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Salim Lamrani : « De puissants intérêts se cachent derrière la cyberdissidence de Yoani Sánchez »

Salim Lamrani vient de publier Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais, dans lequel il aborde tous les thèmes utilisés par la propagande étasunienne pour justifier les sanctions économiques unilatérales contre Cuba, indépendamment de l’alternance entre démocrates et républicains. Avec un prologue de Nelson Mandela, ce livre à l’analyse exhaustive et aux arguments précis en font un ouvrage de référence.
 
Guillermo Nova
 
Vous venez de publier un nouveau livre sur le traitement médiatique sur cuba. Que cachent les médias à propos de la réalité cubaine ?
 
Les médias manipulent complètement la réalité de ce petit pays et le présentent comme étant l’antichambre de l’enfer en se basant surtout sur des préjugés et sur la rhétorique. Ils n’effectuent jamais d’études comparatives ni ne donnent la parole à ceux qui disposent d’une opinion différente sur ce thème. Prenons l’exemple par excellence : les droits de l’homme. Les médias dénoncent très souvent la situation des droits de l’homme à Cuba. En revanche, ils n’effectuent jamais d’analyses comparatives, alors qu’il suffit de prendre les rapports annuels d’Amnesty International et de les comparer. C’est ce que je fais dans le livre et le résultat est édifiant : De tout le continent américain, du Canada jusqu’à l’Argentine, le pays qui viole le moins les droits de l’homme est Cuba selon Amnesty International. Cela ne veut pas dire que Cuba est le paradis. Il existe certaines violations des droits de l’homme sur l’île.
 
Par ailleurs, les médias occultent minutieusement le contexte géopolitique dans lequel se trouve Cuba et ne disent pas un mot sur la constante agression politique, économique, diplomatique et médiatique de Washington contre Cuba. C’est la raison pour laquelle les médias commettent une grave violation de la déontologie journalistique lorsqu’ils traitent de la réalité cubaine.
 
Il faut sortir de la vision manichéenne : Cuba n’est ni « Alice au pays des merveilles » ni « l’enfer de Dante » et c’est ce que j’essaye de faire dans le livre.
 
Pourquoi Cuba est-elle tant stigmatisée dans les médias ?
 
Pour la seule et unique raison que Cuba a rejeté le capitalisme d’entreprise privée et a décidé de placer l’être humain au centre de son projet de société et non le profit. C’est un pêché impardonnable pour les grands groupes économiques et financiers qui contrôlent l’immense majorité des médias privés. Comme vous pouvez le constater, cela n’a rien à voir avec la démocratie et les droits de l’homme.
 
Les Etats-Unis ont-ils besoin de cette couverture médiatique pour maintenir les sanctions économiques ?
 
Pendant 30 ans, la rhétorique diplomatique des Etats-Unis, pour justifier l’état de siège économique contre Cuba a présenté l’alliance avec le monstre soviétique comme étant le principal obstacle à la normalisation des relations avec La Havane. Bien évidemment, cette affirmation est dénuée de fondement historique car l’hostilité à l’égard du gouvernement révolutionnaire a débuté avant le renouement des liens avec l’URSS en mai 1960. Par ailleurs, après l’effondrement du bloc soviétique et la disparition de la menace rouge en 1991, au lieu de normaliser les relations, les Etats-Unis ont augmenté les sanctions avec la loi Torricelli en 1992, la Helms-Burton en 1996, le Premier Plan de Bush en 2004 et le Second Plan en 2006. Seule la rhétorique a changé. Désormais ce n’est plus la menace soviétique qui empêche un modus vivendi mais « l’inacceptable situation des droits de l’homme ».
 
Comme si les Etats-Unis et l’Union européenne disposaient d’autorité morale pour donner des leçons sur les droits de l’homme aux Cubains.
 
L’ouvrage contient un prologue de Nelson Mandela
 
Nelson Mandela, grand ami de Fidel Castro, même si les médias ne veulent pas que cela se sache, m’a fait l’immense honneur d’intégrer dans mon livre une réflexion sur le rôle fondamental de Cuba dans la libération des peuples d’Afrique. Il explique également pourquoi le premier pays qu’il a visité après sa libération a été Cuba et non un voisin africain, les Etats-Unis ou l’Europe. Je lui fais part d’ici de mon immense dette de gratitude.
 
Vous avez l’habitude de publier des articles, des livres, de participer à des Débats publics, mais vous n’apparaissez quasiment jamais à la télévision. Pourquoi ?
 
Tout d’abord, parce que l’on m’invite très rarement et quand c’est le cas, on m’impose des conditions inacceptables, comme par exemple débattre contre plusieurs contradicteurs à la fois. Ensuite, parce que la télévision est un moyen de communication particulier et peu propice au débat profond pour une raison simple : le temps de télévision est un temps très court, très bref, uniquement adapté aux pensées conventionnelles. Par exemple, si je dis à la télévision que Cuba est une dictature, c’est un message qui passe sans aucun problème, aucune explication n’est nécessaire. C’est comme si je disais que la terre était ronde. En revanche, si j’affirme que le fait de considérer Cuba comme une dictature est caricatural, il est indispensable que j’explique mon point de vue et il faut du temps pour cela. Mais la télévision ne dispose pas de ce temps.
 
Comment voyez-vous le phénomène des bloggeurs opposants ?
 
Tout d’abord, de mon point de vue personnel, rien ni personne ne devrait empêcher les bloggeurs cubains d’exprimer leurs idées et leurs opinions sans crainte de représailles, car ils ont le droit de critiquer sévèrement les autorités de La Havane. Maintenant, il est évident que de puissants intérêts opposés au processus révolutionnaire cubain se cachent derrière ce rideau de fumée que l’on nomme la « cyberdissidence cubaine », symbolisée par Yoani Sánchez.
En un mot, si l’on me demandait de signer une pétition défendant le droit de Yoani à critiquer le gouvernement cubain, je la signerais sans aucun problème. En revanche, si l’on me sollicitait pour signer un document affirmant que Yoani est une simple bloggeuse dont l’objectif est de dénoncer les aberrations et les contradictions d’un système, je ne le ferais pas car ce n’est pas le cas.
 
La contradiction qui existe entre les médias et le pouvoir est de plus en plus grande mais en revanche, il est indéniable qu’il existe une absence de critique à leur égard dans les pays occidentaux.
 
Le problème fondamental des médias et qu’ils ne disposent pas d’un contre-pouvoir puissant, même si la presse alternative sur Internet joue un rôle extraordinaire pour dénoncer les dérives des transnationales de l’information.
 
par Salim Lamrani vendredi 26 février 2010 - 39 réactions
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  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.43) 27 février 2010 05:57
    Michel Maugis

     Merci pour votre article M. Salim Lamrani !

    Cela fait du bien de lire vos articles dont la particularité est la pertinence et l´exactitude de des analyses et opinions.

    Elles sont toutes confirmées par l´incapacité intellectuelle de la meute de contradicteurs pour les réfuter, voire les critiquer avec des arguments. Ils ne font que rabâcher leur clichés qui s´appuient les uns sur les autres, de vous attaquer personnellement de façon tautologique, tellement ils sont incapable de bâtir un raisonnement à partir des propres mérites de vos réflexions. Jamais leurs commentaires se rapportent aux contenus de vos articles. Ils sont dépités, hélas le ridicule ne tue pas.

     

    Ces contradicteurs sont sans aucun doute intelligents et non ignorant de l´histoire de Cuba. Seulement, leur égoïsme et haine de la justice sociale, pour leur bénéfice à eux, les conduits à utiliser les méthodes des imbéciles et des ignares ; les mensonges et demi vérités hors contexte. Ils n´expriment que la perversité des crapules. Nous ne les verrons jamais avec tant de hargne pour fustiger les actes criminels et quotidiens de nos grands démocrates comme Uribe et Obama pour ne citer que les deux qui sévissent actuellement en Amérique.

    Je vais me permettre de répondre à celui qui a obtenu, jusqu´à ce moment, le plus de votes comme "réaction la plus appréciée".

    Je veux parler du très grand humaniste et européen LOKERINO .

    Nous allons faire ressortir le côté "Humaniste" de ce grand penseur. Ne dit il pas dans sa description que "la première des libertés (est) celle de penser et d´exprimer sa pensée ?"

