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Une affiche politique de la Banque Postale sur le financement des retraites

Une campagne publicitaire sur le financement des retraites ne peut échapper à la politique. Que l’on défende la retraite par répartition ou la retraite par capitalisation ou même encore les deux à la fois, c’est un choix de société que l’on promeut. On ne s’étonnera pas que la Banque Postale défende son métier et profite de l’actuelle interrogation lancinante sur l’avenir des retraites pour vendre son produit qui prétend assurer une retraite par capitalisation.

Son affiche montre deux gosses de famille aisée, entre 9 et 10 ans, côte à côte, vêtus de vêtements de marque, en plein jeu vidéo, assis sur des coussins à même le parquet d’une superbe maison de campagne, tournant résolument le dos à de larges baies qui ouvrent sur une vaste terrasse et la pleine nature, sans vis-à-vis. Or, de quoi parlent-ils ? Ils s’interrogent curieusement sur les avantages comparés de deux plans épargne pour leur retraite future : « Et toi, pour ta retraite, demande l’un d’eux, tu partirais plus sur un PERP ou sur une assurance-vie ? » Paradoxe, humour grinçant, ou ironie intimidatrice ?

Un paradoxe violent

C’est le paradoxe de la scène qui à l’évidence capte d’abord l’attention : comment ne pas être saisi par la violente contradiction apparente assénée ? D’une part, l’âge des enfants caractérisé par une insouciance les adonnant naturellement au jeu, et d’autre part, le sérieux de leur conversation se souciant déjà de la sécurité de leur fin de vie dans un demi-siècle, et qui plus est, dans un registre de langue d’expert financier ? Quant aux revenus pour permettre une telle épargne, d’où les tireraient-ils, ces « pauvres » moutards ? C’est proprement absurde, est-on tenté de conclure, sauf à accorder aussitôt à la Banque Postale le bénéfice du doute si on crédite son affiche d’une bonne dose d’humour. Ne parle-t-elle pas de façon légère d’un sujet grave ? Du coup on peut se laisser gagner par le sourire de connivence qu’elle recherche. Mettre les rieurs de son côté, c’est déjà pour elle arracher un premier acquiescement.

Un humour grinçant

L’écart vertigineux entre l’âge des mômes et la préoccupation qui leur est prêtée, gêne, toutefois, aux entournures : pas facile de dissoudre cette absurdité dans le seul sourire de l’humour  ! Sans doute fut-il un temps où l’enfance n’était pas cet âge surprotégé qu’on connaît aujourd’hui en général : n’a-t-il pas fallu en 1841, après l’étude alarmante du Dr Villermé sur la santé des enfants au travail, édicter une loi pour limiter le travail des enfants de 8 ans... à 8 heures par jour ? Mais vue d’aujourd’hui, cette histoire, pourtant récente, garde des relents de barbarie. Du coup, si humour il y a dans cette affiche, c’est un humour grinçant, car il n’est pas anodin de mettre dans la bouche d’un enfant - même fictivement dans une bulle de bande dessinée comme ici - des soucis exclusifs d’adulte dont un enfant ne peut heureusement avoir idée.

Une ironie intimidatrice

La solution de l’énigme est dans une ironie intimidatrice de la Banque Postale pour secouer le client insouciant et le faire adhérer au produit proposé. Car c’est bien sûr au client adulte des bureaux de poste que s’adresse ce discours. L’ironie consiste, en effet, à dire le contraire de ce qu’on pense en laissant des indices pour le repérer.
- L’indice ici est une contradiction irréductible entre les enfants mis en scène et la préoccupation de la retraite qu’on leur prête. Elle est, tout compte fait, comparable à celle qu’on relève dans le compliment d’un maître adressé à un élève au moment de lui rendre sa copie corrigée : « Bravo ! mon garçon ! Joli travail ! Zéro ! » L’élève aurait bien tort de croire au compliment : le reproche qui lui est fait est encore plus acerbe que si la nullité de son travail était crûment dénoncée.
- De son côté, le client adulte de la Banque Postale se tromperait lourdement s’il croyait que cette scène de gosses obnubilés par la retraite ne le concernait pas. Au contraire, ces gosses aux soucis d’adultes doivent le convaincre, dans un premier temps, de sa propre insouciance infantile si ces préoccupations majeures ne lui ont pas traversé l’esprit. Car un adulte ne se découvre pas inférieur à un enfant sans ressentir un sentiment de culpabilité.
- Dans un second temps, l’adulte doit en déduire que si des gosses ont déjà ces soucis en tête, c’est qu’il n’est jamais trop tôt pour penser au financement de sa retraite : il n’y a pas d’âge pour ça ! Le plus tôt est même le mieux. Et pour peu qu’il mesure l’écart d’âge entre ces mômes et lui, une panique doit le saisir : n’est-il pas déjà en retard pour assurer sa retraite ? N’aurait-il pas dû y penser avant ? Car plus on capitalise, entend-on, plus on se prépare une retraite confortable. Il s’agit donc d’instiller cette fois chez le client l’inquiétude pour son avenir, voire d’accroître la peur distillée depuis quelques années sur l’avenir du financement de la retraite par répartition. Et cette peur doit déclencher le réflexe de défense approprié, la souscription du produit vendu par la Banque Postale sans plus tarder davantage. « La peur, voyez-vous mon petit, aurait confié Clémenceau à Paul-Boncour qui le rapporte dans ses Souvenirs, c’est le grand moteur des actions humaines. »

Le symbole d’une vie étriquée

Une telle publicité est révélatrice de l’époque où elle paraît. Jamais, semble-t-il, elle n’aurait pu être diffusée, il y a trente ans. Prêter à des enfants le souci de préparer leur retraite eût paru incongru sinon imbécile. L’idée d’avoir un jour à prendre sa retraite n’effleurait même pas nombre d’esprits. Beaucoup ne concevaient pas une vie après le travail. Forcément, objectera-t-on, l’espérance de vie était moindre. Quant au financement des retraites, il était alors assuré par le seul renouvellement des générations. Ce n’est pas contestable.
Il n’empêche, oser prêter à des gosses désormais, pour ces bonnes raisons, l’obsession d’une retraite à préparer, n’est-ce pas offrir une vision étriquée de la vie ? La retraite par capitalisation que certains voudraient substituer à la retraite par répartition, n’y conduit-elle pas obligatoirement, surtout quand on a en mémoire les infortunes qu’ont connues en Grande-Bretagne et aux USA certains fonds de pension mettant en péril la retraite de ceux qui y avaient souscrit ? Peut-on d’ailleurs trouver meilleur symbole de cette vie étriquée que cette scène de deux moutards, les mains prisonnières d’une console de jeu vidéo comme elles le seraient de menottes, qui tournent délibérément le dos au grand ciel bleu d’été au-dessus d’une nature verdoyante qui pourtant s’offre à eux ?

En somme, il faut remercier la Banque Postale pour cette projection fictive dans un sombre avenir habité par la peur où les individus survivraient recroquevillés sur des solutions individuelles. Pourvu qu’on réinvente son financement, la solution collective d’une retraite par répartition n’en paraît que plus capable de conjurer cette tragédie. Paul Villach



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17 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 15 novembre 2007 14:49

    Paul,

    Comme tu nous y invites, « Merci , la Banque Postale ! »...et merci à toi pour ce décodage subtil.

    « . Il s’agit donc d’instiller cette fois chez le client l’inquiétude pour son avenir, voire d’accroître la peur distillée depuis quelques années sur l’avenir du financement de la retraite par répartition. »..C’est bien cela , vivent les fonds de pension ! Derrière l’insouciance, le risque...


    • Le péripate Le péripate 15 novembre 2007 16:14

      Sans compter que cette publicité utilise le procédé que la rhétorique nomme le faux dilemne. Deux alternatives sont présentées qui, naturellement, excluent de ce fait une troisième : la répartition. Répartition dont on dit par ailleurs sans relache qu’elle est condammée, ruinée...


      • Paul Villach Paul Villach 15 novembre 2007 17:26

        @ le péripate

        Vous avez raison.

        Dans « Le langage du changement », Paul Watzlawick analyse cette stratégie sous le nom de « l’alternative illusoire » : tu veux faire la vaisselle maintenant ou dans une demi-heure ? Il n’est pas question de donner la possiblité de ne pas faire la vaisselle du tout ! Paul Villach


      • Le péripate Le péripate 16 novembre 2007 11:49

        Merci de corriger ma faute de frappe. Je vous en serai éternellement reconnaissant. C’est que j’économise sur le chauffage et que taper avec des moufles n’est guère commode. Sans compter que corriger une faute d’autrui permets de se positionner en surplomb, ce qui est tout bénéfice.


      • Cher Paul Villach, Une fois de plus merci pour ce démontage des ressorts de cette pub qui, comme vous le soulignez, est surtout destinée à sensibiliser les adultes sur l’incertitude qui plane à propos de ce que seront les retraites des actifs d’aujourd’hui. Malgré le : venez traiter votre avenir chez nous ! J’ai cependant trouvé une vertu pédagogique à cette campagne publicitaire. En effet, ayant exercé aussi, dans une seconde vie, la coupable activité de D.R.H, j’avais, il y a plus de quinze ans déjà, initié une série d’interventions, sur les retraites, devant le personnel de toutes les sociétés de mon Groupe. J’avais en effet noté, comme vous l’avez évoqué, que toutes catégories confondues (des cadres aux ouvriers en passant par la maîtrise) nos salariés ignoraient à peu près tout du sort que leur réservait l’avenir en matière de service des retraites. J’avais, malgré les réticences de mon P-D.G., pourtant réputé très social, coordonné l’intervention d’un représentant de la Caisse vieillesse suivie de celle d’un membre de la caisse complémentaire (à l’époque les caisses complémentaires étaient légion avec des valeurs de point très différentes) et enfin, pour les seuls cadres et assimilés,celle d’un responsable régional de leur caisse des cadres. Comme je le prévoyais le personnel, toutes catégories confondues, était tombé de haut...de très haut ! Même si nos contemporains se montrent aujourd’hui plus soucieux du futur, je constate quand même la persistance d’une certaine insouciance chez nos plus jeunes concitoyens (et ce malgré l’existence de nombreux logiciels de simulation faciles d’accès) Beaucoup d’entre eux, n’ont pas encore compris l’impérieuse nécessité de compléter leurs régimes, à proportion de leurs revenus même (et surtout) quand ils sont modestes. C’est une triste réalité...mais une réalité incontournable.


        • Thierry Thierry 15 novembre 2007 18:26

          Tout ça c’est bien beau, mais...

          Le coup du paradoxe, c’est juste un truc de publicitaire pour que le pékin moyen remarque l’affiche et en mémorise le contenu. Et là, ça fonctionne visiblement très bien : on remarque l’affiche, et on retient l’important (« PERP » et « assurance vie »). Très bonne pub, donc.


          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 15 novembre 2007 19:33

            En fait, il s’agit d’un utilisation bien classique de la « question alternative » utilisée pour conclure une vente.

            « Vous la préférez rouge ou bleue ? » Efficace lorque l’on a les deux en stock smiley

            Le but est bien évidemment d’écarter toute autre éventualité, comme le souligne l’auteur.


          • tvargentine.com lerma 15 novembre 2007 19:03

            La Banque postale est avant tout dû à l’Europe et l’ouverture à la libre concurrences des biens et des services postaux.

            La Banque Postale n’est que la suite logique et économique pour survivre.

            Il est donc normal que la poste développe sa banque et utilise les outils marketing des banques

            Rien de bien nouveau et au contraire,une modernité de la Poste


            • Merci pour ce démontage des ressorts d’une pub du type : venez chez nous pour compléter votre retraite qui s’annonce bien maigre ! Je trouve cependant, et en dehors de tout mercantilisme, qu’il est salutaire de permettre aux jeunes de réfléchir à leur avenir Il me souvient que dans une autre vie (D.R.H.), j’avais organisé il y a plus de quinze ans, dans toutes nos filiales, des séances d’information pour tous les collaborateurs (des cadres aux ouvriers) sur le thème de la retraite. Au départ mon P-DG, pourtant très « social », n’était pas très chaud. J’avais cependant coordonné différentes réunions avec un intervenant de la Caisse viellesse, un d’une caisse complémentaire ( il y avait à l’époque des dizaines de régimes différents !) et un d’une caisse de cadres. Inutile de vous dire que les intéressés étaient tombés de haut...de très haut ! Je crains qu’aujourd’hui encore, les plus jeunes ne soient pas très au fait de ce qui leur sera concrètement servi...le moment venu. Il existe pourtant de nombreux logiciels d’accès facile permettant de faire des simulations de ce que devrait en principe verser les régimes par répartition. Résultats en main, chacun peut se projeter et prendre conscience de la catastrophe annoncée. C’est pourquoi, il me semble nécessaire de parler franc et d’inciter les plus jeunes (même et surtout les plus modestes) à envisager, à proportion de leurs revenus, une épargne adaptée. A quand une vraie politique fiscale dans ce domaine ?


