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Accueil du site > Actualités > Médias > Tibet : éviter la dérive émotionnelle

Tibet : éviter la dérive émotionnelle

A l’heure où toute la presse et les chaînes de télévision prennent fait et cause pour le « combat du peuple tibétain » et contre la « répression sanglante » des autorités chinoises, n’y a-t-il pas lieu, en s’éclairant des événements du passé, de s’interroger sur les prises de position occidentales face aux conflits de ces dernières décennies, en essayant de comprendre la pression que les médias exercent pour influencer les opinions ?

Dans le cas du Tibet, nous assistons aujourd’hui à un matraquage de l’information qui semble avoir trouvé là un sujet porteur et n’émet pas le moindre doute quant à la responsabilité de ce que certains appellent même un « génocide culturel ». Ce monde journalistique semble en effet aujourd’hui œuvrer vers la simplification en distribuant les rôles : celui du bon et donc aussi celui du méchant. Tout comme George Bush, pourtant tellement moqué, qui évoquait les « forces du mal » pour justifier sa guerre en Irak.

Quand on examine rétrospectivement les événements, il est curieux de constater que, presque à chaque fois, les médias occidentaux ont pris une position unilatérale et définitive pour l’un des belligérants. Chaque fois les journalistes sortent de leur rôle qui devrait rester celui d’informer pour se transformer en sorte de justiciers détenteurs de vérités premières. Et, pourtant, souvent les héros, une fois détenteurs du pouvoir, déçoivent. Au point même que parfois on en vienne à exprimer des regrets. Cette attitude médiatique se fonde sur un principe simple : à un mal ne peut succéder qu’un bien. Forte de son expérience, l’histoire aurait dû enseigner que le pire est souvent à venir.

Toute l’Europe a soutenu la « juste lutte du peuple nord-vietnamien » face à l’ogre américain. Le régime khmer de Pol Pot avait la sympathie de toute l’intelligentsia française, depuis Sartre jusqu’à Foucault, qui l’exprimait dans les colonnes des journaux de l’époque. Toute la presse a conspué le Shah d’Iran en applaudissant à tout rompre le retour triomphal de l’ayatollah Khomeini. Tous les médias ont pris parti pour le père Aristide contre Duvalier et ses Tontons Macoutes, figures emblématiques de tueurs sanguinaires. Il arrive même que, sans crier gare, les sympathies se retournent : Saddam Hussein a longtemps joué le rôle du bon avant d’endosser celui du diable en 1991, au début de la première guerre du Golfe. Et pourtant le gazage des populations kurdes date de 1988, trois ans avant sa diabolisation. La volte-face fut si rapide que les pilotes des avions Mirage que la France venait de vendre étaient encore en stage de formation dans notre patrie des « droits de l’homme » quand le conflit a éclaté. Quand la vérité est compliquée on ne peut la dire que de manière compliquée (Pierre Bourdieu). Et rendre compte de la complexité paraît aujourd’hui au-dessus des forces médiatiques qui se contentent, le plus souvent, d’une simplification enfantine et manichéenne.

Les années 70 sont le point de départ en même temps du soutien politique à tout crin pour des régimes que l’on croit justes et de la compassion humanitaire relayée par le drame en direct à la télévision. La presse américaine s’attribue la victoire dans sa lutte pour mettre un terme aux opérations vietnamiennes. Ces années coïncident avec la prise de conscience par la télévision de son influence sur l’opinion, par ricochet sur le politique et donc de son immense nouveau pouvoir. C’est à partir de cette époque, en s’appuyant sur une opinion qu’elle a elle-même forgée, que la sphère médiatique se sent investie d’un rôle moral qui consiste à séparer le bien du mal. A partir de cette époque, et en utilisant souvent à son insu les ONG, qu’elle lance des croisades mondiales pour un monde meilleur, c’est-à-dire qui lui ressemble. Ce faisant, elle s’octroie, par assimilation avec les pays où elle agit, un rôle de donneur de leçons comparable à celui de la diplomatie coloniale du XIXe siècle ou encore celui des pères de l’Eglise dans leurs missions évangélisatrices chez les bons sauvages.

Cette emprise des médias sur l’opinion se fait par l’intermédiaire des images présentées comme la seule vérité possible. Les photographies émeuvent et en même temps signent une garantie d’authenticité. Comment, dès lors ne pas résister à la tentation de la mise en scène ? Très vite la dérive devient avérée, l’imposture fréquente. Rony Brauman écrit à propos du Biafra et ses enfants faméliques : A peine inauguré, le témoignage humanitaire rencontrait déjà ses limites dans l’instrumentalisation des images de détresse. Souvenons-nous de la mise en scène de la chute de Ceaucescu présentée comme un soulèvement populaire en direct contre le dictateur, les faux charniers de Timisoara. Plus grave, puisque lourde de conséquences, la diffusion télévisée du témoignage de cette inconnue qui souhaitait garder l’anonymat pour éviter les représailles : elle racontait, la gorge noyée de larmes, un massacre de 319 nourrissons dans un hôpital koweitien qui émut tant que les parlementaires du Congrès, par seulement cinq voix de majorité, donnèrent le feu vert à l’opération « Tempête du désert ». L’opération fit directement et indirectement près d’un million de morts et des centaines de milliers de blessés. Rony Brauman remarque encore : Qui s’est intéressé au sort des civils irakiens pour lesquels nul « corridor de tranquillité », nul «  couloir humanitaire » n’a paru nécessaire ? L’inconnue n’était autre que la fille de l’ambassadeur du Koweit aux Etats-Unis qui possédait assurément de grands talents théâtraux. On peut légitimement penser que ce conflit mondial aurait pu tourner différemment si la chaîne avait pris soin de vérifier l’information du massacre des nourrissons.

