Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > 17 octobre 1961 : quand la propagande fabrique un « crime d’Etat (...)

17 octobre 1961 : quand la propagande fabrique un « crime d’Etat »

Le 17 octobre 1961, à Paris, une manifestation du FLN est durement réprimée et fait des morts. La propagande s'en est emparée, gonflant les chiffres sans limite pour lui donner la dimension tout à fait fallacieuse d'un crime d'Etat, d'un massacre volontaire par la police.

Le 17 octobre 2001, l'indécence fut à son comble : une manifestation se déroula en présence de Bertrand Delanoë et de l'ambassadeur d'Algérie, derrière une banderole portant comme inscription : "Reconnaissance du crime d'Etat". Nous nous permettons de faire observer qu'il n'entre pas dans le rôle d'un ambassadeur de traiter de criminel l'Etat auprès duquel il est accrédité.

François Hollande, lui aussi, s'est vautré dans la repentance pour une commémoration à Asnières.

Nous rappellerons que, sur le terrain de la manifestation du 17 octobre 1961, trois morts en tout et pour tout ont été relevés ( sept en étendant un peu le périmètre). Des enquêtes ont eu lieu : ils ne s'agit pas de meurtres volontaires par des policiers.

En supputant sur les morts différées et sur les cadavres non retrouvés, on peut peut-être augmenter un peu ces chiffres, mais pas dans des limites astronomiques. En tous cas, l'honnèteté intellectuelle devrait obliger à reconnaître que le rattachement d'autres morts à la manifestation est hautement hypothétique.

De plus, les morts en marge de la manifestation pouvaient aussi avoir le FLN pour auteur.

« Il faut reconnaître ce qui s’est produit. Aujourd’hui je le fais en tant que socialiste, ensuite ce sera à la République de dire ce qui s’est passé »

Il a ensuite assisté au dévoilement d’une plaque commémorative sur laquelle il est écrit : « [...] De ce pont, et d’autres ponts de la région parisienne, des manifestants algériens furent jetés dans la Seine le 17 octobre 1961, victimes d’une répression aveugle. A leur mémoire, le 17 octobre 2011 ».

Français ! sachez pour qui vous risquer de voter en 2012 !

L'an dernier, j'avais fait paraître deux articles sur le sujet dans Agoravox :

Le 17 octobre 1961 (première partie - essai de dénombrement des morts)

Le 17 octobre 1961 (deuxième partie - la propagande à l'oeuvre)

Cette année, le Général Maurice Faivre a pris la plume dans un article intitulé La bataille de Paris du 17 octobre 1961. Spécialiste de la guerre d'Algérie, Vice-Président de la Commission française d'histoire militaire (1999), il a été élu par 106 historiens civils et militaires.

Le général Faivre souligne le manque de sérieux de certains historiens particulièrement inflationnistes sur le nombre de morts. Il souligne cruellement comment Benjamin Stora oscille, d'un ouvrage à l'autre, entre les dizaines et les centaines. Et comment d'autres (Einaudi, Paul Thibault, Sylvie Thénault) ont écrit sans avoir accédé aux archives. Il souligne que Jean-Paul Brunet, historien émérite et le seul qui ait eu accès à toutes les archives (police, justice, hopitaux, IML), évalue le nombre de morts à une trentaine. Avant cela, Brunet avait eu l'occasion de souligner que l'historien du dimanche Einaudi (qui n'a pas de diplôme d'histoire) est un admirateur de Mao et de Pol Pot, et un hagiographe du FLN.

Le général Faivre rétablit les choses avec autorité sur plusieurs points :

Sur les violences entre mouvements algériens :

"Ces deux décisions se sont traduites par le massacre en métropole d’au moins 3.957 nord-africains, 150 Européens, 16 militaires, 53 policiers et 48 harkis (le Monde du 20 mars 1962). Ces actions terroristes expliquent, sans les excuser, l’exaspération des policiers et les excès auxquels ils se sont livrés."

