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Six mois après la DADVSI

La loi DADVSI a été promulguée il y a six mois. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

1 - Rappels

Ce premier chapitre résume la nature et l’histoire de la DADVSI. Il pourra être sauté par les lecteurs bien au fait du sujet.

1.1 - Avant internet

Les premiers supports comme le vinyle n’étaient inscriptibles qu’industriellement. Un marché des supports s’est créé. Il y a eu ensuite la diffusion hertzienne (radios et télés) qui n’était alors pas enregistrable. Elle a été financée soit par l’impôt (ORTF), soit la publicité (TF1). Puis sont venus les supports enregistrables comme les cassettes audio et VHS. Le marché des supports ne servait déjà plus à grand -chose. Il a néanmoins continué à fonctionner, avec plusieurs méthodes. La première a été l’instauration d’une redevance sur la copie privée pour contribuer au financement de la création. La seconde a été la répression de la copie commerciale. L’ensemble a non seulement maintenu le marché en vie, mais lui a permis d’exploser. Ainsi, le DVD a doublé le chiffre d’affaires de l’industrie cinématographique par rapport à la seule diffusion en salles et hertzienne (soit + 30 milliards de $ de « bonus »).

1.2 - L’arrivée d’internet

L’ADSL change significativement la situation, car il rend possible la duplication infinie d’« immatériels » (comme la musique et les films) à un prix quasiment nul, et à une grande vitesse. Il n’y a plus aucune justification technique à l’existence ni d’un marché des supports, ni à la diffusion hertzienne programmée. Ni Universal Music en tant que vendeur de CD audio, ni TF1 en tant que diffuseur ne nous servent plus à rien.

Le CD et le DVD sont bien morts, mais cela ouvre de manière cette fois cruciale le sujet du financement de la création. Il y a trois approches possibles.

La première est le financement direct par le « marché ». Les immatériels continuent à être vendus, et la création est alimentée par ces ventes. Mais comme ils pourraient dans le même temps être diffusés gratuitement, il faut créer un cadre technique et juridique pour l’empêcher, c’est à dire au fond inhiber le progrès technique.

Le cadre technique consiste en « mesures techniques de protection » (MTP, ou plus habituellement DRM en anglais), systèmes basés en général sur le cryptage, visant à empêcher l’acheteur d’en faire un autre usage que celui autorisé par le vendeur. Ceci empêche de se servir de dispositifs de lecture standardisés comme un baladeur mp3 ou DivX. Il n’y a pas de DRM standard, et il pourrait difficilement y en avoir, car un cryptage efficace requiert un secret de fabrication.

Le cadre juridique consiste à interdire par la loi le fait de décrypter un DRM, et, au cas malheureux où cela arriverait quand même, à interdire de communiquer un fichier décrypté par internet.

Les DRM empêchant pratiquement la copie privée, la redevance associée n’a plus alors de raison d’être.

La seconde approche possible est le financement indirect, c’est à dire que la création est financée à proportion des ventes d’autres choses qui lui sont associées, et individuellement à dûe proportion de la diffusion. S’il s’agit de ventes de disques durs ou clés USB, cela s’appelle la « redevance sur copie privée ». S’il s’agit d’abonnements ADSL, cela s’appelle la « licence globale obligatoire ». Cette méthode ne requiert ni DRM, ni lois contraignantes, mais ne pourra plus s’exercer dans le cadre d’un marché quand l’essentiel de la diffusion se fera gratuitement sur internet.

La troisième méthode consiste à constater que les immatériels n’ont plus de valeur commerciale, mais « oblique » à l’intérieur d’autre chose. La musique pourra par exemple être offerte en prime avec un baril de lessive ou un plein d’essence. Il est possible que ce soit à cela que l’on arrive finalement pour avoir écarté la deuxième approche au bénéfice de la première.

1.5 - La loi DADVSI

La discussion de cette loi a été assez épique, et toutes les approches y ont été envisagées, mais pas vraiment discutées.

La DADVSI, issue du DMCA américain à travers deux directives européennes, porte entièrement la première approche. Elle criminalise le fait de « contourner » un DRM, de disposer d’un outil permettant de contourner un DRM et d’éditer un logiciel manifestement destiné à transmettre sur internet des fichiers dont la propriété intellectuelle n’est pas respectée. En franglais quotidien, il est illégal en France de convertir un DVD en DivX, de disposer d’un logiciel permettant de le faire, et il est impossible de savoir s’il est légal de développer un logiciel comme eMule, à moins de le faire et d’attendre les plaintes.

Le législateur avait également introduit des peines particulières pour l’échange de fichiers sur internet par p2p, sous le doux vocable de « riposte graduée », la peine prévue pour contrefaçon de trois ans de prison semblant quelque peu excessive pour « uploader » une chanson en p2p. Mais le Conseil constitutionnel a rejeté cette innovation, car il ne voyait pas pourquoi faire une différence entre le p2p et le reste.

La DADVSI aurait logiquement dû consacrer l’arrêt de la redevance sur la copie privée. Le législateur n’a pas voulu trancher là-dessus. Il prévoit par contre un lien entre montant de la redevance et propriétés des DRM (chapitre 3 article 9 modifant le L 311-4 du CPI). Ces propriétés doivent être suivies par une « autorité de régulation des mesures techniques » dont le fonctionnement doit être mis en oeuvre par décret. Autrement dit, le législateur confie à une commission le soin de statuer plus tard cas par cas.

Ce texte a été publié en juillet 2006, il y a six mois. Voyons maintenant ce qui s’est passé depuis.

2 - La répression

La DADVSI n’a rien changé à la répression de l’usage du p2p.

Le Nouvel Observateur du 13/01/07 : « Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné jeudi 11 janvier 2007 un internaute à 2 mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé environ 400 films par le système du peer-to-peer. »

Le p2piste est toujours un « contrefacteur » passible de trois ans de prison. Une peine réelle de 2 mois avec sursis est déjà quelque chose de démesuré pour un acte à la portée inattentive d’un enfant de 10 ans.

Elle n’a rien changé non plus au développement des outils de p2p.

"Ainsi, en ce mois de janvier, la SCPP s’est attaquée à des serveurs eDonkey français, en envoyant une lettre de mise en demeure à leurs administrateurs ou à leurs hébergeurs. Seize serveurs ont ainsi été coupés, sans aller en justice." (citation 01net)

La SCPP aurait très bien pu envoyer ce courrier avant, car rien dans la loi DADVSI ne permet d’incriminer un serveur, qui n’est pas un logiciel. Pourquoi ne pas attaquer directement les développeurs de logiciels comme eMule ? Parce que c’est un logiciel libre sans éditeur et que ses développeurs ne sont pas français. La fermeture de serveurs français ne change d’ailleurs rien au fonctionnement d’un réseau mondial comme ed2k.

Pour ce qui est du contournement de DRM, il n’y a pas eu de poursuites. Les logiciels permettant de convertir des DVD en DivX sont toujours accessibles. Les décrets créant l’ARMT n’ont toujours pas été publiés, alors que ceux précisant les peines pour « détention d’outils de contournement de DRM » sont sortis en décembre.

3 - L’évolution du marché

Le CD audio continue sa chute, et le DVD l’amorce, mais l’enjeu de la DADVSI est le développement simultané de plates-formes de téléchargement payant.

"Les ventes de musique numérique (internet et mobile) ont atteint deux milliards de dollars en 2006, révèle l’IFPI. Ce qui représente désormais 10% du chiffre d’affaires total de l’industrie. (...) . Mais cela ne compense toujours pas les pertes engrangées sur le secteur des ventes physiques, déplore son président, John Kennedy." (Citation ZdNet)

Une petite pause pour apprécier tout le cynisme de la propagande de l’IFPI. Les ventes sur internet ne sont pas censées compenser celles des supports, puisque justement il n’y a plus de support fabriqué. Ce terme « compenser » semble impliquer que l’IFPI devrait conserver son chiffre d’affaires malgré les économies dues au progrès technique. Si la création représentait auparavant 10% des ventes, on peut donc dire que ces plates-formes compensent déjà les baisses de vente des supports.

Mais quelle part la création représentait-elle auparavant ? Il s’agit d’un secret d’Etat. Selon le SNPP, les droits intellectuels divers représentaient 25% des ventes. Mais par exemple les droits du compositeur ont été relativement récemment prolongés de 50 à 75 ans après son décès. Par ailleurs, nombre de créateurs ont cédé leurs droits aux majors. La part réelle finançant les créateurs vivants est donc inconnue, mais ne doit pas être bien élevée.

Par ailleurs, en quelle proportion les droits sont-ils maintenant reversés en cas de vente sur internet, et en particulier dans le cas de forfaits illimités ? Je défie quiconque d’obtenir sur ce sujet une réponse claire des intermédiaires que sont les plates-formes et surtout les majors en tant que gestionnaires de droits.

Sous toutes hypothèses d’usage, il ne semble pas que les droits d’auteur et voisins des personnes physiques soient ce qui ait été le mieux conservé dans le passage du support physique au numérique commercial, mais peut-être un ayant-droit pourra t il apporter ici un éclairage inverse ?

Cela dit, le discours de M. Kennedy est peut-être un peu optimiste.

Le Figaro du 9/01/07, article d’Emmanuel Torregano

"Des études réalisées sur le marché américain par le cabinet de conseils en technologie Forrester Research constatent une baisse spectaculaire des transactions sur iTunes Store, le magasin en ligne d’Apple. Depuis le début d’année, le volume des ventes aurait chuté de 65 % sur la plate-forme d’Apple, leader incontesté du secteur. Apple a bien entendu vivement contesté cette analyse. Car d’autres sociétés d’études constatent, au contraire, une progression des ventes sur iTunes. Selon Piper Jaffray, elles ont augmenté de 78 % d’une année sur l’autre. »

Encore un secret d’Etat. Bien difficile d’y voir clair. Heureusement le marché français est plus transparent. Suite du même article :

« En France, le marché de la musique sur Internet est morose. (...) après un début d’exercice particulièrement dynamique, les ventes sur le web ont accusé un creux brutal d’avril à juillet. Déçus, les professionnels espéraient une bonne fin d’année (...). Les chiffres connus ne sont pas faits pour rassurer. Les meilleures ventes de ces dernières semaines peinent à dépasser les 50 000 exemplaires. »

Dans le Figaro du même jour, une interview de Jean-Noël Reinhardt (PdG Virgin Stores, groupe Lagardère) :

"L’année 2006 a été marquée par deux semestres très différents. De janvier à juin, le marché du téléchargement a connu une croissance de près de 100 % par rapport à 2005 avec un coup d’arrêt brutal à la mi-année. Le second semestre a été quasiment plat. Au total, le bilan est donc mitigé. Il l’est d’autant plus que la dynamique de croissance du marché n’existe quasiment plus en fin d’année."

Comment les professionnels s’expliquent-ils ceci ? Suite de l’article de M Torregano :

« Les raisons (...) sont nombreuses : la piraterie, la concurrence de nouvelles formes de loisirs, le manque d’intérêt des médias pour la musique, la concentration du secteur, le prix trop élevé des CD, l’absence d’interopérabilité entre les différents systèmes sur Internet, etc. Ce constat explique pourquoi les professionnels souhaitent que des mesures soient prises pour aider un secteur en crise."

Admirons encore une fois les "libéraux" ayant poussé à l’adoption de la DADVSI demandant une aide d’Etat. En tout cas, leur réaction est plus simple. EMI, une des 4 majors de la musique, a annoncé le 11 janvier la suspension de la fabrication de CD avec DRM. VirginMega (groupe Lagardère) a annoncé le 15 janvier la mise en vente de 200 000 fichiers audio sans DRM. FnacMusic (groupe Pinault), a mis en vente le 18 janvier 150 000 fichiers audio sans DRM, et a par ailleurs ouvert une offre de streaming illimitée sur 1 200 000 fichiers audio pour 10 euros par mois. Les vendeurs semblent maintenant considérer que le problème c’e sont les DRM. Explications de Frank Leprou, directeur général de Fnac.com (intégrant FnacMusic).

"Ce ne sont pas les DRM en tant que tels qui freinent le développement du marché, mais les constructeurs de matériel (baladeurs) qui proposent des formats différents et non compatibles. Nous souhaitons avant tout que le consommateur qui achète de la musique en ligne, ne soit pas pénalisé par des DRM qui l’empêchent de profiter pleinement de son achat. C’est pourquoi FnacMusic milite pour l’interopérabilité entre les différents supports d’écoute, par ailleurs inscrite dans la loi DADVSI.".

Le consommateur ne s’y retrouve pas avec les fichiers achetés sous DRM propriétaire, incompatibles avec les baladeurs d’autres propriétaires. Il faudrait un DRM standard compatible avec tous les baladeurs. Mais la moitié du marché mondial est occupée par Apple et son DRM propriétaire, qui a entièrement basé son modèle économique sur la vente d’I-Pods et non sur celle de fichiers audio.

Il semble finalement que, seulement six mois après la publication de la DADVSI, le modèle "DRM plus interdiction du p2p " ne soit pas en train de décoller  : les DRM se vendent mal et le p2p ne s’arrête pas.

Mais que devient pendant le même temps la redevance pour copie privée ? Elle se porte très bien au sens où elle n’arrête pas d’augmenter. Elle vient d’être portée jusqu’à 50 euros pour un gros disque dur. Ceci commence à inquiéter les vendeurs d’électronique qui craignent d’avoir à porter seuls tout le poids de la situation. Ils ont demandé à l’UE l’arrêt total des redevances pour copie privée en Europe, et cette mesure a été arrêtée de justesse après des plaintes, en particulier de la France. Résumé, dans une dépêche AFP du 13/12/06 par Dorothée Moisan :

"Dans l’Union européenne, vingt Etats sur vingt-cinq autorisent la copie à usage familial, en contrepartie d’une rémunération de l’auteur perçue sur les supports vierges d’enregistrement ou sur certains appareils électroniques. L’Allemagne notamment perçoit des redevances très élevées. M. Barroso a décidé de "reporter sine die" l’adoption, prévue la semaine prochaine, d’une recommandation visant à éliminer progressivement ce système. Le commissaire en charge du dossier, estime que ces redevances font obstacle au bon fonctionnement du marché commun. Il est soutenu dans son projet par les industriels, qui jugent la redevance aussi "injuste" qu’"obsolète". Ils invoquent notamment l’essor des DRM, ces technologies qui vérifient si le consommateur a bien le droit d’écouter une chanson ou de regarder un film acheté sur internet, fixent le nombre de copies qu’il a le droit de faire et surveillant les transferts vers les différents appareils numériques. Mercredi, l’Alliance pour la réforme des redevances sur la copie privée (CLRA) s’est dite "frustrée et profondément déçue". (...) Selon (elle), la faute revient à la France, dont le Premier ministre Dominique de Villepin a écrit la semaine dernière à M. Barroso."

La bataille décisive a lieu en ce moment en Allemagne.

On arrive au coeur du sujet. Fondamentalement, DRM et copie privée sont deux approches contradictoires. Si l’on croit aux DRM, la copie privée doit disparaitre. Il est logique pour les majors d’en revendiquer la disparition, qui conforterait leur rôle indispensable de vendeur de produits DRMisés. Ils demandent dans la même logique la privatisation de la SACEM. Il est logique pour les vendeurs d’électronique de souhaiter la fin de la copie privée, car il n’ont pas envie d’être pénalisés par les problèmes des industries de contenu en amont.

Pour les créateurs, il y a menace sur les droits perçus sur les supports, qui ne se vendent plus, sur les plates-formes, qui s’orientent vers des forfaits illimités où ils auront du mal à les négocier, et sur les redevances, contestées par tout le monde.

Pour les internautes, il y a le choix entre un fichier acheté un euro et utilisable sur une seule marque de baladeur, ou bien un fichier gratuit, utilisable partout, mais qui peut coûter trois ans. Pour les éditeurs de logiciel, il y a la certitude qu’il vaut mieux développer ailleurs qu’en France.

Finalement, après six mois, la DADVSI n’a pas encore fait ses preuves. Mais il faut être patient, et nous pourrons refaire ensemble un bilan dans six mois.

D’ici là, pour finir sur une note plus légère et montrer que la création subsiste, je me permets de recommander ce petit morceau de musique.


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53 réactions à cet article    


  • (---.---.9.68) 23 janvier 2007 10:26

    Bon article, très clair et bien expliqué. Cela permettra à pas mal de personne de savoir de quoi on parle quand ils entendent : DRM ou DADVSI.


    • Forest Ent Forest Ent 23 janvier 2007 11:33

      « Nos confrères de p2pnet.net rapportent que, comme tant d’autres femmes, Raej Schwartz est sur la liste des personnes poursuivies par la RIAA pour avoir selon l’association téléchargé et partagé illégalement des morceaux de musique sur les réseaux P2P. »Elle nie les allégations avec véhémence, affirmant à p2pnet que non seulement elle n’avait jamais partagé un fichier de toute sa vie, mais qu’en plus elle ne savait même ce que cette phrase voulait dire« . En revanche, elle a une jeune fille qui pourrait être le coupable idéal. L’affaire pourrait être banale, sauf que Raej Schwartz est victime de la sclérose en plaques, une maladie incurable. Evidemment, la RIAA ne pouvait pas être au courant, et après tout elle a déjà poursuivi des morts dans le passé. »

      http://www.ratiatum.com/breve3868_La_RIAA_attaque_une_malade_de_la_sclerose _en_plaques.html

      Ne pinaillons pas sur un an.

      En tout cas, DW vous fûtes en ce temps le principal soutien de cette loi sur agoravox. J’espère que vous ne vous en dédirez pas quand le bilan sera exhaustif.

      Les dés roulent.


    • Rocla (---.---.120.148) 23 janvier 2007 13:29

      C ’est la liberté des pressions du doigt sur les votes . C ’est nouveau , ça vient de sortir .

      Voltaire fut un grand défenseur de la liberté des pressions du doigt .

      Vive la liberté des pressions ,des gaz ,bars , et amophères.

      Oualidez ce vote , vous le oualez bien .

      Rocla


    • Forest Ent Forest Ent 23 janvier 2007 19:52

      La loi votée par l’Assemblée prévoyait pour cela une contravention de quatrième classe, c’est à dire qu’elle en assimilait la gravité à celle d’un stationnement interdit.

      Le Conseil Constitutionnel a censuré cela, car le délit n’était pas formellement distingué de celui de la contrefaçon en général. Il lui eût suffi d’apporter une réserve sur cette définition. Mais curieusement, le SNEP avait signalé qu’il était peu favorable à cett peine qui lui semblait insuffisante, et il semble que le CC l’ait consulté, alors qu’il n’a pas consulté les représentants des autres parties prenantes comme les consommateurs.

      Un tribunal qui colle deux mois avec sursis pour un délit dont la représentation nationale estime qu’elle vaut un PV simple n’est certes pas laxiste. Pourquoi l’UMP, à l’origine de cette loi, se plaint-il du laxisme de la justice ? smiley


    • Forest Ent Forest Ent 23 janvier 2007 22:46

      « Essayez de faire passer 400 PV pour un seul. »

      Le texte ne disait pas que c’était un PV par fichier. Ca devait être précisé par décret en Conseil d’Etat. C’était d’ailleurs un point du plus grand flou artistique, parmi tant d’autres.

      « reprenez vos petits copains »

      Je ne suis à l’initiative d’aucun commentaire et tout le monde peut signaler un abus.


    • Forest Ent Forest Ent 23 janvier 2007 23:24

      Je n’aime pas les chiens. C’est désobligeant. Je vais signaler un abus. smiley

      Je suis honoré d’assister à un authentique martyre, mais sincèrement je me fais plus de mouron pour le type qui a été condamné à payer pour l’exemple.


    • Ludus Danielis (---.---.91.220) 24 janvier 2007 18:29

      Ouah. Les méchantes crises de paranoïa mélangé à de la mythomanie mégalomaniaques peuvent donner des effets très inattendus.

      Je me suis amusé à faire Demian-West et je suis tombé sur 2-3 blogs en deux langues. C’est vrai qu’écrire les mêmes textes en anglais peuvent ouvrir certaines portes du monde, mais pas de quoi casser 3 pattes à un canard.

      Le cinquième pouvoir incarné par Demian West ? Ca me fait vraiment peur, la démocratie doit s’en retourner sévère dans sa propre tombe. Les Sarko et les Bush bourreaux de toutes démocraties pourront encore dormir tranquillement sans en être inquiété.

      Candidat suivant !!!


    • (---.---.178.152) 23 janvier 2007 10:58

      OUI ! ce sujet est Ca.Pi.Tal ! C’est le devenir de notre société !...

      Merci et bravo Forest, de suivre ce sujet hors norme !

      C’est ma première réaction, je compte y répondre en détail sur plusieurs points ce qui devient fastidieux... et suivre ce file avec attention...

      Je souhaite qu’Agora le fasse vivre un bon moment.


      • (---.---.237.4) 23 janvier 2007 12:58

        Première partie.

        Pourquoi Ca.Pi.Tal ? (liste non exhaustive)

        — La culture dans son ensemble, détermine nos modes de vie. Elle en est directement concernée. (amplification des fractures sociales)

        — C’est notre système structurel, économique, politique, social, qui s’en retrouve profondément bouleversé.(souvent insidieusement)

        — L’avenir de l’humanité basé sur la communication se dessine à la vitesse lumière ! Cette évolution ce doit être considéré comme Majeur dans l’histoire de l’Humanité.

        — La prise de conscience nécessaire, sur l’évolution des nouvelles Technologies, est un vaste thème. Il relie de nombreux domaines, biens distincts jusqu’au siècle dernier.

        — Les constats sont trop individuels, et peu de penseurs prennent position sur la globalité de ce sujet.

        — Les outils sont mieux maîtrisés par les nouvelles générations qui déterminent en partie leurs essors.

        Je rappelle aux internautes que la maîtrise de l’informatique passe par la connaissance de son fonctionnement et non pas par ce que nous voyons sur nos écrans !

        — Sans tomber dans le paranoïera, le contrôle se fait au dépend des citoyens avec une efficacité redoutable. La France n’est pas préparée à en subir les conséquences. Elles ne les imaginent même pas !...

        — la sécurité des biens, des personnes morales, physiques et du réseau s’en retrouve affectée (infectée) au plus haut degré, ouvrant de nouvelles perspectives aux mals intentionnés.

        Les sociétés industrielles, bancaires, assurances, administrations,..., en sont souvent victimes et complices !...

        — Notre rapport avec le travail et l’argent s’en trouve perturbé...

        Les problèmes d’hier ne sont plus les mêmes, les solutions non plus. Les visions simplistes, et conservatrices sont vouées à l’échec.

        Ce sujet est donc bien plus important qu’il n’y paraît. Il va bien falloir élever le débat et le ton si nous continuons à le fractionner sans prendre consciences des répercussions dans nos vies présentes et avenirs.

        Voici donc ces premiers points avant d’aborder Davdsi. Vous en avez certainement beaucoup d’autres...

        À bientôt.


      • (---.---.237.155) 23 janvier 2007 15:14

        Deuxième partie. (politique Mondial)

        Dadvsi n’est pas un problème franco-français ! Ce sont les rapports internationaux qui en sont affectés.

        — Les US monopolisent, sans débats, le sujet juridique et technique. Loin devant, elle nous impose sa suprématie sans partage. Normal, it’s just buisness. (vous avez le droit de ne pas accepter les licences...)

        — L’Europe nous montre, une fois de plus, son impuissance, sa division, son incohérence, sa soumission, son inefficacité, son manque de recul, sa lourdeur, son parti pris, sa vieillesse, son manque de réactivité, sa lenteur, son non-sens... (Trois pages ne suffiraient pas...)

        L’Europe-Unis aurait dû peser sur ces enjeux face aux US, Japon, .... Mais nous sommes en train de perdre toutes chances d’indépendances. Seul sortie de secours : L’Open Source si nous y adhérons, contribuons à son développement en masse. (nous en sommes très loin, même si nous commençons à en prendre conscience). Construire un pôle industriel d’électronique de pointe, tous secteurs confondus et investir dans la recherche devient l’enjeu. (trop tard ?)

        — La France. Nos ingénieurs non plus grands choses à attendre. Nous les formons, ils nous quittent. Trop peu de débouchés, un peu de maintenance, un peu de développement et presque rien en électronique de pointe. La nano débarque, nos chances se réduisent, notre dépendance augmente.

        Nous perdons sur tous les fronts en particulier sur le contrôle. C’est notre défense Nationnal qui s’en retrouve affectée !

        Matériels et logiciels sont deux points indépendants à traiter en symbiose. Avons-nous renoncé ? Tout porte à le croire !

        Comme vous le constatez, nous ne sommes pas encore arrivés à Dadvsi !

        À suivre...


      • (---.---.156.130) 23 janvier 2007 17:24

        troisième partie (le langage)

        — Le propre du développement de l’humain c’est la communication.

        Sans langage, nous ne serions que singe !

        Dans le langage nous en distinguons plusieurs sortes. Le corporel, le musicale, le parlé,... le langage informatique.

        Chaque langage utilise des signes. L’alphabet pour l’écrit, des sons pour le parlé, des notes pour la musique, des chiffres pour les maths... suivant notre pays et notre culture.

        Pour l’informatique, la base c’est le binaire. N’en cherchez pas d’autres ! si ce n’est pas 0 c’est 1 et si ce n’est pas 1 c’est 0 ! oui,non ; on,off ;...

        Voila ce qui passe en entrée et en sortie de votre ordinateur, une floppé de numéros, avec un ordre précis évidement, que vous soyez crypté ou pas.

        Quand vous gravez ou lisez un CD, DVD, une disquette, une clé USB, un DAT , que vous utilisez votre modem, votre wifi...

        Tout cela pour dire, que ce langage ne sera jamais sécure, malgré la complexité des algorithmes (séquences de chiffres). À tout jamais... !

        Or, nous développons toujours plus de complexité sur une base qui est d’une simplicité infantile. Nous épuisons nos ressources d’ingéniosités dans de nouvelles combinaisons toujours plus gourmandes pour une sécurité qui n’existe pas...

        P2P n’est qu’un protocole, un langage entre deux, voire plusieurs machines.

        C’est un premier point crucial à comprendre dans ce que nous appelons le numérique. Ce petit rappel me semble nécessaire pour la suite des événements...

        — La langue.

        Une des premières sources de conflits vient de notre langue. Elle seule, déterminait notre appartenance : notre langue maternelle. Vous êtes Français, allemand, Anglais, Américain...

        Le language diplomatique fût et reste souvent le Français de part sa précision et sa richesse.

        Évolution majeure : Les frontières disparaissent, et les traductions deviennent aisées.

        Question : devons nous apprendre des langues étrangères, si la traduction s’en trouve simplifié avec des outils ?

        N’est-il pas fabuleux de communiquer avec la terre entière, tout en gardant notre langue ? notre culture ?

        Où sommes-nous devant un conflit intellectuellement primaire en rayant toute différence culturelle ?

        Ces petites questions ne sont pas si anodines...

        — culture, définition :

        Développement des facultés intellectuelles. Culture de l’esprit. Ensemble des connaissances acquises dans un ou plusieurs domaines par un individu. Culture littéraire, musicale, scientifique. Elle possède une vaste culture. Enrichir sa culture. Étaler sa culture.

        Ensemble des structures sociales et des manifestations intellectuelles, artistiques, religieuses qui définissent une civilisation, une société par rapport à une autre. Culture gréco-romaine. Culture chinoise. Culture espagnole. Cultures primitives. Cette notion est totalement étrangère à la culture occidentale. Ensemble des formes acquises de comportement de l’être humain. La part de la nature et de la culture dans la personnalité et le comportement d’un individu. Culture politique. Culture d’entreprise.

        Ah ! Dadvsi... j’y viens

        A+


      • (---.---.156.30) 23 janvier 2007 21:53

        Quatriéme partie (Prétexte initial de Dadvsi, la musique !)

        Cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille !

        Utiliser une catégorie pour justifier des mesures est bien une méthode politicienne.

        Diviser, manipuler, ni vu, ni connu, je t’embrouille, en plein CPE et clearstream, facile. Les internautes se sont mobilisés, mais ils représentent moins de 10 millions à en comprendre le fond. Leurs réactions n’étaient pas moins réactives, spectaculaires et diverses. Bravo.

        Néamoins, ce sujet est mille fois plus important que le CPE ! Bon nombre d’artistes... n’ont rien compris, plus particulièrement ceux qui sont sous contrats !

        Avant d’aller plus loin, je dois vous signaler que je travaille avec et pour eux. Mais je ne peux pas les défendre malgré eux !

        Nombreux artistes utilisent les nouvelles technologies. Ceux là comprennent. Mieux, ils suivent en direct l’évolution, partagent, échangent, improvisent,... leurs idées.

        Ils placent l’indépendance et la libre pensée comme condition primordiale de leur art. À travers l’info, ils y trouvent un outil complet depuis la création jusqu’à la diffusion.

        Ils en mesurent les avantages, comme les inconvénients. Ils savent que l’art se repose sur la maîtrise des techniques et des technologies. Ils nous dessinent demain, en temps réel. Ils en sont maîtres, et non esclaves. C’est l’info qui a besoin d’eux et non pas l’inverse...

        Ils guident le développement basé sur leurs expériences afin de l’offrir au plus grand nombre. Aujourd’hui, les outils pourraient être encore plus souples et performants si les restrictions prenaient moins de place !

        Cette catégorie d’artistes rallie et s’entoure du public de demain, envers et contre tous s’il le faut.

        Les pantins seront tributaires de l’hégémonie des majors. (moins de quatre gros labels aujourd’hui, contre une vingtaine il y a pas 20 ans...)

        Et là, nous touchons un autre point très sensible ! L’avenir de notre mémoire collective !

        En effet en confiant notre patrimoine culturel à quelques majors nous prenons le risque de perdent bon nombre d’artistes contemporains, classiques, ou moins connus. Bons nombres de 45T 33T 78T ne sont déjà plus sur le marché !

        Là encore, le P2P se montre d’une efficacité redoutable grâce à la redondance des fichiers. Et ça, je ne l’entends pas beaucoup.

        Qui doit décider que tels ou tels artistes représentent l’intérêt général ? la réponse n’est peut-être pas si simple, mais le choix du public en est déterminant ! faites-lui confiance... Nous en reparlerons.

        Dans cette histoire Dadvsi, non seulement tous les arts sont concernés, mais nous verrons plus tard, bien d’autres domaines le sont aussi et le prétexte symbolique de la musique en est plus ridicule et réducteur.

        Et ce n’est toujours qu’un début...


      • Forest Ent Forest Ent 23 janvier 2007 22:49

        Je suis impressionné par ce développement, qui eût mérité un article à lui seul.


      • (---.---.141.1) 24 janvier 2007 13:14

        Merci forest, mais nous nous devons de mesurer l’amplitude de ce vaste sujet.

        Certaines conséquences sont prévisibles, il s’agit de les mettre en relief.

        Dadvsi masque un gouffre qui devient insurmontable en continuant sur cette voie. Les récents décrets deviennent d’une insolence inacceptable et suicidaire.

        Non seulement c’est l’arbre qui cache la forêt, mais ce sujet fait diversion d’un malaise mondiale.

        Forts de mon expérience, sur ces sujets, nous allons tenter d’expliquer pourquoi nous sommes tombés et cultivons le non-sens.

        Ceci n’est qu’un brouillon, libre à toi (je me permets de te tutoyer, nous défendons les mêmes causes) de le synthétiser avec ton talent. Plus nous serons nombreux, plus les évidences verront le jour.

        Internet, bouleverse les forces et pouvoirs en places, qu’ils soient économiques, politiques, sociales et donc culturels.

        D’où la nécessité de reprendre certains acquis. Le genre humain a un fonctionnement relativement simple. La complexité n’est qu’une manière de se voiler la face.

        En s’attaquant à la culture, nous mettons le doigt sur les volontés, les visions, les non-dits, les intérêts des différents antagonistes.

        Nous nous devons d’aller jusqu’au bout des différentes logiques qui s’affrontent, d’en extrapoler les idées, d’en tirer les conclusions.

        Dadvsi nous a révélé bon nombre d’objectifs :

        — Économique :

        Les règles n’ont pas changé depuis Mathusalem et sont relativement simples à comprendre :

        Time is money, si tu vas à la vitesse lumière, tu t’en mets plein les fouilles.

        Ton compte en banque, c’est ton assurance vie.

        La concurrence n’est intéressante que si tu en as le monopole.

        Tu fabriques un péage, et tu te débrouilles pour y faire passer un maximum de pèlerins.

        Tu diminues le coût de production, la qualité, le personnel ...tu augmentes l’offre, le tarif, la marge... et tu ramasses plus de bénef.

        Ton tiroir-caisse aura un double fond, et tu plaindras toujours qu’il soit jamais rempli.

        Tu utilises la sueur des autres, ça évite d’éponger la tienne...

        Aprés moi le déluge...

        ,...,

        — Politique :

        Aucune vision à moyen et long terme sur le devenir de nos sociétés. Nous ne pouvons pas leur faire confiance. Pour ce sujet comme bien d’autres...

        Nous les avons inventés et mis en place pour défendre nos intérêts communs et notre indépendance face aux prédateurs. S’ils ne représentent plus cette volonté, ils deviennent inutiles, voir traîtres à éliminer au plus vite.

        Or certaines de leurs incompétences dans ce domaine sont plus que flagrantes, et nous sommes réduits à accepter l’emprise de la suprématie US. Si cette dernière n’était pas sans faille, il n’y aurait pas lieu de s’en inquiéter.

        Hélas, et nous le constatons tous les jours, nous nous devons prendre du recule avec cet allié qui se révèle plus que redoutable pour la planète terre. Nous devons d’éclaircir les objectifs communs et les divergences dans le respect des Peuples.

        Ce n’est pas en prônant l’exception culturelle que nous y arriverons ! Mais en offrant au plus grand nombre notre patrimoine légendaire. Offrir et partager notre histoire en est le premier acte.

        Si nous voulons consommer l’art comme un Humburger, alors préparons nos kleenex !

        Social :

        Il est évident que les perturbations sont à prévoir.

        L’incompréhension des citoyens devient de plus en plus visible.

        Ces pertes de repères sont plus insidieuses qu’il n’y paraît.

        Exemples :

        Au nom d’une sécurité, nous prenons des mesures qui amplifient les dérives. Les libertés individuelles s’en retrouvent bafouées.

        Une assurance n’a plus besoin de faire remplir un questionnaire... Une banque non plus...

        Le sourire de la caissière est remplacé par un automate qui ne reconnaît que votre carte bancaire.

        Nous sommes devenus des objets, des numéros et notre avis ne compte plus.

        Certains se regroupent pour mieux s’isoler. Seuls, nous le sommes et nous le savons, mais étranger chez nous et répondre a des robots, ça fait bizarre. Et çà, nous le ressentons de plus en plus...

        Ce que nous appelons cohésion sociale se résume à dire bonjour à son chien ! Ou de faire coucou quand un flash t’éblouit sur la route...

        L’anonymat en est une suite logique.

        Citoyen du monde nous le sommes, mais avec une identité nationale, des droits locaux, et des devoirs internationaux !

        Et dadvsi, arrive pour nous dire :

        Cela ne va plus, vous ne regardez plus nos programmes, la redevance TV ne suffit plus, vous devez regardez la PUP, sinon vous n’aurez plus de star ac !

        Bien sûr dits comme cela, nous comprenons mieux pourquoi les internautes ont éclaté de rire.

        Car, comme nous allons le comprendre dans les prochains épisodes, cette logique ne peut en aucun cas fonctionner.

        Et ce n’est pas la première année qu’ils en parlent au Midem...

        J’y descends, je vous en dirais un peu plus, d’ici quelques jours. Mais l’ambiance n’est pas à la fête. Ils persistent et signent dans leurs actions destructrices, bien qu’ils se posent enfin quelques bonnes questions (DRM, musique gratuite, diversité...) Même Attali essaye de leur expliquer... DDV n’avoue pas son échec, il se fait tout petit, évitons les vagues... ayez confiance, confiance...


      • (---.---.237.144) 18 février 2007 19:18

        Me revoilou... du Midem !

        Résumé : ?& ß◊©≈ ?¡ø« ¶‘“ë... ?!@€$ø.

        Vous avez tous compris ? Ils sont dans le caca. Nous aussi !

        DDV s’est fait petit, lui qui n’était déjà pas très grand...

        La licence globale revient sur le tapis. Normale, l’imagination se fait de plus en plus rare...

        Les DRM ? le Steve job dénonce les majors, les majors les Fai, les Fai le gouvernement. La Fnac renonce et des artistes proposent leurs albums en mp3. La brèche vient de lâcher dans l’indifférence et la mauvaise foi la plus totale.

        Normal. Mais quoi qu’on fait maintenant ? Plus de 100 millions de films téléchargés illégalement en France sur 2007 ! Ils sont trop gourmands ces pirates ! Et, ils n’ont plus de temps de regarder la TV ! Et vous ?

        Parce que je ne vous raconte pas le merdier dans les médias traditionnels ! Presses, radio, TV... Et la pub ! Oh ! pour l’instant ils sont très gentils, tous très mignons. Des petits garçons en culottes courtes ! ben voyons, des enfants de chœur à qui nous donnons le bon Dieu sans confessions ! Sommes-nous nées de la dernière pluie ? faut croire.

        Le tournis, et ils veulent nous le refiler ! Nous, les gentils internautes, désignés pirates dans un procès sans appel. Nous, qui les avons prévenus en temps et en heure qu’un contre sens débouche souvent sur un non-sens.

        Alors que cela soit bien clair ! Acceptons sans plus aucun compromis et discutions notre statut de pirate et devenons les Corsaires du web ! Sans état d’âme. Sans regret. sans pleures, sans larmes.

        Et la sa j’aime, non, la ceuxquisème, non, la Sacem enfin ceux qui trouvent des sous dans la poche des autres, et bien maintenant, c’est une société franco-italienne espagnole ! si si, ils ont signé un accord : Merlin, vous savez l’enchanteur ! Encore un coup du pipo !

        Manque de bol les Italiens l’égalisent le P2P. Ah bon ! c’était illégal ? Même pas grave. L’Europe va protéger l’exception culturelle à la Française !? Ben voyons, le Luxembourg contraint d’afficher la taxe des droits d’auteurs sur les supports vierges pour rappeler aux petits Français qui sont dans le pays le plus taxer et que pour que comparer, il faut mieux s’exiler...

        Maudit Open Source, Microsoft s’en prend à IBM ! Qu’ils se fassent leurs putains de guerres. Microsoft devrait se faire son propre procès... et le perdre pour abus de pouvoir virtuel en position dominante ! L’Open Source ne devrait pas tarder soit de devenir l’incontournable qui met tout le monde à l’heure, où soit la bête noire à traquer comme l’ennemi public Nº 1 (pour ceux qui rêvent les yeux ouverts, Dadvsi nous a prouvé qu’ils y en avaient un certain nombre...)

        Vista, 5 ans de retard sur la pomme, 10 ans sur Linux ! Bon courage. Et n’oubliez pas de payer vos licences, vous êtes pistés.

        L’UPFI réclame 100 millions d’€ annuel le besoin de financement de la production de musique française ! Bien, voyons ! Pour écouter quoi ? les Tartenpions érotico masturbateur d’idées stériles et sans avenue ?

        Ils m’ont tous fait gerbé, si ! ils ont réussi ! j’ai même fini chiffons dans la rhumerie de coin. Ca la foutais mal pour un corsaire... enfin un pirate ! heureusement dans le fond de la salle une belle internaute blonde avertit qui en avalait deux en utilisant le wifi du voisin... je suis senti un peu moins seul...

        Et vous pensez qu’ils ont enfin compris ! que nenni ! j’enfonce, je défonce, surtout les portes ouvertes. Ah ! j’oubliais, les asiatiques débarquent,...,ils s’en foutent de nos états d’âme... et avec un grand sourire ! Quitte à se faire mettre, autant que ce soit dans la bonne humeur !

        Bon ça devient vulgaire ! et alors comment voulez-vous que ça finissent ? Tout ça en moins de trois semaines ! et encore ce ne sont que des grosses lignes... Mais ne voyez-vous rien venir ? Non ? Vraiment rien ? ...

        Bonne nouvelle, les CD baissent ! 5€ le CD ! encore quatre de trop...

        Je reviendrais sur Dadvsi plus tard promis, mais les élections perturbent le débat, c’était prévu...


      • Forest Ent Forest Ent 18 février 2007 23:38

        Merci beaucoup pour ce compte-rendu extrêmement vivant. On s’y croirait. Ce qui est extraordinaire, c’est que cela n’arrive que 7 mois après la publication d’une loi contre laquelle nous avions été tant à les avertir qu’elle les conduirait dans le mur.

        Oui, nous sommes dans la m... Car les milliards fondent dans les serres des rapaces, et ils ne vont pas aimer ça du tout. Préparons-nous à nous faire taxer de partout.


      • (---.---.237.113) 21 février 2007 08:44

        À Carlo Revelli. (faire passer le message...)

        DADVSI À LA UNE si vous voulez servir le 5° pouvoir. Les présidentiels nous nous en occuperons en temps et en heure.(nous avons déjà semé, ils n’ont pas fini la récolte...) Il en va de notre indépendance ! Ouvrez les yeux, les oreilles et serrez les fesses... C’est toute la presse Internet qui est concerné , donc vous.

        Oui le forest,

        Mais la Chose s’emballe. 48% de pénétration du P2P, les Majors commencent à découvrir la jouissance suprême. Ils s’en prennent au sergent DDV qui vient de lâcher ses amendements ! Garde-à-vous ! La Chine ne fait pas mieux ! Sous couvert de protection des mineurs ! Ben, voyons, c’est nous les irresponsables ! Mais les FAI vont-ils suivre ? Eux les nouveaux Gendarmes du Web ? La Cnil se tait. Normal. Mais vous ?

        Et pas de bol, trois Majors sur les quatre derniers sont Europatentés ! Fracassant ! Encore un Eurotunnel, pour éponger le gouffre.

        Au moins trois serveurs ricains en rideau ! comme par hasard les Banques Françaises sont touchées... Les failles se développent toujours plus vite que les patchs... Un grand classique que nous traitons de la même manière que dans les années 70 !

        Enfin presque :

        Google a trouvé une parade : 145 000 ordis redondants ! accroche-toi Janno, l’exploit est de taille !

        Si c’était une histoire drôle, j’en pisserais de rire.

        La Sécu, nous en reparlerons.

        Mais abordons la suite de ce sujet : L’Art et l’Argent !

        Nous avons parlé un petit peu des artistes que nous allons mettre de côté volontairement pour le moment.

        Art Définition :

        Aptitude, talent à faire qqch. L’art d’écrire, de chanter. Faire qqch. avec art. L’art oratoire.

        Ensemble des moyens, des règles, des techniques concernant une activité, une profession. L’art culinaire, militaire, vétérinaire. Les règles de l’art.

        Expression par l’être humain d’un idéal esthétique, d’un sens de l’harmonie ou d’un intérêt pour des recherches formelles ou conceptuelles. L’art pour l’art. La mission, la finalité de l’art. Histoire de l’art. Œuvre d’art, objet d’art. Critique d’art. •

        Les arts : ensemble des disciplines visant cette expression.

        Ensemble d’œuvres véhiculant cette expression et caractéristiques d’une collectivité, d’une époque ou d’un lieu. L’art égyptien, médiéval. Art nouveau. Art baroque, primitif. Les arts populaires. L’art contemporain, moderne, conceptuel.

        Chacun des modes d’expression de l’idéal esthétique. Art dramatique, théâtral, lyrique, poétique, cinématographique. Les arts plastiques.

        En une phrase, l’art est le reflet de nos sociétés. Et ce devrait être la seule chose à retenir d’une civilisation. Le summum d’une réalisation terrienne, puisque nous sommes sur Terre.

        Et aujourd’hui, je dois reconnaître que l’art de la guerre prédomine. Qui peut faire mieux que des tours qui s’effondrent, des trains qui explosent,... Quel spectacle ! Et en direct ! sans truquages !

        Le pouvoir de l’Art n’est-il que symbolique ? Non, l’Art traverse les siècles et nous guide dans une recherche de l’Universel, du Beau, du Bon, du Sacré. L’Art réunit les sciences, les langages, les philosophies, les métiers, les religions,..., pourvu qu’il donne un sens, même à l’inexistence. Car dans le jeu de la Vie, il y a aussi celui de la Mort.

        L’Art permet de mesurer, de peser, de sublimer, de critiquer, ..., notre histoire commune.

        L’Art est une jouissance cérébrale.

        L’Art c’est l’expression d’une vérité.

        L’Art ne peut être qu’une expression Libre

        ,...,

        Oui d’accord, mais l’Argent dans tout cela ?

        L’art et l’argent sont de tout temps liés.

        L’argent, s’il n’est pas toujours le moteur d’une réalisation en est toujours l’aboutissement pour un spéculateur, un mécène, un État, où que sais-je.

        L’argent, régule notre planète. L’argent régule l’art.

        Comment voulons-nous œuvrer ?

        L’informatique est insidieusement devenue un outil multidisciplinaire de créations, de réalisations, d’échanges, de partages, de diffusions,...,

        Pouvons-nous nous en passer ? Pouvons-nous l’ignorer ? La réponse ne m’intéresse pas. Un outil ne sert que s’il est utilisé. Remetons nous en cause la roue ou la clé à mollette ? Non ! Bon.

        Donc, il faut faire avec. C’est ce que tout le monde fait tant bien que mal.

        Comme d’autres évolutions majeures, celle-ci bouscule les idées reçues ainsi que nos équilibres souvent précaires.

        L’art s’en retrouve le bouc émissaire. Mais coupable de quoi au juste. N’est pas notre système qui s’est trompé pendant tant d’années ?

        Et j’entends ici et là, l’art est mort, la créativité est confisquée, c’est creux, il ne se passe plus rien... Ce qui prouve bien que nous ne vivons pas tous dans la même dimension.

        Pourtant, les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes n’ont jamais été aussi performants, aussi perspicaces, aussi imaginatifs...

        Mais ils ne peuvent compter que sur leurs dix doigts et leurs cervelles pour non seulement créer l’évènement, mais squeezer les prods qui les enferment dans une logique suicidaire.

        Ceux qui m’étonnent le plus, c’est que ces jeunes cherchent coûte que coûte à signer avec une Major.

        Ils ne connaissent pas encore l’histoire ? Si. Mais c’est leurs seules reconnaissances sociales.

        Les majors sont devenus des groupes financiers, et les directeurs artistiques ont été remplacés par des comptables et des avocats en droits internationaux. Ils n’ont plus rien avoir avec l’Art et ils ne le savent même pas !

        Une des conséquences directes, c’est la dispersion des œuvres artistiques dans une compétition internationale.

        L’Art mondialisé est dilué dans des flux aussi fluides que vaporeux. Fini les stars qui réunissent un large public dans une communion d’esprit. Ce phénomène ne peut que s’accentuer. Perte de repères, de cohésions et développement communautaire. L’effet de mode s’est individualisé.

        Le public en devient l’acteur principal. Plus rien à récupérer. Si tu chantes faux, tu auras plus de chance de te faire remarquer ! ex : Ségolen...

        Alors, ont nous ressort les bons classiques, au moins ils sont déjà amortis. Et puis tiens pourquoi pas les WHO ? Histoire de péter quelques Amplis pour relancer l’industrie ! Si si, ils sont toujours vivants, vous allez voir !

        Et Polnareff ! qu’est-ce qui va vous raconter ? Qu’il est parti pour raison fiscale, et qu’il serait peut-être tant que la France arrête de se prendre pour le nombril du monde ?! Quelques comptes à régler ? Quelques pendules à remettre à l’heure ? Non, mais, qu’est que vous avait fait ces 20 dernières années ? C’est qui l’amiral ? Aznavour ? Obispo ? Vous rêvez ! Vous êtes encore dans votre top 50 à deux balles ! C’est fini le temps où les artistes achetaient leurs albums pour se retrouver en haut de l’affiche ! Maintenant il faut montrer son cul, il nous l’avait déjà dit ! Non ? (Bon, je m’emporte, excuse-moi Michel)

        Britney n’as plus rien à se raser, après son minou c’est sa boule qui est à zéro. Et alors ? Rien à voir avec Dadvsi !

        Attendez, pas trop vite. Le petit plat est en train de mijoter...


      • (---.---.140.222) 22 février 2007 11:14

        Je viens de me farcir le rapport Tessier... OUF !

        Quelques réflexions à chaud :

        — 5 à 10 ans de retard ! Il fallait réagir avant, avec cette approche méthodique bien que le technique y soit trop peu abordé pour comprendre cette évolution hors-norme)

        — Si vous êtes assidu à Agora en autres, vous n’apprendrez pas grand-chose ! Mais à lire tout de même.

        — confirmation officielle du malaise des médias, et pas simplement des majors comme Dadvsi prétendait. Les réactions ne vont pas tarder à tomber, bien que les pros sont déjà au courant puisqu’ils ont participé et en subissent les conséquences.

        — Vision extérieure réaliste, vision intérieure opaque, mais assez bien documenté.

        — D’autres secteurs vont maintenant faire leurs bilans... Boum !

        — Augmenter les points de vente, pour gérer les invendus !?

        — Aider l’AFP ? Tiens tiens, ils ont un problème de monopole ?

        — TVA réduite 2,5% ? Pour les CD aussi ?

        — Fini les subventions ! Place aux dons et aux fondations ! Ça me rappelle quelques chose du style Open Source...

        — Un Label certifié conforme ? Patenté mensonge d’État, Internautes en délires, la vérité vraie, le vrai faux, le faux vrai, censuré virtuellement...

        — Pour ceux qui doutent du 5°, ils leurs restent l’UMPS et peut-être même Bayrou...

        — pour ceux qui comprennent le 5°, ils savent que le monde ne sera jamais plus comme nous l’avons connu.

        — Pour ceux qui veulent l’utiliser, ils n’ont rien compris au film...

        — Je rappellerais tout de même à certains, nous n’avons encore rien vu de cette évolution majeure sans précédent. La maîtrise de l’info passe par la maîtrise de la technique et du réseau. Il n’y a pas de sécu et qu’il ne faut jamais mettre tous les œufs dans le même panier.

        — La France se doit d’investir massivement ? Un peu tard, non ? Elle ferait mieux de s’ associer avec des partenaires fiables, si elle veut garder son indépendance. Et l’Open Source reste la seule logique qui lui permettra de combler son retard. Maintenant ! pas dans 10 ans ! Mais pour cela, Dadvsi à la poubelle et vite ! Trés vite, ou bien crevons la bouche fermée... Hélas, j’ai bien peur que nous ne mesurons pas encore l’étendu des dégâts, preuve les amendements...


      • (---.---.142.83) 23 février 2007 22:06

        Petit détour sur le 5° pouvoir :

        Plus je lis des articles sur le 5° pouvoir, plus je m’aperçois de l’incompréhension générale sur ce sujet.

        Les réactions diverses et variées démontrent cette incompréhension.

        Chacun y amène sa vision, sa perception... sans en expliquer le fond.

        Voici la mienne :

        Que représente la somme du Web ? quelle interaction et surtout répercutions dans la vie réelle ? Est-ce mesurable ? peut-on manipuler les internautes ? des questions, ce n’est pas ce qui manque.

        Chacun y aura les siennes. Mais la preuve que le 5° est devenu un incontournable, c’est la réaction des États sur le sujet.

        Les derniers amendements Dadvsi, You, des marchés qui changent de mains, des élections qui ne se passent pas comme prévu, des sondages squeezés,... j’en passe et des meilleurs.

        Et nous ne sommes qu’au début ! 1 seul milliard de connecté sur 6 milliards d’individus ! Oui, mais c’est le milliard des plus riches donc des plus influents ?

        Oui, mais les plus pauvres ont compris, et internet est abordable pour le plus grand nombre, et gratuitement pour ceux qui savent se démerder...

        Oui, mais il faut un certain niveau pour émettre des idées susectibles de rencontrer un écho. Il faut savoir lire entre les lignes pour déjouer les fraudes des élites, il faut, il faut...

        Non, il n’en faut rien du tout ! simplement être normalement constitué, être curieux, avoir des centres d’intérêts défendre ses opinons, les nourrir,...

        Donc la représentativité en est déjà une source de divergence.

        Mais on s’en fou encore ! car, c’est l’idée générale qui en ressort qui compte, surtout si elle se traduit sur le terrain par des actions ou des réactions qui s’oppose a une logique établit, la détourne, la renverse...

        Et c’est ce qui se passe ! Oui-Oui pour les uns, Si-si pour les autres, ou encore le club des 5 pour certains ! Vous voyez niveau maternel sup !

        Or que voyons-nous pour les élections par exemple : L’UMPS s’est fait tailler un short ! sur les médias traditionnels ? Lisez le rapport Tessier, c’est éloquent. Et pourtant nous ne sommes que 25 millions d’internautes en France, et les trois quarts s’en foutent royalement !

        En septembre, nous avons eu des discutions sur Bayrou. Aujourd’hui je constate qu’il est là, dans le débat. Mais est-il vraiment pour le Libre ? Sa position est de moins en moins claire !

        Libre, mais pas liberticide ? Non libre point barre, car le 5° représente la plus belle démocratie que les plus grands (Socrate, Platon,...) ont imaginée ! Un pouvoir anonyme, un pouvoir désintéressé, L’intérêt général suprême, ...

        Oui, mais la technique appartient au technicien ? La technique de l’informatique est d’une simplicité enfantine, la seule complexité est le nombre de sujets qu’il faut aborder. Le temps et la vitesse sont des facteurs déterminants. Et qui ont du temps ? Les Chômeurs, les délaisser pour compte,...

        De plus, l’information circule avec une logique exponentielle ! Le faux est vite, très vite éliminé !

        Il faudra faire avec ! de gré ou de force ! Ils sont majoritaires ! Et Lepen est très bien placé, mais attendons les signatures... Un deuxième tour Lepen-Bayrou n’est plus complètement dénué de sens ! Et je commence déjà a entendre ici et là et pourquoi pas une coalition ? Tiens, tiens...

        L’un des enjeux actuels c’est bien L’avenir de nos sociétés qui se joue ! L’Open Source y répond d’une manière et Dadvsi d’une autre ! Chaque seconde qui passe, Dadvsi s’écroule ! et personne ne le voit !

        Seul argument évoqué c’est la faute des pirates ! C’est vous, c’est nous, les pirates ! Soyons fières de ce statut imposé ! Vista ne fonctionne pas ! c’est la faute des pirates ! 100 millions de films téléchargés, encore des pirates, la musique c’est fini, les pirates ont déjà tout pris !

        Nous pouvons déclarer haut et fort, les pouvoirs sont tombés vive le Pouvoir nouveau : Le 5°, le pouvoir du libre ! Quelqu’un est contre ? C’est celui-là qu’il faut abattre !

        Nous avons bien quelques poches de résistance ici et là, ils ne représentent que les terroristes de demain !

        Le pouvoir pyramidal se plie et devient un pouvoir horizontal. Pourquoi le Pape serait plus influent qu’un sans-abri ? Au nom de quel principe ?

        Alors oui, les terriens rentrent sans une période trouble, ou la liberté et l’équitabilité vont devenir les enjeux de notre destin commun. Pour la fraternité, ça attendra encore...

        En espérant que cela fasse réfléchir certains...

        Alors Dadvsi ? Eh ben, vous commencez à comprendre, non ?

        Comme les poils à Britney ? pas loin...

        à suivre...


      • (---.---.141.105) 9 mars 2007 19:57

        La roue tourne, tourne la roue, roue tourne la, tourne roue la...

        Nous aurons beau la retourner dans tous les sens, le temps continue son chemin...

        Tranquille, je prends le large. Au calme, avant la tempête.

        Les élections vont précipiter la dérive. Rien ne se passera avant plusieurs mois côté législatif. Certains vont trouver le temps long. très long, trop long... Et la répression va amplifier le phénomène...

        Pour passer le temps, je vais vous causer du langage musical. Enfin, ma perception de ce langage, par expérience. Je ne suis pas une encyclopédie universelle et d’autres spécialistes y apporteront leurs sciences...

        - Pouquoi ?

        - parce que la musique est prise comme prétexte pour la Dadvsi, pardi !...

        Nous avons déjà abordé le langage, ses formes et son importance.

        Le langage musical est un langage Universel. Un très vieux langage qui remonte à la nuit des temps, quand l’homme ne connaissait pas encore ses facultés d’ élaborer un vocabulaire.

        Le premier instrument fût donc la voix, le deuxième le bambou, le troisième la flûte... (hypothèse)

        La musique, c’est un fleuve avec trois sources fondamentales : le rythme, l’harmonie, la mélodie. N’en cherchez pas d’autres.

        Bien plus tard, alors que le langage s’imposait au genre humain et que la communication lui apporter le développement, notre dévoué éminent Pythagore (500 ans av. J.-C.) mis en évidence les sept notes de musiques que nous utilisons aujourd’hui :

        La, SI, Do, Ré, Mi, Fa, Sol.

        Ainsi que les cinq demis-tons (les notes entre les notes), (La# ou Sib), (Do# ou Réb), (Ré# ou MIb),(Fa# ou Solb), (Sol# ou Lab).

        (# dièse pour monter dans la game, aller dans un sens, b bémol pour descendre la game, revenir dans l’autre sens.

        Voici donc l’alphabet du langage musical, sans oublier l’indispensable Silence, sur lequel chaque note repose et prend forme.

        Eh oui ! Nous venons du silence et nous retournons au silence... S’il n’y avait pas le silence, il n’y aurait pas de notes, même fausses...

        De plus, cette vibration que représente le son, a besoin de notre atmosphère pour se propager ! Pas de musique dans l’espace, malgré le silence.

        Il y d’autres approches que celle de Pythagore (Asiatique, Afrique...). Mais la prouesse de cet illustre mathématicien, c’est que son alphabet musical traduit toutes les musiques. Elle est acceptée de tous et devient la référence Universel.

        Je dis bien Prouesse, car sans rentrer dans les détails cette échelle et loin d’avoir des barreaux symétriques, et la justesse, que nous trouvons sur nos instruments d’aujourd’hui, n’a pas été toujours de mise...

        Un instrument à cordes, par exemple, sera toujours faux ! Ce qui fait aussi son charme. Et cela, pour dire qu’entre les demis-tons il s’en passe des choses...

        Le La se trouvait à l’époque en dessous de 440 Hz, alors qu’il dépasse souvent 442 Hz aujourd’hui ! Traduction : nous allons vers les aigus... Les fréquences les plus faciles à discerner... mais les plus agressives, aussi.

        Bon-Bon-Bon ! Mais, qu’exprime le langage musical ? Une émotion ? Un sentiment ? Une sensation ?

        Oui et bien plus ! Mais je ne peux, hélas, pas vous révéler toutes mes découvertes ! Retenez simplement que le partage, l’échange, la communion sont l’essence de ce langage.

        En une phrase, la musique c’est le langage de l’âme... Nous nous rapprochons de la spiritualité, et en ces temps, je ne préfère pas trop aborder le sujet... Retenons que le mineur évoque de la tristesse, le majeur de la joie.

        Et restons cartésiens. C’est déjà suffisamment complexe pour affronter les Majors & Co

        Ce langage musical est bien plus évolué que le langage binaire informatique ! En d’autres termes, les combinaisons sont infinies. Enfin presque, cela dépend de notre état d’esprit.

        Ce qui fait sa richesse, c’est l’approche des musiciens de cet art par rapport à leurs cadres de vie ! Suivant les époques, nous pouvons suivre cette évolution.

        Et là, je diverge du monde classique, sur la perception musicale des uns et des autres suivant les époques. Un BB king ne vaut pas mieux, pas moins, qu’un Mozart !

        Ce n’est juste qu’une approche différente. Un vécu différent. Il n’y aurait jamais eu du Jazz, si le Blues n’avait pas existé... !

        Alors les luttes stupides styles, genres, prouesse, virtuosité, feeling..., nous font perdre du temps, et n’apporte rien ni sur le fond, ni sur la forme.

        Il n’y a pas qu’une sensibilité, et plus le temps passe, plus nous développons et mélangeons cette fragilité. Oui, j’ai bien dit fragilité...

        Ce qui faut retenir, c’est un langage vivant, et que son écriture n’est pas un objectif, mais un repère.

        L’improvisation est le summum de cet art. La discussion est d’autant plus riche, que la culture et la pratique des musiciens sont grandes.

        Une vie ne suffit pas pour en faire le tour, bien que les règles harmoniques, rythmiques, mélodiques soient très simples.

        La musique est un art mineur sur le lequel repose un business majeur ! (enfin pour certains) comme pour les Femmes que l’ont utilise pour vendre des voitures, la musique crée un espace sonore, qui favorise un état d’esprit.(écouter n’est pas entendre)

        Et dadvsi ? Dadoum psi... Poum poum, Pchit...

        - Décidément, vous êtes sourd de la feuille ! il va falloir mettre les points sur les i !...

        À pluche...


      • Forest Ent Forest Ent 9 mars 2007 22:32

        Franchement, tu devrais tenir un blog. Tous ces textes excellents sont ici sous-exposés.

        Par contre, il ne me semble pas que la gamme tempérée que tu décris ait été connue de Pythagore, car elle fût formalisée en France, un peu avant Bach. Les grecs utilisaient des harmoniques naturelles, et certains « tétracordes », qui ont servi à constituer les « modes » des gammes actuelles.


      • (---.---.141.143) 10 mars 2007 19:48

        Mais, je le trouve super ce blog !... Oui, je sais Forest, le but de cette pratique t’échappe encore...

        Tu as raison sur la gamme tempérée. Mais le fait majeur de Pythagore, c’est d’avoir mis en évidence ton et demi-ton et le début de cette mathématique qu’est le solfège.

        Entre le si et le do, le mi et le fa, il n’y a qu’un demi-ton. Et le théorème de Pythagore s’en retrouve bouleversé !

        Imagine sa surprise et son acharnement pour comprendre cette logique, en faisant et refaisant ses calculs accroupis sur le sable en guise de tableau ! N’ayant que ses oreilles, pour vérifier ses calculs !...

        Rien à voir avec les quatre degrés du tétracorde ! Et des games tempérées !

        Ah ! Bach, son contrepoint, son harmonie ! Mais + de 2000 ans après... Bach lui, il devait vraiment en avoir raz le-bol de ce piano, dernier instrument à la mode de son époque, qui sonnait faux !... Il fallait bien compenser le Do grave du Do aigu...

        Restons simples, pour être compris du plus grand nombre.

        Ce-ci n’est pas un cours de Zique. Mais l’effroyable exécution des Majors & CO ! En Live ! dans un premier temps...

        Dame Sacem vient de condamner une Grand-mére à 500€ d’amende pour piratage de 3000 fichiers audio !

        - Mais où va-t-on ?

        - Ben,... 6€ le morceau !

        - Bravo ! mais encore...

        Merci la Sacem (Européene, vous savez Merlin... conseillé par Atali). Les auteurs-compositeurs sont très heureux ! Encore une amende bien répartie, dans une poche trouée...

        J’espère simplement que c’est l’un de ses petits enfants l’heureux bénéficiaire, parce que si c’est le voisin... c’est le même prix !

        Nos vieux, qui ont perdu leurs Latins, vont y laisser leurs plumes... Enfin ce qui reste de leurs retraites !

        Eurêka, la Sacem a aussi réussi à fermer un site ! Sur des millions...

        Les députés se mettent à L’Open Source ! Cohérence ? non CONS-errants...

        Le passe-port RFID craqué en 4 heures ! Passe-le à ton voisin... Et comment vous-les vous faire de vrais-faux espions ?

        Mais si je commence à commenter les news, je n’ai pas fini. De plus, ce nombre de bonnes nouvelles est exponentiel...

        Passons donc aux choses sérieuses...

        Nous allons revenir un peu sur l’analyse Jack Atali en particulier. Dadvsi, oblige.

        Atali,(planète finance... La Brève histoire présente), a compris qu’il fallait désamorcer la bombinette ! Musiques gratuites ! que de belles paroles, mais un peu tard !... Personne n’a attendu le Jackou !

        Son idée est de comparer l’outil internet sur le modèle de la radio, au niveau de son équilibre financier, et uniquement vis-à-vis de la musique, entendons-nous bien. films, jeux, logiciels sont laissés pour compte...

        Donc, la Pub finance. Vous écouterez votre tube préféré entre coupés de “la bouteille qui fait pschitt, ou du chocolat qui fait maigrir“ en pleine séance de relaxe avec votre amoureuse du moment !

        Oui, mais non ! Un tout petit logiciel viendra zapper automatiquement ce message incongru ! Il sera bien entendu illicite de posséder ce genre d’outil que nous trouverons dans tous les serveurs de la planète... Dadvsi oblige !

        Super honnête, vous programmerez votre Ordi, car la personnalisation informatique est déjà là !

        Le gros problème de ce raisonnement c’est de comparer, non pas internet a une radio (ce qui est déjà énorme), mais l’économie de nos aïeux, avec l’évolution de cette dernière, qui se retrouve retranchée dans ses contradictions.

        De plus, je ne vous raconte pas encore les contreparties ! Parce que le consommateur roi, ce n’est pas pour demain...

        Mais n’allons pas trop vite, et dégustons savoureusement notre petit plat.

        Autre idée : Que les fabricants des nouvelles technologies participent au financement des artistes !

        Vielle idée, pour ceux qui suivent depuis 20 ans ce dossier, mais surtout répartition aléatoire, dangereuse voir abusive des ayants droits. Contrôler par qui ? La Sacem vous savez l’association de malfaiteurs sous couvert de l’État et maintenant de l’Europe !

        Retour du spectacle vivant ! Encore une bonne bonne nouvelle ! Et à 10 heures, tout le monde au lit. Bruit et fumée interdits...

        Oui, mais ! Un musicien de studio n’a pas le même profil qu’un musicien de scène ! Il lui faudra une doublure ! et si le prix du concert et multiplié par quatre ou cinq, le Bercy sera full par le vide !

        - Qu’est-ce qui différentie musicien Studio et Scène ? (j’entends si fort votre question qu’une parenthèse me semble nécessaire...)

        Deux approches différentes. Nous sommes tombés dans un monde où la technique et l’apparence se sont désolidarisées. Le culte de la performance est incompatible avec le culte de l’image !

        L’un sera d’une précision Suisse, l’autre d’un feeling absolument show !

        L’un sera virtuose de la mise en place, l’autre acrobate de la mise en scène !

        L’un aura 40 ans d’expérience et quelques cicatrices, l’autre aura 10 ans d’expérience et toutes ses dents.

        L’un joue pour de vrai, l’autre en play-back.

        L’un gagnera des Royalties, l’autre des cachets d’intermittent...

        Bon, j’exagère, un peu... Tout cela pour dire que s’il faut un beau cul pour monter sur scène, nos oreilles risquent de ne pas apprécier...

        Quoi qu’en studio, tout le monde chante et joue juste aujourd’hui, mais le pauvre ingé-son, il en passe ses nuits... broyant du noir !

        Ce qu’il faut bien comprendre aussi de cette histoire, c’est que ce n’est pas l’image qui donne le sens ! C’est le son !

        - Ça y est j’entends encore des voix...

        Faite l’expérience ! regarder un film sans le son et résumer l’histoire. Ensuite, écouter un film sans regarder l’image, résumer. Comparer.

        Voila, vous avez la preuve, que c’est bien le son qui véhicule le sens.

        Mieux, c’est le son qui véhicule l’émotion ! Imaginer Bagdad café sans la bande-son ! L’ennui à l’état pur... écouter que le son, Sublime !

        - Convaincue ?

        - Non !

        Prenez alors le début du cinéma, lorsqu’il été muet. Il fallait des sous-titres de temps en temps pour suivre ! Et il y avait un pianiste dans la salle pour créer l’ambiance ! Si Monsieur, encore un métier qui est passé à la trappe...

        - Je cause, je cause...

        Donc, l’aveu d’Atali, c’est : sauve qui peut, et cache-toi derrière l’Europe ! Car de vraies solutions, Y en a pas ! Il ne reste que les conflits d’intérêts.

        Les majors ne peuvent pas perdre des centaines de millions de Dollars par ans pendant dix ans ! Alors que la sonnette d’alarme est tirée depuis déjà plus de cinq ans... et que ce phénomène a plus de 20 ans d’existence.

        Et ce n’est pas en poussant mémé dans les orties, que le Vivendi va ressusciter !

        Je vous rappelle que trois des quatre derniers Majors sont Européens ! Il n’y a pas qu’Airbus qui perd ses ailes...

        Rassurez-vous, les solutions elles arrivent... En force !

        - Et Dadvsi ?

        Après les élections...

        À très bientôt...


      • Forest Ent Forest Ent 10 mars 2007 22:51

        Tiens, c’est vrai. Je n’avais jamais fait le rapprochement.

        Universal est « français ».

        EMI est « anglais »

        BMG est « nippo-allemand »

        Il n’y a que Warner qui soit vaguement US via les îles Cayman.

        Mais tout ceci n’est-il pas virtuel, puisqu’ils appartiennent tous aux mêmes établissements financiers de toute la planète ?


      • (---.---.139.13) 11 mars 2007 12:09

        Île Caymam ? Du clearstream au clearchannel ! Clair comme de l’eau de roche !

        Mais virtuel, cela dépend pour qui ! Pour les artistes certainement pas !

        Mais revenons au débat qui fait rage en ce moment à L’IRMA.

        Mise en Cause la SNPE et la répression.

        Je salue au passage toutes les bonnes volontés qui défendent avec ferveur ce moment charnière de nos sociétés. Comme la FING. Bien que je ne suis pas sûre qu’il mesure réellement la dimension et la férocité des prédateurs qui perdent des centaines de millions de Dollars... Des animaux blessés de surcroît...

        Car vous ne le voyez peut-être pas, mais les pouvoirs en place perdent du terrain... !

        extrait des echos-judiciaires :

        “Les procédés de détection des pirates controversés :

        Les demandes de suspension ou de résiliation des contrats d’accès internet soulèvent aussi des incertitudes quant à la légalité des procédés utilisés pour détecter les adresses IP des pirates.

        La loi Informatique et Libertés permet en effet la collecte de ces données à l’insu de l’internaute, uniquement après autorisation de la CNIL. L’autorité administrative n’a pas encore délivré cette autorisation à la SCPP.

        La Société des producteurs assure, quant à elle, que ces procédés ne tombent pas sous le coup de l’interdiction , ses agents assermentés dressant des constats « sans constituer de fichiers mêmes manuels à partir des éléments recueillis ».

        La situation devrait se clarifier prochainement, la SCPP ayant déposé une demande d’autorisation auprès de la CNIL pour collecter ces adresses IP afin de détecter les téléchargements illicites.

        La CNIL a d’ores et déjà précisé que de tels traitements ne devront concerner que les « délits d’habitude » (internautes qui, de façon répétée, mettent à disposition de nombreux fichiers sur les réseaux P2P).

        La constitution de « listes noires » des Français interdits d’accès à internet est aussi à l’étude.

        La CNIL a déjà autorisé ce type de fichier en matière de téléphonie mobile (fichier Preventel qui regroupe les mauvais payeurs).“

        Rien d’alarmant ? Pour un novice non !...

        Ce que j’en pense ?

        Le réseau ne va pas tarder à fonctionner sans opérateurs !

        Techniquement c’est déjà possible ! tu as bien fait le Forest d’investir dans L’open Source...

        Ce que je tente d’expliquer dans ce fil, c’est qu’il n’y a pas de création sans liberté. Nous y reviendrons par épisode...

        Si la Liberté n’existe plus, alors c’est bien foutu ! Si une puissance quel qu’elle soit domine et contrôle le citoyen à plus de 70%, nous pouvons nous considérer comme esclave ! c’est le cas. Si,si !

        La notion de liberté, grand thème philosophique, est en évolution constante suivant nos époques.

        La définition : la liberté s’arrête là ou commence celle du voisin n’est plus d’actualité !

        Puisque nous avons perdu tout espoir de liberté réel, nous inventons la liberté virtuelle ! Bing-bada-boum !

        Case départ ? presque ! Répression ! Conflits ! Guerre !...

        Et c’est donc cette liberté virtuelle qui est remise en cause aujourd’hui ! Incompatible avec le monde réel !

        Mais l’économie virtuelle, elle, elle fonctionne bien...

        Bon, j’ai ma dulcinée qui va ma faire la gueule... Le monde attendra bien...


      • (---.---.178.80) 15 mars 2007 11:07

        Nouvelle répression de la Sacem, qui se découvre un peu plus chaque jour et comme prévu...

        À l’heure ou le gouvernement vient de signer la radio numérique attendue depuis plus de 5 ans...

        Benoit Tersiguel de Radio.blog.club. Une belle réussite française obligée de migrer.

        “En attendant, Radio.blog.Club est fermé, et prépare sa migration vers « des serveurs plus puissants et plus sûrs ». Mubility ne baisse pas les bras et affirme « vouloir continuer à négocier » : « Nous essayons de participer au développement de la diversité musicale qui explose sur internet, nous incitons les utilisateurs à acheter de la musique. Nous avons comme objectif d’aider les labels indépendants à se faire connaître... et nous sommes traités comme des voleurs », se désole Benoit Tersiguel.

        En nous attaquant, la SACEM favorise le développement de sites étrangers moins respectueux. Comment un site chinois qui permet de télécharger des mp3 d’Aznavour va-t-il aider l’industrie musicale française ? "

        Grace à qui ? :

        La loi LEN : La loi pour la confiance dans l’économie numérique http://fr.wikipedia.org/wiki/LEN

        Donc, la répression inutile est en cour nous en avons preuve.

        Voilà pourquoi la dérive va s’amplifier, nous l’avons prévu.

        Autre fait inquiétant, L’Europe préconise la concurrence entre les différents organismes gérant les droits d’auteur dans l’union, mais nous avons vu que ces derniers se mettent d’accord ! (Merlin).

        Le plus grave reste à venir ! Lorque les commerçants ne voudront plus payer les Taxes en ayant choisi le Libre !

        De même pour la redevance TV du particulier ! à suivre...

        Mais parlons des formats et supports numériques pour suivre l’idée de ce fil.

        Tout d’abord, il y eut la naissance du CD et du DAT.

        Le DAT fonctionne comme une mini-cassette vidéo et restera qu’un outil fragile pour professionnel. Tombé dans les oubliettes grâce à l’arrivé du Mini disque, qualité moindre, mais plus fiable et facile d’utilisation, imposée par le consommateur.

        Minidisques vites détrônés à son tour par la clé USB et autres baladeurs numériques qui ne nécessitent aucun mécanisme (ce que nous appelons dématérialisation du support) , et pouvant gérer bien d’autres formats que des fichiers audio.

        Ces fichiers audio sont devenus des fichiers compressés appelés MP3. Rappelez-vous, les sauvegardes se faisaient sur des disquettes, et la place des fichiers est vite devenue le premier critère. Le deuxième, et pas des moindres fûts le temps d’échangent des fichiers sur le réseau (56K au début)

        Dans ce temps le CD a aussi évolué. Nous avons vu appaire les graveurs CD ,ainsi que son homologue vidéo le DVD.

        Il nous reste donc ces trois formats principaux CD, DVD et MP3 accepté par une grande majorité. Compatible avec grand nombre de matériels toutes marques confondues.

        Quoi-que... À fur et à mesure, chaque fabricant essaie d’imposer sa vision pour monopoliser sa clientèle. Nous voyons donc débarquer sur le marché une multitude de formats, les normes qui restent sont cependant les plus ouvertes et c’est facile à comprendre...

        Tous c’est formats sont inutiles ! De petits logiciels permettent en effet de les convertir. Mais les contraintes sont l’objectif recherché et le consommateur s’en retrouve victime et coupable... pirate !

        Mais il y a une autre raison de l’inutilité des protections en tout genre que nous voyons proliférer ! Bien plus fondamental et reposant sur la physique !

        Pour le son, nous avons vu qu’il s’agissait d’une vibration. Cette vibration est traduite en signal électrique à la source par un microphone. C’est ce même signal électrique qui amplifié est utilisé pour une restitution par vos enceintes. Cette chaîne fondamentale n’a pas d’autre alternative !

        Numériser ce signal peut se faire de mille façons ! En d’autres termes, peut importe le format choisit, pour le restituer il faut impérativement le convertir en signal électrique pour sa diffusion, et cela restera à tout jamais le maillon faible des protections quel qu’elles soient.

        Pour la vidéo, ce signal électrique est un peu plus complexe, mais cela revient au même.

        Nous avons perdu beaucoup de temps avec la Dadvsi. C’est bien les droits d’auteurs et autres brevets qui ne sont plus adaptés à nos sociétés et qu’il va bien falloir s’y pencher sérieusement. À défaut de compromis, l’Open Source s’impose et bouscule les idées reçues.

        Même Microsoft recherche les pirates qui ont fait sa réputation ! Car personne ne s’intéresse à son Vista ! et pour cause ! Y en a plus besoin !

        Quitte à changer de format, les consommateurs se mettent aux distributions Linux moins chères, plus fiables, plus sécures, développement exponentiel, compatible, tourné sur l’avenir... ! Sans appel...

        L’exemple est donné par les pros (IBM...), et les serveurs, routeurs remplacés sont sous licence Open.

        Les assembleurs proposent de plus en plus de PC avec une distribue Linux...

        Et si vous avez des actions Microsoft, vous savez donc ce qui vous reste affaire... car quant une mayonnaise commence à prendre en info, elle se répand comme une traînée de poudre.

        Alors, Dadvsi, Sacem, Majors et compagnies, vous commencez tout juste à remuer, mais vous êtes dans la mélasse, ankylosé par votre passé fort juteux, mais si lointain déjà.

        Vous vous reposez sur le droit tout aussi vétuste en essayant de changer la règle du jeu au fur et à mesure de cette évolution sans précédent. Dadvsi n’a jamais existé, que dans vos têtes de déphasées.

        Vous n’êtes qu’une petite mafia prétentieuse et j’ai l’honneur et le plaisir d’assister à la première loge de votre suicide collectif !

        Rendez la Liberté aux artistes, et accepter votre échec, c’est la seule chose qui vous reste à faire. Mais si vous préférez la guerre, vous porterez en plus des cadavres inutiles...

        Ce n’est toujours que le début...


      • (---.---.139.114) 7 avril 2007 07:35

        Vous avez aimé les radars sur la route, vous allez aimer ARMT !

        ALERTE !

        Pendant que a CNIL est en cessation de paiement, l’ARMT se met en place dans la précipitation ! Le gendarme du Web est né !

        Hors sujet ? Pas si sûre,

        Ceci est bien plus qu’une ALERTE !

        C’est de l’espionnage institutionnalisé par un secteur qui n’accepte pas la réalité.

        Internautes, nous sommes dans le collimateur... prenez vos responsabilités.

        NO DÉBAT, NO COMMENT...

        Les Français parlent aux Français. Résistance.

        Fin de non-recevoir...


      • Fred (---.---.64.1) 23 janvier 2007 11:00

        Merci pour ce compte rendu précis et détaillé, à suivre...


        • gem gem 23 janvier 2007 11:09

          Bon article. Faudrait juste arreter de mettre « libéral » à n’importe quel sauce, les libéraux ont été et restent contre le DADVSI, aussi bien à l’UMP ( http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2006/05/11/473-droits-d-auteurs-et-droits-voisins-dans-la-societe-de-l-information ) que sont en dehors de l’UMP http://www.alternative-liberale.fr/t140-Tous_pirates_.html

          La DADVSI est une vraie et grosse bonne foirade comme on en fait peu, déjà obsolète avant même d’être complétement en application. A la limite, on peut s’en foutre. Je ne suis pas spécialiste, mais je parierais qu’avec un minimum de mauvaise foi (péché véniel en l’occurence) et un bon avocat, on est sur de s’en sortir indemne, voire d’obtenir des dommages et intérêts


          • Forest Ent Forest Ent 23 janvier 2007 11:36

            J’avais mis des guillements au mot « libéraux » pour montrer qu’ils n’en étaient en rien.


          • minijack minijack 24 janvier 2007 05:37

            En effet, l’emploi du mot « libéral » se doit d’être largement explicité de nos jours, tant on nous a fait croire qu’il signifierait la liberté d’écraser ses semblables par le pouvoir de l’argent.

            Sarkozy par exemple n’est pas le « libéral » qu’il se prétend être, c’est clairement un « ULTRA-libéral » qui défend le mode de développement anglo-américain basé sur l’entreprise capitaliste, autrement dit le pouvoir de l’argent. C’est un choix, et comme tous les choix il est respectable mais il faut l’assumer et pas le travestir. En ce sens le vote surréaliste de DADVSI aura clairement servi de révélateur à tous les internautes qui ont suivi l’affaire.

            Comme dit très bien le journaliste Jean-François Khan : « le carnet d’adresses de Sarko c’est le copié-collé de la liste des 100 plus grandes fortunes de France. Au premier rang desquelles ses grands amis Bouygues, Lagardère, et quelques autres du même tonneau. Contrairement à Berlusconi, il n’a même pas besoin d’être propriétaire des médias pour que ceux-ci lui soient tous dévoués. »

            Certes l’argent est nécessaire, il ne faut pas cracher dessus, toute société en a besoin. Mais il doit rester un instrument d’échange et de développement au service des hommes, pas en devenir le maître. Or, la concentration de capitaux et des moyens médiatiques entre quelques mains c’est la négation même du libéralisme. C’est du TOTALITARISME feutré ! Et parfois, souvent, du népotisme.

            Utiliser le mot « libéralisme » dans ce sens flou (j’allais dire filou) c’est une perversion qui arrange bougrement les capitalistes. Au nom du contrat bilatéral (d’employeur à employé) ils s’abritent derrière le mot « liberté » en oubliant tout simplement de mettre dans la balance la tare des pressions sociales et des législations foisonnantes. Les pigeons du contrat social sont donc toujours les mêmes.

            Il faut appeler les choses par leur vrai nom : L’écrasement des peuples par le pouvoir économique de quelques-uns, c’est le CAPITALISME, pas autre chose ! (Et la différence avec le communisme est bien connue : Le premier est l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Le second est exactement l’inverse. smiley )

            Le véritable « libéralisme » devrait être un régime de coopération sociale basée sur l’humain, où la « participation » chère à de Gaulle devrait être la règle et la spéculation interdite, où les ressources inventives ou créatives que l’auteur (individu en tant que tel, et pas société industrielle exploitante) peut apporter à ses semblables devraient être limitées à la durée normale d’une vie de travail pour prétendre à la retraite —soit 40 ans depuis la création, et pas 70 ans après la mort de l’auteur—.

            Le libéralisme, c’est tout simplement le droit pour tout-un-chacun d’évoluer comme il l’entend dans la société, à son rythme, selon ses goûts et capacités, d’entreprendre et contracter sans dépendre d’une autorisation administrative ni d’un « plan » étatique, de profiter des fruits de son travail et de son épargne, de contribuer par ses impôts justes et proportionnés à l’organisation d’une société sans contraintes ni verrous, de participer à la vie sociale par choix —non par force ou absence de choix comme dans une société totalitaire—, et de contribuer à l’effervescence des créativités individuelles pour le bénéfice global de la société elle-même qui lui rémunère honnêtement ses apports intellectuels. —Pas au seul bénéfice de trusts et monopoles détenant le pouvoir financier (et donc l’emploi) et qui spéculent honteusement sur la créativité et la matière humaine en utilisant les travers du système économique mondial qu’ils ont eux-mêmes bâti—.

            Mais qui parle de ce libéralisme là ? smiley

            Il n’est cependant pas exempt de « services publics ». Il faudra toujours une dose de systèmes collectifs dans toute société libérale pour harmoniser les rapports et réduire les risques personnels. (santé, justice, sécurité civile et militaire, transports, équipements, etc.)

            Toute société anonyme commerciale ou industrielle qui se veut dynamique se doit d’avoir en son sein un département « Recherche & Développement » dont le budget, selon les secteurs d’activité, représente quelques pourcents du CA ( 15%). En l’état actuel des choses, la consommation de produits culturels tous confondus représente largement ce montant dans les dépenses des ménages. Et cette manne pharamineuse alimente en quasi totalité les trusts qui contrôlent la diffusion/distribution de cette Culture.

            Or, la Nation n’est rien d’autre qu’une société (humaine commerciale et législative) dont les rapports essentiels sont basés sur « l’échange » (même quand il est bénévole).

            La Culture dans ce contexte peut très bien être envisagée comme le département R&D, le brain-trust, de la nation —et non pas de « l’Etat » qui, dans une optique libérale au sens décrit ci-dessus, n’est lui-même que le serviteur de la nation !—.

            Il n’y aurait donc aucune contradiction ni incompatibilité à l’existence d’un « secteur privé » de la Culture, tel qu’il était pratiqué jusque là par ses divers acteurs, et un « secteur public » géré collectivement par une Licence Globale. On pourrait même imaginer que la co-existence de ces deux modes engendrerait entre eux une compétition sur la qualité des oeuvres proposées, et qu’ainsi le public ET les créateurs en seraient finalement les premiers bénéficiaires.

            Pour l’instant, la Création culturelle — mais aussi plus grave encore : l’information par les medias — souffrent du MANQUE DE COMPETITION à cause de ces monopoles.

            Quel candidat parviendra à recadrer tout ça ?... Ségolène a clairement pris position contre DADVSI et la concentration des medias. On entend peu les autres sur le contenu de leurs programmes relativement à la Culture. Une Culture INDEPENDANTE de tout pouvoir politique ou économique est pourtant la première garante des Libertés.

            .


          • Théocourant (---.---.193.52) 24 janvier 2007 08:55

            A propos de s’en sortir, dernièrement un p2piste s’en est sorti sans dommage car il n’avait pas été demandé d’autorisation à la CNIL pour effectuer un contrôle de ses échanges sur le net.

            Au fait, j’ai trouvé l’article très intéressant.


          • Forest Ent Forest Ent 24 janvier 2007 14:01

            Merci.

            @Gem & Jack

            Oui, bien sûr, il y a le problème sémantique sur le mot « libéral ». A mon avis, les « ultralibéraux » sont tout sauf des libéraux : ce sont des « oligopolistes ». Ils veulent les bénéfices du privé, mais pas les risques ni les pertes.


          • gedm (---.---.4.203) 23 janvier 2007 11:17

            Très bon article qui m’a appris plein de choses.

            Je me permets de signaler ici, au passage, qu’au Québec le téléchargement et même l’upload sont légaux.

            Comme quoi, ce n’est pas partout sur terre que l’on considère qu’il faut des mesures drastiques de répression.

            Il est clair que la France va faire fuir tout le monde, utilisateurs comme producteurs.


            • O.Z.Acosta (---.---.144.100) 23 janvier 2007 11:17

              Juste pour préciser qu’enlever les DRM d’un fichier prend environs 3 min.

              Je ne comprend pas pourquoi je ne pourrais pas télécharger rabi jacob ou les bronzés alors que TF1 le diffuse tous les ans. Je comprend que les majors fassent la guerre sur les films en cour de diffusion mais 8,6 € la place c’est pas se foutre de la gueule du monde.

              Quand à la musique, si ils arrétaient d’essayer de nous vendre de la soupe à 18€ le cd peut être que cela marcherais mieux mais on préfére faire du chiffre 3 mois avec de la musique « commerciale » que de dévéloper la culture de la musique. ON nous ressort des compils et des reprise tous les 20 ans pour que les droits financiers associé aus chansons perdurent.

              En attendant cela ne m’empeche pas de « pirater » de la musique mais cela me dégage des fonds pour aller aux concerts.

              Z


              • Jaimz (---.---.101.8) 23 janvier 2007 17:13

                Les majors viennent de sentir qu’elles n’avaient plus d’utilité : plus besoin de fondre des disques, une promotion se gère sur internet via quelques outils logiciels simples, les artistes peuvent s’exprimer et publier de façon gratuite ou payante leurs oeuvres sans intermédiaires.

                On en revient à la définition originel de l’art : ce n’est pas un produit rentable que l’on peut exploiter financièrement. Et les artistes qui se plaignent de ne pouvoir vivre de leurs oeuvres me font « vomir », autant que je sache Mozart n’a jamais eu des millions, et pourtant ! De plus tout un chacun aimerait pouvoir chanter, composer, produire (dans le sens organiser des manifestations culturelles), pourquoi cela serait-il réservé à des nantis de la culture ?

                Internet révolutionne la situation en supprimant les « sangsues » qui se nomment industrie-audiovisuelle, au profit du public qui n’est plus un consommateur.

                La redevance pour copie privée est limite anti-constitutionnelle, mais à première vue ça ne choque personne... une taxe dérivée et inégalitaire, que l’on est obligé de payer même si on ne fait pas de copie !

                Bon article, à suivre dans 6 mois oui.


              • Nicolas (---.---.38.148) 24 janvier 2007 01:11

                Enlever un DRM prend certes 3 minutes, mais c’est illegal au regard de DADVSI. C’est contourner un moyen de protection, et c’est maaaaaal


              • Patrick Ferner (---.---.194.101) 24 janvier 2007 15:18

                La redevance pour copie privée est bien anticonstitutionnelle, puisque le principe d’égalité devant la loi est rompu : celle-ci ne sert plus l’intérêt général mais celui d’une caste . A l’origine, c’est Catherine Tasca qui l’instaura alors qu’elle était ministre de la culture. De plus, sachant que les professionnels représentent 85% du marché du PC (ce qui ne signifie pas pour autant 85% des achats de supports vierges)et que beaucoup d’entreprises ou d’administrations procèdent à des archivages, on appréciera le caractère scandaleux de ce système qui est en fait un racket légalisé. Quant à la loi DADVSI, il y aurait plus matière à rire qu’à s’énerver au vu des premiers résultats :

                - Les maisons de disque, en instaurant les DRM ont mis fin à l’universalité du support, résultat : les ventes en ligne de musique ont baissé en 2006 dans les mêmes proportions que celles du CD ; du coup, la FNAC et Virgin proposent de plus en plus de titres sans DRM.

                - Information passée presque inaperçue à l’époque : l’année dernière, Sony Music a annoncé qu’il ne mettait plus de dispositif anticopie sur ses CD. Plus récemment, EMI a déclaré qu’il avait fait de même sur ses derniers CD.

                La loi DADVSI a été élaborée sur cet à priori que les DRM et autres protections étaient inviolables ; or c’est un secret de polichinelle de dire que les dispositifs anticopies sont inefficaces (idem pour les DVD video) et ceci pour une raison à la fois simple et fondamentale : il est contradictoire de permettre au public d’écouter de la musique ou de voir un film et d’en interdire la copie. La protection des données n’est efficace qu’entre un nombre restreint de personnes partageant une même clé de cryptage.

                Donc, une loi ni faite ni à faire qui montre une fois de plus l’incompétence (s’il en était besoin), députés compris, des gens qui nous gouvernent.

                Maintenant une autre question se pose, c’est celle de la rémunération des droits d’auteur face à la dématérialisation des supports. Microsoft apporte une réponse avec la sortie imminente de son baladeur Zune : l’éditeur a passé aux USA un accord avec un organisme chargé de collecter les droits d’auteur sur chaque Zune vendu, une redevance sera prélevée pour être versée à l’organisme en question. On voit ici la différence avec les supports vierges : un baladeur ne sert qu’à diffuser de la musique donc seuls les mélomanes paient.

                Pour éviter à l’avenir de légiférer à tort et à travers, nos dirigeants seraient bien inspirés de laisser les professionnels et les consommateurs trouver des solutions, lesquels pourraient par la suite les conseiller utilement.

                NB Voir l’article suivant sur la dématérialisation des supports :

                http://nauges.typepad.com/my_weblog/2006/09/bluray_hddvd_dv.html


              • minijack minijack 25 janvier 2007 15:19

                Ridicule la comparaison avec Mozart. Mozart était un protégé des princes. On appelerait cela aujourd’hui du sponsoring. C’est comme si vous parliez de nos jours de Goldman ou de Barbelivien en disant que les auteurs/compositeurs ont tort de se plaindre... Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas !

                Savez-vous qu’à la Sacem, à côté de ces deux vedettes des charts qui encaissent des millions d’euros par an chacun, il y a des milliers d’auteurs sous le SMIC et des dizaines de milliers (80% des sociétaires) qui ne touchent pas un rond parce que leurs oeuvres ne sont jamais diffusées par les médias (TV radios, etc.) appartenant tous aux majors, lesquelles ne diffusent et promeuvent que LEURS poulains sur LEURS radios et LEURS TVs.

                .


              • Popov De Kerl popov 23 janvier 2007 11:20

                bon exposé du problèmes, clair et concis, mais on voit ici les failles de cette loi, en effet a terme, les editeurs ne reverseront plus de droit aux auteurs, qui ne toucherons leur argent que grace a la « taxe », le seul point qui est un peu rapidement traité est le fait qu’en théorie ces système s’excluent entre eux, on ne fait pas et la DRM (protection des droit) et la taxe sur support, puisque dans ce cas celui qui achete un fichier doit aussi payer la redevance sur son support

                Ca ca s’appelle du vol non ?


                • Yohan (---.---.193.52) 23 janvier 2007 11:21

                  Je ne comprends même pas que les tribunaux puissent juger alors que les lois sont aussi contradictoires.

                  Tu paies le droit de faire des copies sur tes supports vierges (y compris d’ailleurs ceux utilisés pour ta création personnelle), mais en plus tu n’as pas le droit de le faire.

                  Les prochains décrets :

                  - le permis de conduire qui ne te donne pas le droit de conduire une voiture
                  - les tickets d’horodateur où tu prends quand même une prune

                  Je vous laisse imaginer d’autres exemples.

                  Quand aux majors qui veulent nous vendre de la soupe, qu’ils essaient de développer les talents, Anais, Olivia Ruiz, Benabar et compagnie vivent trés bien de leur musique.

                  Magalie Vae, c’est pas qu’un probléme de piratage smiley

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