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Paris Match : une presse fidèle à des valeurs républicaines coloniales au service d’un « Pinochet arabe » laïc ?

Aussi énigmatique qu’outrageante la rencontre de Paris Match et du dictateur génocidaire Bachar al Assad marque une fois de plus l’intention formelle du maintien d’un ordre d’autoritarisme mondial à l’effigie mortuaire de propagande médiatique sanglante dont l’intention de ruiner tous les efforts d’aide destinée aux millions de réfugiés syriens, en ce moment de catastrophe humanitaire effroyable, pense se révéler efficace mais ne fera guère le poids face aux valeurs démocrates fructifiées dans les élans de générosité des donateurs français de toutes confessions, de tous horizons. Ce trublion de la presse traditionnelle française en faillite morale évidente nous avait habitués à bien des silences médiatiques sur les alliances et soutiens inconditionnels d’hommes politiques français de renoms à l’Etat génocidaire d’Israël pour les mettre plus en valeur. Devenu le support ô combien sociologique d’analyses de la population française, ce thermomètre des tensions incontrôlées d’audience friande d’adrénaline n’a pas fini de déployer son armada de titres racoleurs qui calmeraient certaines pulsions d’émancipations intellectuelles dans les salles d’attentes de médecins spécialistes et de dentistes.

« En terre arabo islamique, de quoi l’actualité politique est-elle faite ? Une fois cette question posée, est-il possible d’inscrire la quête d’une réponse dans une démarche cohérente ? François Burgat. L’Islamisme en face.

Du niqab de Madonna à Bachar al Assad … il fallait oser !

Photo de Paris Match. Régis le Sommier chez Bachar al Assad.

Régis le Sommier envoyé spécial de Paris Match à Damas prend des gants de velours pour décrire Bachar al Assad d’une manière aimable et séduisante qu’on en oublierait presque que ce « Pinochet arabe », pour reprendre l’expression adéquate de François Burgat politologue français du monde arabe, est un génocidaire. Dans sa courte vidéo « making off [i] », il relate son entretien d’une heure. Son langage frappe une audience avertie : « Tête à tête cordial (…) quelqu’un de chaleureux et d’accueillant, (….) pas du tout un monstre ou quelqu’un de froid. Il voit le monde syrien se dégrader, détérioré (….) on a le sentiment que c’est quelqu’un qui vit un peu assiégé. (…) Sa profession d’origine est médecin, il a gardé une manière de démontrer ses phrases avec un langage gestuelle des mains assez intéressant, c’est pas quelqu’un de militaire, de rigide, il a une façon de penser par interrogations ». Après un suivi de plus de trois ans du conflit syrien on a du mal à encaisser la vision subjective apportée par le travail de Régis le Sommier. Elle est une réalité tronquée, fondée sur des émissions de mots décalés des actions barbares ordonnées par le régime de Bachar al Assad. Elle est fondée également sur une communication gestuelle apprise et répétée pour l’occasion, sur des vues urbaines imposées de coins de quartier non détériorés qui donnent au final, une fois de plus, raison à cette pratique d’ « embedded », (c’est – à – dire de journaliste étranger attaché au chef d’Etat autoritaire qui lui fait cadeau de venir sur son sol), qu’on appellerait communément « luxuary hotel’s investigation » que le correspondant de guerre Philip Gibs utilise dans « The pageant of the years » pour décrire les correspondants de guerre en Iraq qui relataient de leurs hôtels luxueux « une réalité » subjective en vue de faire oublier à l’ audience internationale un drame à huis clos. C’est par conséquent une interview cadrée, dirigée au millimètre près qui ne laisse aucune liberté au journaliste, aucun espace d’investigation objectif possible. Les esquives faites à des questions posées par Régis le Sommier démontrent bien que l’entretien devait être mené par Bachar al Assad lui seul ! L’interviewé devient l’éditeur qui choisit quoi et comment reporter. C’est comme revenir à la glorification stalinienne du culte de la personnalité où seule la parole donnée du tyran compte plus que le poids des images et des vidéos relayées au péril de leur vie par des milliers de militants journalistes syriens. Les photos prises en Syrie tous les jours et les vidéos filmées sont consultables sur les réseaux sociaux par tous les journalistes du monde qui ont un sens de l’éthique.

 De plus un chef d’Etat est un chef politique conscient que l’Etat qu’il gouverne est le cadre de naissance et de développement de ses pouvoirs politiques. Il incombe donc à Bachar al Assad la responsabilité plénipotentiaire des crimes contre l’humanité qu’il a puissamment orchestrés depuis quatre ans sur la population syrienne sans que cela ne gêne les grands chefs de ce monde, pis sans que cela ne change le droit international public par une possible cassure des vétos russe et chinois. L’intervention de l’Otan en Libye donnerait – elle raison à Bachar al Assad ? Utiliser le cas Libyen pour se dédouaner des milliers de bombardements ciblés sur des citoyens non armés, sur des villes entières, des hôpitaux et des écoles en Syrie tout en occultant la complicité précieuse de la communauté internationale qui a laissé faire tout ceci et n’interviendra jamais c’est aller fort en besogne. Quand bien même aujourd’hui les avions de la coalition tournent autour de Raqqa, ils s’effacent un instant pour laisser les avions de l’armée régulière bombarder des maisons de civils non armés, puis reviennent faire leur ronde sans broncher ! Cet extrait de Wladimir Glasman posté dans un statut sur sa page Facebook résume avec connaissance parfaite cette hypocrisie qu’aucun journaliste n’ose relayer dans ses articles : « des centaines d’habitants de Raqqa qu’il avait écrasés sous les bombes de son aviation au cours de la semaine précédente et aux civils des villes révoltées de Syrie auxquels il réserve dans les jours à venir un sort identique. Le coût humain, pour son armée, de cette stratégie, n’a pas semblé l’affecter le moins du monde. Quant à la population syrienne, qui a perdu beaucoup plus – peut-être le double – que les 200 000 victimes recensées par les organisations spécialisées, cela fait longtemps, on le sait, qu’il n’en a rien à faire… »

La menace jihadiste : le cache- misère de l’argumentaire médiatique de Bachar al Assad.

