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Accueil du site > Actualités > Médias > Une révolution médiatique en marche

Une révolution médiatique en marche

Je regardais lundi soir Mots croisés, l’émission politique d’Yves Calvi sur France 2. Le sujet portait sur le président avec cette interrogation majeure : quels sont ses rapports avec les médias ? Il m’est venu un sentiment étrange, celui d’une profession comme fascinée et déstabilisée par un chef de l’Etat qui change les règles du jeu et devant lequel elle ne sait quoi faire. Jeu dangereux ? A vous d’en juger.

L’ambiance devait être étrange ce soir-là, sur le plateau de France 2. Quelques invités triés sur le volet faisaient un premier point sur la présidence Sarkozy, après huit mois de mandat. Seuls, deux politiques étaient là, Nadine Morano en défenseur UMP du président, Arnaud Montebourg en représentant d’une opposition qui peine à exister. Mais, si notre représentante zélée de la majorité présidentielle faisait feu de tout bois pour défendre SON président, la conversation n’a pas vraiment tourné autour des sujets politiques, enfin pas de manière classique.

Quels sont les rapports entre Nicolas Sarkozy et les médias ? Comment ces derniers réagissent-ils face à un président qui communique si différemment de ses prédécesseurs ? Comment l’opinion réagit-elle face aux propos, promesses, actes d’un président qui change la donne ?

Une journaliste politique de France Inter s’interrogeait - de manière très franche, il faut le reconnaître - sur la conférence de presse du président, à l’occasion des voeux à la presse. Si elle reconnaissait qu’il avait été terriblement bon, elle jugeait en revanche que les journalistes, dans leur ensemble, n’avaient pas fait preuve de la même qualité de travail, déplorant les questions convenues ou attendues, l’absence d’audace sur certains sujets. Bref, elle a décrit une audience comme paralysée, apeurée, déboussolée par un président qui pourtant leur faisait face seul.

Je m’interroge depuis un moment sur le déséquilibre d’une presse qui est le 4e pouvoir selon l’expression consacrée, et surtout un contre-pouvoir essentiel dans nos démocraties modernes. Un ami m’a fait une réflexion qui m’a soudain permis de voir le jeu médias/politique sous un nouveau jour : le rapport au pouvoir de Nicolas Sarkozy n’est pas sans similitude avec celui de Louis XIV. Même volonté d’incarner le pouvoir, même volonté de le concentrer entre ses mains, même propension à reléguer son gouvernement dans un rôle éminemment subalterne.

Même rapport aussi vis-à-vis des contre-pouvoirs. Louis XIV n’a jamais oublié la Fronde, ni le danger mortel que faisait peser sur la couronne une aristocratie qui voulait le pouvoir pour elle, laissant un pantin sur le trône. Il a conçu, bâti Versailles sur ce constat, en faisant une cage irrésistible par son luxe et son raffinement, dans laquelle il a enfermé la noblesse, la détournant de ses envies politiques en l’étourdissant de fêtes, d’appartements somptueux, d’un jeu de cour qu’il contrôlait entièrement. Pour museler la bête, Louis XIV l’a non combattue de front, mais l’a séduite, enjôlée. Il l’a dressée.

Nicolas Sarkozy agit de même en ce moment avec les médias. Il a non seulement compris comment fonctionnaient les médias, et il en joue admirablement, mais il a aussi gardé en mémoire leur comportement de fauves quand le pouvoir politique est affaibli. Que ce soit à propos de Mitterrand, et surtout Chirac, interrogés encore et encore sur les affaires, je crois que le président n’a rien oublié et qu’il sait à quel point un journaliste peut être dangereux.

Or, les journalistes ont peut-être la même envie que la noblesse en son temps de faire de leur fameux 4e pouvoir une réalité. Depuis les années 70 et l’affaire du Watergate, les médias se sentent capable de faire et défaire les rois. Sarkozy est donc - à mon avis - en train de leur présenter un miroir aux alouettes pour les hypnotiser et les circonvenir. Par son incessante agitation, par son action frénétique, par son jeu entre politique et glamour de star, en assumant au grand jour son coté bling-bling, il va si vite que les journalistes perdent peu à peu de vue ce qu’ils doivent faire face au pouvoir.

