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Accueil du site > Actualités > Médias > Qui pleurera la mort de L’Humanité ?

Qui pleurera la mort de L’Humanité ?

Les semaines se suivent et se ressemblent-elles dans la presse ? Pas une semaine sans qu’un journal appelle au secours. Ainsi, L’Humanité lance un énième appel aux dons et ce, alors que le journal perd 50 centimes d’euros par exemplaire vendu. Rien que ça. L’Huma a beau jouer sur la corde sensible, parler d’indépendance de la presse, de pluralité des media… On a envie de demander s’il y a eu une réflexion préalable sur la ligne éditoriale ? Le lecteur étant le seul juge de paix, la chute des ventes a-t-elle été analysée ?

Certains ont tendance à oublier que la presse reste une industrie qui doit être rentable (choc conceptuel !). Aussi, et au risque d’être cruel, L’Humanité n’est plus représentatif de quelque chose. Et sa disparition ne désolera personne. Inversement, le magazine Society a, en un an, su trouver son créneau et fidéliser un lectorat par des sujets, un ton et des couvertures/typographies qui sortent de l’ordinaire. Ce qui a été reconnu par les professionnels (Cf. palmarès du Prix Relay). Il n’y a donc pas de fatalité… Au contraire.

Autant donc se focaliser sur les grands enjeux à venir, par exemple, sur le rôle des nouvelles technologies, non pas dans le journalisme mais sur les journalistes. En clair, sont-ils voués à disparaître ?

Des algos, des applis…

Autant le dire tout de suite, ce n’est pas une nouvelle bataille des anciens contre les modernes mais plutôt une interrogation sur la manière dont journalistes et développeurs vont être amenés à coexister/travailler ensemble, dans les années à venir. Cette question était au centre du dernier Festival international du journalisme à Pérouse.

Bien sûr, la question n’est pas récente mais elle a pris de l’importance depuis le rachat du Washington Post par Jeff Bezos, patron d’Amazon, en 2013. Le journal a clairement pris le chemin de l’intégration de profils techniques/technologiques au sein même de la rédaction afin qu’ils travaillent de concert avec les journalistes.

Cette dynamique est intéressante dans le sens où elle permet de casser la consanguinité propre au milieu de la presse : personnes issues des mêmes milieux, formations, ayant les mêmes points de vue (pour schématiser). En outre, l’apport technique offre de nouvelles possibilités pour l’investigation. Les ‘Panama Papers’ sont le résultat d’un travail, certes international, mais également technique qui n’a pu être permis que par l’incorporation de méthodologies et de compétences en informatique. Jérémie Baruch et Maxime Vaudano, datajournalistes aux Décodeurs Le Monde, offrent un retour d’expérience particulièrement éclairant sur le travail réalisé ces derniers mois.

De même, les programmeurs permettent la création de nouveaux formats, infographies mais également des applications. Ainsi, Internet n’est pas une fatalité et ne signifie pas la fin des journaux. Au contraire, il permet une régénération du métier de journaliste en incorporant des personnes apportant une plus-value technique.

Et les journalistes alors ?!

Intégrer des programmeurs dans les rédactions serait d’autant plus pertinent que les journaux éviteraient de cette manière de se faire ‘bouffer la laine sur le dos’ par des nouveaux entrants, et les GAFA en particulier.

Petite proposition au passage : au lieu que les aides du ministère de la culture aillent directement dans des puits sans fond que sont les finances des journaux, pourquoi ne pas orienter cette manne financière vers des projets renforçant VRAIMENT les journaux et les journalistes (promotion de leurs articles via la création d’un site/base commun, sorte d’Instant Articles ou d’Apple News français/francophone) ?

Car oui, ce qui est important n’est pas le journal mais le journaliste, sans l’opposer au programmeur. Dans son dernier éditorial, Margaret Sullivan, du NYT, dit les choses clairement concernant Facebook et autres algorithmes : « In dealing with Facebook and other platforms and potential partners whose businesses revolve around algorithms, it’s critical that the paper makes sure the news that readers see is driven by the judgment of editors concerned about journalism, not business-driven formulas that may only reinforce prejudices. This is one of the big questions for the immediate future, one that must be grappled with ». Or, cela suppose le renforcement du ‘travailler ensemble’ là où le métier est hyper individualiste. Ainsi, Internet est aussi une révolution managériale et organisationnelle pour la presse.

L’analyse de Yann Guégan, qui s’appuie sur les interventions lors du Festival international de Pérouse, est lumineuse à ce sujet. Selon lui, ce n’est pas seulement une question liée à l’intégration des développeurs que de trouver des moyens de « se parler à nouveau », c’est-à-dire « collaborer sur des projets, intégrer d’autres points de vue et respecter d’autres impératifs ». The Guardian y va également de son analyse, pour qui la collaboration est le maître mot du journalisme de demain. Et comme on dit, il n’y a plus qu’à…

 

PS : on lira également avec grand intérêt le retour fait par Damien Van Achter pour Méta-Media sur le festival de Pérouse, plus focalisé sur les données et l’avenir des modèles économiques.


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45 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 6 mai 13:19

    Le premier numéro de Society est paru le 6 mars 20151 avec un objectif initial de diffusion de 60 000 ventes en kiosque2. Le magazine affirme avoir atteint les 50 000 exemplaires vendus au bout de quatre mois3.