On en vient aujourd’hui à mesurer les chances d’une opération humanitaire non pas au désarroi de la population concernée, mais à sa visibilité. Lu hier encore dans Le Monde l’interview du représentant de l’ONU en Somalie : La Somalie est abandonnée par la communauté internationale. Question du journaliste : Avez-vous du mal à mobiliser l’attention sur la Somalie ? En effet, le problème se pose en ces termes. Le soulagement d’un désastre humanitaire est fonction de son écho médiatique. Difficile d’oublier la remarque d’un responsable de l’information d’une chaîne de télévision à propos de cette même Somalie qui déclara un jour : les téléspectateurs sont las de ces drames africains, désespérément semblables à eux-mêmes au fil des années. La bonne conscience médiatique n’a, en revanche, pas été blessée d’assister sans broncher au génocide rwandais qui fit entre 500 000 et un million de morts selon les sources. Il faut dire que le conflit tombait mal et que, comme le rapporte Philippe Boisserie, la consigne de la direction de l’information de France 2 était en avril 1994 : Tu fais l’évacuation des Français et puis tu rentres, on n’est pas là-bas pour faire des sujets sur les Noirs qui s’entretuent, de toute façon, ça n’intéresse personne.

En revanche, aujourd’hui, le Tibet paraît intéresser alors que les problèmes datent de 1950. La proximité des jeux Olympiques rend le suspense à son comble. Boycott, pas boycott, sondages, prises de position, fausse objectivité médiatique : on entend uniquement les athlètes favorables à une action symbolique en faveur des « droits de l’homme » alors que la grande majorité, plus préoccupée de ses performances, reste favorable à la tenue des Jeux sans aucune réserve. On fait venir sur les plateaux des acteurs convertis au bouddhisme qui louent les vertus des moines tibétains. Avant-hier banderole déployée par des exilés tibétains à Paris le front ceint du bandeau pendant une émission de télévision. Hier à Olympie, banderole brandie par trois membres de Reporters sans frontières au départ de la flamme. Un scoop qui fait ce matin plus de bruit que la cérémonie elle-même. Pas d’image du conflit, simplement des plans d’archives qui ne montrent rien d’autre que le côté touristique, parce que, précise-t-on, les reporters sont interdits de Chine... comme ils l’ont été de la guerre du Golfe, mais qui s’en souvient ? Nombre de morts tibétains fluctuant (une dizaine, plusieurs dizaines, au moins 140, selon les sources), informations incertaines.

Prendre parti implique un minimum de connaissances sur la question. Or, que savons-nous au juste d’une révolte menée, semble-t-il, par des religieux qui revendiquent au-delà de leur « chef spirituel » le Dalaï-Lama ? Que savons-nous d’un gouvernement en exil devant lequel le médiatisé Dalaï a promis de s’effacer, mais qu’on n’entend pas, ou à qui personne ne donne la parole ? Que penser de ce saint homme « découvert » à l’âge de 3 ans, d’essence quasi divine et vénéré comme tel, capable de générer une véritable théocratie, système politique aux senteurs d’une autre époque ? L’indépendance du Tibet déboucherait-elle sur un Etat religieux ? Que savons-nous des problèmes intérieurs de la Chine, ce gigantesque Etat d’1,3 milliard d’individus qui redoute un éclatement de ses régions ? Que savons-nous du sort réservé au 1,5 million de Chinois Han (pour 5 millions de Tibétains) résidant au Tibet si l’indépendance était prononcée ? Les indépendantistes dans un conflit ont-ils toujours raison ? N’est-il plus concevable, comme l’ex-Yougoslavie tend à le montrer, de regrouper des populations différentes pour vivre dans un même Etat ? L’île de Formose, ennemie jurée, ne vient-elle pas d’élire un président favorable au rapprochement avec la Chine ? La réalité du terrain serait-elle plus complexe que le simplisme journalistique voudrait nous le faire croire ?

Il n’est pas ici question de nier le colonialisme chinois au Tibet, mais de s’étonner que l’information semble soudain s’en émouvoir et prendre violemment parti en faveur d’une insurrection pour laquelle elle manque cruellement de renseignements. Ou plutôt de constater que la proximité des jeux Olympiques rend le sujet vendable et que les indépendantistes tibétains savent bien en tirer profit, on ne saurait leur en vouloir. Je citerai, en conclusion, une phrase de René Backman, journaliste au Nouvel Observateur, spécialiste de l’Asie et du Proche-Orient : D’approximation en simplification, l’incompétence ajoutant à la manipulation, les médias ont fini par oublier leurs repères et laisser la communication, insidieusement, se substituer à l’information. Quant au Tibet, il serait bon que l’information remplisse enfin son rôle d’aide à la compréhension plutôt que de nous entraîner, en utilisant des moyens contestables, dans des réactions émotionnelles, certes porteuses d’audience, mais sans lendemain.


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113 réactions à cet article    


  • rodrigue 26 mars 2008 14:14

    Bon article, équilibré qui met bien en valeur le simplisme de l’ensemble des grands médias audio-visuels.

     

    Sur nombre de questions intérieures, sur des sujets totalement secondaires, de forme, d’aspects people, les rédactions disposent sans doute d’une certaine indépendance.

     

    Mais s’agissant de politique internationale et par conséquent d’enjeux économiques majeurs, d’enjeux géostratégiques qui concernent le rôle et les objectifs des grandes puissances on a plutôt le sentiment que la propagande unilatérale, les caricatures et la pensée unique prévalent.

     

    La sphère médiatique dominante comme lieu d’un consensus favorable aux grands intérêts financiers et aux visées stratégiques d’un occident sous hégémonie états-unienne ?

     

    Car on voit bien que l’idéologie des droits de l’homme (et non pas les droits de l’homme comme légitime exigence universelle) fonctionne au deux poids-deux mesures et à la géométrie variable.

     

    Par exemple nos médias sont effectivement totalement silencieux sur les dégâts considérables dans la population civile irakienne consécutifs à l’agression américaine, pas d’appel au boycot des dirigeants US, pas d’appel au retrait des troupes, pas d’exigence du respect de l’indépendance de l’Irak ou de protestation contre le dépeçage et la balkanisation en cours alors que les victimes se comptent par centaines de milliers !

     

    Et l’on pourrait multiplier les exemples de ce type qui rendent suspects la référence occidentale au droit de l’homme et montrent sa subordinnation de fait à des objectifs politiques.


    • Internaute Internaute 26 mars 2008 17:26

      Votre constat est trés juste.

       

      Le plus troublant est la façon dont cela se produit. Face à un événement, il n’y a qu’une seule position politique qui est présentée par les journalistes. Tous se mettent à radotter les mêmes phrases avec les mêmes adjectifs et les mêmes mots. Cela se voit aussi bien dans les chaînes publiques que dans les chaînes privées.

       

      Il vient alors immédiatement une question à l’esprit. Qui crée l’info ? Qui décide de ce que doivent raconter les journalistes ? Ce n’est pas un hasard si sur toutes les chaînes privées et publiques concernant cette affaire du Tibet, les journalistes nous disent que les images présentées par les autorités chinoises ont été « soigneusement choisies ». On peut déjà se poser la question si en France nos images ne sont pas « soigneusement choisies » mais c’est un autre sujet.

       Il est assez évident que la presse française est tenue, ce qui ne l’empêche pas d’hurler à la liberté de la presse dans les autres pays. Il serait intéressant que des fuites se produisent et qu’on sache comment se prépare derrière le petit écran l’interprétation à donner aux faits que l’on veut bien nous montrer. Je ne crois pas à la spontanéité des journalistes qui, sans aucune concertation, présenteraient exactement de la même manière les faits sur les 3 chaînes publiques, sur la chaîne privée et dans les principaux journaux écrits.


    • Odal GOLD Odal GOLD 29 mars 2008 18:55

       

       

       

       La chine, c’est l’inconvénient du capitalisme sauvage (libéralisme) + l’inconvénient du communisme fanatique (ça tombe bien, en France, on pense trop). Certes, on ne peut pas faire pire.

       

       Mais est-ce que je vois mal nos Saintes Démocraties (dont tous les médias se ressemblent si étrangement), et derrière elles les citoyens et les oligarchies derrière les citoyens ? Est-ce que je leur prête de mauvaises intention, bêtes et méchantes, qu’ « elles » n’auraient pas ?

       

      http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323894.html

       

       


    • Patience Patience 26 mars 2008 14:18

      Très bon article !

      Tout ce petit monde journalistique est organisé pour que "La Communauté Internationale" reconnaisse la voix de son Maître.

       

       


      • tvargentine.com lerma 26 mars 2008 14:34

        Voila un article indigne d’un journaliste qui considére que la Chine est sympas et que le TIBET n’est qu’une province comme l’Alsace,bref,la mort des innocents ne méritent pas que la machine bizness olympique et son lot de drogue illicite continue

        Oui,nous devons boycotter ses jeux olympiques qui ne servira que le pouvoir communiste comme les nazis l’avait fait en 1933 pour se donner l’image d’un pays moderne alors que dans les camps les démocrates étaient assassinés

         

         


        • Patience Patience 26 mars 2008 14:57

          A propos de drogue illicite, Lerma.

          Je me demande, là soudainement, avec quoi vous vous piquez pour être sur tous les articles et d’une façon tellement hystérique ?

          Autre chose : vous avez quelque chose contre l’Alsace ?

           


        • Haina 26 mars 2008 15:26

          @lerma

          vous etes au paroxisme de l’exemple vivant de ce que l’auteur tente de demontrer : "la Chine est sympas", ne serait-ce pas la la preuve que nos concitoyens perfuses au medias se laissent aller au simplisme ? La complexite vous effraie-t-elle a ce point pour "beugler" ainsi votre appel au boycotte ? Ou craignez-vous que l’on vous ignore ?

          La campagne menee par RSF semble priver une bonne partie des commentateurs de leurs moyens de reflexion, aussi ne blamons pas ceux-ci qui devront bien un jour se defaire du bourrage de crane qui a dure plus d’un demi siecle. Merci a l’auteur de participer de ce reveil


        • judel.66 26 mars 2008 16:44

          lerma .....taisez vous vous finissez par géner meme ceux qui parfois pensent comme vous....

           

          article remarquable d’objectivité les journalistes en mal de scoop font ou défont l’événement et l’entretiennent .......la France profonde ne s’interresse pas au tibet ......ce qui se passe au kosovo la touche davantage ; ça crée un precédent dangereux et sarko a eu tort de le reconnaitre hativement ......

           

          lisez l’histoire du tibet il a deja été plusieurs fois chinois.......

           

          pourquoi n’avons nous pas hurlé contre les USA quand ils ont envahi l’irak........ ! ! !

           

          les bobo ,la gauche caviar, les pseudo intellectuels qui gueulent contre la chine sont pour la plupart des gens qui n’ont rien a perdre y compris l’infantile et belle RAMA.........la France active a besoin de la chine......

           

           


          • Annie 26 mars 2008 17:05

            La campagne de RSF n’a pas commencé avec les jeux olympiques, elle mène cette campagne pour la liberté de la presse et d’expression depuis que la répression existe au Tibet. L’ONG a documenté toutes les infractions, violations à la liberté d’expression sur son site internet. Peut-on vraiment lui en vouloir d’avoir exploité les jeux olympiques pour attirer l’attention internationale sur le Tibet, qui jusqu’ici n’intéressait vraiment pas grand monde ?

            D’un autre côté, les arguments présentés dans l’article sont très justes, mais faut-il en déduire, en se servant de l’exemple du Vietnam, du Cambodge, de l’Iran etc., que l’indépendance du Tibet n’est pas forcément souhaitable puisqu’on ne sait pas ce que représente vraiment le gouvernement en exil, ou bien si le Tibet peut évoluer vers un état religieux. Le problème du Tibet ne se limite pas à celui de l’indépendance, mais au droit reconnu sur le plan international d’utiliser sa propre langue, à un enseignement dans la langue de son choix, à la liberté d’expression etc.

            Peut-être si le Tibet et ses ressortissants pouvaient s’exprimer librement, et préciser ce qu’adviendraient par exemple les Chinois résidents au Tibet, serions-nous plus à même de juger du bien fondé des revendications tibétaines et de faire des choix éclairés en la matière. 

            Les indépendantistes ont-ils toujours raison ? je ne sais pas, mais ceux qui revendiquent la même liberté dont nous jouissons, et refusent de vivre sous la botte d’un autre pays ne peuvent pas avoir totalement tort. Déplacer le débat sur le terrain de l’indépendance est dans une certaine mesure légitimer la politique de la Chine au Tibet. Le droit international est comme le droit partout ailleurs. Il établit des normes que les pays, quels que soient leurs intérêts politiques ou économiques sont tenus d’observer. 


            • Emile Red Emile Red 26 mars 2008 17:50

              RSF est une organisation parasite de désinformation financée par la NED et des groupuscules terroristes d’extrème droite.

              Son seul but est de décrédibiliser et de déstabiliser les états du tiers monde n’étant pas dans la ligne dure des USA. Même l’Unesco refuse d’avaliser et critique fortement les actions de Menart.

               


            • Internaute Internaute 26 mars 2008 17:28

              (Désolé, ce commentaire est sur l’article)

              Votre constat est trés juste.

              Le plus troublant est la façon dont cela se produit. Face à un événement, il n’y a qu’une seule position politique qui est présentée par les journalistes. Tous se mettent à radotter les mêmes phrases avec les mêmes adjectifs et les mêmes mots. Cela se voit aussi bien dans les chaînes publiques que dans les chaînes privées.

              Il vient alors immédiatement une question à l’esprit. Qui crée l’info ? Qui décide de ce que doivent raconter les journalistes ? Ce n’est pas un hasard si sur toutes les chaînes privées et publiques concernant cette affaire du Tibet, les journalistes nous disent que les images présentées par les autorités chinoises ont été « soigneusement choisies ». On peut déjà se poser la question si en France nos images ne sont pas « soigneusement choisies » mais c’est un autre sujet.

               Il est assez évident que la presse française est tenue, ce qui ne l’empêche pas d’hurler à la liberté de la presse dans les autres pays. Il serait intéressant que des fuites se produisent et qu’on sache comment se prépare derrière le petit écran l’interprétation à donner aux faits que l’on veut bien nous montrer. Je ne crois pas à la spontanéité des journalistes qui, sans aucune concertation, présenteraient exactement de la même manière les faits sur les 3 chaînes publiques, sur la chaîne privée et dans les principaux journaux écrits.


              • Serpico Serpico 26 mars 2008 18:20

                La Chine devient trop forte.

                 

                Le Tibet ou le vase de Soissons, tous les prétextes sont bons.

                 

                Mais les pays occidentaux, oncle Picsou planétaire, adorent le pognon : ils iront à la soupe et ils se la fermeront.

                 

                Si c’était le Soudan, je ne dis pas...on a toujours besoin d’un plus petit que soi pour l’écraser.


                • morice morice 26 mars 2008 18:40

                  Si la CIA n’est pas au Tibet, je suis Jean Paul 3. Vous faites l’impasse totale sur le problème !!!

                  Euh d’écrire que toute l’Europe a soutenu la « juste lutte du peuple nord-vietnamien » face à l’ogre américain. Le régime khmer de Pol Pot avait la sympathie de toute l’intelligentsia française, depuis Sartre jusqu’à Foucault, qui l’exprimait dans les colonnes des journaux de l’époque. Et d’un, ce n’est pas ce régime qui a été UNIQUEMENT soutenu. Toute la presse a conspué le Shah d’Iran en applaudissant à tout rompre le retour triomphal de l’ayatollah Khomeini. C’est le GOUVERNEMENT français qui a protégé Khmomeini, des OPPOSANTS avaient bien prévenu que ce n’était pas le bon cheval : vous AMALGAMEZ !! et de deux. Tous les médias ont pris parti pour le père Aristide contre Duvalier et ses Tontons Macoutes, figures emblématiques de tueurs sanguinaires. C’est FAUX et archi faux !! il a toujours été présenté comme un débile profond !!! et de trois. Il arrive même que, sans crier gare, les sympathies se retournent : Saddam Hussein a longtemps joué le rôle du bon avant d’endosser celui du diable en 1991, au début de la première guerre du Golfe. Et pourtant le gazage des populations kurdes date de 1988, trois ans avant sa diabolisation. Vous faites encore un raccourci : celui qui va l’applaudir c’’est JM Lepen, pas la France entière !!! Votre façon de voir les choses est scandaleuse !!! l’histoire n’a pas RETENU ce que VOUS vous en avez retenu !! et de quatre. à lire : http://massecritique.org/articles/lintellectuel_et_le_bruit_des_bottes_de


                  • Serpico Serpico 26 mars 2008 18:52

                    Il y a plus simple Morice : les pays occidentaux ne pourront jamais se vanter d’avoir eu une ligne de conduite claire et constante en application des principes dont ils ne cessent de nous rebattre les oreilles.