La médiatisation accrue des jihadistes internationaux de Da’ech dans la presse internationale a favorisé la position dominante du régime d’Al Assad. C’est au Venezuela, par l’intermédiaire de la chaîne anti-impérialiste Telesur que l’on apprendra que le Président Barak Obama a décidé une collaboration étroite avec le régime de Bachar al Assad pour exterminer les jihadistes. Par le contraste qu’il met en position de force à travers sa « sérénité » Bachar al Assad dissimule un état faible et une fin proche. Il a voulu confessionnaliser le conflit syrien pour rendre légitime sa barbarie par la menace jihadiste. Comme le rappelle à propos François Burgat « Ce dont je veux me démarquer, c’est l’idée que cela a été d’abord toute la société syrienne, dont les chrétiens et/ou la gauche laïque et républicaine qui s’est rebellée, et puis, progressivement que la révolte s’est rétrécie aux seuls islamistes ». Naomi Ramirez viendra renforcer la pertinence de la réflexion en citant dans son « Analyse de la stratégie et les buts des Frères Musulmans dans la révolution syrienne » Molhem al Droubi l’un des membres proéminents des Frères Musulmans syriens. Ce dernier nous apprend que janvier 2011 marque le début de l’engagement des Frères Musulmans dans ce qui deviendra par la suite la Révolution Syrienne. Ils s’étaient réuni pour étudier le cas des révolutions tunisienne et égyptienne et avaient proposé le plan « Erhal Bashar » (Dégage Bachar) dans une optique pacifique en accord avec les aspirations d’une majorité de la population. François Burgat rappelle également dans son analyse de « La crise syrienne au prisme de la variable religieuse » que : « La laïcité du régime, certes héritée de l’air nassériste et baasiste du temps, avait en réalité longtemps masqué ainsi la crainte des élites alaouites d’apparaître comme illégitimes face à la banalisation, en cours en terre arabe, de l’usage politique du lexique religieux de la majorité sunnite ».  Ainsi l’audience française comprendra que le raccourci étroit emprunté par Bachar al Assad visait à cacher ses premiers desseins semblables à ce que jadis son défunt père avait commencé en 1982 à Hama[ii] : éliminer une opposition non portée réellement par toute la population syrienne cependant bien présente et menaçante par son caractère rebelle capable d’une islamisation par le bas toujours dans l’optique d’une unification du peuple syrien avec toutes ses composantes confessionnelles, et surtout en désaccord avec une intervention étrangère. Enfin dans cette interview Bachar al Assad se détache de toute participation à la fabrication dans le processus du « printemps jihadiste » en pointant du doigt la terre de provenance d’Al Baghdâdi et son incarcération par les étasuniens. Ce que Bachar al Assad oublie de mentionner c’est qu’il avait fomenté un scénario de prise d’armes en provenance d’Iraq en 2011 à la frontière par son service des douanes alors que les syriens manifestaient pacifiquement. Lui, criait au complot et à l’ingérence jihadiste tout en prenant soin de stocker les armes dans ses approvisionnements et de filmer un homme qu’il avait payé pour véhiculer son scénario bien ficelé. Ainsi il laissait courir que les jihadistes étaient aux portes de la Syrie et qu’ils allaient semer le désordre. A ce stade précoce de la révolution syrienne il n’y avait pas du tout de présence jihadiste en Syrie. Ce n’est pas faute que de mettre dans ce contexte médiatique saugrenu ce grand mensonge.

Nous vous avons compris !

Serait-il loin ce temps où déjà la propagande de l’armée coloniale française était relayée par cette presse à scandale ? Nous n’en sommes pas si sûrs. Cette rencontre avec Bachar al Assad se fait le porte – étendard d’un relent nauséabond qui plongera les réfugiés syriens dans un désespoir passager et ramènera sans conteste une large tranche de la population française de « seconde zone » à leur passé historique douloureux de peuples indigènes colonisés. Rappelez-vous « Offensive Espérance » du 16 juin 1946, numéro 375 de Paris Match avec en couverture une photo de François Pagès sur laquelle y était inscrit « La première grande bataille de la pacification de l’Algérie vient d’être livrée et gagnée par les appelés sous les ordres du général Dufour. Les fellagas avaient fait du massif du Guergour un camp retranché. Ils en ont été chassés ». L’armée coloniale française avait jadis communiqué des mensonges sur ces algériens affublés stricto sensu du statut de terroristes pour justifier une opération de « ratissage » et non de « pacification ». Gardez- bien en mémoire le « grand massacre de Hama »[iii] en février 1982 durant lequel le sanguinaire Hafez al Assad avait ordonné dans sa chasse aux sorcières des Frères Musulmans de massacrer en masse les habitants d’une ville qu’il détruisit toute entière en guise d’exemple ! Au-delà de sa mission faussement rédemptrice, cette « exclusivité » accordée à un bafoueur des Droits de l’Homme, fils du même Hafez al Assad, conserve dans « l’écho de cette histoire déjà ancienne mais pourtant si proche qui résonne sans doute aujourd’hui dans les titres de nos gazettes [iv] » toute la barbarie bien contrôlée sous le prisme médiatique d’une presse alignée à un agenda politique internationale cruel.

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« Offensive Espérance » du 16 juin 1946, numéro 375 de Paris Match avec en couverture une photo de François Pagès sur laquelle y était inscrit « La première grande bataille de la pacification de l’Algérie vient d’être livrée et gagnée par les appelés sous les ordres du général Dufour. Les fellagas avaient fait du massif du Guergour un camp retranché. Ils en ont été chassés ».

Relayer une propagande coloniale après avoir subi celle des nazis sous l’occupation allemande pour plus tard offrir à l’audience française la parole d’un dictateur syrien qui maîtrise la P.N.L et l’art du « pseudo event » est une mise en parallèle utile non tirée par les cheveux des injections de mensonges pour comprendre le chemin de raisonnement emprunté par cette presse d’ « infotainement » dans sa fabrique d’informations. Ainsi, Bachar al Assad en l’instant d’une interview philosophie sur sa condition d’homme d’Etat sous dominations étrangères menacé par les jihadistes (qu’il n’avait jamais bombardés, ni même inquiétés), sans réelle gouvernance et par conséquent sans responsabilité dans le génocide de la population syrienne ni dans la destruction des sites archéologiques, de villes entières, et d’animaux même. « Le philosophe fera le bon mensonge, celui qui est juste nécessaire et suffisant, parce qu’il sait seul ce qu’est le mensonge » écrivait Jacques Rancière.

Contre cette mascarade médiatique : le combat des humanitaires.

L’interview exclusive de Paris Match tombe au moment où les aides humanitaires adressées au million de réfugiés syriens sont dorénavant supprimées par les Nations Unies alors que l’hiver rude s’installe. Coïncidence ou participation à l’affaiblissement des réfugiés syriens qu’ils laissent crever de faim et de froid ? Nous pencherons pour la seconde hypothèse. Ces injections de propagande ne servent en rien la Nation française multiculturelle affectée par une crise économique. Elles ne contribuent en rien au désir d’un vivre ensembles. Elles n’ont de but que d’affaiblir les esprits pour innocenter un tyran aux yeux de la population française, pour l’éloigner de la barbarie de Bachar al Assad, pour la couper de la réalité et la plonger dans un silence profond complice. Elles peuvent pareillement avoir un effet inverse destructeur et d’incitation à la haine, d’une recrudescence de l’islamophobie et d’un renforcement des acteurs d’extrême-droite.

De nombreuses associations franco-syriennes et non syriennes s’engagent depuis quatre ans à aider les syriens demeurés soit dans les zones assiégées soit libérées mais aussi les millions de réfugiés syriens qui ont fui les bombardements du régime syrien, les violences physiques et les abus sexuels quotidiens, les incarcérations injustes dans les geôles d’Al Assad où l’enfer attend quiconque a le malheur d’y être mis.

Paris Match nous offre sur un plateau de sang une interview de Bachar al Assad sans nous offrir en contrepartie une interview d’opposant syrien réfugié en France à Paris. Que de manque d’impartialité et d’éthique journalistique d’une presse qui veut toucher aux nuances des « affreuses étoiles » mondiales, même les plus sanguinaires : de son silence sur les complices d’Apartheid en Palestine au soutien médiatique de tyran génocidaire pour en fin de compte brûler son âme, sans le moindre état d’âme devant la pis crise humanitaire mondiale qui sévit actuellement en Syrie et qui ne trouverait d’issue possible qu’avec une mobilisation accrue de donateurs !

Le combat continue !

 

Lilia Marsali

[i] https://www.youtube.com/watch?v=zZSU5wBsS-w#t=215

[ii] https://syrianfacts.wordpress.com/2012/02/02/apres-le-massacre-de-hama-en-1982-un-massacre-semblable-en-2012/

[iii] https://syrianfacts.wordpress.com/2012/01/09/le-grand-massacre-de-hama/

[iv] In L’Islamisme en face, François Burgat.


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34 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 6 décembre 2014 08:58

    Les décérébrés veulent le départ d’Assad pour que ce pays devienne comme la Libye un nid de guêpes djihadistes pour le bon vouloir des américains..ou comme l’Irak d’aujourd’hui qui est le pays avec le plus de morts par jours... ?


    • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 01:30

      Les décérébrés ont soutenu un tyran arabe laïc car ils sont islamophobes et racistes. Vous avez laisser le peuple syrien en majorité musulmans se faire génocider sans broncher car cela vous satisfait de voir des arabes musulmans se faire bombarder à longueur de journées. Arrêtez de chercher des arguments bidons .


    • epicure 12 décembre 2014 21:53

      @Par Lilia Marsali (---.---.---.164) 7 décembre 01:30

      soutenir l’arabe el assad c’est être raciste, mais soutenir les intégristes de l’EI qui massacrent des populations entières, c’est être un gentil anti raciste ? c’est ça ?

      tu oublies que les islamistes en face bombardent, massacrent aussi.

