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Accueil du site > Actualités > Médias > Un livre sur BHL censuré ?

Un livre sur BHL censuré ?

Après le canular Botul, une nouvelle affaire va-t-elle secouer Bernard-Henri Levy et le monde médiatico-littéraire ? Observe-t-on les lueurs d’une petite révolution intellectuelle qui va remuer la France ?
 
Daniel Salvatore Schiffer, philosophe et essayiste italien de culture française vient d’engager la polémique. 
Son dernier ouvrage ne sera pas publié. La maison d’édition Fayard en a décidé ainsi.
Il s’agit d’un essai qui s’intitule « Critique de la déraison pure ». Le sous-titre, explicite, plante le décor : « D’une certaine philosophie française et de ses errances idéologiques ». Il y dénonce les « intellectuels médiatiques » qui sclérosent une certaine pensée philosophique française : Bernard-Henri Levy, André Glucksmann, Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner.
 
Plus précisément c’est une « critique philosophique, rigoureuse et systématique, conceptuelle et non pas "ad hominem", de l’œuvre tout autant que de la pensée de ce que l’on a appelé la "nouvelle philosophie". J’y attaque aussi leur action politique : leur engagement et leur alignement notamment - ce qui s’avère pour le moins paradoxal de la part d’anciens "maoïstes" ou "trotskystes" - sur la politique américaine (George W. Bush en Irak ou en Afghanistan) et/ou sarkozyste. J’y épingle aussi l’engagement de BHL en Bosnie, au Kosovo, en Tchétchénie, en Géorgie, etc. »
 
Daniel Salvatore Schiffer crie à la censure.
 
Le livre qui aurait dû paraître chez Mille et Une Nuits, filiale de Fayard, vient d’être déprogrammé, alors même que le livre figurait sur le programme éditorial papier de février 2010 de Fayard et était annoncé sur divers sites (Fnac, Amazon, Evene...).
 
Cette déprogrammation aurait pu passer inaperçue, mais les choses avaient été faites dans les règles : non seulement le contrat avait été signé avec l’auteur de longue date, mais l’ouvrage était quasiment sous presse, le communiqué de presse de Fayard était même prêt.
 
Que s’est-il passé ?
 
Le 23 mars 2009, Daniel Salvatore Schiffer signe un contrat d’édition avec Claude Durand, patron des éditions Fayard. Le manuscrit est remis en novembre. Mais entre temps le patron des éditions Fayard a changé et s’appelle désormais Olivier Nora, grand ami de Bernard-Henri Lévy. Lien de cause à effet ?
 
Pour le philosophe Daniel Salvatore Schiffer il n’y a aucun doute :
 
« Le nouveau PDG de ce groupe, Olivier Nora, déjà PDG des éditions Grasset, et lui-même très proche de Bernard-Henri Lévy (récemment nommé "conseiller" à la présidence de ce groupe), cible principale de ma "Critique de la déraison pure" précisément, à déprogrammé ce livre, in extremis, après avoir demandé à le lire personnellement. Pis : il refuse toute éventuelle modification, ou suggestion, pour en atténuer les charges les plus dures et frontales. Car j’étais près, sur base d’un échange courtois et civil, de critiques sensées et justifiées, à un compromis en la matière, quitte à retarder, à l’automne prochain par exemple, la parution de ce livre. Olivier Nora a cependant refusé cette idée même, jugeant mon manuscrit "irrécupérable" ! »
 
Daniel Salvatore Schiffer reçoit alors une lettre recommandée le libérant de ses droits éditoriaux avec Fayard.
 
Pourquoi un tel revirement de situation ?
 
Conflits d’intérêts ? Protection d’auteurs maisons ou d’amis ? Hasard du calendrier ? Février 2010, date à laquelle aurait dû paraître la critique de Daniel Salvatore Schiffer, Bernard-Henri Lévy va publier deux nouveaux ouvrages chez Grasset : « De la guerre en philosophie » et « Pièces d’identité ».
 
Dans cette affaire, tout laisse à penser qu’un grain de sable a été introduit dans la machinerie.
 
Une polémique sans importance diront certains ? Polémique qui fait la Une en Belgique (l’article de la RTBF / Le Soir) et qui soulève une question de poids : comment est vue l’intelligentsia française de l’étranger ? Pour Daniel Salvatore Schiffer la réponse ne se fait pas attendre : « Mon livre, si on le dépouille de ses attaques les plus virulentes, est la première critique philosophique, rationnelle et conceptuelle, systématique, de l’œuvre comme de la pensée, mais aussi de l’action politique (l’engagement) des "nouveaux philosophes". Il ne reste rien, à le lire, de la pensée d’un BHL (ni, d’ailleurs, d’un Glucksmann). Leur interprétation de philosophes aussi importants, au sein de la pensée occidentale, que Kant ou Hegel, Levinas ou Sartre, est plus qu’approximative, sinon fausse, tout simplement. Ma critique fait qu’ils ne devraient d’ailleurs pas - je pense - s’en relever de si tôt ! Je pense donc mon livre, quelles que soient les critiques que l’on pourrait peut-être lui adresser sur le plan formel (que j’étais prêt, donc, à retravailler le cas échéant), en tout point fondé quant à son contenu, sérieux et rigoureux quant aux thématiques abordées, qui méritait assurément un autre sort que celui que Fayard vient de lui réserver. Et ce sans explication satisfaisante intellectuellement, ni crédible éditorialement. »
 
Daniel Salvatore Schiffer ne se laisse pas abattre : « d’autres éditeurs sont intéressés ». Le livre va finir par voir le jour.
 
Une question en suspens : Pourquoi Olivier Nora n’a-t-il pas essayé de faire un coup double en publiant BHL d’un côté et Daniel Salvatore Schiffer de l’autre : cela n’aurait-il pas été une belle polémique lucrative pour ses maisons d’éditions ? L’argent ne semble pas ici être au centre du débat.
 
Faut-il penser alors que le texte de Daniel Salvatore Schiffer est véritablement dangereux pour la "nouvelle philosophie" dont fait partie BHL ? Faut-il penser que ses critiques sur le fond visent juste ?
 
Attendons de le lire pour juger.
 
 
Interview de Daniel Salvatore Schiffer par Olivier Bailly
 
Olivier Bailly : Pouvez -nous dire deux mots de votre livre ?

Daniel Salvatore Schiffer : Le titre, Critique de la déraison pure, et son sous-titre, D’une certaine philosophie française et de ses errances idéologiques. Je parle bien d’une certaine philosophie française, c’est-à-dire celle des nouveaux philosophes et des intellectuels médiatiques d’aujourd’hui. J’y mets bien sûr au premier chef Bernard-Henri Lévy, mais aussi André Glucksmann, Alain Finkielkraut, Pascal Brukner, ce que j’appelle ironiquement le carré d’as. 

OB : Vous reprenez notamment la critique de François Aubral et Xavier Delcourt(Contre la nouvelle philosophie)
DSS : Bien sûr, mais pas seulement. Je reprends aussi, et peut-être surtout, Dominique Lecourt (Les piètres penseurs, Flammarion), Une imposture française (cf. Les éditocrates : les éditorialistes qui font la pensée unique) de Nicolas Beau et Olivier Toscer, la très sévère critique de Jade Lingdard et Xavier Delaporte (le B A BA du BHL à La Découverte), mais aussi Chers imposteurs de Jean Bothorel ou encore Le bluff éthique de Frédéric Schiffter et Un nouveau théologien de DanielBensaïd.
 
Donc ce livre que j’ai écrit, Critique de la déraison pure, j’applique le titre du livre majeur d’Emmanuel Kant, Critique de la raison pure (1781), parce que je suis kantien, je l’applique aux nouveaux philosophes.

OB : Qu’est-ce que votre ouvrage apporte de plus ? 
DSS : Mon livre est une véritable démonstration philosophique des dérives, des impostures, des manipulations et des erreurs proprement philosophiques de Bernard-Henri Lévy et des nouveaux philosophes en général. J’ai essayé de dépasser le simple pamphlet. Ça a déjà été fait.
 
Je n’allais pas en remettre une couche. Ce sont des livres par ailleurs excellents. Ce que j’ai essayé de faire, et c’est une première, c’est une vraie critique philosophique, rigoureuse, conceptuelle, systématique de l’oeuvre et de la pensée des nouveaux philosophes depuis leurs débuts jusqu’à aujourd’hui. C’est-à-dire depuis La Barbarie à visage humain de BHL, les Maîtres penseurs de Glucksmann jusqu’à aujourd’hui. 

OB : Dans ce carré d’as, comme vous disiez, quelle place tient BHL ?
DSS : 60 % du livre. 60% consacrés à ses dérives et à ses erreurs. Ce livre, tout le monde l’attend. Je l’ai donné à lire à des philosophes de premier plan. Elisabeth Roudinesco, Yves-Charles Zarka, professeur de philosophie à la Sorbonne et un autre philosophe dont je ne peux pas citer le nom parce qu’il est très lié à Grasset...

OB : … un philosophe très connu qui publie chez Grasset ? Pierre Assouline le cite dans son article...
DSS : ... je sais mais la personne en question m’a demandé à ne pas être mêlé à cette histoire. C’est mon ami et je ne veux pas le trahir. J’ai reçu également samedi un coup de fil de Patrick Besson. Je suis soutenu par des philosophes et des intellectuels de tout premier plan qui me disent il faut en finir avec cette imposture de Bernard-Henri Lévy. 

OB : Êtes-vous soutenu par 
Botul et ses amis ? 
DSS : Frédéric Pagès est parfaitement au courant. Ainsi qu’Aude Lancelin. Il y aura demain dans Siné Hebdo un entretien de Frédéric Pagès avec moi. Par parenthèses ce qu’a dit BHL sur Aude Lancelin chez Ruquier samedi est une infamie. Aude Lancelin m’avait parlé de Frédéric Pagès qui se cachait derrière Frédéric Botul depuis au moins deux, trois mois de cela.
 
Elle a lu les épreuves de De la guerre en BHL, comme moi d’ailleurs car je suis aussi critique littéraire au Luxembourg et en Belgique, et nous savions la chose. Quand BHL dit que celle qui a organisé le débat entre Slavoj Žižek et lui n’était pas au courant, il ment. Je confirme les propos d’Aude Lancelin lorsqu’elle dit que BHL est malveillant chez Ruquier.
 
Je soutiens officiellement et solennellement les propos d’Aude Lancelin. Ça fait longtemps qu’elle et moi parlons de BHL et de ses impostures et c’est elle-même qui m’a dit que Pagès était derrière Botul. 

OB : Avez-vous rencontré BHL pour ce livre

DSS : Non, je ne l’ai pas rencontré

OB : Ce livre, vous en parlez à Claude Durand...

DSS : Nous en avions discuté Claude Durand, qui était à l’époque le patron de Fayard, et moi. Un contrat a été signé le 26 mars 2009 alors que Claude Durand était encore PDG de Fayard. Ensuite il a été démis de ses fonctions le 8 avril 2009, c’est-à-dire 8 jour après. Et j’ai écrit ce livre en pensant que Claude Durand était le PDG de Fayard. Ce dernier est un anti-BHL, c’est quelqu’un qui critique le système médiatique mis en place par BHL et ses amis en France.

OB : Donc il y a une rupture de contrat

DSS : C’est une rupture de contrat inaltérable de la part de l’éditeur

OB : Pour quelle raison ?

DSS : Je ne sais pas pour quelle raison !

OB : Personne ne vous l’a dit ? 
DSS : Ce que j’ai écrit c’est le livre qu’on attendait sur BHL et la nouvelle philosophie. Ce livre est trop dur, c’est une critique en règle de la nouvelle philosophie, il y a des phrases très dures, des saillies très fortes contre BHL, mais qui ne remettent en rien la pertinence de la démonstration philosophique. 

OB : Pensez-vous que l’amitié que se portent mutuellement Olivier Nora et BHL aurait pu jouer en défaveur de votre livre ? 
DSS : Cela ne fait aucun doute. Je ne dis pas que BHL a directement fait annuler ce livre. Ce n’est pas le problème, ce n’est pas lui, mais c’est le système mis en place par lui. Ce sont ses amitiés, ses connivences, les collusions. Faire publier un papier sur mon livre dans Libé, l’Express ou le Point est pratiquement impossible.
 
C’est pareil chez Grasset ou chez Fayard. Claude Durand qui est un éditeur libre m’avait demandé un livre, il se trouve qu’entre-temps est arrivé Olivier Nora, le nouveau PDG de Fayard, PDG de Grasset qui publie BHL... Olivier Nora a fait nommer BHL conseiller à la présidence de Grasset, c’est dans la logique des choses qu’Olivier Nora ne prenne pas ce livre.
 
Quand mes amis ont su qu’Olivier Nora arrivait à la tête de Fayard, ils m’ont prévenu  : « ton livre ne sortira jamais ». Parce que ça ne sera plus dans la nouvelle ligne de cette nouvelle maison d’édition. Maintenant Olivier Nora et Sandrine Pallusière, la patronne de 1001 nuits peuvent employer les arguments qu’ils veulent, dire que ce livre n’est pas bon, etc., mais entendez-moi bien, ce n’est pas livre refusé, c’est un livre déprogrammé. La couverture existe. Sandrine Pallusière en a écrit le texte de la quatrième sur la base de ce qu’elle avait lu.
 
C’est elle qui l’a présenté lors d’une conférence aux représentants et aux libraires de France et aux attachés de presse à l’étranger. Il était annoncé pour le 3 février. Une semaine avant la sortie des deux livres de BHL. Donc ce livre a été déprogrammé, annulé pour laisser place aux deux livres de BHL, pour ne pas que ça lui fasse de l’ombre, et puis surtout parce que c’est un livre à charge contre lui. 

OB : En quoi votre affaire est-elle plus importante que l’affaire Botul ? 
DSS : Parce que l’affaire Botul ridiculise BHL définitivement en prouvant que ce n’est pas un vrai philosophe. La France a enfin compris ce que tout le monde a compris à l’étranger ou moi aussi que BHL n’a aucune crédibilité dans les instances philosophiques universitaires académiques qui comptent partout dans le monde. BHL n’a de crédibilité qu’en France.
 
La France dit « BHL, notre philosophe le plus important, le plus célèbre, c’est ce qu’a dit Ruquier pour le présenter dans son émission samedi dernier. Ce qui est consternant c’est que la France ne parle plus que de BHL alors qu’à l’étranger c’est quelqu’un qui n’a aucun crédit, qu’on ne lit même pas. Et donc ce qui m’intéresse ce n’est pas BHL en tant que tel, mais le mal qu’il fait à la philosophie et, singulièrement, à la philosophie française.
 
Parce qu’il occupe tellement singulièrement l’espace médiatique que quand vous allez à l’étranger, en Italie par exemple (je suis moi-même italien, j’ai travaillé en Italie), en Belgique, aux Etats-Unis et que vous dites « philosophe en France » on vous répond « Bernard-Henri Lévy ». On oublie qu’en France il y a d’abord eu GillesDeleuze qui, par ailleurs, a dit pis que prendre de BHL, il y a eu Jean-François Lyotard, dans Instructions païennes, il y a eu Raymond Aron, dans ses Mémoires, Marcel Gauchet, dans La Condition historique, Pierre Vidal-Naquet, Régis Debray...
 
Tous les philosophes sérieux, dignes de ce nom, ne prennent plus depuis longtemps BHL en considération. Il n’y a encore que les médias qui ne lui donnent que du crédit en France. Le système est complètement brûlé. Mon affaire est bien plus grave parce que c’est une atteinte à la liberté d’expression et à la liberté de parole et d’écriture.
 
C’est un système totalitaire, complètement verrouillé, et je suis obligé pour me faire entendre et faire entendre la voix de ce livre de passer par des médias périphériques et sur Internet comme Agoravox, Rue 89, Médiapart, parce que les grands journaux n’en disent pas un mot. En Belgique il est annoncé dans les principaux titres du journal télévisé de la première chaîne de la RTBF, à 19h30. Il fait une page entière dans le plus grand quotidien belge, Le Soir, ça fait un énorme bruit en Belgique, ça va commencer au Luxembourg et en France pas une ligne.
 
Ce système c’est le système intello-médiatique que je remets en cause, derrière BHL. C’est en cela que c’est une affaire plus grave. C’est un système totalitaire post-stalinien. Ce n’est pas possible que pour se faire entendre il faille passer par Internet. C’est exactement comme ce qui se passe dans les pays de l’est. 

OB : Est-ce que cela vous cela démontre qu’Internet est en train de prendre le pas sur ce système médiatique que vous dénoncez ?
DSS : Cela prouve absolument qu’Internet est beaucoup plus libre et beaucoup plus crédible que la grande presse traditionnelle qui a pignon sur rue. Bien sûr.

OB : Le premier a en avoir parlé en France c’est Assouline, un bloggueur, donc
DSS : Oui. A l’Express Christophe Barbier verrouille. Au Point c’est Lagardère, c’est donc le même groupe que Grasset, et BHL y publie son bloc-note hebdomadaire. Chez Marianne Maurice Szafran, le patron, le protège. Chez Paris Match (Lagardère), il a eu deux, trois pages. A Libération, il est actionnaire et membre du comité de surveillance. Au Figaro il a fait une grande conférence à la Madeleine il n’y a pas longtemps, son ami Glucksmann y est éditorialiste. Au Monde c’est mitigé.
 
C’est difficile de percer la carapace médiatique des grands journaux français. Donc on ne peut passer que par Internet. La seule vérité pour le moment est sur Internet. Il y a les pires dérives, je les stigmatise aussi, mais c’est aussi le seul espace de liberté. 

OB : Votre affaire me fait penser à l’affaire Serge 
Portelli. Michalon, l’éditeur de ce magistrat, lui avait refusé un de ces livres. Il l’a publié sur Internet. Que comptez-vous faire du votre ? 
DSS : Je ne le ferai pas, mais je pourrais le faire. Je suis sûr que des éditeurs vont se présenter, l’affaire est tellement grosse. Mais mon livre n’a pas été refusé. Il a été accepté. Mon livre a été annulé avec rupture de contrat et la personne qui a rompu le contrat n’est pas la même que celle qui me l’a signé.
 
J’avais proposé qu’on le déprogramme et qu’on le fasse paraître à la rentrée, vers septembre ou octobre, après que BHL ait fait paraître ses deux livres. Non, c’est une annulation d’un contrat. De là à parler de censure il n’y a qu’un pas. 

OB : C’est une affaire politique, selon vous ?
DSS : Il y a des dessous politiques. C’est une affaire idéologico-politique. Parce que c’est vrai que mon livre a des saillies et qu’il est dur, mais il y a surtout une critique très forte des positions politiques, philosophiques et idéologiques de BHL et de ses amis nouveaux philosophes et c’est ça qui dérange.
 
Si ça n’avait été qu’un pamphlet il aurait été publié, si ça n’avait été qu’un livre de philosophie il n’aurait intéressé personne parce que BHL et les nouveaux philosophes n’intéressent pas les vrais philosophes, donc ce que j’ai fait c’est écrire un livre à mi chemin entre le pamphlet et l’essai. Mais c’est d’abord un essai avec une démonstration implacable. 

OB : Quand Aude Lancelin a révélé l’affaire Botul, il a pris ça à la rigolade. Est-ce que vous pensez qu’il prendra la votre de la même façon ?
DSS : ça sera difficile. En plus il n’a pas lu manifestement le livre de Botul qui est une grosse farce. Ça prouve que BHL s’enfonce. La vie sexuelle de Kant c’est Tintin au Congo, c’est Tintin chez les soviets. C’est un canular. Un double canular non seulement parce que son auteur est un auteur fictif, mais parce que son contenu même n’est pas un livre de philosophie, c’est une grosse blague.
 
Dernière chose : Olivier Nora, au lieu de vouloir lire mon livre chez Fayard pour ensuite l’annuler, il aurait mieux fait, en tant qu’éditeur de Grasset, de lire celui de BHL. Il se serait rendu compte que son auteur commet une bourde énorme en citant un auteur fictif. Le vrai travail d’Olivier Nora, si ça avait été un vrai éditeur, c’était lire non pas mon livre, mais celui de BHL et de lui dire « là mon cher ami Lévy, vous vous trompez, Botul n’existe pas ».
 
Deuxième chose : le livre de Botul est publié aux éditions 1001 nuits, comme celui de Botul. Kant, d’une certaine manière, me venge.
 
Enfin troisième chose, la plus grave peut-être, c’est qu’Olivier Nora ne connaît même pas son fonds, puisque c’est le nouveau patron de Fayard et il ne sait même que ce livre de Botul est publié chez 1001 nuits, donc chez Fayard. Vous comprenez l’absurdité de l’histoire. Ces gens-là sont des incompétents. Quel que soit l’argument qu’Olivier Nora emploie, il est en porte-à-faux. Il a tort.
 

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60 réactions à cet article    


  • morice morice 16 février 2010 16:37

    Merci pour vos textes, toujours aussi intéressants.

    Se passer de BHL ce n’est pas une révolution culturelle : c’est une mesure de salut public..

    Finalement, le mot philosophe est plus qu’usurpé. Les 3/4 des bistrotiers philosophent davantage.

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 février 2010 11:44

      Je ne prononce déja plus son nom. Le moins que chacun devrait faire, c’est au moins de ne pas acheter ses bouquins. Dans une deuxième étape, on pourrait boycotter sans dommage les médias qui l’encensent. Cela fait, il faudra peut-être se demander quel est l’objectif de cette petite coterie qui déconstruit les assises de notre culture et ce qui la tient ensemble.

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/12/23/nous-nirons-plus-au-bois/

      Pierre JC Allard


    • 3°oeil 16 février 2010 16:42

      perfidion n’aime qu’on la démasque


      • verdan 16 février 2010 17:00

        « BHL n’a de crédibilité qu’en France. »

        Et encore, j’ignore de quelle France on parle :)
        leur engagement et leur alignement notamment - ce qui s’avère pour le moins paradoxal de la part d’anciens « maoïstes » ou « trotskystes » - sur la politique américaine (George W. Bush en Irak ou en Afghanistan) et/ou sarkozyste. J’y épingle aussi l’engagement de BHL en Bosnie, au Kosovo, en Tchétchénie, en Géorgie, etc. »
        à kaboul en 1980 ...il y est resté 1 heure, pour la photo , et son slogan qui valait son pesant de kérozène - « vive kaboul libre » puis il est reparti...même le col blanc de sa chemise n’a pas eu le temps d’incruster du sable de ce pauvre pays....

        Il paraît que ses livres sont pratiques , surtout lorsqu’on a un meuble bancal...


        • Serpico Serpico 16 février 2010 17:15

          Fayard le libère de ses droits : vous voulez dire de ses obligations ?

          Fayard est trop bon : il y a un contrat. Fayard a des obligations. C’est à l’auteur d’être agressif avec ces jean-foutre.


          • « O » 16 février 2010 17:32

            Vous appelez cette anecdote comme il en arrive chaque jour ... une affaire ? MDR ! Vous n’avez vraiment rien d’autre à faire que de parler de trucs qui n’intéressent personne même pas vous ?


            • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 16 février 2010 20:22

              .

              Les histoires d’O ne sont plus ce qu’elles étaient.... érotiquement parlant, évidemment. En tout cas, je me réjouis d’apprendre que BHL vient une nouvelle fois de se prendre une bagatelle dans son fondement.


            • Georges Yang 16 février 2010 17:42

              Deja poste sur l’autre article sur le theme
              Si BHL est une lumiere, il s’agit d’une ampoule a basse consommation


              • frédéric lyon 16 février 2010 17:44

                « Faut-il penser alors que le texte de Daniel Salvatore Schiffer est véritablement dangereux pour la  »nouvelle philosophie« dont fait partie BHL ? Faut-il penser que ses critiques sur le fond visent juste ?

                 Attendons de le lire pour juger »

                .......................

                Quelle rigolade !

                Et deux « nartics » à la une ! Deux !



                • elmapelki elmapelki 16 février 2010 17:53

                  Merci à l’auteur et à vous Mr.Salvatore Schiffer
                   merci de nous éclairer, car de la lumière ils nous en faut...ils veulent à tout prix
                   nous faire tourner dans un sens, nous façonner...contrôler le peu de pensée qu’il nous reste, pour nous faire avaler que la « GUERRE est inévitable »...les Bidelbergues... et bien non ! nous ne tournerons pas dans ce sens, mais à son opposé. Comme le jeune Billy Hayes interprété par Brad Davis dans Midnight Express...
                   Merci à vous


                  • nilasse nilasse 16 février 2010 18:02

                    bien sur qu’il y a eu censure,ce serait de la pure hypocrisie de dire que l’on ne sait pas. bhl,finkelcrotte et consort ne sont philosophes que parce que intelligentsia l’a décrété. ces gens n’ont que des certitudes,alors que la philosophie engendre bien plus de questions que de reponses.


                    • agent orange agent orange 17 février 2010 16:14

                      nilasse

                      BHL & consorts ne sont pas « philosophes » parce que l’intelligentsia l’a décrété, mais du fait des médias. Nuance !


                    • pissefroid pissefroid 16 février 2010 18:25

                      Je pense, avec un certain sourire (jaune), que « l’intelligentsia française, vue de l’étranger » soit à l’image de notre Kim jong-il national.

                      Mais les personnes dont je parle sont celles qui font partie du paysage médiatique national.

                      l’intelligentsia française ne se trouve pas dans nos media.



                      • lisca lisca 16 février 2010 18:32

                        Si BHL est une lumière, le soleil n’est qu’un lumignon smiley
                        J’ai bon, là ?


                        • bonnes idees 16 février 2010 20:07

                           smiley  smiley  smiley

                          Lumignon quel mot mignon.


                          • ELCHETORIX 16 février 2010 19:10

                            BHL , notre grand homme de « gauche » et socialiste !
                            RA .


                            • agent orange agent orange 16 février 2010 19:51

                              BHL, Bruckner, Finkelkraut, Glucksman...
                              « Nouveaux philosophes » qui pendant près de quarante ans diffusent la pensée hasbarique grâce à un système médiatique dont les agents de la hasbarah ont le monopole.
                              Et il y en a encore qui s’interrogent sur la forte médiatisation de ces imposteurs !


                              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 février 2010 11:58

                                @ Agent Orange :


                                 Vous n’apportez rien de positif à ce débat en faisant des liens abusifs entre ce que disent ces nouveau « philosophes » et le fait qu’ils soient juifs. Vous en voulez aussi à Bergson et à Chomsky ? Si ce débat dérape sur la « question juive » je m’en vais écouter des CD. Mendelssohn, pour vous embêter ...




                              • samir 17 février 2010 13:34

                                ils ne sont pas juifs ils sont sionistes
                                Chomsky a été villipendé par ces meme intellectuels francais lorsqu’il a réalisé la préface d’un livre de Robert Faurisson

                                Pourtant Chomsky est juif ? mais il n’est pas sioniste CQFD


                              • agent orange agent orange 17 février 2010 16:03

                                @ Pierre

                                Liens abusifs ? Que puis-je si ce « carré d’as » sont juifs ? C’est un fait. Point barre !

                                Bergson ? Jamais lu. Quant à Chomski, c’est pas une référence. (quoique j’ai bien aimé le doco à son sujet, Manufacturing Consent).

                                Où sont les Norman Finkelstein, Noami Klein ou Gideon Levy français ? Cela fait un bon moment que l’on n’entend plus Rony Braumann.
                                Pierre, je vous mets au défi de faire une liste des personnalités des médias et « faiseurs d’opinion » en France. Vous constaterez que les trois-quart sont juifs. Qu’y puis-je ?

                                Menselssohn ? Je vous réponds Bruckner (Anton), Barenboim et... Gainsbourg (of course).


                              • hans lefebvre hans lefebvre 16 février 2010 19:52

                                BHL, CE GRAND TARTUFFE À LA RENVERSE !


                                  • Reinette Reinette 16 février 2010 21:19


                                    Très bon ce bouquin : Un nouveau théologien de DanielBensaïd
                                    Encore un, qui n’était pas un invité de l’ORTS, Daniel Bensaïd, nous a quitté le 12 janvier dernier Intellectuels, engagement, judéité, universalisme, république et identités


                                    bon - quoi dire de cette affaire qui semble plus sérieuse que le Botul... , pas étonnée du tout de ces petits arrangements entre amis ;
                                    mais ça se vend bien les bouquins de BHL ? a t-on des chiffres ?
                                    quand même ! on pourrait s’étonner un peu qu’il n’y ait pas encore eu de dépôt plainte pour escroquerie intellectuelle de la part l’association des lecteurs de BLH
                                     smiley


                                    En attendant de lire « Critique de la déraison pure », j’ai bien apprécié cet article :
                                    http://www.marianne2.fr/D-Oscar-Wilde-a-Polanski-la-justice-de-l-exemple_a182301.html


                                    • Maldoror Maldoror 16 février 2010 21:20

                                      Vivement qu’il sorte ce bouquin et qu’il s’en prenne plein la gueule le BHL, les autres aussi, ces gens ne font pas que parler dans le vent, ils sont le soutient des guerres de l’Empire.
                                      Exemple, le Kosovo :
                                      http://www.dailymotion.com/video/xbjrf4_collaboration-de-l-oligarchie-intel_news


                                      • Jamalus Jamalus 16 février 2010 21:40


                                        Au lendemain de sa bourde BHL a écumé les médias radio/tv, il a retourné avec l’aide complaisant des amuseurs de ménagères comme Ruquier les naifs qui ont bien voulu croire à son acrobatie et à ses torsions...astuce : magnifié le canular et son auteur à l’extrême (au point de faire rougir Pagès...qui n’en revenait pas de temps de reconnaissance)...pour relativiser sa triche et finir par avancer que cela ne change rien à ce qu’il a écrit !!!! Matraquage !!!!

                                        BHL et consorts trouveront bien une parade à cette nouvelle passe...les médias porteront le message et les explications qu’on leur soufflera  !!! Ceux qui oseront éditer et promouvoir ce pamphlet/essai...se verront inscrits dans les listes des ennemis et seront attendus au tournant bien sur...ainsi va le nouveau monde !!!


                                        • Antoine Diederick 16 février 2010 22:24

                                          eh oui,

                                          les nouveaux philosophes sont à la philosophie, ce que le Champomy est au champagne

                                          ou

                                          ce que la margarine est au beurre...

                                          sur leur alignement à la politique anglo-saxonne , sans aucun recul critique cela semble incroyable...

                                          mais plus encore, alors qu’il y a une crise maintenant d’un modèle à bout de souffle, avec ce dernier rebondissement grec, il n’y a personne parmi eux qui puisse brandir une pensée philosophique éclairante. Ce sont des propagandistes, pas plus, à moins qu’ils soient des imprécateurs comme l’a dit Michaud....

                                          Bon on va pas en faire un fromage...

                                          en tout, très bons attachés de presse et réseau, pour vendre le produit....’nouveaux philosophes’


                                          • Antoine Diederick 16 février 2010 22:36

                                            ’en tout cas’ correction.


                                            • Pierre 16 février 2010 23:01

                                              Il est grand temps qu’une critique en règle soit faite et publiée de la bande des quatre, BHL, Glucksmann, Finkielkraut et Bruckner.

                                              Ces imposteurs et collabos de l’Empire sont insupportables et méritent d’être relégués à la poubelle culturelle de l’histoire. Notre société ne produit pas seulement des ordures matérielles, mais aussi des détritus culturels.

                                              Bravo à Schiffer d’avoir entrepris ce travail ingrat et espérons que son ouvrage soit bientôt publié. Je serai le premier à l’acheter.



                                              • Reinette Reinette 16 février 2010 23:56

                                                Pierre - je pense qu’il faut faire quelques différences entre les « quatre » - a rejetter tout en bloc sans faire de distinction nous serions aussi malhonnêtes que ceux que nous critiquons

                                                je vous invite à lire l’extrait d’un entretien Daniel Bensaïd, Gilles Hieronimus, J.-Claude Poizat :

                                                GH/JCP – Est-ce qu’il n’y a pas de point commun dans l’évolution de ces intellectuels juifs français que vous évoquez : Alain Finkielkraut, Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy ou d’autres encore – comme Jean-Claude Milner par exemple ? Ces derniers font tous partie d’ailleurs (ou faisaient partie, en ce qui concerne Benny Lévy) de l’Institut des études lévinassiennes…

                                                DB – Oui il y a un point commun. Mais je pense que chez Benny Lévy, il s’agit d’un retour à une définition théologique du juif. C’est le rapport au texte qui définit le judaïsme. On est hors de l’histoire et hors de la politique. Donc c’est une démarche qui renoue avec le mythe de l’élection, et dont la conclusion est anti-universaliste. Et c’est aussi le cas d’ailleurs chez Jean-Claude Milner, dans Les penchants criminels de l’Europe démocratique : la thèse en est que l’universalisme des Lumières est criminel, avant même que le nazisme n’ait fait son apparition. On est ici dans une critique radicale de l’universalisme des Lumières et dans une démarche de retour à une définition théologique de l’être juif.

                                                Ce n’est pas le cas pour Alain Finkielkraut ou Bernard-Henri Lévy. Dans son gros livre qui rassemble toutes ses chroniques sur le judaïsme, on voit que BHL est dans la contradiction : il ne veut pas renoncer à l’universalisme républicain. Et Finkielkraut encore moins puisque c’est un républicain autoritaire. Mais avec une exception : l’exception israëlienne. Donc il y a cette contradiction : on est universaliste pour tout le reste, on défend les opprimés en Tchétchénie ou à Sarajevo, mais pas les Palestiniens. Pourquoi ? Au nom d’une singularité historique, laquelle a d’ailleurs été théologisée par l’Holocauste – par l’interprétation du génocide comme holocauste ou comme Shoah. Cet événement n’est plus alors d’ordre historique et politique, il est d’ordre théologique. C’est un événement qui confirme dans l’histoire la singularité irréductible du destin juif – les livres de Enzo Traverso ou le tout dernier d’Esther Benbassa sur La souffrance comme identité sont décisifs sur ce point. C’est la confirmation a contrario de l’élection. Voilà quel est le point de rencontre.

                                                A propos d’Israël et du destin juif, c’est le chemin inverse de celui que préconisait Marx – à savoir : faire d’une question théologique une question profane. Là on fait l’inverse : on re-théologise la question juive. Je pense que pour ce qui concerne Benny Lévy, la démarche est conséquente, mais concernant Alain Finkielkraut elle l’est moins. D’ailleurs il est mal à l’aise avec ça, car il voit bien que c’est bancal. Quand on est républicain et universaliste, ça devrait valoir aussi pour Israël et la Palestine.
                                                http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article6550



                                              • Antoine Diederick 17 février 2010 00:56

                                                "Au nom d’une singularité historique, laquelle a d’ailleurs été théologisée par l’Holocauste – par l’interprétation du génocide comme holocauste ou comme Shoah"

                                                c’est le paradigme BHL et de ses amis, il devient extensible à toutes les situations, pour expliquer, il prend même les devants de toutes les situations à comprendre, sauf que les conditions historiques ne sont pas à chaque fois égales et même que des prémices analogues ne causent pas des résultats analogues.

                                                Je me disais en lisant les deux articles sur Avox, ce soir, que finalement les survivants de la Shoah n’en demandent pas autant, pas plus qu’il ne faudrait déculpabiliser les survivants et les vivants....

                                                Les nouveaux philosophes y arrivent-ils ?


                                              • Pierre 17 février 2010 19:49

                                                Je ne vois pas en quoi cette citation est pertinente et change quoi que ce soit au fait que les quatre sont des imposteurs et des collabos.


                                              • lord_volde lord_volde 16 février 2010 23:15

                                                Cette histoire scabreuse de nouvelle censure de fait atteste et témoigne d’une manière suffisamment étayée que les médias traditionnels et l’ensemble de la presse Franco-française ou mainstream sont les ennemis publics déclarés du peuple Français et de la liberté. Après la censure de fait du livre de Paul Eric Blanrue (Sarkozy, Israél et les juifs), et de tous les autres qui l’ont précédé, C’est au tour de Daniel Salvatore Schiffer de subir les affres et la tourmente du système BHL et des journalistes alignés. Les nouveaux philosophes auto-proclamés ne se produisent que sur les plateaux TV et la presse papier ignorée et désertée par la majorité des lecteurs où ils possèdent le droit exorbitant de se commettre avec qui ils veulent tout en imposant leur timing. Ces soi-disant philosophes portent un drapeau de combat derrière lequel ils se construisent une personnalité mythologique. Pour le premier d’entre-eux, c’est l’étendard de la Bosnie qu’il élève au rang de liberté, pour le second, c’est le cimetière de la Tchétchénie qu’il arbore comme le fardeau de la méduse, pour le troisième, c’est le Kosovo qu’il porte comme le christ portait jadis sa croix et pour les autres, c’est la défense sans vergogne et tous azimuts des Etats-unis. Mias tous ont en commun, l’absence de critique d’Israél et de ses gouvernements successifs qui, par crimes massifs interposés, dénient le droit au peuple Palestinien de vivre dans leur propre terre. 


                                                • lord_volde lord_volde 16 février 2010 23:28

                                                  El la détestation affichée des musulmans, de l’islam et des arabes en particulier. Ces types là exècrent les misérables et adorent le veau d’or en se prosternant devant Belzébuth.


                                                • lord_volde lord_volde 16 février 2010 23:31

                                                  erratum : de vivre sur sa propre terre.


                                                • wesson wesson 16 février 2010 23:59

                                                  Bonsoir l’auteur,
                                                  je ne pense pas que l’on puisse me compter dans le fan club BHLien, et pourtant là je trouve qu’il est un peu présomptueux de parler de censure. D’une part, si c’est une censure elle est tellement directe que ça en serait gênant de bêtise. Ce genre d’action amène en général l’inverse de l’effet escompté car tout le monde se met à en parler. Et d’autre part, des livres critiques qui démontent parfaitement les rouages de la mécanique BHLienne, j’en ai au moins lu 5, et sauf erreur de ma part il y en a encore d’autres. C’est dire si la critique de BHL est quelque chose en passe de devenir le passage obligé pour exister dans l’édition.

                                                  Bref, si je ne peut totalement exclure la fatuité du personnage qui pourrait le pousser à de telles bêtises visibles à ce point, j’ai quand même un peu de mal à y croire, d’autant que je suis convaincu que au final, votre bouquin va sortir avec en plus tout un buzz autour.


                                                  • lord_volde lord_volde 17 février 2010 00:16

                                                    Bonsoir Wesson
                                                    Attends de le lire avant de le comparer à ceux que tu as pu lire ces derniers temps ! Ce livre devrait lui porter l’estocade et le mettre en orbite définitivement.


                                                  • Emmanuel Aguéra LeManu 17 février 2010 02:18

                                                    Eh bien les amis, quand je pense qu’il y en a qui continuent d’avoir peur de Google boux... Vivement la fin du papier...


                                                    • Simulacredevérité Simulacredevérité 17 février 2010 02:30

                                                      Encore une censure ?!

                                                      Décidément BHL tiens à éteindre la lumière dans certain couloir.

                                                      Ce doit-être pour une raison que nous ne pouvons comprendre vu la lumière philosophique que BHL dégage. L’opacité est pour lui l’ultime pour que la lumière soit.

                                                      De quelle lumière parlons nous déjà ?

                                                      A oui, la lumière qui désigne l’axe du mal : à la mode des intérêts sionistes, c’est un cerveau décisif qui entreprend l’éducation du bien et du mal.

                                                      Comme dirait Dieudonné : « Certains on les bras tellement long qu’ils peuvent se gratter les pieds en restant debout. » haha


                                                      • tourn en ron 17 février 2010 04:22

                                                        bla bla bla bhl il est pas capable de demander a des gamins de cour préparatoire d’aller a la cantine et, ces pas ça philo a 2 balle qui va l’aider a comprendre des gens dont- il est pas sure de connaitre et dont- il tend les trait ,le personnage bhl existe en tant que être humain mais en aucun cas, on ne peut dire qu’il existe en tant que philosophe,bhl est comme bodul un canulars mais un canular de mauvaise augure car il est un soldat parmi d’autre ,défendant le pauvre et l’orphelin ,pour les puriste,passant de la pommade, ou ce faire beurrer le mous pour la vérité quoi qu’il en soit pa hi filosof le ti mal grand zoreil, a zoreil plus gran quespri :::et je suis pas creole ,bhl imprimeur de pq

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