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Accueil du site > Actualités > Politique > 2007 sans enjeu véritable

2007 sans enjeu véritable

La nation n’existe pas, les élections servent à autre chose qu’au politique.

La nation fut sans doute une fiction intellectuelle et politique construite par quelques penseurs et gouvernants de la Troisième République. Les peuples y ont cru. Les nations ont fourni le ressort permettant d’éviter une désagrégation prématurée mais les pouvoirs étant ce qu’ils sont, la corruption des Etats et des âmes a fini par plonger les nations européennes au bord du suicide, avec un cortège de désastres et autres tragédies. Le Général fut le dernier à se réclamer d’une unité nationale pour conduire et justifier sa politique.

2007 s’ouvre vers quelques thèmes de campagne présidentielle. On aura noté "la France d’après", marotte intellectuelle de Nicolas Sarkozy rivalisant avec ce fameux "désir d’avenir" lancé par Ségolène Royal. Pourtant, les thèmes dominants restent la sécurité (physique et économique), la croissance, le pouvoir d’achat, bref, rien de très neuf. Comment résoudre ce paradoxe ? En supposant que le changement repose en premier - et sans doute dernier - ressort sur la capacité des gouvernements à réformer l’Etat et ce faisant, à répondre de manière plus efficace aux attentes supposées des Français... En caricaturant, cela revient à changer de véhicule. Plus sûr, meilleure tenue de route, plus de puissance et moins de consommation.

Avec le recul, compte tenu des transformations sociales opérées depuis deux ou trois siècles et des tendances dévoilées lors des dernières décennies, on se demandera si les sociétés occidentales, la nôtre en particulier, ne sont pas arrivées au terme d’un processus de développement dominé par la technique, l’économie, l’usage des instruments et autres technologies. Une fin qui n’est pas celle de l’histoire, mais celle de la mécanisation du monde et du développement technique, dont on ne sait s’il va encore produire des innovations. En une métaphore, le réacteur technologique universel peut-il produire du nouveau, ou bien est-il limité dans sa progression, à l’image d’un réacteur chimique une fois les réactifs consommés et la réaction achevée ? Je n’ai pas la réponse.

La nation telle qu’elle fut pensée par Renan reposait sur le partage d’un ensemble de valeurs, sur un rassemblement d’esprits autour d’une culture censée incarner le génie national, de grands principes, sur le partage d’une vision et d’un désir d’avenir, d’une unité spirituelle, d’un sens commun. Cet âge est révolu. L’Etat-nation a fait son temps, se métamorphosant progressivement en un Etat technicien, dont on pressent la forme terminale avec un ressort médiatique et communicationnel puissant. Ce n’est plus l’aventure collective, ni les grands récits et autres idéologies qui caractérisent l’horizon d’avenir des individus, mais davantage le souci de vivre une trajectoire personnelle. Et sur ce point, les projets, les désirs, les moyens, les situations, les circonstances du hasard et du destin divergent profondément. Les uns occupent une bonne place, les autres non, les uns ont un travail intéressant, les autres non, ou bien sont au chômage. Berline pour les uns, mobylette pour les autres, villa avec piscine, ou location en HLM. Préférence pour aventure ou pour vie stable, goûts pour la culture ou pour les loisirs, musée ou stade de foot, salle de concert ou de cinéma, vie routinière ou multiple. Des drames, accidents, des joies, des tristesses, une existence ennuyeuse ou passionnante, des pratiques artistiques, des enfants, une retraite paisible, des regrets et des espoirs, des emmerdements, des soucis, maladie, voiture en panne, divorce, licenciement, taule... croyance en un au-delà ou matérialisme strict, spiritualités, activités culturelles ou bricolage, décès, naissances, jeu, repos, contemplation, agitation...

La messe est dite. A ce compte-là, comment encore imaginer et concevoir un avenir pensé collectivement ? Dans cette société où les individus se sont différenciés, où les existences n’ont rien de commun, où les préoccupations sont extrêmement diverses si bien que, pour revenir à la case départ, les demandes courantes (qui ne sont pas illégitimes) auprès du politique se résument à la sécurité et au pouvoir d’achat. Un projet collectif n’est plus à l’ordre du jour. Les individus tirent leur sens collectif dans les associations, les tribus, les groupes d’intérêt, les passions communes, les activités locales, les événements sportifs, les grands spectacles, les vedettes et autres célébrités, et bien évidemment les élections, qui constituent aussi un événement marquant pour nos démocraties.

La politique est devenue une affaire de passionné, et se déroule à l’image des compétitions de foot. Les Français ne sont pas si passionnés que ça de politique, à l’exception de cette singulière campagne sur le traité européen en 2005. Le fait est que la question européenne a, selon le principe dialectique, réuni les Français autour de la question nationale. Pour ce qui est de 2007, force est de constater que la politique est pratiquée par une poignée de passionnés qu’on appelle les militants, terme équivalant à celui de supporters affiliés à un club. Les politiciens sont à l’image des joueurs de foot et des dirigeants de club. D’ailleurs, l’aveu de Villepin, il y a peu, est édifiant, quand il s’est imaginé en Zidane, et a comparé un de ses ministres à Henry marquant un but. Dans ce contexte, les électeurs sont des spectateurs, et lorsque les présidentielles se déroulent, la France se met au diapason, comme lors d’un Mundial. La presse et les médias sont au rendez-vous. On a pu dire que les hommes politiques ne sont pas proche des préoccupations des Français. C’est sans doute exagéré, mais force est de constater que l’activité d’un parti est dominée par sa propre logistique, si bien que le programme devient secondaire et, en fin de compte, bien peu original, fait de mesures et autres gadgets censés satisfaire le plus grand nombre. Par ailleurs, les contraintes du système sont telles que même si quelques grandes réformes sont pensables, elles ne sont pas réalisables en l’état actuel de la pratique politique. L’homme politique, lorsqu’il parle, se mire dans le regard de son parti, et se voit dans son miroir d’acteur, mais ne semble pas s’adresser aux électeurs. Il attend les votes, comme l’acteur venu faire sa promo en espérant remplir les salles.

Il ne faut rien espérer de la politique, qui est cependant une affaire assez sérieuse pour qu’on ne s’en moque pas, mais pas assez sérieuse dans son contenu pour qu’on se dispense d’ironiser sur son déroulement spectaculaire, sorte de jeu du cirque médiatique avec ses vedettes. Les mieux placés dans ce rôle s’appellent Nicolas et Ségolène, qu’on imagine parfaite pour monter les marches à Cannes, mais moins pour causer aux militants. Dominique de V. et Djack ne sont pas mauvais. On pourra ironiser aussi sur la désignation des candidats par militants. Sont-ils aptes à choisir un futur chef d’Etat ?

Sachons apprécier cette comédie politique, et revenir aux vrais fondamentaux, à savoir que l’amélioration de nos existences repose essentiellement sur nous-mêmes. On glose sur dix euros de carburant ou deux euros de viande venus grever le budget des familles, et on lance de grandes idées sur le pouvoir d’achat, alors que le meilleur moyen de l’augmenter, c’est de diminuer ses dépenses superflues en maîtrisant ses désirs (cela ne concerne pas ceux qui sont dans la pauvreté). Mais ces choses matérielles ne sont pas l’essentiel. Savoir apprécier l’existence, bien naviguer, choisir quand on dispose d’une possibilité de choix, passion, amis, amours, activités, voilà non pas une philosophie de vie, mais une politique de l’existence. La politique, c’est l’art de gouverner. Et en premier lieu de se gouverner soi-même, autant que faire se peut, dans le sillage de la philosophie stoïcienne.


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61 réactions à cet article    


  • Internaute (---.---.248.78) 31 août 2006 09:02

    Votre article présente bien la situation actuelle en mettant l’accent sur la maturité technique et l’égo-centrisme. On attend un second souffle qui n’arrive pas et on préfère consommer le plus vite possible tant qu’il y en a. En d’autres temps, il n’y pas si longtemps, on finissait une bouteille de vin en disant - encore une que les boches n’auront pas (entre deux guerres). Depuis les boches sont devenus nos amis et nos ennemis ne sont pas assignables à une région géographique ni à une race.

    La première phrase sur la Nation est fausse. Celle-ci existe depuis la haute antiquité et n’a pas attendu la 3°république. La nation s’identifie aux peuples et le tort de certains est de l’identifier à un ensemble d’administrés. C’était vrai jusqu’à Giscard en France puisque la France était peuplée de français, ce ne l’est plus aujourd’hui. Au lieu de dire « les français » il vaut souvent mieut dire « les citoyens français ». Dans ce sens il est clair qu’elle ne motive plus personne. Qui irait se battre pour être administré par la sécu japonaise plutôt que la sécu suisse. Pourvu que les soins soient payés, peu importe le caissier.

    Le problème est ailleurs et vous passez un peu à côté. Cette attitude de fin du monde que vous décrivez et qui est bien réelle devrait nous conduire à une baisse rapide et brutale de notre niveau de vie. Quand il faudra se battre pour aller manger (au propre comme au figuré) les gens seront vraiment en compétition et nous verrons réapparaître la nation basée sur l’appartenance à un peuple, peut-être élargi, ultime rempart contre les dangers extérieurs et ultime havre de paix et d’harmonie.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 août 2006 10:40

      bonjour à tous

      au temps pour moi, la précipitation et le souci d’une formule a introduit un malentendu. Je voulais parler de l’Etat-Nation moderne, avec une apogée pendant la troisième République, dont l’idée persiste encore un peu, disons nous interpelle, parce que l’Etat-Nation a disparu, avec le sentiment d’un destin commun, ce qui ne veut pas dire que rien n’est en commun, au contraire, avec les médias, les intérêts communs sont partagés et propagé, sécurité, pouvoir d’achat et quelques autres

      Le niveau de vie ne va pas forcément baisser mais se transformer, pétrole cher, et concurrence avec la Chine, d’ici 10 ans, la nouvelle donne économique incitera les individus à une remise en question à suivre


    • c florian (---.---.162.39) 31 août 2006 12:23

      la nation existe mais est totalement subjective. il suffit de gratter un peu pour s’apercevoir que l’état français n’est pas et n’a jamais été une nation, quelque soit la définition de celle ci, on trouvera bien vite une contradiction. il y a un siécle, beaucoup de français métropolitains n’utilisaient pas le français pour parler. le territoire français ne s’est pas construit par appartenance au peuple français, mais par la puissance militaire du royaume ou de l’empire de france.


