspiration culturelle. Seulement ce n'est pas lui qui est chargé de faire la police. Son producteur exerce ce contrôle tout en attribuant une infime quantité d'argent à ses auteurs. L'auteur aura par contre peut-être le privilège d'être parmi les 10 % qui possèdent 90 % des rétributions de droits d'auteur, grâce notamment à la SACEM, qui utilise notamment les droits des auteurs non connus pour payer les privilégiés.

On voit souvent des chanteurs se plaindre de cette pauvreté de rétribution, devenant alors indépendant pour permettre une liberté d'utilisation de certaines de leurs œuvres sur leur site web, contre une rétribution de leurs fans. En fait beaucoup d'auteurs vont gagner de l'argent non pas sur leurs droits, mais en créant des œuvres personnalisées demandées, avec des concerts, de la formation, ou un simple travail dans une entreprise. Il vaudra mieux que l'auteur créatif reste indépendant et cherche uniquement le prestige, s'il veut favoriser sa créativité.

Le livre libre "Un monde sans copyright" aux éditions Framabook montre l'utilisation du copyright et du droit d'auteur dans le seul but de favoriser ceux qui possèdent le plus. Le livre explique qu'avec ces deux rentes, allant contre le droit à la propriété, l'auteur choisit qui peut regarder son œuvre, même quand il est mort. Les financiers veulent maintenant s'approprier la nature et l'information avec l'ACTA.

Il devient donc essentiel de placer un droit de propriété intellectuelle collective dans le droit d'auteur, après avoir aboli le copyright, ne servant qu'à censurer l'information. Auteurs, si vous croyez que le droit d'auteur ou le copyright vous protègent, vous vous leurrez. Une entreprise peut en effet se permettre, à l'heure où énormément d'œuvres n'appartiennent qu'à quelques entreprises, à l'heure où le nombre d'œuvres sous copyright est impressionnant, d'interdire l'utilisation d'une phrase, d'une partie de partition de musique, d'une ressemblance à une image, d'une plante. Il n'y a pas besoin de l'ACTA pour faire cela. Le copyright ou le droit d'auteur suffisent. Il suffit pour cela de faire fonctionner la cupidité humaine, sans forcément expliquer à l'auteur les tenants et aboutissants de la censure demandée.

En fait la propriété collective d'une œuvre était ce qui existait avant. Nous nous sommes ainsi transmis des chansons de génération en génération, parce que ces chansons étaient dans le domaine public depuis toujours. Or actuellement beaucoup d'œuvres sons orphelines à cause du droit d'auteur. Elles n'ont pas le droit d'être utilisées sans une rétribution à l'auteur, même mort, parce que l'œuvre est protégée trop longtemps.

Actuellement un auteur qui protège ses droits en s'envoyant un recommandé de préférence électronique, se voit devenir censeur malgré lui. Ne faudrait-il pas enlever ce droit de censure automatique, pour ne l'autoriser que s'il y a un contrat sur l'œuvre, défini par une licence de type Creative Common ? Ces licences permettent la propriété collective tout en permettant à l'auteur de tirer des bénéfices sur son œuvre.


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37 réactions à cet article    


  • roro46 28 décembre 2011 12:09

    Pourquoi pas... Je ne suis pas contre réformer ce fonctionnement du droit d’auteur, mais j’avoue ne pas bien percevoir la proposition de cet article...
    Article sans doute doute trop court, le sujet mériterait que vous développiez bien d’avantage ce que vous avez en tête.

    Attention aussi à ne pas priver les artistes d’une partie de leurs revenus. aujourd’hui, je trouve qu’on a coutume de tirer sur tout ce qui rentre dans la poche des artistes, au prétexte que quelques gros c... qui n’ont d’artistes que le nom usent et abusent de ce système.
    En effet, plus personne ne veut payer un CD, ni une place de concert, tout le monde trouve scandaleux la redevance copie privée (pourtant du temps des K7 ça ne scandalisait personne), les droits d’auteurs, les droits d’interprètes... Mais si on supprime tout ça, de quoi vont vivrent les artistes ?
    Je ne suis pas opposé à la gratuité, loin de là, mais tant qu’on restera dans un monde ou l’échange se fait par l’argent......
    Ou alors changeons-en, je suis d’accord, mais en attendant, on ne peut pas tirer sur une seule frange professionelle.

    Il ne faut pas non plus tout mélanger... Quand vous dites que « le droit d’autteur sert essentiellement une petite partie de priviligiés », je ne suis pas tout à fait d’accord. Je fais partie de ces dizaine de milliers d’artistes qui gagnent, en ramant, péniblement 10.000 / 12.000€ par an, et pour qui les 500€ de droits d’auteurs annuels ne sont pas anodins, et dont la totalité des revenus est loin de les classer parmi les privilégiés. Là encore, ne confondons pas ceux qui abusent avec la majorité du monde artistique.
    Donc je pense que votre article est intéressant, mais qu’il serait plus intéressant encore si vous pouviez développer vos propositions.

    Le côté « censeur » que vous mettez en avant me gène franchement... Là aussi, ne confondez pas une minorité de pourris qui abusent, avec la majorité des petits artistes qui cherchent simplement à se protéger dans le simple cas ou une des pourritures sus-cités viendrait à réutiliser ses créations à grande échelle commerciale (mon petit doigt me dit que c’est déjà arrivé !)
    Là aussi, il y a surement des solution à trouver pour ces cas précis, sans forcément jeter tout les béb avec l’eau du bain  smiley

    cordialement
    R.


    • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 16:10

      merci de mettre un peu de bon sens dans ce sujet, je me demande par quelle démarche d’hurluberlu le signataire (je n’ose dire "auteur’) mélange le droit d’auteur et le copyright, et nie à un créateur le droit de vivre de son travail de création.


    • Taverne Taverne 28 décembre 2011 16:14

      Très juste, le droit d’auteur est souvent confondu avec le copyright. Cela tombe bien, j’ai fait un article sur le sujet.


    • anomail 28 décembre 2011 22:15

      Le droit d’auteur et la propriété intellectuelle en général sont à revoir pour une raison simple :

      Je vous met au défi, en tant qu’auteur indépendant, de faire valoir vois droits face à une entreprise.

      Fait vécu : Une grosse PME utilise publiquement une photo soumise à copyright sans l’accord de l’auteur.

      Au procès, la PME gagne en première instance. Il faut alors à l’auteur victime de la violation de ses droits risquer 6000 Euros pour aller en appel sans être certain du résultat. Donc il ne va pas en appel, fin de l’histoire.

      Conclusion : Le droit d’auteur ne protège que les plus forts, il doit être accouplé à des moyens financiers pour être efficace.

      Je ne vous parle même pas des majors qui à l’instar de Disney font repousser la durée des droits d’auteur de 20 ans tous les 20 ans. De cette façon les arrières-petits enfants de Johnny pourrons tranquillement vivre de leur rentes.


    • Mick Bosquet 29 décembre 2011 08:51

      « le droit de vivre de son travail de création »
      voici le genre de raisonnement biaisé qui annihile toute forme de réflexion.
      le travail de création, quelle belle religion !
      Dieu a-t-il travaillé ? Combien coûte la planète Terre ?
      Nous sommes obnubilés par la société du travail, intoxiqués même.
      Du coup, la création devient travail, et qui dit travail dit salaire.
      Donc toute création mérite salaire...
      Voici l’anomalie dans laquelle nous nous trouvons.
      La marchandisation du monde passe par l’acceptation de cette idée.
      Passez outre et pensez un autre monde, ça c’est plus difficile et pourtant salutaire.


    • matthius matthius 29 décembre 2011 14:14

      Quand je mets en avant qu’une oeuvre largement diffusée devrait posséder une licence de propriété collective, c’est parce qu’il est impossible de faire la police avec ceux qui veulent comprendre l’oeuvre. Toute oeuvre publique est pour moi collective, et l’auteur qui est diffusé devient un homme public, pouvant alors largement être compris par beaucoup de personnes. Ce pouvoir n’est-il pas aussi important et ne permet-il pas de marchander du travail au lieu d’une rente ?


