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Accueil du site > Actualités > Médias > OGM : le débat, c’est quand vous voulez !

OGM : le débat, c’est quand vous voulez !

« Il manque le grand débat sur les OGM », telle était la conclusion d’un reportage sur les faucheurs d’OGM sur France 3. Bonne remarque, cher journaliste. Mais à qui la faute s’il n’y a pas de débat ?

Lafontaine disait "Aides-toi, le ciel t’aidera". Alors quand un journaliste de France Télévisions conclu un reportage en se plaignant de l’absence d’un débat contradictoire sur les OGM alors que son groupe pourrait très bien organiser ce type de débat, ayant l’expérience des "C dans l’air" et autres "Mots croisés", cela semble un peu paradoxal, même si les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés.

Il n’empêche que... j’ai du mal à avoir une position sur ce sujet, faute de connaissance. Mais, les premiers fauchages arrivant, je suis assez d’accord avec le sujet du reportage en question : les plus pénalisés dans la fauche, ce ne sont pas les grands groupes producteurs d’OGM, ce sont souvent les cultivateurs et chercheurs qui, contraints à la culture OGM par des moyens réduits, voient leurs travaux anéantis par le fauchage. En plus, je ne sais si le fauchage qui a lieu à l’approche de la pollinisation du maïs est vraiment le meilleur moyen d’empêcher la propagation des OGM... Toujours est-il qu’après le groupe des faucheurs, se crée un groupe de cultivateurs qui revendique le "Laissez nos OGM en paix". Qui a raison, qui a tort, entre les anti et les pro, pour être très honnête, je n’en sais rien du tout. Je comprends la crainte des anti de voir une prolifération non contrôlée d’OGM que seul les cultivateurs disposant de brevets pourraient exploiter. Mais je ne suis pas insensible non plus à l’argument de la recherche médicale invoquée par les pro-OGM.

Alors, j’attends. J’attends qu’un journaliste assume enfin la question et monte enfin le grand débat entre anti et pro, si possible en prime time (les émissions citées en intro passant ou trop tôt, ou trop tard pour le citoyen lambda). Un débat de chercheurs et de politiques (mais pas trop si possible, tant les revendications politiciennes ne clarifient pas du tout le débat) où l’on saurait enfin ce que l’on peut raisonnablement attendre et craindre des OGM. Après tout, les journalistes l’espèrent aussi apparemment... Alors, qu’attendent-ils ? La guerre civile cultivateurs contre faucheurs ?


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59 réactions à cet article    


  • Elvetas (---.---.62.145) 2 août 2006 12:43

    De toute façon, débat ou pas, le bon peuple n’est pas apte, et ne le sera jamais, à trancher. Qui donc pourrait, choisir entre les mensonges des opposants et les boniments des partisans, entre la sournoiserie des écolos et les tatuferies des industriels de la chimie ?

    Du moment qu’il se ramène à une querelle opposant les sectaires médiévaux de l’écologisme aux fanatiques du progrès scientifique, un tel débat ne gagne à rien à descendre sur la place publique et la place publique n’a rien à gagner à ce débat.

    Les gens du bon peuple ne peuvent, en effet, que devenir les bigots de l’une ou de l’autre cause, ce qui n’équivaut ni à être mieux informé ni plus intelligent.

    Personnellement, je me méfie des OGM, je tente de les éviter tout en sachant qu’il y a des années que j’en avale à l’insu de mon plein gré et je ne vais pas buter le pdg de Monsanto pour ça...


    • Mizo (---.---.23.118) 2 août 2006 12:57

      « De toute façon, débat ou pas, le bon peuple n’est pas apte, et ne le sera jamais, à trancher... »

      Pourquoi ? Qu’on commence par ne pas lui mentir, que la recherche publique soit placée sous un réel contrôle citoyen au lieu de passer des contrats avec les multinationales.

      Et qu’on cesse d’intoxiquer les gens avec cette propagande scientiste à la noix bourrée de résultars faux, quand ce n’est pas falsifiés.

      Voir mes deux commentaires de 12h43 et 12h44, et les liens :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9933

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11189


    • Fabienne Piniarski (---.---.0.160) 2 août 2006 23:49

      Elvetas,

      Ton commentaire est vraiment très intéressant : mais je ne suis pas d’accord avec toi sur le fond, car en effet, c’est là tout le problème du moment au sujet des ogm ; c’est de vulgariser le principe ogm afin que tout un chacun puisse se faire une opinion.

