Pour la 4e fois consécutive, la CPPAP refuse d’accorder son numéro au bimensuel "Pratiques de Santé". Une façon indirecte de "censurer" un média différent qui parle des médecines alternatives.
Il existe en France une instance dont le travail est peu
médiatique et qui a pourtant un rôle capital : la CPPAP (Commission
paritaire des publications et agences de presse). C’est elle qui décerne le
fameux n° qui permet aux journaux de bénéficier des aides de l’Etat (aides
postales et faible TVA notamment). Refuser ce n° à un titre, c’est le
condamner à être bien plus cher que ses concurrents et donc à le pénaliser,
voire, indirectement, à le censurer.
C’est
ce qui arrive (courrier de la CPPAP du 25 juin 2006) à "Pratiques de Santé",
le "Journal de la médecine naturelle", 70 000 abonnés, qui est dans
le collimateur de cette Commission : "C’est la quatrième fois (en
huit ans d’existence) que l’administration essaie de nous faire la peau en nous
frappant au porte-monnaie", écrit Alexandre Imbert, responsable de la
rédaction.
La CPPAP a reproché à cette publication, par le passé, de recommander la prise
de vitamine C à plus d’un gramme par jour. Elle l’a accusé de recommander
(avant tout le monde) l’usage des probiotiques, style bifidus ; de
détourner les lecteurs des voies médicales "scientifiquement
éprouvées". Globalement, la CPPAP retire son agrément à la revue car
celle-ci ne servirait pas l’intérêt général.
Ainsi, un journal qui se permet de proposer des alternatives à la médecine
académique n’a pas droit de cité en France. Les opinions
"différentes" ne sont pas admises dans le débat. Autrement dit, la
discussion en matière de médecine est interdite. Les journaux doivent servir la
"vérité officielle" sous peine d’être considérés comme ne servant pas
l’intérêt général. On peut s’étonner cette conclusion, mais on en est là.
Le plus grave, pour notre profession, c’est que cette CPPAP est bien paritaire
: y est représentée, d’un côté, l’administration centrale (sous le titre
du Premier ministre) et, de l’autre, la presse. Le n° de CPPAP est donc
accordé ou refusé par le gouvernement et la presse. Donc, un
n° refusé est aussi refusé par la presse, qui est - signalons-le en
passant - à la fois juge et partie (puisqu’on élimine ainsi également de
possibles concurrents).
Il faut savoir enfin que les journalistes (malgré leur demande par les
syndicats) ne sont pas représentés dans cette commission, mais uniquement les
éditeurs de presse. Quand on sait que la publicité pharmaceutique fait vivre
bien des titres, quand on sait que certains de ces éditeurs sont liés à des
groupes pharmaceutiques, comment être sûr qu’il n’y ait pas conflit
d’intérêt ? Comment être sûr qu’ils n’utilisent pas cette instance pour
tenter d’enrayer la montée du recours aux médecines naturelles ?
Pour limiter ce risque, je propose, dans mon livre récemment paru[1],
que des représentants du public (des lecteurs) et des journalistes
soient également nommés dans cette CPPAP.
Nous, journalistes, devons réagir à cette censure indirecte. Nous ne pouvons admettre que le pouvoir politique et le pouvoir médiatique aient seuls le droit de dicter ce que les journaux ont le droit de dire ou de ne pas dire sur des sujets sensibles ou polémiques.

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c’est scandaleux mais mondial ? le pouvoir pharmaceutique tue le monde par des mensonges (...)
29/07 18:17 - nellocc j’ai un DNS déducation civique à faire et on me demande : "comment peut-on (...)
15/05 20:27 - charlottedu62J’arrive après la bataille.....les posts commencent à dater. C’est pas grave, au (...)
06/09 12:19 - FrançoisMerci pour ce commentaire. Je vous invite à lire également mon 2e article (et mes remarques) (...)
06/09 11:52 - MangousteAvant tout, merci à vous Mangouste pour avoir ouvert et centré un débat sur la liberté (...)
06/09 11:42 - FrançoisIl est vrai que depuis 1 siecle, la defaite de la medecine naturelle est flagrante tant (...)
05/09 11:35 - JBR