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Accueil du site > Actualités > Médias > WikiLeaks, un démon si populaire

WikiLeaks, un démon si populaire

Je vous invite à vous rendre sur le site internet officiel de l’organisation WikiLeaks. A priori, rien susceptible de focaliser l’attention du monde entier : un design assez sommaire, des publications mal répertoriées, des vidéos. Bref, au premier coup d’oeil, un blog basique n’aurait rien à envier à ce site. Et pourtant...

Les coulisses du monde diplomatique révélés au public Depuis plusieurs mois, et plus intensément depuis dimanche soir, WikiLeaks est au coeur de l’information. L’organisation de Julian Assange dévoile à des organes de presse partenaires comme Le Monde ou le New York Times plusieurs centaines de milliers de documents confidentiels (des télégrammes de la diplomatie américaine) qui éclaircissent les coulisses du monde diplomatique. 

Des anecdotes futiles aux révélations portant sur la guerre en Irak en passant par le double jeu des pays arabes vis à vis de l’Iran : WikiLeaks dévoile tout, rend transparent ce qui ne l’était que pour une caste élitiste. Ainsi, en une semaine, si les cartes du jeu diplomatique n’ont pas été redistribuées, le peuple n’aura jamais été aussi bien informé.

La Chine remettant en cause ses liens avec Pyongyang et prête à accepter une réunification sous l’égide de Séoul. Nicolas Sarkozy envisageant dès 2006 de soutenir les Etats-Unis en Irak. L’Arabie Saoudite suppliant les Etats-Unis de bombarder les installations nucléaires iraniennes. Les révélations n’ont certes pas abouties à un 11 septembre diplomatique car les documents publiés par WikiLeaks ne constituent des révélations que pour le peuple. Les élites dirigeantes n’ont rien appris.

wikileaksl.jpgLa dictature de la transparence En parallèle de ces révélations, Julian Assange et ses comparses nous livrent quelques petits détails croustillants : Sarkozy mal vu lors d’un dîner saoudien, détournant un avion pour ne pas apercevoir la Tour Eiffel aux couleurs turques, Merkel considérée comme timorée et lente par les Américains.

D’ailleurs, WikiLeaks n’en est pas à son premier coup d’essai. Déjà, il s’était illustré en mettant en ligne des textos de new-yorkais envoyés le 11 septembre. Ou les pièces du dossier du procès Dutroux. Et là-dessus, Wiki Leaks semble franchir la ligne rouge. Peut-on vraiment au nom de la transparence, étaler des éléments intimes de la vie privée des gens ? Pour quel but ? Assouvir une certaine curiosité malsaine ? Qu’est-ce que cela nous apporte 

Quand François Baroin évoque la dictature de la transparence, il n’a pas tort. WikiLeaks rend tout accessible, sans se poser de questions. Imaginez que la dernière part d’intimité qui vous reste à l’ère de Facebook, soit rendue publique. Que tout soit révélé, jusqu’à vos conversations privées. C’est ce qui risque d’arriver si WikiLeaks venait à croître de manière que des sites concurrents émergent. En clair, il faut rapidement stopper WikiLeaks dans ses agissements avant qu’il ne se banalise. 

assange.jpgPopulaire malgré tout Malgré le danger qu’il représente, le site WikiLeaks est néanmoins plutôt bien vu par l’opinion. On se délecte de ses nouvelles révélations et on assiste épatés à la fuite de Julian Assange, qui se cache on ne sait où pour échapper à un mandat d’arrêt international pour un viol sois-disant commis en Suède. Tout le monde s’offusque du sort réservé à Bradley Manning, ce G.I qui aurait transmis la plus part des documents à WikiLeaks, et qui risque la prison à perpétuité. Mike Huckabee a lui plaidé pour la peine capitale. 

Mais pourquoi s’évertue-on à éprouver de la sympathie pour WikiLeaks ? Peut-être parce que Julian Assange est notre Robin des Bois des temps modernes. Voir les puissants roulés dans la farine et nos dirigeants paniqués à cause de quelques hackers a un côté jouissif. Quelle que soit la cause défendue, à nos yeux, les grands ont toujours torts par rapport aux petits. Et c’est ce qui rend WikiLeaks si populaire...

Retrouvez ce billet dans son contexte original sur http://offensif.net et la page facebook du blog 


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24 réactions à cet article    


  • voxagora voxagora 2 décembre 2010 10:44

    .

    Il y a de l’ambiguïté dans cet article. En effet vous commencez par dire que
    ce que fait Wiki c’est en fait dévoiler les coulisses du monde diplomatique,
    c’est à dire RENDRE TRANSPARENT CE QUI NE L’ETAIT QUE POUR UNE CASTE ELITISTE.
    En ce qui me concerne, pensant que les peuples sont abusés par les politiques
    qui leur demandent leurs votes pour ensuite les écarter,
    je trouve que c’est salutaire. 
    Mais ensuite vous rejoignez le concert des effarouchés qui criminalisent 
    ce dévoilement, au motif que ce serait la vie privée de tous qui serait menacée.
    Voilà une pirouette qui me fait penser à HADOPI qui prend prétexte de la création
    soi-disant menacée par le téléchargement pirate pour imposer le flicage d’internet.
     


    • Marina Mars Marina Mars 2 décembre 2010 10:51

      Bonjour à vous !

      Populaire ? Pas si sur ! Mais tout le monde s’accorde pour se rendre compte
      que ces révélations, là, celles d’en ce moment en tout cas ; ne sont pas aussi spectaculaires. Car n’oublions pas que Wiki Leaks a dû passer par les médias officiels ! Et comme le souligne très justement l’un des articles sur Agora Vox  les révélations ont été sans doute filtrées !

      Mais là question est également posée ! Est-ce que c’est une dictature de la transparence, ou pas ? Chacun verra midi à sa porte !


      • clostra 2 décembre 2010 10:52

        Sauf que ces « fuites » invitent ceux qui ont accès à l’information, à des informations, aux informations, à réfléchir aux conséquences.
        On peut parler ainsi :
        du « social engineering »
        de la « veille concurrentielle » (légale ?)
        d’analyse des comportements des internautes assez facilement identifiables au travers de leurs IP (IP de connexion, IP de l’ordinateur...) appelé « profiling »

        Toutes ces « nouveautés » liées aux Technologie de l’Information et de la Communication...

        Alors, ne dit-on pas que « le silence est d’or et la parole est d’argent ». Argent ? beaucoup d’Argent ?


        • voxagora voxagora 2 décembre 2010 11:19

          Qui doute qu’Agoravox soit un inestimable outil d’information ?



        • Clouz0 Clouz0 2 décembre 2010 11:28

          « Qui doute qu’Agoravox soit un inestimable outil d’information ? »


          Excellent !  smiley smiley smiley

        • clostra 2 décembre 2010 12:20

          @voxagora, décidément, j’ai le cerveau lent en ce moment...
          Aurais-je mis au jour un mystère ?


        • Satournenkare 2 décembre 2010 11:52

          "Quand François Baroin évoque la dictature de la transparence, il n’a pas tort. WikiLeaks rend tout accessible, sans se poser de questions. Imaginez que la dernière part d’intimité qui vous reste à l’ère de Facebook, soit rendue publique. Que tout soit révélé, jusqu’à vos conversations privées. C’est ce qui risque d’arriver si WikiLeaks venait à croître de manière que des sites concurrents émergent. En clair, il faut rapidement stopper WikiLeaks dans ses agissements avant qu’il ne se banalise. « 

          Voilà un bien curieux amalgame et une curieuse logique : quels rapport entre
          -le fait de dévoiler ce que font nos REPRESENTANTS »EN NOTRE NOM« et qui à une influence sur notre vie à tous
          -et notre vie privée ?
          Voila une manière insidieuse d’associer deux choses différentes et de créer des fausses peurs ( »Que tout soit révélé, jusqu’à vos conversations privées. C’est ce qui risque d’arriver si WikiLeaks venait à croître de manière que des sites concurrents émergent« s’il s’agit de sites concurrent il resteront dans le même domaine que wikileaks cad la choses publique), en plus noyé dans un discours semblant sympathique pour weakileaks, ca c’est une rhétorique de dictateur ( utilisation d’un sophisme de manière »subliminale« )

          Vous dites que Baroin n’a pas tort en évoquant la dictature de la transparence ? vous dites aussi : »Les élites dirigeantes n’ont rien appris« ( l’emploi des mots » élites dirigeantes" est pleins de sous entendus, encore du subliminal )
          Sous-entendriez vous qu’il est normal que nos REPRESENTANTS nous mentent ou que le peuple, celui là même qui à confié un mandat à ces gens, n’a pas le droit de savoir ce qu’ils font et qu’ils n’ont pas de comptes à rendre ? Où est la dictature ?

          On constate actuellement une tendance de nos politique à inverser le sens des mots ( les habitants d’un pays qui se défendent contre un envahisseur sont des terroristes, la transparence de la vie politique une dictature, ...)

          La conclusion qui consiste à comparer Julian Assange à un Robin des Bois des temps modernes et une manière de plus de le discréditer de manière indirecte

          Pour moi, c’est article n’est que de la propagande ( subtile j’en conviens ) pour la dictature et pour décrédibilier WikiLeaks


          • xbrossard 2 décembre 2010 12:24

            vue le jeune âge du rédacteur, je crois plutôt que c’est la preuve de la réussite de l’endocrinement des nouvelles générations qui sont serviles avec les puissants sans même qu’ils en aient conscience...


          • Satournenkare 2 décembre 2010 14:40

            j’en conviens je n’ai lu la fiche de l’auteur qu’après avoir lu et commenté l’article ( je fais toujours cela pour me faire une opinion sur le texte et non de le lire à travers mes aprioris ( positifs ou négatifs ) sur l’auteur ) Et effectivement il semblerait que le lessivage de cerveau fonctionne bien, hélas. Où est le temps des instituteurs qui nous apprenaient à raisonner ? Où devrait on, comme au Venezuela faire des cours sur la lecture critique des médias ( ah pardon, eux c’est des anti-démocrates, dixit nos médias )


          • easy easy 2 décembre 2010 12:03

            La vie, végétale et animale, c’est de la stratégie, plus ou moins consciente.
            Comme il ne saurait y avoir de stratégie sans secret, il existera toujours, même entre père et fils, même entre mari et femme.
            Et comme chaque espèce, chaque genre est installé au sein d’une masse, il se forme des alliances stratégiques, des connivences (sujet par sujet, domaine par domaine).

            Stratégies et alliances varient constamment. Et chaque variation conduit à des trahisons de secret (il suffit d’entendre ce que se jettent les ex-conjoints à la figure lors des procès en divorce pour s’en convaincre. Il suffit aussi de regarder ce qui se passe chez les Bettancourt)

            Lorsqu’une enveloppe de secret est ouverte, ça fout le boxon sur le coup. Puis il s’en crée une nouvelle au gré des nouvelles connivences.






            • clostra 2 décembre 2010 12:23

              dirait-on : « crever l’abcès » ?


            • easy easy 2 décembre 2010 12:47

              Oui Clostra,

              Crever l’abcès et découvrir le pot-aux-roses sont deux choses assez proches.
              Je ne suis pas du tout idéaliste des grandes lignes de l’homme (je ne le suis que concernant mes sentiments d’amour envers une personne) et je crois qu’il y aura perpétuellement des vagues avec des creux masqués, des bosses visibles ; que les creux deviennent bosses que les bosses deviennent creux. Alternativement, sans fin.


            • clostra 2 décembre 2010 16:57

              Le secret est-il notre vérité ou la vérité est-elle notre secret ?

              Protestant contre une accusation fausse, je me suis vue entendre par cet incroyable interlocuteur ceci : « c’est ma vérité »

              Ainsi ai-je pu faire mieux connaissance avec cet interlocuteur qui m’injuriait avec SA vérité.


            • Tristan Valmour 2 décembre 2010 13:56

              Alex

              Si vous êtes en seconde, vous choisirez l’an prochain votre section en fonction du programme annoncé, en souhaitant que l’annonce soit conforme à la réalité. C’est cette foi en la véracité de l’annonce qui entraîne votre décision.