    Pour ce lancement, So Press s’appuie sur un emprunt de 700 000 euros auprès de la BPI, 850 000 euros réunis auprès d’actionnaires « amis » parmi lesquels Édouard Cissé, Vikash Dhorasoo, Serge Papin, Patrice Haddad, ou Robin Leproux. À cette somme s’ajoutent plus de 50 000 euros rassemblés lors d’une opération de financement participatif via KissKissBankBank4.


    • foufouille foufouille 6 mai 13:22

      En mai 2014, l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo se lamentait : « J’ai plein d’argent, mais je ne sais pas quoi faire ». Il a depuis trouvé une occupation financière, puisque son nom figure parmi les actionnaires. Et il n’est pas la seule personnalité associée à l’univers du foot : à ses côtés, on trouve entre autres l’ancien milieu de terrain de l’OM Edouard Cissé ; Patrice Haddad, le président du Red Star Club de Saint-Ouen ; et Robin Leproux, le dernier PDG du PSG avant l’ère qatarie. Notons également la présence de Renaud Le Van Kim, le producteur du Grand Journal de Canal+, qui avait proposé à Franck Annese de prendre la rédaction en chef de l’émission à la rentrée 2013 ; et Serge Papin, le PDG de Système U (on trouve par ailleurs une publicité pour Super U dans les pages du magazine).


      • Anthrax 6 mai 18:40

        @foufouille

        Même si tu pompes tes interventions sans complexe sur un site réservé aux crétins, c’est pas mal de signaler sa source. 
        Car il faut être le roi des crétins pour écrire un article montrant qu’un journal de foot fasse appel au monde du foot pour le financer. Ça c’est de l’info... Mais c’est la ligne éditoriale du site. 
        Quelque chose me dit que parmi la rédaction, on pourrait même trouver des gens qui s’intéressent au foot, voire qu’ils l’ont pratiqué. 


      • algérien (---.---.108.181) 6 mai 13:57

        L’article « ringardise » l’Huma. Il laisse croire que ses journalistes, ses concepteurs sont « dépassés » : quelle bêtise !

        Le seul outil d’analyse est celui des coûts et des ventes, pourtant la rédaction de l’Huma. fait tout pour que le lectorat s’intéresse à ce journal parce qu’il y va de son intérêt ( des lecteurs travailleurs intellectuels et techniciens, ouvriers, jeunes, femmes et agriculteurs, chômeurs ; c’est le seul journal qui défend les travailleurs de tous les secteurs ...La question est : le lecteur est-il intéressé par ce qui commande son existence et celles des siens, des français ou se laisse-t-il guider par les sirènes de la « liberté » et de la « démocratie » libérales ?
        L’Huma. est le journal le moins bête des médias en Europe. Il subit les conséquences de la crise, de la liquidation de la classe ouvrière et des intellectuels progressistes, c’est tout.


        • Jonas 8 mai 10:19

          @algérien

          L’humanité , comme l’Humanité Dimanche au temps de leurs gloires étaient les courroies de transmission du Parti communiste et le Parti était affilié a l’URSS qui les subventionnaient ainsi que d’autres journaux appartenant au Parti , depuis le début. son adhésion à l’Internationale Communiste. 
          Tous les organismes attachés Au Parti ( mairies , syndicats ,etc) étaient contraints d’acheter un certains nombre de numéros comme les consulats des pays satellites de l’URSS, sans parler des adhérents qui devraient lire leur bible quotidienne afin d’ analyser les articles du journal dans les cellules. 
          Avec l’implosion de l’URSS( phénomène unique au monde , c’est le seul empire qui s’est détruit de l’intérieur sans aucune intervention étrangère) de ses satellites , et la prise de conscience d’un grand nombre de militants et d’adhérents sur la fumisterie du Paradis communiste , l’Humanité subit le contre coup. 
          C’est tout a fait vrai, que l’Huma avait une page ou plusieurs dédiées aux arts, cinémas, philosophies et autres de grandes qualités grâce aux contributions de ces adhérents intellectuels , ce qui hélas n’est plus le cas. 

          Le libéralisme n’est pas une option , il fait parti du monde réel , regardez un peu partout dans le monde , Chine , Inde et l’Arabie saoudite qui met sur le marché 5% d’Aramco , qui lui rapportera entre 100 à 150 milliards de dollars ou en créant un fonds souverain le plus important de la planète avec 2000 milliards de dollars sans parler des pays du Golfe ou de l’Algérie qui avait amassé une réserve de change de + de 200 milliards de dollars qui sont en train de fondre avec la baisse du prix du baril qui hélas pour ce pays, ne pourra plus acheter la paix de la classe ouvrière et des pauvres à grands coups de subventions. 


        • leypanou 6 mai 14:19

          L’Humanité n’est plus représentatif de quelque chose. Et sa disparition ne désolera personne : bravo, journalistemasqué. Votre point de vue est le point de vue de tout le monde.

          Moi, je peux vous affirmer que la disparition de votre journal ne me désolera pas ; par contre, je n’aurais pas la stupidité de dire qu’il ne désolera personne.


