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Polémique autour des archives secrètes de Klaus Barbie à Lyon

A l’heure où l’on annonce la sortie de plusieurs films et documentaires sur la résistance lyonnaise - et la collaboration, un site internet publie quelques documents explosifs concernant les archives secrètes liées au procès Barbie, qui mettent en cause des personnalités lyonnaises.


Il faudra attendre le 7 novembre prochain pour assister à la sortie du film Mon meilleur ennemi de Kevin Mac Donald sur le nazi Klaus Barbie. On connaissait le chef de la Gestapo et "boucher de Lyon", tortionnaire de Jean Moulin, condamné en 1987 à la prison à vie pour crimes contre l’humanité. Mais l’agent Barbie travaillant pour les services secrets américains ? Et Klaus Altmann, l’homme de l’ombre de la répression bolivienne ? Kevin Macdonald, réalisateur d’Un jour en septembre et du Dernier roi d’Écosse, nous révèle, dans ce documentaire sans concession, les trois vies barbares de Klaus Barbie. A travers l’itinéraire d’un bourreau ordinaire, ce film retrace l’histoire secrète du XXe siècle, ses omissions, ses contradictions et ses atrocités : pour comprendre, pour ne pas oublier...
Dans le même temps, il semble que les tiroirs secrets s’ouvrent et que de nombreuses langues se délient sur la période de l’occupation et les complicités dont a pu bénéficier le chef nazi à Lyon. Selon le site internet Bakchich, qui publie des fac-similés de documents, au moment de l’arrestation de Barbie en Bolivie, les services secrets français auraient récupéré plusieurs kilos de documents, jugés trop explosifs par le ministre de la Défense de l’époque, qui n’était autre que le maire de Villeurbanne, et ami personel de François Mitterrand, Charles Hernu.

Information ou manipulation ?
"Au terme de tractations discrètes entre Paris et La Paz", rappelle Bakchich, Barbie se retrouve dans un avion pour la France et est aussitôt incarcéré à la prison de Montluc à Lyon, là même où il avait sévi, cinquante ans plus tôt. L’instruction de son procès pour crime contre l’humanité durera quatre ans. Si la France a donné la main à l’exfiltration de Barbie, de sérieuses divergences d’appréciation au sommet de l’État sur l’opportunité d’un tel procès se font jour. À l’Élysée et à la Défense, François Mitterrand et Charles Hernu ne sont pas sur la même longueur d’ondes que Pierre Mauroy ou son ministre de la Justice, Robert Badinter. Pour simplifier, réouvrir les plaies de la période de l’occupation - et la perspective d’un grand déballage - n’enchantent guère le château.
De petites précautions s’avèrent nécessaires. Le 9 décembre 1983, un conseiller d’Hernu à la Défense, adresse une note au ministre pour l’informer que les services secrets détiennent "3 ou 4 kg" d’archives provenant du BCRA - Bureau central de renseignements et d’action fondé par le colonel André (...)" susceptibles d’intéresser l’instruction du juge Riss. L’article relate l’itinéraire compliqué de ces archives qui, pour protéger certaines personnes "toujours vivantes", - dont un certain Pierre (abbé) - et ne pas tomber entre les mains de Jacques Vergès (l’avocat de Barbie) n’ont pas été versées au dossier du juge d’instruction. Après plusieurs années et devant l’insistance de Jacques Chirac auprès de Charles Hernu pour les récupérer, les archives auraient été transférées en lieu sûr, mais garderaient leur parfum de soufre.
-Voir l’article de Bakchich-

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