    • faxtronic (---.---.127.45) 31 août 2006 13:03

      Bof tu confonds peuple et nation. la france est un empire multicentenaire de peuples differends, mais forme une nation.


    • space_cowboy (---.---.113.32) 31 août 2006 09:38

      presque lisible !

      doit poursuivre ses efforts !


    • ZEN zen 31 août 2006 09:42

      Article qui décrit bien certains syptômes de l’hyperindividualisme grandissant, effet du développement du marché envahissant tous les secteurs de la vie,le conditionnement publicitaire aidant.L’analyse des causes de la dissolution des liens sociaux, surtout depuis les années 70, reste à faire.

      Mais l’illusion est de croire que ce développement est salvateur et l’article semble confondre l’éthique et la politique,qui ne sont pas sans liens, mais qui doivent être distingués comme deux ordres distincts. Un retour à Rousseau serait nécessaire . Ne pas oublier que le stoïcisme s’est développé sur le terreau d’une société romaine en crise , entrainant des valeurs de repli sur soi.

      Si j’ai bien lu l’auteur, son mot d’ordre serait : le salut social viendrait exclusivement de la culture de soi. Ce me semble une réponse,liée à la crise actuelle du politique , qui ne peut mener qu’à plus de délitement social, d’individualisme exclusif,de perte totale de solidarité, pourtant condition de vraie autonomie.

      Restaurer la politique me semble l’urgence contre la dictature d’un marché omnienvahissant faussement libérateur...

      Ai-je bien lu ?


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 août 2006 11:23

        la confusion entre éthique et politique est un fait avéré, en Angleterre, les universitaires séparent philosophies morale et politique. Rousseau avec son idée de volonté générale me paraît bien dépassé. Certeau donnait une définition sommaire de la politique. Elle est ce qui rend possibles certaines choses et impossibles d’autres. L’économie aussi rend possible des choses en inventant des moyens. Mais en dernier ressort, l’idée que je développe est une politique de soi, dans ce sens de Certeau. Certaines choses ne dépendent que de nous et nous sont à portée de réalisation, ce qui ajoute du possible à un possible administré par le Politique dans ses actions publiques.


      • ZEN zen 1er septembre 2006 08:52

        « Rousseau avec son idée de volonté générale me paraît bien dépassé »

        vous confirmez ce que je pensais, vos positions ne sont pas républicaines , ou alors vous avez mal lu ou mal compris Rousseau sur ce point précis.

        Mais peut-être s’agit-il pour vous de réduire l’Etat à des tâches minimales pour mieux laisser s’exprimer les forces « bienfaisantes » d’un marché totalement dérégulé, qui dans sa grande « sagesse » saura faire le bonheur de tous...et combler les désirs créateurs de chacun.

        Je constate que vous ne répondez pas à l’essentiel des problèmes de fond soulevés par ma rapide intervention .


      • Voltaire (---.---.192.14) 31 août 2006 09:51

        Je ne partage pas l’idée principale contenue dans le titre de votre article, selon lequel 2007 serait sans enjeux véritable, ni d’ailleurs le fait que les français ne se passionneraient pas pour cette élection.

        2007 sera déjà à tous le moins une rupture de générations ; Sarkozy, Royal, Bayrou, Besancenot appartiennent à une autre ère que les Chirac, Mitterand et autres Jospin (seuls Le Pen et Laguiller font de la résistance) ; c’est donc à tous le moins une vision différente de notre société qui servira de base à la politique française.

        Sarkozy et Bayrou s’inscrivent aussi dans une vraie rupture au niveau projet de société (c’est moins vrai pour le PS qui semble plus conservateur pour le moment, quelque soit le candidat, mais cela peut encore changer), et leur élection impliquerait de sérieuses réformes (avec sans doute des confrontations assez rudes si Sarkozy était élu).

        Quant aux français, s’ils sont en effet assez désabusés par les politiques eux-mêmes (il faut dire que les media traditionnels n’aident pas, en se concentrant sur les petites phrases), ce n’est pas le cas pour la chose politique, et je m’attend à pas mal d’effervescence début 2007, notamment en raison de l’importance grandissante du débat sur internet qui court-circuite les media traditionnels ; il suffit de voir d’ailleurs le nombre d’articles politiques sur agoravox et les débats qu’ils occasionnent !


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 août 2006 11:25

          Je confirme que nous ne voyons pas les choses de la même manière, ce qui ne peut qu’enrichir le débat. Je ne vois pas de projet de société nouveau mais juste un changement de gouvernants, comme vous l’avez souligné, mais les ressorts essentiels de la société restent identiques à ceux d’il y a 20 ans, avec quelques fluctuations et nouveautés mais rien sur le fond


        • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 14:00

          Rousseau se presente aux elections ?Et dire qu’on ne m’avez pas prevenu je vais m’empresser de relire ses « reveries ».


        • La Taverne des Poètes 31 août 2006 10:04

          Personnellement, j’exècre l’expression « force est de constater » qu’emploient souvent les journalistes pour rendre leurs affirmations indiscutables. Mais placée deux fois dans un article par un scientifique-philosophe dont le double rôle oblige à asseoir ses arguments de façon plus rigoureuse, l’expression n’en est que plus énervante. Y ajouter « La messe est dite » et c’est le comble.

          L’homme politique est l’homme qui parle, mais l’homme politique n’est pas homme de parole. Tiens ! Ce sera ma citation du jour que je mettrai sur mon cv.

          Je reviendrai à un moment plus calme échanger avec vous cette fois sur le fond...


          • Stephane Klein (---.---.101.8) 31 août 2006 10:44

            ’Aide toit toi-meme et Dieu t’aidera’ ?

            Oui bien sur, il faut en finir avec l’Etat-providence et notre mentalite d’attardes-assistes.

            C’est bien pour cela qu’ lengagement politique est primordial aujourd’hui. Il l’est d’autant que nous nous sommes emprisonnes depuis 15 ans dans une attitude de desabusement et de rejet de la classe politique et de la politique ne general.

            C’est en effet bien plus facile de denigrer cette classe plutot que de s’inetersser aux problemes de fond, forcement complexes, et de demander des comptes a nos elus.

            On les veut irreprochables, altruistes et preoccupes avant par le bien de leur administres , mais ils sont l’emanation du peuple qui est taverse du bas vers le haut par une attitude constante d’egoisme, a quelques exceptions.

            En somme, on a les hommes politiques qu’on merite et si les Francais n’exercent pas leur legitime droit de controle et ne demandent aucun compte, il n’est pas etonnat que des hommes politiques condamnes ou qui ne tiennent pas la parole donnee s’accrochent au pouvoir.

            Alors 2007 est plein d’enjeux et il plus important que jamais de s’impliquer.


            • Gérard Ayache Gérard Ayache 31 août 2006 10:55

              Bonjour Bernard Dugué,

              Vous dites que « La politique est devenue une affaire de passionné, et se déroule à l’image des compétitions de foot ... Dans ce contexte, les électeurs sont des spectateurs, et lorsque les présidentielles se déroulent, la France se met au diapason, comme lors d’un Mundial. La presse et les médias sont au rendez-vous. »

              Cette idée me rappelle que, pour les psycho-sociologues, le cerveau a besoin de vivre, périodiquement, des « états modifiés de conscience ». Des changements de régime. Nous aurions un besoin naturel, quasiment physiologique, de modifier périodiquement les modalités de notre fonctionnement mental. C’est pourquoi certains aiment absorber de l’alcool, d’autres aller chercher la transe dans certaines musiques, d’autres enfin assouvir le besoin de se « dépayser ».

              A l’instar de notre psyché individuelle, la psyché collective aurait besoin, de temps en temps d’une onde de choc collectif élaborée à partir d’une émotion forte. Besoin justifié peut-être par l’amertume de se sentir si précaire dans l’impermanence radicale des choses. Nous acceptons notre destin tragique par intégration, à doses homéopathiques de la mort et par absorption des douceurs de l’émotion collective qui permet d’apprendre à jouir ensemble des petites, voire des folles choses. Ces instants d’éternité comme les appelle le philsophe Michel Maffesoli, cette sensation d’être enveloppé dans le matriciel, d’être intensément englobé, de s’éclater dans le grand tout, dans le macrocosme.

              Les élections contemporaines ne remplissent elles pas au fond, confusément, ce besoin ??


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 août 2006 12:09

                Bonjour Gérard,

                Effectivement, le Mundial a rappelé un besoin d’émotion mais celles-ci peuvent aussi se pratiquer en solo, un saut à l’élastique, ou en groupe, en boîte, alcool, substances, dans une salle de concert avec une star et puis dans le collectif. Mais cela ne me semble pas déterminer l’essence du politique. Disons que c’est plus du social et de l’historique (la passion qui fait les grandes choses, dixit Hegel). Quelle est la place du politique, gérer ou bien accompagner les projets collectifs ou rendre possible les initiatives publiques ?

                Il me semble qu’on passe à côté de ces débats au profit d’une gestion tactique de l’événementiel avec un arsenal médiatique qui à son corps défendant, ne fait que renforcer cette « cirqusation » des élections


              • Sapiens sapiens (---.---.39.229) 31 août 2006 10:57

                « La Nation telle qu’elle fut pensée par un Renan reposait sur le partage d’un ensemble de valeurs, d’un rassemblement d’esprits autour d’une culture censée incarner le génie national, de grands principes, du partage d’une vision et d’un désir d’avenir, d’une unité spirituelle, d’un sens commun. Cet âge est révolu. »

                Ca, c’est ce que vous croyez. De plus en plus de gens apportent leur soutien aux partis identitaires afin de lutter pour la préservation de leurs racines.

                Le sentiment national allemand s’est réveillé, en sursaut pourrait-on dire, à l’occasion du Mondial ; en Suisse, il est tendance d’arborer un t-shirt rouge à croix blanche. Il n’est plus une ville italienne de moyenne importance qui n’ait sa fête médiévale et/ou Renaissance.

                Le progressisme auto-proclamé, avec des amalgames d’escrocs à base de nazisme et de génocide, êtait parvenu à freiner ce mouvement de légitime défense, mais sa montée se poursuit, désormais universelle et irrésistible.

                « Ce n’est plus l’aventure collective ni les grands Récits et autres idéologies qui caractérisent l’horizon d’avenir des individus mais plus le souci de vivre une trajectoire personnelle. »

                Et il en résulte un vide affectif abyssal que les individus croient pouvoir combler à coups d’acquisisition de biens matériels. Résultat, les partis leur emboîtent le pas, ce qui a pour conséquence que :

                « ...le programme devient secondaire et en fin de compte, bien peu original, fait de mesures et autres gadgets censés satisfaire le plus grand nombre. »

                Mais pour s’en sortir, il y a une solution, à en croire M. Dugué. Il faut - le verbe préféré des hommes politiques, parce que sa neutralité répercute sur tous, c’est-à-dire sur personne, la responsabilité de la réaction - expliquer au bon peuple que :

                « ...ces choses matérielles ne sont pas l’essentiel. »

                et qu’il est plus gratifiant de :

                « Savoir apprécier l’existence, bien naviguer, choisir quand on dispose d’une possibilité de choix, passion, amis, amours, activités (...) La politique c’est l’art de gouverner. Et en premier lieu de se gouverner soi-même autant que faire se peut, dans le sillage de la philosophie stoïcienne. »

                En somme, il s’agit de remplacer Jésus (le christianisme) et Renan (l’identité culturelle) par Zénon de Kition (le stoïcisme).

                Comme il suffisait d’y penser, c’est comme si c’était déjà fait...

                P.S. - Un nostalgique propose plutôt un retour à Rousseau... Sans préciser à qui sera dévolu le rôle du bon sauvage. Il paraît que la production - la prod’, comme on dit aujourd’hui, je crois - hésite entre Dieudonné et Joey Starr (Didier Morville) et Doc Gynéco...


                • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 15:36

                  rajoutez un zeste de citron et une pointe de vodka.ç’est bon,en fait ça se boit bien mais faut pas en abuser.Certain preferre rajouter une queue de betterave, moi pas.


                • gigi (---.---.101.8) 31 août 2006 10:58

                  bonjour,

                  désolé, mais votre article, c’est du n’importe quoi. Seul l’Etat-nation est capable de donner un cadre paisible à l’existence de tout un chacun.

                  S’il n’y a pas l’Etat-nation qui a-t-il donc ? Un monde ouvert ou le marché et les multinationales règnent en maître, nouvelle forme de féodalisme ? D’ailleurs, quel monde ouvert, un monde ouvert avec l’iran, la chine, la RDC, le pakistan ? ceux seront ces pays les garants de notre bonheur ?

                  La molle businessocratie bruxelloise et ses landers régionaux ? Ce sont eux qui vont protégés nos intérêts, alors que l’Europe est incapable de déployer une force de surveillance aux canaries pour protéger l’europe de l’immigration sauvage, même pas 4 bateaux ?

                  Allez donc demander aux libanais si un etat-nation fort ne pourrait pas les satisfaire afin de défendre leur droit. J’en parlais récemment avec un ami libanais, qui lui aimerait pouvoir avoir un véritable état donné d’une cohésion nationale.

                  Alors, laissez moi rire. L’Etat-nation est la forme aboutie de la civilisation. Celle qui protège les peuples. L’union ne fait-elle pas la force ? Le partage d’idéaux commun n’est-elle pas un puissant moteur de cohésion ?

                  Que de nombreux français aient saboté leur propre pays par négligence, médiocrité, paresse, égoisme, couardise, esprit matérialiste, il n’y a pas de doute.

                  Que d’autres l’aient fait par esprit de subversion politique, par volonté nihiliste, par opportunisme ou calcul, il n’y pas pas de doute non plus.

                  Tout au contraire, 2007 sera le réveil de l’Etat-nation, le réveil de tous les français qui refusent la disparition de la France.

                  Gigi


                  • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 14:08

                    vous confondez la nation avec votre nombril.Nation tel est son nom.


                  • Philgri (---.---.140.130) 31 août 2006 11:07

                    Voltaire, c’est la faute à Rousseau...

                    Non, il n’y pas d’enjeu. Il n’y pas d’État-providence pour défendre les plus faibles. Il y aura peut-être encore un coq ou une poule, mais cette volaille n’a pas de dents et heureusement, elle finirait par mordre !

                    Famille, Travail, Patrie ,c’est bien finis ! D’ailleurs, nous pouvons fermer L’ANPE, il n’y aura plus de Chômage ! C’est la nouvelle recette...

                    Liberté,Égalité,Fraternité, juste en rêve. C’est déjà pas mal.

                    Oui des Solutions il y en aura toujours, pour colmater les brèches, pas pour nous remettre à flot !

                    Du moins, je n’entends rien qui nous montre le cap.

                    Manque d’imagination ? Non, préserver le mensonge. Mensonge d’États, mensonge d’illusionniste. Il ne faut jamais révéler le tour de magie pour en garder son effet.

                    Impuissance ? Non, tout le monde part en guerre contre tout le monde ! Nous sommes sûres de gagner... des morts !

                    Alors, un peu de raison et commençons par le commencement : Supprimer et très vite tous les Paradis fiscaux, nous verrons biens les têtes qui dépassent.

                    Après, et nous le savons depuis plus d’une cinquantaine d’années, mettre en place un système horizontal démocratique international.

                    Nous sommes à l’aube de la fin du secret. Éviter le sang inutile et n’espérer rien d’autre qui nous fera perdre du temps.

                    Si ces idées ne sont pas réalisables, c’est que l’homme n’a pas sa place dans cet Univers et que notre planète bleue devra se passer de nous, tôt ou tard. Sans États-d’Âmes.

                    Bon courage.

                    Philgri.


                    • Internaute (---.---.243.134) 31 août 2006 15:16

                      Êtes-vous un néo-cons pour parler comme cela. On dirait du Trotsky.

                      Faire le bonheur des gens magré eux et s’ils n’en veulent pas alors la shoah les attend.

                      Merci, pas pour moi.


                    • gigi (---.---.101.8) 31 août 2006 15:32

                      famille, travail, patrie c’est fini ?

                      famille : jusqu’à preuve du contraire, sans renouveau des générations, il n’y a pas de futur. A moins d’envisager la france uniquement d’immigrés. Et pourquoi eux plutôt que nous ?

                      travail : sans travail, pas de moyens de subsistance et d’assurer le quotidien

                      patrie : sans patrie pour vous défendre et vous pour la défendre, nous finirons comme tous les pauvres bougres qui vivent dans les non-états ou les dictatures

                      la négation des valeurs portées par la famille, le travail et la patrie est un nihilisme monstrueux, un travail de sape morale contre notre société.


                    • Hakim I. (---.---.29.83) 31 août 2006 11:12

                      « Mais ces choses matérielles ne sont pas l’essentiel. Savoir apprécier l’existence, bien naviguer, choisir quand on dispose d’une possibilité de choix, passion, amis, amours, activités, voilà non pas une philosophie de vie, mais une politique de l’existence »

                      C’est ce qu’on appelle « les Valeurs ». Celles-ci ont été tuées fin des années 60, naissance de la génération capricieuse qui veut tout tout de suite.

                      Celle qui est vite séduite par les techniques marketing nous obligeant à avoir besoin de produits qui au final nous rendent plus dépendants que libres.

                      En marketing on dit que si le produit ne répond à aucun besoin, il suffit de créer ce besoin.

                      C’est ce sentiment de besoin qui devient prédominant. En soi, ce ne serait pas vraiment un problème si ce besoin trouvait son soulagement par l’individu lui même. Le problème, c’est que l’individu ressentant un besoin demande au promoteur du produit/service de lui fournir.

                      La politique moderne (occidentale ou non) n’est qu’un panel de sociétés marketing qui passent leur temps à créer des besoins pour rendre le consommateur (citoyen) dépendant du produit vendu, et par conséquent du vendeur lui même.

                      En gros, nous sommes passés à l’ère de la privatisation de la politique. Les programmes étant les produits. Les candidats étant l’emballage ou la plaquette.

                      Comment créer le besoin ? Je vous laisse le soin de lire les journaux, allumer votre télé, etc... Il est clair que notre besoin à tous est la SECURITE.

                      Celle-ci est vendue par nos boites marketing du nom de PS, UMP, etc... qui nous vendent à petite dose de la sécurité.

                      En marketing, il faut garder le consommateur dépendant de la solution à son besoin créé en faisant en sorte qu’il ne soit pas totalement soulagé. Si le besoin devient de moins en moins présent, alors soit on l’amplifie par la peur (solution : sécurité), soit on en crée un autre. C’est un peu le principe dealer/toxicomane.

                      Pardon à tous, je sais que mon commentaire est un peu alambiqué, je n’ai pas de super techniques rédactionnelles (gros problème de méthode selon mon prof de philo smiley ).

                      Mon message résumé est que la Démocratie est morte le jour où nous avons choisi de consommer la politique plutôt que d’en être acteur.

                      Merci à tous pour votre patience. smiley


                      • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 14:54

                        la politique n’est pas un devoir ni une obligation, on peut s’abstenir par contre on peut difficilement s’abstenir de consommer et d’attraper tout ce qui passe a notre portee d’ou l’invention de la machine a tourner les miettes en rond qui va nous simplifier considerablement la vie ,Dorenavant disponible dans toute bonnes quincaillerie pour la modique sommmes de 5678904321 plaques d’egout_et 99 fers a repasser les bavoirs.


                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 31 août 2006 12:22

                        Excellente analyse qui, si j’ose dire, remet la passion politique et les illusions politico-religieuses qu’elle génère à sa juste place, qui n’est plus première dans nos sociétés modernes, comme l’affirmait déjà Benjamin Constant, mais de l’ordre des moyens pour réussir « sa » vie personnelle dans la liberté et la garantie des droits subjectifs égaux qui lui sont attachées. La passion politique exige, en effet, le sentiment nationaliste fusionnel et l’identification au collectif que ce sentiment provoque.

                        Or un tel ssentiment recule nécessairement en état de paix prolongé vis-à-vis de ceux qui sont, en état de guerre, perçus comme des étrangers extérieurs ou intérieurs, ce qui n’est plus tout à fait notre cas, et ce qui est globalement une bonne chose, à moins de désirer le retour de la guerre extérieure ou civile ; cette dernière visant à purger violemment le corps national de ceux qui sont désignés comme nationalemment impurs ou apatrides (juifs, noirs, arabes, musulmans etc..). . Réservons le sentiment national au au jeux sportifs : la politique au service des droits des hommes et des femmes, ce n’est pas plus mal.

                        Une démocratie apaisée est donc nécessairement plus ou moins apolitique car les électeurs s’intéressent plus au droit dont la sécurité et l’égalité des chances dans la compétition sociale sont les exigences de base -donc au juridique- qu’au politique.


                        • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 14:24

                          daccord avec vous .la nation a quelque chose avoir avec « un serrage de fesse collectif » derriere le chef evidemment.


                        • Sapiens sapiens (---.---.39.229) 31 août 2006 12:41

                          « Je ne partage pas l’idée principale contenue dans le titre de votre article, selon lequel 2007 serait sans enjeux véritable, ni d’ailleurs le fait que les français ne se passionneraient pas pour cette élection. »

                          En réalité, le miracle français, c’est que l’abstention n’atteigne pas 55 ou 60 %.

                          Il y a, en France, une majorité et une opposition qui alternent presque régulièrement, en passant leurs années d’opposition à dire ce qu’elles feraient, si elles étaient la majorité, et qui ne le font pas lorsqu’elles deviennent majorité.

                          Voter Hurluberlu au premier tour est éventuellement compréhensible, se déplacer pour le second ne l’est plus du tout. Si c’est ça la démocratie, la notoriété du système est très grossièrement surfaite. Par crainte du manque d’oxygène...

                          Et s’il y en a qui se passionnent pour la farce présidentielle, tout en étant conscient de l’inanité du vote, mais qui se font néanmoins un devoir impératif d’urner, leurs mérites atteignent des sommets que je n’envie aucunement.


                          • La Taverne des Poètes 31 août 2006 12:43

                            Le ressort Nation étant cassé, le ressort du changement fait florès ? Certes, mais « la France d’après », c’est la France d’après Sarkozy et le « désir d’avenir » est désert d’avenir bâti sur du sable.

                            Réacteur technologique en panne ? La croissance reposant sur l’innovation, cela signifierait qu’il nous faut changer de modèle de croissance.

                            Si le cirque médiatique de la politique est consternant, il faut lui concéder cette qualité d’invention de nouvelles machines : Nous avons les machines à laver plus blanc (Le Pen, De Villiers, Mégret), les machines à en découdre (Sarkozy), les machines à perdre (Raffarin, Villepin, Ségolène). Que d’innovation, n’est-ce pas ?

                            Dans ce contexte, moi j’ai inventé le tourne-miettes ! On y pose des miettes de pain et cela tourne. Cela ne sert à rien : et après ? Je vais la faire breveter quand même : c’est pour les pigeons !


                            • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 15:03

                              magnifique machine en effet, chef d’oeuvre du genie et du bon gout francais je l’ai experimente et je m’en trouve fort content.Je la recommande a tous, ça fait meme des bulles,on a du mal a le croire.


                            • domdidom (---.---.45.63) 31 août 2006 12:43

                              Bonjour Bernard, votre article est intéressant , mais désabusé, ce que l’on est en droit d’être au vu du carrousel désenchanté qui tourne en rond en faveur des égos au lieu du bien général.

                              Rappelons-nous que gouverner est une expression paysanne qui veut dire « s’occuper des vaches »... c’est vrais qu’on se fait traire de partout et que c’est ce que l’on appelle politique aujourd’hui ou du moins la majorité des citoyens ont-ils cette impression que la politique se résume à comment enfermer les citoyens le plus raisonablement possible dans ce carcan impérialiste qui a dit que le monde est une vaste prison pour engraisser les nantis...

                              ce cirque continuera tant que les citoyens majoritaires voudront se déresponsabiliser des décisions majeures de société laissés dans les mains de quelques uns qui ne travaillent plus au bien général mais en faveur des lobbys transnationaux, ces états-nations qui, comme vous l’expliquez très bien, sont aujourd’hui à la solde du patriot act de Bush.

                              Quand est-ce que les citoyens vont réclamer les outils démocratiques qui leur permettront de voter les décisions politiques ?

                              Si la lucidité sur les états-nations est si claire aujourd’hui quelle alternative à la construction européenne ?

                              On se demande quand même pourquoi les autres pays européens semblent toujours attendre de voir ce que la France va faire pendant que leurs dirigeants se font embourber au Proche-orient...

                              Bien le bonjour chez vous.


                              • La Taverne des Poètes 31 août 2006 13:17

                                « Ce que l’on est en droit d’être au vu du carrousel désenchanté qui tourne en rond » : ça vous dirait pas un tourne-miettes ? Prix de l’innovation de la Taverne des poètes. Et vous pourrez le rebaptiser en « Manège désenchanté ».

                                Gouverner voudrait dire : à chacun son métier et les vaches seront bien gardées. Sur la foi de ce principe, les politiciens non seulement gardent les vaches mais se les approprient et vous promettent çà et là un peu de lait quand vous braillez trop fort !


                              • wwww.jean-brice.fr (---.---.150.96) 31 août 2006 14:07

                                Je ne suis pas d’accord : de toutes parts j’entends ou je sens un véritable intérêt pour cette élection. Les Français se doutent que ce sera la PREMIERE ELECTION où le PEUPLE aura son mot à dire : pourquoi ? parce qu’on s’est trop moqué de ce dernier. Nous allons très certainement avoir des SURPRISES ! Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr


                                • (---.---.235.92) 31 août 2006 17:10

                                  Dire est une chose, inverser le cours des choses en est une autre.

                                  Avoir a choisir entre le plus fervent représentant des lobbys patronaux et internationaux (sarko) et un pur produit marketing (royal), si tu appelles ça dire, alors tu as toute la place pour le faire mon cher.

                                  WAKE UP !

                                  L’heure n’est plus aux slogans.

                                  Dire c’est d’abord choisir ceux qui seront investis pour la candidature a la présidence en 2007. Et crois moi, mieux vaudrait que ce ne soit aucun des deux favoris que l’on nous impose actuellement.

                                  Leur ascension en popularité montre clairement qu’ils sont choisis par les cow-boys qui gouvernent depuis des années.

                                  S’il y a quelque chose a dire, il serait peut-être temps de s’y mettre tu ne pense pas ?


                                • arturh (---.---.119.98) 1er septembre 2006 10:33

                                  Le PEUPLE n’existe pas.


                                • www.jean-brice.fr (---.---.152.42) 1er septembre 2006 22:09

                                  C’est ce qu’on verra ...


                                • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 14:29

                                  en tout cas nous sommes plus pepeul que peuple


                                • (---.---.141.228) 15 septembre 2006 15:28

                                  je peuple tu peuples ilou elle peuple nous peuplons vous peuplez ils ou elles peuplent


                                • (---.---.94.25) 31 août 2006 14:23

                                  y’a pas d’enjeux en 2007 que ce soit Sarkosy ou Royal toute façon se sont des pions des lobbys economique...d’ailleurs la pression mediatique qu’exerce les medias qui nous poussent sous les projecteurs ces 2 candidats alors que le debat des projets concret est inexistant...

                                  Ils prendrons deux ou trois mesurettes histoire d’entretenir la democratie de facade...

                                  Mais a par cela ils s’inscrivent dans la continuite des aspirations des lobbys economiques qui font la pluie et le beau temps...

                                  Si vous etes pas convaincu de cela levez le nez des medias controle par ses memes lobbys et je vous invite a visionner le documentaire le chomage a une histoire de Gilles Balbestre...

                                  En 2007 l’affrontement sarkosy royal qu’importe le gagnant la continuite des lobbys economique est assure.... prenez vous a ce jeu si cela vous amuse...

                                  Toute façon la seule chose qui s’emble faire a la gauche et la droite et ses lobbys economique c’est le font ntaional. D’ailleurs la gauche et la droite sont allez a l’universite d’été du medef... Madama Parisot n’a pas voulut inviter le front national...

                                  Aujourd’hui la revolution passe par le front national pas par l’extreme gauche...

                                  Sarkosy ou Royal toute façon c’est pareil a par 2 ou 3 mesurettes pour faire semblant... La revolution a chaser la monarchie pour permettre une renaissance... tant que les français continuerons a croire que l’offre entre l’ump et le PS est un leurre... et s’inscrit dans la meme continuite... 30 ans que la gauche et la droite se succedent aux pouvoirs 30 ans que le chomage monte et l’immigration avec au grand bonheur du patronnat qui fait son marche et la politique de bas salaire en france....

                                  Je suis pas communiste ou naifs adeptes du postier de neuilly je suis pour un capitalisme plus raisonne comme celui des trentes glorieuses... Les lobbys economiques sont des neo liberaux qui a par semer la pauvrete en europe en mettant les européens en concurence avec l’asie ou le tiers monde n’apporte que le declin de l’europe..


                                  • c florian (---.---.162.39) 31 août 2006 14:49

                                    qu’attendons nous de nos politiques et de l’Etat ? beaucoup trop surement par rapport à leurs véritables pouvoirs. l’etat nous permet de vivre, surement pas d’être heureux. chacun doit mener sa propre quete du bonheur, et celui ci ne peut être collectif car chaque personne a ses propres aspirations. l’etat fournit déjà la liberté, l’égalité, la sécurité, l’éducation, la santé, et même si tout n’est pas parfait, il a une marge de manoeuvre beaucoup plus réduite qu’à la révolution française. l’etat ne pourra jamais tout controler malgré ce que disent les différents candidats. attendre du gouvernement une hausse du pouvoir d’achat est une utopie (sauf pour les fonctionnaires). c’est le role des employeurs si ils le peuvent ou le veulent. et à chacun de gérer son budget, il ne faut pas oublier qu’en 10 ans nos frais fixes ont considérablement augmentés juste par consumérisme : abonnements téléphones, internet, satellite, ordinateurs, télés, voitures... aprés on peut toujours trouver les légumes trop chers. les politiques ne sont pas mauvais, ils sont juste impuissants mais ne veulent pas l’avouer. quand entendrons nous un candidat aux présidentielles dirent qu’il ne peut rien à la montée du prix de l’essence, qu’il ne pourra pas empecher une entreprise de délocaliser, qu’une action boursiére peut être acheter par n’importe qui (et même un indien) ? or le meilleur candidat sera celui qui promet le mieux, même si il ne changera rien. quel devrait être la mission premiére du prochain président ? réponse : réduire les dépenses et la dette ! qui en parle parmi les candidats ? personne ! l’etat n’est que ce que nous en faisons, quoi de plus naturel que dans un pays ou chacun ne voit que son interet personnel , les gouvernants ne soient là que par ambition personnelle.


                                    • (---.---.94.25) 1er septembre 2006 07:53

                                      Les politiques ont un pouvoir :
                                      - sur les depenses de l’etat et notamment de la masse salariale des fonctionnaires trop nombreux sans parler des regimes speciaux de retraite edf, sncf, ratp..., etc etc
                                      - sur les gains de productivite des services public en fesant par exemple le choix des ntic et la simplification administrative
                                      - la politique d’immigration qui nourrit le deficit du marche du travail depuis 30 ans au profit des lobbys economique (2,5 millions de chomeurs - 5 millions d’immigres)

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