      Donc les gens sont ils islamophobes ou massacrophobes ? ....

      il faut arrêter d’aligner les arguments bidons.

      Tu oublies les kurdes par exemple qui ne sont pas critiqués comme les amis islamistes de l’islamo-gauchiste burgat. Ils ne massacrent personne, ils combattent el assad et les islamistes, mais ils sont pas vilipendés par ceux que tu traites de racistes.


    • njama njama 6 décembre 2014 10:52

      Amusant de voir Lilia Marsali critiquer le manque d’impartialité et d’éthique journalistique d’une presse ... en même temps qu’elle cite dans le début de son article un certain Vladimir Glasman alias Ignace Leverrier dont la plume est hystériquement venimeuse ...

      --------------------
      Syrie : Grandeur et décadence d’un journal au-dessus de tout soupçon

      Les différents conflits sanglants qui ont éclos lors de cet interminable « printemps » arabe ont été accompagnés de propagande et de mensonges éhontés [1]. Comme pour toutes les guerres, bien sûr. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, plus un pays se targue d’être démocratique, plus la propagande est flagrante et les ficelles un peu trop grosses. Il n’y a qu’à se remémorer les « dangereuses » fioles de Colin Powell ou les « chaudes » larmes de la fille de l’ambassadeur koweïtien à Washington.

      Il y a cependant une autre forme de propagande, bien plus pernicieuse, qui prolifère en démocratie et qui s’administre à petites doses sous un enrobage facile à avaler. C’est celle distillée par certains propagandistes « embedded » dans des journaux de renom d’où ils tirent une visibilité, une respectabilité, voire la reconnaissance d’une certaine expertise. Une sorte de « commensalisme » journalistique, pourrait-on dire, pour autant que l’hébergé ne nuit pas à l’hôte.

      Un exemple patent de cette situation est l’hébergement par le grand quotidien Le Monde du blog « Un œil sur la Syrie » d’un certain Ignace Leverrier, présenté comme ancien diplomate français et « spécialiste » de la Syrie [2].
      [.............]
      Pour compléter le portrait, citons René Naba : « Le dispositif politico-médiatique français pour la bataille de Syrie présentait la configuration suivante : trois franco syriens, -drôle de direction constituée par trois binationaux-, Bourhan Ghalioun, premier président de l’opposition offshore, sa porte-parole Basma Kodmani, la sœur de cette dernière, Hala, chargée dans un premier temps de la rubrique Syrie au Journal Libération. Deux français émargeant sur le budget de l’état français, Ignace Leverrier de son vrai nom Wladimir Glasman, ancien diplomate français en poste à Damas dans la décennie 1980, et Jean Pierre Filiu, ancien diplomate recyclé dans l’enseignement, blogueur attitré du journal en ligne Rue 89, membre du groupe du Nouvel observateur. Cinq faux nez de l’administration française.

      En tandem avec Nabil Ennasri, Ignace Leverrier a effectué une tournée de sensibilisation sur la Syrie dans la zone périurbaine de Paris, en décembre 2011. Les deux compères tiennent des blogs propagatoires au sein du journal Le Monde, chargés d’amplifier les thèses de la doxa officielle française, couvrant de gloire et d’éloges les « combattants de la liberté » jusqu’au désastre du cannibalisme djihadiste, de la prédation sexuelle des dignitaires du golfe à l’assaut des pubères syriennes et des déboires de l’opposition offshore pétromonarchique » [9].

      Il n’y a pas que les articles qui attirent l’attention dans le blog de Glasman. La banderole l’ornant présente, elle aussi, un indéniable intérêt. En effet, elle montre un logo très connu par les activistes du monde entier : le poing fermé. Ce poing a été popularisé par les dissidents serbes d’Otpor, puis est devenu le symbole des révolutions colorées. Plus récemment, ce logo a été repris par tous les activistes du « printemps » arabe [10].

      Ce logo a été décoré avec le drapeau de la rébellion syrienne, prouvant par ce fait que le blog n’est autre qu’une tribune de l’opposition anti-Bachar. Et tout cela, sous le toit douillet et réconfortant du fameux journal Le Monde.

      [..........]
      http://www.mondialisation.ca/syrie-grandeur-et-decadence-dun-journal-au-dessus-de-tout-soupcon/5353235


      • leypanou 6 décembre 2014 11:16

        Cela fait pitié de lire un article pareil sur agvx : il y en a qui se croit sur Libé, l’Obs, Rue89, Le Monde, etc, etc ici.

        La perle est ici : " De nombreuses associations franco-syriennes et non syriennes s’engagent depuis quatre ans à aider les syriens demeurés soit dans les zones assiégées soit libérées " ; aidons/forçons l’auteur à vivre dans la Syrie libérée par l’EIIL, ce sera mieux pour tout le monde.


        • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 01:43

           Comme vos arguments sont bas, vous me faites pitié par votre ignorance du conflit. Vous suivez la presse mains stream qui ne se concentre que sur les jihadistes et ensuite vous venez jouer les apprentis critiques. Y a rien dans vos phrases qui montrent une petite lumière d’intelligence. Pareils, apprenez à lire, instruisez-vous sur le monde arabo musulman et arrêtez de jubiler devant votre maître Assad parce qu’il est laïc et tue des musulmans en masse. C’est dingue le nombre d’islamophobe sur ce fil.

          Lepenou : je vous invite à vivre en Syrie sous les bombardements du régime d’Assad dans les villes assiégées, ce sera mieux pour votre monde.

        • epicure 12 décembre 2014 21:57

          cela fait pitié devant tant d’ignorance, de tout réduire à une supposée islamophobie, histoire d’économiser une vrai réflexion.
          Ce n’est pas el assad qui est défendu mais plutôt ton soutient indirect aux islamistes intolérants massacreurs qui est critiqué.

          Les kurdes, les chrétiens ce n’est pas devant el assad qu’ils fuient en masse dans le nord de la syrie.


        • njama njama 6 décembre 2014 12:01

          La révolte de Hama de 1982, une répétition générale du soulèvement syrien de 2011
          Par René Naba
          1 sept 2014

          Paris – Un travail de déconstruction n’implique aucunement la caution d’un régime encore moins son absolution. La clarification historique d’un événement majeur s’impose d’autant plus impérativement qu’elle doit contribuer à la démystification des principaux protagonistes de l’événement et à la falsification des faits historiques.

          La révolte de Hama, en 1982, acte majeur de la stigmatisation du pouvoir baasiste, ne devrait pas échapper à la règle, d’autant plus que le travail de déconstruction ne relève pas d’une tentative de réécriture de l’histoire, mais se fonde sur l’analyse d’un organisme américain nullement suspecté de la moindre sympathie à l’égard du régime du président Hafez Al Assad : La « Defense Intelligence Agency » – DIA.

          La révolte de Hama a constitué rétrospectivement une répétition générale du soulèvement syrien du printemps arabe, en 2011, tant par sa motivation identique, son mode opératoire que ses leviers d’influence, à en juger par le rapport de cette agence américaine, en date du 22 avril 1982 et intitulé « Syrie : La pression des Frères Musulmans s’intensifie » – DDB-2630-34-82- 22 Avril 1982.
          [.........]
          « Le bilan total de l’incident de Hama se trouve probablement autour de 2,000 morts. Ceci inclut une estimation de 300-400 membres de l’appareil secret des Frères Musulmans, peut-être un tiers de la force contenu dans l’appareil secret en Syrie.
          ...
          Pour la vérité historique ci joint le rapport de la DIA en version française dans son intégralité.
          DIA (DefenseIntelligence Agency) Syria : Muslim Brotherhood Pressures Intensifies, May 1982

          http://www.madaniya.info/2014/09/01/revolte-hama-1982-repetition-generale-du-soulevement-syrien-2011/


        • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 02:15

          Vous lirez les article de syrianfacts d’un syrien et non de wikipedia et global security. Vous apprendrez des choses. Pourquoi mentir aux lecteurs alors que vous ne savez rien ?


        • njama njama 6 décembre 2014 11:40

          « ce « Pinochet arabe », pour reprendre l’expression adéquate de François Burgat politologue français du monde arabe, ... »
          ----------
          Les islamophilistes, tontons flingueurs de la bureaucratie française
          René Naba | 10.12.13 | Paris

          Paris – La bataille de Syrie a constitué un tournant majeur dans la guerre médiatique moderne, par son ampleur, sa durée et sa violence, de même que par la démultiplication des outils de communication individuels (blogs, Facebook, twitter). En superposition aux médias traditionnels, cette déclinaison médiatique a entrainé une surexposition de l’information et mis en œuvre de nouveaux intervenants sur la scène médiatique, de nouveaux prescripteurs d’opinion, recyclés via la notoriété du micro blogging en autant d’amplificateurs organiques de la doxa officielle. Les drones tueurs de toute pensée dissidente.

          Des islamophistes faisant office de véritables prédicateurs des temps modernes, rompant avec la traditionnelle retenue des universitaires, à coups d’anathèmes et d’invectives, pour l’intimidation et la criminalisation de leurs contradicteurs. Une évolution amorcée aux Etats-Unis par les néoconservateurs, en 2003, lors de l’invasion américaine de l’Irak et définitivement consacrée par les intellectuels organiques français, lors de la bataille de Syrie, dix ans plus tard.

          La chaine transfrontière qatariote Al Jazira, dans le Monde arabe, s’est particulièrement distinguée dans ce domaine, en raison du rôle aiguillon du Qatar dans les soulèvements arabes et du rôle mobilisateur de ce vecteur dans le conditionnement de l’opinion.
          [...........]

          B – Le discours diffluent des deux « tontons flingueurs » la bureaucratie française : Ignace Leverrier et François Burgat.

          Se voulant les deux gyrophares de la « Révolution syrienne », Ignace Leverrier et François Burgat se révèleront, par leurs abus et leurs bévues, leurs approximations et leurs distorsions, de même que par leurs contorsions intempestives dans le débat public, comme les « tontons flingueurs » de la bureaucratie française. Deux anciens résidents français à Damas, qui ont en commun le fait de n’avoir jamais produit un texte critique sur le pays hôte, durant le séjour du premier comme bibliothécaire dans la décennie 1980, le second, comme directeur de l’IFOP (Institut Français de Damas), dans la décennie 2000. Ils compenseront leur mansuétude ancienne à l’égard de leur ancien pays hôte, en faisant de la Syrie une véritable terre de mission. De ce pays anciennement sous mandat français, leur chasse gardée. Se targuant de leur expertise non pour éclairer l’opinion, mais pour la conditionner, ils se livreront à une véritable police de l’internet pour traquer toute opinion dissidente dans la pure tradition des officiers des affaires indigènes.