      J’étudie le problème depuis environ dix ans par moi-même et je pense qu’il y a deux sortes d’ogm : ceux dont les caractères acquis pourraient être acquis dans la nature, et ceux dont les caractères acquis par le procédé ogm, ne pourraient pas être acquis dans la nature.

      J’ai confiance dans les premiers et je n’ai aucune confiance dans les seconds.

      Par exemple donner un caractère d’un poisson à une plante est pour moi un sacrilège comme pour le caractère de luminescence que l’on va transférer d’un poisson vers une plante.

      Mais donner un caractère de plante à plante est pour moi du domaine du possible.

      Je pense que nous avons tout intérêt à nous méfier de croisements contre-nature, comme l’a montré l’épisode tragique de « la maladie de la vache folle » où l’on a voulu faire manger de la viande à des ruminants.


    • Mizo (---.---.23.118) 2 août 2006 12:44

      « Un débat de chercheurs et de politiques »

      RIEN A FOUTRE D’UN DEBAT DE CHERCHEURS ET DE POLITIQUES ! C’EST AVEC CE GENRE DE « DEBATS » QU’ON NOUS MENT EN PERMANENCE.

      Les « débats de chercheurs et de politiques » sont ceux qui ont permis la dissémination des OGM dans la nature. Les politiques, comme les chercheurs, roulent très majoritairement pour les multinationales. C’est le cas des « socialistes », notamment, qui en 2001 ont fait condamner José Bové à des peines de prison.

      Voir plutôt :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11189


      • Mizo (---.---.23.118) 2 août 2006 12:48

        Tiré de : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11189

        José Bové avait déjà été condamné en février 1998 pour la destruction d’un stock de semences transgéniques (8 mois de prison avec sursis). Le 13 septembre 2000, il était condamné à trois mois de prison fermes dans l’affaire du McDonald’s de Millau, peine confirmée en appel le 22 mars 2001. Il a été condamné en 2001 à des peines de prison en première instance (15 mars) et en appel (20 décembre), à la suite de plaintes déposées par le CIRAD établissement public à caractère industriel et commercial), deux de ses membres (des thésards) et le procureur de la République. Les faits étaient survenus en 1999 alors que Claude Allègre était ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (il a dû quitter cette fonction en mars 2000).

        La même année 2001 de cette condamnation déclenchée par la plainte d’un organisme public, le ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg faisait diffuser une brochure intitulée : « OGM - Enjeux des recherches » très favorable aux OGM et portant à la fin les sigles du ministère de la Recherche, du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Le 26 août 2001, dans un communiqué au titre fort parlant : « Réaction aux destructions de parcelles OGM », Roger-Gérard Schwartzenberg déclarera notamment : « Le discours des militants anti-OGM est partiel et fragmentaire quand il fait silence sur les perspectives ouvertes par les cultures transgéniques... On ne peut comprendre le refus de savoir, le refus de l’acquisition des connaissances. Cette attitude anti-rationaliste doit être déplorée... ».

        Son prédécesseur Claude Allègre, qui avait été directement concerné par les faits et les plaintes institutionnelles, aura le mérite d’être un peu plus franc lorsque le 15 janvier 2004, dans un article paru dans l’Express intitulé « A quoi sert José Bové ? », il présentera ce dernier comme une sorte d’agent objectif des multinationales américaines face à leurs concurrentes européennes et écrira littéralement : « L’extrémisme de Bové est la meilleure garantie du statu quo. Quant aux OGM, qui sont les gagnants face à lui ? Les multinationales américaines, évidemment. Découragés, les semenciers européens abandonnent les uns après les autres. Aventis, Novartis, maintenant sans doute Bayer. Il reste Limagrain pour le maïs, mais pendant combien de temps encore ? La route est désormais libre devant Monsanto et DuPont de Nemours, les deux semenciers géants américains... en attendant les chinois. Bravo, monsieur Bové, beau travail ! ». Et l’ancien ministre « dégraisseur de mammouths » terminera son article par la question : « Les citoyens aimeraient savoir qui finance M. Bové ». Le grand avantage de la prose de Claude Allègre, c’est qu’en posant brutalement la question de la concurrence entre les multinationales européennes et américaines, il exprime avec une certaine sincérité la contenu réel du fil directeur de la politique de tous les gouvernements français depuis 1995, voire bien avant. La « nécessité alimentaire » a bon dos...


      • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 13:35

        « Si les anti-OGM préfèrent la solution terroriste au détriment d’un débat médiatique... »

        Dans l’actuel système, TOUS les débats médiatiques sont truqués. Ce n’est pas en vain que ce sont les riches et les plus influents qui contrôlent les médias.

        Et au fond, quel débat ? Tout le monde peut comprendre ;

        - que l’accélération artificielle et systématique de mutations est étrangère à l’évolution telle qu’on peut la connaître au sein d’un écosystème ;

        - qu’il est MATERIELLEMENT IMPOSSIBLE de contrôler entièrement la propagation d’une espèce végétale, une fois créée, et même en laboratoire ;

        - que, de ce fait, le technologie des OGM comporte à terme une DESTRUCTION IRREVERSIBLE DE LA NATURE, le seul débat pouvant porter sur l’échelle de temps suivant les « précautions » prises.

        Le reste, c’est la cupidité financière des industriels et le carriérisme sans borne des scientifiques.


      • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 14:06

        « Alors, pourquoi les débats seraient pipés avec un invité de l’ampleur de Bové ? »

        Parce que les médias ont des présentateurs, des éditorialistes, des montagnes de programmes et d’articles qu’ils peuvent déverser en parallèle... Parce que pour un Bové, il y aura je ne sais combien de « sommités » académiques et de politiques. Parce que Bové subira des campagnes médiatiques de discrédit, comme ce fut le cas avant son procès en appel (jusqu’à l’accuser d’antisémitisme, Taguieff - un chercheur du CNRS - aidant), etc...

        Mais la première urgence, c’est de rendre publique la totalité du dossier technique, jusqu’aux « précautions » en laboratoire. Les citoyens ne sont pas des imbéciles, surtout qu’on vu Tchernobyl ou l’amiante de Jussieu...

        Ou y aurai-t-il verrouillage par le « secret industriel » ???


      • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 14:30

        « Il me semble que José Bové et d’autres n’ont jamais rencontré la moindre difficulté pour dire ce qu’ils voulaient sur des plateaux télés... »

        La question n’est pas de savoir si Bové pourra s’exprimer (il le fait, de toute façon) mais celles :

        - de la COUVERTURE GLOBALE que les médias feront du débat ;

        - des INFORMATIONS qui seront mises à la disposition du grand public.

        C’est pourquoi la première exigence doit être celle de la TRANSPARENCE et de la LEVEE DE TOUT SECRET INDUSTRIEL.


      • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 14:45

        « Le grand avantage de la prose de Claude Allègre, c’est qu’en posant brutalement la question de la concurrence entre les multinationales européennes et américaines, il exprime avec une certaine sincérité la contenu réel du fil directeur de la politique de tous les gouvernements français depuis 1995... »

        Plus la LOI SUR L’INNOVATION d’Allègre et DSK qui a ouvert la porte grande ouverte entre les hiérarchies scientifiques et le secteur privé...

        Voir :

        http://www.recherche.gouv.fr/technologie/mesur/loi/inovloi.htm

        http://www.senat.fr/dossierleg/pjl98-152.html

        http://www.assemblee-nationale.fr/documents/index-promulgations-1999.asp#P91_18691


      • Jaimz (---.---.101.8) 2 août 2006 15:28

        Pour info la désobéïssance civile est un acte citoyen défendu par la constitution française. Evidemment si l’acte porte préjudice il y a sanction pénale, sinon il convient au gouvernement de remarquer de tels actes et de modifier ses lois pour en tenir compte...


      • flop (---.---.55.106) 3 août 2006 08:48

        il y a quelques années de cela, mr Allègre, nous expliquait que l’amiante ne constituait aucun danger. Dans ce temps là, elle était déjà interdite dans quelques pays.

        Ce n’est pas le seul mensonge public éhonté de cette personne, mais cela donne l’envergure du personnage : imaginez Mr Fabius venir aujourd’hui nous expliquer que le virus HIV ne se transmet pas par intra-veineuse. Lui accorderiez vous du crédit ? Et bien dans le même ordre d’idées, M’ Allègre est super cool


      • Hayek 2 août 2006 13:01

        Principe de précaution ? Le principe de la peur tu veux dire. On a juste prouvé que leur utilisation permettait de réduire l’utilisation de pesticides en rendant les plants plus résistants, on a juste prouvé qu’ils permettaient de nourrir plus de monde. Va expliquer cela à l’africain qui meurt de faim. On a prouvé qu’ils permettaient de consommer moins d’eau.

