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Accueil du site > Actualités > Médias > Vers des médias indépendants du pouvoir politique ?

Vers des médias indépendants du pouvoir politique ?

Evidemment, il serait illusoire de penser qu’un groupe de médias puisse être réellement indépendant. Les groupes de presse étrangers dépendent tous de leurs actionnaires. Les journaux, les radios et les TV dépendant de leurs annonceurs. Même Le Canard enchaîné, seul journal à ne vendre aucun espace publicitaire, est dépendant... de son lectorat avide de potins et de dénonciations sensationnelles. In fine, tout média est dépendant de son audimat, et c’est bien là la meilleure des dépendances. Le lecteur valide la ligne éditoriale et le contenu proposé par chaque média en achetant un titre de presse ou en offrant son « temps de cerveau disponible » à la chaîne de TV ou de radio qu’il préfère. Cette dépendance est saine.

Il n’est donc absolument pas choquant en soi qu’une station de radio, une chaîne de TV ou un journal ait une orientation politique, défende une véritable ligne éditoriale. Qu’un hebdo s’engage pour un candidat, une chaîne de TV pour un autre ou qu’une radio en favorise un troisième ne devrait résulter que du choix éditorial de la direction, désireuse de convaincre un lectorat le plus large possible.

Mais un biais a été introduit dans cette concurrence éditoriale. La situation des médias en France a quelque chose de particulier. Soit ceux-ci vivent directement d’argent publique (subventions à la presse, redevance TV et subventions pour les chaînes publiques), soit ce sont des commandes d’Etat qui font vivre les groupes industriels qui les possèdent.

Les groupes de médias ne sont donc plus d’abord dépendants de leur lectorat mais du pouvoir politique, dépendance autrement plus pernicieuse.

François Bayrou a réitéré lors de son meeting au Zénith sa dénonciation des liens malsains entre l’Etat et les groupes de presse. Il dénonce « que les groupes qui possèdent des média soient par ailleurs en affaire avec l’Etat : c’est une anomalie démocratique qu’il y ait des liens de clientèle entre l’Etat et les groupes de presse, dans d’autres activités comme l’armement ou le bâtiment ». Il propose « une loi interdisant aux grands groupes qui vivent des commandes de l’Etat d’acquérir des entreprises de médias. »

Cette proposition va dans le bon sens. Que l’espoir d’une commande publique puisse influer sur l’orientation d’un journal pour le faire s’engager pour tel candidat ou ministre est proprement scandaleux. Qu’une rédaction s’autocensure dans une affaire politique par peur de perdre sa place n’est pas digne d’un pays libre.

La proposition de François Bayrou a donc le mérite de pointer du doigt les dérives de notre système politico-économico-médiatique. Mais pour être cohérente, cette proposition de loi doit se doubler d’une autre : la privatisation des chaînes de télévision et de radio publiques. Car c’est bien sûr elles que s’exercent les plus fortes pressions politiques. Leur indépendance est impossible, car leur budget et leurs dirigeants dépendent directement (et non plus indirectement) des gouvernants. Penser que parce qu’un organe de presse est publique, il est forcément indépendant est totalement impossible. Il est au contraire immédiatement et exclusivement dépendant des dirigeants politiques en place.

En 1981, Mitterrand a complètement remodelé la direction et même les équipes des chaînes de télévision publiques. Il y a une semaine, Nicolas Sarkozy aurait menacé de remplacer la direction de France 3 s’il était élu. La couleur est donnée. Personne ne croyait plus à l’indépendance des chaînes publiques en France, le coup de grâce est donné.

Il ne faut d’ailleurs pas blâmer un candidat plutôt qu’un autre. C’est le principe même de télévision d’Etat qui est responsable. Si vous mettez un organe de presse entre les mains d’un dirigeant, ne vous étonnez pas qu’il l’utilise à son profit. Tant que France Télévision et Radio-France dépendront directement de l’Etat, leur indépendance sera impossible.

Deux réformes s’imposent donc : l’interdiction pour les groupes vivant de commandes publiques de posséder des groupes de médias et la privatisation des chaînes de télévision et de radio publiques. Alors seulement nos médias pourront être réellement indépendants du pouvoir politique !


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50 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 mars 2007 10:12

    Les médias et plus particulièrement publiques,n’ont pas à être privatisé ,car ils constituent (normalement) un contre-poid à des groupes privées,qui forcèment seraient parti-pris ici et là pour des interêts particuliers et ne feraient pas l’effort nécessaire à la création ou à l’information objective

    Le groupe média de BERLUSCONI est un exemple à ne pas suivre

    Il est effectivement difficile,voir impossible d’être indépendant quand on représente une puissance médiatique.


    • Sabine Herold Sabine Herold 28 mars 2007 10:36

      Je pense qu’il est illusoire de croire que « publique = indépendant ». Les chaînes publiques ne sont pas indépendantes, elles dépendent directement du pouvoir politique en place.


    • Damien Sage Damien Sage 28 mars 2007 13:50

      Je souscrit à l’idée que le rôle de contre pouvoir des médias devrait figurer dans la constitution.

      Sur bien des domaines, le pouvoir médiatique dépasse les autres pouvoir. Ainsi, télévision et radio peuvent changer le cours d’un procès ou faciliter le passage de projets de Loi, etc.

      Executif, legislatif, judiciaire... et mediatique. Il faut revoir la séparation des pouvoirs pour y inclure le quatrième pouvoir.

      Et merci à l’auteur d’avoir partagé ses reflexions avec nous. On sent qu’il y a eu beaucoup de travail.


    • LE CHAT LE CHAT 28 mars 2007 10:18

      tu as tout a fait raison ; merci à avox de donner la possibilité à tous de s’exprimer librement smiley


      • Marie Pierre (---.---.148.221) 28 mars 2007 10:45

        Pas d’accord du tout avec cet article : même si les différentes chaînes de Radio France « dépendent » de l’Etat, dans le sens où c’est l’Etat qui nomme le PDG et que le PDG nomme les directeurs de chaînes, il n’en reste pas moins que les émissions elles-mêmes ne sont pas dans l’ensemble soumise à la volonté politique de l’Etat. Que c’est seulement sur les chaînes de la radio publique que l’ont peut entendre des émissions de qualité qui se moquent de l’audimat.

        Privatiser ces services publics reviendrait à les vendre aux publicitaires dont le pouvoir est aussi pire que celui des politiques. Comme a dit un certain responsable de TF1, les émissions préparent le cerveau pour le coca cola. Merci bien monsieur l’ultra-libéral, mais restez donc branché le week end sur France Inter ou France Culture, vous ferez la différence. Certes, vous ne vendrez pas vos produits, juste quelques livres, quelques disques ou des places de cinéma. Mais l’ultra-libéralisme se fout de la culture si elle n’est pas un objet de consommation.


        • Sabine Herold Sabine Herold 28 mars 2007 11:00

          Je ne suis pas d’accord avec vous. De nombreuses chaînes thématiques proposent des contenus de grande qualité. Sur le câble ou le satellite, vous trouvez des chaînes à contenu spécifique (voyage, nature, histoire...). Si vous écoutez BFM ou Europe1 le WE, vous entendrez également des émissions « intelligentes ». De la même manière, de nombreuses WebTV et WebRadios fleurissent aujourd’hui sur le Web, avec un contenu qui intéresse leurs auditeurs. Il n’y a donc pas besoin de l’Etat pour produire des émissions de qualité.

          Je crois également que votre commentaire sur l’audimat est aujourd’hui daté. De nombreux médias (à l’exemple des sites Internet) réalisent de bonnes rentrées publicitaires non pas parce qu’ils ont un large audimat, mais parce qu’ils ont un auditoire ciblé. Ce que l’ont voit sur Internet (les annonceurs n’achètent plus de l’exposition de leur marque, mais des clics vers leurs sites) est une tendance de fonds de l’univers des annonceurs.


        • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 11:38

          Sauf que les chaînes sur le cable ou satellite sont payantes, et que je ne regarde pas la télé. S’il faut avoir la télé pour écouter la radio, c’est un comble ! Mon commentaire ne se reférait qu’à la radio. Et si j’écoute le service public, c’est parce que je ne veux pas qu’une émission soit interrompue par des pubs ! Déjà que sur France Inter il y en a un peu trop !!


        • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 14:02

          @ Tall,

          Et je suis profondément laïque, et je ne supporte pas les islamistes, je fais le distinguo islam/islamiste, MAIS j’écoute avec plaisir Abdelwahab Meddeb et Akram Belkaïd et je déteste le FN, Sarko itou, et je votais à gauche mais pas cette fois, Bayrou du bout des doigts, et j’aime la cuisine et le vin, le même âge que le marsupilami. Je serais plus Mouette rieuse que mademoiselle Jeanne.


        • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 15:00

          Nenni,

          Je ne suis pas Melle Jeanne, je ne suis pas dans un fan club. Je zappe en cas de dérapage.

          Je te ferais tout de même remarquer que je trouve que les attitudes machistes vis à vis d’une rédactrice ou d’une commentatrice ne sont pas de son fait. La vulgarité :

          Dire « foutre » et « cul » c’est p’t-être osé Tout c’ que tu veux leste, salé

          Mais la vulgarité ça n’a Rien à voir avec ça

          C’est par exemple mettre sans broncher Mille ouvriers sur le pavé

          Tandis qu’en bourse tes actions montent Et n’ pas en avoir honte

          C’est comme à Managua N’offrir aux filles haves En zone franche là-bas Qu’un salaire d’esclave

          C’est réduire à plus rien L’aide minable déjà Qu’ la vieille qui tend la main Espère chaque mois


        • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 15:03

          Oublié : Paroles de Michel Buhler


        • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 16:19

          @ Tall,

          Dans ce cas, je fais aussi partie du fan club de Docdory, d’Akram Belkaïd, d’Ollivier Bonnet et de Rage. Il m’arrive de m’empoigner avec des commentateurs hostiles à leurs articles. Je ne suis dans aucun jeu de rôle. Regardez le nombre de fois où je félicite un auteur.


        • Marsupilami Marsupilami 28 mars 2007 22:19

          Marie Pierre

          Vivent les Mouettes rieuses. Et que meurent les Tall à la con.

          Désolé de troller cet article ridicule qui mérite pourtant de l’être.

          Et que vivent les radios libres, celles de service public donc !


        • Marie Pierre 28 mars 2007 22:39

          Salut Marsu,

          Marre de ces malades, j’ai posté sur le fil de DW.

          Yarkkkk


        • tof (---.---.28.34) 29 mars 2007 10:44

          Brillant commentaire et fâcheux mélange des genres. N’est pas journaliste qui veut. Plutôt que d’énoncer des truismes libéraux qui se répétent à l’infini, essayez un peu de travailler comme un journaliste et recoupez vos sources. Regardez un peu l’actionnariat de chaines passionnantes comme histoire dédiée à la gloire de la machinerie de guerre : un complexe militaro industriel, qui vit donc des commandes de l’Etat est bien derrière tout ça. Si vous pensez que cela participe à la production de contenu intéressant....


        • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 10:57

          Cet article a le mérite de poser une question essentielle mais me laisse sur ma faim.

          Par ailleurs, encore une fois sur Avox, c’est reparti avec le Bayrou qui se donne le beau rôle. C’est oublier que cette statégie (dénoncer la connivence du pouvoir et des médias « traditionnels » excepté le Canard qui tape ou entarte, à juste titre, les égos surdimensionnés de tous bords) était le souhait de Bayrou depuis longtemps et, face à Chazal, baffe qui a fait l’objet d’un article ici même par notre Carlo Revelli, le message enfonçage de porte ouverte a enfin pris.

          C’est oublier de dire que si les petits candidats avaient pu bénéficier d’une tribune médiatique attribué au preux Béarnais depuis belle lurette, ils en auraient dit autant voire avec plus de mordant et surtout, auraient eu eux mille fois plus de raisons que Bayrou de se plaindre.

          Pour en revenir à la neutralité des medias j’avoue que je n’ai pas encore trouvé de solution. J’estime simplement que s’il n’existait pas un journal comme le Canard, la dictature qu’on nous impose serait totale. En fait, c’est à chacun d’aller et de se renseigner comme il l’entend. Perso, Wikipédia et d’autres sites sur internet m’ont beaucoup appris, ouvert un peu plus les yeux et je pense que ce n’est qu’un débat continuons le combu.


          • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 11:47

            Sabine, la beauté de ton visage m’ayant attiré je constate que tu ne cache pas ton appartenance à DL dont le représentant soutient désormais notre bailleru national. C’est honnête de le dire et je comprends mieux la place centrale du sang triste dans ton article.

            En tous cas, un article pro-bayrou à peine voilé sur Avox est une bonne chose car ça manquait un peu et puis comme ça, ça rééquilibre l’ensemble (aillam jokingue, its ironik) smiley


          • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 12:00

            A.L. et non D.L. « Faute de signatures, Edouard Fillias jette l’éponge et annonce le soutien d’AL à François Bayrou. »


          • jak (---.---.4.39) 28 mars 2007 11:24

            indépendant de l’état ou de Martin bouygues, les fourches caudines sont toujours tendues a l’horizontale


            • ExSam (---.---.208.109) 28 mars 2007 12:15

              Article typique de la vulgate analphabête et mensongère de l’arsenal ultra-libéral. L’exemple idéal-typique en est la formule « travailler plus pour gagner plus » qui fait florès chez la droite, ravie d’avoir trouvé une grande gueule aux dents qui raclent et qui tape sur la table pour imposer un appauvrissement forcené du pays, en termes de richesses réparties comme de libertés.

              Que les gens de droite soient assez stupides pour ne serait-ce regarder ce bateleur tellement effrayé par son public qu’il ne peut faire un pas sans une armées d’IRIS hérissés de gros calibres, ce nostalgique atavique de l’Ancien Régime, exigeant le pays à ses pieds pour le moindre poudrier en retard, c’est leur affaire.

              Que ce rejeton de roi feignant prétende gouverner la République, il n’en est pas question.

              Et il n’est, par conséquent,pas question de laisser tranquillement dégouliner les discours qui fleurent bon la liberté des loups, que vante ce gavé qui n’en a jamais foutu une rame de sa vie.

              Quelques vérités à rappeler à notre amie du Marché.

              L’Etat représente l’intérêt Général, car il est fondamentalement l’incarnation de la volonté citoyenne.

              Détourné de ses missions et dévoyé par les lobbies, les politiques du Marché, des intérêts privés, des banques et des multi-nationales notamment, il s’avère devenir un outil de plus pour détourner la presse de son but initial. Informer pour une meilleure compréhension, dans une objectivité et un pluralisme maximaux.

              Ceci dit, il est bien loin de ces tentaculaires groupes médiatiques Lagardère, Bouyges, Vivendi Universal et Wendel, pour ne prendre que ceux-là. Une histoire de la presse montrerait sans doute que sa qualité et sa liberté se construit avant tout contre le Marché et non contre l’Etat, sauf si l’Etat est composé de vendus, comme aujourd’hui, qui ne pensent qu’à en toucher de gras salaires, et continuer à le dépecer, n’importe comment pour n’importe qui, avec n’importe quel prétexte.

              Quand l’auteur écrit : « François Bayrou ...dénonce « que les groupes qui possèdent des média soient par ailleurs en affaire avec l’Etat...Il propose « une loi interdisant aux grands groupes qui vivent des commandes de l’Etat d’acquérir des entreprises de médias... »

              On se dit pas étonnant du libéral Bayrou, pas étonnant de la capital-risqueuse qui nous fait du publi-rédactionnel pour la presse du pognon, la presse-lessive des grands groupes. Si j’étais Bayrou, j’inverserais la proposition. « que les médias aidées financièrement directement ou indirectement, soient soustrait d’une part aux grands groupes, et d’autre part, plus massivement soutenus par une taxe sur les pages pub et les bénéfices des groupes, gérés, répartis par une commission indépendante des personnes des métiers de la presse et des lecteurs ».

              Voilà ce que j’aurais proposé si j’étais Bayrou, mais Bayrou avance en crabe. Ce qui est un propos iconoclaste sur Agora Vox. Mais ça finit par se répandre et les replieurs ne pourront plus suffire pour occulter cette vérité plus longtemps.

              Il faut signaler que l’Etat, quand il passe des commandes pour faire vivre les artiste ou construire des hopitaux, est dans son plus beau rôle.

              Il faut signaler que ces commandes sont, fondamentalement, prévues pour favoriser tous les candidats potentiels et répondre à un besoin qui s’inscrit dans la volonté démocratique de fournir égal accéès, égalité des chances, égalité de moyens à tous sur le territoire de la République.

              Il ne faut pas oublier également que les marchés publics sont encadrés, et enfin que les aides à la presse, pour aussi mal réparties, mal conçues et faibles qu’elles soient réduisent un peu les disparités entre Le Figaro et La Lettre à Lulu ou l’Oursaint.

              La malignité supposée de l’Etat c’est un discours neuf, concocté par les think-tanks français de l’ultra-libéralisme avant l’heure. Il s’est répandu, il a trouvé des séides pour le huiler, genre Rosanvallon, des instituts pour le propager, comme la Fondation Robert Schumann, bras armé des intérêts US, car n’oublions que cette liberté qu’ils veulent c’est de celle de groupes qui ont une force de frappe financière énorme, des amis politiques puissants et asservis, un scrupule réduit et une philosphie qui est celle des membres fondateurs tous issus de ce grand territoire de libérté, si nouveau et si heureusement connu, les USA.

              Quand l’Etat respecte la liberté, l’égalité et la Justice inscrite dans les lois, sur la Presse ou ailleurs, les marchés peuvent servir leurs intérêts, mais d’abord la citoyenneté. Si les règles sont respectées.

              Force est de constater que les premiers à truquer, faire du lobbying, produire des textes de lois clés en main pour les députés, sont les entreprises et leurs séides du MEDEF.

              Force est de constater que les premiers à soudoyer, acheter, corrompre, donc, sont les entrepreneurs.Mille exemples chaque semaine dans le Canard. Ainsi, La Lyonnaise qui corrompit du côté de Grenoble un petit avide que l’UMP a bombardé chef de section, sans même que le grand Yaka se mette une pince à linge sur nez, montrant ainsi combien son odorat est altéré, en tout cas bien assez pour ne humer à sa juste valeur un verre de nos vignes.

              Autre exemple, si commun, les Lepasclerc et autres Karrouf, qui achètent les voix, les consciences au niveau local, départemental et national pour implanter tant de leurs univers à vendre que la France est le pays ou se sont créés le plus d’hyper en Europe depuis dix ans.

              Ainsi donc, la dérégulation du fonctionnement vient initialement de la volonté unique, prolongée et terroriste du Marché qui achète les consciences pour un but unique : le profit.

              L’exemple achevé de cette domination du marché, en termes de presse, c’est le GRATUIT, cet alignement de fonds de tiroir AFP entrelardé d’annonces et de pub, mauvais papier, mal maquetté, couvert d’une encre qui laisse de sales traces quand on se torche le cul avec.

              Faut-il vraiment penser que ce parangon de la presse « libérée » des réglements et des « accointances mauvaises » avec l’Etat, le GRATUIT, - par exemple celui que voulait nous balancer l’infect Bolloré, le type qui casinote avec son pognon et n’en a rien à foutre de rien si ce n’est de la prochaine proie - est un exemple de qualité et de citoyenneté ?..

              Je crois que le Marché doit s’occuper de ce qu’il connaît et de ce qui l’intéresse, le pognon, qu’il soit risqueur ou bien assis.

              Plus loin la presse sera des tentacules publicitaires ou des fonctionnements ou l’information est subordonnées à des intérets commerciaux divers, mieux ça vaudra pour elle.

              Pour celà la vraie presse doit compter sur un Etat régulateur, protecteur, comme le voyaient, le voulaient les autorités au sortir de la guerre.

              Pour avoir vu les mains sales du marché se vautrer avec les nazis pour faire des titres rentables même pendant que crevaient les soldats sur le front et les résistants sous la torture, ils savaient pertinemment que cette liberté du marché est un leurre et une honte profonde pour le journalisme véritable.

              Ils ont d’ailleurs produits des recommandations, faits des tentatives sérieuses et révolutionnaires, les héros de la Résistance, pour construire une vraie presse en France.

              Puis les collabos sont revenus, quand l’heure n’a plus été aux procés, à l’épuration, mais de nouveau aux affaires.

              Nous en sommes plus que jamais là, aujourd’hui et ne croyons que le Net est un rivage vierge de cette emprise pernicieuse.

              La preuve, l’avant-garde idéologique pointe déjà le museau.


              • Hyacinthe (---.---.158.134) 28 mars 2007 15:02

                Tout à fait d’accord : je me méfie moins d’un média mis en place par des politiques qui ont été elus par tous dans l’intérêt de tous, que de presque tous les autres médias détenus par une même idéologie économique, donc politique, et qui en général, ne défend que ses propres intérêts.


              • ExSam (---.---.208.109) 28 mars 2007 21:30

                Hyacinthe

                Ca tombe sous le sens, mais pour certains c’est folie que d’oser dire ça. Cherchez l’erreur..


              • TB (---.---.21.162) 29 mars 2007 00:13

                L’erreur est que ce média prétenduement citoyen est bourré de bayrouistes.

                J’aurai traité de la même façon un de ces chers citoyens à deux balles, je me serais fait censurer aussi sec. Je me fais d’ailleurs censurer pour bien moins que ça. Si on leur laisse le pouvoir ça va être pire que Sarko et Lepen réunis, la droite en camouflage façon bailleru est la pire de toutes. Pour le moment elle se répand sournoisement sur le net français comme un monstre froid qui ne dit pas son nom.


              • nico (---.---.55.253) 28 mars 2007 12:18

                Tout ça pour finir sur un « privatisons tous les médias publics »... mouais. Qui peut croire que la dépendance aux groupes industrielles vaut mieux que celle de l’Etat... Qui peut croire que Radio-France est à la botte du gouvernement. Il est évident que ces 5 dernères années, les radios privées (Europe, RTL) sont nettement moins critiques envers la politique gouvernementale. A la télé, c’est peut-être un peu moins vrai... mais où sont les emmissions culturels sur TF1 ? M6 ? Alors OUI, si vous voulez des médias qui vous assomment, reposent le cerveau jusqu’à l’atrophie... privatisons : les masses abruties enrichissent queques’uns, perdent tout esprit critique (et c’est comme ça qu’un président peut, sans être inquiété, partir en guerre sans raison pour d’uniques intérêt economiques)


                • arturh (---.---.119.98) 28 mars 2007 12:43

                  C’est tout à fait exact. Prenons plutôt exemple sur les médias cubains ou de la Corée du Nord : aucune privatisation et donc aucun média qui abruti, qui assome.


                • nico (---.---.55.253) 28 mars 2007 13:36

                  caricature... on parle evidemment des médias dans les pays démocratiques... sinon, l’article n’a aucun sens, puisque dans les dictatures, les autocraties et simulacres de démocratie, même les médias privé sont contrôlés..


                • nico (---.---.55.253) 28 mars 2007 13:38

                  je reformule : dans les dicatures..., les média privés sont eux-aussi contrôlés par l’Etat.


                • arturh (---.---.119.98) 28 mars 2007 12:21

                  La question, intéressante au demeurant, me paraît mal posée dans l’article parce qu’elle devrait poser automatiquement la question de la démocratie.

                  Si on prend une démocratie, comme les USA, comme exemple, on s’apeçoit que la presse, les médias, comme on dit aujourd’hui, y a été toujours totalement libre.

                  On s’aperçoit alors que cette liberté signifie d’abord et avant tout une totale indépendance vis à vis de l’Etat. Ce qui conduit alors à définir le rôle de l’Etat, dans une démocratie, comme étant celui de garantir l’indépendance de la presse hier, des médias aujourd’hui, selon des lois démocratiquement votées par le pouvoir législatif, exécutées par le pouvoir exécutif et jugées en cas de conflit par le pouvoir législatif, sous la tutelle d’une Constitution Démocratique qui garantisse l’indépendance de ces trois pouvoirs.

                  Pour prendre un exemple concret, on peut voir ou revoir le film « de » Milos Forman, « Larry Flint » qui raconte l’histoire qui a abouti à la décision de la Cour Suprême des USA dans le cas dit : « Hustler Magazine, Inc. v. Falwell ». http://en.wikipedia.org/wiki/Hustler_Magazine_v._Falwell

                  L’article pose quand même bien le fait qu’il s’agit d’une question politique fondamentale.

                  Nous en Europe, savons par contre que TOUS les régimes politiques précédents la démocratie, où s’opposant à la démocratie, interviennent directement dans la presse hier, dans les médias aujourd’hui.

                  La conclusion de l’auteur devrait en tous les cas préciser que ce n’est que lorsque nous vivrons en démocratie que « Alors seulement nos médias pourront être réellement indépendants du pouvoir politique ! »

                  Evidemment, dans le Monarchie Républicaine où nous vivons, les médias ne peuvent pas être indépendants du pouvoir politique.

                  Quand on pense qu’en France, comme dans le reste de l’Europe d’ailleurs, l’Etat intervient même dans la production des films de cinéma depuis l’instauration des régimes totalitaires, on voit que nous sommes encore loin du compte !!!


                  • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2007 12:31

                    Les médias vivent de la pub, et ont besoin de capitaux. Ils obéissent donc pour l’essentiel à de grandes sociétés privées. Comme le monde politique.

                    Le vrai enjeu du 5ème pouvoir est, comme cela a été abordé samedi, la question de son financement.

                    Il a moins besoin de capitaux. Mais il a besoin de recettes. Si celles-ci ne sont que publicitaires, on revient au problème précédent. Et même s’il trouve un autre modèle économique, il pourra être « infiltré » par des désinformateurs professionnels.

                    Mais à chaque jour sa peine. Ce qui est urgent, c’est d’abroger la DADVSI, légaliser le p2p, instaurer une licence globale, de manière à priver les médias de l’entertainment sur lequel s’appuie leur désinformation.


                    • arturh (---.---.119.98) 28 mars 2007 12:51

                      Voilà, c’est ça la solution : obligeons, interdisons, privons, punissons...

                      Et oui, il faut, parce qu’il faut que vous sachiez que les gens qui écoutent, lisent, regardent les médias sont des imbéciles, des espèces d’animaux pavloviens, influençables, et que pour leur bien, il vaut mieux écouter l’avis de l’auteur de ce post, parce que son intelligence le place naturellement au dessus des autres et que son point de vue supérieur permet de détecter les complots et éclairer le chemin.

                      Allez petit père des peuples, enlève ton pseudo, on t’a reconnu.


                    • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2007 14:32

                      « c’est ça la solution : obligeons, interdisons, privons, punissons... »

                      Je suis curieux de savoir où vous avez trouvé cela dans la préconisation :

                      « abroger la DADVSI, légaliser le p2p, instaurer une licence globale »

                      Votre dénonciation permanente du soviétisme est fondée, mais plus trop d’actualité. Il devrait être possible en 2007, vingt ans après la chute de l’URSS, de dénoncer les excès du capitalisme sans se faire traiter de « stalinien ». Et même à l’époque cette appellation était parfois utilisée abusivement. Même Rachel Carson a été appelée « communiste » à l’époque par Monsanto.


                    • arturh (---.---.119.98) 28 mars 2007 14:43

                      Je pense avoir répondu plus bas dans le fil à votre mode de pensée. Et oui, 20 ans après la chûte du mur de Berlin, il faudrait penser à changer de discours...


                    • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2007 14:46

                      Cf réponse.


                    • (---.---.39.32) 28 mars 2007 12:50

                      Je pense même qu’il est fondamental d’aller dans cette direction. Oui, il faut rendre étanche au mieux et au possible chaque média à toutes affaires gouvernementales.

                      De ce fait, je m’interroge parallèlement à la pertinence d’aller dans la direction « sarkozienne » qui consiste à contrôler plus fortement les flux médiatiques.

                      Prenons l’exemple suivant de l’amendement Lecerf n°27 déposé le 20 décembre 2006, et adopté : (Allez jeter un oeil ici http://www.odebi.org/new2/?p=234 pour plus d’info)

                      « Art. 222-43-2. - Est constitutif d’un acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne prévues par les articles 222-1 à 222-14-1 et 222-23 à 222-31, et est puni des peines prévues par ces articles, le fait d’enregistrer ou de diffuser par quelque moyen que ce soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission de ces infractions. »

                      « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables lorsque l’enregistrement ou la diffusion résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public, ou sont réalisés afin de servir de preuve en justice. »

                      Les termes « exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public » me gènent énormément car ils condamnent implicitement l’exercice indispensable du journaliste-citoyen. Renforcer l’implication de l’état dans le contrôle journalistique me semble dangereux. D’une part, qui pourra et comment faire le distinguo entre le journaliste « qui a le droit » et celui qui ne l’a pas. D’autre part, est ce la bonne direction pour que l’état réagisse objectivement face aux médias ? Peut on assurer avec une telle ligne de conduite une non-différence de traitement entre un média favorable à l’état et un média non favorable ?

                      Je pense qu’il est impératif que :

                      1- L’état révise son attitude face aux médias en ne discréditant pas le journalisme citoyen par exemple.

                      2- L’état modifie ses rapports aux médias en leur rendant une liberté totale et non négociable.

                      3- L’état ne fasse plus « d’affaires » avec les médias. L’état donne, certes, mais ne reçoit pas.

                      J’ai légèrement dévié le sujet, je le sais, mais il me semble terriblement important de bouleverser le rapport entre médias et état ET soutenir le rapport entre citoyen et médias. Je pense que cela sera un axe important pour le futur chef de l’état. Qu’on approuve ou non Bayrou, il a au moins le mérite de présenter cette problématique, qui même si elle n’est pas prioritaire, joue un rôle considérable dans notre société.


                      • (---.---.141.80) 28 mars 2007 13:02

                        Bonjour,

                        Il est en effet absurde qu’un industriel vivant des commandes publiques puissent posséder un groupe de média. Mais avant de porter un jugement sur la situation de Lagardère et Bouygues, il convient d’être plus précis quant au pourcentage de leur activité en France ou au pourcentage de leur activité dans l’armement. Cela évite de parler par slogan.

                        Par contre, pourquoi vouloir supprimer les chaînes publiques ? Elles existent dans tous les pays, même les plus libéraux. Plutôt que vouloir créer des petits TF1 partout, mieux vaut réflechir à la mission du service public dans un paysage audiovisuel qui a bien changé depuis 50 ans.

                        Rappelons à cette jeune auteur que Maurice Siegel, patron d’une chaîne privée (Europe n°1) a été viré par Giscard. A l’époque, pas de commandes publiques ou d’actionnaire public pour cette station.

                        Je rappelle aussi que l’Etat, c’est nous, et qu’une chaîne publique est un bien collectif, pas celui d’un gouvernement ou d’un parti.

                        Une réaction à quelques bêtises écrites dans le papier :

                        - « Les groupes de presse étrangers dépendent tous de leurs actionnaires ». Les groupe français aussi, selon mes informations.

                        - « Le Canard enchaîné, seul journal à ne vendre aucun espace publicitaire, est dépendant... de son lectorat avide de potins et de dénonciations sensationnelles ». L’auteur confond sans doute le Canard, qui est un hebdo d’information, avec Voici ou Gala. Par ailleurs, un journal digne de ce nom dépend effectivement de ses lecteurs (et ses journalistes de l’air qu’ils respirent). Il y en a près de 2 millions pour le Canard. C’est donc une dépendance très particulière...

                        - « La situation des médias en France a quelque chose de particulier. Soit ceux-ci vivent directement d’argent publique, soit ce sont des commandes d’Etat qui font vivre les groupes industriels qui les possèdent ». Voilà une généralisation bien hâtive. J’ai fondé plusieurs médias en France. Aucun n’a jamais bénéficié de subventions directes. Quant au reste, l’auteur doit étudier plus précisément la structure des chiffres d’affaires des groupes dont elle parle.

                        - « L’indépendance des chaînes publiques est impossible, car leur budget et leurs dirigeants dépendent directement (et non plus indirectement) des gouvernants ». Les écoles dépendent d’un budget public. Elles sont indépendantes des gouvernants. La BBC est financée par la redevance. Elle est indépendante. Le conseil constitutionnel est financé par un budget public. Il est indépendant. La justice n’est pas privée. Elle est indépendante. A force de raisonner en slogan « L’Etat c’est pas bien, le privé c’est bien », on finit par dire n’importe quoi.

                        A+

                        JR


                        • ZEN zen 28 mars 2007 13:25

                          Forest a oublié (par modestie ?) de vous renvoyer à son excellent site . Je me permets de le faire à sa place :

                          http://forestent.free.fr/sitemap.html

                          Dans la rubrique : auteurs, cherchez un certain Sarkosy. Vous serez étonné de découvrir son riche carnet d’adresses...


                          • arturh (---.---.119.98) 28 mars 2007 13:51

                            Merci pour ce lien très utile. On est finalement étonné de voir, surtout concernant les USA et la France, comme toutes ces informations sont publiques et peuvent être aisément consultées dans les détails.

                            Pourriez-vous en profiter pour me rappeler le lien avec le site que Forest à fait sur les intérêts croisés entre gens de pouvoir politique économique et médiatique en Chine, à Cuba, en Russie et au Vénézuéla, s’il vous plaît. Je voudrais avoir plus d’information également de ce côté là et je ne trouve rien. J’avais une amie qui me communiquait pendant un temps quelques infos sur la Russie mais elle est malheureusement morte dans un stupide accident d’ascenceur toujours inexpliqué.

                            D’avance merci, à vous et bien entendu à Forest, le découvreur des complots cachés. Profitez en pour lui signaler que s’il est encore à la recherche de portes ouvertes à enfoncer, j’ai à sa disposition une importante documentation sur les francs-maçons qui a été entièrement remis à jour depuis 1943.


                          • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2007 14:44

                            « j’ai une importante documentation sur les francs-maçons qui a été entièrement remis à jour depuis 1943 »

                            Publiez-là. Faites un article, un blog ou un site.

                            « Forest, le découvreur des complots cachés »

                            Non. C’est bien précisé en page d’accueil là :

                            http://forestent.free.fr/precora.html

                            Je ne crois pas aux complots et ne m’y intéresse pas. Je crois aux chiffres et aux logiques économiques.

                            « On est finalement étonné de voir, surtout concernant les USA et la France, comme toutes ces informations sont publiques et peuvent être aisément consultées dans les détails. »

                            Oui et non. La publication de documents de référence ne remonte qu’à il y a 5 ans à la suite du crash Enron. Mais beaucoup veulent aujourd’hui revenir sur la loi Sarbanes-Oxley. Et les hedge funds sont un bon moyen de la contourner.

                            « Pourriez-vous en profiter pour me rappeler le lien avec le site que Forest à fait sur les intérêts croisés entre gens de pouvoir politique économique et médiatique en Chine, à Cuba, en Russie et au Vénézuéla, s’il vous plaît ? »

                            On ne peut pas tout faire. smiley

                            Mon site est sur les médias français, et constitue implicitement une dénonciation de certains excès du capitalisme. Cela ne vaut certainement pas approbation des autres systèmes. Les régimes chinois et russe sont certainement pires que le nôtre. Si votre combat est celui pour les libertés fondamentales dans le monde, j’y souscris entièrement.


                          • (---.---.178.204) 28 mars 2007 15:24

                            Problème insoluble ? Oui, si nous réfléchissons avec la logique des structures de nos sociétés.

                            Or, tout bascule. Il nous faut réinventer la société d’aujourd’hui et de demain.

                            Il n’y a pas que la presse, l’exemple de la justice et bien d’autres sont aussi concernés.

                            Mais restons sur le sujet. Lorsque j’ai commencé mon métier, d’ingé-son, je fus surpris de constater l’engouement pour les médias des différents acteurs de la société allant du petit commerçant, en passant par le maire et même du curé !

                            Tous se beau monde nous refiler cartes blanches et subventions pour préserver l’outil sans but apparent. Enfin, c’est ce que je croyais !

                            C’était le début des radios libres voulues par Mitterrand. Cette période ne fut qu’éphémère (effet merde). Les gros ont racheté les petits, et ceux qui n’ont pas voulu plier se sont fait taire par tous les moyens possibles et imaginables.

                            Or nous constatons que ce phénomène tente de se reproduire avec le réseau. Et si nous ne réagissons pas plus fermement aujourd’hui, la solution est toute trouvée pour demain.

                            Hélas où heureusement, les gros bonnets se retrouvent pris dans une mélasse qui leur coûte très cher. Trop cher... ? Pas si sûre et connaissant les filous, je m’attends à quelques rebondissements spectaculaires.

                            Le copinage juridique nous a prouvé qu’ils sont prêts à tout (ex:Dadvsi) mêmes à sacrifier leur idéologie libérale, pour imposer leurs visions.

                            Mais ce n’est pas assez ! Il en faudra beaucoup et toujours plus, car l’évolution du web n’est pas stabilisée. Toutes les lois sont trop facilement contournées par de multiples pratiques.

                            Nous en sommes qu’au début. Voilà pourquoi il est crucial d’y répondre maintenant. Pas de demi-mesure ! Pas de pourparlers ! Pas de compromis ! pas d’interdiction ! Rien de chez rien du tout ! Claire ? Limpide ? Capito ? No Coment, point barre et basta.

                            Et ne croyez pas que cette intransigeance est totalitaire, voire immorale ! Pour l’instant, ce sont les gros groupes qui le sont ! pas les gentils internautes désignés comme pirate dans un procès sans appel !

                            Le site et les articles de Forest sont très bien documentés, bien que je ne partage pas tous ses points de vu, comme la licence globale.

                            En effet, la répartition de cette taxe sera détournée, comme le fait déjà le Sacem dans une holding associative ! Mais rassurez-vous, ils sont blancs comme neige...

                            Avant de soulever la répartition, soulevons les brevets et autres droits d’auteurs. Parce que le copier-coller ne fait que commencer. Et vos enfants risquent de le payer très cher...

                            Dix fois son prix, et encore je suis gentil ! Vous savez, la taxe de la taxe, sur la taxe de la surtaxe ! Pour entendre en plus les ayant droit se plaindre du coût de la vie ! les pauvres, ils ont toujours rien compris au film !

                            Et les commerçants vous croyez qu’ils vont payer longtemps le raquette Sacem ? Et les citoyens, leurs redevances pour trois-quatre chaînes préhistoriques ? alors qu’ils ont la diversité, le choix, la qualité, la quantité, sur mesure pour une donation optionnelle !

                            Mettez-vous à la place ce Carlo ! Un milliard de connecté à 1 centime d’Euro ! pas beau le vie ! Il n’y est pas encore, mais un petit encadré au coin de la page ne devrait pas tarder...

                            Alors oui, finis les médias collés au pouvoir. Fini les propagandes stériles et illusoires ! Finis les chiffres traficoté ! Finie l’hypocrisie de bas étage ! Place au libre et sans condition. Pour le plus grand bien des Hommes de ce monde ! ...


                            • ExSam (---.---.208.109) 28 mars 2007 21:39

                              IP 50.178

                              Ton commentaire est un peu cryptique par moments, ce qui ne l’empêche pas d’être intéressant...

                              Peux-tu expliquer « Mettez-vous à la place ce Carlo ! Un milliard de connecté à 1 centime d’Euro ! pas beau le vie ! Il n’y est pas encore, mais un petit encadré au coin de la page ne devrait pas tarder... »

                              Carlo touche un centime sur quoi ?..Quel encadré ne va-t-il pas tarder à mettre ?..


                            • (---.---.156.214) 29 mars 2007 08:08

                              À ExSam,

                              Je pense avoir été limpide...

                              Pour plus d’information, intéresserez-vous au fonctionnement de l’Open Source. (fondation). Et n’oubliez pas que sur la toile, tout ce que vous ne pouvez pas réaliser dans un pays, peut se concevoir dans un autre...

                              Il y a aussi d’autres pratiques... Le Web, c’est un jeu de Monopoly ! Les régles tout le monde les connaît...

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