    • Amada 28 décembre 2011 12:12

      Monsieur,

      d’où sortez-vous que « le droit d’auteur sert à censurer l’information » ? Quel rapport entre une oeuvre artistique, de l’esprit ou industrielle et « l’information » ?

      L’’air du temps actuel estime que les créateurs et les concepteurs doivent être bénévoles, ce qui, à terme, revient à les prier de disparaître. A moins, bien sûr qu’un grand groupe de l’industrie culturelle ne les « légitime ». Que créateurs et concepteurs, renoncent donc d’emblée à toute reconnaissance symbolique et financière de leur travail, ainsi les grands groupes pourront piller leur créativité à leur guise au plus grand bénéfice des « consommateurs » ! 

      Si je comprend bien, en considérant qu’un auteur se réclamant auteur de son oeuvre la censure, vous souscrivez à l’idée que seuls les grands groupes de « l’industrie culturelle » ont des « droits », qu’ils ont le monopole de la légitimité et, ce faisant, de la « rentabilité » ?

      Mais n’est-ce pas cette « industrie culturelle » qui, déjà, censure la pensée en vendant de la « distraction » ? Cette tendance dominante à la « distraction » (il faut bien occuper ses « loisirs »), impulsée par les « grands » ne nous a-t-elle pas déjà rendus incapables de distinguer un match de tennis d’une oeuvre de Mozart (pour reprendre une réflexion d’Annah Arendt ) ? Ne nous a-t-elle pas déjà rendus globalement inaptes à tout effort authentique de réflexion ? Et par conséquent complètement inconscients du temps et de l’investissement nécessaires à la création d’une oeuvre de longue portée ?
      Allez, amusons-nous à « créer » gratuitement des pages facebook, là est la création !

      Amada








      • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 16:01

        l’auteur de l’article aurait dû développer ce genre de réflexion qui pose de bonnes questions, au lieu de s’égarer en divagations brouillonnes.


      • anomail 28 décembre 2011 23:19

        Amada a écrit :
        « d’où sortez-vous que »le droit d’auteur sert à censurer l’information" ? Quel rapport entre une oeuvre artistique, de l’esprit ou industrielle et « l’information » ?« 

        C’est écrit en dessous :

         »Une entreprise peut en effet se permettre, à l’heure où énormément d’œuvres n’appartiennent qu’à quelques entreprises, à l’heure où le nombre d’œuvres sous copyright est impressionnant, d’interdire l’utilisation d’une phrase, d’une partie de partition de musique, d’une ressemblance à une image, d’une plante."

        Exemple récent :
        http://www.numerama.com/magazine/20883-universal-fait-censurer-la-chanson-de-megaupload.html


      • Scual 28 décembre 2011 13:42

        Effectivement le droit d’auteur n’est qu’une législation dictatoriale au service de certaines compagnies qui leur permet d’imposer une véritable chape de plomb sur la culture sous toute ses formes.

        La seule chose qui nous sépare des pires dictatures, c’est que tout le monde viole la loi et que la police elle-même n’essaie pas de la faire respecter dans ce domaine, sinon nous serions tous en prison ou esclaves des amendes qu’on nous aurait condamné à payer.

        Un petit dernier « détail » important, c’est que permettre à des gens de contrôler et posséder de la culture est quand même d’une incompatibilité absolument totale avec les droits de l’homme qui garantissent la liberté d’expression... c’est à se demander comment ces lois peuvent bien exister. Y en a qui ont du sortir le chéquier et ratisser très très très large.


        • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 16:05

          Vous semblez confondre le droit d’auteur, et le copyright anglo saxon. Ce que fait aussi le signataire de l’article.
          Un auteur crée, une entreprise exploite. On peut discuter des conditions de cette exploitation, mais est-ce que les auteurs doivent travailler gratuitement ? c’est votre cas ? vous travaillez gratuitement ? vous avez de la chance, moi je dois payer mon loyer ...