              En démocratie, quelques électeurs votent encore en fonction du programme annoncé. Si l’annonce n’est pas conforme à la réalité, l’électeur est floué, et la démocratie inexistante. Vous ne vous sentiriez pas floué si vous ne faisiez que 2h de maths en 1ère S ?

              Nous observons actuellement un basculement de la démocratie représentative vers la démocratie exclusive ; c’est-à-dire un système politique capté par les représentants pour leur bénéfice exclusif. Cette démocratie exclusive est une copie d’un système de vassalité. Les représentants forment maintenant une caste à part, à l’instar des grands leaders économiques.

              Que vous soyez un étudiant, chômeur, salarié ou patron d’une TPE/PME, vous êtes soumis à des milliers de règles. Et gare à vous si vous les enfreignez. Et de l’autre côté, il devrait y avoir une caste d’individus qui jouirait du privilège de ne pas se plier aux mêmes règles et de tenir secrets leurs agissements ?

              Bien entendu, tout ne doit pas être divulgué, et il faut en certains cas en appeler à la responsabilité. Mais entre la dictature de la transparence et la dictature de l’omerta, il y a un juste milieu, un équilibre qu’il faut atteindre. On en est loin. Quand on abuse du secret défense pour couvrir les agissements criminels de hauts responsables de l’Etat ou de personnes de haut rang, on abuse les principes républicains et démocratiques par la dictature de l’omerta. Ca suffit. Et, contrairement à l’idée simpliste que vous véhiculez, il n’y a aucune joie à se repaître de la chute des puissants. Juste la joie de voir la probité regagner le terrain perdu. Si l’on demande aux gens d’en bas de respecter le code de la route, tout le monde doit le faire. Autrement, aucun code ne peut tenir.

              J’observe en outre qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre ce qui est privé et public. On se fiche pas mal de connaître les vices des uns ou des autres, pour peu qu’ils ne soient pas contraires à la loi. Personne n’avait à connaître l’existence de Mazarine qui relève de la sphère privée. Mais lorsque cette personne est nourrie par nos impôts, comme cela a été annoncé, ce n’est plus une affaire privée, et le contribuable comme l’électeur est en droit de savoir ce qui se passe. On ne peut pas travailler, payer et se taire ; il faut des contreparties. 

              Rappelons que wikileaks n’a rien piraté. C’est un site qui reçoit des documents de façon anonyme. En plus, ils en vérifient la véracité. Et ils les ont filtrés !

              Pouvez-vous comprendre qu’il existe des gens qui pensent par eux-mêmes, qui n’ont plus envie de voir l’information déformée par le « décryptage » de journalistes qui n’ont même pas lu et compris 100 livres dans leur vie ; qui ne font qu’arranger les dépêches que communiquent les 2000 journalistes de l’AFP, pseudo spécialistes d’un domaine ?

              Non seulement je remercie wikileaks, mais j’espère que d’autres sites de ce genre vont se multiplier. J’attends par exemple que les pratiques délictuelles des grandes entreprises soient enfin révélées… et que des sanctions soient ensuite prises. Nous avons assez de ces dirigeants pourris qui ne s’en rendent même plus compte, tant ils sont déconnectés de la réalité. Une République, une démocratie ; liberté, égalité, fraternité : ça n’est pas trop demandé tout de même !


              • clostra 2 décembre 2010 17:05

                "Nous observons actuellement un basculement de la démocratie représentative vers la démocratie exclusive ; c’est-à-dire un système politique capté par les représentants pour leur bénéfice exclusif. Cette démocratie exclusive est une copie d’un système de vassalité. Les représentants forment maintenant une caste à part, à l’instar des grands leaders économiques.« 

                Mieux encore, certains arrivent même à obtenir le premier prix de la démocratie participative en l’ayant restreinte à des vassaux, parfois truands sur les bords, estimant que eux et eux seuls étaient »représentatifs« .

                Alors, oui, parlons de »démocratie représentative" et donnons-lui son vrai contenu.


                • jymb 2 décembre 2010 15:22

                  Pour une fois que nous ne sommes pas, encore et encore, les dindons de la farce, il est permis de sourire.

                  Je ne partage pas vos opinions. mais la belle écriture de cet article, à l’ère du langage SMS, le mets largement au niveau du site. 


                  • Philou017 Philou017 2 décembre 2010 17:41

                    Deux nouvelles intéressantes :

                    Les américains ont écarté des protestations du Ministère des Affaires Etrangères ’britannique’ sur les vols secrets US partant d’une base UK de Chypre.

                    Les officiels américains ont écarté des protestations britanniques de vols espion américains secrets ayant lieu depuis la base aérienne du Royaume-Uni à Chypre, les câbles diplomatiques révèlent.

                    Les ministre Travaillistes ont dit qu’ils ont craint de faire du Royaume-Uni un complice de la torture et ont été ulcérés sur ces vols continuant derrière leur dos.

                    L’utilisation de la base de la RAF Akrotiri à Chypre pour des missions d’avion d’espion d’Américain U2 sur des emplacements Hezbollah au Liban - des missions qui n’ont jamais été divulguées jusqu’à présent - a amené une série acrimonieuse d’échanges entre des officiels britanniques et l’ambassade EU à Londres, selon les câbles sortis par WikiLeaks. Le ministre d’alors des Affaires Etrangères David Miliband est cité, arguant vainement, « les décideurs ont besoin de contrôler les militaires ».

                    Les ministres ont exigé « un protocole d’audit » complet sur les opérations secrètes, nom de code ’Cedar Sweep’, vu la préoccupation publique croissante au Royaume-Uni sur des vols de la C.I.A. non reconnus et ont allégué la complicité britannique pour la torture. Les avions collectaient les renseignementsqui étaient alors transmis aux autorutés Libanaises pour les aider à traquer le Hezbollah (NDT : ou le Mossad...). Dans le passé, de tels vols ont été aussi menés sur demande des Israéliens.

                    Les câbles divulguent qu’aussi bien que les missions du Liban, U2s d’Akrotiri rassemblaient des n renseignements sur la Turquie et l’Irak du nord. Les informations ont été secrètement fournies aux autorités turques dans une opération appelée « Highland Warrior ». Les britanniques ont protesté que « dans les deux cas, le produit d’des renseignements est destiné à être passé à des gouvernements tiers ».

                    Will Jessett, alors directeur du contre-terrorisme au ministère de la Défense, avait envoyé une lettre avertissant que « l’utilisation de bases britanniques pour des missions secrètes ou potentiellement controversées » pour le compte du Liban ou la Turquie signifiait qu’il était « important pour nous d’être établi que HMG n’aide pas indirectement la réalisation d’actes illégaux par ces gouvernements ».

                    La lettre a averti que d’autres états, particulièrement Chypre, pourraient bien élever une objection. Les ministres ont donc voulu que les EU soit soumis à chaque fois à "une évaluation sur les implications légales ou de droits de l’homme« .

                    La patience américaine a finalement débordé quand un officiel du Ministère des Affaires Etrangères, John Hillman, a transmis le message que »même le propre rapport de droits de l’homme du département d’État [américain] avait documenté les cas de torture et d’arrestation arbitraire par les forces armées libanaises« .

                    Hillman a recommandé vivement aux EU d’assurer la sauvegarde de prisonniers au Liban »s’il y avait un risque que les détenus capturés avec l’aide de Cedar Sweep intel pourraient être torturé« .

                    À ce point Richard LeBaron, chargé d’affaires à l’ambassade de Londres, a câblé à Washington que l’on ne pouvait pas permettre aux préoccupations sur les droits de l’homme de bloquer des opérations contre-terroristes. Les demandes britanniques étaient »non seulement pénibles, mais peu réalistes« , a-t-il dit, proposant »des approches de haut niveau« pour ramener les Anglais à la raison.

                     »Des conditions excessives comme décrit ci-dessus gêneront, si pas entravées, nos efforts contre-terroristes co-opératifs," a-t-il dit.

                    Le représentant de l’administration de Bush Senior John Rood est intervenu et le directeur général du Ministère des Affaires Etrangères pour la défense et l’intelligence, Mariot Leslie, s’est empressé de l’apaiser.

                    Le clash était « inutilement conflictuel », elle lui a dit. « Leslie a exprimé son irritation sur les conditions supplémentaires transmises par le FCO, » le câble expose. « Elle n’avait pas été avertie à l’avance qu’un tel message serait transmis. En fait elle a regretté que le ténor des discussions soit devenu épineux et ait souligné l’appréciation HMG [her majesty’s government’s] pour les militaires d’ÉTATS-UNIS-ROYAUME-UNI et la coopération pour le renseignement. »

                    Elle l’a rassuré que l’on ne s’est pas en réalité attendu à ce que les États-Unis vérifient des terroristes retenus.

                    "Les ministres avaient simplement voulu impressionner le gouvernement américain pour qu’ils prennent les considérations de droits de l’homme au sérieux.« 

                     »Elle a noté que HMG a ’ désespérément besoin [de Chypre] pour sa propre collecte de renseignements et d’opérations et a été remis à leur garde d’eux pour rester disponible aux EU (et à la France).

                    « Cependant, les Chypriotes sont hypersensibles sur la présence britannique ici, elle a dit et pourrait ’ arrêter ce fontionnement à tout moment ’. Cela, combiné avec ’ le mélange toxique ’ de l’interprétation des vols par Diego Garcia, a abouti à une pression parlementaire, publique et médiatique énorme sur HMG. »

                    http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/01/wikileaks-cables-cyprus-rendition-torture

                    Je traduirais : on veut bien que ous torturiez, mais qu’on le sache pas.


                    • Philou017 Philou017 2 décembre 2010 18:02

                      La deuxième :

                      WikiLeaks câbles : Berlusconi ’ a profité des affaires secrètes avec Poutine

                      Le premier ministre russe a prétendument promis au leader italien une diminution sur les contrats d’énergie, selon les cables wikileaks

                      Des diplomates américains ont reporté des soupçons ahurissants que Silvio Berlusconi pourrait « profiter personnellement et grassement » du traite secret avec le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, selon des câbles sortis par WikiLeaks.

                      Exaspérée par le comportement pro-russe de Berlusconi, l’ambassade américaine détaille des allégations circulant à Rome que l’on a promis au leader italien une diminution sur les contrats d’énergie énorme.

                      On sait que les deux hommes sont personnellement proches, mais c’est la première fois que les allégations d’une liaison financière ont fait surface.

                      Le département d’État de Hillary Clinton à Washington a envoyé une demande spéciale à l’ambassade de Rome cette année, demandant la réunion de renseignements supplémentaires sur les allégations : « quels investissements personnels, le cas échéant ont-ils qui pourrait conduire leurs politiques étrangères ou économiques ? ».

                      Références à « l’enrichissement financièr de la relation pour Berlusconi » provient tant des membres de son propre parti politique que du gouvernement hostile de Géorgie, selon les câbles répandus.

                      L’ambassadeur des EU à Rome, Ronald Spogli, a d’abord annoncé les réclamations dans une série de dépêches en 2008-09. Il a dit que le Premier ministre avait pris le contrôle « en main propre » des transactions de l’Italie avec Moscou, avec le but primordial de complaisance avec le leader russe.

                      Berlusconi a agi comme « un porte-parole » pour Poutine, il a annoncé, le supportant en public quand la Russie était critiquée.

                      Cependant, « des contacts tant dans le centre-gauche d’opposition Partito Democratico que le propre parti de Berlusconi … a fait allusion à une connexion plus abominable. Ils croient que Berlusconi et ses copains profitent personnellement et élégamment de beaucoup d’affaires d’énergie entre l’Italie et la Russie. »

                      Spogli continu : « l’ambassadeur géorgien à Rome nous a dit que le gouvernement de Géorgie croit que Poutine a promis à Berlusconi un pourcentage de profits de n’importe quels pipelines développés par Gazprom en coordination avec ENI. »

                      Le conglomérat d’énergie italien appartient partiellement au gouvernement italien. Il travaille en collaboration proche avec Gazprom , le géant d’énergie qui vend le gaz et le pétrole russe à l’étranger.


                    • Agoravix 2 décembre 2010 21:22

                      L’auteur m’a l’air un peu jeune, à peine sortie de son landau. Il n’a pas encore compris la mechanceté de la nature humaine, et qu’il faut des gens comme Assange pour sacrifier leur vie pour la vérité.

                      Je relaye cet info de Dedefensa.org

                      Amazon boycotte Wikileaks, boycottez Amazon

                      Répondant au doigt et à l’œil aux injonctions vertueuses du temple de la corruption qu’est le Congrès US, Amazon.com (Amazon) a brutalement boycotté Wikileaks, mettant l’organisation d’Assange dans une position difficile pendant une demi-journée, notamment au niveau du service électronique. Un mouvement de boycott d’Amazon.com se dessine actuellement, selon une circonstance où Internet a l’occasion de montrer sa liberté de manœuvre et sa position antisystème.

                      Antiwar.com donne un résumé de l’affaire, sous la plume de Jason Ditz, le 1er décembre 2010. Bien que n’étant pas dans une position florissante, Antiwar.com, selon une logique et une détermination qu’il faut saluer, a décidé de boycotter Amazon.com en refusant désormais ses publicités (lesquelles lui rapportaient $10.000 par an). L’affaire est un bon exemple du dilemme et des conditions de la bataille que mènent les indépendants d’Internet contre le système. Quoi que l’on pense de Wikileaks, puisque certains émettent des interrogations à son propos, il s’agit ici d’une affaire fondamentale de principe confrontée à la violence, à l’arbitraire et à la sauvagerie du pouvoir politique au service du système, tout cela relayé sans état d’âme par un grand groupe de vente en ligne.

                      A vous d’agir


                      • Hijack Hijack 3 décembre 2010 14:57

                        A son âge, j’aurai été encore plus insouciant ... mais il n’y avait pas le net, et je ne discutais pas avec des adultes.

                        Là, il a de quoi s’informer, lire toutes les positions et se faire une idée... sa propre idée au lieu d’avaler toute crue celle qu’on lui sert pour servir et valoir ce que de droit... si au moins elle était mangeable !!!


                      • Hijack Hijack 3 décembre 2010 01:00

                        Salut l’auteur ... mais faut pas tomber dans le piège ! Tu es jeune, mais ce que soi disant révèle WikiLeaks était connu depuis longtemps ... il suffisait d’aller chercher les infos, de les regrouper( comme un puzzle), les analyser...

                        Marrant ça, ... comme si on était devins ... on sait par exemple que l’Arabie Saoudite suppliait les USA/Israël de bombarder les installations militaires iraniennes depuis longtemps ... (j’ajoute qu’ils sont même prêts à financer ces bombardement) ... on en a parlé longuement un peu partout ... et là, un J. Assage, les sors de sa manche ... et hop : 11/09 de l’info !!!
                        En fait, tout comme le 11/09 ... gros mensonge !


                        • pierre60 pierre60 3 décembre 2010 03:48

                          PSYOP as usual
                          Wikileaks : CIA or note CIA ?
                          CIA !


                          • 2102kcnarF 3 décembre 2010 16:23

                            Pas de quoi casser trois pattes à un canard....

                            Les capitales mise en cause par les révélations de wikileaks ont aussi un résau d’informateurs.

                            Dans le système d’informations américain, le réseau des ambassades est loin d’être considéré comme prévalent. Les US souffrant de cette pléthore de sources informations qui les paralyse au gré des intérêts de ’ ces états dans l’état ’ que sont CIA, NSA ...FBI et j’en passe ....

                            Ces révélations sont déjà dans les journaux depuis des années...

                            Sans compter que la manipulation de wikileaks est toujours possible *

                            Bien sur l’interdiction du site francais de cette association par Besson reflète seulement la culture de la censure d’un gouvernement d’escrocs qui est ruiné de réputation...

                            RIP

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AJ


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