Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Médias > Trois journalistes et deux leurres pour un seul lieu commun : « Faut-il (...)

Trois journalistes et deux leurres pour un seul lieu commun : « Faut-il croire les journalistes ? »

Ils se sont mis à trois, et non des moindres parmi les journalistes, pour titrer un livre commun… d’un lieu commun : « Faut-il croire les journalistes ? » Serge July est ancien directeur de Libération, Jean-François Kahn, de L’Événement du Jeudi et de Marianne, Édwy Plénel, de la rédaction du Monde. Ce ne sont donc pas de jeunes journalistes naïfs sortant désorientés de leur école de journalisme, mais des « grandes plumes », selon le lexique révérenciel que la profession affectionne pour s’autopromouvoir par la flatterie de ses membres. Et leur ramage est égal à leur plumage.

 Or, ils n’ont rien trouvé de mieux pour baptiser leur bouquin qu’une de ces questions bêtasses que l’Éducation nationale pose à ses potaches à l’épreuve de philosophie du baccalauréat. Plus elle est courte, plus elle est censée être profonde. Sa généralité et sa mise hors-contexte désoriente, suscite le frisson. À moins d’avoir une réponse apprise par cœur pendant l’année, le potache ne saurait s’y aventurer sans craindre de perdre pied et de se noyer.
 
Cette question - « Faut-il croire les journalistes ? » - revient régulièrement dans l’autopromotion permanente et saisonnière des médias. Il lui arrive même parfois de prendre un tour catastrophiste avec un soupçon d’Inquisition prêté à l’adversaire : « Faut-il brûler les journalistes ? » a ainsi demandé une couverture du Nouvel Observateur au début des années 90.
 
Un premier leurre : le leurre de la vaccine
 
La réponse attendue du potache, que le catéchisme journalistique lui enseigne, est construite sur le mouvement de balancier contenu dans le leurre de la vaccine. Roland Barthes l’a expliqué dans «  Mythologies » : le nom qu’il a donné à ce leurre vient de son fonctionnement analogue à celui du vaccin qui inocule des germes inactivés pour susciter des anticorps salvateurs dans l’organisme. La vaccine procède de la même manière. À la question posée - « Faut-il croire les journalistes ? » - il convient de répondre en deux parties.
 
 Dans une première, il faut admettre un peu de mal en concédant qu’on est tenté de ne pas les croire vu le nombre de manquements notoires des journalistes à leur déontologie, voire des manipulations auxquelles ils se prêtent. 
 
 Serge July raconte ainsi en ces termes les conditions de son départ de Libération : « Edouard de Rothschild (…) acceptait de s’engager financièrement, pour autant que je m’engage à quitter non seulement mes fonctions, mais le journal. Je n’avais pas le choix, j’ai accepté tout de suite. » On ne peut mieux illustrer l’indépendance du journal par rapport à son bailleur de fonds ! 
 
J.-F. Kahn évoque, de son côté, une conversation avec la journaliste du Point, Catherine Pégard, quelques jours avant l’élection présidentielle de 2007. Il lui reprochait apparemment sa partialité : « Je ne défends pas Sarkozy, s’était-elle récriée, je fais un travail objectif de journaliste. » Après l’élection, cette journaliste objective est devenue conseillère du président Sarkozy.
 
Ces connivences font partie de ce mal devenu si éclatant aux lecteurs que même les journalistes ne peuvent plus le dissimuler. Ils ont donc décidé de le reconnaître. Mais ce n’est qu’un moindre mal. Nul n’est parfait.
 
Cette reconnaissance vise, en fait, deux objectifs. L’un est de faire la preuve de sa sincérité en étant capable d’avouer des fautes. Le principe fondamental de l’information selon lequel nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire, a pour corollaire une plus grande crédibilité de l’émetteur quand il dit du mal de lui que lorsqu’il en dit du bien. Les journalistes recherchent donc à asseoir cette crédibilité.
 
Car le second objectif – et c’est la deuxième partie attendue de l’exercice - est de faire admettre, une fois ces insuffisances reconnues, le rôle social irremplaçable des journalistes dans une démocratie : «  inquiéteurs publics  », ils sont «  les chiens de garde de la démocratie », écrit É. Plénel en reprenant la formule de la Cour Européenne des droits d’Homme (1) : ils fournissent les citoyens en informations pour leur permettre de se former librement une opinion avant de l’exprimer aussi librement par le vote. Qui peut le nier ? Aussi, ne faut-il pas croire les journalistes ? Comment faire autrement ? 
 
Un second leurre : l’alternative illusoire
 
C’est ici qu’une troisième partie, non prévue par le catéchisme journalistique, s’impose. Car la question - « Faut-il croire les journalistes ? » - tient, en fait, du leurre de l’alternative illusoire, comme celle qu’une mère peut proposer à son enfant : tu veux ranger ta chambre maintenant ou dans une demi-heure ? Sous l’apparence d’un choix libre entre deux options, s’exprime une même exigence : ranger la chambre tôt ou tard ! La question - « Faut-il croire les journalistes ? » - ouvre sur une exigence comparable : malgré des carences dont on peut convenir, il faut les croire !
 
Une troisième solution : le doute méthodique
 
Or, ne peut-on faire autrement ? Une autre solution permet d’échapper au leurre qui enferme l’interlocuteur dans une nasse. Il est possible de croire les journalistes, sans doute, mais à certaines conditions.
 
- D’abord, l’article défini « les » est généralisateur à l’excès : «  les journalistes » ne forment pas un groupe homogène ; certains peuvent être plus crédibles que d’autres, selon la fiabilité des informations qu’ils ont ou non livrées par le passé. Qui se souvient de Guillaume Durand dont «  Le 20 h » sur « La 5 » a été couronné d’ un « 7 d’or  » en 1989 ? C’est précisément à cette époque, il y a 20 ans, qu’ il se branchait "en direct" sur la chaîne de télévision des insurgés roumains, « Téléviziunea Romana Libera  », qui diffusait un happening quotidien dont le pseudo charnier de Timisoara ; le journal Le Monde appelait ça, avec Bruno Frappat, «  L’Histoire en direct  », « La révolution en direct  », qui a, c’est vrai, abouti au renversement des Ceaucescu. Mais on s’accorde aujourd’hui à parler d’un simulacre limité à une révolution de palais. M. Durand a-t-il souffert dans sa carrière d’avoir relayé cette propagande, et M. Frappat, de cet aveuglement ? M. Poivre d’Arvor, lui-même, a-t-il eu à pâtir davantage de son montage d’une conférence de presse collective de Fidel Castro, déguisée en entretien exclusif, le 16 décembre 1991 ? Ces gens sont insubmersibles.
 
 - Surtout, qui ignore que même quelqu’un de confiance peut se tromper de bonne foi ? Le récepteur ne peut donc renoncer au doute méthodique qu’à ses risques et périls. Et ce n’est faire ainsi aucun procès d’intention aux journalistes en quête de confiance. Ils peuvent aussi commettre des erreurs. C’est pourquoi, il ne faut pas les croire béatement.
 
 Une profession prisonnière de dogmes invalidés par l’expérience
 
 Ils commenceraient d’ailleurs à devenir plus crédibles s’il cessaient de ressasser les dogmes sempiternels de leur «  théorie promotionnelle de l’information  ». É. Plénel ne peut s’empêcher, une fois de plus, de les resservir : « Les vérités de fait, écrit-il, sont plus puissantes que les opinions ». On remarque, c’est vrai, un infléchissement dans le libellé du dogme. Il ne parle pas , cette fois-ci, de la sacro-sainte distinction fallacieuse entre «  fait » et «  commentaire ». Mais c’est le même leurre travesti différemment. Il prétend accéder à une « vérité de fait  » alors qu’à travers les filtres des médias - tant personnels (cinq sens, mots, images, silences) que des médias de masse - , l’être humain n’accède qu’à « une représentation d’un fait plus ou moins fidèle », et qu’une opinion n ‘est pas obligatoirement un délire mais peut être justement « une représentation plus ou moins fidèle d’un fait ». On ne le répétera jamais assez avec Paul Watzlawick tant que la même erreur sera ressassée : du « terrain  » où l’on enquête, on ne rapporte qu’ « une carte du terrain plus ou moins fidèle » et jamais « le terrain » lui-même !
 
É. Plénel présente encore, a-t-on dit, le journaliste comme un «  inquiéteur public, ce chien de garde qui est là pour alerter et permettre au citoyen de voir clair grâce à des faits vérifiés et recoupés rigoureusement ». Va pour le chien de garde, si c’est celui de la Démocratie. Mais il est à craindre que non dans la fin de la phrase. Au lecteur d’inquiéter à son tour « l’inquiéteur » !
 
- Le travail du journaliste se limite-t-il à livrer « des faits vérifiés et recoupés rigoureusement » ? 
 
- Pourquoi É. Plénel passe-t-il sous silence, une fois de plus, l’autre versant de ce travail, au moins aussi important, qui est de décider de diffuser ou non ces « faits vérifiés et recoupés rigoureusement  » ! Le problème en information est moins la vérification et le recoupement des données - opérations qui ne souffrent pas de discussion - que les motivations qui conduisent à ne pas diffuser certaines données vérifiées et recoupées pour les dissimuler. Cette opération-là, au contraire, est sujette à discussion. On informe autant, quoique différemment, en refusant de diffuser une information qu’en la publiant. Une information dissimulée influence autant que celle qui est révélée. 
 
Car la question qui se pose est de savoir sur quels critères est effectué ce choix ? On ne peut les comprendre si on ignore qu’une information est modelée par trois contraintes majeures inexorables : 1- les motivations de l’émetteur qui peut exiger, par exemple, comme M. de Rothschild, le départ d’un journaliste pour s’assurer du contenu d’un journal conforme à ses voeux ; 2- les médias récepteurs et diffuseurs d’information qui laissent sur l’information leurs empreintes plus ou moins déformantes mais indélébiles ; 3- les propriétés du récepteur, à la fois indocile et cible à deux centres, le cœur et la raison de Blaise Pascal.
 
Il est singulier que trois journalistes chevronnés plaident en faveur de la crédibilité de leur profession en commençant par user de deux leurres, la vaccine et l’alternative illusoire. Croient-ils vraiment à leurs vieux dogmes invalidés par l’expérience ? S’ils n’y croient pas eux-mêmes, ils trompent sciemment leur monde et dans ce cas, quelle confiance leur accorder ? S’ils y croient, sont-ils davantage dignes du crédit qu’ils recherchent ? Prisonniers de leurs erreurs, ils seront bientôt les seuls à y croire, avec tout de même une exception de taille, l’École qui continue consciencieusement à les enseigner. Paul Villach
 
(1) Arrêt de la Cour Européenne des droits de l’homme du 7 juin 2008, innocentant Jérôme Dupuis et Jean-Marie Pontaut, co-auteurs du livre "Les oreilles du Président" sur les « écoutes téléphoniques de l’Élysée » sous le président Mitterrand.
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.03/5   (29 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • Charles Martel Charles Martel 26 octobre 2009 10:37

    « Plus elle est courte, plus elle est censée être profonde. »

    excellente tournure ! July, Kahn, Plenel... rien que leur nom en dit long sur la réponse à apporter à l’interrogation du titre.

    Encore que mediapart semble vouloir avoir une politique éditoriale indépendante, pour le reste ils ont toujours trouvé un maître à qui manger dans la main.


    • jules simon 26 octobre 2009 11:47

      3 journalistes ecrivent « Faut-il croire les journalistes ? »
      plutot paradoxal...

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_du_menteur


      • dup 26 octobre 2009 12:40

        « Faut-il croire les journalistes ? »

         NON


        • wesson wesson 1er novembre 2009 02:38

          bonsoir Dup,

          pas mieux !