          • Marignan Marignan 6 mai 16:46

            Il me semble que c’est davantage le contenu que le canal de diffusion qui fait le succès d’un media de ce type. Le meilleur informaticien couplé à une ligne éditoriale aux ordres ne produira rien d’autre que de la daube dont le chaland ne voudra pas. Les Panama papers en sont une récente et massive illustration où l’archétype de l’oligarchie au service du système de domination a voulu faire monter la plus grosse mayonnaise de la décennie et a accouché d’une flaque d’huile impropre à toute consommation.
            Il est vrai Internet est passé par là avec ces réseaux de ré-information et d’instruction sans censure ; la toile ayant recruté massivement les anciens lecteurs de journaux papier qui ne s’y retrouvent plus et ne les lisent plus.
            Pour compléter le CV que l’auteur présente de lui même, un journaliste est malheureusement soit indépendant, soit dépendant. Le premier se confronte au pouvoir corrompu dont il soulève le voile (ex. Denis Robert s’attaquant aux banques), et paie chèrement le prix de la liberté d’expression, le second surfe sur la propagande ou la soupe que ses employeurs veulent qu’il promeuve (ex. panama papers). Il paie aussi le prix de sa soumission : décrédibilité.
            Quant à l’Humanité, elle n’a pas su renouveler son lectorat, asphyxiée sans doute par les media libéraux PS comme le parti PS a asphyxié le PCF. A sa décharge, les moyens mis à disposition du premier (PS) étaient incommensurablement supérieurs à ceux du second (PCF) dans cette volonté de destruction à mort. Pour autant, la presse PS n’aura pas survécu non plu. Là, c’est son basculement à droite qui en est la raison, Le Figaro ou assimilés étant plus crédibles sur ce positionnement. Ce qui nous laisse une note d’espoir.


            • Phalanx Phalanx 6 mai 17:42

              Journal de propagande sous perfusion de subventions gouvernementales.


              Non seulement je ne pleurerai pas (ce qu’il y avait de posifit dans l’esprit de ce journal est mort depuis longtemps) mais je ne crois meme pas que je m’en apercevrais. 

              • non667 6 mai 18:11

                à jom.
                la collaboration est le maître mot du journalisme de demain

                collabo est le bon mot. ! collabo avec les patrons des journaux grugeurs du peuple !

                les v.o. des chaines tv « gratuites et obligatoires » étant suffisantes inutile d’acheter des journaux pour se faire mettre !
                il n’y a qu’internet pour contrer les v.o. (jusqu’à quand ?)

                l’huma paye aujourd’hui sa compromission avec l’urss forcée par sa dépendance financière à cause du cout des permanents du pc et du remboursement des prêts (a la banque russe ) du siège du pc luxueux place du colonel fabien
                le cout des adhésions /abonnements prohibitif (pour les petits revenus ) en freinait le nombre !
                mon père s’en sortait en payant sa vignette tous les 3/4 ans , j’ai fait pareil pour le syndicat !


                • sls0 sls0 6 mai 18:12

                  Du journalisme c’est de l’investigation, du recoupement et de la réflexion.
                  Le client veut de l’instantané, du sensationnel. A moins qu’il soit le porte parole de la pensée du patron, le journaliste est appelé à disparaitre en partie.


                  • Anthrax 6 mai 18:29

                     L’Huma c’est une partie de l’histoire de France liée au PCF, le PCF est touché, l’Huma coule, c’est dans la logique de l’histoire. Pendant un siècle, l’Huma a représenté la pensée communiste en France, sa disparition inéluctable n’est que la conséquence de la disparition de cette pensée, qui rappelons-le quand même, a cautionné les massacres du FLN, l’entrée des chars russes en Hongrie, l’invasion de l’Afghanistant etc. 

                    En fait, l’Huma n’a jamais été qu’un organe de propagande.

                    • Breizh Atao 6 mai 20:54

                      @Anthrax

                      Vous avez raison de souligner que le déclin du PCF et de la pensée communiste entraine mécaniquement le déclin de sa presse.

                      Mais c’est toute la presse d’opinion dans sa diversité qui est en crise. D’ailleurs que reste-t-il comme presse d’opinion en France ?

                      Les seuls quotidiens qui tiennent encore le coup sont Le Figaro et La Croix, et encore leur diffusion est elle faible par rapport à leur lectorat potentiel.

                      La question est plutôt : les français s’intéressent-ils encore à la politique et au devenir du monde, ou bien se sont ils majoritairement repliés sur leur vie quotidienne ?


                    • Anthrax 6 mai 22:44

                      @Breizh Atao

                      Il n’y a a plus de journaux d’opinion il n’y a plus que des journaux de tendances avec des rédactions suivistes, sans imagination. En fait le drame des médias français c’est de préferer les commentaires aux faits, c’est vrai que c’est plus facile.
                      Combien existe-t’il encore de rédactions « police-justice » capables de sortir de bonnes infos ? Combien reste t-il de rédactions « reportages » ? PLus grand chose. Un peu Radio France, un peu le Figaro, un peu le Monde, mais rien de fort ni de puissant. Par contre pour éditorialiser, là y’a du monde, des mecs qui n’ont jamais bougé le cul de leur fauteuil pour t’expliquer la crise syrienne ça se bouscule. D’où le recours aux « spécialistes », aux « consultants », on voit ce soit ce que ça a donné sur BFM.
                      ET quand on a épuisé toutes les formes de journaliste sil reste les talk show ou Marcel du Var vient nous expliquer doctement pourquoi il est contre la loi El Komry sans l’avoir lu.

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 07:27

                      @Anthrax
                      Avant Mitterrand, le PCF et la CGT défendaient la France et les Français.
                      Comme les Gaullistes d’avant Pompidou, ils étaient particulièrement critiques vis à vis de la construction européenne.
                      ** Ce que disait la CGT sur le Marché commun en 1957.


                      ** L’analyse du PCF sur la construction européenne avant Mitterrand. Depuis Mitterrand, ils critiquent l’ UE, mais refusent d’en sortir, promettant une Autre Europe à laquelle les Français ne croient plus.

                      Cela fait plus de 35 ans qu’on leur promet une Europe sociale, ils ont fini par se lasser...

                    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 6 mai 19:58

                      @ JournalisteMasqué

                      Bonsoir,

                      Vous êtes peut-être journaliste, mais il y a beaucoup d’omissions dans votre article, je trouve.

                      D’abord concernant les lignes éditoriales.

                      Quel est le rapport entre la demande de dons ou de financement avec une ligne éditoriale ?

                      Vous posez ce genre de question concernant « l’Humanité », mais vous posez-vous la même question, lorsque la chute des ventes est spectaculaire pour les autres médias mainstream, mais savamment masquée par un subventionnement massif de l’Etat ?

                      Inutile de préciser que les grands médias ont été rachetés ces dernières années par des grands capitaines d’Industrie du complexe militaro-industriel ! Ce qui rend encore plus opaque les financements !

                      Concernant l’Huma, toujours, vous lancez un jugement de valeur impératif sur la non-désolation de sa disparition prochaine, selon vous ! L’huma n’étant plus représentatif de quelque chose !
                      Il est, toujours que je sache, un média représentatif d’une frange de la population. A moins que pour vous cette frange-là ne compte pas ?

                      Vous dîtes à raison, d’ailleurs, que la presse est une industrie qui doit être rentable.
                       Avec les actionnaires du complexe militaro-industriel, rien d’étonnant.

                      Cependant, c’est bien la raison pour laquelle les lecteurs désertent les médias mainstream papiers, et radiophoniques, continuellement fagocités par une publicité invasive, colonisatrice, et absolument indécente, et cette guerre à la concurrence et au profit particulièrement malsaine ne fera pas revenir les lecteurs, offensés par cette orgie publicitaire et propagandiste.

                      Y compris la teneur des articles. Je m’explique.

                      Les journalistes semblent atteints d’un malaise prégnant dans leur métier. Alors j’ai envie de vous demander, êtes-vous capables dans cette profession :

                      1/ de vous remettre sérieusement en cause ?

                      2/ d’abandonner tout le « packaging » libéral ( qui comme le mucus encombrerait les bronches d’un corps malade jusqu’à l’étouffer,) ce boulet idéologique encombre gravement votre métier.

                      3/ Vous parlez de grands enjeux à venir.
                      Mais lesquels ? La liberté de ton ? De la presse en général ? La diversité des opinions ?
                      Alors que si l’on écoute la radio et les « journalistes parlant et leur ton glutineux », si l’on lit les médias-papier, vous tenez tous à peu près le même langage stéréotypé, formaté, officiel, sans contraste, sans nuance aucune, droit-devant, tous obéissant et soumis à la même langue autorisée. Et malheur à ceux qui s’écartent du chemin imposé.

                      Alors oui, il y a Internet, et cela a l’air de tous vous préoccuper au plus haut point. C’est que peut-être la machine s’emballe et échappe à votre Kontrol ! Il est vrai qu’à force de mentir, de tronquer l’information, de raconter des salades, à vouloir à tout prix renoncer à la grandeur de ce métier, s’il en est, qui fut inventé dans un noble but, informer et non « formater », vous passez à côté de l’essentiel et c’est Internet qui pallie vos carences. Dîtes-vous bien qu’il sera difficile de « prendre le train en marche ».

                      Alors pour conclure, je dirais : ce qu’il veut, le lecteur c’est lorsqu’il passe d’un média à un autre, c’est pour entendre « plusieurs sons de cloche », pour se faire lui-même une opinion des événements de notre monde d’aujourd’hui. Mais les journalistes, en général, prenant le public pour des cons, et de plus en plus, se disent que le public, manquant d’’esprit critique, est incapable de se faire une opinion des événements de notre monde actuel. Alors vous ressortez les éternelles resucées et les bouillies prémâchées par l’AFP et les officines officielles.
                      Surtout en politique étrangère, nationale et les rubriques politiques, bien sûr.

                      Alors il me vient à l’idée de vous donner un conseil de citoyenne.
                      Que les professionnels du journalisme réfléchissent bien à ce que vous disent les citoyens que vous n’écoutez jamais, forts de votre pré-dominance intellectuelle auto-proclamée.

                        


                      • Anthrax 6 mai 22:52

                        @Nicole Cheverney

                        1/ Aucun rapport entre les aides à la presse et la chute des ventes. 
                        2/ Pose-toi la question et essaye d’y répondre objectivement : quel prix es-tu prête à payer pour t’informer ? En fonction de ce prix tu auras la presse que tu mérites.

                      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 7 mai 06:42

                        @Anthrax

                        1/ Objectivement, est-il normal qu’un journaliste se félicite de la disparition d’un média, même concurrent ? S’est-on posé la question de savoir si avec cette disparition n’allait pas disparaître également tous les emplois liés à la parution d’un journal. Combien de chômeurs en puissance, à rajouter au chiffre général du chômage en France ?

                        Parce que je crois savoir qu’un journal ne peut fonctionner que si des « petites mains ouvrières » font tourner les rotatives, les presses, pigistes, etc... !

                        Et puis, il n’y a pas que des « journalistes » pour faire marcher un journal, il y a aussi les revendeurs, les correspondants de presse, fournisseur de papier, standard, service des ventes, distributeurs, etc...

                        2/ Aucun rapport entre les aides à la presse et la chute des ventes.

                        Non ! ce n’est pas la question que je pose :

                        Je demande à @ journaliste masqué, quel rapport entre la ligne éditoriale et les dons et les subventions ?
                        Parce que à ma connaissance, les subventions et arrosages divers qu’octroie généreusement l’Etat à des journaux mal en point, le contenu de la ligne éditoriale ne semble pas émouvoir les pourvoyeurs.
                        Nuance !

                        Je considérerai être informée et avoir la presse que« je mérite », lorsque la presse redeviendra plurielle. Et je ne pense pas que le prix y soit pour quelque chose.


                         


                      • Anthrax 7 mai 09:44

                        @Anthrax

                        Il constate que la disparition d’un journal qui a perdu son lectorat et n’a pas su s’adapter est logique. Je ne sais dans quel canard travaille l’auteur, mais je peux te garantir que la disparition de l’Huma n’amènera pas un lecteur de plus aux autres, pour lire une telle propagande il fallait quand même de sacrés oeillères !
                        Ton couplet « les petites mains ouvrières qui font tourner les rotatives » est assez rigolo et dénote une totale ignorance des métiers de la presse : la moyenne des salaires des ouvriers du livre (labeur et presse) c’est 4500 euros bruts pour 32h 1/3 semaine plus X primes. 
                        Tu écris, et les mots ont un poids : «  la chute des ventes est spectaculaire pour les autres médias mainstream, mais savamment masquée par un subventionnement massif de l’Etat ». Donc tu relis bien « chute des ventes » et « subventionnement massif ». Et je te réponds à nouveau qu’il n’y a aucun rapport entre les deux. Les aides à la presse ne sont pas faites pour compenser les ventes mais pour des investissements techniques. En théorie. Parce qu’en pratique, elles tendent à soutenir les canards boîteux. C’est d’ailleurs très exactement le cas de l’Huma qui n’a jamais eu de plan de modernisation et qui a continué sans vergogne à toucher du pognon de l’Etat.
                        La qualité d’un media, son indépendance a un prix parce que c’est une INDUSTRIE. Trouverais-tu normal de payer une Mercedes au prix d’une Clio ? De bons journalistes, de bons photographes, une bonne mise en page, une bonne impression, une bonne distribution et l’indépendance de la rédaction vis à vis de la pub ça se paye. Je peux comprendre que tu ne veuilles pas y mettre le prix, c’est un choix, certains se satisfont de « 20 minutes » et du journal de M6... Après il ne faut pas se plaindre d’être mal informé et brandir les « on nous cache tout » indignés comme je lis à satiété dans ces colonnes.

                      • Anthrax 7 mai 12:02

                        @Nicole Cheverny


                        Je te réponds dessous, j’ai mal adressé mon texte.

                      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 7 mai 13:57

                        @Anthrax

                        1/ Je n’ai plus la télé depuis longtemps, quant à « 20 minutes » ! Mais quelle référence ! je suis un peu plus sélective dans mes choix de lecture.

                        2/ Les « journaleux » au service du complexe militaro-industriel ne nous « cachent » pas tout ! Ils sont plus malins : mais juste ce qu’il faut pour égarer les esprits et les ramener dans les rangs ! Propagande ! Ce que les gens demandent avant tout, mais je crois que dans cette profession, vous n’avez pas du tout compris cela, ce n’est pas de la propagande unilatérale, mais de la pluralité !

                        Je maintiens ce que j’avance : disparition d’un journal, chômeurs en puissance. C’est mathématique !

                        Le problème c’est que les instances dirigeantes tendent à infantiliser le lecteur. C’est la raison pour laquelle, on s’attarde beaucoup sur le contenant au détriment du contenu... Avec tout plein de belles images tout plein de couleurs, jolies et tout ! smiley


                      • Anthrax 7 mai 19:08

                        @Nicole Cheverney

                        A la lecture de ce que tu écris, pas la peine que les journaux « infantilisent » le lecteur, c’est déjà fait.

                      • sarcastelle 6 mai 22:08

                        L’Humanité qui disparaîtrait, ce ne serait pas grave, mais qu’adviendrait-il de Pif Poche ? smiley


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 07:40

                          Pour ceux qui veulent des enquêtes et des analyses, il y a le site de l’ UPR, un des sites politiques les plus fréquenté de France, et c’est gratuit !


                          • Jugurtha Jugurtha 7 mai 09:12

                            Je vais acheter une bouteille de champagne pour fêter la mort de ce journal de merde.


                            • Jonas 7 mai 09:21


                              Dans certains pays , comme la Russie , Turquie et pays Arabes, etc , la censure tue les journaux , dans des pays comme les nôtres , c’est le manque de lecteurs.
                              Je rappelle à toutes fins utiles, que l’Humanité avait bénéficié de l’annulation d’une dette de quatre millions d’euros en 2013, par le gouvernement Hollande .
                              La presse française et la plus subventionnée du monde , quatre fois plus que celle de la Suède tout en ayant 3 fois moins de lecteurs. 
                              Certaines prises de positions de l’Humanité sont hors réalité et non seulement lui font perdre des lectures sans en gagner. 
                              La seule mort souhaitable d’un journal c’est sa mort naturelle , c-à-d , le manque de lecteurs. L’Humanité ne peut pas tenir longtemps en comptant sur les subventions de l’Etat ( comme les autres journaux) et les dons . 

                              • Anthrax 7 mai 09:47

                                @Jonas

                                Pourquoi des patrons de presse s’emmerderait-ils à faire de bons journaux puisqu’ils gagnent autant, grâce aux aides de l’Etat, en faisant de l’info bâclée ?


                              • Jonas 7 mai 16:02

                                @Anthrax

                                En France , ceux qui investissent dans la presse , ne le font pas pour gagner de l’argent . Aucun journal , même avec les subventions de l’Etat ( En 2009 , Sarkozy , avait remis a la presse une aide supplémentaire de 600 millions sur trois ans pour la relancer et la pousser a ce moderniser , en + des 168 millions qu’elle reçoit chaque année) la publicité , 
                                  pour ceux qui en ont , les abonnements et les ventes dans les kiosques , aucun journal ne rapporte de l’argent à l’exception des journaux poubelles. 
                                Drahi,Niels ,Dassault , Boloré , Bergé , Bernard Arnault etc ne sont pas des hommes issus de ia presse , ils ont fait leur fortune ailleurs . Pour eux la presse , sert à asseoir leur réputation, d’élargir leurs réseaux économiques et politiques  afin d’être influents. . 
                                Il n’y a pas un seul groupe français qui dépasse le milliards d’euros , en Allemagne Bertelsmann lui seul est à 17 milliards d’euros. 
                                La presse française est peu concentrée , chère et se vend mal . Pourquoi ? Voilà la vraie question. 

                              • Anthrax 7 mai 19:28

                                @Jonas

                                Tu as tout compris : plutôt que de rapporter de l’argent, la presse française rapporte (à ses propriétaires) des relations, du pouvoir politique etc. Mais les groupes régionaux sont pétés de tunes, en particulier le groupe des journaux de l’Est (Credit Mutuel) et Ouest France.
                                Quant à Berstelemann, si le groupe affiche 17 milliards de CA son bénéfice est en baisse, la branche « medias » de son activité accuse des pertes depuis trois ans, seule les branches « édition » (Penguin’s Book), multimedia et numérique font flotter le bateau. 

                              • mmbbb 7 mai 10:26

                                et le Monde et Libe et le Point etc Idem la presse ecrite est chere et je ne lis plus Ces canards sont subventionnes. Le pire est le Point dont Giesbert chantre du liberalisme et qui tape sur le peuple oublie que son journal dans lequel ecrit le sinistre BHL ne pourrait survivre sans dotation de l ETAT. Quant au Monde je ne supporte plus sa ligne éditoriale Libe un journal gaucho bobo Le Fig il y a de temps de bons article. Pour rappel j’avais achete le Monde en 2011 a l’etape en montagne c’est du remplissage de page Un article inutile sur DSK et un autre tres incomplet sur le CERN qui venait de lancer son collisionneur LHC une simple requete sur Interner vous donne une myriade d’informations les journalistes ne font plus jobs . Il rest les hors series qui sont complets et la presse specialisee Il y de trop de titre et cette presse est devenu trop chere


                                • Diogène_Club Diogène_Club 7 mai 12:25

                                  On revient à l’article. L’Huma risque de disparaître. Vous dites que l’Huma n’est plus représentatif de quelque chose. OK. En tant qu’organe du PC, un fanzine polycopié suffirait. Mais dites-nous en quoi Libé, le Monde, le Point, l’Express, le Figaro et la plupart des baveux de la presse régionale sont représentatifs d’autre chose que d’une voix officielle, d’une pensée officielle, en tant que vecteurs de propagande des pouvoirs en place, qu’ils soient national ou locaux ? Le fait est que la presse régionale se porte aussi mal que la nationale, dans la mesure où ce qu’elle dit des régions ne correspond pas toujours à ce qui s’y vit, à ce qui s’y passe, et que les questions gênantes sont évacuées alors qu’on survendra les sports, qui couvriront dans certaines éditions plus de pages que l’économie, le social, et les faits-divers... 


                                  La question de la représentativité ne se pose t-elle pas pour la presse en général ? 



                                  • Anthrax 7 mai 13:56

                                    @Diogène_Club

                                    Est-ce qu’on pourrait, ici par exemple, faire un état de ces « questions gênantes » ? C’est quoi une question gênante à laquelle tu souhaiterais que réponde la presse ?

                                  • Diogène_Club Diogène_Club 7 mai 20:54

                                    @Anthrax : Une question gênante franchit le cap de la confidentialité sous forme de rumeur en forme de secret de Polichinelle. C’est quelque chose qui se sait parce qu’il y a toujours des fuites, et sur quoi les intéressés seraient sommés de s’expliquer si nous avions un journalisme critique. La presse n’est pas là pour répondre aux questions gênantes, elle est là, en principe, pour en informer le public, et éventuellement, pour mener son enquête. On sait ce qu’il en est dans la presse régionale, où les collusions politiques ne se cachent même plus. Et c’est là précisément ce qui tue cette presse régionale : les collusions entre rédactions et féodalités autochtones, de la même façon qe la presse nationale est vue sous un angle critique comme le porte-voix de l’idéologie, des pouvoirs en place. 

                                    Pour simplifier, s’il existait un journalisme indépendant n’éludant aucune question gênante, insoumise au chantage et des décideurs et des annonceurs, il n’y aurait plus de théories du complot à alimenter. 

                                  • Anthrax 7 mai 21:07

                                    @Diogène_Club

                                    Tu m’as pas répondu : donne moi un exemple de question gênante s’il te plait.



                                  • Diogène_Club Diogène_Club 7 mai 21:22

                                    @Anthrax : On va en prendre plusieurs. Les liens clientélistes entre une municipalité et telle ou telle association ; pourquoi le maire d’une petite commune, personnalité étrangère au domaine médical, se retrouve à la tête d’un centre hospitalier ; sur un autre registre, les conséquences, en termes de droit à la protection de la vie privée, de certains dispositifs sociaux (on parle très peu de l’obligation d’isolement qui est faite aux allocataires de minima sociaux, et des contrôles inopinés dont ceux-ci peuvent faire l’objet) ; on pourrait aussi évoquer la situation d’impunité des systèmes d’économie parallèle qui sévissent dans les cités, ou encore, dans ces mêmes cités, de leur mise sous coupe réglée par des gangs de trafiquants, sans qu’il y ait d’intervention des autorités, et dans le silence complice de celles-ci ; les sommes pharamineuses d’argent public englouties dans certains dispositifs avortés (on se souvient du RMA de Borloo) ou par exemple, de la collusion supposée entre Mme Bachelot et tel laboratoire de l’industrie pharmaceutique lors de la gigantesque filouterie du virus H1N1... 


                                  • Anthrax 7 mai 23:19

                                    @Diogène_Club

                                    A ta première question je peux répondre sans que ça nécessite une enquête de toute une rédaction : le maire est, de droit, président du CA de l’hôpital de sa commune. C’est con, je te le concède, mais c’est légal.
                                    Pour le reste (à part cette histoire d’obligation d’isolement à laquelle je n’ai rien compris), il ne me semble pas que ce soit des questions passées sous silence par les medias, les exemples sont très nombreux.
                                    Enfin tu évoques l’histoire Bachelot, particulièrement trouble. Mais là-dessus j’ai lu des tas de trucs aussi bien dans Libé que dans le Figaro, ou Fakir, le JDD, l’Express, bref, la presse a fait son boulot qu’il ne faut pas la confondre avec celui de la justice ou de la police. ET heureusement.
                                    Les questions gênantes, à mon avis c’est beaucoup plus grave : c’est la mort du juge Borrel, c’est la vérité sur les relations de la France avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, le rôle de Total en Birmanie... Mais là, on tape dans le secret défense, la haute diplomatie, les combines entre états. A moins de tomber sur des preuves irréfutables, la presse ne peut que poser des questions sans apporter de réponses.


                                  • Diogène_Club Diogène_Club 8 mai 10:32

                                    @Anthrax : OK, on prend le cas de Bachelot. Tu dis que la presse a bien fait son taf. As-tu le souvenir que les questions gênantes lui aient été posées directement, lors d’une conférence de presse ? Qu’une enquête de fond ait été menée sur ses collusions avec les labos ? Le sujet est évoqué, mais sous l’angle de la relation. 


                                    Les autres sujets dont tu parles tiennent des filouteries majeures entretenues par notre chère République, à savoir le secret Défense et la Mafia judiciaire. La presse peut poser des questions, mais tout dépend comment elle les pose, si elle ose ou non mettre en cause le fonctionnement d’institutions bunkerisées telles que la Justice. Distinguer une presse critique d’une presse ronronnante est une affaire de formulation de l’information. 

                                    Dans le cas de l’obligation d’isolement exercée sur les allocataires de minima sociaux, c’est un dispositif peu connu des personnes qui ne sont pas concernées de près ou de loin, et qui mine de rien, s’apparente à une mise à l’index. Pour rester modéré, on va parler de double peine. 
                                    Un et un seul blog a pris ce sujet en main, assez confidentiel, celui du Collectif RTO, plus ou moins relayé par AC !, émanation de la CGT qui a toujours eu du mal à ménager la chèvre et le chou entre sa clientèle des fonctionnaires et les reliques idéologiques dont elle se prévaut. En gros, un bénéficiaire du RSA est contraint d’habiter seul, sans quoi son RSA est déduit du revenu de son conjoint, même si c’est le SMIC. La CAF envoie des gens contrôler s’il n’y a pas des petites culottes qui traînent chez le monsieur au RSA, ou une deuxième brosse à dents dans la salle de bains de la dame au RSA. Les membres de Collectif RTO sont allés occuper des CAF, exigeant de s’entretenir avec leurs petits chefs, et ont assistés en tant que témoins des allocataires aux prises avec leurs contrôleurs. 
                                    On est là dans une violation légalisée du droit à la vie privée, et dans l’exercice par des individus contractuels émanant de la sous-traitance (les contrôleurs employés par CAF appartiennent en fait à une entreprise de ... nettoyage dont la maison-mère se trouve en Suisse ! ) de prérogatives policières. Je n’ai pas le souvenir qu’aucun organe de presse n’ait évoqué cette obligation d’isolement, qui existe d’ailleurs pour tous les minima sociaux depuis qu’ils existent, dont l’allocation servie aux personnes handicapées. Ce qui crée une apartheid sociale bien loin des belles professions de foi républicaines... 