        Mais à part ça interdisons les, restons dans notre archaïsme franchouillad


        • Mizo (---.---.167.231) 2 août 2006 13:06

          Il fait beau, au Luxembourg ? C’est pour quand le procès de Denis Robert ?


        • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 14:26

          Comment peut-on exploiter de manière si scandaleuse les famines en Afrique, alors que l’Europe détruit des excédents de nourriture ? Le problème de l’Afrique, c’est le NEOCOLONIALISME et les GUERRES FOMENTEES PAR LES MULTINATIONALES.


        • Piwil (---.---.113.159) 2 août 2006 14:30

          Ce n’est pas de l’archaïsme franchouillard que d’être prudent ! Tout d’abord les études sanitaires ont besoin de temps pour avoir des résultats probants. Ensuite il y a plusieurs types d’OGM : des types de maïs ont été créés, non pas pour résister davantage aux insectes, mais pour accroitre leur résistance aux pesticides ! Car actuellement l’agriculteur ne peut utiliser certains pesticides très efficaces parce qu’ils abiment la plante. Si c’est pour avoir des OGM qui permettent d’être encore plus traités, non merci !

          Ensuite le gros problème est que ces semences OGM sont produites par de grandes multinationales, et donc les petits producteurs de semences vont perdre de l’argent. De plus le cultivateur va être obligé de racheter des semences tous les ans, il lui sera impossible de les faire lui-même. Par conséquent les OGM peuvent avoir un avantage certain pour la productivité, mais le gagnant ne sera pas forcément l’agriculteur, ni même le consommateur.


        • jako (---.---.21.70) 2 août 2006 15:00

          mais pourquoi la quantité de pesticides vendus augmente ? on arrose par précaution ?


        • boboye (---.---.183.71) 2 août 2006 19:05

          je ne saurais trop conseiller au gars au drapeau européen de se documenter, ça lui éviterait de répéter des contre vérités que plus personne ne gobe. amicalement


        • LN (---.---.116.181) 3 août 2006 09:05

          On a prouvé quoi ? Comment ça ? On a prouvé tous le contraire. La plus grande partie des céréales OGM cultivées sont des plantes résistantes au Round Up de Monsanto. Le transgéniculteur peut donc répandre du round up sur l’ensemble de son champs, il ne détruira que les mauvaises et pas ses plants OGM. Une plante qui n’aurait pas besoin d’eau !!?? Mais vous révez, la plante contient de l’eau, il faut bien qu’elle la prenne quelque part. Le champs de maïs « résistant à la sécheresse » que nous avons fauché était irrigué fortement, nous marchions dans la boue. De plus tu n’en parles pas mais je tiens à signaler que les faucheurs n’ont rien contre la recherche en milieu confiné sur les OGM ni sur la production de médicaments par des OGM (toujours en milieu confiné évidemment, sinon autant laisser notre armoire à pharmacie à portée de tous !) Pour la faim dans le monde, encore une abérration, il y a déjà largement sur Terre de quoi nourrir tout le monde, nous détruisons sans cesse de la nourriture à cause de la surproduction, est-ce que ces excès nourrissent les mal nourris ?


        • flop (---.---.55.106) 3 août 2006 09:52

          avant, tu pouvais laver tes légumes pour ne pas manger les pesrticides. Maintenant, les pesticides sont dans la plantes : bon appétit !

          Il n’est pas vrai que la culture ogm a besoin de moins d’eau Où as-tu eu cette info ?

          Si « on » voulait vraiment qu’il n’y ai plus de famine, on aurait pas attendu les ogm, qui eux, annéantissent toutes les petites structures de la paysannerie traditionelles de subsistance ( amérique du sud, inde, afrique), épuisent la terre, ruinent la bio-diversité.


        • Jean-Louis Lascoux Prosope 2 août 2006 13:21

          Comme je n’y connais rien, je devrais peut-être me taire ?

          Mais précisément, parce que je n’y connais rien, je partage l’avis de notre jeune chercheur grenoblois, auteur de ces quelques lignes, là-bas, au dessus, l’article...

          La question n’est pas tant de savoir sur quelle planète on vit que de bien être conscients de ce que nous allons refiler à nos enfants... Cette anticipation ne doit pas rester aux seules mains de ceux qui défendent des intérêts mêlés de politique et de finances.

          Regardons ce qui s’est passé avec les pesticides, herbicides et autres écologicides. A l’époque, pas un agriculteur n’aurait pensé faire des choses contre ses propres intérêts et les intérêts des autres, pas plus que les éleveurs de porcs etc...

          Nous parlons de participation partout... S’il y a des personnes qui gambergent un peu pour l’avenir, il est primordial de les écouter et de prendre en considération ce qu’elles ont à dire.


          • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 13:28

            Mais, comme l’a souligné Mizo, toute la question est : un débat DE QUI ?

            Les chercheurs travaillent sous contrat, pour les nationales ou pour des organismes qui font cause commune avec elles. Les politiques sont dans toutes sortes de réseaux d’influence avec les multinationales et la grande finance.

            Voir aussi :

            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11958

            La première condition, pour qu’un débat puisse avoir lieu, c’est la TRANSPARENCE et l’INFORMATION SANS RESERVE des citoyens. Autrement, pour rester devant l’écran de télé à regarder des sommités faire leur circque, on a déjà donné !


          • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 13:58

            « Je pense que les jeunes qui souhaitent s’engager dans la recherche partent vraiment avec le sentiment idéaliste d’améliorer le confort et la culture des gens... »

            Non, hélas ! Il y a trente ou quarante ans, des premiers de normale ou de l’X renonçaient à des emplois très bien payés dans l’industrie pour devenir chercheurs ou universitaires. On pouvait parler de vocation. A présent, ce n’est plus le cas. Les jeunes chercheurs sont des PRECAIRES en quête d’un emploi stable et de plus en plus « corvéables à merci ». Les laboratoires se remplissent de chercheurs séniors provenant des pays de l’Europe orientale et prêts à tout accepter pour avoir un salaire « occidental », etc...

            Quant aux chercheurs « installés », la plupart d’entre eux courent après le fric, les honneurs, les promotions... Et les gouvernements successifs, de « droite » comme de « gauche », leur ont de plus en plus fortement imposé de rechercher les financements privés.

            Dans ces conditions, l’indépendance de la recherche est en passe de disparaître et ce sont les multinationales qui nous parlent par la bouche des « sommites » scientifiques. Lire d’ailleurs « multinationales » à la place de « nationales » dans mon commentaire de 13h28.


          • Globalia (---.---.212.160) 2 août 2006 14:14

            Il faut se faire une raison, l’environnement n’intéresse pas les médias. Il n’y a pas eu de débat sur le nucléaire, il n’y a pas eu de couverture médiatique sur la loi REACH, il n’y aura pas non plus de débat médiatique sur les OGM. Cela serait prendre le risque que les citoyens re réveillent et s’intéresse à la politique comme ils l’ont fait pour la constituion européenne (avec le résultat qu’on connait). Les médias appartiennent pour la plupart à de grands groupes industriels qui je pense ne sont pas prêts à prendre le risque de demander leurs avis aux citoyens et de voir ceux-ci s’exprimer contre les OGM (qui favorisent de grands groupes industriels.)


            • Globalia (---.---.212.160) 2 août 2006 14:48

              Oui vous avez raison, les médias ne s’intéressent pas à l’environnement parce que les gens ne s’y intéressent pas. D’ailleurs, l’inverse est vrai aussi.

              Le fait que José Bové soit invité à une pseudo émission de débat et q’n parle de lui dans les journaux télévisés est dû au fait qu’il soit une personne médiatique. On s’intéresse beaucoup plus à sa personne qu’au sujet des OGM.

              D’ailleurs, il me semble qu’un bon débat ne se ferait pas avec lui mais avec de simples agriculteurs qui exprimeraient leur sentiments sur les OGM (qu’ils soient pour ou contre).


            • jeantho (---.---.49.131) 2 août 2006 14:23

              « ... l’environnement n’intéresse pas les médias »

              Nuance ! Quand il faut défendre les intérêts des multinationales CONTRE l’environnement, ils sont presque tous au rendez-vous !