Sur le caractère prétendument pacifique de la manifestation du 17 octobre :

 "La Fédération de France ordonnait une manifestationpacifique et obligatoire ; l'obligation se traduisait, selon Mandelkern, par des menaces de mort adressées aux Français-musulmans qui n'obéiraient pas à cet ordre ; quant à la consigne de manifestation pacifique, elle n'a pas empêché la présence de commandos armés qui les premiers ont ouvert le feu. Quant aux manifestants, ils ont observé ensuite la loi du silence, sauf quand il s'agissait d'accuser les forces de l'ordre."

Sur le supposé massacre dans la cour de la Préfecture de police :

"Linda Amiri, ayant eu accès aux archives de la Fédération de France du FLN, dément le massacre dénoncé dans la cour de la Préfecture de Police (ce que confirme Montaner)"

(Note : Linda Amiri est en pourtant général favorable aux thèses du FLN).

Sur les noyades :

"Le problème des noyades dans la Seine est plus difficile à élucider. Une seule noyade a été observée, au pont Saint-Michel. Au total, 34 cadavres ont été retirés de la Seine et des canaux en octobre, qui dans leur grande majorité, selon J.-P. Brunet, ne paraissent pas imputables à la répression de la police ; retenus par les barrages de Suresnes et de Bezons, ils étaient tous conduits à l'IML. Selon les harkis de Paris, les noyades étaient une pratique courante du FLN.

Mandelkern observe que les nombreux cadavres relevés dans la Seine, la Marne et les canaux, ne sont pas tous des victimes des règlements de compte FLN/MNA, et que le contre-terrorisme s'insinue. Les responsabilités sont donc partagées entre des groupes de choc étoffés du FLN-MNA, et des équipes marginales de contre-terroristes."


Moyenne des avis sur cet article :  2.58/5   (99 votes)




Réagissez à l'article

189 réactions à cet article    


  • James James 18 octobre 2011 10:57

    Olivier le cour Grandmaison, Marcel et Paulette Péju, Jim House, Neil MacMaster, les policiers et anonymes ayant témoigné de ce qu’il avaient vu ce soir du 17 octobre 1961 sont- ils tous des menteurs au service de la propagande du Fln ?
    Votre bilan fantaisiste de trois victimes ne tient pas la route et participe de cette vaste entreprise de manipulation historique des nostalgiques de l’Algérie Française, en quoi les évaluations d’un ancien général de l’armée coloniale Française seraient-elles plus crédibles ?
    Le 17 octobre 1961 des dizaines d’algériens ont été massacré par certains éléments des forces de police parisienne et leurs milices supplétives (Harkis) sous l’autorité du sinistre Papon et du pouvoir politique de l’époque (Frey, Debré, De Gaulle ).
    Les manifestants étaient totalement désarmés, n’oublions pas que nous étions en 1961 à la veille de l’indépendance et que les négociations étaient déjà largement engagées entre le gouvernement Français et le GPRA Algérien .
    Alors comment doit- on qualifier des crimes commis par les forces de police couverts et occultés pendant des décennies par le pouvoir politique d’un pays ?


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 10:59

      Vous avez raison. Seul le FLN et ses amis sont honnètes et crédibles.



    • James James 18 octobre 2011 11:07

      Ce ne sont pas le FLN et ses amis, ce sont des historiens Français et étrangers qui travaillent à rétablir les faits et un peu de vérité sur des événements historiques complexes, avec un minimum d’objectivité .


    • Menouar ben Yahya 18 octobre 2011 10:58

      Le contexte historique est importand pour comprendre ce que le parquet de Paris a qualifié de massacres. En France et en Algéreie c’est la guerre, les attentats permanents, des policiers sont tués 29 entre 1958 et 1961 et 376 bléssés, tandis que pour la seule année 1961 entre janvier et décembre on compte 307 nord africains tués, imputable au FLN et à la police car en cette période trouble le FLN lui aussi réprime dans le sang, cette atmosphére délétére gangréne le pays..L’historien JP Brunet parle d’au moins trente mort, tandis que l’écrivain Einaudi lui parle de plus de 300 morts et de cadavre dissimulé non comptabilisés, rien ne vient à ce jour étayer cet argument. L’un est taxé de minimiser, l’autre de surévaluer, chacun le ferait pour une cause militante....