        • Pacalvotan Pacalvotan 26 octobre 2009 13:27

          Tant qu’ils ne seront pas indépendants, tant qu’ils n’oseront pas investiguer sur les sujets explosifs, tant qu’ils n’auront pas de couilles...le net continuera à être le média numéro1. Quoique, Dailymotion vient de voir l’état siéger au conseil d’administration du site par le biais de la caisse des dépôts ! Talonnetteman veut tout contrôler ! J’attends avec impatience la réaction des journalistes français ! C’est-à-dire le néant, comme pour Hadopi2 !


          • french_car 26 octobre 2009 14:38

             L’indépendance de la presse - voilà un marronier de saison - suppose qu’elle soit plurielle.
            En ces temps de fusions-acquisitions-regroupements qui touchent tous les secteurs d’activité la presse qui avait réussi après guerre à se libérer des grands-groupes industriels se trouve à nouveau prisonnière du patronat.
            Et ce sont finalement les radios et télévisions d’Etat qui semblent adopter ce que l’on pourrait appeler une légère tendance à donne l’impression d’une petite liberté de ton.


            • fhefhe fhefhe 26 octobre 2009 14:59

              Je crois le 1/4 de ce que j’entends , la moitié de ce que je vois et les 3/4 de ce que je sais...(Dicton dont je ne me rapellepas la source)
              Comme je l’ai dit dans un autre commentaire le métier de journaliste n’est pas Surbordonné à un diplôme précis. !!! 
              Alors comment croire des journalistes qui n’ont pas valider leur métier par un diplôme...si ce n’est une carte de presse obtenue en 2 ans en tant que pigiste ou en ayant validé 2 ans dans une école qui permet de diminuer d’une année ce « stage »... !!!
              Alexandre Dumas , Victor Hugo et bien d’autres ont été des Vrais journalistes autant par leur roman que par leurs articles dans les journaux.
              Et que dire d’Albert Camus Prix Nobel de littérature...et journaliste dans le Journal Combat.
              Les noms précités....n’avaient pas de publicités dans leur journaux pour payer leur salaires.... !!!

              Quel interêt à leur donner crédit ????

              Même si j’ai payer à crédit ma maison , et que j’en ai payé les intérêts ....j’ai cru à tous les corps de métier de l’Architecte au maçon , plombier , eléctricien etc..en adhérant à leur principe de fonctionnement, Tous avaient validé leur Métier par un Diplôme !!!!!





              • french_car 26 octobre 2009 16:26

                 fhefhe je ne pense pas que votre commentaire fasse plaisir à l’auteur dans la mesure où peu de ses « confrères » d’AV ne sont titulaires de la carte de presse, et encore moins diplômés du CELSA. Est-ce que cela remet en cause la qualité de leur production ?
                Je ne pense pas que l’auteur considère que les meilleurs professeurs sont les plus diplômés (i.e. les aggrégés).
                La qualité de l’article dépend simplement des qualités intellectuelles de l’auteur non ?


              • fhefhe fhefhe 27 octobre 2009 00:09

                A ce jour près de 500 commentaires...je n’ai pas le talent des auteurs des articles sur Agoravox....
                Je porte un jugement sur le « Métier » de journaliste qui , comme les Députés , les Sénateurs , les Ministres , le Président de la République.... ont une fonction qui n’est pas validée pas un diplôme (je suis moi même autodidacte )
                Les hommes politiques sont Elus ce qui n’est pas le cas des journalistes...qui eux aussi ont du pouvoir !!!

                Sachez que je lis plus Agoravox et d’autres sites d’actualités...que les journaux .

                Je dirais même que certains auteurs (rédacteurs) ont un vrai talent.

                Comme dit le dicton à chacun son métier....

                Quel journaliste Français , de nos jours , a le talent de Zola avec son article « J’accuse » sur l’affaire Dreyfus ???

                Quel journaliste Français a pu sur des dossiers sensibles (et ils sont nombreux) , mettre à genoux nos Présidents depuis 40 ans comme l’ont si bien fait Carl Bernstein et Bob Woodard du Washington Post pour l’affaire du WaterGate qui a destitué Nixon ???