              • alberto (---.---.92.11) 3 août 2006 11:30

                Qui finance les médias : les défenseurs de l’environnement ou les multinationales ?


              • Guilhem (---.---.91.97) 2 août 2006 14:32

                Info tiré du canard enchaîné du jour : la justice a condamné Greenpeace a supprimer de son sit web français la carte des champs qui cultivent des OGM (Pour atteinte a la vie privée !!) . La justice française est donc en contravention totale avec la directive Européenne qui demande justement la transparence sur les surfaces cultivées et leur localisation.

                Manifestement toutes les directives Européennes ne sont pas transposées dans le droit français, restaurateurs c’est le moment de réclamer votre baisse de la TVA.

                @ Hayek Cela fait 15 ans que l’on nous chante que les OGM vont éradiquer la faim dans le monde, mais les budgets consacrés à la recherche dans le domaine vont à 99,9 % à la création de plantes résistantes aux insectes et aux herbicides associés (tjrs Le Canard).

                Il faut arrêtez de raconter n’importe quoi le bizness plan de ces firmes a été monté avant même la création des premiers OGM, le but : breveter le vivant (ben oui sont chiants ces agriculteurs qui replantent leur propres semences ils achètent rien a personne).

                Source :


                • Emile Red (---.---.230.17) 2 août 2006 14:44

                  La moindre des choses si les politiques étaient honnêtes serait de mettre le débat en première ligne.

                  Or, ils font tout pour l’éluder, seraient ils si désonvoltes ou si intéressés ?

                  Une chose certaine, aucun moratoire n’est prévu, pourtant les témoignages des paysans Indiens sur les méfaits des semences stérilisées, ainsi que ceux des viticulteurs US qui ont décidé le boycot total des plants OGM avec arrachages des cultures existantes y seraient bienvenus.

                  Il est important de comprendre que les OGM ont certainement des qualités, mais pour l’instant, nulle part, la recherche à fin médicale n’a abouti, a contrario les OGM alimentaires sont disponibles sur les 3/4 des marchés de la planète prouvant que les recherches sont principalement axées vers la rentabilité à court terme au détriment du fondamental.

                  Il est à craindre aujourd’hui, que quelques semenciers (Monsento, Pioneer,...) monopolisent la totalité des productions, ce vers quoi se dirige, actuellement, le sous-continent Indien.

                  La plupart du temps le principe de précaution fait loi, comment ce fait-il que les OGM en soient exclus ?

                  Le passé nous à prouvé que trop de légereté dans le domaine agricole peut faire d’immenses dégats, et laisse les portes ouvertes à n’importe quelle dérive dangereuse, il est inutile de rappeler le veau aux hormones (que les USA veulent toujours nous imposer), l’encéphalopathie spongiforme bovine (dont les dommages n’ont toujours pu être évalués) et autre tremblante du mouton.

                  Le plus génant, dans l’ensemencement en plein champs, est la totale impossibilité à déterminer la portée de diffusion des pollens, pourtant le pragmatisme bureaucratique de nos dirigeants leur permet de définir des distances, des longueurs, des écarts comme si les vents, les insectes étaient régis par nos lois humaines, sommes nous dénués de bon sens pour y voir la bétise ou le calcul ?

                  Le fait qu’on ne puisse jamais savoir en temps réel quelle surface est semée d’OGM, de ne pas connaitre leur part du chiffre d’affaire chez les semenciers, le flou artistique et la totale méconnaissance des résultats de toute expérimentation, et le maintien du secret le plus profond autour de la filière ne peut qu’éveillait la suspicion.

                  Et le manque d’argumentaires convaincants defendus par ces apprentis sorciers, ne peut que conforter la méfiance réclamée par la majeure partie de la population.


                  • Phil Philippe Gammaire 4 août 2006 15:46

                    "La moindre des choses si les politiques étaient honnêtes serait de mettre le débat en première ligne. Or, ils font tout pour l’éluder, seraient ils si désonvoltes ou si intéressés ?"

                    Pas de désinvolture, non. Tu pointes le doigt exactement là où ça fait mal : la classe politique française est infoutue de se prononcer clairement et franchement sur les OGM, tant elle est coincée entre les lobbys d’un côté et les électeurs de l’autre auxquels elle veut « plaire » (surtout via Paris-Match) et si possible au plus grand nombre. Résultat, on ne décide rien, on n’en parle surtout pas. Et si un candidat fait une promesse pré-électorale... il s’en lave les mains dès qu’il arrive au pouvoir.

                    C’est particulièrement inquiétant pour la démocratie dans laquelle nous vivons (et plus généralement dans la société occidentale). A force de mettre le couvercle sur les grands problèmes de notre époque et de confisquer le pouvoir, les politiques prennent le risque que ça leur pête à la figure, façon émeutes de banlieues.


                  • L’homme quelconque (---.---.109.27) 2 août 2006 15:00

                    « ...un débat médiatique où José Bové pourrait par exemple débattre avec Schwartzenberg... »

                    Pour être sûr de notre affaire, on les branche sur deux détecteurs de mensonge ? Sinon comment il saura le citoyen lambda - moi - lequel des deux il faut croire ?

                    Moi, qui n’ai absolument aucun préjugé sur le sujet, qui n’ai aucun savoir scientifique, je fais comment pour trancher entre les deux canonistes que vous nous proposez ?

                    Je vous dis que vos débats ne servent à rien, sinon à créer davantage de confusion et à bourrer un peu plus le crâne de gens qui ont déjà la tête pleine. Et le dos aussi, du pour ; du contre ; du ni pour ni contre, bien au contraire et du p’têt’ ben qu’oui, p’têt’ ben qu’non.

                    Vos débats, en fait, c’est de la merde en plaque. Pour peu que ce Schwartzenberg soit renfrogné, qu’il ait une sale gueule, un débit de parole déplaisant ou un timbre de voix antipathique, et, les téléspectateurs étant ce qu’ils sont, Bové l’emporte haut la main sur toute la ligne. C’est ça que vous voulez ?

                    Désolé, les amis, de casser votre beau consensus, mais je vous vois bien en peine de démontrer que je me trompe.


                    • L’homme quelconque (---.---.109.27) 2 août 2006 17:46

                      Je n’ai pas peur d’être noyé sous l’info.

                      Comme je voudrais me faire une opinion, je suis dans l’impossibilité de savoir à qui faire confiance Parce qu’il m’est définitivement impossible de juger de la pertinence des arguments des uns et des autres. Ce qui prouve que dans certains domaines, le citoyen ne peut pas suivre. Et ne le pourra jamais.


                    • candidat007 (---.---.122.128) 2 août 2006 15:58

                      José Bové dévalorise par ses actions violentes le combat écologiste et celui de la désobéissance civile. Mais comme les médias ne vivent que d’événements et de coups d’éclat, Bové se retrouve porteur de ces valeurs. Ce qui est le comble.

                      A mon avis Bové participe à la déliquescence de notre démocratie. De ce point de vue, c’est moins grave que le mariage gay de Mamère, parce qu’il n’est pas un élu comme ce dernier,(élu cumulard en plus), mais c’est de la même eau.

                      La rénovation démocratique et le renouvellement des politiques devraient être si profonds que même les révolutionnaires attitrés doivent être renouvelés. Et une société qui a besoin de renouveler ses révolutionnaires, c’est pas banal.

                      Comme tout le monde devient violent et que braver la loi est considéré comme un acte démocratique, à la limite comme une preuve d’une vitalité citoyenne, nous pouvons dire que nous sommes déjà dans la spirale de la démocratie de la « grande gueule », et bien évidement de la « démocratie sans débat ».

                      On n’est pas sortis de l’auberge. C’était un petit passage de déclinologie appliquée.


                      • L’homme quelconque (---.---.109.27) 2 août 2006 18:06

                        « Il existe malgré tout des médias alternatifs. La prédominence de Bouygues et Dassault n’empêche pas l’émergence du Groland, la nomination de De Carolis n’empêche pas Ruquier et sa bande (Alévêque en tête)d’être impertinents tant qu’ils font de l’audimat... de même que Fox News n’a rien pu faire contre la vague ’South Park’ et ’Simpsons’... je reste persuadé qu’on peut encore changer le monde en utilisant les mêmes outils que ses opposants. »

                        Non, on ne peut pas. Les médias Bouygues-Dassault surfent sur l’indifférence politique des gens, les médias dits alternatifs, prétendent les faire bouger* ce qui relève des travaux d’Hercule. En version chimérique.

                        La masse n’a pas le souffle des engagements à long terme. Et puis, désormais, elle a l’habitude de renouveler rapidement ses « émotions », la zapette l’a accoutumé à changer de chaîne dès que le programme devient, non pas lassant, juste un peu longuet.

                        C’est très dur pour la cote de popularité des hommes politiques et c’est rapé pour le grand soir. Pour ceux qui croyaient à cette épinalière fiction.

                        * - Alévêque amuse, il n’agite pas et, dans la même mouvance, Pocrain le neutralise par son arrogance.


                      • candidat007 (---.---.122.128) 2 août 2006 18:53

                        «  »Besancenot inclus ??? La vache, il a mon âge, et il est déjà périmé...«  »

                        Bien évidemment Besancenot !!

                        Pour ce qui concerne la présidentielle 2007, je ne crois qu’à une refonte institutionnelle. il faut modifier les rapports au pouvoir et la seule manière est une réglementation stricte et radicale de la façon dont on use du mandat électoral. « Un mandat unique renouvelable une seule fois dans la même fonction. ». Et là il y aura peut-être des débats et des responsables individualisés, légitimes et qui s’engageront.

                        Sinon autant continuer à voir et écouter des colloques télévisés de consensus mou (PS-UMP) suivis de cocktails où on invite les petits partis à se goinfrer de petits fours.


                      • Globalia (---.---.212.160) 2 août 2006 16:08

                        « Il existe malgré tout des médias alternatifs. La prédominence de Bouygues et Dassault n’empêche pas l’émergence du Groland, la nomination de De Carolis n’empêche pas Ruquier et sa bande (Alévêque en tête)d’être impertinents tant qu’ils font de l’audimat... »

                        Jusqu’à un certain point, l’émission de Karl Zéro a été supprimée. L’émission de Ruquier est peut-être impertinent mais ça reste souvent très gentil pour que cela gène grand monde


                        • Globalia (---.---.212.160) 3 août 2006 09:51

                          Je n’ai pas dit que Karl Zéro était bon mais les gens regardaient son émission avec un peu plus de sérieux que les guignols ou grosland (je ne parle même pas de Ruqiuer où un cerveau débranché est souhaitable). Les gens qui regardent les guignols ou grosland le font principalement pour se marrer, pour passer du bon temps pas par action politique donc ça ne dérange pas. On peut aussi parler de la suppression de l’émission 90 minutes.


                        • mmd (---.---.155.249) 15 août 2006 06:09

                          @llude :

                          Tu ’allude’ mon pauvre Ludovickisevich !


                        • Aurélien (---.---.60.98) 2 août 2006 19:20

                          Bonjour,

                          Pour plus d’informations :

                          Anti-OGM info


                          • Jojo2 (---.---.71.17) 2 août 2006 22:26

                            Les OGM sont un sujet complexe, bien vulgarisé par le New Scientist. J’attends encore une publication française de cette qualité. En France c’est plus viscéral que réfléchi.

                            Bové et consorts sont des rigolos.


                            • (---.---.205.69) 3 août 2006 03:49

                              ET POURQUOI DONC MODIFIER LES ALIMENTS ? POURQUOI TENTER DE LES RENDRE INVULNERABLES AUX INSECTES ? C’EST UNE ABERATION, POUR AU MOINS DEUX RAISONS. UN, LES INSECTES SONT LA POUR QUELQUE CHOSE, NON ? LA NATURE NE FAIT RIEN PAR HASARD, SI LES INSECTES MEURENT QUELS SERONT LES CONSEQUENCES SUR L’ENSEMBLE DE LA NATURE ? DEUX, L’HUMANITE A BIEN REUSSI A VIVRE SANS OGM DEPUIS TOUJOURS ! DE TOUTE FACON NOUS VERRONS BIEN LES DEGATS DANS 20 OU 30 ANS. C’EST COMME IL Y A 30 ANS OU UNE MINORITE DE GENS ANNONCAIT LES DEGATS DU REMEMBREMENT, DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ; PERSONNE N’ECOUTAIT ET AUJOURD’HUI ?

                              MAIS ENFIN, QU’EST CE QU’ON VEUX POUR DEMAIN ? Nous pourrions finir par penser que l’humain est veritablement un parasite, mais vraiment coriace celui la, le pire.

                              Bon j’ai tape en majuscules, c’etait volontaire - la colere - vraiment. Promis, je ne le ferai plus.

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Brady


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