              • seigneur_canard seigneur_canard 16 novembre 2007 11:52

                Très bonne analyse. je regrette juste qu’a votre tour ne tombiez dans le cliché bien gras à la fin du texte :

                « Peut-on d’ailleurs trouver meilleur symbole de cette vie étriquée que cette scène de deux moutards, les mains prisonnières d’une console de jeu vidéo comme elles le seraient de menottes, qui tournent délibérément le dos au grand ciel bleu d’été au-dessus d’une nature verdoyante qui pourtant s’offre à eux ? »

                Désolé, mais la pratique d’un jeux vidéo ne rend pas prisonnier de quoi que soit, sauf cas pathologiques assez rares. Cette phrase a un coté « vieux-con-qui-critique-un-loisir-qu’il-ne-comprend-pas ». (Loin de moi l’idée de vouloir vous insulter, je précise). Ayant vécu dans ma jeunesse en bord de mer et ayant à l’époque fait mumuse avec les ancêtres des ordinateurs actuels, je peux vous assurer que l’un n’empêche pas l’autre. Même si je préférai déjà à l’époque l’utilisation d’un ordi au fait de patauger des heures dans la flotte. Question de gout...

                Sans rancune. smiley


                • Pelmato 16 novembre 2007 13:38

                  Publicité judicieuse et bien planté... As-t on le choix de capitaliser ou de ne pas capitaliser pour la retraite ?... Perso je ne pense pas. Trop de jeune sont bien trop insouciant. C’est un problème qui ne posait pas il y a 50-100 ans... Je ne croie que cette période était moins « étriqué » qu’aujourd’hui. Au contraire il n’éxistait qu’un seul modèle... L’homme au travail (toute sa vie dans le même boite) et la femme a la maison. Aujourd’hui on commence a voire des couples agés qui vont mal financièrement car dans beaucoup de cas la femme du couple n’a jamais travaillé et donc pas cotisé pour la retraite... On vois aussi apparaître des femmes divorcés qui ont dus se remettre a travailler sur le tard qui n’auront jamais toute leur années de cotisations et se retrouveront avec le minima vieillesse... Bref pas très heureuse ni glorieuse période passé. Au contraire notre génération doit réaliser que ce ne sera plus jamais comme avant et doit se prendre en main et ne surtout pas compter sur ce système un chouillat rétrograde a mon sens qu’est le systeme de la retraite par répartition. Ce systeme je pense a bien convenue a une époque ou les jeunes rentraient jeune et systématiquement dans le monde du travail... (ce n’est plus le cas aujourd’hui). Les jeunes souvent sur-diplomés ont aussi (et pour un moment encore) le taux de chomage un de plus important (sans compter ceux qu’on ne veux pas embaucher, les femmes, les jeunes, les anciens, les gens issuent de l’immigration, les handicapés...) Ceux qui bossent et ceux que j’ai cité en particulier ont la plupart du temps des petits salaires (que les parents complêtent parfois dans le cas des jeunes)... Je ne croie pas que les enfants payent et payeront la retraite de leur parents. A mon avis le gouvernement n’est pas assez franc avec la génération des trentenaires d’ou ce manque peut-être de sensibilisation pour la retraite. A l’inverse des générations passés, notre route a nous n’est pas tracé...et je pense que nous devons prendre quelques précaution. J’aimerai autant que faire et si c’est possible éviter de faire étouffer les générations d’avant de cotisation retraite en tout genre... et un PERP ou autre chose est peut-être bienvenu.

                  Quant au jeux... les jeunes et les moins jeune comme moi jouent et cela ne vous en déplaisent (c’est en cela que aussi que la pub est bien vue). Je vous assure aussi profiter du ciel bleu et avoir un PERP en même temps ! C’est possible...


                • caraïbe 17 novembre 2007 21:33

                  Monsieur VILLACH, bonjour,

                  de quoi peut-on discuter ici sans se faire traiter de vieille cruche bonne à faire la vaisselle ?

                  du financement des retraites proposé par l’affiche, des autres financements possibles ou de ce problème dans l’actualité sociale ?


                • caraïbe 17 novembre 2007 23:24

                  Pour ce qui est du financement des retraites, les lois de régression touchent maintenant la génération qui doit se préparer à partir.

                  Mais ces hommes ont fait des études et ( ou ) élevé leurs enfants, ce qui recule d’autant l’âge de départ en retraite. Ces années au service de la société ne sont pas reconnues.

                  Ils font déjà partie des retardés de la retraite.

                  La nouvelle décote mise en place ajoutée aux annuités manquantes les met au seuil d’une misère s’ils partent à la retraite au même âge que la génération précédente.

                  Ils ne peuvent donc pas encore y songer, ni épargner par capitalisation car les charges familiales sont encore trop lourdes : les enfants rentrant tard dans le travail, ils doivent encore assumer la charge de cette génération.

                  ( Ces enfants eux-mêmes se démèneront pour finir les mois et ne pourront épargner en aucun cas. )

                  Ils sont actuellement en lutte pour défendre leurs droits à une retraite équivalente à celle qu’ils ont constituée par leur travail à leurs aînés.

                  Peut-être dans dix ans seront-ils autorisés à bénéficier de cet acquis, s’ils sont encore en vie, car le travail use à ce qu’on dit. Il vaudra mieux représenter l’affiche publicitaire à ceux qui resteront à ce moment-là.

                  Certains pensent qu’il valait mieux vivre une sale guerre et bénéficier d’acquis sociaux, que de vivre une prospérité qui les dégrade.

                  En tout cas, ils ont tous l’impression de n’être pas bien nés.

                  Cordialement.


                • caraïbe 19 novembre 2007 20:09

                  On pourrait encore parler du financement par répartition ou par capitalisation.

                  Le principe par répartition est en passe d’être sacrifié aux intérêts des banques et des assurances, notamment, la Poste n’étant pas la seule à proposer ce genre de produit.

                  Seul le financement par répartition peut pourtant garantir une solution collective fiable.

                  Pourtant, les réformes actuelles imposent des solutions individuelles : l’investissement par capitalisation en est une, mais les jeunes sont encouragés à chercher des solutions diverses, telles que les placements dans l’immobilier. Ils ont compris que leur retraite dépendra de leurs moyens actuels d’épargne, et se reportent de préférence dans les vieilles valeurs déjà éprouvées.

                  Et certains ont trouvé un écho favorable à leurs aspirations au printemps dernier.

                  Ce paramètre reste pour eux décalé des réformes à venir : pourquoi parler de constituer une retraite si âge de cessation d’activité est repoussé jusqu’à 65 ou 70 ans ?

                  Pour eux la priorité est le présent à vivre, l’avenir n’offrant pas de perspective.


                • caraïbe 21 novembre 2007 11:58

                  S’il faut insister pour celui qui regarderait défiler l’actualité de ses fenêtres, c’est le présent des pavés qui ici est évoqué et non un avenir hypothétique.

                  Cette retraite d’une vie travaillée amputée par les réformes nouvelles pousse déjà les hommes à reculer leur départ, et à s’exposer à de nouvelles sanctions dès 2008.

                  Ils sont objet de leur destin, car le choix du financement de leur retraite ne leur a jamais appartenu : le financement par répartition restait le seul patrimoine de leur vie de travail.

                  Ils regardent donc le choix proposé par l’affiche comme une dépossession de leur patrimoine, et une provocation au regard de leur incapacité à épargner.


                • Stephane Klein Stephane Klein 25 novembre 2007 09:20

                  On voit dans une affiche ce qu’on veut y voire par nos oeilleres ideologues.

                  J’y vois des jeunes generations plus matures, plus responsables, pragmatique et moins ideologues ?

                  Donc selon notre auteur, on a deux verites : Retraite par repartition -> bien Retraite par capitalisation -> pas bien

                  Et on est tenu d’acquiescer quant on affirme que la retraite par capitalisation mene a la catastrophe ’comme aux USA et an Angleterre’, epouvantails ultra-neo-liberaux de nos docteurs d’opinion.

                  Et peu importe que les affaires connues comme celle de Enron tiennent plus du mode de placement des fonds de retraite que du caratere ’par capitalisation’ meme.

                  Il est des pays comme la Suisse ou la retraite est menee par capitalisation mais obligatoire et geree par des organismes semi-publiques et ca se passe tres bien.

                  Je rappelle que notre systeme par repartition a ete surtout pense pour financer la reconstruction de l’apres-guerre par les cotisations de masses jeunes tout en repoussant les problemes de l’adaptation du systeme au realites changeantes aux generations de l’apres-baby-boom. C’est donc plutot notre systeme qui est malsain.

                  Pour finir, comparons les deux systemes dans le cas d’un macon ou tout autre profession penible ou les membres decedent generalement plus tot que pour les metiers de bureau :
                  - dans notre systeme, la personne touchera sa pension pour une duree ’courte’ et perdra ses cotisations supplementaires.
                  - dans le systeme par capitalisation, l’excedent de cotisation est reverse a ses heritiers, diminue d’un montant de perequation.


                  • hurlevent 25 novembre 2007 22:16

                    Le vocabulaire anti-riche de l’article est parfaitement dégueulasse. L’auteur nous vomit sa haine des riches d’une manière révoltante.

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