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Accueil du site > Actualités > Médias > Propositions pour une reconquête du journalisme

Propositions pour une reconquête du journalisme

Face à la désaffectation croissante du public envers la presse d’information générale et aux attaques contre l’indépendance des médias d’information, ces propositions ont pour objectif la conquête d’une nouvelle légitimité des métiers de journaliste et d’éditeur de presse.

Pour préserver l’indépendance des journalistes, pourquoi ne pas prendre modèle sur le Code de déontologie médicale qui dispose que « le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit  » (article 5 du décret n° 95-1000 du 6 septembre 1995 figurant dans le Code de la santé publique sous les numéros R.4127-1 à R.4127-112) ?

Ce Code de la route des médecins précise même (article 95) qu’ « en aucune circonstance, le médecin ne peut accepter de limitation à son indépendance dans son exercice médical de la part du médecin, de l’entreprise ou de l’organisme qui l’emploie. Il doit toujours agir, en priorité, dans l’intérêt de la santé publique et dans l’intérêt des personnes et de leur sécurité au sein des entreprises ou des collectivités où il exerce ».

Transposé à notre métier, le texte deviendrait :

« Le journaliste ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit. En aucune circonstance, il ne peut accepter de limitation à son indépendance dans son exercice professionnel de la part de l’entreprise ou de l’organisme qui l’emploie. Il doit toujours agir, en priorité, dans l’intérêt du public et dans l’intérêt des personnes et de leur droit à l’information ».

Mais les éditeurs et même les pouvoirs publics sont-ils prêts à reconnaître cette indépendance ?

Pour la faire accepter de tous, il faudrait que soit en même temps créé, non pas un Ordre des journalistes, mais un Conseil de presse tripartite (journalistes, éditeurs, public) qui recevrait les plaintes face aux dérives journalistiques (voir ci-dessous).

Autres propositions

► Faire reconnaître explicitement par la loi que l’information de presse est un bien humain avant d’être une marchandise.

► Inscrire comme droit constitutionnel celui du citoyen à recevoir une information juste et honnête, c’est-à-dire fidèle aux faits et loyalement élaboré.

► Instituer un permis de conduire journalistique consistant en une courte formation (sans évaluation au final) à l’histoire, à l’économie, au droit et à l’éthique de la presse.

► Rendre obligatoire la création de sociétés de journalistes dans chaque média d’une certaine importance (en nombre de journalistes).

Réviser la Charte du journaliste et l’intégrer dans la Convention nationale de travail des journalistes professionnels.

élargir les compétences de la commission arbitrale et les étendre aux questions pratiques de déontologie en cas de conflit entre un journaliste et son éditeur.

► Instituer un label de qualité pour encourager les médias s’engageant librement à respecter les règles d’une information correctement élaborée.

Le droit d’informer le public l’emporte sur les intérêts de l’entreprise qui l’emploie chaque fois que le journaliste, dans les travaux qu’il mène tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du journal, peut prouver soit la vérité de ses dires, soit son entière bonne foi.

► Créer et renforcer le rôle des médiateurs de presse au sein des publications.

► Instituer dans chaque journal (papier ou internet) le principe d’un espace réservé au lecteur. Cet espace est géré par le médiateur du journal, non par la rédaction.

► Créer un conseil de presse écrite (association composée de journalistes, d’éditeurs, d’experts et de représentants du public) pour se saisir des plaintes du public et animer le débat public sur la déontologie de la presse.

► Nommer des représentants du public (auditeurs, téléspectateurs) au sein du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

► Nommer des représentants des journalistes et du public au sein de la Commission paritaire des publications et agences de presse (Cppap) qui attribue ou non un agrément aux journaux pour qu’ils puissent bénéficier des aides publiques à la presse. Rendre plus transparent son fonctionnement.


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31 réactions à cet article    


  • JL JL 8 novembre 2007 10:00

    Félicitations pour ce catalogue à la Prévert très constructif.

    Dans l’ouvrage « Petit traité d’autodéfense intellectuelle », on trouve énumérés cinq filtres qui font obstacle à l’objectivité des médias. Le premier me semble-t-il, de mémoire, est exprimé par Alfred : « La liberté de la presse est entière ; il suffit d’avoir les milliards nécessaires. »

    Alors, on peut toujours rêver …


    • JL JL 8 novembre 2007 10:01

      Alfred Sauvy bien sûr


    • tvargentine.com lerma 8 novembre 2007 10:02

      Avant tout chose,le centre de formation du journalisme est dirigé par un troskiste ! oui c’est une réalité que vous ignorez,mais qui explique la culture de « compassion » de la misère du monde des journalistes français.

      Il convient déjà de dépolitiser la formation et d’en faire un vrai métier


      • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 10:16

        Son nom ? Pourquoi trotskiste ? Adhérent à la LCR ? Et s’il était centriste, homosexuel, ou catholique, est ce que ça changerai quelque chose ?

        Voilà le contre exemple parfait. Voilà ce que ne devrait pas être le journalisme. Minable.


      • pierrot 8 novembre 2007 11:11

        Pourquoi trotskiste ? Adhérent à la LCR ? Et s’il était centriste, homosexuel, ou catholique, est ce que ça changerai quelque chose ?

        Autoriseriez vous un membre neo-nazi ou d’un bord extrème ? La réponse est évidemment non. Idem pour le trotskisme ce serait de l’ignominie car Lyssenko ne serait pas très loin et Gramsci encore plus près.


      • Zalka Zalka 8 novembre 2007 11:32

        Pierrot : en même temps pour Lerma, un trostkiste est quelqu’un qui n’a pas fait allégeance totale à Nico Ier.


      • pierrot 8 novembre 2007 11:44

        @ Zalka

        ...certes, certes, mais si je comprend bien, vous êtes prêt à faire allégeance à Nomenklatura II ?!?

        La théorie communiste comme la théorie nazie doit être mis au banc de l’humanité.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 novembre 2007 11:14

        Ces théories, en fait des idéologies, sont tout aussi hostiles à la connaissance objective que les religions.

        Par ailleurs : si l’on veut vraiment savoir quelque chose sur un sujet, il faut l’étudier et non simplement s’informer.


      • Yannick Rossignol Yannick Rossignol 11 novembre 2007 17:09

        Le communisme et le nazisme sont des idéologies et non des théories. Ensuite, même si elles se sont toutes deux traduites historiquement par des systèmes totalitaires en Union Sosiétique et en Allemagne, leurs natures ne sont en rien comparables. Si le nazisme porte en lui les ferments de l’horreur que nous connaissons tous, il n’en va pas de même pour le communisme dont rien dans son contenu idéologique ne laisse présager la dérive bureaucratique, les goulags et les purges qui ont eu lieu. Avant de renvoyer dos à dos ces deux idéologies et de colporter des préjugés nourris par l’ignorance et par certaines personnes qui y ont intérêt, il serait préférable d’étudier plus en profondeur cette question.


      • JL JL 8 novembre 2007 11:18

        Je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici cette citation du jour trouvée dans rezo :

        « Quant au journalisme moderne, ce n’est pas à moi de le défendre. Il justifie son existence par le grand principe darwinien : c’est le plus vulgaire qui survit. » Oscar Wilde

        Terriblement pertinent ici et maintenant, mais il conviendrait de remplacer journalisme par médias : ce que j’approuve dans cette citation c’est la référence à un processus darwinien.


        • pierrot 8 novembre 2007 11:23

          @ JL

           smiley


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 novembre 2007 11:28

          Autre principe pertinent, celui de Gresham : « la mauvaise monnaie chasse la bonne ».


        • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2007 12:03

          Cet article part d’une bonne intention, mais ne me semble pas très réaliste. Il transformerait le journaliste en une sorte de fonctionnaire qui écrit ce qu’il souhaite. Or il me semble qu’un propriétaire de journal a bien le droit d’avoir une ligne éditoriale, par exemple de droite ou de gauche. Et ce que je reproche surtout à la presse n’est pas d’écrire des mensonges, mais d’omettre des vérités. De parler de Cécilia.

          Je ne pense pas que la solution soit là. Il faudrait déjà interdire certains mélanges des genres politique/médias/fournisseurs de l’état. Les cas de Bouygues, Dassault et Lagardère par exemple ne sont pas acceptables.

          Et puis il faut tuer l’info télé, et pour cela pas 36 moyens : il faut abroger la DADVSI !


          • Paul Villach Paul Villach 8 novembre 2007 12:30

            @ Jean-Luc Martin-Lagardette.

            Je ne peux que vous féliciter de cette démarche obstinée qui est la vôtre pour tenter de sortir votre profession du bourbier délétère où elle est enlisée, et de travailler à améliorer la qualité de l’information disponible. Toutes les propositions que vous faites sont intéressantes. Mais elles ne suffiront pas à atteindre l’objectif que vous vous fixez.

            Quand bien même vous maîtriseriez les contraintes directes qui pèsent sur votre profession, il en est une, capitale, sur laquelle vous n’avez guère de prise : ce sont celles des propriétés des récepteurs, vos lecteurs ou auditeurs. L’une d’elle est leur niveau culturel directement tributaire de l’École par où ils sont « obligatoirement » passés.

            Or, l’enseignement de l’information qui leur dispensé est un enseignement qui fortifie la crédulité et la naïveté. J’ai coutume de dire qu’une sorte de « ligne de partage des eaux » séparent les deux représentations de l’information qui sont en présence.

            1- l’une est celle de l’École républicaine (!) - et qu’elle a empruntée aux médias, lesquels ne cessent pas de la diffuser à longueur de journée - : elle définit l’information comme « un fait ». Voyez la chronique de G. Muhlmann sur France-Culture que j’ai épinglée sur AGORAVOX.

            Le lecteur ou auditeur est alors incité à ignorer qu’il n’accède à la réalité qu’au travers de médias en série, tous « fauteurs de troubles » dans la représentation livrée, qu’on le veuille ou non, quels que soient la bonne volonté de l’émetteur (journaliste ou non) ou son respect d’une déontologie.

            2- L’autre que des travaux incontestables ont établie, présente, au contraire, l’information comme seulement « la représentation d’un fait », en prenant en compte tous ces « prismes déformants » que sont les médias interposés en série entre soi et la réalité (les cinq sens - le cadre de référence de chacun - les motivations - les postures - les mots - les images - les logistiques diverses de diffusion de masse...)

            Il conviendrait donc d’ajouter à votre catalogue qui concerne votre profession, la nécessaire correction de « la théorie naïve de l’information » qu’École et Université dispensent. Rien n’est plus pitoyable de découvrir au 21ème siècle que, dans un amphi de 600 étudiants en première année d’Université, pas un n’est capable de vous donner une définition expérimentalement fondée de l’information.

            Et comme École et Université n’ont fait que reprendre cette « théorie promotionnnelle de l’information » des mains des médias, il importe donc que votre profession fasse un aggiornamento théorique et cesse de diffuser ces billevesées définissant l’information comme « un fait », faisant la distinction saugrenue entre « commentaire » et « information », opposant « information » et « désinformation » ou « communication » et « information », dans le but de faire croire que l’information livrée est la vérité ou quelque chose d’approchant.

            Qu’est-ce que votre profession a à perdre à reconnaître que l’information est soumise à des contraintes qu’elle s’engage - comme c’est votre projet - à mieux maîtriser ? Elle a au contraire tout à gagner à ne pas nier les contraintes qui pèsent sur elle. Les physiciens auraient-ils pu progresser s’ils avaient prétendu faire de la physique en niant la loi de la gravitation universelle sur terre ? L’avion et la fusée n’ont pu s’arracher au sol qu’en utilisant cette loi astucieusement. Pourquoi donc dissimuler que l’information est soumise elle aussi à des contraintes majeures ? En quoi cela est-il honteux de le reconnaître ? Et la première contrainte de toutes dont je fais le principe fondamental de « la relation d’information », est la suivante : « Nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. » Je préfère cette formulation à celle prêtée à Churchill : « En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’elle devrait être toujours protégée par un rempart de mensonges ». Qui peut contredire ?

            Tant que votre lectorat sera élevé dans une « théorie naïve de l’information », tous vos efforts pour une meilleure qualité de l’information seront vains, j’en ai bien peur. Votre meilleur allié pour maîtriser les contraintes qui s’exercent sur votre profession est un lecteur averti : on ne raconte pas de bobards à qui est capable de les déceler. Croyez-vous que nous aurions des journaux comme « Paris-Match » ou « le Bild » - dont j’ai analysé les turpitudes sur AGORAVOX, si le lectorat auquel ils s’adressent « se fendaient la pêche » à voir leurs « çonneries » à mourir de rire ? Je vous assure, les leurres sont très amusants à débusquer, mais il faut avoir déjà une idée des stratégies mises en oeuvre. Croyez-vous également que sur une respectable chaîne publique comme France-Culture, Mme Muhlman pourrait continuer à enfiler des perles naïves comme elle l’a fait dans la chronique ci-dessus mentionnée et que j’ai étrillée ?

            Je sais que vous attendez que « le public » vous épaule dans votre entreprise. Je ne puis mieux faire que de vous soumettre à mon tour cette proposition.

            Et merci à AGORAVOX qui permet ce débat inimaginable ailleurs !

            Très cordialement, Paul VILLACH


            • JL JL 8 novembre 2007 13:14

              à Paul Villach, la télévision devrait être rebaptisée : télémontrage.


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 8 novembre 2007 13:19

              Pas mieux, d’accord sur tous les points avec Paul.


            • maxim maxim 8 novembre 2007 13:02

              il va y avoir du boulot ,d’abord parce que les mentalité ont changé . auparavant,un journal c’était un peu un drapeau qui réunissait ses lecteurs ,se reconnaissant en achetant tel ou tel canard ,et les rédacteurs et journalistes des ces journaux allaient dans le sens du poil de leurs lecteurs ....

              c’était l’époque où l’info n’était pas si rapidement transmise qu’actuellement ,et aussi où les journaux affichaient des tirages qui leur permettaient de s’auto suffire ,avec l’aide de supports publicitaires comme béquille de secours .....

              maintenant,c’est fini ,c’est le règne de la feuille de chou gratuite ,du baveux à scandales et à voyeurisme ,au JT,aux infos internationales sur le WEB qui arrivent en pluie,sur les portables par SMS ,la fin des clivages gauche droite ,ou du moins leur affaiblissement ,bref,« le journalisme sérieux » a pris du plomb dans l’aile.......

              des repreneurs sont présents ,il s’agit bien entendu de grands groupes financiers qui imposeront ce que le journal doit contenir ,et la ligne à suivre pour la survie ,et comme le chômage est brandi comme une menace ,et bien !!!!!

              vous devinez la suite !!!!


              • fb 8 novembre 2007 13:30

                Si la charte déontologique des journalistes était appliquée ce serait déjà pas mal.

                Le journalistes sont supposés rapporter et éventuellement analyser les faits, c’est souvent dans ce dernier cas que cela se gâte sérieusement, les journalistes ne pouvant être spécialistes de tout et de n’importe quoi.

                Un exemple récent sur un fait dont voici une analyse puis une autre. Quelle est celle qui est la plus crédible ? L’édito d’un journal renommé ou un blog que vous ne connaissiez sans doute pas ?

                Ne faudrait-il pas plutôt inclure dans l’enseignement « le permis de conduite journalistique » dont vous parlez ? Compte tenu de la multiplication des possibilités de publication, en particulier avec Internet, cela ne serait pas inutile et formerait non seulement les futurs journalistes mais également les lecteurs potentiellement un jour ou l’autre contributeur et améliorerait le niveau dans les deux « camps ».

                Pour le reste il est certain qu’il y a des problèmes structurels qui pèse sur l’indépendance, ne peut-on pas casser ces oligopoles selon le même principe que les lois anti-trust ?


                • alberto alberto 8 novembre 2007 14:15

                  Assez d’accord avec vous, FB, il me semble que les 13 propositions de Jean-Luc chargent un peu la barque !

                  Mais vu la perte de crédibilité des médias, il y a certainement des choses à faire.

                  Bien à vous.


                • JL ML Jean-Luc Martin-Lagardette 10 novembre 2007 11:01

                  Le problème est que, concrètement, il n’existe rien pour veiller à la bonne application des principes de cette charte. A part les tribunaux !

                  En démocratie, un pouvoir devrait toujours être équilibré par un contre-pouvoir. Il n’y a pas de contre-pouvoir institué pour la presse. En installer un peut très bien être fait sans pour autant limiter sa liberté d’expression : de nombreux pays le font. Pourquoi pas la France ?


                • bernard29 candidat 007 8 novembre 2007 14:12

                  Il y a depuis quelques semaines une pétition qui circule sur le net, sur la question des professionnels de la presse avec propositions diverses et variées pour l’indépendance des journalistes, le pluralisme de la presse, etc etc ..

                  Il est assez étonnant que vous n’en parliez pas. Pour vous est’elle intéressante, critiquable et en quoi ? ;

                  Personnellement je l’ai signée en tant que citoyen, parce que cette question de l’information et de la communication journalistique devient centrale dans notre démocratie, mais j’aurais voulu avoir votre avis sur les propositions déclinées dans la pétititon. Elles me semblaient aller dans le bon sens.


                  • bernard29 candidat 007 8 novembre 2007 14:16

                    Voici une adresse pour signer la pétition ; ils en sont à plus de 3750 signatures.

                    http://www.intersj.info/


                  • JL ML Jean-Luc Martin-Lagardette 8 novembre 2007 14:18

                    Je salue cette pétition et me réjouis que la profession se réveille enfin.

                    Mais je pense qu’assurer l’indépendance de la presse n’est qu’une partie des évolutions nécessaires. En effet, cette question est selon moi absolument indissociable de celles de la responsabilité des journalistes et de la qualité de l’information. Il faudrait donc profiter de la sensibilité actuelle sur la question de l’indépendance pour progresser aussi sur ces autres valeurs.


                  • Yohan Yohan 8 novembre 2007 15:08

                    La presse se ligote elle-même parce que ce n’est pas une corporation très solidaire. Les plus courageux ou (les plus suicidaires) sont débarqués les uns après les autres des rédactions. Qu’est devenu le journaliste du Matin (je crois) qui a lancé l’affaire des HLM de Paris ? et tant d’autres qui ont pris la porte dans un silence presque assourdissant. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas l’impression que la corporation se soit particulièrement battue pour ses confrères. Et, les citoyens que nous sommes zappent vite ou s’en contrefichent carrément. Au final, on pourrait dire aussi qu’on a le journalisme qu’on mérite. D’ailleurs, les vieux croutons de la télé française restent toujours les plus demandés par le public.


                    • Ceri Ceri 8 novembre 2007 18:29

                      c’est vrai moi je démarre ma carrièrre et je sais déjà que dans 10 ans je devrai me recycler pour éviter l’usure, et j’en ai marre de voir les bons journalistes quitter le métier à mi carrièrre parce qu’ils sont dégoutés du blocage des vraies infos et de contribuer à la propagande ambiante. C’est un beau gaspillage, je trouve.


                    • grangeoisi 8 novembre 2007 16:58

                      Il faut dire que les commentaires éclairés de Paul Villach sur le percept du lectorat de nos concitoyens, lesquels sont sensibles à la métonymie leur faisant par trop s’éloigner d’une bonne synecdoque, ce qui peut conduire à un manque de synesthésie pour l’intericonicité de l’image et de l’écriture, nous rendent dubitatfs pour l’avenir immédiat du futur prochain.


                      • Ceri Ceri 8 novembre 2007 18:27

                        oui, mais on fait comment quand on sait que si on écrit un truc pas gentil sur le + grand annonceur du journal (par exemple, ou le proprio, ou les actionnaires), il va retirer son budget pub ? Et pour l’autocensure au risque de fiffamation, ce qui se fait beaucoup en France, on fait comment ?

                        Je suis d’accord qu’il faut faire quelque chose, mais je crois vraiment que si y’a pas de sanctions pécuniaires contre toute pression des annonceurs, du proprio, des actionnaires et même des politiques, on ne peut rien faire. On a déjà des codes ded déontologie, qu’on nous rabache à la fac, et qu’on ne peut mettre totalement en application 100% du temps par la suite. Contraintes de temps, de budget, + pressions diverses, effectivement la presse est mal barrée.

                        On fait toujours + consensuel pour garder le + de lecteurs/auditeurs/téléspectateurs, quelque part c’est le public qui décide des médias qu’il veut, à force de regarder TF1 ben les autres chaines s’alignent et voilà le résultat : le JT de France 2 est désespérant, le reste des programmes en règle génarale aussi, et je ne parle mm pas des chaines de la TNT qui sont franchement pathétiques.

                        Donc voilà, acheter un journal c’est devenu un acte militant, parce que ni la télé ni la radio ne sont plus en mesure de donenr une info digne de ce nom la +part du temps.


                        • Johan Johan 8 novembre 2007 19:19

                          « Instituer un label de qualité pour encourager les médias s’engageant librement à respecter les règles d’une information correctement élaborée. »

                          Oui ! ! ! ! ! ! ! !

                          Ce n’est pas la peine d’attendre, commencez à 3000, 300, 30, ou 3, je m’en fiche mais COMMENCEZ ! Vous aurez le temps de revoir les conditions de labellisation plus tard !

                          Le Label est une certification privée. N’attendez surtout pas après le gouvernement !


                          • Foudebassan Foudebassan 8 novembre 2007 21:48

                            @ Auteur,

                            Donc, selon vous, l’article de loi concernant les médecins est une référence. C’est bien connu, il n’y a pas de magouilles entre médecins et laboratoires !


                            • JL ML Jean-Luc Martin-Lagardette 10 novembre 2007 10:56

                              Oui, l’article de loi concernant les médecins est pour moi une référence, car il acte le principe de l’indépendance du médecin. Le problème vient du fait que le Conseil de l’Ordre, qui devrait veiller à la bonne application de la déontologie, est souvent en fait un organe corporatiste de défense des médecins.

                              Dans la solution que je propose (le Conseil de presse), le traitement des problèmes déontologiques serait effectué par les journalistes et lés éditeurs, mais aussi par le public, ce qui court-circuiterait les tentations corporatistes.


                            • VudeLoin VudeLoin 10 janvier 2008 11:40

                              Apres la police des polices, l ordre des médecins des médecins pourquoi pas la commission journalistique des journalistes … mais à quoi bon !?
                              Le journaliste aussi intègre soit il, restera qu un acteur dans le film, sans jamais réellement interférer sur le scénario.
                              Car comment empêcher tel ou tel mag d acheter tel ou tel sujet pour NON publication de se part ou de son concurrent.
                              Comment empêcher que tels ou tel infos soient à jamais enterres au profit de l annonceur ou actionnaire principal.
                              Comment rendre l information suffisamment juste pour qu elle ne soit ni désinformation ni communication …  
                              Hélas tant que les spectateurs choisiront leurs films en fonction des affiches et tant que les producteurs seront à la merci de leurs relations commerciales … tout cela ressemble à une histoire sans fin. 

                              Mais la pseudo liberté de la presse et des journalistes laisse parfois passer quelques vraies infos, espérons que ces vérités continueront à trouver quelques voies de sortie et non de garage …

                               

                              Quand à confondre la "théorie naïve de l’information" et la loi commerciale de la presse … c est un autre sujet !!

                               

                                     

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