          Un tandem affligé d’une pensée diffluente, nullement animé d’un discours performatif créateur de situation, mais d’un discours diffluent en ce que le cheminement de la pensée se fait selon un raisonnement clair incluant affirmation de principes et dénonciations, mais progresse par digression ; Un trouble du cours de la pensée par enchainement selon des associations inusitées ; Une pathologie connue en psychiatrie sous l’expression du « syndrome de la maladie du coq à l’âne ».

          Basique dans leur raisonnement, ils éluderont la complexité du problème par une approche manichéenne, ignorant gravement les enjeux énergétiques de ce conflit transrégional, [.....]

          http://www.renenaba.com/les-islamophilistes-tontons-flingueurs-de-la-bureaucratie-francaise/
          -------------------------
          En fait d’impartialité, la presse française a largement été en faveur de cette coalition off-shore adoubée (illégalement) par le gouvernement français.

          La publication de Paris-Match, , un crime de lèse-majesté ?
          (l’entretien intégral en ligne sur leur site )
          Cette publication d’un Interview avec le président syrien n’est pas une première dans la presse française : l’interwiew complet de Bachar el Assad par Mr Malbrunot
          03 septembre 2013
          Avec SANA – Le Figaro – PCN-SPO / 2013 09 02 /
          http://blogs.mediapart.fr/blog/grand-pan/030913/linterwiew-complet-de-bachar-el-assad-par-mr-malbrunot


          • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 01:51

            Bravo vous n’avez lu qu’une phrase, je vous invite à lire l’article en entier. 

            Quant à Naba, le vieux laïc qui a voulu éloigner la communauté musulmane du soutien au peuple syrien via un site soit disant « musulman » qui fait la gloire des dictateurs arabes qui tuent des musulmans : il a besoin de retraite et d’arrêter d’écrire des sornettes. S’il relisait le livre de Burgat l’Islamisme en face, nouvelle édition il verrait que Burgat a critiqué Bachar al Assad quand il était en poste à Damas. Ce dernier lui a même sommé de quitter le territoire. Naba aurait sans doute préféré voir François Burgat tué par Assad pour comprendre qu’il n’est pas cet homme qu’il prétend décrire ? Pitoyable


          • Jelena 6 décembre 2014 12:11

            Il paye combien Fabius pour ce genre de torchon ? 5€ ? 10€ ?....


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 6 décembre 2014 18:04

              Avez-vous noté la similitude de styles (prétentieux car faussement fins en même que mal écrits et en fait affreusement lourdingues) entre cet article et celui de ohmama qui tire à vue sur Soral ?

              Je ne peux rien conclure mais je fais l’hypothèse qu’on a là une action coordonnée pour tenter de contrecarrer le potentiel subversif d’Agoravox.

              Pour le coup, je trouve que ça fait une excellente publicité au site.
              Il faudrait peut-être faire un tableau de chasse des sous-marins de l’Empire, un annuaire quoi, comme ça chacun pourrait être au clair (un peu comme hoaxbuster !)


            • Jelena 6 décembre 2014 18:23

              @Luc-laurent Je ne pense pas qu’il y a un lien entre les 2 articles, mais je me doute bien que tout sera fait pour discréditer E&R... Il suffit de voir le nombre de fakes qui circule déjà sur le web.


            • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 01:38

              Déjà il vous paie vous gratuitement. Vous étouffez de nous voir soutenir la révolution de nos frères et soeurs syriens. Le torchon est celui de Paris Match et comme vous semblez soutenir la presse people, celle qui fait silence sur le soutien inconditionnel des politiques français à Israël, il me semble que j’ai affaire à des sans cervelles qui ne viennent répandre leur venin que par mépris et islamophobie. Apprenez à lire et à comprendre le monde arabo-musulman avant de venir sans arguments.


            • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 01:55

              Quand j’ai affaire à des barbouzes du front national en général je ne réponds pas. Là je vous réponds : ça vous énerve une arabe qui écrit mieux que vous ? Faudra s’y faire. Mon style grandiose je l’avoue fait grincer les dents des plus misérables, je continuerai donc à le parfaire. Désolée pour vous. Salvador c’est originaire d’Amérique Latine n’est-ce pas ? Je me disais bien. A part vomir sur mon style vous avez mieux à faire ? 


            • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 02:03

              On y est Soral l’islamophobe et sa bandes de racistes décervelés aux pseudos multiples incapables de mettre leur prénom et leur nom. Des couards qui rampent sur la toile comme des âmes en peine à la recherche d’une reconnaissance...Au lieu de venir vomir sur mon article qui dénonce la cruauté de Paris Match allez libérer la France du sionisme sans vous cachez derrière vos écrans comme des mauviettes, après on en reparlera.


            • Jelena 7 décembre 2014 11:14

              C’est vrai que tu est une authentique rebelle... Défendre la position des Hollande-BHL-Fabius, c’est très courageux de ta part... Quelle prise de risque.
               
              Concernant ton style, le mot « génocide » revient un peu trop souvent, tu as un vocabulaire assez limité ce qui donne l’impression de toujours lire la même phrase.
               
              Je me doute bien que le salaire d’une Chazal peut faire rêver... Mais vu le score de ton article (97% dans le rouge...), c’est mal barré pour faire de l’audience sur TF1.


            • SamAgora95 SamAgora95 6 décembre 2014 13:54

              «  Il incombe donc à Bachar al Assad la responsabilité plénipotentiaire des crimes contre l’humanité qu’il a puissamment orchestrés depuis quatre ans sur la population syrienne »


              Vous répéter bêtement la propagande occidentale sioniste ou bien avez-vous la moindre début de preuve de ces massacre ?

              Pourtant il s’avère que la soi-disant opposition pacifique n’était en réalité qu’une milice criminelle et sanguinaire au service de l’Arabie saoudite et d’Israël.

              Qu’en 2011 déjà , l’armée Syrienne n’a fait que défendre sa population contre ces sauvages.


              • ahtupic ahtupic 6 décembre 2014 15:00

                La lecture a été rapide. 1 ligne et j’ai arrêté.


                • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 02:22

                  Pas étonnant que l’Education Nationale parte en vrille, si en plus les gens ne lisent plus..


                • cassandre4 cassandre4 6 décembre 2014 15:33


                   « Dictateur génocidaire Bachar al Assad » je n’ai pas été plus loin dans la lecture de ce torche-cul propagandiste, le ton étant donné d’office, il était donc inutile de prendre connaissance de la suite .

                   Je ne m’intéresse qu’à l’info (que je vérifie et recoupe moi-même) pourvu qu’elle aie (au moins ) l’apparence de l’objectivité !

                   Hors, pour ce qui est de cette « bouse » c’est très clairement de la propagande collabo , digne « deszeurléplusombredenotristoâre »

                   Allez, boujou t’chu tè Lilia !  smiley


                  • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 01:59

                    Cassandre : et la bande à débile, dites moi tous, c’est réunion du front national sur ce fil ? Bouse, comme ce que vous vomissez vous aussi sans arguments, avec prétention. Faudra vous y faire. On ne peut guère satisfaire vos maladies mentales : argumentez avec vos connaissances...qui demeurent bien creuses ou alors allez voir un psy, je sais pas moi, enfin, faites donc le cri du cochon ailleurs. 


                  • Bob dit l'âne Bob dit l’âne 6 décembre 2014 16:19

                    Un véritable torchon cet article...

                    Lilia Marsali, çà paye bien la C.I.A ?


                    • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 02:24

                      Voilà encore un accroc aux séries américaines financées par les sionistes qui pensent jouer dans un polar. C’est tout ce que tu sais écrire ? Acronyme, insulte what else ? Je te demande moi si le FN paie bien ?


                    • eresse eresse 6 décembre 2014 19:09

                      @ l’auteur

                      Et vous vous dites journaliste !


                      • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 02:04

                        Et oui... vous vous y ferez :)


                      • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 6 décembre 2014 21:32

                        Poubelle.

                        Article de pure propagande, binaire et stupide, digne du monde, Libé, l.obs, le figaro, le point...

                        Tenez, même le roi des chiens de garde à compris depuis déjà 6 mois que l’info sur la Syrie est de la pure désinformation. Lisez cet édito de FOG du Point :

                        Et ne me dites pas que vous ne saviez pas...
                        Le journalisme est mort, vous en êtes une parfaite démonstration.

                        • Lilia Marsali Lilia Marsali 7 décembre 2014 02:09

                          Le journalisme en France a cessé d’exister il y a bien longtemps de cela. Si vous jalousez par manque de connaissance sur le conflit syrien et ne vous arrêtez qu’aux journaux français islamophobes vous vous rendrez compte que votre énergie à soutenir une presse d’infotainment est hallucinant. On dirait que j’ai touché à l’hymne national français :) Et toujours des messages sans arguments. ..veuillez m’excusez tous mais allez faire les cris de cochons islamophobes plus loin..vous vous sentirez en grande forme.


                        • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 8 décembre 2014 07:37

                          Islamophobe, quel rapport ?

                          Parce que je dénonce la collusion des islamistes desperados gavés de pétrodollars saoudiens et qataris couvés, logés, armés et soutenus par la Turquie, Israël les us, la France et l’Angleterre pour détruire le dernier état arabe multiculturel, laïque et indépendant du monde arabe ?
                          C’est bien toi l’islamophobe de soutenir une telle version putride de l’islam idiot utile de l’occident et des putes du golfe.
                          Sortez de ce corps Fabius, BHL, Mac Cain, gros Saoud et netamiaou !

                        • epicure 12 décembre 2014 22:12

                          Exact ceux qui détestent le plus les musulmans sot bien ceux qui traitent d’islamophobes tous ceux qui critiquent les milices d’extrême droite musulmane meurtrières et intolérantes.
                          Suffit de voir la trop longue et journalière litanie des attentats suicides qui ont lieu dans des pays musulmans commis par ces islamistes, qu’à force on n’y fait plus beaucoup attention.


                        • njama njama 7 décembre 2014 14:05

                          @ Lilia Marsali
                          bonjour
                          Je viens de lire vos réactions écrites à une heure tardive
                          aussi j’espère que les nôtres ne vous auront pas empêcher de trouver un peu de repos
                          Agoravox est un média citoyen ouvert, revenez à l’occasion présenter vos points de vue.
                          ...
                          Puisque ce média Agoravox est interactif, que les commentaires ne sont pas soumis, à priori, à modération, gage d’échanges libres (avec tous les surprises auxquelles on peut être exposé...), j’aimerais profiter de votre présence pour vous interroger sur le tout début des événements en Syrie, tels que vous les avez connus, ou en avez eu connaissance, pour que vous nous confiez ce que vous en savez, ainsi que les témoignages que vous auriez reçus.
                          Déjà, pourriez-vous nous dire si vous étiez vous-même en Syrie en mars 2011 ?
                          ...
                          (je ne suis pas Syrien, mais français. Ne suis encarté dans aucun parti politique. J’ai découvert la Syrie en 2009 suite à une invitation de mon neveu qui y travaillait ... j’ai adoré la Syrie pour de multiples raisons, dans sa diversité multi-ethnique, multiculturelle ... et ô combien ... j’en garde un souvenir très chaleureux ... et clamais à qui voulez l’entendre que c’était un beau pays
                          Aussi vous comprendrez que j’ai toujours eu du mal à croire en cette révolution, et que je demeure encore aujourd’hui très incrédule à son sujet, vu le peu d’empathie populaire des syriens eux-mêmes
                          je me permets de vous le préciser pour vous clarifier un peu mes interventions, et parce que je demeure convaincu qu’il faut trouver un espace de dialogue pour sortir de ce drame qui m’attriste aussi, bien que je ne sois pas syrien)
                          -----
                          Ce témoignage m’a toujours profondément interpellé, pourriez-vous vous exprimer sur celui-ci :
                          merci de votre attention, et au plaisir de lire votre réaction :
                          Je résume , 18 mars 2011, 4 morts suite à des tirs de sniper(s) non-identifés.
                          Suite à cela la presse mainstream se déchaîne sur le régime syrien ... le chaos est né ...

                          Fabriquer la contestation : la vérité en Syrie - (Manufacturing dissent )
                          https://www.youtube.com/watch?v=84YzV9gTf_I

                          Dans cette vidéo de 44:03) le témoignage d’Alaa Ebrahim, journaliste dont le frère dans l’armée syrienne a été tué, me touche particulièrement et apporte un très net éclairage sur cette question très trouble des responsabilités des uns ou des autres au tout début de ces manifestations pacifiques. Il dit :

                          (à 3:29 > 4:31) :
                          « Jusqu’à ce jour, les 4 premiers morts des manifestations à Daraa, j’ai interviewé des manifestants qui étaient à leurs côtés ainsi que des officiers de sécurité et des policiers. En fait leurs récits ne s’accordent pas toujours très bien , mais il y a une chose sur lequel ces personnes sont toutes d’accord, personne ne sait qui a tiré sur les manifestants qui furent tués le premier jour. Les manifestants m’ont dit que les coups de feu venaient du haut d’un château d’eau de la ville. Et en fait ils ne pouvaient identifiés les tireurs. »

                          puis il dit à 11:53 > 13:08

                          « Au début, l’histoire qu’ils ont racontée c’était que des manifestants pacifistes étaient réprimés par un état policier. Selon eux l’armée et les forces de sécurité ont été utilisées. Ils n’ont pas précisé que jusqu’à mai l’armée ne fut pas impliquée, pas même lorsque 50 policiers furent tués comme à Daraa les premiers jours. Personne ne mentionne que le jour où l’armée a décidé d’entrer dans Daraa, les soldats portaient leurs tenues de combat, gilet pare-balles et casques, 70 soldats furent tués le jour où ils entrèrent dans Daraa, ce qui témoigne d’une violente attaque sur l’armée et une très grosse attaque de snipers. J’ai vu de mes yeux un colonel de l’armée, il reçut un tir provenant d’une distance de plus de mille mètres, ce qui indique un haut niveau d’entrainement. Ils n’ont pas mentionné cela parce que les nouvelles disaient »Ok, il y a des manifestants pacifistes et cet état autoritaire qui réprime les manifestations. Et ils ignoraient tout le reste"



                          • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 8 décembre 2014 07:50

                            Ton message est salutaire, mais je crains inutile, l’auteur est une journaliste, elle ne fait pas d’information mais de la propagande. Tu ne la « convaincra pas ».

                            Mais, sait on jamais, voyons si elle accepte le débat.
                            Moi ce genre de personne, j’y renonce...pas faute d’avoir essayer. Il ne me reste plus que de la colère et du mépris envers eux, ce n’est pas la meilleure façon de les contrer, mais je n’ai plus l’énergie et le temps pour cela, alors qu’ils sont eux en mission, donc payés.
                            Elle n’a même pas argumenté sur l’edito de son maître chien de garde FOG (il se lâche il part en retraite et n’a plus besoin de tapiner) à contre courant de la propagande sur la Syrie. Black out total à l’image de l’ensemble de sa « profession » sur cet édito qui aurait dû faire un tollé et susciter des questions au gouvernement.



                          • SamAgora95 SamAgora95 8 décembre 2014 22:32
                            Njama il est vain d’essayer d’apprivoiser Lilia, 

                            Elle c’est fait une idée du conflit Syrien autour duquel elle a organisée son système de valeur, ramener une personne de ces contrées de l’esprit relève du miracle, c’est ce qui arrivent au personne fanatisées, leurs yeux, leur inconscient, tous leur sens leurs indiquent qu’ils font fausse route, mais leur conscience se refuse à quitter sa tanière protectrice de peur de faire face à ce qui se rapproche de la réalité et ainsi prendre leur risque de déstabiliser leur système de pensé. Ces personnes sont perdues, elles préféreront rester dans l’erreur toute leur vie.


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Lilia Marsali

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