      17 Octobre 1961, trois morts ? Seul le grand humaniste Maurice Papon, prêfet de police de l’époque avait osé avancer un tel chiffre.


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 11:07

        Il y a eu trois morts de relevés sur le terrain le jour de la manif : c’est un fait, je n’y peux rien.


        Comme je l’ai dit, on peut considérer qu’il y a eu sept morts de relevés sur un terrain raisonnablement élargi (banlieue logeant des immigrés).

        Après cela, toute augmentation des chiffres suppose raisonnements et hypothèses.

        On peut probablement élargir un peu ces chiffres (comme je l’ai dit) pour tenir compte de blessés morts pas tout de suite, de cadavres pas remontés de la Seine etc ... mais sans que ce soit massif.

        Il n’y a pas eu de masses de cadavres dissimulées, de fosses communes clandestines et délires de ce genre.

        De plus, les morts de la manif ne sont pas tous imputables à la police, et ceux qui lui sont imputables ne correspondent pas à des meurtres intentionnels. La justice s’est prononcée. Il faudrait aussi un peu tenir compte des jugements quand ils innocentent la France.

        Si l’on passe aux morts « algériens » de L’ANNEE et non pas de la JOURNEE, il est clair qu’on retrouve des chiffres massifs, mais le FLN y est aussi pour quelque chose.


      • James James 18 octobre 2011 11:11

        Trois morts, normal ! les autres pourrissaient dans la Seine ou les bois environnant la région parisienne. Le bilan comptable pouvait donc être très faible !


      • Menouar ben Yahya 18 octobre 2011 15:32

        La propagande d’Etat relayée par Papon parle de trois morts, pas les historiens, ni les témoins de l’Histoire pas plus que des documents qui ont été mis disposition. Sur un tableau relatant de nombre officiel de morts nord-africains par homicides pour l’année 1961, on remarque que les homicides varient ente 6 et 28, il y a un pique en septembre avec 48 morts et soudainement en Octobre on passe à 93 puis on revient à 11 en Novembre et 6 en décembre. Il faut savoir que la répression féroce a continuée à s’exercer aprés la manifestation du 17 et on a comptabilisé plusieurs centaines de bléssés qui la peur au ventre n’avaient pas d’autre choix que d’aller à l’hôpital, ce qui donne une idée de ce qui s’est passée ce jour là. Il est avéré que des cadavres d’Algériens ont été repéchés, par ironie on les appelait les NPB(Noyés Par Balles). Il faut garder en mémoire le contexte historique, celui de la décolonisation et des guerres d’indépendances, avec ce fait marquant qui aide à comprendre les massacres et la répression. L’’Algérie est le seul pays qui a obtenu son indépendance en combattant sur deux front sur le sol algérien et sur le sol français et vice versa.


      • bigglop bigglop 18 octobre 2011 19:24

        Pour plus d’informations, consulter les liens suivants et ne pas oublier ceux de Charonne

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_17_octobre_1961#cite_note-22

        http://www.arte.tv/fr/nav/4209648.html


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 19:50

        Ménouar Ben Yahia ecrit :


        La propagande d’Etat relayée par Papon parle de trois morts, pas les historiens, ni les témoins de l’Histoire pas plus que des documents qui ont été mis disposition. Sur un tableau relatant de nombre officiel de morts nord-africains par homicides pour l’année 1961, on remarque que les homicides varient ente 6 et 28, il y a un pique en septembre avec 48 morts et soudainement en Octobre on passe à 93 puis on revient à 11 en Novembre et 6 en décembre. 
        _____

        Il ressort du texte même de ce message qu’il ne parle pas des morts du 17 octobre, mais de ceux de toute une période.

        C’est toujours le plan B des propagandistes du 17 octobre : quand on leur démontre qu’il n’y a eu qu’une poignée de morts le 17 septembre (entre 3 et 7 avérés, et encore pas tous par la police), ils changent subrepticement de terrain et se mettent à parler de tous les Algériens morts durant toute l’année 1961. Et là, bien sur, il y en a davantage.

        Encore une fois : nul ne conteste que la surmortalité algérienne durant l’année 1961 soit un fait avéré.

        Reste à savoir à qui en imputer la responsabilité. 

        Le FLN en a pas mal sur la conscience.


      • Basepam 18 octobre 2011 11:08

        3, 7, 30 ou 300 morts, malgré la bataille de chiffres cela reste un crime d’état.



        • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 11:14

          Non. Un crime est intentionnel.



        • francesca2 francesca2 18 octobre 2011 12:01

          Non Perseus, la faute de ces algériens est d’avoir participé à une manifestation interdite organisée par un mouvement terroriste.


        • francesca2 francesca2 18 octobre 2011 12:48

          Oui, ils étaient tous tellement pacifiques que les flics tombaient comme les mouches.
          Pacifiques, on vous dit !


        • francesca2 francesca2 18 octobre 2011 12:54

          4000 victimes...mazette ! Et là on demande des comptes ? Non ?


        • sisyphe sisyphe 18 octobre 2011 17:40

          Par francesca2 (xxx.xxx.xxx.211) 18 octobre 12:48

          Oui, ils étaient tous tellement pacifiques que les flics tombaient comme les mouches.


          Ah bon ! 

          Où sont les statistiques officielles (de la Préfecture de Paris) indiquant la présence D’UN SEUL policier tué ? Nulle part, évidemment....

          Cet article, de même que les commentaires de ceux qui osent le soutenir, telle la « francesca2 » ci-dessus est un tissu de mensonges, un total déni de la réalité, et, surtout une HONTE en regard des nombreux algériens ASSASSINES par la police française. .

          Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un acte de révisionnisme, tombant sous le coup de la loi.

          En tous cas, il montre clairement de quels procédés sont capables les bas du Front, comme l’ineffable Catherine Segurane, pour falsifier l’histoire, et tenter de justifier l’injustifiable. 

          Si ces gens arrivaient par malheur au pouvoir, on est avertis : ils seront prêts à toutes les falsifications, tous les mensonges, toutes les collaborations, toutes les compromissions, pour justifier les exactions et les assassinats des opposants ; parce que cette fois-ci, ce seront bel et bien des Français qui seront assassinés, avec l’approbation tacite des complices du Front National, sa police, ses milices, ses sbires, et ses collabos. 

          Merci, Catherine Segurane, de vous dévoiler ainsi ; les Français savent à quoi s’en tenir...

          Un petit rappel historique (non falsifié par la honteuse propagande raciste FN...) 

          Extrait : 

          . Il s’agit de « la répression d’État la plus violente et la plus meurtrière qu’ait jamais subie une manifestation de rue désarmée dans l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale » selon les universitaires britanniques Jim House et Neil Mac Master.

        • sisyphe sisyphe 18 octobre 2011 17:56

           D’après Brunet, ce sont sans doute les « chocquistes » du FLN qui auraient tiré en l’air les premiers coups de feu pour provoquer un affrontement37. D’après House et MacMaster, c’est plus vraisemblablement la police car aucun policier n’a été touché38. Que les policiers aient tiré et qu’ils se soient livrés à des actes d’une violence extrême n’est pas contesté. Qu’il y ait eu des morts dans ce secteur, que durant toute la nuit des hommes aient pu être jetés dans la Seine depuis les ponts de Neuilly, d’Argenteuil ou d’Asnières ne l’est pas non plus (les archives de la police indiquent des « noyés par balle »)37,38.


        • moussars 18 octobre 2011 19:42

          Euh..., comment les Allemands appelaient les Résistants déjà ?
          Ah oui : des terroristes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

          Quinze ans plus, quel est le pourcentage de la police de Vichy aux ordres de Papon et d’un certain de Gaule ?


        • moussars 18 octobre 2011 19:44

          Les groupes terroristes juifs, sur le sol palestinien, avant l’indépendance, et contre les anglais (et déjà les arables) étaient combien ? 3.
          Mais surtout, ils se foutaient sur la gueule. Alors ?!


        • francesca2 francesca2 19 octobre 2011 02:08

          Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.40) 18 octobre 17:40

          Où sont les statistiques officielles (de la Préfecture de Paris) indiquant la présence D’UN SEUL policier tué ? Nulle part, évidemment....

          Ah bon !
          Voyons alors ce que dit le, je vous cite, petit rappel historique (non falsifié par la honteuse propagande raciste du FN...) que vous aussi mettez en lien

          Les attentats FLN contre la police française[modifier]

          Les supplétifs de la FPA ne sont pas les seuls à être visés par le FLN, il y a également des victimes parmi les policiers français depuis le début de la guerre. Dans certains cas, il s’agit de ripostes lorsqu’un suspect refuse d’être interpellé et tire sur ses poursuivants, mais dans d’autres cas, il s’agit d’attentats à l’initiative du FLN[13]. Ces attentats connaissent une recrudescence en 1961 et plus particulièrement à partir du mois de septembre.

          Policiers tués ou blessés par attentat[14]
          1958 1959 1960 Jan-oct 1961 Tués 12 4 9 29 Blessés 22 10 29 76

          Parmi les 47 tués, on compte 15 FPA, 3 contractuels de la SATFMA (Services d’assistance technique aux FMA), 23 gardiens de la paix de la police municipale et 4 officiers de police judiciaire. Au total, depuis 1957, les services de la police ont dénombré 2124 attentats imputés au FLN. Dans la plupart des cas, il s’agit d’attentats visant des Algériens qui contreviennent d’une façon ou d’une autre à la loi du FLN. 1252 morts et 1291 blessés ont été enregistrés[13].

          Les premières négociations d’Évian entre le gouvernement français et le GPRA débutent le 20 mai 1961. 15 jours après, on observe une suspension des attentats et cette trêve se poursuit pendant les pourparlers de Lugrin qui se tiennent à la fin du mois de juillet et pendant le mois d’août[13]. Le 29 août, les attentats reprennent subitement. On en compte 5 à Paris et dans la proche banlieue. La vague d’attentats de septembre et octobre 1961 sera d’une ampleur que l’on avait jamais connue. Sept policiers en seront victimes en septembre. Il semble bien que les commandos du FLN aient reçu pour consigne d’attaquer indistinctement tout policier ou militaire en uniforme[13].

          Alors un peu plus de faits et un peu moins d’imprécations fantaisistes, svp.


        • sisyphe sisyphe 19 octobre 2011 10:25

          Par francesca2 (xxx.xxx.xxx.211) 19 octobre 02:08

          Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.40) 18 octobre 17:40

          Où sont les statistiques officielles (de la Préfecture de Paris) indiquant la présence D’UN SEUL policier tué ? Nulle part, évidemment....

          Ah bon !
          Voyons alors ce que dit le, je vous cite, petit rappel historique (non falsifié par la honteuse propagande raciste du FN...) que vous aussi mettez en lien

          Les attentats FLN contre la police française

          Les supplétifs de la FPA ne sont pas les seuls à être visés par le FLN, il y a également des victimes parmi les policiers français depuis le début de la guerre. Dans certains cas, il s’agit de ripostes lorsqu’un suspect refuse d’être interpellé et tire sur ses poursuivants, mais dans d’autres cas, il s’agit d’attentats à l’initiative du FLN. Ces attentats connaissent une recrudescence en 1961 et plus particulièrement à partir du mois de septembre.

          Policiers tués ou blessés par attentat
          1958 1959 1960 Jan-oct 1961 Tués 12 4 9 29 Blessés 22 10 29 76

          Vous vous foutez de la gueule de qui ? 
          Il s’agit d’un article sur le massacre de centaines d’Algériens, à Paris, lors d’une manifestation pacifique du 17 Octobre 1961 : et vous osez venir publier les chiffres de policiers tués en 4 ans de guerre ; 47 : pendant que des dizaines de milliers d’Algériens étaient assassinés par la police, l’armée française, et l’OAS ? 
          Tout ça pour essayer de venir justifier votre « ils tombaient comme des mouches » à propos des policiers de la manifestation du 17 Octobre 61 ? 
          Vous n’avez peur ni honte de rien, vous ....
          Mais c’est très bien ; ainsi, les lecteurs peuvent se rendre compte à quoi s’attendre, si, par un grand malheur, le parti factieux que vous représentez ici arrivait au pouvoir... 
          La justification d’assassinats d’opposants pacifiques ; la marque des régimes dictatoriaux...
          Merci de vous révéler ainsi.. 

        • francesca2 francesca2 19 octobre 2011 11:31

          Pour sûr, lorsque mon parti factieux sera au pouvoir je vais venir vous zigouiller, sisyphe. Et pas que vous d’ailleurs...aussi tous ceux qui ne pensent pas exactement la même chose que moi.

          Décidément on ne peut échanger avec un idéologue de base, replacer les choses dans leur contexte n’est pas sa priorité.

          Tout ça pour essayer de venir justifier votre "ils tombaient comme des mouches" à propos des policiers de la manifestation du 17 Octobre 61 ?

          Non, tout ça pour démentir votre affirmation mensongère. Je vous la remet, pour vous rafraîchir la mémoire :
          Où sont les statistiques officielles (de la Préfecture de Paris) indiquant la présence D’UN SEUL policier tué ? Nulle part, évidemment....

          Maintenant continuez tant que vous voulez vos phrases lapidaires à la mords moi le noeud, et profitez en bien...
          pour l’instant vous en avez encore le droit....



        • Annie 18 octobre 2011 11:34

          Deux universitaires anglais Jim House et Neil Mac Master.qui ont fait des études récentes et très poussées sur ces événements concluent : "Il s’agit de « la répression d’État la plus violente et la plus meurtrière qu’ait jamais subie une manifestation de rue désarmée dans l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale » . Ils estiment au moins une centaine de morts.


          En février 1999, lors d’un procès opposant Maurice Papon à Jean-Luc Einaudi, le jugement déboute l’ancien préfet et reconnaît que la répression policière de cette nuit-là peut être qualifiée de « massacre ».


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 11:41

            1 la centaine de morts trouvés par nos amis anglo-saxons, il faudrait la montrer, et montrer l’enquête judiciaire établissant les responsabilités pour chacun ; désolée, mais, quand on aime citer les jugements, on doit aussi admettre que, dans un Etat de droit, il y a présomprtion d’innocence et qu’il n’y a pas d’accusation définitive sans jugement


            2 le jugement Papon contre Einaudi, toujours monté en épingle, n’avait pas pour objet de désigner les responsables des morts ; c’était un simple jugement en diffamation ; il ne faut pas lui faire dire plus qu’il ne dit.



          • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 11:45

            J’ajoute que la manifestation n’était aucunement « pacifique ».


            Elle était organisée par le FLN, organisation terroriste en guerre contre la France. Les musulmans qui refusaient de manifester étaient tués.

            La manifestation violait un couvre-feu : il s’agissait donc d’un défi à l’autorité.

            Quand les amis du FLN nous disent qu’aucun manifestant n’était armé, nous ne sommes pas forcés de les croire sur parole.



          • Scual 18 octobre 2011 11:48

            Ah le négationnisme... pour se sentir supérieur à travers notre pays, inventons lui un passé idéal...

            Personnellement c’est quand mon pays reconnait ses erreurs et ne les reproduit plus que je suis fier. Autant dire qu’en ce moment ma fierté nationale n’est pas à son plus haut... j’ai même honte.

            Quand je vois des jeunes préférer se réclamer d’un pays dans lequel ils n’ont jamais mis les pieds parce que leur vrai pays les déteste, je dois admettre que la honte est tellement forte qu’elle n’est pas loin de la révolte.

            Et quand je lis ce genre de torchon, j’ai envie de vomir. Ce soir là, la France des droits de l’homme s’est livrée à une boucherie raciste. Peu importe le nombre de morts, il y en a eu ! Pas qu’un, pas par accident, les blessés étaient légions, les jetés dans la seine ne se sont pas tous noyés, ceux qui ont préféré ne rien dire terrorisés sont très nombreux, les chiffres officiels viennent des bourreaux et ne sont donc absolument pas fiables ce qui explique le flou sur leur exactitude.

            Ce genre d’article semant le doute alors qu’il n’y en a pas, minimisant la réalité, dédouanant les coupables de leur responsabilité... quelle honte.


            • Scual 18 octobre 2011 12:31

              Effectivement Perséus.

              Et le mot révisionnisme convient bien mieux que négationnisme dans mon commentaire également.


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 12:35

              Et n’oubliez pas : l’identité de la France est musulmane depuis 3000 ans, d’après l’historien émérite Djamel Debbouze.



            • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 12:39

              Et n’oubliez pas non plus : il faut ré-éduquer les Français.



            • Scual 18 octobre 2011 13:08

              Ben franchement le genre de conneries absurdes que vous prêtez à vos contradicteurs alors qu’ils ne l’ont probablement jamais dit, c’est pas plus absurde que les conneries que vous nous sortez bel est bien preuve à l’appui hein...


            • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 13:12

              @ Bibi C


              Merci d’avouer que les « souchiens » sont pour vous une catégorie pestiférée méritant une ré-éducation spécifique.



            • LeGus LeGus 18 octobre 2011 12:23

              Un article négationniste, bravo Agoravox !

              Ici l’émission « rendez-vous avec X » traitant du sujet.
              http://rendezvousavecmrx.free.fr/audio/mr_x_2007_01_06.mp3
              Et dernièrement sur le même sujet :
              http://rendezvousavecmrx.free.fr/page/detail_emission.php?cle_emission=606

              Catherine Ségurane continue ici son œuvre islamophobe et raciste en tentant de dédouaner Papon.

              Pour rappel Catherine Ségurane est la figure légendaire, égérie de Nissa rebela, la branche niçoise des identitaire.
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_S%C3%A9gurane
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Nissa_rebela
              Et dont le chef, récemment rallié à la Marine, condamné pour reconstitution de ligue dissoute entre autres joyeusetés, est Philippe Vardon, chanteur de Fraction Hexagone...
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Fraction_Hexagone
              Un extrait pour les mélomanes aux idées pacifistes :
              http://www.youtube.com/watch?v=k0v8Lz4E-WI


              • LeGus LeGus 18 octobre 2011 12:38

                [EDIT]

                Ici le lien de la première émission « rendez-vous avec X » avec la présentation écrite et les sources :
                http://rendezvousavecmrx.free.fr/page/detail_emission.php?cle_emission=411


              • TyRex TyRex 18 octobre 2011 12:26

                Catherine la païenne bouddhiste laïque, pourquoi vous focalisez uniquement sur cet événement du 17 octobre 1961 ?

                Quelle est votre véritable but ? Connaitre la vérité ou faire de la propagande ?


                • tchoo 18 octobre 2011 12:30

                  Un témoignage (peut-être fabriqué, qui sait ?)

                  Je ne pourrai pas être ce soir à Paris, mais j’aimerais partager avec vous mon témoignage de cette nuit d’horreur du 17 octobre 1961.

                  Je me nomme Alan Bennett, je suis britannique, et en 1961, je travaillais à l’Agence de presse Reuter, rue du Sentier à Paris. J’allais bientôt avoir 20 ans.

                  En quittant mon travail le soir du 17 octobre, vers 19h30 je remonte vers le boulevard Poissonnière prendre le métro pour rentrer chez moi. L’accès du boulevard est totalement bloqué, et j’y vois défiler des centaines de personnes, hommes et femmes, scandant « Paix en Algérie ».

                  Je retourne en courant au bureaux de l’Agence Reuter, distants d’une cinquantaine de mètres, et je demande au journaliste de permanence d’alerter les correspondants, qui à cette heure-là étaient rentrés chez eux. Il me demande de couvrir l’évènement en attendant leur retour.

                  Je redescends, et arrivé rue du Sentier j’entends de nombreux coups de feux, d’un fusil-mitrailler m’a-t-il semblé.

                  Un jeune homme algérien court vers moi en boitant, du sang sur la jambe de son pantalon. Je le mets à l’abri dans le hall d’entrée de l’Agence Reuter, puis je remonte vers les grands boulevards. Des cars de policiers sont stationnés en file sur la ligne médiane, on voit tourner les gyrophares des voitures de police, et règne un immense silence. En arrivant sur le boulevard, je suis effaré du nombre de chaussures, notamment féminins, qui jonchent le trottoir, restes de la fuite paniquée des manifestants. A AUCUN MOMENT JE N’AI VU MANIFESTER LA MOINDRE AGRESSIVITÉ DE LEUR PART AVANT LA CHARGE MEURTRIÈRE DES POLICIERS.

                  Devant le cinéma Rex, une demie-douzaine de corps gisent sur le trottoir, des rigoles de sang finissent de couler dans le caniveau.

                  Voilà mon témoignage. A évoquer cette violence policière, je revois parfaitement la scène, et j’en éprouve une émotion difficilement maitrisable. Quarante ans plus tard, j’ai visionné le remarquable DVD d’Alain Tasma « Nuit Noire », et à revoir ces terribles évènements, j’ai sangloté près d’une heure sans pouvoir m’arrêter, devant mon écran de télévision.

                  J’aimerais ajouter qu’en tant que citoyen du Royaume Uni, pas encore membre de l’Union Européenne, je devais régulièrement à cette époque faire renouveler ma carte de séjour à la Préfecture de Police de Paris. Devant les files d’Algériens faisant la queue, je me mettais tout naturellement en fin de queue pour attendre mon tour. Invariablement les policiers m’invitaient à passer devant les « bicots » ou les « bougnoules » comme ils les traitaient, et je vous laisse imaginer leur perplexité et leur visible mépris lorsque je refusais cet « honneur ».


                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 12:41

                    Si la propagande anglo-saxonne était absente dans une opération de calomnie de la France, on s’en étonnerait.



                  • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 18 octobre 2011 19:21

                    Houla, c’est certain, ils ont mis la CIA sur le coup pour poster un message sous votre article !!...

                    hahaha. Auteur ridicule, article risible.
                    Merci a Tchoo.


                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 octobre 2011 12:42

                    Occulté de la mémoire collective ?


                    Le pseudo-crime d’Etat est martelé chaque année sans preuves valables !


                  • Gonzague Gonzague 18 octobre 2011 12:42

                    " Le 17 octobre 1961, à Paris, une manifestation du FLN est durement réprimée et fait des morts. La propagande s’en est emparée, gonflant les chiffres sans limite pour lui donner la dimension tout à fait fallacieuse d’un crime d’Etat, d’un massacre volontaire par la police"

                    Ce sont les historiens, dans leur immense majorité (tous en gros), qui donnent ces chiffres. Mais Ségurane sait bien évidemment bien mieux de quoi elle parle que les spécialistes en question. Elle a travaillé sur le dossier, est allée chiner dans les archives, elle a enquêté et retrouvé les témoins de l’époque.

                    C’est quand même incroyable qu’un tel article soit publié...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès