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TELL ME LIES

C’est un film dont la bande annonce m’a donné envie de le voir (Souvent les bandes annonces me donnent envie d’éviter une connerie de plus). Je l’ai vu le 15 octobre et je n’ai pas été déçu.

 Peter Brook a 87 ans, mais son film qui vient de re-sortir date de 1968. Il avait été alors sélectionné à la Mostra de Venise.

 Depuis le 15 octobre, j’ai vu deux films « conseillés » par la « critique ». Le dernier Resnais et le dernier Haneke. Le Resnais est un naufrage, mais son auteur est encore plus vieux que Peter Brook. Mais je serai indulgent car il voulait sans doute juste faire un dernier cadeau à sa compagne. Je le serai beaucoup moins pour Haneke qui a vingt ans de moins et qui a fait une mauvaise action de plus (comme aurait dit Frédérick Lemaître dans Les enfants du paradis).

 Dites moi des mensonges, donc. Dites-moi que cet Haneke est un grand cinéaste et un grand moraliste.

 Un des sujets du film de Peter Brook est le Viêt Nam, mais ce n’est pas le seul. Le titre pourrait donc être : « Dites-moi des mensonges sur le Viêt Nam, mais pas seulement ».

 Est-il encore d’actualité ? Ce n’est pas sûr. Allez le vérifier. L’actualité brûlante, c’est : « Dites-moi des mensonges sur moi, et j’en dirai sur vous ».

 Dans Studio Ciné Live, Thomas Baurez publie le 9 octobre un article intitulé « Un pamphlet antimilitariste qui suggère une réflexion lucide sur le devenir des images » :

Le célèbre metteur en scène britannique Peter Brook, 87 ans, a lui-même supervisé la restauration de Tell Me Lies, tourné en 1968 en pleine guerre du Vietnam et inédit chez nous. Ce pamphlet antimilitariste voit des comédiens anglais s'interroger sur le sens de la guerre après la découverte d'une photo montrant un enfant défiguré au napalm. Mais la question, à la vision de ce film iconoclaste, est de savoir ce qu'il a à transmettre au spectateur d'aujourd'hui tant son parfait synchronisme avec les événements décrits semblait le limiter à un espace-temps prédéfini. Politiquement pas grand-chose. En revanche, il s'avère une réflexion assez lucide sur le devenir des images. C'est en effet une photo qui lance les débats. "Dites-moi des mensonges", dit le titre. Brook se situe ici sur le même plan que son spectateur, à hauteur de la mystification de la réalité. »

 Il aurait pu aussi citer ses lignes de Guy Debord  : « La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant. »

 Mais c’est trop intello à l’heure de l’apéro.

 Dans le Canard du 11 octobre, Jean François Julliard le classe parmi « les films qu’on peut voir » et écrit : « Daté, bavard, naïf, ce spectacle raconte un temps où les mots étaient scandés pour être entendus. A l’écran, tout le monde fume. C’était il y a mille ans. »

 Mais on ne sait s’il a des regrets, ni sur quoi porteraient ses regrets (les mots ? les cigarettes ?)


http://www.youtube.com/watch?v=BS9mLfw3LOY

http://www.canalplus.fr/c-cinema/pid3614-c-bonus-et-interviews.html?vid=742409

http://www.fondation-groupama-gan.com/patrimoine/dernieres-restaurations/tell-me-lies/


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