                Les « Nons - Diplômés » qui détiennent le pouvoir d’influence en France sont tendres , trés tendres ....


                 


              • Jason Jason 26 octobre 2009 19:03

                Les journalistes véhiculent des opinions, les leurs et celles des autres, le tout appuyé sur des faits pas toujours vérifiables, ou sujets à interprétation. La presse, c’est de l’opinion. Et comme dit mark Twain :« C’est la différence d’opinions qui fait les courses de chevaux ». A méditer...


                • xray 26 octobre 2009 21:12


                  Menteur comme un journaliste 
                  Le premier métier d’un journaliste est de se taire. 
                  Son deuxième est de mentir. 


                  LES GRANDES IMPOSTURES 

                  CONQUISTADOR SPACE 
                  La connerie humaine est la seule approche que l’on peut avoir de l’infini. 
                  http://conquistador-space.over-blog.fr/ 

                  Le 9 11 
                  Une opération menée par l’armée américaine. 
                  http://mondehypocrite501.hautetfort.com/ 

                  La cuisine diabolique des croyances  (Sida) 
                  http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/25/la-cuisine-diabolique-des-croyances/ 

                  L’IMPOSTURE DU SIDA 
                  http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/24/le-sida/ 

                  Les virus de curés 
                  http://levirusmachin.hautetfort.com/ 

                  La loi 1905 (France) 
                  http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2008/05/06/moralistes-par-devant-sans-scrupule-par-derriere.html



                  • ELCHETORIX 26 octobre 2009 21:18

                    bonsoir Mr , mon « post » précédent a été enlevé , pourriez- vous m’en expliquer les raisons ?
                    je n’ai pourtant écris aucuns mots déplacés !


                    • ELCHETORIX 27 octobre 2009 15:20

                      2 auteurs se sont penchés sur la question sur AGORAVOX , ce qui me fait penser que ce site est « infiltré » par les futurs censeurs ou contrôleur du nouveau média qu’est internet, pas grave , pour le moment je pense qu’à la question posée , je réponds non , car les médias sont contrôlés par le pouvoir économique et le pouvoir politique en place !


                    • Antoine Diederick 26 octobre 2009 21:39

                      Paul, vous travaillez comme un malade !

                      alors cet article est plus complexe que ceux que vous avez proposé auparavant.

                      Bon vais relire.


                      • Paul Villach Paul Villach 27 octobre 2009 10:14

                        @ Antoine Diederick

                        Qu’entendez-vous par « travailler comme un malade » ? PV


                      • Antoine Diederick 26 octobre 2009 21:50

                        « Qui se souvient de Guillaume Durand dont «  Le 20 h » sur « La 5 » a été couronné d’ un « 7 d’or  » en 1989 ? C’est précisément à cette époque, il y a 20 ans, qu’ il se branchait »en direct« sur la chaîne de télévision des insurgés roumains, « Téléviziunea Romana Libera  », qui diffusait un happening quotidien dont le pseudo charnier de Timisoara ; le journal Le Monde appelait ça, avec Bruno Frappat, «  L’Histoire en direct  », « La révolution en direct  », qui a, c’est vrai, abouti au renversement des Ceaucescu »

                        ben oui, nous avons tous oublié (c’est aussi le propre de l’info livrée comme feuilleton du quotidien, d’autant plus qu’il est lointain), c’était l’époque pendant laquelle, Durand, s’imposait à la téléchose dans ses premiers magazines ’en ligne’....(j’ai rien contre l’homme qui est compétent) mais qui était dans l’industrie....(pas le choix, si on veut y aller).


                        • fhefhe fhefhe 27 octobre 2009 05:36

                          L’Etat perfuse en 2009 la presse « papier » 30 Millions d’€ sur les 6 premiers mois de "Publicité Institutionnelle , à la fin de l’année 2009 sont budget aura doublé par rapport à 2008 !!!!
                          Sarkosy leur avait promis il l’a fait

                          Merci qui Mr les journalistes de la presse écrite ???


                          • VivreenRussie VivreenRussie 27 octobre 2009 10:12

                            Croire les journalistes ?

                            26/10 - Operation secrete selon la RTBF (Belgique) :
                            www.rtbf.be/info/economie/st...#

                            Tellement secret que le demontage et le chargement sur un camion etaient filmes par les cameras de television et les reportages diffuses ce week-end.
                            A l’origine les reparations devaient etre effectuees sur place, mais devant l’ampleur des travaux il a ete decide de le faire en « atelier »
                            Les travaux de nuit sont tout a faits justifiables lorsque l’on utilise une grue dans une zone publique et plus encore un camion avec un chargement « hors gabarit », le bras de Lenine depassant tres largement du plateau de la remorque.
                            Quelques videos du demontage « secret »
                            www.ntv.ru/novosti/178627/
                            www.vesti.ru/videos ?vid=247241
                            www.5-tv.ru/news/23698/

                            C’est beau l’information sur la Russie depuis « l’exterieur »...


                            • Cher Paul VILLACH,
                              Les trois « papes » sont bien mis à mal par votre article et c’est parfaitement justifié.
                              Votre persévérance est tout à fait payante et toujours éclairante.


                              • Paul Villach Paul Villach 28 octobre 2009 10:31

                                @ Cher Lt-Colonel

                                « Papes » est une image bien trouvée ! Ils ne sont pas loin de rêver à « l’infaillibilité pontificale » en posant pareille question débile ! Paul Villach


                                • stephanie stephanie 31 octobre 2009 04:11

                                  Mais où est donc passé le précedent article ?
                                  Censuré ou bien effacé ?
                                  C’est vrai qu’il ne faut pas critiquer Mediapart ! Un site aussi « libre » d’expression !


                                  • neurone 1er novembre 2009 00:33

                                    AHAHAH

                                    ’faits vérifiés et recoupés rigoureusement’ ... Bien entendu, c’est de la mythologie, on préfère copier joyeusement les dépèches AFP, et se copier les uns les autres ...

                                    Si information vérifiées il y a avait, il faudtait des semaines avant de livrer des info- non on bricole de l« ’entertainment » " on amuse la galerie avec qq fait divers et on relaye les informatiions des communications gouvernementales ... mais ne parlez pas d’info vérifiées ... quand bien même vous passez un coup de fil !!!

                                    ABe Neurone ...


                                    • Lucrezia 1er novembre 2009 09:07

                                      Rien que des Bobos des Gauches en mal d’égo et de pognon !


                                      • Radix Radix 1er novembre 2009 19:21

                                        Bonsoir monsieur Villach

                                        « Une information dissimulée influence autant que celle qui est révélée. »

                                        Bien vu, c’est exactement là que se situe la manipulation de l’opinion et ou l’internet, malgré ses défauts, prend tous son intérêt.

                                        Radix


                                        • Paul Villach Paul Villach 1er novembre 2009 19:55

                                          @ Radix

                                          Et vous avez remarqué que cette décision de publier ou non une information est systématiquement occultée par « la théorie promotionnelle des médias ». Il n’y en a que pour la vérification, le recoupement, etc... Comme si toutes les informations vérifiées et recoupées étaient systématiquement publiées ! Quelle blague !
                                          Vous avez raison, Internet bouleverse tout ! Car une information que les médias refusent de publier, peut l’être sur Internet ! Et les pauvres médias ont belle mine ! Ils sont même obligés de la reprendre ! Paul Villach


                                          • Radix Radix 1er novembre 2009 20:09

                                            Il ne la reprenne que du bout des lèvres et encore seulement lorsqu’elle a prit trop d’ampleur en essayant désespérément de la désamorcer... si elle gêne trop !

                                            Radix


                                          • Montagnais Montagnais 1er novembre 2009 21:42

                                            « nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire »

                                            Bel aphorisme.. A lui seul il démontre la nature corrompue du trio stipendié.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès