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Accueil du site > Actualités > Médias > Service minimum au 20 heures de France 2

Service minimum au 20 heures de France 2

Le journal de 20 heures de France 2 avait invité Christine Lagarde, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi.

Compte tenu de l’actualité des marchés financiers, la présence du ministre semblait évidente. Madame Lagarde, décidément très à l’aise dans ses fonctions, a - selon moi - abordé le problème sans trop sombrer dans la langue de bois si aisée dans ces situations.

L’interview, réalisée par Françoise Laborde, a duré quelques minutes. Or, quelques heures plus tôt, le Conseil constitutionnel avait annoncé sa décision de censurer l’article 5 de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Un coup de tonnerre puisque le dispositif sanctionné par le Conseil constitutionnel visait à instituer un crédit d’impôt sur le revenu à raison des intérêts payés au titre des cinq premières annuités de remboursement des prêts. Un volet très important au sein des mesures fiscales mis en place par le gouvernement cet été.

Evidemment, on attendait une question de Françoise Laborde sur ce point.

L’interview se termine et... rien. Pas une seule question. On remercie le ministre et l’on passe au sujet suivant. Effectivement, la décision du Conseil constitutionnel est abordée peu après dans le journal, très rapidement.

Incroyable ! Le mot n’est pas trop fort. Avoir sous la main l’un des plus importants ministres du gouvernement, de surcroît le ministre des Finances, et ne lui poser aucune question sur ce qui constitue à n’en point douter l’une de ses premières vraies difficultés rencontrées depuis l’élection présidentielle est purement ahurissant.

Dans le numéro de cette semaine de Télérama, on lira un article d’Erwan Desplanques, Des JT très Parisien. Son auteur explique que les sommaires des journaux de 20 heures seraient très inspirés de ce qui semble être devenu la nouvelle référence : Le Parisien.

Chacun aura constaté en effet deux phénomènes qui ont affecté le journal de 20 heures de France 2 ces derniers mois : le développement des sujets dits "légers" ou "secondaires", et surtout le raccourcissement des durées de ces sujets.

Le mardi 14 août, Françoise Laborde nous gratifiait d’un sujet incontournable s’il en est : la météo capricieuse pour un mois d’août. Durée : 2 minutes 17. On notera que le sujet précédent, qui constituait d’ailleurs la Une du journal de 20 heures était consacré au... Vent d’Ouest sur les côtes bretonnes. Durée : 1 minute 20.

Le jeudi 16 août, l’info concernant la décision du Conseil constitutionnel occupe seulement 16 secondes. Oui, 16 secondes ! Dans le même journal, un sujet consacré aux simulations automobiles dans les jeux vidéo dure plus de deux minutes.

Ces choix éditoriaux, dont le journal de 20 heures du 16 août a illustré jusqu’à la caricature les excès, sont contestés au sein même de la rédaction de France 2. Ce printemps, un document avait été rédigé et transmis à la direction de l’information dénonçant "le manque d’audace et de cohérence éditoriale de la chaîne".

On promet des changements pour la rentrée. C’est urgent.


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123 réactions à cet article    


  • ehryx 20 août 2007 12:57

    Ca va faire 10 ans que c’est de la merde (et ça va crescendo... et déjà avant c’était pas extraordinaire), alors la ’Sarko TV’, c’est assez débile comme remarque -_- ... Peut-être Chirac TV, ou UMP TV, mais un peu de cohérence svp smiley


  • Ingrid du Midi 20 août 2007 14:18

    Rien de très « original », par les temps qui courent. Tous les médias font pareil, et les politiciens et bureaucrates syndicaux font encore pire. Lire, par exemple :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=228

    dont une version antérieure avait été censurée par Agoravox :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

    Ce qui prouve qu’Agoravox n’est pas particulièrement bien placé pour donner des leçons aux médias conventionnels.


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 20 août 2007 14:47

    M. AB ,

    Pardon, mais j’ai lu quelques-uns de vos articles et je trouve que vous êtes un bon défenseur de la pensée unique. Aussi, quand vous écrivez :

    « ...la paranoïa n’est pas une source d’information crédible... »

    je ne m’en étonne pas !

    On crie à la « paranoïa » dès que quelqu’un dénonce la véritable nature du système et le rôle réel des politiciens et des réseaux d’influence.

    Mais la réalité est qu’on ne peut pas exiger quoi que ce soit de la journaliste visée dans l’article, alors que même le « grand homme de gauche » Laurent Fabius fait partie de la Commission Trilatérale.

    C’est ce qui a dérangé de l’article censuré la semaine dernière par Agoravox, qui dit notamment :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

    Sarkozy, Strauss-Kahn, Bush, transversalité et targaires de la politique

    Nicolas Sarkozy n’a pas inventé la politique « transversale ». Mais il l’a étalée au grand jour alors qu’il s’apprêtait à faire adopter par le Parlement rien de mois que trente-cinq lois en l’espace d’un mois. Plus les débats sur la déclaration de politique générale, l’orientation budgétaire et le nouveau Traité européen. Avec les « ouvertures » successives et le « statut de l’opposition », le nouveau Président de la République a sécurisé les carrières de l’ensemble du monde politique. La participation de Bernard Kouchner au gouvernement, le soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du Fonds monétaire international... étaient des messages clairs. Résultat : entre le 6 mai et le début du mois d’août, on n’a pas vu une « opposition » bouger, à quelques déclarations de façade près. Quant aux syndicats, leurs dirigeants se sont montrés d’une extrême gentillesse. La semaine dernière, Roger Karoutchi a estimé que Sarkozy est « admiratif devant le modèle démocratique américain ». A ce jour, aucune mise au point de l’intéressé qui vient de rencontrer George Bush. Somme toute, c’est très cohérent avec la politique française des trois derniers mois où les joutes politiques ont relevé de la pure fiction festive. Mais ce n’est pas la seule conséquence de ce sacre de la « transversalité ».

    (...)

    D’autres articles ont souligné en temps utile la complicité des dirigeants de la « gauche » et des grandes centrales syndicales avec la politique de Nicolas Sarkozy depuis le mois de mai. J’appelais « manifestations du 31 mai » celles du 31 juillet, faisant allusion à l’incroyable retard de cette mobilisation qui, de surcroît, mettait en cause une seule loi parmi l’avalanche des textes examinées. Il n’y a eu, par exemple, aucune manifestation depuis le 6 mai contre le projet de loi sur les universités adopté le 1er août. Pourtant, les intentions de l’équipe Sarkozy en la matière n’avaient jamais été tenues dans le secret. Personne, dans les milieux dirigeants politiques et syndicaux, n’a réagi à la nomination, au ministère stratégique chargé de cette « réforme de l’enseignement supérieur », de la fille du président de Bolloré Télécom, juste après le voyage controversé de Nicolas Sarkozy à Malte. Pourtant, le Groupe Bolloré détient des intérêts industriels et des capitaux suffisamment importants pour qu’on puisse le considérer naturellement concerné par une loi qui ouvre la voie à un nouveau rapprochement entre les universités publiques et le secteur privé. Mais le bilan de la récente session extraordinaire du Parlement met en évidence des problèmes plus profonds qui ont trait, notamment, au fonctionnement et au rôle même des instances (Assemblée Nationale et Sénat) censées « représenter le peuple ».

    Si l’opposition devenue « à statut » avait souhaité s’opposer à cette session extraordinaire, elle aurait pu introduire un recours faisant valoir que Nicolas Sarkozy demandait au Parlement d’examiner un nombre de textes tel, que toute étude approfondie de leur contenu était impossible dans la durée prévisible de la session qu’il avait convoquée. Il a d’emblée été question d’un mois, et c’était déjà très long pour une session extraordinaire. Les vacances des députés et sénateurs en août étaient d’ailleurs clairement annoncées. Les articles 29 et 30 de la Constitution autorisent le Président de la République à convoquer par décret une session extraordinaire du Parlement, « à la demande du Premier Ministre ou de la majorité des membres composant l’Assemblée Nationale, sur un ordre du jour déterminé ». Mais rien n’empêche de déférer le contenu précis de cette décision au juge de l’excès de pouvoir, y compris par référé. Le caractère déraisonnable de l’ordre du jour apparaît, dans ce contexte, comme un motif sérieux. Aux termes de l’article 311.1 du Code de Justice Administrative : « Le Conseil d’Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : 1º Des recours dirigés contre les ordonnances du Président de la République et les décrets... » Pourtant, un tel recours ne semble pas avoir été introduit. Aucune manifestation n’a eu lieu, non plus, fin juin, alors que l’intention de Nicolas Sarkozy de convoquer le Parlement pour le mois de juillet était connue depuis son élection.

    Non seulement la prétendue « opposition » n’a rien entrepris de conséquent contre cette opération de forcing législatif, en dehors de quelques gestes symboliques internes au Sénat et à l’Assemblée Nationale, mais la « majorité présidentielle » s’est à son tour empressée d’exécuter le bon vouloir du Président de la République. Elle a couru adopter les textes qui lui étaient proposés, sans se donner le temps d’un examen digne de ce nom. Le Parlement a fonctionné, pour l’essentiel, comme une chambre d’enregistrement à quelques « corrections » près. Ce qui apparaît sans ambiguïté à l’examen des calendriers des principales lois adoptées.

    (...)


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 20 août 2007 14:48

    « Merci d’avoir collé des -1 à moi et Demian »

    Au juste, comment M. AB peut-il savoir qui a collé des -1 à qui ?????


  • Eric-nicolier Eric-nicolier 20 août 2007 14:56

    J’espere que vous accepterez que l’on dise que cet « article » n’est pas de l’information mais un assemblage de raccourcis insensés, voire délirants. Je suis allé sur ce fameux blog qui les publie.

    C’est bon, mais le coup du complot planétaire, de « la gauche qui aide Sarko », et autres âneries, j’ai plutôt tendance à penser que cela plombe tout débat en le tirant vers le bas.

    Allez un peu de sérieux non ?


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 20 août 2007 15:06

    Si c’est tout ce que M. Nicolier peut sortir comme argument, c’est vraiment très mince, outre le ton pédant qu’il emploie.

    Mais bon, c’est encore un autre « grand auteur » à la une d’Agoravox...

    L’ennui, c’est qu’un journaliste qui donne des leçons à ses collègues devrait être lui-meme capable d’un autre niveau de débat. Qui manque de sérieux ? Les réseaux d’influence existent bien, par exemple le Siècle :

    http://www.strategies.fr/archives/1365/136504901/management_14_le_pouvoir_a _la_table_du_siecle.html

    et l’article qui, apparemment, a mis en colère les bien-pensants écrivait à ce sujet :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

    " Ce n’est pas tout. Nicolas Sarkozy aurait-il, de fait, choisi le candidat du Parti Socialiste aux présidentielles de 2012, en aidant Dominique Strauss-Kahn (DSK) a accéder à la présidence du Fonds monétaire international (FMI) ? La question a aussitôt été tacitement posée, et l’hypothèse continue à faire le tour de Toile. Jusqu’au parallèle avec le président sortant du FMI, Rodrigo Rato, démissionnaire avant la fin de son mandat au moment où commence de fait la campagne pour les élections espagnoles de mai 2008. La « demande européenne » d’un parti français à façade « sociale-démocrate » n’est sans doute pas étrangère à l’opération de promotion de DSK. Mais, de toute façon, Sarkozy et Strauss-Kahn ont fait les deux partie, depuis le début des années 1990, des « élites » que rassemblent les cénacles de la « transversalité » française comme le Siècle. Pareil pour Bernard Kouchner et, depuis bien avant, Jack Lang ou Jacques Attali. Ou encore François Fillon, Luc Ferry, François Hollande, plus récemment Didier Migaud ou Rachida Dati, et bien d’autres. Le monde politique est un mouchoir. Mais ces cercles se caractérisent surtout par le rôle qu’y jouent les représentants des milieux financiers et industriels, véritables patrons de la politique réelle.

    Dans l’ensemble, les partis politiques sont devenus des courroies de transmission de stratégies qui ne s’élaborent, ni dans leur sein, ni même à l’Elysée ou à Matignon, mais dans les coupoles du monde des affaires. Le reste relève de la mise en scène. Le rôle, de plus en plus symbolique, du Parlement consiste à rassurer l’opinion en lui fournissant une apparence de débat et en opérant quelques mises en forme. Quant aux directions syndicales, elles se sont rapprochées des mêmes cercles et réseaux que le monde politique. Pas seulement en France, où Nicole Notat fréquentait déjà le Siècle dans les années 1990, mais aussi au niveau international. Le rôle de dirigeants de la CGT et d’autres centrales au sein du « think tank » Confrontations Europe est bien connu, de même que l’appartenance du président de l’AFL-CIO américaine John Sweeney à la Commission Trilatérale. "

    (fin de citation)

    Avez-vous un seul argument à lui opposer, M. Nicolier ?


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 20 août 2007 15:12

    J’ajouterai que ça ne doit pas être si facile pour tous les journalistes, de jouer les héros, si leurs patrons ou les politiques du coin font partie de réseaux comme le Siècle.

    Mais, apparemment, dans un média dit « citoyen » comme Agoravox, on n’a pas le droit d’en parler...


  • Eric-nicolier Eric-nicolier 20 août 2007 15:17

    Les lapins que j’observe parfois dans le pré qui jouxte ma maison viennent, précisément à 15h12, de s’enfuir brusquement par le nord. Au même moment, j’ai reçu un coup de téléphone de ma compagnie d’assurance qui souhaite me vendre un contrat d’assurance-vie. La femme au téléphone avait, il me semble, la voix de la femme du maire, qui lui-même se rend parfois au fond du pré, donc je parlais plus haut, pour y promener son chien.

    Je soupçonne un immense complot regroupant ma compagnie d’assurance, la compagnie du téléphone, le maire, la femme du maire, et les lapins du pré, pour me soutirer de l’argent, ceci avec la complicité évidente des forces judéo-capitalistes qui nous exploitent.

    Chiche ! Je réponds à votre argumentation lorsque vous aurez répondu à la mienne !

    Bien à vous ! smiley


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 20 août 2007 15:27

    M. Nicolier, vous venez de donner une « réponse » qui correspond très exactement à votre « niveau ».

    On ne va tout de même pas vous en demander plus.

    Mais pour les lecteurs, je me permets de donner également ces liens :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Siècle

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilatérale

    http://en.wikipedia.org/wiki/Trilateral_Commission

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg

    http://en.wikipedia.org/wiki/Bilderberg


  • Josep66 20 août 2007 16:20

    Je comprends AgoraVox. Je ne crois pas à la censure, mais à une mauvaise lisibilité du texte. Et puis tous ces mots soulignés pour des liens, c’est fatigant à lire. Et d’un paragraphe à l’autre on ne se rappelle plus ce qu’on vient de lire.

    Il vaut mieux dire : Le seul homme politique français qui est membre du CFR (patron de toutes ces entités internationales : Trilatérale, etc.), c’est Michel Rocard !


  • Josep66 20 août 2007 16:27

    Woaouuuu ! Ce Nicolier-là il est futé, oui ? Il paraît que c’est le plus malin chez lui ! Je comprends que je ne dois pas m’éterniser sur la lecture de ses « articles ».


  • Reinette Reinette 20 août 2007 16:33

    LA TÉLÉ À LA HACHE

    Des milliers d’habitants de la région de Millau ont été privés, le soir du premier tour de l’élection présidentielle, des faces avenantes des Hollande, Hortefeux, Montebourg, Gollnish, Alliot-Marie, Strauss-Kahn, et autres Voynet.

    « QUAND L’IMAGE DE LA TÉLÉ a disparu vers 20 heures 15, je me suis demandé ce qu’il se passait », raconte un millavois. Le 26 avril au soir, des milliers d’habitants de Millau sont devant leur télé pour regarder le résultat du premier tour des élections présidentielles.

    À la même heure, dans les collines environnantes, des coups de hache viennent sectionner les câbles de deux relais de transmission des chaînes de télévision hertziennes, des stations de radio et de téléphonie mobile. Entre 4 000 et 10 000 foyers de Millau auront eu juste le temps de connaître le score de leurs divers favoris. « Ça m’a franchement amusé. J’imagine que ce sont des jeunes révoltés qui ont fait le coup. C’est un truc de gamin. Et puis ça nous a évité les commentaires et les discussions des spécialistes et autres politicards. Une dame proteste : « Ça m’a mis en colère. Quand même, ce n’est pas bien ! La télévision, c’est indispensable ! » Une autre reprend : « C’est inadmissible de priver tout le monde de télévision. Mais quand j’en parle autour de moi, personne ne dit rien. Les Français sont bizarres, ils ne veulent pas se mouiller. Il y a plein de gens qui n’ont même pas été scandalisés. »

    Un basque aveyronnais en rigole : « C’était très bien. Pas de télé, pour une fois, ça fait du bien. On a vu les résultats avant que tout soit coupé. Et puis, on a fait un bon repas entre amis, dans une super ambiance ».

    La mairie, quand à elle, recentre le propos, dans une belle synthèse fourre-tout des sujets à la mode : « La Ville de Millau condamne fermement ces actes de dégradation, voire de terrorisme, qui ont privé la population de sa liberté d’accès à l’inform-ation. »

    Fort heureusement, les possesseurs de paraboles auront pu échapper au fléau qui s’est brutalement abattu sur cette petite ville tranquille. Ils auront pu, donc, jusqu’à plus soif, s’enivrer des propos passionnants des multiples apparatchiks enrobés dans le miel des journalistes de cour.

    Espérons que les autorités interviennent au plus vite pour sécuriser les installations avant que des actes aussi simples ne suscitent d’autres vocations. La puissance technologique et la « liberté d’accès à l’inform-ation » seraient-elles suspendues à quelques coups de hache ?

    On frémit au souvenir de la destruction de l’émetteur de Roc’h Trédudon (Finistère) en 1974, qui avait privé de télévision pendant un mois les habitants de la région et qui les avait contraints à passer leurs soirées entre amis et voisins.


  • Dégueuloir Dégueuloir 20 août 2007 18:12

    détruisons tous les émetteurs de télé à la hache ! ....pour faire remonter le taux de natalité et purifier l’esprit des manipulations ...... smiley pour ma part il y a 7ans que je n’ai plus de télé....comme c’est cool !!!


  • zelectron zelectron 20 août 2007 19:02

    Moi aussi je me pose la question. Y aurait-il un AV à 2 vitesses : un pour les nuls et un pour les initiés ?


  • zelectron zelectron 20 août 2007 19:05

    Le détournement d’attention du temps des Romains s’appelait « PANEM ET CIRCENCES » ce n’est pas une attitude de droite ou de gauche : cela est.


  • Universitaire 1995 20 août 2007 19:19

    « Y aurait-il un AV à 2 vitesses : un pour les nuls et un pour les initiés ? »

    Bonne question. Mais je trouve, surtout, que depuis la campagne présidentielle ont nous met à la une des baratins pour nous rendre plus nuls qu’avant...

    On dirait que, depuis l’automne dernier, on a de plus en plus affaire à un média qui théoriquement « donne la parole aux citoyens » mais qui en réalité les fait taire quand ils ne s’expriment pas de manière « idéologiquement correcte ». Ou quand ils essayent de penser « à la place » des politiques et journalistes professionnels. On dit aux observateurs extérieurs : « voici ce que pensent les citoyens », mais on leur sert des sauces concoctées à l’origine dans les mêmes coulours que d’habitude.


  • Universitaire 1995 20 août 2007 20:13

    Josep66 a écrit :

    « Je comprends AgoraVox. Je ne crois pas à la censure, mais à une mauvaise lisibilité du texte. Et puis tous ces mots soulignés pour des liens, c’est fatigant à lire. Et d’un paragraphe à l’autre on ne se rappelle plus ce qu’on vient de lire. »

    (fin de citation)

    Je ne suis pas d’accord. Si on regarde les deux blogs de cet auteur censuré (apparemment, il est loin d’être le seul à qui ça arrive sur Agoravox) :

    http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=6710

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR

    et si on suit un peu l’historique de la diffusion de ses articles sur la Toile, tous les indices pointent vers la censure politique. Ici, et sur d’autres sites.

    Les articles de cet auteur, rédigés et présentés de la même façon et avec autant de liens, ont été acceptés par Agoravox et repris par Yahoo ! Actualités, tant que les critiques visaient Ségolène Royal, José Bové, Marie-George Buffet... Mais le jour où il s’en est pris à François Bayrou, la censure est tombée :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=79

    et l’article suivant, critiquant des aspects du programme de Nicolas Sarkozy, a également été refusé par Agoravox :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=87

    Un prétendu « manque de lisibilité » a été, déjà à l’époque, le prétexte formel. Mais ces articles n’étaient pas mois lisibles que les antérieurs. Ils ont d’ailleurs été très rapidement diffusés par d’autres médias.

    Lire aussi le dernier article de l’intéressé publié par Agoravox :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26454

    La preuve que les articles sont très lisibles : les réactions d’Eric Nicolier et d’ AB dans ce même fil de discussion. C’est précisément parce qu’ils ont très bien compris le contenu du dernier article rejeté :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=227

    et de sa version plus récente :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=228

    qu’ils réagissent comme ils le font.

    Les articles de cet auteur sont facilement compréhensibles et souvent repris par d’autres sites, mais le contenu dérange. Quant aux liens, je ne pense pas qu’ils posent le moindre problème car le format a été conçu d’une telle façon qu’il fait apparaître le texte cité en référence dans une fenêtre séparée. La lecture de l’article n’est pas interrompue.

    A mon sens, le problème est clairement politique. Bellaciao avait repris en édito l’article sur Bayrou et l’a enlevé quelques mois plus tard. Sur Indymédia, il y a eu des attaques très virulentes contre le même auteur de la part de quelqu’un qui se présente comme un militant CGT. Voir, par exemple :

    http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=83487

    http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=83645

    Il semble bien que les problèmes recontrés par des articles de ce genre soient clairement politiques, parce qu’ils dérangent « beaucoup de monde », et pas d’une autre nature. Mais si on n’a pas le droit de publier « ce qui dérange beaucoup de monde », on est mal barrés...


  • Universitaire 1995 20 août 2007 20:41

    Ce qui prouve également que la véritable question n’est pas de savoir si on offre au public une apparence de débat, mais :

    - si les citoyens ont le droit d’exprimer publiquement des points de vue vraiment gênants pour les dirigeants, les lobbies, les politiques, les journalistes...

    - si les informations peuvent vraiment circuler ;

    - s’il existe des lieux d’expression vraiment ouverts, et pas instrumentalisés par des chapelles...

    etc...


  • Ingrid du Midi 20 août 2007 21:26

    Sauf méprise de ma part.

    *********

    L’article 5 de la loi disait :

    http://ameli.senat.fr/publication_pl/2006-2007/425.html

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/Mesures_travail_emploi_et_pouvoir_achat.asp

    " I. - Après l’article 200 terdecies du code général des impôts, il est inséré un article 200 quaterdecies ainsi rédigé :

    « Art. 200 quaterdecies. - I. - Les contribuables fiscalement domiciliés en France au sens de l’article 4 B qui acquièrent un logement affecté à leur habitation principale, directement ou par l’intermédiaire d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés qui le met gratuitement à leur disposition, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt sur le revenu au titre des intérêts des prêts contractés auprès d’un établissement financier à raison de cette opération, tels que définis à l’article L. 312-2 du code de la consommation.

    « Le premier alinéa du présent I s’applique également aux contribuables qui font construire un logement destiné à être affecté, dès son achèvement, à leur habitation principale. Dans cette situation, les prêts mentionnés au premier alinéa s’entendent de ceux qui sont contractés en vue de financer l’acquisition du terrain et les dépenses de construction.

    « Le logement doit, au jour de l’affectation à usage d’habitation principale du bénéficiaire du crédit d’impôt, satisfaire aux normes minimales de surface et d’habitabilité mentionnées à l’article 244 quater J.

    « II. - Le I ne s’applique pas aux intérêts des prêts affectés :

    « 1° Au remboursement en tout ou partie d’autres crédits ou découverts en compte. Toutefois, les intérêts des emprunts souscrits pour se substituer aux prêts mentionnés au I ou rembourser ceux-ci ouvrent droit au crédit d’impôt, dans la limite des intérêts qui figurent sur les échéanciers des emprunts initiaux et de celles des annuités mentionnées au premier alinéa du III restant à courir ;

    « 2° À l’acquisition d’un logement par l’intermédiaire d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés, lorsque ce logement a antérieurement appartenu au contribuable directement ou par l’intermédiaire d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés.

    « III. - Ouvrent droit au crédit d’impôt les intérêts payés au titre des cinq premières annuités de remboursement des prêts mentionnés au I, à l’exclusion des frais d’emprunt et des cotisations d’assurances contractées en vue de garantir le remboursement des prêts.

    « Lorsque les prêts sont consentis à une société non soumise à l’impôt sur les sociétés dont le contribuable est membre et qui met gratuitement à la disposition de celui-ci un immeuble ou une partie d’immeuble lui appartenant qu’il affecte à son habitation principale, il est tenu compte des intérêts payés à proportion de la quote-part des droits du contribuable dans la société correspondant au logement concerné.

    « IV. - Le montant des intérêts mentionnés au III ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder, au titre de chaque année d’imposition, la somme de 3 750 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et de 7 500 € pour un couple soumis à imposition commune. Cette somme est majorée chaque année de 500 € par personne à charge au sens des articles 196 à 196 bis. La somme de 500 € est divisée par deux lorsqu’il s’agit d’un enfant réputé à charge égale de l’un et l’autre de ses parents.

    « Les montants de 3 750 € et 7 500 € sont respectivement portés à 7 500 € pour une personne handicapée célibataire, veuve ou divorcée et à 15 000 € pour un couple soumis à imposition commune lorsque l’un de ses membres est handicapé.

    « V. - Le crédit d’impôt est égal à 20 % du montant des intérêts mentionnés au III, dans la limite mentionnée au IV.

    « VI. - Le I s’applique à la condition que le logement faisant l’objet du prêt soit, à la date de paiement des intérêts, affecté à l’usage d’habitation principale du contribuable.

    « Toutefois, le I s’applique également aux intérêts versés avant l’achèvement du logement que le contribuable fait construire ou qu’il acquiert en l’état futur d’achèvement, lorsque celui-ci prend l’engagement d’affecter ce logement à son habitation principale au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de la conclusion du contrat de prêt.

    « Lorsque cet engagement n’est pas respecté, le crédit d’impôt obtenu par le contribuable fait l’objet d’une reprise au titre de l’année au cours de laquelle l’engagement n’a pas été respecté et au plus tard au titre de la deuxième année qui suit celle de la conclusion du contrat de prêt. Il est fait application, le cas échéant, des sanctions prévues à l’article 1729.

    « Le I s’applique également aux intérêts versés par le contribuable qui, à la suite d’une mutation professionnelle, n’est plus en mesure d’affecter le logement objet du prêt à son habitation principale, sous réserve que ce logement ne soit pas donné en location et que le contribuable n’ait pas fait l’acquisition d’un nouveau logement affecté à son habitation principale ou destiné à cet usage.

    « VII. - Le crédit d’impôt mentionné au I est imputé sur l’impôt sur le revenu après imputation des réductions d’impôt mentionnées aux articles 199 quater B à 200 bis, 200 octies et 200 decies A, des crédits d’impôt et des prélèvements ou retenues non libératoires. S’il excède l’impôt dû, l’excédent est restitué.

    « VIII. - Le I s’applique aux intérêts des prêts souscrits dans un État membre de la Communauté européenne ou dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale, et qui satisfont à une réglementation équivalente.

    « IX. - Les dispositions du présent article sont exclusives de celles mentionnées au a du 2 de l’article 199 undecies A. »

    II. - Les conditions d’application du présent article, notamment les obligations des prêteurs et des emprunteurs, sont précisées par décret.

    III. - Le I s’applique aux intérêts payés à compter du premier jour du mois qui suit celui de la publication de la présente loi au Journal officiel. "

    ************

    Le Conseil Constitutionnel a dit :

    http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2007/2007555/2007555dc.htm

    " - SUR L’ARTICLE 5 :

    18. Considérant que le I de l’article 5 de la loi déférée insère dans le code général des impôts un article 200 quaterdecies ; que ce nouvel article institue un crédit d’impôt sur le revenu à raison des intérêts payés au titre des cinq premières annuités de remboursement des prêts contractés pour l’acquisition ou la construction d’un logement affecté à l’habitation principale du contribuable ; qu’il réserve cet avantage aux prêts contractés auprès d’un établissement financier ; qu’il exige que le logement soit conforme à des normes minimales de surface et d’habitabilité ; qu’il fixe le montant du crédit d’impôt à 20 % des intérêts dans la limite d’un plafond de 3 750 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et de 7 500 € pour un couple soumis à imposition commune ; que ces plafonds sont majorés de 500 € par personne à charge ;

    19. Considérant qu’il ressort des travaux parlementaires que le crédit d’impôt résultant de la construction ou de l’acquisition d’une habitation principale postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi tend à favoriser l’accession à la propriété et répond ainsi à un but d’intérêt général ; que son objet, sa nature, sa durée ainsi que les conditions mises à son octroi constituent des critères objectifs et rationnels au regard du but poursuivi par le législateur ; que son montant ne représente pas un avantage fiscal manifestement disproportionné par rapport à cet objectif ;

    20. Considérant qu’il ressort des travaux parlementaires que le crédit d’impôt résultant de la construction ou de l’acquisition d’une habitation principale antérieurement à l’entrée en vigueur de la loi tend à soutenir la consommation et le pouvoir d’achat ; que, toutefois, en décidant d’accroître le pouvoir d’achat des seuls contribuables ayant acquis ou construit leur habitation principale depuis moins de cinq ans, le législateur a instauré, entre les contribuables, une différence de traitement injustifiée au regard de l’objectif qu’il s’est assigné ; que cet avantage fiscal fait supporter à l’État des charges manifestement hors de proportion avec l’effet incitatif attendu ; qu’il en résulte une rupture caractérisée de l’égalité des contribuables devant les charges publiques ;

    21. Considérant, dès lors, qu’il y a lieu de déclarer contraires à la Constitution les mots : « aux intérêts payés » et les mots : « du premier jour du mois qui suit celui » au III de l’article 5 de la loi déférée ;

    (...)

    Article premier.- Sont déclarés contraires à la Constitution les mots : « aux intérêts payés » et les mots : « du premier jour du mois qui suit celui » figurant au III de l’article 5 de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. "

    (...)


  • Universitaire 1995 20 août 2007 22:55

    Cher Monsieur AB ,

    Plus haut, vous vous plaigniez de la « théorie du complot », et maintenant vous criez au complot !

    Je trouve de toute façon un peu ridicule, quand on dit connaître l’histoire, de prétendre qu’elle n’est pas bourrée de complots, souvent très bien organisés et planifiés.

    Par exemple, pour la période plus récente : le colonialisme, la première guerre mondiale, les soutiens apportés au parti nazi, les coups d’état, le déclenchement de la guerre en Irak et beaucoup d’autres. Vous trouverez souvent, derrière ces faits, des contacts confidentiels, des réseaux et bien de montages.

    Si le critère pour identifier un « complot » ou un « groupuscule » est une série d’interventions qui « se chevauchent bien », alors allez voir du côté du Parlement et vous en verrez passer plein ! Sur le fonctionnement « groupusculaire », on peut à bien d’égards s’interroger à propos de la modération d’Agoravox, vu ce qu’on y censure et ce qu’on y met à la une.

    Ne vous est-il pas venu à l’esprit qu’une convergence entre des interventions de citoyens « de base » peut exister, dès lors qu’ils partagent un certain nombre de points de vue ? Regardez le NON à la Constitution Européenne de 2005.

    Point besoin de faire des réunions, je pense, avec ce qu’on a tous vu depuis quelques mois quant au comportement du monde politique, des syndicats, des médias...

    Pour revenir à cet article de M. Nicolier, c’est vrai qu’il n’est pas convaincant et qu’il ressemble à une querelle de chapelle ou à une tentative parmi tant d’autres de nous distraire pendant que se font les « grands consensus » sarkozistes et se préparent les grands coups tordus.

    Surtout, que l’auteur ne consacre pas une ligne à exposer clairement la portée de la décision du Conseil Constitutionnel qu’il qualifie sans plus de « coup de tonnerre ».

    Ingrid vient de nous faire remarquer que seules deux phrases ont été déclarées contraires à la Constitution, au sein d’un long article. Il aurait mieux valu que Monsieur Nicolier soit plus précis sur cette question, avant de sauter à la gorge d’une journaliste dont l’autonomie n’est sans doute pas très grande au sein du système en place et qui, de toute façon, venait vraisemblablement de recevoir l’information et n’y connaissait peut-être pas grand-chose.


  • Universitaire 1995 20 août 2007 23:03

    J’ajouterai que normalement le contenu des saisines du Conseil Constitutionnel n’est pas rendu public avant la diffusion de la décision de ce Conseil. Ce n’était donc pas si évident, même pour un juriste, d’évaluer les conséquences de cette décision en l’espace de quelques heures.


  • Eric-nicolier Eric-nicolier 20 août 2007 23:22

    Et M. Nicolier vous répond...

    L’objet de l’article repris dans Agoravox n’a jamais été l’explication de texte de la décision du Conseil Constitutionnel, c’est un tout autre sujet, que j’ai d’ailleurs évoqué ailleurs :

    http://www.nicolier.fr/files/e22226f4b7a91b5e1a399b1af2973bd5-103.php

    J’évoque le journal de 20 heures de France 2, la hiérarchisation de l’information et le non-questionnement d’une journaliste sur un sujet précis. Rien d’autre !

    Pour le reste votre verbiage est bien confus... J’ai relu deux fois votre texte et ma foi je n’ai pas compris grand chose à certains passages.

    Ils me font penser aux paroles de ces fous qui autrefois péroraient à l’entrée des villages... Ils voyaient des démons et des sorcières, ils imaginaient le Malin caché sous les lits et les chats danser la nuit au clair de lune...

    Finalement rien n’a changé...


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 août 2007 06:48

    @ DW : Je vous prédis que d’ici peu Google va se porter acquéreur d’un fil de presse auquel les blogues pourront avoir librement accès, ainsi qu’à You Tube. Des douzaines de TV-citoyennes vont naitre et offrir leur « 20 heures », dont quelques unes seront animées par des commentateurs prestigieux. Le monopole de la pensée correcte sur la diffusion de la nouvelle sera terminé... et les choses ne seront plus jamais comme avant.

    http://www.nouvellesociete.org/5153.html

    Pierre JC Allard


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 août 2007 06:51

    ( Excusez le doublon : j’ai du mal à positionner ce commentaire)

    DW : Je vous prédis que d’ici peu Google va se porter acquéreur d’un fil de presse auquel les blogues pourront avoir librement accès, ainsi qu’à You Tube. Des douzaines de TV-citoyennes vont naitre et offrir leur « 20 heures », dont quelques unes seront animées par des commentateurs prestigieux. Le monopole de la pensée correcte sur la diffusion de la nouvelle sera terminé... et les choses ne seront plus jamais comme avant.

    http://www.nouvellesociete.org...

    Pierre JC Allard


  • Universitaire 1995 21 août 2007 10:02

    M. Nicolier continue à nous servir une prose d’un « excellent niveau », avec M. AB comme écho. Mais dans la vie, le culot ne permet pas de tout faire passer. L’article censuré jeudi dernier par Agoravox disait notamment (version du 12 août) :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

    « Le 31 juillet, alors que les carottes étaient passablement cuites, des députés de « gauche » ont reçu une délégation des manifestants. Il fallait au moins pouvoir en faire état, pour que les adhérents continuent à payer leurs cotisations. A la fin, la consolation classique : « On va saisir le Conseil Constitutionnel ». Trois saisines sont intervenues : a) de députés et sénateurs, contre la « Loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs » adoptée le 26 juillet [recours rejeté le 9 août] ; b) de députés, contre la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » adoptée le 1er août ; c) de députés et sénateurs, contre la « Loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » adoptée le 2 août. Aucun autre texte ne semble avoir été déféré au Conseil Constitutionnel. Un véritable « service minimum », vu le nombre des lois adoptées en un mois et qui commencent déjà à être promulguées. »

    (fin de citation)

    et, dans sa version du 16 août diffusée le même jour par le réseau Indymedia :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=228

    les points b) et c) avaient été actualisés :

    « b) de députés, contre la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » adoptée le 1er août [recours jugé le 16 août avec une légère censure de la loi adoptée] ; c) de députés et sénateurs, contre la « Loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » adoptée le 2 août [recours rejeté le 16 août]. »

    (fin de citation)

    Ce qui, pour le moins, suggère :

    - que tout le monde ne partage pas l’appréciation de M. Nicolier sur le « coup de tonnerre », s’agissant au total de deux phrases censurées par le Conseil Constitutionnel dans l’ensemble de la trentaine de lois adoptées en un mois ;

    - que la modération d’Agoravox est vraiment trop partisane et clanique, et que ce qu’on y met à la une tourne trop souvent à l’intox ;

    - que c’est dommage de retrouver lundi, à la une, ce titre sur le « service minimum » dans un sens analogue à ce qu’on peut lire dans un article refusé quelques jours plus tôt (mais avec des critiques pointant dans une autre direction !) ;

    - que l’article de M. Nicolier est d’une grande superficialité, au point de ne pas expliquer en quoi consiste exactement le « coup de tonnerre » et ce que l’on peut vraiment reprocher au 20 heures qu’il critique.

    Si la présentatrice du 20 heures avait demandé à Christine Lagarde ce qu’elle pensait de cette décision du Conseil Constitutionnel, la ministre pouvait répondre qu’elle venait d’en prendre connaissance et qu’elle n’avait pas eu le temps matériel de l’étudier vraiment. Elle aurait pu ajouter qu’il s’agit de deux phrases censurées dans un long article, alors que le recours introduit mettait en cause plusieurs articles de cette loi (1er, 5, 11 et 16). Qu’est-ce que cela aurait apporté de plus ? Le « service minimum » de M. Nicolier paraît bien dénué d’arguments.


  • Universitaire 1995 21 août 2007 10:06

    « Je vous prédis que d’ici peu Google va se porter acquéreur d’un fil de presse auquel les blogues pourront avoir librement accès... (...) Le monopole de la pensée correcte sur la diffusion de la nouvelle sera terminé... et les choses ne seront plus jamais comme avant. »

    Si c’est le cas, Agoravox a intérêt à faire très vite un aggiornamento du fonctionnement de son propre « site citoyen ».


  • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 août 2007 10:20

    A la fin, êtes vous stupide ?

    C’est en tout cas la dernière fois que je vous réponds, car le « dialogue » n’a aucun sens.

    Pour la 2e fois, car je l’ai déjà exprimé plus haut, cet article n’avait pas pour sujet la décision du Conseil Constitutionnel du 16 août ! Pourquoi faut-il que vous jugiez de la profondeur d’un article sur un sujet que de toute manière il ne traite pas ? J’aimerais comprendre la démarche intellectuelle...

    Sinon, j’ai écrit un autre article UNIQUEMENT consacré à la décision du Conseil Constitutionnel. Vous auriez la réponse à votre question.

    Sinon pour en terminer avec vous, on ne mesure pas l’importance d’une décision du Conseil Constitutionnel au volume de mots censurés ! Je tiens à votre disposition des décisions qui ont fait jurisprudence, d’une portée très importante, et qui se sont contentées de changer UN MOT ! Comme quoi...

    Maintenant, sur un autre plan, votre article a peut être tout simplement été refusé par manque de clarté ! Les paragraphes que vous placez entre guillemets sont incompréhensibles.

    Et puis censure non ! Vous vous amusez depuis hier à faire des copier-coller géant de vos articles en guise de commentaire. C’est sans doute j’imagine l’un des objectifs de vos commentaires répétés. Ont-ils été censurés ? NON.


  • imago imago 21 août 2007 11:22

    oui oui... Quand il y a un an, à propos de Sarko je disais parfois « un petit Hitler en puissance » tout le monde rigolait...


  • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 août 2007 11:28

    Très entre nous, on peut détester Sarkozy (le personnage), on peut détester Sarkozy (la politique), mais ce genre de comparaison me semble déplacée et stupide.

    Et puis si possède un minimum de sens historique il y a des rapprochements que l’on évite, ne serait-ce que par décence.


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 21 août 2007 12:18

    En effet, Monsieur Nicolier devient de moins en moins intéressant. Il va d’ailleurs jusqu’à écrire « votre article » à propos de l’article censuré jeudi, alors qu’à ma connaissance il n’a été écrit par aucun des internautes qui débattent ici. M. Nicolier a du mal à comprendre qu’après avoir été refusé par Agoravox, l’article a été diffusé par un certain nombre de sites militants et repris par d’autres, ce qui lui a permis de faire un petit tour de la Toile. On le trouve sur les actualités de Google, de même par la recherche « toutes les dépêches » sur Yahoo ! Actualités.

    Mais le « service minimum » de M. Nicolier mis à la une ici est franchement indigent. Le véritable « coup de tonnerre » de cet été a été l’avalanche des trente-cinq lois passées en un mois comme des lettres à la poste, avec une complicité évidente de la « gauche » et des syndicats. A côté, le morceau censuré par le Conseil Constitutionnel est un epsilon mathématique.

    En ce qui concerne le 20 heures que Monsieur Nicolier pourfend si hardiment, son article délire un peu. Après une petite recherche, je trouve que la nouvelle de la décision du Conseil Constitutionnel a circulé plutôt tard dans l’après-midi. Par exemple, on lit à l’adresse :

    http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32072421@7-40,0.html

    un article de 18h23 qui précise d’ailleurs :

    " Les sages du Palais royal avaient été saisis par les parlementaires socialistes sur ce texte adopté définitivement le 1er août. Cependant, ces derniers leur avaient demandé de censurer les articles 1 (sur les heures supplémentaires), 11 (sur le bouclier fiscal) et 16 (exonorations d’ISF pour les incetissements dans les PME).

    Le Conseil a jugé ces articles conformes à la Constitution.

    En revanche, il s’est auto-saisi de l’article 5 instituant un crédit d’impôt pour les intérêts payés au titre des 5 premières années de remboursement de prêts immobiliers contractés pour l’achat d’une résidence principale."

    (fin de de l’extrait de l’article du Monde)

    Autrement dit, la « gauche » s’est faite jeter sur 100% de ses demandes dans les trois recours qu’elle avait introduits.

    C’était vraiment trop récent, avec une décision qui comporte un exposé conséquent sur une loi également longue et un long article 5, pour demander à Christine Lagarde quelle était la portée exacte de la décision du Conseil Constitutionnel et ce qu’elle comptait faire. On peut donc comprendre, relativement, que la présentatrice s’en soit abstenue et que la nouvelle ait été donnée par la suite sans en faire une analyse. Ce n’est pas le pire qu’on ait vu en matière d’information.


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 21 août 2007 12:29

    Et ce commentaire :

    « Mais ce qui me fait chier quand je lis les multiples interventions, c’est qu’il faudrait aussi, selon certains détracteurs du mécanisme de la peur, avoir peur. C’est pas la même peur : c’est la peur des médias, peur des lobbies diverses et variés, peur des politiques et de leurs militants. Résultat : tout le monde devrait avoir peur de quelque chose, de quelqu’un. Ayez peur, de toutes façons, le prétexte, on vous le trouvera tôt ou tard. »

    relève de la pure démagogie et de l’intox. Connaître les réseaux d’influence et leur pouvoir réel n’a rien à voir avec la peur. Les agneaux que l’on envoie à l’abattoir n’ont pas peur. On les endort.

    Comment peut-on échapper à la domination des super-riches si on refuse de connaître les ressorts de leur pouvoir, les réseaux dont ils tirent les ficelles... ? Mais ce qui dérange, c’est que lorsqu’on si penche, on découvre que TOUT LE MONDE POLITIQUE « CONVENTIONNEL » Y EST MOUILLE. C’est pourtant ce qui explique que depuis trois décennies on ne cesse de régresser.

    Et ce qui fait l’intérêt de blogs comme celui-ci :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR

    dont Agoravox refuse les articles.

    La « politique » politicienne est une sinistre tromperie et la grande finance y fait la loi.


  • Eric-nicolier Eric-nicolier 21 août 2007 12:59

    Encore deux contresens qui confinent à l’incompétence notoire :

    1) Le Conseil Constitutionnel a diffusé l’information sous forme de communiqué un peu avant 16 heures le 16 août, et pas aussi tardivement que vous le pensez ;

    2) C’est ne rien connaître au fonctionnement d’une rédaction de penser que la journaliste de France 2 n’avait pas le temps entre 16 heures et 20 heures, soit pendant 4 heures, de réfléchir à une question à poser à Mme le Ministre.

    Ah au passage vous avez encore réussi à refiler le lien avec votre site préféré ! Bravo ! smiley


  • voloblique 21 août 2007 13:42

    M AB Le texte initial d’universitaire 1995 est simplement le copié collé de la décision n° 2007-555 DC. Je pense qu’avant de porter jugement de « complot » il faut s’informer. Pour ce faire aller sur le site .gouv. Merci à universitaire d’avoir fait l’effort de mettre à disposition ce texte complet.


  • Aujourd’hui 21 août 2007 14:05

    A voloblique :

    Vous faites sans doute allusion aux extraits mis en ligne par Ingrid hier soir. Pour les textes complets, il faut aller sur les liens qu’elle donne. La loi est longue, et la décision du conseil Constitutionnel porte égalemnt sur trois autres articles : ceux qui étaient vraiment visés par le recours des parlementaires. Sur l’article 5 , le Conseil Constitutionnel s’est saisi de son propre chef.

    Vous avez raison, c’est un apport important au débat. Car le degré d’urgence d’une « question » éventuellement posée à la ministre le jour même se mesure, entre autres, à la complexité de l’analyse à faire avant de pouvoir vraiment en parler. Pas seulement sur le contenu de la décision, mais aussi sur les possibilités de préserver malgré tout, dans le concret, les dispositions prises.

    Inutile de poser une question qui, par son caractère prématuré, n’appelerait pas de réponse.


  • Aujourd’hui 21 août 2007 14:22

    M. Nicolier, je suis perplexe devant votre article et devant les réponses que vous faites aux internautes. Dans la dernière, vous écrivez :

    " 1) Le Conseil Constitutionnel a diffusé l’information sous forme de communiqué un peu avant 16 heures le 16 août, et pas aussi tardivement que vous le pensez ;

    2) C’est ne rien connaître au fonctionnement d’une rédaction de penser que la journaliste de France 2 n’avait pas le temps entre 16 heures et 20 heures, soit pendant 4 heures, de réfléchir à une question à poser à Mme le Ministre. "

    Voici donc vos deux « arguments », et j’en suis quelque peu surpris.

    Entre l’heure de la diffusion du communiqué par le Conseil Constitutionnel et celle des dépêches évoquée par les commentaires, il y a une différence qui correspond à un délai tout naturel de traitement de l’information, de première analyse... C’est pourquoi les dépêches mentionnées ont été diffusées entre 18h et 19h. Il paraît logique, dans ces conditions, qu’un journal télévisé de 20h n’ait pas couru avancer sa propre analyse de la décision du Conseil Constitutionnel.

    Quant à la question à poser à la ministre, pardon mais vous me faites rire avec votre « réfléchir à une question ». Surtout, étant journaliste. Le problème qui se pose à un présentateur n’est pas de « réfléchir à une question », mais de formuler des questions qui appellent une réponse. En l’occurrence, comme d’autres l’ont souligné, la ministre n’avait aucun besoin de répondre sur un texte du Conseil Constitutionnel diffusé quelques heures plutôt, qui concerne une loi relativement longue et qui fait lui-même sept pages lorsque je l’imprime chez moi.


  • Universitaire 1995 21 août 2007 22:31

    Le Sieur AB a écrit :

    «  »Ingrid du Midi« , »Little Pimpel Scarlett« , »Universitaire 1995« , »Aujourd’hui« , »Volobilique« , tous ces noms ne renvoient que vers le même destinataire. Allez voir un psychiatre. »

    (fin de la prose citée)

    Ouf ! Je vous propose d’ajouter quelques noms : Bella Lugosi, Boris Karloff, Christopher Lee, Peter Boyle, Max Schreck... et pourquoi pas la forêt de Birnham, tant qu’on y est ?

    Plus sérieusement, question psychiatre, vous pourriez y faire un tour tant qu’on y est, pour lui expliquer vos visions de « dédoublements »... Où c’est un vieux numéro quand on n’a pas d’arguments ?

    J’ajouterai que l’article du Sieur Nicolier est d’autant plus délirant, que le Conseil Constitutionnel s’est saisi lui-même de l’article 5 . Par conséquent, même en étant « bien renseigné » quant au contenu du recours des parlementaires de « gauche », on ne pouvait pas prévoir une telle issue.

    Ce n’est donc pas scandaleux qu’un journal télévisé ait pris un peu de temps avant d’aborder le fond de l’affaire.


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 22 août 2007 10:45

    J’ai vérifié par une petite recherche. France 2 a diffusé le lendemain un reportage détaillé sur cette question. On le trouve encore sur le cache de Google :

    http://64.233.183.104/search?q=cache smiley7zvE3aaJwJ:info.france2.fr/france/33229167-fr.php

    A présent, il a dû passer dans des archives que je n’ai pas répérées, mais le forum est accessible en cliquant sur les liens du cache.

    L’article de Nicolier est à la limite de la diffamation et engage une bagarre parfaitement gratuite. Mais le plus incroyable, c’est qu’il a été accepté ici comme un « grand article » et mis à la une. On nous pond des articles « POUR les nuls » (à savoir, nous), mais on dirait une modération « PAR les nuls » (à savoir, les copains d’abord).

    Voici le début de l’article que France 2 avait mis en ligne pour introduire le forum, accompagné d’une vidéo également accessible sur le cache :

    Publié le 17/08 à 21:07

    Emprunts immobiliers : disposition censurée

    Le Conseil a censuré jeudi une disposition sur les emprunts immobiliers figurant dans la loi dite « paquet fiscal »

    Les neuf sages ont censuré le remboursement rétroactif des emprunts immobiliers, approuvant les autres dispositions du texte.

    Le dispositif prévoyait un crédit d’impôt égal à 20% du montant des intérêts des emprunts payés pendant les 5 premières années pour les ménages achetant aujourd’hui, ou ayant acheté depuis 5 ans, leur résidence principale.

    Sans condition, ce crédit d’impôt est plafonné à 3.750 euros pour une personne seule, 7.500 pour un couple, majoré de 500 euros par personne à charge.

    En vertu de la décision du Conseil, seuls les intérêts des emprunts contractés après l’entrée en vigueur de la loi seront désormais déductibles.

    La haute juridiction a jugé que cette extension des exonérations fiscales à des prêts déjà contractés créait une « rupture d’égalité » entre contribuables, et faisait supporter à l’Etat un coût de « 7,7 milliards d’euros, hors de proportion avec l’effet incitatif attendu ».

    Cette rétroactivité était également jugée sévèrement par les professionnels...


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 22 août 2007 10:48

    On dirait qu’il n’est pas bien passé. Je le remets :

    http://64.233.183.104/search?q=cache smiley7zvE3aaJwJ:info.france2.fr/france/33229167-fr.php


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 22 août 2007 10:54

    Je n’arrive pas à le faire passer correctement.

    La recherche était toute simple :

    conseil constitutionnel france 2

    avec la réponse :

    FRANCE 2 - Emprunts immobiliers : disposition censurée - Actualités ...

    Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur le service minimum dans ... France 2.fr, adhérent du Geste, est un site du groupe France Télévisions ... info.france2.fr/france/33229167-fr.php - 60k - En cache - Pages similaires

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