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Accueil du site > Actualités > Médias > Ruquier borde les nouilles

Ruquier borde les nouilles

Animateur-comique pas drôle chargé de récupérer la chaire de l’animateur-producteur Ardisson, Laurent Ruquier « druckérise » les samedis soir de France 2 depuis deux semaines. Tout le monde n’en parlera pas.

On peut aimer Laurent Ruquier : le bonhomme n’est pas méchant, paraît peu calculateur, n’apparaît pas souvent dans la rubrique people et n’est pas du genre à donner des leçons. Pour ce beau palmarès, il mériterait une bonne part de tendresse, si ce n’est quelques atténuations de circonstances. Mais bon, on peut aussi ne pas aimer le système Ruquier. Sa « bande » de chroniqueurs, comédiens, pseudo-rigolos qui remplissent quelques demi-salles dans la capitale et se proclament vedettes, qui jouent parfois ensemble au théâtre dans des pièces de leur maître à penser (Ruquier lui même) et qui dans « On a tout essayé » donnent des bons points à des artistes de variété sans envergure, des écrivains sans écriture, j’en passe et des pires. On peut ne pas aimer Ruquier pour son obligation quasi vitale de pondre un jeu de mot à la minute, et d’en rigoler à la Bouvard, avec quelques kilos en moins, mais sinon c’est pareil. Mais aimer, ne pas aimer, quelle importance ? Ce qui nous occupe, là, même si occuper est un bien grand mot, c’est la nouvelle émission du guignol, « On n’est pas couché », qui fait paraît-il depuis deux semaines plus d’audience qu’Ardisson à la même heure la saison dernière. Qu’est-ce qu’il y a, dans cette émission-là, au juste ?

Comme chez Ardisson, une foule d’invités disparates, acteurs, chanteurs, hommes politiques, fatigués de la vie, aventuriers, écrivains, innocents, coupables, violeurs, menteurs, cuisiniers, québécois, homosexuels, nazis, banquiers ou présentateurs au chômage, venus tous vendre leur camelote, chercher la rédemption, se rappeler au bon souvenir de quelque agent, montrer leur cul, exhiber leurs choix, se faire cracher dessus, se déguiser, faire semblant d’avoir de l’humour ou s’ennuyer... Comme chez Ardisson, la musique est forte, le public autour de la table, bêtement servile, bêtement applaudissant quand le chauffeur de salle leur en donne le signal, bêtement rigolant quand c’est censé être drôle, bêtement dépourvu d’un quelconque jugement personnel, bêtement abandonné à la mécanique huilée de ce type de show.

Pas comme chez Ardisson, chez Ruquier Baffie n’est pas là pour décocher quelques vannes très utiles pour dégonfler quelque ego ou poitrine douteux. Chez Ruquier, on a remplacé Baffie par Eric Zemmour, minuscule gigolo qui se prétend chroniqueur politique et qui, toute la saison dernière, a surveillé le brushing de Bern sur Canal+, mais comme ce Zemmour-là, sans envergure, sans poids, sans finesse ne suffisait pas, Ruquier a ajouté... Michel Polac. On voit l’idée : Polac, c’est pour toujours à la télévision celui qui dans « Droit de réponses » et en direct transformait le TF1 de feu Francis Bouygues en café du Commerce d’où il ne sortait pas de grandes vérités mais au moins quelques poilades. Ce n’était déjà pas si mal. Seulement, bon, pour Polac comme pour Ségolène (53 déjà !) le temps passe, et l’anar Michel, s’il râle toujours autant, tremblote un peu, a du mal à assurer sa voix, et ressort en guise de polémique des indignations d’un autre temps. Une sorte d’Arlette Laguillier des médias. Alors, du coup, évidemment, ça fait plus le même effet, et le pas jeune non plus et très lourd Guy Bedos, invité samedi dernier de Ruquier, avait pour une fois raison de dire que Zemmour et Polac faisaient penser aux deux vieux du Muppet Show. En moins drôle.

Lors de la première émission, les prises de bec entre Murat et Zemmour, Angot et Polac, ou Klarsfeld et toujours Polac étaient du coup assez ridicules, pathétiques et peu amusantes. Or, le comique, c’est important pour Ruquier, peu à l’aise quand ça dérape vraiment dans le sordide. Il n’a pas le cynisme d’Ardisson, qui poussait la conscience professionnelle jusqu’à feindre l’émotion, à simuler la larme. Ruquier, lui, n’aime pas avoir le cul entre deux chaises, et cherche toute sortie possible vers la blague pour « détendre l’atmosphère ». C’est sans doute là que son émission bat de l’aile, tombe à l’eau. C’est qu’on reste sans cesse à la surface des choses, à la surface des polémiques, on n’entre jamais de plain-pied dans la vraie dispute, ou le réel scandale, on guette juste le moment ou l’animateur myope va sortir un de ses sempiternels calembours qui le situent il est vrai très haut dans l’échelle des comiques, entre Geluck et Jacques Mailhot, environ. Justement, ces deux derniers sont passés ou passent encore chez Drucker, qui partage la même redevance que Ruquier. Et on ne peut effectivement pas éviter de faire le parallèle entre les deux. Ruquier, c’est Drucker. La même manie de ne pas tomber dans le facile, le vulgaire, le trivial, la même sauvage capacité à ne pas se faire détester vraiment. Cet art d’être chiant que Drucker fait passer pour du « professionnalisme », le fruit de « l’expérience », alors qu’il s’agit juste d’être chiant, de laisser reposer le téléspectateur sur ses hémorroïdes, et chez Ruquier, en plus, de convaincre ce même hémorroïdaire de ne pas mettre la viande dans le torchon avant deux heures du matin, la veille de se plonger dans le rouge canapé de leur mimi préféré toute la sainte journée.

Nous assistons donc là, en guise d’offre « culturelle » à une « druckérisation » des esprits voulue par de Carolis en personne, qui dépense son argent comme il veut bien sûr, ça ne regarde que lui, mais qui dépense le nôtre aussi par le biais de cette très utile redevance. Pas de quoi crier au scandale ou faire ré-écrouler les tours jumelles, mais quand même, ça agace. Mieux valait, à ce tarif-là, garder le curé intégriste de Paris Première, qui au moins lui ne se cachait pas de faire du fast food télévisuel. Ruquier, lui, ne voit pas ce qu’il y a de choquant à mélanger les genres, à recevoir une vedette du X après un représentant de l’ONU, à parler du Darfour avant de parler de Garou, il justifie ce mélange par le fait qu’il existe le même (mélange) dans tout journal quotidien qui se respecte. Dans Libé, il y a une page culture, une page international, une page météo, une page télé, alors pourquoi pas chez Ruquier ? Certes, pourquoi pas ? Sauf qu’on ne peut pas résumer un quotidien à une addition de clichés hétéroclites donnant une vague idée du monde dans lequel on vit, alors que l’émission de Ruquier, si.

Et il y a pire, dans son toc-show. Deux choses, en fait, qui finissent de nous clouer d’aigreur : d’abord la longue introduction au cours de laquelle cet animateur multi casquettes récite un texte péniblement écrit entrecoupé de diapositives illustrant deux ou trois vannes usées jusqu’au trognon, longue introduction durant laquelle les invités déjà installés s’ennuient, le public bêle et le prompteur se retient de ne pas rire ; ensuite il y a ces sketchs, venus de copains à Ruquier (qui a, rappelons-le, une bande) qui transpirent de longues minutes poussives sur des portraits surécrits ou se fendent d’imitations tirées par les cheveux d’Harry Rozelmack. Ces deux instants-là plombent le show plus sûrement que l’heure qui avance quand même, c’est pas tout ça mais demain y’a l’ouverture de la chasse...

Tout cela n’a évidement aucun intérêt. Je veux dire, l’émission en son ensemble, ses chroniqueurs, ses invités, mais aussi la critique même d’une telle émission. C’est sans intérêt. On ne devrait même pas encombrer les blogs avec des articles de ce genre. Mais c’est la télévision. Et la télévision, c’est comme les commentaires sur les blogs : c’est lourd, inutile, parfois vulgaire et souvent caricatural, leurs auteurs sont la plupart du temps tout cela à la fois, mais on regarde, mais on lit. Et on se demande si on pourra résister longtemps à en dire du mal.

Il ne faut pas se priver. De commenter, de dire du mal. Parce que ces Ruquier-là, tous Drucker, tous Patrick Sébastien, tous Stéphane Bern, ils n’aiment pas, ils estiment que c’est les « intellos » qui critiquent, ils répondent qu’eux, ils essaient de faire plaisir au public, et « sans le public ils ne seraient rien ». Qu’en les critiquant ainsi, on méprise le public. En fait, le mépris du public, c’est de lui offrir dans la même soirée la voix de Garou, les cheveux blancs de Bedos, les ricanements grabataires de Polac et les sanglots d’un prêtre ouvrier victime d’Outreau en lui présentant cette mixture débilitante comme autre chose qu’une marche de plus vers un abêtissement généralisé visant à distraire le bon peuple de l’ivraie.

« Il faut se méfier du pouvoir des débiles quand ils sont légion », écrivait Dominique de Roux, qui n’était pas homme à se coucher.

Même tard.


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58 réactions à cet article    


  • calimero (---.---.69.145) 26 septembre 2006 13:13

    Snif, c’est triste, mais ta cible Druckerisée ne viendra certainement pas lire ta bafouille.

    Au fait et histoire de terminer sur une petite note d’espoir positif, il aurait été utile de nous mettre un lien vers une liste d’émission et de sites sympas, culturelle et ouverts, et « dieu » sait qu’il y en a : Arte, Mariane, le Canard, Agoravox, on a tout essayé, etc...


    • Pet aux mannes (---.---.64.135) 26 septembre 2006 13:59

      il ne vaut pas un pet...ruquier !


      • Hector (---.---.68.108) 26 septembre 2006 13:59

        Ouais....

        Ce genre d’émission ne vaut que par la qualité des invités. De temps en temps, on a une surprise, un invité interessant, mais dans l’ensemble ça frise le néant télévisuel !


        • (---.---.162.15) 26 septembre 2006 14:30

          Je suis toujours épaté par ces accros de télé qui semblent ne la regarder que pour en dire du mal. Rien pourtant ne les oblige à la regarder.

          Ah, c’est à cause de la redevance que vous payez avec votre portefeuille ? Alors prenez un peu de hauteur et faites une critique sur l’ensemble des programmes en vous disant qu’il n’y a pas un mais plusieurs publics.

          Am.


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 26 septembre 2006 14:41

            Samedi j’ai regardé 20 mm et je me suis tiré, si cette émission vous gonfle, faites de même pour éviter de devenir ça !

            http://gallymathias.blogamoi.com/images/gallymathias.blogamoi.com/20051028/ mouton.jpg

            @+ P@py


            • Neuromancer (---.---.44.5) 26 septembre 2006 14:43

              Effectivement, Ruquier à la télé, c’est minable. Personnellement, je ne pense pas que ça soit lié à la personne elle-même, mais au personnage télévisuelle. Pour ceux qui s’en souviennent, Ruquier à commencé à la radio, chez France Inter, comme la plupart de ses chroniqueurs attitrés. Et il était bien meilleurs, beaucoup plus corrosif.

              La télé rend bête...


              • (---.---.12.144) 26 septembre 2006 20:25

                Ruquier n’a pas commencé chez inter mais avec jacques martin dans l’emission « ainsi font »


              • keiser (---.---.12.144) 26 septembre 2006 20:28

                Contrairement au titre de l’emission , cela fait deux samedi que je m’endor plus tot ...


              • ghismo (---.---.212.70) 27 septembre 2006 21:27

                Ouaip !! On se souvient de rien à cirer.. excellente émission, selon moi.

                A l’inverse de Ruquier, j’ai d’abord entr’apperçu stephane Bern à la télé. Je le trouvais gluant, obséquieux, écoeurant... et zappais. Quelle bonne surprise quand, sur france inter, j’ai entendu le même personnage mais cette fois ci avec un humour décapant et, oserais-je dire, irréverrencieux smiley grincant à souhait !

                La télé doit surtout limiter grandement la liberté d’expression !

                Moyennant un salaire sans doute bien plus alléchant à la télé qu’à la radio,on leur lime tellement les dents , qu’ils se retrouvent avec un mordant de plante verte. Mais le tilleul endort tellement bien...

                Du pain et des jeux...


              • Marcel Patoulatchi (---.---.167.159) 26 septembre 2006 14:53

                Je suis assez séduit par votre propos, bien que je regarde pas assez la télé pour en confirmer la justesse.

                Néanmoins, lorsque vous tapez sur de Carolis, je me méfie. J’ai l’impression qu’on tape toujours sur le président de France Télévision lorsqu’on trouve le contenu des chaînes pas assez ceci, trop assez cela - et on trouve toujours le contenu des chaînes pas assez ceci et trop cela. Je ne suis pas sur qu’un président impose vraiment la tournure de tout, la qualité des animateurs. Il semble avoir un poids plus évident sur des éléments de gestion (salaires, paiement des boites de production - diffusion par internet, arrêt de la diffusion complète par internet d’Arrêt Sur Image). Demandons-lui des comptes sur ces points, plutôt que de lui tenir rigueur de la qualité ou l’absence de qualité de tel ou tel animateur.


                • Stioupide Bob (---.---.235.231) 26 septembre 2006 14:56

                  Tiens c’est marrant, le seul souvenir que j’ai de sa dernière émission, c’est Ruquier, hilare, insistant lourdement sur une blague pas drôle deja éculée depuis 2mois. Article plaisant à lire, ca défoule... Ruquier est chiant et pas drole, comme sa bande de ploucs.


                  • (---.---.102.28) 26 septembre 2006 16:00

                    tout à fait d’accord avec vous !

                    et je rajouterais qu’il y une chose dangereuse dans les émissions de Ruquier (comme Ardisson), qui devient à la mode.

                    C’est cette banalisation de sujets graves au milieu d’un humour gras !

                    Comment accepter qu’entre deux blagues on puissent traiter de sujets durs comme les sans-papiers, le Darfour...etc COMME PAR HASARD, les noirs et les arabes on peut se permettre ! Cela s’appelle être décompléxé à droite !

                    J’aimerais bien qu’ils fassent la même chose sur les homosexuels victimes de tabassages ou pire sur la Shoa, pour voir ! Entre une rubrique sur la nouvelle star du X, et le dernier CD de Larra Fabian..pourquoi pas invité sur le plateau Simone Veil et Delanoé, histoire de discuter ’sérieusement’ ?

                    « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » Desproges.

                    V.

                    PS : De carollis est comme même un Président pas mal... Le reportage hier su l’Iran était d’un objectivité rare de nos jours..du travail sérieux ! et à 22h30 ! Celui sur la 3, sur les banlieues, un peu trop TF1 comme même...


                    • (---.---.50.69) 26 septembre 2006 16:19

                      « le bonhomme n’est pas méchant, paraît peu calculateur »

                      à vérifier !


                      • sisi (---.---.39.137) 26 septembre 2006 16:40

                        LA TELEVISION : superficialité et sensationnalisme des programmes, torpeur et prostration des programmés. Tyrannie idéologique, dictature émotionnelle.

                        LA TELEVISION : un appareil totalitaire indolore et hypnotique qui fabrique du consentement et du consensus . On croit qu’il suffit de l’éteindre pour avoir la paix, mais pas du tout, éteinte ou allumée, qu’on l’ait ou qu’on ne l’ait pas, elle est tellement toxique qu’elle fait la loi en s’insinuant par tous les pores du tissu social. L’ignorer, ce serait capituler.

                        Il faut d’abord apprendre à s’en protéger, puis à lui rendre coup pour coup :

                        Voici la méthode

                        1. Être sur ses gardes en permanence. Elle est fabriquée pas de veules courtisans et dirigée par d’abjects salopards. Des ordures non recyclables.

                        2. Se doter de bases théoriques solides. La télé est à la fois :

                        - une machine à mystifier : abuser de la crédulité de quelqu’un pour s’amuser à ses dépens, tromper en donnant de la réalité une idée séduisante mais fausse,

                        - une machine à manipuler : amener insidieusement quelqu’un à tel ou tel comportement pour le diriger à sa guise, transformer les faits par des opérations plus ou moins honnêtes, trafiquer.

                        3. Tout mettre en doute. Circonspection est le maître mot. (Souvenez-vous de votre frustration, voire de votre énervation : trop d’approximations, trop d’inexactitudes, trop de dédain souverain pour les acteurs du réel. Quels que soient les sujets traités, ils sont maltraités. Toujours ! Même quand il s’agit de compter les morts, les blessés, le vrai domaine d’excellence des J.T...

                        4. Devenir un expert de la contre-désinformation (par mission ou par omission)la falsification, la supercherie, la mascarade, le bidonnage, la mauvaise foi, l’enfumage, le lavage de cerveau, le chantage affectif, la dramatisation à outrance, la connivence, la complaisance, la diversion, la censure et l’auto-censure, la partialité sournoise, le pluralisme à une voix, le promotionnisme, le propagandisme, le vessies-pour-des-lanternisme, etc.

                        Exercez-vous à déjouer chacun de ces pièges. Et demandez-vous, par exemple, quelles sont les archétypes véhiculés par les films et télé-films des grosses chaînes. C’est effrayant. Le catéchisme, à côté, c’est un truc d’enfants de chœur.

                        5. Identifier l’ennemi. Se demander : « Mais qui me parle vraiment du fond de cet écran ? » Les programmes de la télé sont commandités, financés, contrôlés et portés à l’antenne par des lâches, des vendus, des menteurs et des tricheurs sans scrupule. Des gens cyniques et arrogants, intéressés et inintéressants, « suffisants et insuffisants » (Bourdieu). Et cette règle ne souffre pas d’exception. Cessez de dire « Untel ou Unetelle est quand même pas mal », le soi-disant meilleur est en réalité le pire, puisqu’il réussit à vous embobiner (syndrome de Stockholm). Il n’y a rien de bon à la télé, tout est à jeter.

                        6. Traquer le non-dit. Saviez-vous que les faiseurs de programmes passent plus de temps à discuter de ce qu’il ne faut pas dire que de ce qu’il faut dire ? Imaginez la complexité d’un processus d’élimination qui aboutit à ce que tous les jours tous les J.T. de toutes les chaînes parlent exactement des mêmes choses dans les mêmes termes et dans le même ordre ! C’est tout simplement phénoménal, d’autant plus que cela se produit spontanément, sans concertation.

                        À ce niveau de rigueur, on peut parler de science du conditionnement, à l’école de laquelle ils ont tous été formés et formatés. Comment réussissent-ils de concert à occulter tant d’événements pour réduire le monde à une si pauvre représentation, elle-même totalement erronée ou insignifiante ?

                        « Coupez-moi ça, ça n’intéresse pas les gens » est le cri de ralliement des directions de programmes. Le non-dit de la télé est ainsi devenu plus important que son misérable dit.

                        7. Casser le flux pour réfléchir. Contre une agression conçue pour nous empêcher de réfléchir, il faut réfléchir, c’est notre seule chance de survie intellectuelle. Il faut être capable d’interrompre le flux d’insanités que débite perpétuellement ce moulin à conneries.

                        Pour briser le charme, commencez par enregistrer les J.T. Revisionnez-les en groupe avec le doigt sur « pause » et arrêtez-vous pour commenter tout ce qui vous paraît bizarre, et pour vous poser cette question : « Mais de quoi on me parle, au juste ? » Vous verrez, c’est accablant.

                        Faites ensuite travailler votre mémoire, ressortez les vieilles bandes et rapprochez les séquences pour mettre en lumière les contradictions, les omissions, les répétitions, les tics, les partis pris systématiques. Face à ce média délayé et amnésique (révisionniste à ses heures), il faut concentrer et juxtaposer afin de révéler les principes actifs de la débilitation des masses.

                        8. Produire de la contre-télévision. Filmez-vous en train de déglinguer les séquences que vous avez sélectionnées. Avec un simple Caméscope bas de gamme, en plan-séquence, on cadre l’écran du téléviseur pour enregistrer l’extrait à désentuber, puis on cadre les réflexions et les trouvailles des gens qui sont autour, et on continue avec l’extrait suivant. Pas besoin de montage ni de bidouillage, ça fait un programme prêt à être diffusé par une télé libre. Autre exercice : diffusez un reportage du J.T. sans le son et enregistrez tous les commentaires que vous suggèrent les images, ceux qui selon vous devraient les accompagner. Comparez ensuite avec le commentaire officiel. Vous comprendrez instantanément pourquoi la télé n’est plus crédible.

                        9. Éteindre la télé... des autres, car il ne suffit plus d’éteindre la sienne. Procurez-vous pour cela le TV-B-Gone, télextincteur universel disponible à la commande, notamment sur zalea.org. Là où il passe, les écrans nuisibles trépassent (centres commerciaux, cafés, espaces publics ...). C’est un nouveau jeu de société (c’est le cas de le dire) pour de nouveaux objecteurs de conscience. TV-B-Goneurs et sans-cravates de tous les pays, unissez-vous, vous n’avez rien d’autre à perdre que vos chaînes.

                        DÉSENTUBEZ-VOUS ! (extraits d’article publié dans le n°25 de CQFD, juillet 2005)


                      • Paul M (---.---.196.186) 26 septembre 2006 16:46

                        @sisi

                        Excellent !!!

                        Mais avec tout ça, on se détend quand ?


                      • (---.---.39.137) 26 septembre 2006 16:52

                        Dans un livre d’entretiens paru ce mois-ci, Media Control (huit grands journalistes américains résistent aux pressions de l’administration Bush, par Kristina Borjesson - Éditions des Arènes, Paris)., huit grands noms de la presse US révèlent l’ampleur du lavage de cerveaux dont leurs journaux se sont rendus complices dans les mois qui ont précédé l’invasion de l’Irak. Avec une crudité rare, ils délivrent de nouveaux détails sur la tyrannie du mensonge dans l’Axe du Bien. Morceaux choisis :

                        LA TÉLÉVISION ET LA PRESSE ÉCRITE ont été aussi lamentables l’une que l’autre. Les quelques rares journalistes qui essayaient de faire correctement leur travail ramaient à contre-courant dans un milieu sclérosé qui avalait sans broncher les mensonges belliqueux de l’administration Bush. [...]

                        Article publié dans CQFD n° 35, juin 2006. Lire également les articles ARME DE DÉRISION MASSIVE et ANTHOLOGIE DE LA WAR ON TERROR parus dans le même numéro.


                      • Zermikus (---.---.45.87) 26 septembre 2006 18:51

                        On peut se détendre en faisant le tour du pâté de maison à pied...

                        On peut se détendre en mettant au mur la photo ou le dessin d’un nervi de l’état et s’amuser à cracher dessus ou en lançant des fléchettes...

                        On peut aussi chercher à fréquenter des gens drôles ou intéressants, plutôt que de gober tout ce qu’on nous propose....


                      • Sam (---.---.201.61) 26 septembre 2006 21:28

                        On ne saurait mieux dire. Ce texte critique, ô combien, de la télévision et le dépassement de la manipulation par l’appropriation est proprement citoyen. Bravo !

                        Pas étonnant qu’il vienne de CQFD. CQFD, c’est comme le pinard, ça devrait être OOOBLIGATOUERE !


                      • Paul M (---.---.196.186) 26 septembre 2006 16:42

                        C’est là qu’on se rend compte qu’une des plus belles inventions, post télé, c’est la télécommande. Zappez !


                        • sisi (---.---.13.172) 26 septembre 2006 17:03

                          Une preuve de plus des escroqueries serviles de LA TELEVISION nous est apportée par le réalisateur Didier Inowlocki dans un documentaire produit par la télé libre Zalea TV :

                          La non-affaire, ou quand les publicitaires font de l’info.

                          Le 16 mai 2003, tous les JT ont montré Sarkozy haranguant 500 jeunes bénévoles de la « Ligue Contre la Violence Routière » dans les Jardins du Luxembourg. Il était vibrant d’émotion face aux troupes militantes qui avaient répondu à son appel, des Croisés du Tout Sécurité allongés par terre pour symboliser les morts qu’ils allaient sauver.

                          MAIS HELAS, tout ceci était bidon. Les bénévoles étaient des comédiens qui cachetonnaient, ils ne savaient même pas qu’ils jouaient dans La Passion selon Sarko, la mise en scène était supervisée par Publicis.

                          Et AUCUNE chaîne ne dévoila cette mystification une fois qu’elle fut éventée grâce à la mobilisation des intermittents bernés.

                          Le film « montre » les conversations téléphoniques du réalisateur avec les protagonistes de la supercherie, enregistrées à leur insu : publicitaires, école de commerce, presse et ministère de l’Intérieur, c’est le clan du pouvoir, de la presse et de l’argent au grand complet qui se serre les coudes pour tenter de justifier l’injustifiable.

                          Une perle rare à visionner sur www.zalea.org (contact direct avec le réal : ). Et c’est ainsi que systématiquement la désinformation est fabriquée, par une instrumentalisation sidérante des êtres et des faits.

                          Le réalisateur multi-censuré Peter Watkins (Punishment Park, La Bombe, La Commune de Paris ...) a fait de la dénonciation au vitriol des mass-media audiovisuels (MMAV) le combat de sa vie. Il vient de sortir un livre reprenant l’ensemble de ses expériences et de ses analyses : commandable sur www.co-errances.org).

                          Serait-il le seul à avoir pris la mesure du désastre ? Voici ce qu’il en dit : « Par crise des MMAV, j’entends leur irresponsabilité croissante et leur impact dévastateur sur l’homme, la société et l’environnement... la léthargie généralisée du public face à des MMAV agissant délibérément comme des vecteurs d’idéologies violentes, manipulatrices et autoritaires... la méconnaissance chronique et largement répandue des effets qu’ils produisent sur chacun de nous... le refus quasi unanime des milieux professionnels concernés d’engager le moindre débat critique touchant à leur métier... la répression féroce pour maintenir les professionnels dans le rang et réduire au silence toute forme d’expression contradictoire...l’obstruction pratiquée par les systèmes éducatifs du monde entier pour empêcher les jeunes d’accéder aux formes critiques d’enseignement des médias et à tout ce qui pourrait les inciter à remettre en cause le rôle et les pratiques des MMAV ».

                          Ce qu’il faudrait détruire, c’est la Télévision, nouvel opium du peuple à côté de quoi la religion fait figure d’hygiène de l’esprit. Mais on ne le fera pas, parce que le mensonge est devenu, pour chacun de nous, le système d’autodéfense et de survie universel. Il faut avoir le courage de le reconnaître. Et si mentir, et non pas rire, était en fin de compte le propre de l’homme ?


                        • (---.---.151.50) 26 septembre 2006 17:18

                          Article publié dans le n° 27 de CQFD, octobre 2005. AUX CHIOTTES LE CSA !

                          LES RELATIONS INCESTUEUSES ENTRE MÉDIAS ET POLITIQUE prolifèrent. On fait maintenant tapiner les enfants pour se faire une place au soleil.

                          Ainsi Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France, est parrain d’un des enfants Juppé ; de même que Martin Bouygues (TF1) est parrain d’enfants Sarkozy. Autre tendance lourde : la putasserie éditoriale. Patrick de CAROLIS doit son poste de PDG chiraquien de France Télévision à un bouquin où il lèche le cul de Bernadette CHIRAC (beurk).

                          Quelle mère-maquerelle a sanctifié ces sordides alliances ?

                          Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), composé de 9 individus nommés par tiers par les présidents de la République, de l’Assemblée nationale et du Sénat, tous UMP.

                          Voyons qui sont ces gens supérieurement sages pour comprendre ce qui les motive et les anime.

                          Dominique Baudis : fils à papa de Pierre BAUDIS, maire de droite de Toulouse de 71 à 83, il se fait pistonner à la télé pour s’amuser avant d’hériter du trône municipal, qu’il occupera pendant dix-huit ans, écrivant ainsi une nouvelle page du clientélisme et du népotisme républicains. Cumulard hors pair, il sera élu de droite à tous les postes locaux, nationaux et européens imaginables. Il était président du comité éditorial du Figaro quand il a été nommé président du CSA par CHIRAC. Occupant ce poste, il publie un roman chez Grasset, filiale du groupe LAGARDERE, l’un des plus gros propriétaires de chaînes de télé grâce au... CSA. Cela s’appelle « prise illégale d’intérêt », et c’est passible de deux ans d’emprisonnement (article L. 432-13 du Code pénal). Sylvie Genevoix : fille à papa de Maurice Genevoix, ex-secrétaire perpétuel de l’Académie française, elle se fait pistonner pour s’amuser chez les éditeurs puis à la radio et à la télé. Elle sera notamment responsable du service culture de Madame Figaro (sic). Écrivain ratée mais grande bourgeoise pingre, elle profitera de son passage au poste de directrice littéraire des éditions Albin Michel pour s’auto-éditer en 2003 un livre vengeur contre le gosse qui lui a volé son sac à main dans la rue : « La prochaine fois, je le tue... ». Ça ne s’invente pas. Marie-Laure Denis : énarque, elle fait ses classes comme directrice-adjointe du cabinet de TIBERI du temps où il était maire ripoux de Paris, puis comme directrice adjointe du cabinet de Jean-François MATTEI du temps où il était ministre de la Santé des 15 000 morts de la canicule de 2003. Elle ne connaît rien à l’audiovisuel, mais comme elle a été auditeur au Conseil d’État, le CSA lui a confié le groupe de travail Radio. Michèle Reiser : on lui reproche d’avoir été nommée au CSA par CHIRAC grâce au documentaire complaisant qu’elle a réalisé en 2002 sur Alain JUPPÉ pour F5. Mais c’est un mauvais procès car elle avait déjà réalisé un documentaire complaisant sur JUPPÉ en 1996 pour F3 sans pour autant décrocher la timbale. Elle en a aussi fait un sur GAUDIN, maire-parrain de Marseille, sans pour autant être nommé au Conseil Supérieur de la Sardine... Christian Dutoit : un mercenaire sans foi ni loi de la télé aux ordres, qui est toujours allé au plus offrant, au nom du juste prix. Que cet imbécile de DEBRÉ l’ait nommé au CSA, il doit encore en rire ! Il dirigeait Expand, grosse boîte de prod (Le Juste Prix, justement) de Canal+. Il y avait remplacé Dominique AMBIEL lorsque ce dernier était devenu l’âme damnée de RAFFARIN à Matignon. Ce monde est petit, tout entier fait de copains et de coquins. On dit que Dutoit roule toujours pour Canal+ au CSA, mais avec ce loustic, allez savoir... Philippe Levrier : X-Télécom, sous-marin du lobby technico-industriel, tendance Voix de son Maître. Il est la vivante exception qui confirme cette règle : les premiers de la classe ne sont pas tous des fayots. Après avoir donné les maigres ressources hertziennes réservées à la télé locale en TNT aux gros opérateurs nationaux de téléphonie mobile, il a eu cette phrase historique : « Pour les télés locales, il faudra trouver une autre solution. » On le pendrait bien par les couilles, mais hélas... Francis Beck : énarque, c’est le seul sage encore en poste à avoir été nommé sous la gauche. Il s’occupe, tenez-vous bien, du respect du pluralisme et de la déontologie de l’information à la télévision. Autant dire qu’il n’est pas payé au résultat. On pensait qu’il se suiciderait le jour où la présentatrice des JT du week-end de F2 (payée par la redevance) s’est mariée en grande pompe avec le n°3 du gouvernement (Schoenberg-Borloo, le 21 juillet 2005), mais aux dernières nouvelles, il serait toujours en vie. Il pourrait démissionner au nom de la clause de conscience, mais ça lui ferait perdre des points pour sa retraite, sans doute. Agnès Vincent : réalisatrice de l’oeuvre immortelle « Bernadette Chirac, première dame de France » pour F3, avant d’être nommé au CSA par CHIRAC. Étrangement, ce détail a été omis dans sa bio sur le site du CSA. Elisabeth Flüry-Hérard : énarque, elle a l’honneur d’avoir une fiche dans la rubrique « Petit bréviaire de la corruption » du site juridique www.nodula.com, pour avoir un peu trop mélangé les genres. EXIGEONS LA DISSOLUTION DE CETTE ASSOCIATION DE MALFAISANTS !


                        • goc (---.---.144.152) 27 septembre 2006 00:57

                          ne pas oublier aussi que dominique baudis a ete aussi dans l’association France-Israel (meme si, curieusement, il n’apparait plus dans la liste officielle donnée par le site - http://www.france-israel.org )

                          quelques details :

                          http://www.communautarisme.net/France-Israel-ebranle-la-solidarite-gouvernementale_a259.html

                          http://www.voltairenet.org/article14634.html

                          ce qui explique en grande partie, son atitude ambigue dans les affaires « dieudonné » et surtout « fogiel » qu’il aurait du sanctionner (ainsi que FR3) apres sa condamnation


                        • Sam (---.---.201.61) 27 septembre 2006 09:49

                          Le 16 mai 2003, tous les JT ont montré Sarkozy haranguant 500 jeunes bénévoles de la « Ligue Contre la Violence Routière » dans les Jardins du Luxembourg. Il était vibrant d’émotion face aux troupes militantes qui avaient répondu à son appel, des Croisés du Tout Sécurité allongés par terre pour symboliser les morts qu’ils allaient sauver.

                          MAIS HELAS, tout ceci était bidon. Les bénévoles étaient des comédiens qui cachetonnaient, ils ne savaient même pas qu’ils jouaient dans La Passion selon Sarko, la mise en scène était supervisée par Publicis.

                          Incroyable !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

                          Qu’aucune chaîne ne l’ait signalé montre à quel point de soumission et de manipulation nous en sommes arrivé...C’est très effrayant et la réaction/appropriation pronée par l’autre article CQFD est de mise.


                        • (---.---.128.61) 26 septembre 2006 17:25

                          au secours ! nos consciences sont manipulées à l’insu de notre plein grés..Vous allez bientot nous parler des israéliens de Bush et du peril islamique


                          • (---.---.135.7) 26 septembre 2006 17:40

                            Cette émission est quand même bien meilleure que « L’Arène de France » de Mr Bern...

                            Tous bernés et druckerisés...


                            • fabienne (---.---.188.253) 26 septembre 2006 18:38

                              Merci Lilian pour tes articles qui me font toujours rire et sont remarquablement bien écrits. Merci également à Sisi pour son tuyau. Autre amusement : offrir sa télé. Coup double : Vous faites plaisir à quelqu’un et surtout vous vous dégagez du temps pour vivre. En plus, j’ai remarqué que sans télé on a tendance à maigrir... plus de sport (toutes sortes), moins de nourriture avalée sans s’en rendre compte devant la télé. Sur ce, je vous laisse, j’ai une partie de tennis de table qui m’attends.


                              • minijack minijack 26 septembre 2006 19:01

                                Excellent article, très bien écrit, et surtout écrit au vitriol. Vous avez du talent... et sans doute le regret de ne pas faire partie de la bande à Ruquier ? Nul doute que s’il vient lire ici, il risque de vous engager...

                                Bon, il ne faut pas exagérer non plus. Je regrette personnellement Ardisson, qui avec tous ses défauts avait au moins le mérire d’entrer au coeur de certains sujets dérangeants. Avec Ruquier, nous avons de la télé de « divertissement » dans son expression la plus populiste, de la télé bonenfant et joyeuse. Que veut-on de plus ? Le public rit (quand on le lui demande) mais n’est-ce pas ce que le public demande après tout ?

                                Et puis, on a toujours le choix d’éteindre son téléviseur !...

                                PS : votre titre a l’air d’une contrepèterie, j’ai cherché mais n’ai pas trouvé... smiley

                                .


                                • Dominique (---.---.184.109) 26 septembre 2006 22:38

                                  que pensez-vous de : ruinées, les couilles brodent ? A votre sagacité et amélioration messieurs dames !


                                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 26 septembre 2006 22:51

                                  La solution est :

                                  Culs, riez ! les nouilles bordent !!


                                • julien (---.---.226.53) 26 septembre 2006 23:12

                                  nul comme article ! bedos est l’un des meilleurs humoriste en vie ! le seul d’ailleurs ! ah oui ! c vrai il parle pas de cité et il fait pas du stand up il est pas à la mode et ça fait plus de 30 ans quil tient la route !

                                  y’en qui casse tout le monde pour casser !


                                  • (---.---.185.2) 3 octobre 2006 16:18

                                    Comment peut-on aimer un réactionnaire comme Bedos alors que l’on a 19 ans ?! Et croire qu’il faut faire du stand up ou des sketchs sur la cité pour avoir du succès, c’est vraiment ridicule. Bedos chez Ruquier c’était tout sauf une bonne émission.

                                    Au fait, et là je vais te donner un sacré coup de pouce : retourne vite sur ton site corriger toutes les fautes d’orthographe. Je pense que ton idôle n’apprécierait guère. C’est affligeant. En plus tu écris toi-même tes spectacles... ça promet. Et dire que tu as déjà fait un DVD de « Conversations » avec des extraits de tes sketchs. Oui tu as sans doute trouvé chez Bedos quelqu’un qui te ressemble, qui aime son nombril par-dessus tout et qui ne souhaite qu’une chose : revenir en arrière. Bonne continuation mais je crois que tu n’arriveras même pas à montrer ta ganache sur le plateau d’un Ruquier (qui ne demande pas grand chose pourtant)


                                  • pluskezorro (---.---.255.162) 26 septembre 2006 23:40

                                    Excellent article !Si un jour vous passez à Paris,nous serons ravis de vous entendre dire un billet à l’émission de ZEROTV,le Grand Mixer.Cordialement.PKZ aka SI RYLE.


                                    • ohlala (---.---.124.230) 27 septembre 2006 00:27

                                      Ma télé s’est arrêtée il y a deux ans sans même que je pense à la remplacer. Sans que j’en ressente un manque quelconque. Rien. Le vide peut-il créer un manque ? Les clopes, oui, c’est nettement plus costaud comme dope. Ou Marsupilami sur l’Islam, oui, c’est du sérieux. Mais Ruquier ? Drucker ? Non. Les bonbons à la menthe ? Faut voir.


                                      • Vincent Abry Vincent Abry 27 septembre 2006 03:17

                                        Pas d’accord. Cette émission est différente d’Ardisson, Ardisson c’est Ardisson et il est unique, exceptionnel. Mais Ruquier que je n’aimais pas il y a quelques années s’en sort plutôt pas mal dans sa nouvelle émission. Des invités comme Murat ou Bedos, out. Pollac n’a pas sa place à mon avis, mais le petit à ses cotés est plutôt intéressant et a le sens de l’humour. Mais qu’est-ce qui dérange ici dans cette émission ? peut-être parce qu’elle semble plus orientée de droite que celle d’ardisson de gauche.. ? peut-être.. Vince à Montréal, vu sur TV5.


                                        • boby (---.---.162.39) 27 septembre 2006 04:13

                                          ah bon !? Y’a des gens qui regardent Ruquier ? Perso, j’en connais pas. Les gens qui regardent Ruquier, c’est une urban legend ( ou alors la télé qui reste allumée par erreur). Non, sans rire ( de toute façon, je vois pas comment on peu rire avec lui) , à moins d’être un adepte absolu de l’humour pipi-caca, y’a pas d’autre choix que de zapper Ruquier, sinon, gare à la lobotomie.


                                          • (---.---.50.88) 27 septembre 2006 10:38

                                            Je trouve un peu bizarre autant d’aigreur concentrée dans autant de lignes pour une emission qui selon toi vaut pire que rien ; sauf peut être le temps que tu te donnes d’en parler, après celui que tu t’ai donné de l’avoir regardée.

                                            Ca vient de quoi ?

                                            De ton boss qui t’a forcé a mater l’emission toutes la nuit avec interrogation ecrite le lendemain pour vérifier si t’en avait pas manqué une miette ou peut être d’une forme de rencoeur contre toi même de ne pas avoir su trouver mieux a te mettre sous la zapette ?

                                            C’est d’autant plus bizarre que les 2 ou 3 points valables de ton article s’en retrouvent dilués, et en perdent ainsi tout leur intéret, dans un ensemble d’attaques dont on finirait par croire qu’elles sont personnelles.

                                            Qu’est ce qu’il t’a fait Ruquier ? Il t’a piqué ton mec ?! smiley

                                            Merci de m’éclairer...


                                            • (---.---.185.2) 3 octobre 2006 15:39

                                              « il t’a piqué ton mec »

                                              c’est assez limite comme remarque... smiley


                                            • BôH (---.---.50.88) 27 septembre 2006 10:39

                                              Je trouve un peu bizarre autant d’aigreur concentrée dans autant de lignes pour une emission qui selon toi vaut pire que rien ; sauf peut être le temps que tu te donnes d’en parler, après celui que tu t’ai donné de l’avoir regardée.

                                              Ca vient de quoi ?

                                              De ton boss qui t’a forcé a mater l’emission toutes la nuit avec interrogation ecrite le lendemain pour vérifier si t’en avait pas manqué une miette ou peut être d’une forme de rencoeur contre toi même de ne pas avoir su trouver mieux a te mettre sous la zapette ?

                                              C’est d’autant plus bizarre que les 2 ou 3 points valables de ton article s’en retrouvent dilués, et en perdent ainsi tout leur intéret, dans un ensemble d’attaques dont on finirait par croire qu’elles sont personnelles.

                                              Qu’est ce qu’il t’a fait Ruquier ? Il t’a piqué ton mec ?! smiley

                                              Merci de m’éclairer...


                                              • Lulu (---.---.71.55) 27 septembre 2006 11:11

                                                Il y a longtemps que je ne supporte plus Ruquier,ses copains copines,et ses émissions débiles ennuyeuses utilisants les plus vieilles ficelles éculées du talkshow,du faux direct.(Comme cette tête à claque de O Faugiel).Je le vois bien animer des émissions style maison de retraite. Thiérry Ardisson était loin d’être parfait mais « Tout le monde en parle » étais infiniment plus regardable que l’émission de Ruquier(que j’ai regardé 5 mn et puis basta) !!!...Raslebol des médias UMP,Carolis est un des pires directeur de la télé.Refusez de payer la redevance,éteignez la télé et lisez des bouquins.


                                                • Peter Alawin 27 septembre 2006 11:15

                                                  Je suis assez d’accord avec Lilian sur la pauvreté de l’émission de Ruquier, même si je la trouve quand même plus intéressante que « la méthode Cauet » .

                                                  En revanche, j’aimais bien Ardisson. Certes, « Tout le monde en parle » était un peu répétitif, mais la qualité des interventions d’Ardisson relevait l’émission.

                                                  Du même présentateur (Ardisson), je vous conseille également 93, Faubourg Saint-Honoré. C’est plus intimiste, mais je trouve ça pas mauvais. Pour ceux qui seraient intéressé, ça passe le mardi soir sur Paris première.

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