Comment interpréter différemment les éditos divers et variés où des rédacteurs en chef passent leur temps à s’interroger sur ce que leur média doit dire, montrer, filmer, passer sous silence ? Ils s’interrogent, discutent, réfléchissent alors que le roi court, fait, décide, tout en dansant. Soudain, le monde politique qu’elles avaient pris l’habitude de toiser, peut-être de mépriser un peu, va tellement plus vite que les rédactions sont prises de vertige.

Pourtant, je ne vois que peu de signes qui pourraient montrer une volonté de reprise en main. Combien de journalistes sont prêts - à l’heure actuelle - à délaisser les salons dorés et les cocktails mondains de la République ? Bien sûr, je ne parle pas de la province, mais de Paris où se fait, encore et toujours, la tendance... Eblouie par le faste du pouvoir, qu’elle est conviée à partager - un peu - cette nouvelle noblesse abandonne son rôle traditionnel pour se lancer dans une pavane savante autour des grands. Je sais, c’est cruel, mais ni Bernard Kouchner ni Jean-Louis Borloo n’ont pour compagne une petite pigiste ou une secrétaire. L’aristocratie médiatique génère même ses reines de cour, dont la puissance, parfois le chic, peuvent faire de l’ombre à l’épouse du prince.

Cela dit, nous savons tous comment s’est terminé la lutte mortelle entre la couronne des rois de France et la noblesse d’ancien régime. Je crains qu’on n’aboutisse au même résultat, avec ceci de terrifiant que le monde va considérablement plus vite qu’au XVIIIe siècle. Signe des temps qui s’annoncent, une "bourgeoisie" médiatique est en train d’apparaître. Le net, ce vaste espace protéiforme, abrite désormais les nouveaux Birotteau, ces journalismes citoyens.

Raillés et méprisés par la haute caste, réputés incapable de faire un travail de qualité, censés se rouler dans la fange du ragot le plus ignoble, les nouveaux venus dans le monde des médias sont vus de haut par la caste noble qui reproduit avec une similitude glaçante la morgue de la noblesse terrienne d’ancien régime pour ces parvenus de bourgeois qui voulaient leur part de gâteau. On sait qui a gagné...

Je suis l’un de ces gagne-petit de l’info. Un petit rédacteur d’Agoravox. Je sais la distance qui me sépare des grandes pointures du journalisme professionnel. Je sais aussi que cette noble profession est en danger. Elle se crispe, se rigidifie, se veut désormais autre que ce qu’elle est. Je sais aussi que le point de non-retour n’est pas encore arrivé. Mais que son salut, elle le trouvera d’abord en elle.

La question que je me pose actuellement est la suivante. Dans ce bouleversement qui se prépare, dans quelle direction aller ? Etre un réformiste et essayer d’intégrer la profession pour lui apporter un regard autre, non formaté par une école de journalisme ? Ou être révolutionnaire et pousser la charrette vers l’abîme, plus vite encore, afin de précipiter la chute de cette Maison Usher ? Peut-être ni l’un ni l’autre, faute de talent me direz vous...

Mais cette question, les journalistes citoyens se doivent de la poser. A eux-mêmes, pour savoir où va leur préférence intime. Aux journalistes professionnels qui détiennent aussi une partie des réponses. Car ils peuvent fermer une porte. Et dans ce cas ouvrir l’autre en grand. Ils ne pourront plus désormais laisser les deux closes. Un choix est à faire. Mais j’entrevois un 1789 sanglant pour nos médias. Et c’est une très mauvaise nouvelle pour la démocratie française.

