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Obama et sa moustache : la photo Reuters qui fait le tour du Monde

Prise le 11 avril devant l’entrée du Town Hall meeting organisé par le député démocrate de Californie Adam Schiff, cette photo de Danny Moloshok pour Reuters a fait le tour du monde pour illustrer les articles des grands quotidiens rapportant la contestation populaire contre la réforme de la santé voulue par Barack Obama... mais un détail semble avoir échappé aux rédactions.

Dans le Guardian, le Financial Times, le Corriere della Sera, le Suddeutsche Zeitung, Blick, Libération, Le Figaro et même le site internet de France Info, on a pu voir cette photo pour documenter la montée de l’extrémisme conservateur contre la réforme Obama, où des éléments de la « droite » américaine vont jusqu’à dénoncer Obama comme socialiste et même marxiste ! Jusque là, tout est « normal » ou presque.

Sauf que... aucun des journalistes dans toutes ces rédactions prestigieuses n’a remarqué que les militants pris en photos avaient aussi une pancarte demandant une sécurité sociale universelle ! « Put the Single-Payer on the table » lit-on sur la pancarte à droite sous la table. Le système « single-payer » désigne un système où les assurances privées et autres HMO coûteuses et avardes (système inhumain majestueusement décortiqué par Mickael Moore dans son film Sicko de 2007) seraient remplacée par un système dit « bismarckien » c’est-à-dire semblable à la sécurité sociale française. Ce système est celui promu par le député du Michigan et chef de file des démocrate progressistes, John Conyers, qui s’est d’ailleurs récemment distancé d’Obama, qualifiant sa réforme de « crap » (littéralement « merde » ou « foutaise ») et déplorant : « je me souvient du temps où le sénateur Obama soutenait mon projet ».

Contrairement à ce qu’affirme la presse française et internationale, il y a donc des opposants à la réforme Obama qui sont démocrates, progressistes et sérieusement en colère contre une réforme qui prévoit 950 milliards de coupes budgétaires dans les programmes de santé publique ! On comprend mieux l’affluence historique dans ces fameux Town Hall meeting, où les citoyens américains viennent demander des comptes à leurs parlementaires, qui ne serait être faite que de conservateur anti-sociaux et avares.

Après, reste à savoir si affubler le président noir-américain des Etats-Unis d’une moustache à la Hitler est pertinent. Simple polémique un peu salée ou image à peine forcée ? La polémique autour des propos d’Ezekiel Emanuel (voir ici, et ), principal conseiller santé du président, autant que l’appel de la Maison Blanche à la délation, laisse songeur…


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40 réactions à cet article    


  • Bardamu 18 août 2009 20:37

    Ceux qui le soutiennent le sont encore MOINS !


  • krolik krolik 18 août 2009 12:41

    J’aimerais bien trouver quelque part un papier en deux pages qui expose le plan Obama...
    Avantages et inconvénients..
    @+


    • Bertrand Bertrand 18 août 2009 14:37

      Salut Krolik,

      Pour être simple, concis et précis :

      Les autorités publiques américaines ont procédé à un renflouement de l’ordre de 23 700 milliards de dollars (selon l’inspecteur général du TARP/Plan Paulson).
      Pour Larry Summers et Tim Geithner (respectivement conseiller économique en chef du président et secrétaire au trésor) veulent maintenir la crédibilité du dollar malgré cette dette complètement folle. Pour celà, il leur faut s’attaquer au déficit public, et puisque on ne touche pas à Wall Street, c’est les services publics qui vont manger. C’est ce qu’ils ont vendu à obama et il a accepter.

      Pour en venir maintenant à la réforme de la santé :

      Obama s’est engagé pendant sa campagne à donner une couverture santé aux 46 millions d’américains qui n’en ont pas. En tant que président il a justifié cette réforme en disant qu’il est intolérable que les dépenses de santé menacent le deficit budgétaire futur ! Il a promis que sa réforme serait « budget neutral ». Il compte donc soigner deux fois plus de gens dans le système public avec pas plus d’argent...
      Pour faire cela, ses conseillers veulent un Comité d’expert indépendant du Congrès et nommé par le président pour pouvoir rationner les soins et les remboursements pour coller au plus près avec leurs objectifs budgétaires. Ils ont donc pompé sur le système britannique NICE et QALY, qui calculent la rentabilité des actes selon l’espérance de vie restante et la capacité des gens à être productif ( A ce sujet, lire les écrits d’Ezekiel Emanuel et Peter Orszag). Ce système vise particulièrement les + de 65 ans pour réduire les soins de fin de vie et inciter à l’arrêt de soins facilitant la mort.
      C’est exactement ce qu’avait fait Hitler en 1939 avec son Tiergarten 4 en recourrant à l’élimination des handicapés mentaux, des malades chroniques, des vieux, etc. sous prétexte d’économiser le budget de l’Etat pour se concentrer sur l’armement.

      Les américains ont donc bien raison de lui mettre des moustaches : il faut appeler un chat un chat et arrêter de faire l’autruche parisienne bien pensante.

      Pas mal de doc ici (en anglais, c’est le site qui a fait l’affiche de la photo) :
      http://larouchepac.com/health


    • Julius Julius 18 août 2009 14:51

      Le problème du système américain de l’assurance maladie est tout d’abord son inefficacité. American contribuables paient à peu près le même montant pour la santé (Medicare et Medicaid) que les contribuables européens (8% au PIB aux Etats-Unis, 8,9% du PIB pour l’OCDE). Cela signifie que le système américain de l’assurance maladie est aussi socialisé que le système européen. Mais les Américains doivent payer en réalité deux fois plus, l’autre moitié passe par une assurance privée. Lors de l’OCDE dépensent environ 3000 $ par personne sur la santé, USA dépensent 7300 $.


    • Tiebor 18 août 2009 17:03

      Pour info : Larouche est un personnage pour le moins ... sulfureux.



      En tout cas, avec sa comparaison Obama/Hitler, il a gagné un magnifique point Godwin !! 

    • sisyphe sisyphe 18 août 2009 19:10

      Juste un extrait de ce lien ci-dessus sur Lyndon La Rouche :

      Paranoïaque et mégalomane, cet ancien militant trotskiste ayant grandi dans une famille de Quakers tente, depuis des années, de faire de l’entrisme au sein du Parti démocrate – en dépit de ses positions d’extrême droite et de ses accointances avec Louis Farrakhan de la Nation of Islam. Gourou d’un mouvement politique dont les méthodes de recrutement et d’embrigadement ont été épinglées par des associations de vigilance anti-sectes telles que l’UNADFI (voir le Bulletin de liaison pour l’étude des sectes du 1er trimestre 2005 ), l’individu est aussi un escroc. Il a ainsi passé cinq années derrière les barreaux pour « fraude postale » et tentative de fraude fiscale.

      Signalons que l’une de ses propositions les plus commentées est celle consistant à parquer les séropositifs afin de les isoler du reste de la population. Obsédé par ce qu’il appelle la « Kosher Nostra » (tr. : « Casher Nostra » ; jeu de mots antisémite formé à partir de Cosa Nostra, la mafia sicilienne) et ornant ses tracts anti-drogue d’étoiles de David, LaRouche est aussi un négationniste assumé.

      On sait mieux à qui on a affaire...


    • P. PICARD 18 août 2009 21:07

      > On sait mieux à qui on a affaire...

      On connaît ce vomi habituel contre LaRouche ...


    • Commexial 18 août 2009 13:44

      Il ne s’agit ni de droite ni de gauche, les protestations contre Obama et ses plans viennent de toutes part aux Etats Unis. En effet ses promesses électorales semblent n’être que des promesses, et ses intentions sont clairement définies un NOUVEL ORDRE MONDIAL...


      • Alberto Alberto 18 août 2009 14:19

        C’est incroyable de parler dans cet article des grosses polémiques aux états unies sans parler du pourquoi de l’affaire.

        En fait, Barack Obama prévoit dans son plan de santé d’interdire les soins aux vieux et aux personnes atteintes de maladies incurables qu’ils considère comme improductifs. Il met en place un comité qui décide de qui va vivre et qui va mourir. Obama reprend en tout point le programme « Tiergarten 4  » lancé par Adolf Hitler en septembre 1939 pour éliminer « les vies qui ne valent pas le coà»t  ».

        D’où la photo d’Obama avec la moustache d’Hitler.

        C’est une situation pré revolutionnaire la bas.
        àvoir la video conference de Lyndon Larouche qui mene la fronde :
        http://www.solidariteetprogres.org/article5654.html


        • sisyphe sisyphe 18 août 2009 17:26

          Par Alberto (xxx.xxx.xxx.172) 18 août 14:19

          "C’est incroyable de parler dans cet article des grosses polémiques aux états unies sans parler du pourquoi de l’affaire.

          En fait, Barack Obama prévoit dans son plan de santé d’interdire les soins aux vieux et aux personnes atteintes de maladies incurables qu’ils considère comme improductifs. Il met en place un comité qui décide de qui va vivre et qui va mourir. Obama reprend en tout point le programme « Tiergarten 4  » lancé par Adolf Hitler en septembre 1939 pour éliminer « les vies qui ne valent pas le coà»t  »."

          L’exemple parfait des mensonges et de la désinformation propagés par les milices et l’extrème droite aux USA ; le dénommé Alberto a choisi son camp !


        • P. PICARD 18 août 2009 21:15

          On dirai que vous n’avez pas lu l’article.

          Justement ceux qui ont mis une petite moustache à Obama, proposent le « one single payer », c’est à dire la couverture universelle (mais sans le "death panel).

          voir ici :
          http://larouchepac.com/


        • stephanemot stephanemot 19 août 2009 11:28

          @alberto

          au lieu de suivre betement le discours des extremistes, lisez a tete reposee le projet de loi

          les extremes des deux bords (dont votre cher Lyndon LaRouche fait partie) sont contre la reforme parce qu’elle est consensuelle et non dogmatique, une etape avant le vrai nettoyage.

          on l’a vu avant l’invasion de l’Irak, traiter quelqu’un de « nouvel Hitler » marque facilement les esprits faibles et facilite la mobilisation des va-t-en guerre.

          mais le public US n’est peut etre plus aussi naif que vous, et un recent sondage montre que meme si des rumeurs ont reussi a semer le trouble dans les esprits, la confiance demeure a un niveau eleve.

          comme pendant la campagne presidentielle, aucune des fausses rumeurs colportees contre la reforme ne resiste a un simple expose des faits. sur son site, la Maison Blanche reprend une a une les fausses accusations pour exposer l’imposture.

          le coup de l’euthanasie est une imposture, une rumeur particulierement grossiere lancee par Regnery & co. Maintenant ils s’appuient sur la section 1233 que je reproduis ci-dessous. Il ne s’agit pas du texte definitif, mais meme certains groupes cathos ont ete forces de reconnaitre qu’il n’y avait la aucune invitation a l’euthanasie, simplement une saine et necessaire discussion sur les options possibles, en particulier dans le cadre de traitements penibles de maladies incurables (ex a un certain stade, beaucoup preferent que l’on privilegie la lutte contre la douleur a la lutte contre la maladie elle-meme, qui affaiblit encore plus.

          rien a voir avec l’interdiction de soins dont vous parlez, bien au contraire.



          15 SEC. 1233. ADVANCE CARE PLANNING CONSULTATION.

          16 (a) MEDICARE.—
          17 (1) IN GENERAL.—Section 1861 of the Social
          18 Security Act (42 U.S.C. 1 395x) is amended—

          4 “(E) An explanation by the practitioner of the
          5 continuum of end-of-life services and supports avail-
          6 able, including palliative care and hospice, and bene
          7 fits for such services and supports that are available
          8 under this title.
          9 “(F) (i) Subject to clause (ii), an explanation of
          10 orders regarding life sustaining treatment or similar
          11 orders, which shall include—
          12 “(I) the reasons why the development of
          13 such an order is beneficial to the individual and
          14 the individual’s family and the reasons why
          15 such an order should be updated periodically as
          16 the health of the individual changes ;
          17 “(II) the information needed for an indi
          18 vidual or legal surrogate to make informed deci
          19 sions regarding the completion of such an
          20 order ; and
          21 “(III) the identification of resources that
          22 an individual may use to determine the require-
          23 ments of the State in which such individual re-
          24 sides so that the treatment wishes of that indi
          25 vidual will be carried out if the individual is un
          1 able to communicate those wishes, including re-
          2 quirements regarding the designation of a sur
          3 rogate decisionmaker (also known as a health
          4 care proxy).
          5 “(ii) The Secretary shall limit the requirement
          6 for explanations under clause (i) to consultations
          7 furnished in a State—
          8 “(I) in which all legal barriers have been
          9 addressed for enabling orders for life sustaining
          10 treatment to constitute a set of medical orders
          11 respected across all care settings ; and
          12 “(II) that has in effect a program for or-
          13 ders for life sustaining treatment described in
          14 clause (iii).
          15 “(iii) A program for orders for life sustaining
          16 treatment for a States described in this clause is a
          17 program that—
          18 “(I) ensures such orders are standardized
          19 and uniquely identifiable throughout the State ;
          20 “(II) distributes or makes accessible such
          21 orders to physicians and other health profes
          22 sionals that (acting within the scope of the pro-
          23 fessional’s authority under State law) may sign
          24 orders for life sustaining treatment ;
          1 “(III) provides training for health care
          2 professionals across the continuum of care
          3 about the goals and use of orders for life sus-
          4 taining treatment ; and
          5 “(IV) is guided by a coalition of stake-
          6 holders includes representatives from emergency
          7 medical services, emergency department physi
          8 cians or nurses, state long-term care associa
          9 tion, state medical association, state surveyors,
          10 agency responsible for senior services, state de-
          11 partment of health, state hospital association,
          12 home health association, state bar association,
          13 and state hospice association.
          1 “(B) An advance care planning consultation with re-
          2 spect to an individual may be conducted more frequently
          3 than provided under paragraph (1) if there is a significant
          4 change in the health condition of the individual, including
          5 diagnosis of a chronic, progressive, life-limiting disease, a
          6 life-threatening or terminal diagnosis or life-threatening
          7 injury, or upon admission to a skilled nursing facility, a
          8 long-term care facility (as defined by the Secretary), or
          9 a hospice program.
          10 “(4) A consultation under this subsection may in-
          11 clude the formulation of an order regarding life sustaining
          12 treatment or a similar order.
          13 “(5)(A) For purposes of this section, the term ‘order
          14 regarding life sustaining treatment’ means, with respect
          15 to an individual, an actionable medical order relating to
          16 the treatment of that individual that—
          17 “(i) is signed and dated by a physician (as de-
          18 fined in subsection (r)(1)) or another health care
          19 professional (as specified by the Secretary and who
          20 is acting within the scope of the professional’s au-
          21 thority under State law in signing such an order, in-
          22 cluding a nurse practitioner or physician assistant)
          23 and is in a form that permits it to stay with the in-
          24 dividual and be followed by health care professionals
          25 and providers across the continuum of care ;

          1 “(ii) effectively communicates the individual’s
          2 preferences regarding life sustaining treatment, in-
          3 cluding an indication of the treatment and care de-
          4 sired by the individual ;
          5 “(iii) is uniquely identifiable and standardized
          6 within a given locality, region, or State (as identified
          7 by the Secretary) ; and
          8 “(iv) may incorporate any advance directive (as
          9 defined in section 1866(f) (3)) if executed by the in-
          10 dividual.
          11 “(B) The level of treatment indicated under subpara
          12 graph (A)(ii) may range from an indication for full treat-
          13 ment to an indication to limit some or all or specified
          14 interventions. Such indicated levels of treatment may in-
          15 clude indications respecting, among other items—
          16 “(i) the intensity of medical intervention if the
          17 patient is pulse less, apneic, or has serious cardiac
          18 or pulmonary problems ;
          19 “(ii) the individual’s desire regarding transfer
          20 to a hospital or remaining at the current care set-
          21 ting ;
          22 “(iii) the use of antibiotics ; and
          23 “(iv) the use of artificially administered nutri
          24 tion and hydration.”.


        • Bertrand Bertrand 19 août 2009 11:55

          C’est vrai que formellement, pousser les vieux à se laisser mourrir et les priver des meilleurs traitement passé un certain age, c’est pas de l’euthanasie. Autant pour moi.

          Tu devrais jeter un coup d’oeil, au delà de la loi, sur ceux qui la conçoivent et la promeuvent, notamment Ezekiel emanuel, conseiller santé de la Maison Blanche :
          *article de Ezekiel Emanuel dans The Lancet, en janvier 2009 :
          http://www.scribd.com/doc/18280675/Principles-for-Allocation-of-Scarce-Medical-Interventions
          *son article de 1998 sur les économies que permet la légalisation du suicide assisté
          http://content.nejm.org/cgi/content/full/339/3/167
          *le fameux IMAC ou death panel :
          http://www.solidariteetprogres.org/article5625.html
          *le débat dans la presse US :
          http://solidariteetprogres.org/article5706.html


        • Bertrand Bertrand 19 août 2009 14:04

          J’ajoute l’article de Lee Siegel « Obama’s euthnasia mistake » :
          http://www.thedailybeast.com/blogs-and-stories/2009-08-11/obamas-euthanasia-mistake/full/

          Aussi, à titre anecdotique, tu peux faire tes recherches sur les accords (plus)secrets passés par la Maison blanche avec les compagnies pharmaceutiques...une piste :
          http://www.latimes.com/features/health/la-na-healthcare-pharma4-2009aug04,0,3660985.story


        • krolik krolik 18 août 2009 14:38

          Ne pas soigner les Vieux, c’est bien ce qui se passe en Grande Bretagne.

          Récemment un bon ami, atteint d’un parkinson depuis 15 ans a révêlé un cancer de l’intestin. Il est rentré aux urgence d’un hôpital de la banlieue parisienne..
          Il a été soigné avec dévouement et des moyens lourds...Il est resté dans un état semi-comateux pour finir par mourir au bout de 30 jours de séjour en réanimation.
          Etait-ce bien nécessaire pour lui, sa famille, la collectivité ?
          C’est peut-être ce genre de situation qui est visée dans un aspect du plan Obama..
          Mais que dit le reste du plan ?
          Aux USA, de ce j’en connais, les péquins moyens, les « John Doe » qui n’ont pas les moyens ne sont pas soignés du tout, les vieux et les jeunes..

          @+



          • Julius Julius 18 août 2009 15:29

            On peut guérir plus en plus de gens, c’est une bonne nouvelle. Les mauvaises nouvelles sont : les soins coûte plus en plus cher.
            Il nous faut donc choisir :
            1) payer plus
            1,1) par la solidarité (= plus d’impôts)
            1,2) par la contribution directe (= la santé pour les riches)
            2) sélectionner les personnes à guérir
            2,1) par le marché (solution américaine)
            2,2) par l’Etat (solution anglais)


          • bobbygre bobbygre 19 août 2009 18:26

            sélectionner les personnes à guérir

            Vous vous rendez compte de l’horreur que vous dites ?????

            A la limite si séléction il doit y avoir, elle doit avoir lieu sur les maladies, sur les actes médicaux les plus indispensables. Allons du plus nécessaire au superflu.
            Par contre, une sélection des personnes à guérir, à moins que ce ne soit par tirage au sort (sic !), c’est complétement révoltant et fondamentalement injuste.

            Bien sur dans le monde actuel, ça n’est qu’un truc choquant parmi d’autres...


          • Tiebor 18 août 2009 15:45
            @ Bertrand : la « bien pensance » n’est peut-être pas du côté que vous imaginez. 

            Attention à ne pas jouer les vierges effarouchées.
            Ce type de débat éthique, qui apparait aujourd’hui monstrueux en France, ne pourra pourtant plus rester tabou encore très longtemps. (Attali, avec un esprit de la provocation qui tient autant de la coquetterie egotique que de l’inconscience, a déjà lancé des perches...)

            Oui, la santé coûte très cher (et l’acharnement thérapeutique n’est pas forcément utile : vivre 1 an de plus sans aucune qualité de vie, et sans dignité, est-ce toujours souhaitable ? 
            Les professionnels de la gériatrie disent souvent : « ajoutons de la vie au jour plutôt que des jours à la vie ».

            Oui, il y a des choix à faire. La GB limite déjà les soins pour les personnes agées. En France aussi. L’opinion ne le sait pas, mais les professionnels de santé, oui, surtout les urgentistes. 
            En France, c’est tabou. Mais l’absence de débat raisonné et dépassionné (est-ce possible) nuit à la démocratie. Pourtant, quand on voit parfois les centaines de milliers d’euros (je n’exagère même pas) dépensées pour allonger la vie d’1 semaine ou d’un mois (et quelle type de vie !), tandis que des gens meurent simplement de faim ou de froid, ou de manque de soins élémentaires, ou d’accès à l’eau potable... Il peut paraître bien cynique de raisonner ainsi, toutes les vies se valent et n’ont pas de prix, certes. 
            N’empêche....



            • bobbygre bobbygre 19 août 2009 18:29

              Pourtant, quand on voit parfois les centaines de milliers d’euros (je n’exagère même pas) dépensées pour allonger la vie d’1 semaine ou d’un mois (et quelle type de vie !), tandis que des gens meurent simplement de faim ou de froid, ou de manque de soins élémentaires, ou d’accès à l’eau potable...

              Et combien ça represente par rapport aux milliers de milliards versés aux banques pour qu’elle puisse continuer à s’amuser en bourse pendant que le monde sombre ? Bien sur, les économies à faire, c’est sur le soin des vieux....
              Raaaahhhh


            • bobbygre bobbygre 19 août 2009 18:32

              Le débat sur l’utilité de prolonger la vie d’un mourant à l’hopital est tout à fait légitime et il aura lieu mais l’argument financier, désolé mais je le vomis ! Tout est question de priorité financière. Aujourd’hui la priorité de l’état c’est alléger les impots, virer les fonctionnaires et emprunter de l’argent que l’on refile aussi sec aux banques....


            • Bertrand Bertrand 18 août 2009 16:08

              Ben j’espère en tout cas que le spectacle de ton propre raisonnement te fera réagir.
               
              Tu n’est pas obligé d’accepter de croire que nous sommes dans un monde de ressource finies qui sera éternellement dominé par une oligarchie financière.
              Il faut combattre cette logique monétariste et défendre l’idée républicaine du progrès humain, car l’histoire de l’homme n’est pas finie.


              • Tiebor 18 août 2009 16:22

                Ouh là, ça va loin ! smiley

                Tu n’es pas obligé d’accepter que tous les combats du monde contre l’injustice sociale ne changeront rien au fait que nous sommes mortels et que la médecine ne peut pas tout. 

                • Bertrand Bertrand 18 août 2009 16:44

                  Ben oui, ca va loin ! Tu crois que la société s’est construite dans le temps en pensant à court terme comme aujourd’hui ?


                  • Tiebor 18 août 2009 17:01

                    Pour info : Larouche est un personnage pour le moins ... sulfureux.



                    En tout cas, avec sa comparaison Obama/Hitler, il a gagné un magnifique point Godwin !!  smiley

                    • stephanemot stephanemot 19 août 2009 11:34

                      y’a eu mieux depuis : certains Republicains ont dit que les Democrates voulaient transformer les Americains en vampires !

                      et les policiers charges de la securite d’Obama sont de plus en plus nerveux - l’autre jour, pas moins de 12 personnes s’etaient pointees avec un gros calibre a son meeting

                      le debat vole haut...


                      • Bertrand Bertrand 18 août 2009 17:49

                        Tu ferais mieux de te renseigner d’abord sur le fond de cette réforme et l’intention de ceux qui l’ont conçu, ainsi que sur la situation économique américaine. Tu auras alors peut être la chance de comprendre ce que que la presse mainstream cherche à masquer : les citoyens américains sont en colère et la défiance entre eux et l’administration devient progressivement comparable à celle qu’il y avait entre les français et Louis XVI au printemps 1789.

                        Mais c’est sûr qu’il est facile de diaboliser les opposants et de les mettre tous dans le même sac, pour éviter que le grand public ne cherche à s’informer : « puisque les extrémiste sont contre, c’est que c’est bien et leurs arguments sont automatiquement disqualifiés. »

                        aveu paru dans le huffington Post (chris Weigant) :
                        http://www.huffingtonpost.com/chris-weigant/friday-talking-points-89_b_260178.html

                        « Je pense réellement que certains présentateurs télés surpayés et bien coiffés ont fini par se réveiller et se sont trouvés embarrassés d’accorder autant de légitimité à des personnes normalement classées dans la catégorie des tordus conspirationnistes (voir, par exemple, les partisans de Lyndon LaRouche). Il y a une règle non écrite parmi les médias de masse : dès lors qu’un consensus existe pour qualifier telle personne ou tel groupe de « marginal », la seule chose qu’ils méritent est le ridicule. Voyez par exemple comment ils ont traité Dennis Kucinich ou Ron Paul lors de la campagne présidentielle de l’année dernière. Mais la semaine dernière les médias se sont retrouvés dans l’embarras. Ils ont tant aimé les images « de ceux qui sont en colère et crient après les membres du Congrès » (et les ont diffusées sans arrêt) qu’ils se savaient coupables (…) ».

                        C’est depuis que la propagande a été lancée et reprise pour faire croire à un seul mouvement d’extrémistes plutôt qu’à un protestation populaire.


                      • sisyphe sisyphe 18 août 2009 18:53

                        Par Bertrand (xxx.xxx.xxx.170) 18 août 17:49

                        "Tu ferais mieux de te renseigner d’abord sur le fond de cette réforme et l’intention de ceux qui l’ont conçu, ainsi que sur la situation économique américaine.« 

                        Ah oui ?

                        Eh bien, mais apporte nous alors des précisions ; je ne demande que ça.

                        Jusqu’à présent, ce que je sais surtout, et qui provoque ces réactions hystériques de l’extrème-droite et des conservateurs, c’est ça ;

                         »Qui va payer pour le plan de santé d’Obama ?

                        Les riches !

                        C’est ce que propose la Chambre des représentants, qui a présenté mardi son projet de loi sur la réforme de la santé aux États-Unis.

                        Les élus de la Chambre désirent que 97% des Américains détiennent une assurance santé d’ici 2015. (Pour l’instant, 15% de la population du pays n’est pas assurée, soit environ 45 millions de personnes).

                        On propose d’élargir l’accessibilité au programme Medicaid - une assurance santé gratuite pour les familles à très faible revenu - et subventionner des millions de citoyens qui n’ont pas les moyens de se payer une assurance. Cela coûterait cher, très cher : plus de 1 200 milliards de dollars dans les 10 prochaines années !

                        Comment financer cela ? En haussant de jusqu’à 5,4% le taux d’imposition des ménages dont le revenu est supérieur à 350 000 dollars par année (et des individus gagnant plus de 280 000 dollars). Ce serait donc les 2 millions d’Américains les plus riches qui paieraient pour tous les autres. J’entends déjà les républicains crier au socialisme !

                        Avec cette taxe sur la santé, le taux d’imposition maximal du gouvernement fédéral américain passerait à 45%, le plus haut niveau en 20 ans.« 

                        Mais sans doute en connais tu beaucoup plus long, sur »le fond" ; nous attendons donc avec impatience tes informations...

                        Merci d’avance !


                      • Bertrand Bertrand 18 août 2009 18:59

                        C’est marrant qu’il suffise de classer tout les opposants dans la case extrémistes pour que la plupart des gens se mettent à penser que la réforme est bonne et ne cherche pas à s’intéresser au fond du sujet. Ca me rappelle la France du 29 mai 2005, mais on connaît le résultat : la réalité c’était la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions auxquels ils n’accordaient que peu de crédit et plus l’establishment martelait sa propagande plus les gens ont été renforcés dans leur conviction. Et bien c’est pareil aux Etats-Unis en ce moment. Les opposants ne sont pas que des conservateurs mais des simples citoyens qui en ont marre de voir Wall Street renfloué, le chomage monté, les Etats faire faillite et couper les services publics et maintenant Obama mettre en place un système où pour soigner plus de gens il a déjà annoncer 950 milliards de coupes dans les dépenses de santé publiques (on peut aussi ajouter les accords secrets passés par Obama avec les compagnies pharmaceutiques, et contre l’intérêt des gens pour qui il dit faire cette réforme)

                        A titre anecdotique, une citation d’un des journalistes condescendant et fier de lui, qui explique comment les médias ont repris leur schéma propagandiste après avoir dans un premier temps couvert honnetement les protestation dans les town hall meetings :

                        Chris Weigant Huffington Post (14 aout 09) :
                        http://www.huffingtonpost.com/chris-weigant/friday-talking-points-89_b_260178.html

                        « Je pense réellement que certains présentateurs télés surpayés et bien coiffés ont fini par se réveiller et se sont trouvés embarrassés d’accorder autant de légitimité à des personnes normalement classées dans la catégorie des tordus conspirationnistes (voir, par exemple, les partisans de Lyndon LaRouche). Il y a une règle non écrite parmi les médias de masse : dès lors qu’un consensus existe pour qualifier telle personne ou tel groupe de « marginal », la seule chose qu’ils méritent est le ridicule. Voyez par exemple comment ils ont traité Dennis Kucinich ou Ron Paul lors de la campagne présidentielle de l’année dernière.
                        Mais la semaine dernière, les médias se sont retrouvés dans l’embarras. Ils ont tant aimé les images « de ceux qui sont en colère et crient après les membres du Congrès » (et les ont diffusées sans arrêt) qu’ils se savaient coupables (…) ».


                      • Bertrand Bertrand 18 août 2009 19:13

                        Obama a annoncé 950 milliards de coupes dans les programmes publics pour compenser les nouveaux venus. Certes il compte aussi payer une partie de la réforme avec un impôts pour les plus riches (mais ces impôts ne viendrait qu’en 2013 alors que les coupes s’appliquerai de suite), mais ce qui scandalise les gens c’est le projet d’IMAC de Peter Orszag : Comité indépendant d’expert médical dirigé par un actuaire et composé de 5 membres nommés par le président et dont la mission sera de « faire plier la courbe des dépenses » (orszag) en décidant des procédures médiicales autorisées. Le Congrès n’aura que 30 jours pour présenter une proposition autre sans quoi les mesures de ce comité seront directement appliquées.
                        Obama n’a pas caché sa volonté d’utiliser la réforme de la santé pour diminuer le déficit public béant à cause du renflouement de Wall Street.
                        Et si tu lis les conceptions « éthiques » des conseillers d’Obama comme Ezekiel Emanuel qui parle de ne pas soigner les vieux ou les déficiant qui ne peuvent de toute manière redevenir des « citoyens participatifs », tu comprend vite.
                        Cette réforme n’est qu’un programme d’austérité à peine voilé et conduira rapidemment à des morts par millier. Les américains pris au piège du renflouement de Wall street, des foreclosures, du chomage et de la faillite de 48 des 50 Etats n’avaient besoin que de cette goutte d’eau infâme pouyr se révolter.


                      • Bertrand Bertrand 18 août 2009 19:14

                        Le post ci dessus a été mis par erreur, pensant que mon précédant message n’était passé.


                      • Bardamu 18 août 2009 17:30

                        Obama est enfin démasqué !
                        La politique du SPECTACLE semble bien désormais lasser les Ricains.
                        Oui, ainsi ne seraient-ils pas si bourrins qu’ils en ont l’air !
                        La RéACTION est brutale certes, mais les couleuvres que l’on a voulu leur faire avaler étaient SI grosses.
                        Et puis, vous verrez bientôt chez nous, quand la CRISE se précisera, comment l’effet Sarkozy se dégonflera... TOUT pareil à une belle BAUDRUCHE !

                        Alors, le peuple en colère lui fera aussi regretter tous ces MENSONGES passés à celui-là !
                        Il est comme ça, le populo, un peu teigne !... souvent il dort, mais GARE au réveil.
                        Oh ! oui ! on lui en dessinera des moustaches à notre petit président et de plus belles encore... celles d’un BIG SARKER, oui !
                        Et la CARLA, croquée en courtisane, en catin républicaine... fin prête à la tonte !


                        • sisyphe sisyphe 18 août 2009 17:44

                          Le projet de réforme de l’assurance-santé, cher à la Maison-Blanche, provoque une avalanche de critiques. Trop vives pour être honnêtes.

                          De notre correspondant

                          Ils montent à la tribune la peur au ventre, flanqués de gardes du corps nerveux : les élus du Congrès américain, qui espéraient profiter calmement des ­vacances parlementaires du mois d’août pour promouvoir dans leurs circonscriptions le plan de réforme de l’assurance-santé de Barack Obama, essuient des huées et des insultes. Mais aussi, de plus en plus souvent, des menaces de mort de la part de citoyens qui se disent en guerre contre la « dérive communiste » et le "viol du contribuable". Par endroits, on a vu émerger, au-dessus de la foule, pendue à une ­potence de carton, l’effigie du « politicien traître ».

                          La violence et l’organisation parfaite de ces débordements font douter de la spontanéité du mouvement. Afin de perturber les réunions, les protestataires ­ultraconservateurs ont parfois reçu le renfort d’agitateurs rétribués par des ­associations militantes au financement opaque, comme FreedomWorks. Et le Parti républicain, minoritaire au Congrès, ainsi que les puissants lobbys des ­assurances et de l’industrie pharmaceutique tardent à désavouer ces "soulèvements populaires" qui ­servent leur cause.

                          Relayées par les télévisions et par Internet, ces scènes de chaos attisent la polémique autour du projet d’assurance publique, cher à la Maison-Blanche. De nombreux électeurs s’inquiètent du prétendu virage à gauche de ­Barack Obama, que certains sondages créditent d’un taux de popularité réduit à quelque 50%. "L’absence d’un mouvement populaire en faveur de la réforme et la passivité de ses promoteurs donnent des ailes à l’opposition", regrette Marshall Ganz, politologue à la Kennedy School de Harvard.

                          Huit Américains sur dix disposent de leur propre assurance-santé, et sont peu sensibles au drame des 46 millions de leurs concitoyens contraints, faute de couverture, d’aller se faire soigner dans les services d’urgence des hôpitaux. Quant aux élus, ils détestent la controverse. Brad Miller, représentant démocrate de Caroline du Nord, a reçu des menaces sur le répondeur de sa permanence, et annoncé qu’il annulait sa campagne locale pour une « Sécu » américaine...


                          • P. PICARD 18 août 2009 21:34

                            Dans beaucoup de town hall meeting, ce sont des milliers de personnes qui viennent manifester leur colère. Vous pensez que c’est fabriqué ? Alors regardez ce qui s’y passe, en cherchant « town hall meeting » sur youtube, dans certaines d’entre elles on voit des gens qui se sentent tout simplement menacé de mort par cette loi.

                            L’opposition des compagnies pharmaceutiques à la loi d’Obama est une fable :

                            Les accords secrets d’Obama avec les « Big Pharma » et les HMO 
                            http://www.solidariteetprogres.org/article5704.html


                          • sisyphe sisyphe 18 août 2009 17:49
                            Etats-Unis : un système de santé qui n’assure pas


                             

                            Malgré les vacances parlementaires, le débat va bon train sur la réforme santé d’Obama, dans les éditoriaux comme dans les assemblées municipales. L’Expansion.com fait l’état des lieux d’un modèle qui ne fonctionne pas.

                            Les Américains dépensent beaucoup d’argent sur la santé : plus de 2 mille milliards de dollars par an, soit 7400 dollars par personne, ou 16% du PIB. De l’argent apparemment mal employé, puisque les Etats-Unis ne figurent qu’en 37ème place du classement OMS des systèmes de santé.

                            Des programmes publics à la fois insuffisants et sous-exploités

                            Dans son blog, Paul Krugman rappelle souvent à tous les libéraux qui craignent une implication gouvernementale, que l’Etat est présent depuis longtemps dans le système, et que c’est d’ailleurs « grâce à cela qu’il fonctionne à peu près. » De fait, les programmes publics se chargent déjà de 46% des dépenses médicales, selon les analystes de la Kaiser Family Fondation. Pour commencer, le « Medicare », établi en 1965, assure les invalides et les plus de 65 ans qui n’ont pas d’assurance privée. Avant sa mise en place, 40% des personnes âgées n’avaient aucune protection. Il y a ensuite le « Medicaid », qui concerne plus de 40 millions d’Américains à bas revenus. Cependant, de nombreux Américains, comme ceux qui n’ont pas d’enfants, ne sont pas éligibles. Et la moitié de ceux qui seraient éligibles ne s’inscrivent pas, par manque d’information ou par crainte du stigmate.

                            Les assurances par les employeurs en déclin

                            60% des personnes en âge de travailler sont assurés par leur employeur. Au niveau individuel, une police d’assurance coûte environ 4700 dollars par personne par an, et entre 13 000 et 17 000 dollars pour une famille de quatre personnes. Depuis 25 ans, les primes ont augmenté plus que les revenus et que l’inflation. « Cette formule marche assez bien, en grande partie parce qu’elle est réglementée par le gouvernement », explique Paul Krugman. Le client paie entre 15 et 25% de l’assurance de sa poche et l’entreprise paie le reste. Mais les petites et moyennes entreprises ne peuvent pas toujours se le permettre. La part d’entre elles qui offrent une police est ainsi passée de 67 à 38% entre 1995 et 2008 selon le National Small Business Association. Même dans les entreprises qui proposent une couverture, certains employés n’y ont pas accès, comme les travailleurs à mi-temps ou en période d’essai. 

                            Les contrats individuels rétroactivement annulables

                            Entre 5 et 6% des personnes en âge de travailler achètent leur assurance sur le marché privé. Il s’agit du système le plus défectueux.L’option privée coûte souvent moins cher que la police proposée en entreprise, environ 2600 dollars par an, mais elle est entièrement à la charge du client et est bien moins généreuse dans les remboursements de soins. En plus, la prime peut s’envoler si le client présente un historique médical. D’ailleurs, les assureurs ont le droit de le refuser.

                            « Une fois que les compagnies d’assurance acceptent un client, elles font tout pour éviter de payer ses soins », s’indigne Paul Krugman. Gare à ceux qui ne lisent pas attentivement les conditions écrites en tout petit caractères à la fin du contrat...L’électricien Rick Reckoway en a fait l’amère expérience : quand son fils de 12 ans a commencé à souffrir de problèmes cardiaques et respiratoires, il s’est cru protégé par son assurance. Sauf que les remboursements étaient plafonnés à 100 000 dollars. Il croule désormais sous 700 000 dollars de dettes.

                            Pire, l’assurance se réserve le droit d’annuler rétroactivement le contrat. Il suffit qu’elle prouve que le patient avait omis, lors de l’inscription, un détail sur son passé médical. Une compagnie d’assurance a par exemple réussi à échapper au remboursement d’un traitement anti-cancer d’une cliente, en prouvant qu’elle n’avait pas mentionné l’acné de sa jeunesse dans son formulaire. Un formulaire à la limite du compréhensible. « Avez-vous déjà eu une attaque ischémique transciente ? », est par exemple la 14ème question du dossier de la compagnie Assurant. Même son PDG a dû reconnaître qu’il n’avait pas la moindre idée de ce que c’était lors d’une audience devant le Congrès en juin dernier ...(Voir la vidéo ici)

                            Les assureurs ripostent que seulement 0,5% des contrats sont annulés chaque année. Un chiffre trompeur, calcule le blog Taunter : la compagnie ne se donne la peine de chercher à annuler un contrat que si l’assuré nécessite un remboursement important. Or seulement 1% de la population a des coûts médicaux supérieurs à 35 000 dollars. Si l’on rapporte les annulations à la part de la population véritablement susceptible de se faire retirer son contrat, le risque de perdre sa couverture s’élève à 50%.

                            46 millions de non assurés

                            Près de 46 millions d’Américains, dont 8 millions d’enfants, seraient dépourvus de couverture médicale. Les raisons sont multiples : ils ne peuvent pas se la payer, ou ils ne sont pas éligibles à l’assurance publique, ou encore ils choisissent tout simplement de ne pas prendre d’assurance. Première conséquence : le surendettement . Plus de 77 millions d’Américains de plus de 19 ans auraient des difficultés pour payer leurs factures médicales.

                            Certes, toute personne, même sans assurance, peut se faire soigner aux urgences. Mais on lui présentera la facture après. D’où l’hésitation de nombreux non-assurés avant d’aller à l’hôpital. Une hésitation qui peut s’avérer fatale, puisqu’une intervention tardive aux urgences ne peut remplacer les consultations régulières permettant d’identifier une maladie avant qu’elle ne s’aggrave. Selon l’institut de recherche Urban, le manque d’assurance est à l’origine de 27 000 décès évitables par an aux Etats-Unis


                            • Mohammed MADJOUR Mohammed 18 août 2009 19:10

                              Qu’ont-elles donc à râler ces grosses « démocraties » juste à la fin des cirques électoraux : Faudrait-il peut-êre réformer cette grosse supercherie du scrutin faussement universel qui fait pousser les méchantes moustaches aux élus devenus coriaces alors qu’initialement ils se présentent et se représentent toujours comme de gentils candides candidats à la candidature !

                              Ici et là, les présidents sont élus avec un surplus de voix, l’harmonie est donc au rendez-vous ! Qui a failli dans sa mission, le peuple qui « a mal choisi librement » ou le président irresponsable libéré par son investiture et fait ce qu’il veut ? Drôle de machin, cette machine bien huilée nommée jalousement : « Démocraie » qu’on exporte par la propagande et par les missiles pour aligner les indigènes réticents !

                              Pour l’individu quelque soit son rang social ou pour les peuples du Monde quelque soit leur niveau de développement, la DEMOCRATIE doit signifier l’obéissance aux lois et non aux hommes ! C’est seulement à parir de cet ETAT D’ESPRIT que l’humanié pourra réellement se réformer et remonter la pente du déclin !

                              Le pouvoir politique est devenu une chose absurde, il a failli à ses responsabilités ! Il est temps de promulguer une DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME, un texe clair qui doit légiférer la fonction politique ou pour parler clairement un ensemble de recommandations qui doit baliser la simple gestion des affaires publiques dans le respect total des lois ! C’est la seule façon de guerir les politiques de la maladie de l’orgueil et de leur penchant naturel à la folie des grandeurs !

                              Parce qu’en attendant et en l’absence totale d’idées et d’initiatives, OBAMA changera les USA comme SARKOZY a déjà changé la France ! On réforme les acquis fondamentaux à la mode de la Péréstroïka !

                              Mohammed.

                               

                               


                              • ZEN ZEN 19 août 2009 08:50

                                Un billet de Dedefensa, qui lit toujours de près la presse américaine


                                  • sisyphe sisyphe 19 août 2009 10:25
                                    Climat tendu
                                    Cette nouvelle affaire survient dans un climat déjà particulièrement tendu entre partisans et opposants à la réforme du système de santé proposée par Barack Obama. Pour promouvoir celles-ci, le président américain a organisé une série de meetings qui sont régulièrement perturbés par des manifestants conservateurs.
                                    Ainsi, le 11 août dernier, la chaîne NBC avait filmé un autre homme armé qui menaçait, à demi-mots, Barack Obama lors d’une de ces réunions à Portsmouth, dans le New Hampshire.
                                    Dans la foule des manifestants qui attendaient le président américain, le reporter de NBC avait repéré un homme portant ostensiblement un révolver et brandissant une pancarte proclamant : « It is time to water the tree of liberty »,« Il est temps d’arroser l’arbre des libertés » en français. Ce slogan est une référence explicite à une citation d’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Thomas Jefferson, justifiant le recours à la violence pour les citoyens : "Que signifie la perte de quelques vies sur un siècle ou deux ? L’arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps avec le sang des patriotes et des tyrans".
                                    La vidéo a évidemment fait scandale. L’homme s’est depuis justifié dans une interview accordé à MSNBC (voir la vidéo ci-dessous) en affirmant qu’il n’appelait pas à la violence mais qu’il souhaitait juste défendre son droit constitutionnel à porter une arme.

                                    La video


                                    • bobbygre bobbygre 19 août 2009 19:07

                                      Bof ; Au contraire, je trouve que les disparités sont flagrantes entre les deux « plans de relance massif ». Bon, vous parlez de la mise en place certes mais j’ai rien trouvé sur le wiki.

                                      Outre le fait que le new deal était tourné pour relancer la consommation directement tandis qu’Obama injecte de l’argent dans les banques en esperant benoitement relancer la consommation par le crédit, une des différences qui m’a le plus épaté est le fait que le New Deal malgré ses investissements massifs s’est fait sans acroissement de la dette !!

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