        • Scual 28 décembre 2011 17:40

          Vous avez été payé pour ce message ? C’est le cas ? Vous avez de la chance, moi je l’ai posté gratuitement.


        • Yohan Yohan 28 décembre 2011 14:36

          Vous supprimez le droit d’auteur et sans doute, bientôt, les auteurs... Désolé mais je ne souscris pas à cette option


          • Clouz0 Clouz0 28 décembre 2011 15:06

            Oh, Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin !


            En 10 lignes supplémentaires vous auriez pu régler définitivement le compte de ces conventions absurdes qui nous régissent :
            Il faut aussi interdire la propriété et les loyers.
            Et la prostitution, je veux dire le travail pour d’autres que soi.

            Mieux,
            Encore 10 lignes de plus pour abolir 2 ou 3 habitudes :
            Interdire l’argent, 
            Et l’armée.
            Et les religions.

            Voila, avec seulement 20 lignes de plus votre article était complet.
            C’est ballot.

            • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 15:57

              Bien vu, je soutiens ces propositions avec enthousiasme, surtout pour les loyers ...


            • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 15:56

              un peu sommaire cet article avec un mélange des genres brouillon. En étant aussi réducteur que vous le faites, je pourrais dire que vous trouvez normal le plagiat et l’emprunt du travail des autres sans contrôle. Et pourquoi faudrait-il payer les gens qui font un travail intellectuel ?

              Le droit d’auteur n’empêche pas la diffusion d’une oeuvre, ça reviendrait à dire qu’un commerçant refuse de vendre ce qu’il possède, c’est absurde.


              • philoxera philoxera 28 décembre 2011 16:10

                On peut posséder un objet, pas une idée


              • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 16:27

                Oui bon alors formulons différemment, un commerçant refusant de vendre la marchandise qu’il a en magasin .. ce qui est le cas des éditeurs-diffuseurs ou producteurs.
                Quand un muscien compose une symphonie nécessitant un orchestre de 50 musiciens pour la faire jouer, et faire un disque, vous proposez quelle solution si ces crapules de producteurs n’existent plus ? tout le monde fait ça gratos ? y compris bien sur les ouvriers qui fabriquent l’objet ...


              • Marc Bruxman 28 décembre 2011 17:06

                Le droit d’auteur n’empêche pas la diffusion d’une oeuvre, ça reviendrait à dire qu’un commerçant refuse de vendre ce qu’il possède, c’est absurde.


                Ah si ! Regardez comme les radios en ligne ont eu du mal à négocier les catalogues et la plupart des business web en général. Les majors j’en ai contacté quelques une en l’an 2000 pour faire du légal. Ils ne donnaient même pas un prix élevé, ils disaient NON. Au final ils ont eu ce qu’ils ont semés. Car le refus de donner au public ce qu’il attends est toujours un deal perdant pour un marchand... 

              • roro46 28 décembre 2011 17:22

                « On peut posséder un objet, pas une idée »

                C’est un amalgame (trop) courant que vous faites ici.

                Une composition musicale, par exemple, nait d’une idée de départ.
                Tout le monde peut avoir une idée ; siffler une une mélodie dans la journée....
                L’artiste, lui, choisi par passion de la travailler, la mettre en forme, l’arranger, éventuellement y mettre des paroles, la créer (c’est à dire la répéter puis la jouer en public).
                Pour ce faire, il y passe du temps (beaucoup de temps), utilise du matériel non gratuit, travail avec d’autres musiciens qu’il faut logiquement rétribuer, des technicien idem....
                Enfin j’en passe tellement..........
                Alors réduire la démarche artistique à la seule « idée », c’est un peu court.


              • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 17:38

                je parle du droit d’auteur, pas du droit DRM des producteurs, comme Universal où il n’y a personne pour gérer le fonds, là je suis d"accord avec vous il y a un vrai problème, mais les auteurs ou leurs ayant droits la plupart du temps ne font pas de rétention, ce serait illogique.
                Quand on cherche à contacter quelqu’un pour négocier des droits, à moins d’avoir des relations solides pour forcer le passage, il n’y a pas d’interlocuteur. C’est assez déplorable.


              • Ronald Thatcher rienafoutiste 28 décembre 2011 16:34

                c’est déjà presque acquis cette suppression du droit d’auteur pour les auteurs-photographes, hélas.
                Le web et ses milliards d’images libres de droits inondent les rédactions de clichés numériques « anonymes » (un vol de photos à faire constater par un huissier), les photothèques (fotolia entre autres, sponsorisé par le gouvernement français, tueurs d’emploi de photographes) qui achètent les photos 0.17c pièce pour les revendre 4 euro aux agences de pub alors qu’il y a 20 ans ça rapportaient minimum 400 fr au photographe.
                C’est une attaque en règle d’une corporation, les goinfres, qui s’attaque à la création visuelle photographique en sabotant une profession fragilisée par la diffusion numérique.

                Comme dit dans un commentaire précédent, vous confondez la notion du droit d’auteur (maîtrise par l’artiste de la diffusion de son oeuvre, le droit moral) et le copyright typiquement anglosaxon qui défend les intérêts financiers d’une compagnie et de ses actionnaires (droit économique).

                Le droit d’auteur est la dernière barrière à sauter pour arriver au gratuit, bien pratique pour le consommateur, mais terrible pour les auteurs quelqu’ils soient.

                Mais comme dit Bill Gates qui a créé l’agence photo Corbis et lorgne sur l’AFP :
                « qui maîtrise les images, maîtrise les esprits »


                • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 16:49

                  le consommateur adepte du tout gratuit devrait quand même réfléchir que cette logique devrait aussi conduire au travail gratuit... idée séduisante ... n’est-ce-pas ?


                • Marc Bruxman 28 décembre 2011 17:03

                  Bonjour,


                  Vous critiquez fotolia mais ils sont en régle au niveau juridique et payent leurs images. Ce que vous perdez sur le prix de vente unitaire, vous le gagnez parfois en volume. Du moins si votre photo se vend bien. 

                  Cela dit je me doute bien que cela a fait du mal à la profession, mais cela n’a rien d’illégal ou d’irrespectueux. Les moyens techniques évoluent et cela touche votre métier comme cela en a touché d’autres. 

                  Après pour les gens qui se servent sur flickr, le problème est tout autre vu que dans la plupart des cas l’auteur ne le permet pas. 


                • fredleborgne fredleborgne 28 décembre 2011 17:04

                  Quand je lis le titre, je vois

                  - modifier le droit d’auteur

                  - interdire le copyright

                  Il y a donc bel et bien dissociation de ces deux notions. L’auteur de l’article ne confond rien, lui ! Par contre, c’est vous qui ensuite faites l’amalgame.

                  En interdisant le copyright, on supprime un contrôle de l’oeuvre totalitaire exercé par le producteur qui asservit le produit de l’artiste à sa logique industrielle et économique au détriment des autres droits (neutralité du net, confidentialité de la correspondance...) des usagers du web.

                  En modifiant le droit d’auteur, via la licence libre par exemple, c’est l’auteur/créatif qui fixe les conditions d’utilisation de l’oeuvre en insistant sur le caractère « libre » dans le cadre d’une utilisation personnelle, ce qui respecte le droit des individus. Les entreprises quant à elles savent qu’elles doivent contacter l’auteur si celui-ci ne cède pas les droits d’utilisation commerciale par défaut (clause NC). Un produit sous licence libre n’est pas obligatoirement gratuit.

                  Enfin, même la plus permissive des licences, qu’il s’agisse de la Licence Art Libre, la CC-BY ou la GNU oblige celui qui va utiliser l’oeuvre à des fins commerciales à respecter les droits reconnaissant la paternité de l’oeuvre à un créateur et à respecter le droit moral. en rendant obligatoire la mention du nom de l’auteur et en mettant un lien vers la source de l’oeuvre.

                  Encore une fois, il ne faut pas confondre avec la floppée de photos « libres de droit » qui en fait sont l’équivalent d’abandonware, c’est à dire des oeuvres que les auteurs n’ont pas souhaiter signer.

                  Dans le premier cas, quand il y a gratuité, (enfin, non obligation de rétribuer l’auteur), il y a quand même création par le « producteur » d’un service de distribution qui étend une notoriété.

                  Dans le second cas, il y a, il faut bien le dire, une foultitude d’outils pour illustrer d’autres oeuvres (articles de presse, sites persos ou semi-pro...) qui enrichissent internet. Merci donc à ces sites et aux généreux donateurs.

                  Pour terminer avec la corporation des photographes, sur laquelle je ne crache pas, je dirais seulement qu’un photographe de talent trouvera toujours un employeur pour couvrir un mariage, créer des posters ou de grandes photos pour décorer des intérieurs, faire des portraits de qualité etc etc... Le métier évolue avec la technique et les besoins sont énormes. Vos jérémiades ne concernent que les médiocres.

                  En discréditant le droit d’auteur avec l’usage abusif du copyright, oui, on est en train de le tuer dans l’esprit des gens. Mais ce sont les défenseurs du copyright qui scient leur propre branche et les auteurs privilégiés qui s’y accrochent sont les vrais traitres de la « profession ».

                  Heureusement, les vrais créateurs n’ont pas besoin de millions pour assouvir leur passion et créer. Ce sont les « professionnels » qui font du mal aux vrais artistes, qui parfois se contentent de boulots alimentaires pour créer de manière indépendante des oeuvres de qualité qui leur ressemble au lieu de jeter du soap à la « foule ».

                  De vrais créateurs de textes ici

                  www.inlibroveritas.net - www.atramenta.net

                  Pas de pub, lecture intégrale et gratuite, et parfois (souvent) téléchargement gratuit pour vos ordis, « liseuses », tablettes et smartphones


                • Marc Bruxman 28 décembre 2011 17:18

                  Oui sauf que si vous supprimez le copyright, la GPL cesse de s’appliquer ! La GPL s’applique sur le copyright et elle s’en sort bien puisque les tribunaux l’ont considérés comme une licence valide à tout point de vue. En clair, ce copyright peut être une arme à double tranchant. Il faut le réformer mais il n’y a pas lieu de le supprimer. 


                • Mick Bosquet 29 décembre 2011 09:00

                  « travail gratuit ... idée séduisante »
                  encore le même intoxiqué à la société du Travail.
                  impossible de penser autrement que par le pilier, le but, la finalité de toute sa vie => le travail.

                  la vie existe avant le travail.

                  avant l’argent, la monnaie, les économistes, il y a eu des chanteurs, musiciens, artistes, créateurs. quand il n’y aura plus de monnaie, il y aura encore des créateurs, ne vous faites pas de soucis.


                • roro46 29 décembre 2011 11:58

                  Vous avez raison, et je suis moi-même opposé à cette société de l’argent.

                  Alors on change, chiche !

                  Mais TOUS, tous ensemble.
                  C’est une démarche globale à mettre en place... On ne peu pas dire : allez hop, on peu faire de la musique sans argent, alors allons-y.
                  Tant que, pour : se nourrir, se déplacer, enregistrer ses disques, etc... on aura besoin d’échange monétaire, il ne pourra pas en être ainsi.
                  Sinon, autant dire au maraîcher : « hé, dis donc, je suis contre l’argent, moi ; et puis des légumes, il y en avait avant toi, alors stp, allez, donne moi tes légumes gratos »


                • Marc Bruxman 28 décembre 2011 16:58

                  Pourquoi détruire le droit d’auteur ? Avez vous réfléchi que même le logiciel libre et la licence créative commons (qui vous donne beaucoup de droits) sont basées sur ce même droit d’auteur ? 


                  Dans les années 80, lorsque Richard Stallman a rencontré Lawrence Lessig et lui a dit tout ce qu’il pensait du droit d’auteur, cela a donné naissance à la GPL. GPL qui se base justement sur le droit d’auteur. Le droit d’auteur est bon ce sont les licences d’utilisations qui sont mauvaises ! Et les bonnes licences existent déja. 

                  Mais abolir le droit d’auteur signifierait revenir au domaine public pour toutes les oeuvres et je ne suis pas sur que cela soit un progrès. 

                  • fredleborgne fredleborgne 28 décembre 2011 17:07

                    Relisez le titre. On ne touche pas au droit d’auteur


                  • fredleborgne fredleborgne 28 décembre 2011 17:11

                    Actuellement un auteur qui protège ses droits en s’envoyant un recommandé de préférence électronique, se voit devenir censeur malgré lui

                    Il est surtout idiot car il se prive de lecteurs, d’une diffusion tout azimut, d’une notoriété.
                    Enfin, qu’il protège des vues son oeuvre est idiot, soit, mais après tout, pourquoi pas : combien de carnets intimes sont restés dans les tiroirs sans empêcher le monde de tourner. Obliger un auteur à diffuser son travail est tout aussi totalitaire qu’empêcher quelqu’un de la lire.

                    On ne le répètera jamais assez : ce sont les producteurs/éditeurs qui tuent les artistes.


                    • norbert gabriel norbert gabriel 28 décembre 2011 17:48

                      il me semble qu’il s’agit surtout de se protéger d’éventuels emprunts ou plagiats, non ? quand on envoie un scénario, ou un manuscrit, vous ne trouvez pas normal de le protéger ?, Il y a eu assez d’emprunts à des manuscrits envoyés , et photocopiées parfois à l’identique pour être un peu prudent (cf le plagiat d’un travail sur Vialatte, avec des pages carrément photocopiées dans un manuscrit refusé, mais qui a eu plus de chances avec un auteur plus connu)
                      Protéger ses droits, ce n’est pas interdire la diffusion.


                    • anomail 28 décembre 2011 22:48

                      Et comment voudriez-vous créer si vous ne pouviez pas vous baser sur l’existant ?

                      Si tout le monde devait à chaque fois partir d’une feuille blanche, on aurait pas été bien loin, dans tous les domaines.

                      Tiens, si il avait été impossible de plagier l’existant, tous les ordinateurs personnels seraient des Macintosh, ils vaudraient une fortune et il y aurait peu d’heureux pocesseurs, le micro-ordinateur serait un produit de luxe.

                      Et qu’en serait-il d’Internet dans ce cas ?


                    • Marc Bruxman 28 décembre 2011 17:16

                      Pour réformer le droit d’auteur, il faudrait plutôt : 

                      • Imposer une licence automatique à prix fixe des oeuvres sans possibilité de refus par l’ayant droit. En clair, je n’ai pas besoin d’autorisation pour utiliser ta musique, mais je dois te payer un prix public et connu d’avance. Rien que cela débloquera beaucoup le marché. 
                      • Interdire la pratique des avances sur recettes. La major doit payer et ne doit pas concéder des dettes aux auteurs / musiciens comme elle le fait trop souvent. Le risque doit être supporté par la maison de disque c’est pour cela qu’elle existe. 
                      • Une maison de disque peut signer un contrat d’exlusivité avec un artiste, mais celui ci doit obligatoirement s’accompagner d’une obligation de promotion. Si la major cesse d’exploiter l’oeuvre et de la promuvoir, le contrat d’exclusivité est rompu et l’artiste peut aller voir ailleurs pour ses prochains disques. 


                      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 28 décembre 2011 19:08

                        Un problème n’est pas évoqué : celui de l’allongement de la durée de la période à l’issue de laquelle une œuvre tombe dans le domaine public. Aujourd’hui, il faut largement plus de 30 ans pour cela. Cela assure une rente de situation à des héritiers qui ne sont pour rien dans la création de l’œuvre !


                        • anomail 28 décembre 2011 22:31

                          Vous n’y êtes plus du tout, c’est 70 ans maintenant !

                          http://www.numerama.com/magazine/19776-les-droits-sur-la-musique-seront-etendus-a-70-ans-d-ici-fin-2013.html

                          Vive l’Europe ! smiley


                        • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 28 décembre 2011 20:01

                          Bien.

                          Un peu court, mais bien.

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