                     

                    Quand ils ont faim, ils se jettent sur une proie (sans défense, cela va de soi)

                     

                    Quand ils sont repus, ils blablatent tranquillement, ont des airs de sages.

                     

                    Quand on les dérange, ils rugissent, volume variable selon la puissance de l’adversaire et selon qu’il concède quelque chose ou pas.

                     

                    Exactement la loi de la jungle avec un détail : ils mangent plus que ce dont ils ont besoin.

                     


                  • Philippakos Philippakos 27 mars 2008 08:53

                    Morice,

                    Excuses pour cette réponse tardive pour cause de panne de réseau hier.

                    1- Je ne dis pas que c’est CE régime qui a été uniquement soutenu, je dis qu’il a été soutenu.

                    2- Duvalier était considéré par la presse comme le Diable en personne et on voyait dans le Père Aristique le représentant d’un mouvement populaire pacifique. Qui présentait le Père Aristide comme un "débile profond" avant son accession au pouvoir ?

                    3- Je ne vois pas où est le raccourci concernant Saddam et même si Lepen a dit cela (ce que j’ignorais) ce n’est pas parce que Lepen le dit que c’est FORCEMENT faux. J’ai dénoncé dans l’article le manichéisme de la pensée politique.

                    4- Je me souviens encore des titre du Monde et du Nouvel Obs concernant Khomeini. On le présentait comme la solution que tout l’Iran attendait, quasiment comme le sauveur. Le fait qu’il ait été protégé par la France n’enlève rien à cela. Si quelques opposants avaient prévenu, on ne les entendait pas beaucoup à ce moment-là.

                    5- Le lien que vous donnez, prônant la lutte de l’intellectuel comme indissociable de sa pensée n’empêche pas qu’il vaut mieux parfois se taire, surtout quand on connaît mal le problème, que de raconter n’importe quoi et soutenir n’importe qui. Certains nouveaux philosophes médiatisés en sont la preuve chaque jour.

                    6- En quoi ma façon de voir les choses est-elle "scandaleuse" ? Il vous faudrait développer un peu au lieu de balancer des phrases à l’emporte-pièce.


                  • Rosemarie Fanfan1204 26 mars 2008 19:16

                    Bonsoir Bodidharma, commentaire très instructif. Quelles sont vos sources ?


                  • Rosemarie Fanfan1204 26 mars 2008 20:31

                    @Sage Bodidharma, "déchiffrer le monde" ?

                    amicalement.


                  • Mon Moulin 26 mars 2008 20:59

                     Un reportage du National Geographic sur le Tibet au temps du règne des lamas :

                    Inferno under Dalai Lama & aristoric rule

                    http://www.youtube.com/watch?v=Rql5wjKhzZM

                     


                  • xavier 26 mars 2008 21:46

                    Il est salutaire de rappeler ou de dévoiler la nature de la théocratie obscurantiste tibétaine. Merci à vous donc Bodidharma, mais je suis dubitatif sur les offrandes humaines ; sur ce point, avez-vous d’autres sources qu’une seule page internet ?


                  • armand armand 26 mars 2008 21:52

                    Bien sûr, le carnage maoïste en Chine avec ses millions de morts est tellement plus... comment on disait, ’progressiste’ que ces moines médiévaux...

                    Tout d’abord c’est leur pays, et deuxièmement, le Dalai Lama n’a aucune intention de rétablir la théocratie ; Pas même l’indépendance. Juste l’autonomie.


                  • armand armand 26 mars 2008 21:59

                    En tout cas, je vois que la Chine regroupe ses ardents défenseurs, toutes tendances confondues. Ceux qui gardent une larme nostalgique pour la grande épopée du maoïsme, et ceux qui voient dans la Chine capitaliste une source de gros profits. Compte tenu de l’attitude intransigeante de la Chine en matière de frontières, allan tjusqu’à la menace de guerre nucléaire, on peut ajouter les trouillards professionnels et tenants de l’impuissance généralisée.

                    Vous oubliez tous un point essentiel : la Chine est un empire colonial, et on ne peut pas applaudir à la libération des colonies européennes et trouver normal que le Tibet reste sous férule chinoise ; Idem pour la Tchétchénie.

                    Seulement l’anti-américanisme quasi pavlovien de nombreux intervenants ici fait que tout mouvement soutenu de près ou de loin par les USA est defacto discrédité. Comme quand les militants du parti communiste (dit) français manifestaient en 1950 contre ’Ridgway la Peste’.


                  • xavier 26 mars 2008 22:32

                    @Armand

                    Privilégier la compréhension à l’émotion passe peut-être, entre autres, par une certaine lucidité sur le tibet dalaï-lamaesque ; cela ne revient pas forcément à soutenir la Chine et cette lucidité est même nécessaire si l’on veut appuyer la revendication d’autonomie Tibétaine autrement que par une adhésion sentimentale à une gentille cause.


                  • armand armand 26 mars 2008 22:58

                    xavier :

                    je me méfie des motivations sous-jacentes. Et je constate qu’en 2008, comme en 1950, les anti-américains (peu importe qu’ils aient raison ou tort) vont systématiquement dénigrer les causes qui ont l’air d’être soutenues par Washington.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 26 mars 2008 23:17

                    bodidharma

                     

                    Vous avez raison. Le Tibet et les tibétains sont honteux. Des générations et des générations ont souillé l’honneur des droits humains. La pire exploitation que l’homme par l’homme ait pu connaître vient du Tibet. Vivement que la Chine fasse disparaître ce peuple inférieur et paresseux. Des moinillons ingrats qui vivent au crochet de leurs patriotes. Quelle honte. La destruction de leurs monastères était une décision sage pour leur montrer, à ces moines révolutionnaires d’un autre âge, qui est le maître. Le progrès s’impose lorsqu’il est refusé au nom de certaines traditions, fussent-elles religieuses ou culturelles. Au nom de la nouvelle génération qui n’a pas connu, depuis 1959, ces exactions, je vous félicite pour votre brillant exposé fondé davantage sur des faits vérifiables quesur un humanisme exemplaire. Il faut faire confiance à la Chine, qui interdit tout accès à la presse au Tibet, pour nous rapporter fidèlement les faits. Entre nous, si la Chine pouvait une fois pour toutes faire taire ce fort en gueule, le Dalaï lama, elle s’en porterait mieux.

                    Je ne sais plus où se situe la honte.

                    Pierre R. Chantelois

                     


                  • olivierchen 27 mars 2008 04:18

                    Bonjour Bodhidarma :

                    Je susi d`origine chinoise j`ai essaye de chercher l`histoire du tibet si c`est la chine qui as envahi le tibet ou le tibet qui as envahi la chine il ya 1000 ans, mais je n`ai pas trouve l`info sur internet .

                    Merci pour votre rappel d`histoire pourriez vous me dire vous avez trouves ce paragraphe sur l`histoire du tibet .

                    Je suis pour l`honnetete intelectuelle je ne penche ni pour le gouvernement chinois ni pour les dirigeant occidentaux qui tous corrompus


                  • masuyer masuyer 27 mars 2008 08:49

                    Bonjour Armand et Pierre,

                    l’analyse d’Armand me parait tout à fait pertinente. Je dois avouer que j’ai été assez surpris de la tonalité majoritaire des commentaires sur le sujet.

                    Mais après réflexion, je n’en suis guère surpris. Il n’y a qu’à voir ceux qui concernent la Cossovie (Kossovo).

                    J’ai tendance à penser que les USA ne sont pas pour rien dans ce qui se passe aujourd’hui au Tibet (comme ils n’étaient pas pour rien dans la révolution orange en Ukraine, etc....). On peut penser ce qu’on veut de ces pratiques, mais les USA sont loin d’en avoir le monopole.

                    Maintenant quelles peuvent être les motivations des émeutiers tibétains ? surement les mêmes que les émeutiers du monde entier. Certains veulent l’indépendance, d’autres l’autonomie, beaucoup ne font que suivre, tentant au passage d’en tirer un profit (piller des magasins ou régler des comptes). Parmi eux, il y a surement des partisans d’un retour au Tibet théocratique d’avant, d’autres qui rêvent d’un autre Tibet (peut-être même communiste).

                    Est-ce juste ou pas ? c’est la question qui taraude les esprits. Il y a violence ds deux côtés et il faut donc légitimer cette violence, la rendre "juste".

                    Les partisans de la Chine (soit, comme l’a astucieusement noté Armand, par nostalgie maoïste, soit par appat des gains que promet ce "marché" de plus d’un milliard de consommateurs) se rangeront sous la bannière des "lumières" contre "l’obscurantisme".

                    Les partisans du Tibet sous celle de la "liberté des peuples à disposer d’eux-même" et une vision idyllique d’un bouddhisme qui est "une philosophie pas une religion" (même si ce ’est pas plus vrai que pour le christianisme, ke judaïsme, l’hindouisme ou l’Islam, selon le niveau de lecture auquel on fait appel, si l’on est du "peuple" ou de "l’élite").

                    L’important c’est de prendre position et de la justifier ensuite.

                     

                     


                  • armand armand 27 mars 2008 09:30

                    Bonjour Masuyer,

                    On pourra constater, a contrario, les retombées négatives de la politique de Bush dans la mesure où toute cause, désormais, qu’on puisse rattacher de loin ou de près à la CIA devient suspecte.

                    Je comprends la susceptibilité chinoise en matière de frontières - c’est le fruit des interventions brutales des puissances européennes, russes et nippones. Et je comprends aussi la peur inavouée de nos dirigeants : pour les chinois la moindre atteinte est un casus belli immédiat, sans appel, et massif.

                    Ce qui ne nous interdit pas de décrier ce mélange effarant d’autoritarisme maoïste et de capitalisme sauvage. Il a beau propulser la Chine en tête des nations et améliorer le niveau de vie de millions de Chinois, il n’en a pas moins un prix humain et environnemental colossal.

                    Mon propos est de dire qu’on n’est pas obligé d’être ’ami’ de la politique chinoise, ni complice. Comme pour la Russie, je pense qu’il serait sain de revenir à une vision pré-guerre-froide de la diplomatie. Même... victorienne. Ces nations sont des rivaux, voire même, dans certains cas, des adversaires. Nul besoin d’en faire des ennemis, simplement qu’il est bon de s’en protéger économiquement, de ne pas les renforcer et, au besoin, de les moucher notamment sur leur politique coloniale. Et cette attitude, j’en suis persuadé, pourrait même apporter plus de respect dans les deux sens que lorsqu’on se livre à des contorsions humiliantes pour arracher quelques contrats.

                    Cordialement


                  • masuyer masuyer 27 mars 2008 10:10

                    Armand,

                    nous sommes globalement d’accord, et notamment quand vous dites cela :

                    Ce qui ne nous interdit pas de décrier ce mélange effarant d’autoritarisme maoïste et de capitalisme sauvage. Il a beau propulser la Chine en tête des nations et améliorer le niveau de vie de millions de Chinois, il n’en a pas moins un prix humain et environnemental colossal.

                    Cordialement


                  • Alberjack Alberjack 27 mars 2008 10:20

                    Merci Bodidharma pour toutes ces informations...

                    J’ignorais tout du Tibet.


                  • Patience Patience 27 mars 2008 11:39

                    Pierre R,

                    Je ne sais avec quelles pincettes prendre votre commentaire. Si ironie il y a, j’en fixe mal le degré.

                    Mais, si vraiment vous ne savez plus où se situe la honte, je pense que le mieux pour vous serait de vous rendre au Tibet et de vous faire un jugement sur le terrain.

                    J’ai eu la chance d’y séjourner il y a un peu moins de deux ans, et ce qui m’a frappé (et le mot n’est pas trop fort), c’est la différence de niveau de vie entre les régions où les capitaux chinois se sont investis et celles qui sont toujours en attente d’un développement économique. C’est le jour et la nuit.

                    Je pense que la Chine va mettre le paquet sur toute cette région et que dans trois à cinq ans, nous n’entendrons plus parler des Tibétains mécontents de la présence chinoise.


                  • Odal GOLD Odal GOLD 29 mars 2008 00:41

                     La chine, c’est l’inconvénient du capitalisme sauvage (libéralisme économique) + l’inconvénient du communisme qui évite de trop penser dans les usines (les syndicats sont interdits). Certes, on ne peut pas faire pire.

                     

                     Mais est-ce que je vois mal nos Saintes Démocraties qui commencement à penser très officiellement comme Howard Roark, et derrière elles les citoyens et les oligarchies derrière les citoyens ? Est-ce que je leur prête de mauvaises intention, bêtes et méchantes, qu’ « elles » n’auraient pas ?

                     

                     Nos Saintes Démocraties, je ne crois qu’en elles !

                     


                  • Jean-Paul Doguet 29 mars 2008 08:59

                    @oliverchen

                    Ma source d’information factuelle est la somme de François Joyaux (prof à l’INALCO) "La tentation impériale" ch 6 sur le Tibet. C’est une histoire très complète de la politique étrangère de la Chine Populaire. Cela vous changera de la propagande de l’ambassade de Chine, ou du Quotidien du Peuple. Autre remarque : Etre "neutre" n’est pas nécessairement être honnête. 

                     


                  • olivierchen 1er avril 2008 10:50

                    Reponse a Boudharma :

                    Je n`ai jamais dit que la chine etait un modele democratique loin de la si non je ne serai pas immigre en france ayant acquis la nationalite francaise....Je suis bien place pour savoir ce que mes parents ont subi le communisme et la revolution culturelle imposee par Mao...

                    l`occident ne s`est pas fait un jour pour avoir la democratie la separation du pouvoir cette theorie d`equilibre etabli par Monstesquieu apres la revolution francaise Napoleon as bien repris le pouvoir pour conquerir tous les coins de la planete si mes souvenirs en histoire ne sont pas fausses merci de me rappeler..

                    Ma conclusion est que : "pourquoi la democraite est elle toujours a conquerir ? "

                    Boycotter les JO comme fait Sarkozy avec des donneurs de lecons sur les droits de l`homme non merci lui d`origine juif immigre se sert de Le Pen pour se faire elire..

                    Je poste ds agoravox pour rappeler aux lecteurs francais que la chine as ete humilie par la france angletterre le japon et aussi le faux allie la russie ...

                    Maintenant les medias occidentaux tenu entre les patrons capitalistes politisent sur les droits de l`homme c`est pas les gens du pouvoir qui font avancer l`humanite et le progres de la connaissance..

                    je fais simplemnt un playdoyer pour ne pas priver le peuple chinois des JO...

                    "la force d`un homme est ce qu`il as souffert dans le passe "

                    J`espere que incomprehensions sont cette fois ci comprises ...

                     


                  • olivierchen 1er avril 2008 11:28

                    Reponse a Jean Paul :

                    Dites moi ce qu`il a de mensonges sur LE MYTHE ET LA REALITE A PROPOS DU TIBET " que j`ai fais copier coller...

                    Vous dites que vous parlez chinois moi aussi vous parlez francais moi aussi, je suis pour l`honnetete intellectuelle,mes parents sont parti de la chine ont fui le communisme ont connu la revolution culturelle imposee par le dictateur Mao le regime communiste je le connais je suis biculturel je vis actuellement en chine avec ma nationalte francaise ...

                    J`ai poste avt ds agoravox pour rappeler que l`occident la russie ou le japon ont humile la chine ou ont vecu sur le dos de certains pays...

                    Je serai le premier a denoncer si un jour le site agoravox seras censure par le gouvernement chinois n`ayez aucune crainte ....


                  • assing 26 mars 2008 19:20

                    Le peuple français n’a rien à faire des problèmes du Tibet (ce qui les préoccupe avant tout c’est leur pouvoir d’achat). Si les medias en parlent avec force c’est pour créer un nouvel axe d’attention à la veille des JO, le Tibet depuis plus de 50 ans fait partie des 5 régions automome de la Chine. 

                    Je dis CHICHE, quel grand pays a le courage de boycotter ces jeux ?


                    • rigas rigas 26 mars 2008 19:33

                      @l Philippakos (l’auteur de cet article)

                      Vous avez pour l’essentiel raison, mais pourquoi mettez-vous des guillemets à droits de l’homme ?

                      Le fait que la presse, les talk show, notre furie médiatique occidentale, engrange les infos comme ça lui convient ne suffit pas à déconsidérer le travail nécessaire des journalistes. Il y en a des bons et des mauvais. Il y en a des engagés et des non engagés (soit disant a-politiques, c’est-a-dire pour l’esssentiel des conservateurs à droite sur l’échiquier politique).

                      Et vous demandez à être équilibré alors que rien au Tibet n’est équilibré : Au Tibet les tibétains se font bafouer, spolier, emprisonner. Et maintenant ils ont la rage. On a changé de génération : fini les gentils bonzes. On va voir apparaître des milices bouddhistes au gran dam de tous les hare krishna de notre Europe un peu trop grasse et un eu trop confiante en elle-même qui voudra continuer à croire que le bouddhisme est une religion de paix et de bonheur.

                      Votre volonté d’être équitable dans le traitement de l’information vous mets dans une sorte de posture de "ni ceci, ni cela". Que deviendront les han qui sont au Tibet en cas d’indépendance, dites-vous ? Mais c’est de la pure science fiction. Que font-il aujourd’hui pour les tibétains ces han ? Vous terminez en disant : "qu’il serait bon que l’information remplisse enfin son rôle d’aide à la compréhension plutôt que de nous entraîner, en utilisant des moyens contestables, dans des réactions émotionnelles, certes porteuses d’audience, mais sans lendemain." Mais c’est aussi aux lecteurs, aux spectateurs que nous sommes aussi de réflechir. Non ?

                      En tout cas, je pense qu’une partie de la déformation de l’image et l’exacerbation et l’irritation et la haine qui ont lieu auourd’hui sur/ au Tibet est précisemment en grande partie le résultat de l’absence d’information. de liberté de circuler, de penser. Il faut plus de journalistes, pas moins. Il faut plus de débats, pas moins. Tout le contraire de ce que recherche le pouvoir central à Pékin qui voudrait bien éviter tout débat sur la Chine avant, pendant, et après les JO.

                      Chairetismous


                      • Dalziel 26 mars 2008 19:53

                        Voici un rappel qui devrait faire mal à certains, et même à plusieurs :

                        Toute l’Europe a soutenu la « juste lutte du peuple nord-vietnamien » face à l’ogre américain. Le régime khmer de Pol Pot avait la sympathie de toute l’intelligentsia française, depuis Sartre jusqu’à Foucault, qui l’exprimait dans les colonnes des journaux de l’époque. Toute la presse a conspué le Shah d’Iran en applaudissant à tout rompre le retour triomphal de l’ayatollah Khomeini. Tous les médias ont pris parti pour le père Aristide contre Duvalier et ses Tontons Macoutes, figures emblématiques de tueurs sanguinaires. Il arrive même que, sans crier gare, les sympathies se retournent : Saddam Hussein a longtemps joué le rôle du bon avant d’endosser celui du diable en 1991, au début de la première guerre du Golfe

                        Mais on ne se fait aucune illusion quant à la leçon qu’ils n’en tireront pas


                        • uccle44 26 mars 2008 19:57

                           Grand merci à Bodidharma !!! 


                          • idyllique 26 mars 2008 20:00

                            Marrant de voir comment tout le monde spécule sur le Tibet soi-disant en révolution et s’époumonnnne avec les droits de l’hommiste !

                            Le Tibet a été sorti du moyen-âge théocratique par la Chine ! Le Dalaï Lama ne réclame pas l’indépendance mais le respect et a menacé de démissionné si les indépendantistes continuaient leurs attaques violentes à l’encontre des chinois tibétains.

                            Tout comme la France avec la Bretagne, le comté de Savoie, l’Alsace et la Lorraine ou la Corse, la martinique, la nouvelle calédonie  !! la Chine a annexé un province : le Tibet .

                            Fin de la discussion, circulez !


                            • veda veda 26 mars 2008 21:17
                              La CIA sponsor du Dalaï Lama

                               

                              Patrick French, alors qu’il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

                               

                              Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?
                              http://www.solidaire.org/ 31-05-2006

                              Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l’indépendance du Tibet (1).

                              Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

                              French affirme que ce n’est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n’y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l’époque. Il n’y en aurait donc quasiment plus aujourd’hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d’habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu’en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d’accord pour une fois.

                              Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé) se rangent d’ailleurs derrière ces chiffres. N’empêche qu’aujourd’hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

                              Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?

                              Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C’est peu. En outre, le dalaï-lama n’est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l’une d’elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d’adeptes politiques…

                              Qui sont ses sponsors ?

                              De 1959 à 1972 :


                              - 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu’en 1980).


                              - 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

                              Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.

                              La bombe atomique indienne : le bouddha souriant

                              Dès le début, c’est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l’exil. Ils mirent de l’argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l’avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l’Inde de lui accorder l’asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l’Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d’études afin qu’ils s’initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3.



                              1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.

                              2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l’époque, Press Trust of India, 10/8/1999.

                              3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l’Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.

                               

                              Jeudi 20 Mars 2008
                               

                               

                              http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-01-02%2018:31:49&log=lautrehistoire

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