Manuel Atréide


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96 réactions à cet article    


  • geo63 16 janvier 2008 10:09

    Je suis assez d’accord avec cet article, notamment avec la conclusion. Cependant, pour avoir vu l’émission évoquée par l’auteur (très tardive, hélas !), il y a eu quelques interventions de bonne facture : la journaliste de France-Inter citée mais également JF Kahn dont la vivacité d’esprit a fait monter l’ambiance. On connait certaines de ses positions antérieures au moment de la campagne, il est revenu dessus avec un grand sourire mais sans concessions.


    • geko 16 janvier 2008 11:24

      D’accord avec geo63 le volcanique JF Kahn s’est montré plutôt saignant en parlant d’erreur historique sur la réponse du téléprésident à Joffrain et soulignant la comparaison du roi et sa cour. En effet Sarkozy s’il a humilié Joffrain n’a pas répondu sur le fond de la question.

      Sur le même sujet, j’ai particulièrement apprécié les propos tenus pas philippe Manière de l’institut Montaigne disant en substance que lorsqu’un journaliste fait bien son boulot personne ne le dit et inversement tout le monde dénonce le mauvais travail. Le plus pertinent concernant le journalisme était de dire que nous sommes dans une culture renvoyant à une représentation collective qui n’est pas celle des grandes démocraties sociales et occidentales mais héritée de notre passé monarchique,catholique et jacobin. Le prince(par extrême onction) ne se trompe pas sinon il y a bug et il faut tout remettre en cause. Alors que dans les pays anglosaxons un journaliste qui n’éxerce pas le droit de suite est mal vu !

      François Jost nous a rappelé que Sarko s’invente des ennemis imaginaires et a souligné l’allégeance des journalistes au roi ! Sarkosy est un bon Dircom qui manipule la symbolique de l’information par l’image et construit un argumentation politique autour de la victimisation.

      C’est vrai qu’Arnaud Montebourg à l’image du PS a peiné à exister ! Nadine Morano s’est montrée à l’image du prince arrogante aux affirmations indiscutables mais a reconnu qu’il fallait peut être analysé les temps de représentation télévisuelle (sous la pression de Calvi)

      Je n’ai pas vu trop de condescendance dans cette émission, Yves Calvi est un bon animateur !


    • geko 16 janvier 2008 11:33

      Etre un réformiste et essayer d’intégrer la profession pour lui apporter un regard autre, non formaté par une école de journalisme ?

      je n’y crois pas tellement : Les medias sont concentrés entre quelques mains fortement liées aux industries !

      Il reste le Canard enchaîné et Marianne qui gardent leur indépendance, mais pour combien de temps !


    • JoëlP JoëlP 16 janvier 2008 12:03

      Une bonne émission. J’ai découvert le visage d’Hélène Jouan de France Inter que j’écoute parfois, sympathique mais à côté de Khan, elle avait peine à exister. Nadine Morano était nsupportable, une sorte de lerma, si vous voyez ce que je veux dire, en adoration devant son chef et menteuse en plus. Montebourg n’était pas très bon non plus.

      Je ne suis pas sûr de partager les conclusions de l’auteur mais une chose est évidente, le journalisme est en pleine mutation.


    • geko 16 janvier 2008 13:21

      D’accord avec toi JoëlP sur le caractère insupportable de Morano, Pour Hélène Jouan c’est dommage parceque j’ai eu la sensation qu’elle avait beaucoup de choses à dire mais elle a eu de la peine à s’imposer. Peut être son caractère réservé !


    • Traroth Traroth 16 janvier 2008 15:03

      @geko : A-t-il vraiment humilié Joffrin ? Etre cinglant quand votre interlocuteur n’a pas le droit de vous répondre (c’était une conférence de presse, pas une interview et encore moins un débat, donc la communication est à sens unique), ça porte un nom : bassesse.

      D’ailleurs, l’électrochoc que cet évènement a représenté semble avoir été salvateur : on voit Joffrin dans tous les médias, maintenant. Comme le dit l’auteur, la situation est grave mais pas désespérée.


    • geko 16 janvier 2008 16:07

      Donc Joffrain ne peut exercer son droit de suite à répondre ? Humilié parceque les autres journalistes ont ri comme une bande de bouffons flattant le bon humour du roi et parceque pas un mot sur cette affaire n’apparaissait dans la presse le lendemain pour le défendre sauf de la part de la victime ! ce que n’a pas manqué de souligner JF Kahn !


    • brieli67 17 janvier 2008 09:59

      http://1libertaire.free.fr/sloterdijk04.html&nbsp ; sur le "facisme d’amusement"

       


    • brieli67 17 janvier 2008 10:32

      en d’autres temps

      un Desmoulins un Clémenceau des journalistes ont su prendre leurs résolutions et entrer en politique. Rien à voir avec un Canada ou Lesieur de Bègles ou le Prince de Toulouse

       

      A croire qu il n’y a plus que des chiffons et des chiffes molles !

      Il n’y a pas de titre de Gauche "gouvernemental’ laboratoire et de synthèse d’idées !

      C’est bien le quotidien Tazz à Berlin dans la lignée de Libé à ses débuts qui a mis fin aux affairistes de la CDU tout en dépassant le passé bobo social-démocrate de la ville.

      Pas de résistance pas d’opposition sans construire un "sanctuaire" de références.

      Journalistes ! Bougez et faites du constructif.... on vous suivra  !

       


    • chimel56 18 janvier 2008 16:39

      Et Charlie Hebdo ???


    • Gilles Gilles 16 janvier 2008 10:09

      J’aime bien votre point de vue original. Pour contrôler la presse, il suffit de l’acheter, de l’enfermer dans les passes droits. Apparement notre "modèle de civilisation" c’est ça...acheter ses opposants (politiques) par des maroquins, acheter les journalistes en leur fourgant des articles clé en main qui se vendent, acheter les syndicalistes en leur offrant plus d’avantages qu’aux autres ......... il s’agit créer un société de vendus, d’obligés, de racailles, de larbins , de lèches culs, de courtisans, de fayots....qu’on rémunère bien. Tout comme chez Louis XIV ! Nul doute que l’on ne lira jamais ce genre de commentaire dans la presse "officielle".

      Mais vous dîtes

      "Etre un réformiste et essayer d’intégrer la profession pour lui apporter un regard autre, non formaté par une école de journalisme ?"

      Mais comment intégrer une telle profession ? Si vous avez une piste....... Je doute fortement qu’en France, si vous n’êtes pas issus du sérail vous puissiez être embauché quelque part comme journaliste (ou alors rares seront les élus) Pourtant surement quelques millions de français ont les capacités à faire ce boulot, tout comme d’autres millions pourraient beaucoup mieux faire un travail d’élus que les élus actuels

      Et de quels journaliste parle t-on ? De Gala, Voici, Paris Match dont la valeur informative est quasi nulle et le larbinage hyper actif (la semaine dernière j’ai vu dans un kiosque ces trois déjections cellulosiques avec la même couverture...devinez de qui ! Ou alors de journalistes d’information, d’enquêtes, objectifs (même si partisans).....qui sont si peu et toujours prêts à se tenir les coudes pour défendre leur bout de gras. Croyez-vous qu’ils laisseraient le premier pékin venu faire des édito comme ça dans leurs colonnes ? Car eux aussi sont des vedettes, passant sur les ondes radios et télé en boucle, invités de salons et potentiellement achetables. Leur syndicat empêchera toute libéralisation de leur profession ! D’ailleurs leur réaction face au 5em poiuvoir est édifiante


      • ronchonaire 16 janvier 2008 10:18

        Il manque un élément crucial à votre analyse : les difficultés financières actuelles des médias, notamment la presse écrite. Prenez les grands quotidiens nationaux : Libé, Le Monde, Les Echos, La Tribune, Le Figaro. Tous ont ou ont eu des difficultés financières, ont connu des plans sociaux et se heurtent à des crises de "gouvernance". Mettez-vous à la place d’un journaliste, qui n’est pas du tout certain de garder son emploi dans de telles conditions ; que va-t-il faire ? Comme tout salarié placé dans la même situation, il va avant tout chercher à garder son emploi, et si cela passe par un "brossage dans le sens du poil" de son nouveau patron ou d’un de ses amis, et bien qu’à cela ne tienne et tant pis pour l’indépendance éditoriale et la liberté de ton.

        Les journalistes français ne sont pas devenus incompétents du jour au lendemain, pas plus qu’ils ne sont tous devenus de droite subitement. Les temps sont durs, y compris pour les médias, et les journalistes ont simplement peur de se faire virer. C’est là qu’est l’os pour la liberté de la presse.


        • Traroth Traroth 16 janvier 2008 15:08

          Ca s’applique quand même essentiellement à la presse écrite. La télévision et même la radio se portent bien, sans parler des médias en ligne.

          La presse écrite a d’ailleurs un problème de fond concernant son influence même : la presse quotidienne voit fondre son lectorat à grande vitesse, et son influence se limite de plus en plus à un rôle de prescription (si le Figaro ou le Monde parle de quelque chose, il y a plus de chances que l’info soit reprise par TF1, par exemple)


        • ronchonaire 16 janvier 2008 16:10

          @ Traroth :

          Vous avez raison sur un point : les difficultés financières ne concernent pratiquement que la presse écrite.

          Malgré tout, cela n’invalide pas pour autant ma théorie de la "peur du chômage". Je doute fortement qu’un journaliste de TF1 (par exemple) soit à l’abri d’un licenciement en cas de reportage "dérangeant" pour son patron (par exemple, la découverte de pots-de-vin versés par Bouygues pour obtenir des marchés ; ceci n’est que pure fiction bien entendu). Or ledit journaliste ne devrait même pas avoir à se poser ce genre de questions s’il était vraiment indépendant dans l’exercice de son métier.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 janvier 2008 10:21

          Excellent article Manuel, déjà repéré la veille. J’avoue être assez en accord sur le fond. Ce qui se dégage, c’est le sentiment d’un certain délitement des élites journalistiques, signe avant-coureur d’une crise à prévoir, comme par le passé. Rome, Ancien Régime...


          • tvargentine.com lerma 16 janvier 2008 10:21

            C’est bien le monde de l’audiovisuel qui intégre le net,le numérique,la vod qui est en mutation.

            Bien sur derriere il y a aussi l’information,mais au regard du constat global du service public,nous pouvons affirmer que de nombreuses émissions racoleuses n’ont rien à y faire et qu’elles permettaient surtout au copinages des animateurs producteurs ,alliés tacites des publicitaires et des représentants du marketing de se remplir les poches à bon compte.

            Refaire un service de qualité (un peu comme la petite 5 et ARTE) mais en plus grand et avoir une information indépendante et non de coller les fesses au JT de TF1 ,avoir des émissions d’informations qui ne soient pas des "envoyés spéciales" qui ne sont que de la m....,présentés par des femmes trons qui se prennent pour des "journalistes" alors qu’elles ne posent jamais les vrais questions que nous sommes en mesure d’attendre.

            C’est une révolution d’un métier en mutation qui s’ouvre devant nous ,nous n’avons pas à pleurer pour des animateurs producteurs indexés sur les parts de marché publicitaires,qui viennent nous vendre des publi-reportages sur des bouquins nuls,des films nuls,des variétés nuls

             


            • Nobody knows me Nobody knows me 16 janvier 2008 13:49

              Tiens, lerma s’est fait taxé son ordinateur par ses gosses. Les remarques sont beaucoup plus pertinentes...

              On sent quand même une odeur synthétique et numérique dans votre commentaire.

              Merci pour cet intéressant article. Même remarques sur Morano (beurk) et Kahn (wow). Montebourg... Mmmmh Montebourg... Je passe ! smiley


            • Charles Bwele Charles Bwele 16 janvier 2008 10:34

              @ l’auteur

              Remarquable. Pertinent. Efficace.


              • RilaX RilaX 16 janvier 2008 11:25

                Tres bonne analyse/analogie je trouve aussi.

                Criant de vérité et effrayant de par la même.


                • wesson wesson 16 janvier 2008 11:45

                  Bonjour l’auteur,

                  je crois bien que je ne partage pas votre optimisme. Là ou vous avez vu une émission interessante, je n’y ai vu qu’une émission de bavardage très classique avec toujours les mêmes têtes. 

                  Dans les débatteurs, il n’y en avait pas un seul qui ne soit pas déjà passé des dizaines de fois à la télévision.

                  Que peut-il sortir de nouveau de cet aéropage d’habitués de la causerie tardive à la télé.

                  Le seul sourire, c’est de voir toutes ces star de France 2 en train de pétocher parce que l’arrêt de la publicité diminuera immanquablement leur revenus qui avaient explosés lors de la privatisation de la télé.

                  Devinette : Comme on économise 850 millions d’€ par an sur le service public. Réponse : En virant Delarue et son show larmoyant !


                  • caramico 16 janvier 2008 11:48

                    Allez je vais ramer en sens contraire, histoire d’alimenter le débat :

                    Non, globalement, je ne vois pas des "fauves", mais plutôt des hyènes craintives qui attendent que le cadavre soit putréfié avant d’en arracher un vieux morceau.

                    Il n’y a plus, il n’y a peut-être jamais eu de 4ème pouvoir, tout a été acheté par des financiers qui distillent via leurs médias un anesthésique général, il n’y aura plus de Wategate, plus rien ne choque plus personne :

                    Les mensonges de Bush et Blair, n’ont choqué personne, Bliar "présentabilisé" par les médias comme futur et honorable président européen.

                    Sarkozy a compris celà, il va jusqu’à la corde user ses "ficelles".


                    • Gilles Gilles 16 janvier 2008 12:04

                      Justement, a t-on besoin de stars ultra payées dans une télé publique ? ça sert à quoi de mettre une star aux infos ? Juste à attirer le chaland, le plus niais en plus puisque la star compte plus que le contenu ! Et tout ça pour faire de la merde car ces salaires sont proportionnels à l’audience, et la qualité rien à braire

                      Vous trouvez ça normal vous qu’un Pujadas gagne ça ? Pour ce qu’il fait, juste lire un téléprompteur et préparer un journal de cet accabit ? Pas étonnant qu’ils se battent pour présenter le jité sur F2. Tu es sûr d’avoir de l’audience et donc du pognon partout...facile donc de trouver des mecs prêts à vendre leur mère ou fouler aux pieds la déontologie journalistique

                      Non, le règne de la connerie n’a pas a être autant rémunéré. Sinon c’est la civilisation qui s’écroule car à partir du moment ou pour être riche il faut flatter les cons, détruire, embobiner, manipuler, cela détruit la confiance dans l’honnêteté, le travail, la solidarité

                      Quand je vois ça, je ne vois pas pourquoi on persécute les dealers de banlieue ou trafiquants de ce que tu veux Eux aussi ils font du fric facile plutôt que de s’échiner à être constructif puisque ça ne paie plus. Ils ne font que répéter les images que leur renvoie leur environnement....notamment la télé. (je parie qu’ils regardent que ces conneries à deux balles et bavent devant les bagnoles et call girls d’arthur, courbet et consort)

                      Un PPDA ou un Arthur fait à mon avis plus de dégâts dans la société qu’une armée de vendeur de shit ou qu’une cohorte de producteurs de fils hyper hards

                       

                      Voic quelques salaires, estimés par : Fric Academy http://www.reponseatout.com/article.php3?id_article=745&artsuite=1

                      "Le salaire de David Pujadas est estimé à 12 000 €, celui de Béatrice Schoenberg à environ 10 000 €. Idem pour Elise Lucet, qui présente le 19/20 sur France 3. Christophe Hondelatte, qui a présenté le journal de France 2 jusqu’au 28 janvier dernier, avait l’un des salaires les plus élevés de la rédaction. Le Point du 3 février 2005 l’estimait à 22 800 €."

                      V- Jean-Luc Delarue : 120 000 €*
                      Un cas particulier car il est toujours propriétaire de sa société de production Réservoir Prod. Quand le magazine Capital établit en mai 2004 le classement des grandes fortunes d’Ile-de-France, Delarue apparaît en bonne position avec un patrimoine estimé à 117 millions d’euros. Son salaire ? Sensiblement le même que celui d’Arthur. Il gagnerait entre 100 000 et 120 000 € par mois.

                       


                      • Gilles Gilles 16 janvier 2008 12:11

                        Et en ce qui concerne la honte du journalismle français, sévissant sur TF1, on tombe des nues. On a ici des journalistes montant des faux reportages, condamnés pour corruption, donnant une information hypoer oirentée, des présentateurs des émissions les plus racoleuses, voyeuristes et immondes du paf qui détruisent le cerveau de ceux qui s’accoutume

                        • 45 000 € par semaine versés à Dechavanne pour animer la Ferme Célébrité,
                        • 30 000 € mensuels à Bataille et Fontaine pour Y a que la vérité qui compte...
                        • PPDA : 45 000 €*
                        • Claire Chazal : 25 000 €*
                        • V- Jean-Luc Delarue : 120 000 €*


                        Maintenant, je suis sur que l’on me rétorquera que c’est normal de ganner autant puisque leur chaine gagner beaucoup grâce à eux..............

                        Mais moi aussi je peux faire du trash sur TF1, sauf que je n’aurais pas la bassesse morale de le faire.

                        J


                      • Ceri Ceri 16 janvier 2008 12:23

                        je vais parler d’un cas concret.

                        On fait des études, et en journalisme on nous apprend la déontologie, le droit, les méthodes d’investigation, etc.
                        On arrive dans un média, et on a droit à des "formations", où on nous apprend quoi ? Exactement l’inverse : faire tape à l’oeil, de l’émotion, des faits divers, avoir toujours un ancrage local quand on fait du local, et surtout ne pas heurter le lecteur, ni le patron, ni l’annonceur.

                        Pour ne pas perdre nos derniers lecteurs (sachant que les plus "cultivés" sont déjà partis depuis longtemps en presse locale, eh bien on refait la recette qui "marche". On nous dit qu’il faut faire 2500 signes maximum sinon on perd la moitié les lecteurs en cours de route, qu’il faut vulgariser à l’extreme (et en 2000 signes comment vulgariser les pics pétroliers par exemple ?).

                        En national, c’est encore pire, on commence en reprenant les JT et les concurrents, et après c’est les dépeches ; Presque aucune investigation, on bosse en desk 90% du temps (en presse du moins). Et pareil, on limite les contenus, oin fait simple et surtout : consensuel. Et en + faut pas vexer Sarko.

                        Et pourtant, partout où j’ai pu travailler j’ai eu une bonne partie de collègues écoeurés par ce système. mais on est tous sur des sièges éjectables, et ceux qui ont 40 ou 50 ans ne sont pas prets à risquer quoi qsue ce soit. J’en ai connu d’autres qui ont arreté au bout de 10 ans de carrière parce que l’info, la vraie, on ne peut pas la faire passer.

                        Alors comment faire ? Moi je serais partisane de relever le niveau, et nos chefs disent exactement le contraire. C’est donc aux lecteurs de décider.

                         


                        • geko 16 janvier 2008 13:53

                          Vous avez entièrement raison, je me posais la question de savoir s’iln’était pas possible de créer un journal qui appartienne aux lecteur sans qu’il y ait possibilité d’un rachat ou d’une main mise par quelques un ?

                          Quand au lecteur dont je fais partie : c’est pas compliqué je ne donne plus mon pognon à la presse complaisante qu’elle soit nationale ou locale ! Force est de constater que la masse des lecteurs "consomment" l’info comme du yaourt ! Si elle n’abonde pas dans le sens de leur goût il ne rejette, d’ailleurs leur gout sont souvent celui de la facilité. Ou est donc passée l’information qui invite à la réflexion, l’information argumentée et engagée qui fait douter le lecteur et l’invite à revoir ses jugements !

                          Merci de votre contribution au fil !


                        • hahahaha 16 janvier 2008 15:13

                          Moi je serais partisane de relever le niveau

                          Tiens mademoiselle Ceri, je n’avais pas remarquer un but aussi ambitieux dans vos commentaires et articles.

                           

                          Bien à vous.


                        • Ceri Ceri 16 janvier 2008 15:55

                          va te faire f...


                        • hahahaha 16 janvier 2008 16:06

                          MLLE Ceri,

                          Une prétendante journaliste devrait garder ses propos orduriers pour ses amants les soirs de déprimes.

                          Bien à vous.


                        • Ceri Ceri 16 janvier 2008 16:13

                          je reve, c’est toi qui va m’expliquer comment parler convenablement, le xénophobe réactionnaire de service ? Allez va voir ailleurs si j’y suis.


                        • geko 16 janvier 2008 16:19

                          hohoho ! Laissez tomber ceri, le vide sidéral des commentaires de ce sombre individu n’ont d’autre but que de vous mettre en colère. C’est de cette manière que les aigris haineux prennent leur pied ! On t’aime hahaha bizou bizou !


                        • hahahaha 16 janvier 2008 16:22

                          MLLE Ceri, 

                          En premier lieu je ne vous tutoie pas, veuillez donc respecter un langage courtois, secondement,votre furie hystérique est désolante pas pour ma personne mais pour votre famille.

                          Bien à vous.


                        • hahahaha 16 janvier 2008 16:24

                          Geko,

                           

                          Je n’embrasse jamais les hommes, surtout les crétins.

                           

                          Bien à vous.


                        • Ceri Ceri 16 janvier 2008 16:27

                          je t’emm... ah aha ah


                        • hahahaha 17 janvier 2008 06:54
                          MLLE Ceri,

                          Une prétendante journaliste devrait garder ses propos orduriers pour ses amants les soirs de déprimes.

                          Bien à vous.


                        • hahahaha 17 janvier 2008 06:54
                          MLLE Ceri,

                           

                          Je comprends qu’avec un pareil langage, digne d’un charretier, depuis longtemps les hommes vous fuient, la vulgarité chez une femme est encore pire que la bétise.

                           

                          Bien à vous.


                        • hahahaha 17 janvier 2008 06:55
                          Geko,

                           

                          Je n’embrasse jamais les hommes, surtout les crétins.

                           

                          Bien à vous.


                        • Crapulox 16 janvier 2008 12:42

                          Quelque chose vous a peut être échappé.
                          Chaque fois que Morano s’offusquait des propos des adversaires et en particulier de Montebourg, elle adressait un regard soutenu à Calvi.
                          Chaque fois que Calvi tentait de trouver un argument favorable à Sarko, il lançait un regard soutenu à Morano.

                          Et pendant toute l’émission. C’était assez indécent.


                          • Ceri Ceri 16 janvier 2008 12:46

                            Calvi a retourné sa veste en passant à France 2. J’ai même vu son émission sur le 5 se dégrader à partir du moment ou la campagne électorale a commencé. Fini les points de vue dissidents, place à la sarkocratie.


                          • Crapulox 16 janvier 2008 13:10

                            Exact !

                            Et on le sent souvent tiraillé entre ce qu’il pense et ce qu’il est obligé d’afficher.

                            D’où ses regards de demande d’approbation aux intervenants "Sarkozystes"

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