                                  • Anthrax 8 mai 18:58

                                    @Diogène_Club

                                    J’ignorais totalement ce dispositif autour du RSA. Si tu as tous les renseignements, que ton info est béton (éventuellement avec des témoignages), tu devrais envoyer un mail à Mediapart, je l’ai déjà fait, c’est efficace, ils sont toujours à la recherche de ce genre de sujets.
                                    Pour l’histoire Bachelot, quand j’écris que les medias ont fait leur boulot, il faut comprendre qu’ils ont fait leur boulot en fonction des infos qu’ils pouvaient détenir. Et ces infos, si elles existent, sont entre les mains des juges SI une instruction est ouverte (pour info, ce sont toujours les juges qui balancent les infos aux journalistes). A ma connaissance, ce n’est pas le cas. Tout ce qu’on peut reprocher à Bachelot, c’est d’avoir « oublié » sur son site perso en ligne quand elle était ministre, les 12 années qu’elles à passé au service de 3 labo pharmaceutiques.
                                    Si tu veux tout comprendre des difficultés d’une enquête journalistique, je te renvoie à l’excellent site Fakir qui raconte leurs aventures à ce sujet. C’est édifiant :
                                    Après avoir lu ça, tu comprendra que pendant des années en tant que représentant des rédacteurs en chef dans une instance nationale j’ai demandé qu’on légalise l’emploi des brodequins de justice et de la poire de souffrance pour obtenir des infos mais personne n’a suivi...

                                  • Diogène_Club Diogène_Club 8 mai 21:17

                                    @Anthrax : Oui, je vois ça, en effet. On remarque à quel point la dame s’est trouvée déstabilisée par la question qui tue... 


                                    Concernant l’obligation, ou contrainte d’isolement rattachée aux minima sociaux, le fait est connu et archi-connu, régulièrement dénoncé, concernant l’Allocation Adulte Handicapé, par les personnes publiant des commentaires sur le site de l’APF (Association des Paralysés de FRance), et je le précise, non par l’APF soi-même, le Collectif RTO l’a longuement évoqué dans son blog jusqu’en 2011 (les derniers articles datent de cette époque-là), et cette « double peine » n’a jamais fait l’objet de la moindre dénonciation par aucun syndicat ni porte-parole présumé de gauche. 

                                    Pourquoi, à ton avis ? J’ai mon idée. Les bénéficiaires de minima sociaux, ça ne représente pas un électorat et personne n’a envie de s’identifier à eux. Lorsqu’un service public français est en charge, de par la loi française, de mettre en pratique, au supposé pays des Droits de l’Homme, une politique de discrimination sociale que nos Droits-de-l’Hommistes agréés dénonceraient à cor et à cris si elle s’exerçait au Burkina-Faso ou en Argentine, cela met en cause les fonctionnaires qui s’y associent de fait, et là on touche à une clientèle électorale.. . 

                                  • sampiero sampiero 7 mai 19:22

                                    qui pleurera..... ? ceux là :

                                    « Front national : Marion Maréchal-Le Pen se rend à un congrès de l’Action française

                                    Fin avril, la députée s’était dite »soulée par les valeurs de la République

                                    « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? » Voilà le thème du colloque auquel s’est rendue la députée frontiste Marion Maréchal-Le Pen, ce samedi. Un congrès organisé par l’Action française, un mouvement « royaliste, nationaliste, héritier des idées de Charles Maurras. » 

                                     Fin avril, la benjamine de la famille Le Pen s’était faite remarquer pour ses propos sur la République : « Je suis d’une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller sur le fond des idées » expliquait-elle. En juin 2015, dans la revue Charles, elle affirmait ne pas comprendre « cette obsession pour la République.

                                    Pour moi, la République ne prime pas sur la France »

                                    Parmi les autres participants au colloque de l’Action française, on retrouve notamment Robert Ménard ou encore le journaliste Ivan Rioufol.« . »


                                    • sampiero sampiero 7 mai 19:49

                                      Quand il ne restera plus de mouvements ouvriers pour défendre ceux qui souffrent, mais en même temps ceux qui seront appelés plus tard à souffrir ( de plus en plus) le code du travail pourra être foulé aux pieds sans que plus personne ne lève le petit doigt.



                                      Et quand ce cadre fringuant à 10.000€ par mois se verra créditer d’un CDD précaire comme à tout le monde , aucune banque ne lui prêtera un centime pour acheter sa maison. 

                                      Mais oui un cadre fringuant, bardé de diplômes ! Qu’en sera t-il alors de ceux qui se contentent de 1200€ par mois ! 
                                      Ainsi le bâtiment n’ira plus, et quand le bâtiment ne va pas plus rien n’ira.

                                      Mais le Figaro et valeurs actuelles seront prospères .


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