     Et il le fait ce grand penseur. Même les imbéciles pensent, surtout si ce sont des égocentriques, imbus de leur personne, comme il le montre si bien dès sa première "pensée" au sujet de votre article.

    "relais de propagande habituel, on connaît bien l’auteur non pas au service des cubains mais du régime cubain..."

    Ce grand penseur nous donne de suite son opinion globale qu´il déduit, non du texte, mais de l´auteur qu´il dénigre en disant qu´il le connaît comme étant au service du "régime cubain". Cela est de la diffamation dans la bouche de notre penseur. La phrase est celle d´un imbécile, car il rejette l´article sur la base d´un principe : Le "régime" de Cuba est mauvais, l´article est d´un auteur au service du "régime", dont l´article est de la propagande, donc un tissu de mensonges.

    Ce qui démontre que c´ est bien un imbécile car incapable de révéler un seul mensonge dans le texte. Et la meute tout aussi imbécile qui le plus. Il se prend pour une sommité pour donner en pâture à la meute sa première pensée.

    Dans la deuxième phrase, notre penseur énonce un argument de poids pour essayer de réfuter un point de l´article, le plus faible pour lui, sans doute. Les imbéciles s´en prennent toujours à l´argument le plus faible et laisse tomber les autres.

    "Pas besoin des media américains pour savoir quel est le véritable quotidien de Cuba, suffit d’avoir de la famille sur place et c’est mon cas "

    Incroyable de connerie ! Voilà que pour le commun des mortels, il suffit d´avoir de la famille sur place, pour connaître le véritable quotidien de Cuba ! Et notre penseur en a ! Voilà l´argument d´autorité par excellence. Sa propre personne, il est vrai que c´est un grand penseur, reconnu par la communauté humaniste européenne, et peut donc servir d´argument d´autorité.

    Voilà qui défini notre grand penseur. Un Homme, un Vrai de vrai. Ms. et Mmes, cessez de lire les médias étatsuniens ou financés par eux, il y a beaucoup plus simple pour connaître Cuba SE MARIER avec une cubain(e) et ainsi avoir de la famille sur place. Il suffit.

    Mais notre grand penseur a aussi de très sérieuses révélations sur Cuba.

    "la situation continue à se dégrader"

     

    Cela fait plus de 50 ans que la situation continue de se dégrader, et ce malgré l´aide des USA à travers le Blocus économique, financier, commercial et médiatique. Et en l´époque actuelle, en pleine crise mondiale, notre penseur avait pensé que la situation a Cuba aurait pu s´améliorer. Quel penseur de génie‼ merci pour le scoop.

    "il y a aucun progrès sur la liberté d’expression a part quelque faux semblant de circonstance blog toléré juste pour faire croire ..."

    Cela est nouveau !. Cuba ne fait qu´améliorer la liberté d´expression, puisque c´est le pays le plus lettré du continent. Car pour pouvoir exprimer sa pensée, encore faut il savoir lire et écrire. Cuba est le premier pays des Amériques à avoir été déclaré libre d´analphabétisme par l´UNESCO dans les années 60 !. Il est vrai aussi que les Usaniens ont beaucoup aidé Cuba dans cette tâche, en bombardant les brigades de jeunes alphabétiseurs envoyées dans les campagnes.

    On comprend que pour ce grand penseur humaniste, la liberté d´expression soit le premier des soucis à Cuba. On ne compte d´ailleurs plus depuis 51 ans et 2 mois le nombre de journalistes indépendants ou non assassinés ou disparus à Cuba. Le Monde et libération ont soudainement arrêté de les compter à partir du 1er janvier 1959. Ce n´est pas comme en Colombie, chez le grand humaniste démocrate Uribe, ou en Honduras, ou enfin la démocratie a été réinstallée après avoir viré ce dictateur Zelaya qui voulait poser une question au peuple. Mais Cuba n´est plus le seul pays d´AL libre d´analphabétisme : il y a aussi le Venezuela, la Bolivie, L´Équateur et je crois que très bientôt aussi l´Argentine et le Brésil qui viennent d´adopter la méthode dictatoriale et Castriste ( pléonasme) de Cuba " YO SI PUEDO" et qui permit en un tant record d´éradiquer l´analphabétisme dans les pays que je viens de nommer.

    "c’est qu’une très grande majorité de la population n’a connu que ce régime et les cubains sont terriblement démunis lorsqu’il s’agit d’imaginer un futur autrement ."

    Incroyable. Vous voulez donc dire que la majorité de la population n´imagine pas un autre futur ? Incroyable de stupidité. Notre penseur reconnaît qu´il n´y a pas de véritable opposition à Cuba, faute de ne pouvoir imaginer un autre système politico social‼

    El la minorité qui a connu se qui se passait avant ? Que pense t elle ?


    Au fait, quel rapport avec l´article ?

     

     "de toute façon, des que l’on voit le terme "étasuniens " on a vite compris votre parti pris "

    Quelle pensée extraordinaire !!. Très originale. Peut importe pour notre penseur si ce terme "États Uniens" est plus exacte qu´"américains". Ce qui compte c´est d´utiliser le terme le plus généralement employer, même s´il sait qu´il est incorrect.

    Heureusement que notre humaniste européen déclare qu´il " regrette les conformismes et conservatismes de beaucoup de français.."

    Bon, c´est vrai, il le dit dans sa description, il n´est pas français, il est européen.

    On se perd, devant tant de sagesse. Ce qui compte bien c´est d´attaquer l´auteur sur tout et rien. Ce penseur aime la liberté d´expression, mais il ne faut pas lire les gens qui parle des habitants des États-Unis d´Amérique comme des étatsuniens, car automatiquement cela indique qu´ils ont un parti pris. Notre penseur ne lit pas ceux qui ont un parti pris spécifique, celui de dire la vérité. Il faut mentir, si c´est la norme, et appeler américains les habitants des EUA. Il adore le parti pris du mensonge, contre tout ce qui peut représenter la lutte pour la justice sociale et le vrai démocratisme, celui du pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.

    Attention ! Notre penseur libre a une argumentation sur ce point.

    Il faut "respecter au moins les pays".

    Et l´auteur ne le fait pas en appelant étatsuniens un citoyen des EUA. Car selon ce penseur, les habitants de ce pays " ne reconnaissent et n´utilisent le terme étatsuniens". 

    Disons que ces habitants ne reconnaissent pas l´existence d´autres américains qu´eux-mêmes. Les cubains, par exemple, sont aussi des américains. Mais pour notre penseur, respecter les gens c´est les enfoncer dans leurs égocentrismes et les appeler comme ils s´appellent eux mêmes, des américains.

    Mais notre penseur ne voit pas ce "qui autorise a employer ce barbarisme". Voilà que pour notre grand penseur, étatsuniens est un barbarisme‼ Peut être voulait il dire que les étatsuniens sont des barbares ? Qui sait ?

    Notre grand intellectuel, du niveau du BHV, pardon de BHL, pense que c´est "un barbarisme d´autant plus ridicule qu´il existe aussi d´autres "états unis" en Amérique que les states.."

    Décidemment, la pensée de notre humaniste est incommensurable. Voilà maintenant, lui qui trouve que le terme étatsuniens est un barbarisme, argumente en utilisant un vrai barbarisme "state" pour ne pas dire États Unis d´Amérique.

    On le comprend, notre super penseur est aussi ultra malhonnête. Pouvait il vraiment dire " je ne vois pas ce qui vous autorise a employer ce barbarisme, "étatsuniens", d´autant plus ridicule qu´il existe aussi d´autre "États Unis" en Amérique que les États Unis d´Amérique

    . Non il ne pouvait pas, sa stupidité aurait été manifestement démontrée.

    Ce penseur est vraiment ridicule et d´une imbécillité patente. Quel est donc ce nouveau pays qui s´appellerait aussi "États-Unis d´Amérique" ? Il n´a pas voulu le dire pour éclairer sa pensée. 

    Notre penseur se reconnaît donc ridicule pour appeler américains les habitants des seuls EUA d´autant plus que tous les habitants des Amériques du Nord au Sud en passant par les Caraibes sont aussi des américains.

     Michel Maugis

  • Par LOKERINO (xxx.xxx.xxx.33) 26 février 2010 10:20
    LOKERINO

    relais de propagande habituel, on connaît bien l’auteur non pas au service des cubains mais du régime cubain...

    Pas besoin des media américains pour savoir quel est le véritable quotidien de Cuba, suffit d’avoir de la famille sur place et c’est mon cas

    La situation continue a se dégrader et il y a aucun progrès sur la liberté d’expression a part quelque faux semblant de circonstance blog toléré juste pour faire croire ...

    Le soucis , c’est qu’une très grande majorité de la population n’a connu que ce regime et les cubains sont terriblement demunis lorsqu’il s’agit d’immaginer un futur autrement .
    Cela reste un peuple attachant debrouillard, les pays a encore quelque atouts qui ne doivent rien aux amis de Lamrani

    ""la propagande étasunienne ""de toute façon, des que l’on voit le terme "étasuniens " on a vite compris votre parti pris ce que ne fait même pas celui don vous reproduisez l’interview

    Respecter au moins les pays , les américains ne reconnaissent et n’utilisent pas le terme "étasuniens" , je ne vois pas ce qui vous autorise a employer ce barbarisme d’autant plus ridicule qu’il existe aussi d’autre "états unis" en Amérique que les states

    pour les lecteurs , ne soyez pas impressionné par l’auteur qui se mets en scène et parle de lui a la troisième personne dans sa présentation et dans le début de l’article mais comme moi effaré que pareil dogmatique complétèrent endoctriné soit enseignant auprès de jeunes étudiants...

  • Par José Lopez-Martinez (xxx.xxx.xxx.2) 26 février 2010 10:37
    José Lopez-Martinez

    La réalité Internet à Cuba, c’est la surveillance omniprésente du ministère de l’Information, un seul fournisseur d’accès à Internet, ETEC, qui alimente l’un des réseaux les plus restreints au monde où les cybercafés sont quasi introuvables. L’Internet cubain est divisé en deux réseaux. Le “national” permet seulement l’accès aux sites gouvernementaux, totalement contrôlé par la dictature afin qu’aucun “message subversif” ne circule. Le réseau international est pratiquement réservé aux étrangers présents sur le territoire, qui peuvent y accéder depuis les hôtels dans lesquels les Cubains sont interdits d’accès, mais il reste aussi difficile d’accès, et toujours contrôlé par la censure. Les moteurs de recherche Yahoo ! et Google y sont par exemple inaccessibles. Seuls les membres de la nomenklatura peuvent se connecter gratuitement au réseau international au moyen de codes d’accès. Les autres doivent payer entre 6 et 12 dollars de l’heure, une fortune pour un citoyen cubain.

    Ce n’est que depuis février 2008, que posséder un ordinateur portable personnel n’est plus un délit. Mais les prix pratiqués sur le marché sont dissuasifs, souvant une année de salaire. Les internautes cubains risquent jusqu’à vingt ans de prison s’ils postent un article jugé “contre- révolutionnaire” par la dictature et cinq s’ils se connectent au réseau international de manière illégale. En 2007, le journaliste Oscar Sánchez Madan, correspondant du site Cubanet dans la province de Matanzas, a été condamné à quatre ans de prison pour “dangerosité sociale prédélictueuse”. Selon cette disposition du code pénal cubain, tout citoyen, même s’il n’a encore commis aucun délit, est passible d’incarcération au nom de la menace qu’il pourrait représenter pour la société. La blogueuse Yoani Sanchez ne peut pas quitter Cuba car elle ne peut pas obtenir de passeport. Son blog est l’une des rares brèches dans le contrôle de l’information voulu par le régime castriste, ce qui lui vaut une accusation d’“activités illégales”.

    A Cuba, n’importe qui peut naviguer sur Internet... sauf s’il est cubain !

  • Par Julius (xxx.xxx.xxx.148) 26 février 2010 10:56
    Julius

    En fait, ces "intellectuels" ne sont pas innocents. Ces "intellectuels" contribuent à justifier l’oppression. Ils sont objectivement les complices de ces régimes criminels Ils aident à prolonger la vie de ces dictatures.

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