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2008, cuisante revanche de 1983 pour un PS sans projet et une France sans idéal

20 heures sur les écrans, visages crispés à droite, sereins, mais limite jubilatoires à gauche, les résultats tombent, Reims, Caen, Périgueux, Saint-Etienne, et un spectacle moyen, mais attendu, avec un Hortefeux invoquant les abstentionnistes et un sondage selon lequel deux tiers des électeurs ont voté en fonction de critères locaux ; mais on s’en tape M. Hortefeux, vous avez perdu et... vous avez perdu ! Et d’autres de droite prétextant que les réformes n’ont pas été effectuées assez vite et chantant la litanie de la pédagogie, sûrs de leur doxa, de leur doctrine, de leurs mensonges sur les chiffres. La droite a perdu, les Français n’y croient plus, tel est semble-t-il le message d’une élection municipale à l’impact sans précédent depuis 1983, avec les villes tombant au fil de la soirée, et sans doute quelques enseignements à tirer. A gauche, les éléphants tentent de la jouer modeste, mais déterminés et offensifs et ils l’ont fait. Ils n’ont pas de stratégie ni de projet puissant alors ils tentent de transcrire en idées cette fronde électorale contre la droite. Un peu d’allusion au pouvoir d’achat bafoué par la droite, un zeste sur d’autres questions, c’est de bonne guerre ou de bonne pub, il faut bien déprécier le concurrent qui n’a pas su réaliser une promesse ne pouvant pas être tenue en si peu de temps. Laurent Fabius a su donner le ton juste. Dommage qu’il ne soit pas apprécié à sa valeur au PS.

Pour l’instant, François Fillon reste ferme sur les réformes. Appuyé par Morin, par Pécresse, par Bertrand, par Bachelot, par Albanel ; les idéologues de la réforme (de droite) ne font que répéter une formule politique pieuse, pour ne pas dire creuse, les Français sont impatients face aux réformes. Ils n’ont que ce leitmotiv aux lèvres. Un analyste sensé y verrait une forme d’autisme politique. Ces gens sont persuadés de leur vérité et face aux faits menaçant leur conviction et contredisant leur position, ils préfèrent au contraire voir dans ces événements une confirmation légitimant leur vérité, comme un gosse réprimandé qui, recevant une baffe, s’imagine qu’il est incité à refaire la même connerie. Ces phénomènes sont fréquents, Staline et tant d’autres étaient persuadés que les faits confirmaient leur volonté d’aller dans les transformations sociales.

Au vu des réactions sur les plateaux de télé, la droite française nous conduit à être inquiets, mais soyons optimiste, dans quatre ans, si la gauche reprend des fondamentaux, le résultat en 2012 sera cuisant. Car c’est bien ce que le vote des Français en 2008 laisse anticiper, avec ces cantonales et municipales méritant un détour, car l’esprit français a parfois le don de prophétie et sait ce que l’Histoire va décider de cette croyance dans la réforme et des actions avortées. Magnéto, retour sur le passé.

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Les élections municipales de 2008 sont une réplique celles de 1983 dont elles sont le négatif si on admet qu’il s’agit d’une revanche percutante de la gauche avec, en plus, des Conseils généraux basculant. Rappelons qu’en 1983, la droite avait arraché 31 villes de plus de 30 000 habitants aux forces de gauche encore alliées à un PC relativement puissant. Et, parmi celles-ci, pas mal de villes conquises par la gauche en 1977 (époque du programme commun) ont été reprises par la droite, traduisant quelques fondamentaux de la vie politique française. Si bien qu’on se demande bien par quelle audace les Français ont élu Mitterrand en 1981. Beaucoup de ruse et, sans doute, un désir de rupture exprimé par les Français alors que Mitterrand n’avait rien d’un radical, juste un peu égaré en économie, vite rattrapé par le réalisme. En 1983, le décompte était simple. Il n’y avait ni FN ni LCR, alors, les observateurs pouvaient compter les voix et donner un résultat clair. Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 53 points pour la droite et dans celles dépassant 100 000 habitants, 58 points. Paris, avec le grand chelem réalisé par Chirac, a pesé dans la balance. D’un côté une droite avec l’UDF et le RPR plus quelques formations ralliées, comme les Valoisiens, et, à gauche, pareil, PS et PC plus le MRG.

En cette époque clivée idéologiquement, mais pas pour longtemps, nul n’aurait imaginé Lyon et Paris gérées par un maire étiqueté à gauche. En 1989, le FN et les Verts modifient la donne politique. Et la gauche de reprendre un peu de punch en gagnant quelques grandes villes, parfois à la Pyrrhus, grâce à des triangulaires. C’était pour ainsi dire logique, puisque Mitterrand venait de commencer son mandat alors que la France sortait d’une cohabitation (Chirac à Matignon de 1986 à 1988), si bien que le scrutin s’avérait naturel de part son rééquilibrage. A noter une abstention importante, en progression avérée, 31 points contre les 28 de 1983, une abstention croissante pour les scrutins suivants. 38-35 points en 2008 avec une offre politique équivalente, voire supérieure dixit Bayrou. 1995 ne voit pas de tendance affirmée. La droite confirmant son implantation, gagnant des grandes villes, Marseille, puis Le Havre et Avignon alors que la gauche prend Rouen, Nîmes, Tours et Grenoble, cette dernière ayant été perdu par Alain Carignon pour les raisons que l’on sait. En 2001, Lyon et Paris basculent, mais la droite maintient et augmente son implantation sur les grandes villes de province, reprenant Aix, Strasbourg et Rouen. Jospin n’est pas en odeur de sainteté alors que la crise sociale est devenue une évidence dans les médias et dans la société.

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Un observateur étranger verrait dans la vie politique française une complication comme nulle part ailleurs. Dès qu’une simplification se produit, comme l’effondrement du FN, une complication arrive, par le centre avec le MoDem qui peut influer sur quelques villes d’importance, mais l’électeur n’est sans doute pas dupe. Le MoDem n’a aucune base idéologique solide, mais s’insinue dans l’univers politicien parce que l’électeur, désemparé, tente de jouer une carte inédite qu’il n’a pas essayée. A noter aussi que certains résultats n’ont pas de signification tangible, lorsqu’il se produit des triangulaires. C’est souvent le cas dans les villes de moyenne importance, plus rarement dans les grandes villes comme Pau. Une ville décisive signant une station du chemin de croix de François Bayrou dont l’issue est incertaine, les choses allant vite et le MoDem en quête d’identité... Un Bayrou qui trouvera assez porteur de sens son calvaire municipal signé le dimanche des Rameaux. Avec un MoDem qui aura contribué à la réélection de Jean Tibéri dans le 5e, enjeu sans incidence, mais tout de même symbolique. Alors que l’UMP a eu (mais on n’en est pas sûr) la Pau de Bayrou en maintenant son candidat. Les jeux politiques sont des jeux de vilains.

Maintenant, place à 2008, les villes symboles tombent, Périgueux, dirigée à droite depuis 1959, bastion du gaullisme, perdue par le ministre Darcos, malgré les pèlerinages de Fillon et Juppé, Périgueux, ville tombée dont le message est que Sarkozy a trahi le gaullisme, quoi qu’il puisse déclamer, lui et ses barons du sarkozysme. Les Français ont un esprit bien acéré. Amiens et Gilles de Robien battu, Rama Yade, ministre d’ouverture, bien battue, Toulouse, ville rose, enfin rose après avoir été bleue pendant des décennies. Strasbourg et Roland Ries qui avec 17 points sur sa concurrente, reprend la mairie gagnée en 2001 contre Catherine Trautmann, désaffection jospinienne oblige. C’est sans appel. Marseille aurait pu aussi basculer, il s’en est fallu de peu, mais Marseille a été tellement affligée par le FN que ses citoyens en sont encore contaminés, de cet esprit de droite. Saint-Etienne, ville symbole, ville ouvrière dont on ne comprend pas (si on est de gauche) qu’elle ait basculé à droite en 1983 et qui revient enfin au PS en 2008. Comme si quelques fondamentaux étaient revenus dans la vie politique. Quelques réflexes de survie et de résistance, diront les plus radicaux dans le combat contre la droite. Des caprices de l’individualisme démocratique diront les intellectuels hautains ou les analystes lucides. Mais nul ne peut savoir ce qui se passe dans l’isoloir qui est aussi intime que le confessionnal.

La droite a perdu. Le message est mathématiquement clair. Mais politiquement, il n’est pas si clair qu’on ne le pense, car, en première analyse, on ne peut qu’y voir une fronde contre le gouvernement et la mise en place d’un contre-pouvoir local (avec les départements et les régions) bien dérisoire dans un pays aussi centralisé que la France. Ce scrutin est un capital inestimable pour la gauche, mais qui, en cas de guerre des chefs et de personnalisation de la politique, au lieu d’une construction d’idées, risque d’être dilapidé en quelques années. Le vote de 2008 est celui de la défiance autant que celui de la désespérance. Comment faire basculer une désespérance en espoir ? Voilà la question à laquelle auront à répondre le Parti socialiste et ses alliés. La balle est dans leur camp, je crains qu’ils ne sachent pas jouer. La droite a été dans cette situation en 1983, elle a eu l’Assemblée en 1986 et perdu la présidence en 1988 et l’Assemblée dans la foulée. Le salut de la gauche, c’est la défaite de la droite dans la gestion de la France. Mais quid du salut de la France ? Requiem ?


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63 réactions à cet article    


  • haddock 17 mars 2008 10:07

    Pardon , j’ ai l’ idéal féminin et suis Français .


    • Forest Ent Forest Ent 17 mars 2008 10:26

      Les réformes !!! smiley

      Oui, tout le monde en veut, mais lesquelles ? smiley

      Le problème est effectivement que UMP et PS n’ont aucune idée sur le sujet. Le vrai problème est la mondialisation, et c’est le seul point sur lequel ils soient d’accord. Ils ne sont pas sortis de l’auberge. Nous non plus.


      • Charles Ingalls Charles Ingalls 17 mars 2008 11:04

        Pour le PS je suis d’accord avec vous cher Forest mais pour l’UMP, je suis sûr que le mot réforme signifie quelque chose...

        Allez, prochaine réforme, on augmente la TVA...Il faut juste trouver une définition positive à cette future "réforme"...


      • Rage Rage 17 mars 2008 11:35

        Bonjour,

        Effectivement, toujours en accord avec Forest Ent : allez plus vite dans les réformes, oui, mais lesquelles ?

        Ce que la droite feind de ne pas comprendre (ou ne comprend pas ce qui est pire) c’est qu’il ne s’agit pas tant de réformer vite que de réformer sur des projets solides et structurants.

        Les français veulent des changements : ils ont raison.

        En face d’eux ils ont des apôtres du changement "rapide et ferme" dans le recule social et historique et des beaux-parleurs qui considèrent que rien ne presse avant 2012. Pour preuve le Congrès post-municipale en novembre 2008 est une caricature de l’empressement de la gauche à enfin vouloir passer au 21ème siècle. Depuis la rouste de 2002, il est temps.

        Illusionnés par Sarkozy et agacés par ce dernier, son gouvernement et ses méthodes, les français ont donc redonné à la gauche une majorité "locale". La gauche n’a eu qu’à attendre : rien de neuf, pas de changements, pas de nouvelles têtes, pas d’idées fortes. Rien, sauf les erreurs de la droite.

        La tendance est d’autant plus forte dans les grandes villes car c’est elles qui concentrent l’emploi salarié, les écarts de richesse, les logements chers, les transports coûteux et tout ce qui va avec.

        La lecture territoriale devrait pourtant prêter à analyse sur le fond : les français analysent ce qui se passent, subissent tous les jours et votent depuis plus de 30 ans pour le "moins pire". Jamais pour le "meilleur".

        Vote par défaut, défaut de projets : il va en falloir de la "rupture" pour qu’enfin la politique française rattrappe le siècle de retard qu’elle a accumulé en ayant toujours le regard dans le rétroviseur.


      • Traroth Traroth 17 mars 2008 12:05

        Dans un pays qui applique la peine de mort, la supprimer est une réforme. Dans un pays qui n’applique pas la peine de mort, l’instituer est également une réforme. Pourtant, je ne connais personne qui soit à la fois pour les deux réformes. Ce qui veut dire que personnes n’ait "pour les réformes", en général, parce que ça serait tout simplement dénué de sens. On est pour certaines réformes, et contre d’autres.

        Cette manière de parler "des réformes", en utilisant ce terme sans plus de précision, est à mon avis un moyen d’éviter de parler de leur contenu, parce qu’il est difficile à assumer, tant il est source de casse sociale, de baisse de pouvoir d’achat, bref de malheur.


      • Traroth Traroth 17 mars 2008 14:52

        Whaaa, j’ai vraiment écrit ça, avec cette syntaxe foireuse ?

        ’Ce qui veut dire que personne n’est "pour les réformes"’, bien sûr...


      • JL JL 17 mars 2008 10:45

        Comme le rappelait J.-C. Casanova ce matin, depuis Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues, tout le monde sait que "les réformes il faut être pour", et Alain Bihr, dans un Chapître "idées réçues" de son excellent ouvrage "La novlangue neolibérale" écrit : "Réforme : la défendre en toutes circonstances. Faire l’éloge du réformisme (sans préciser lequel) conttre les archaïsmes. Et surtout déplorer que le France est irréformable.

        Nicolas Sarkozy ne manque pas de conseillers qui n’ignorent pas qu’en posant habilement la question aux français, ils auront toujours une majorité dans les sondages pour pouvoir se passer de celle des urnes.

        Devedjian disait hier quelque chose comme : "nos électeurs se sont abstenus pour nous signifier que nous n’allons pas assez vite dans les réformes". Bientôt un demi siècle que j’écoute les déclarations des hommes politiques, je n’ai jamais entendu plus orwellien.

        Ps. Bernard Dugué, votre titre n’est-il pas un peu tarabiscoté ?


        • COLRE COLRE 17 mars 2008 11:10

          @JL : Orwell, Kafka ou… Alphonse Allais ?

          Je vous donne une vraie PERLE, le fameux sondage montrant que les Français étaient soi-disant d’accord avec la loi Dati sur la rétention du sûreté.

          La question était : Est-ce que la rétention de sûreté Va diminuer le taux de récidive en maintenant en détention les criminels toujours dangereux à l’issue de leur peine ? (! !!)

          Oui à 81%… ! Comme je l’avais dit dans un de mes posts, le plus étonnant est que les Français n’aient pas répondu oui à 100 % ! maintenir en prison, et demander si ça aura une incidence sur la récidive, faut quand même oser…
           


        • geko 17 mars 2008 12:55

          excellent commentaire JL

          J’ai éclaté de rire en entendant les propos de devedjian appuyés par le pseudo-sondage IPSOS de non sens du style : Les français sont ils pour que les réformes soient plus rapides, au même rythme ou plus lente ? Ou l’art de prendre les gens pour des jambons !


        • Alberjack Alberjack 17 mars 2008 16:00

          Complètement d’accord avec vous. D’ailleurs moi ausi je suis pour les réformes.

          Par contre il faut pas toucher [rayez les options qui ne vous concerne pas] :

          • à ma retraite
          • à la durée des cotisations
          • à mes stocks options
          • au numerus clausus des pharmaciens
          • ... des taxis
          • à mon cabinet d’avocat spécialisé dans les divorces
          • à mon Tribunal dans ma petite ville
          • ...

          Bref... les réformes c’est bon pour les autres.


        • Jocrisse Jacques 17 mars 2008 19:02

          Alberjack

          Moi pareil

          à mon Tribunal dans ma petite ville, surtout que j’y vais tous les jours ! Nom de D, c’est un service de proximité !


        • tvargentine.com lerma 17 mars 2008 10:56

          J’ai voté pour la diffusion de cet article même si je ne partage pas les idées libertaires de Mr DUGUE

          Toutefois,je rejoins son analyse sur le parallèle en terme d’environnement économoque entre Mitterand et Sarkozy

          Car les deux sont représentatif d’une aspiration de changement et de rupture et tout les 2 se sont retrouvés avec un élement extérieur important qui pénalise l’évolution d’un pays : LA CRISE FINANCIERE

          Il faut esperer que Nicolas Sarkozy ne s’arrêtera pas en chemin et poursuivra les réformes afin de permetre de moderniser notre pays

          Ne pas renouveller l’erreur de Mitterand qui avait déja en 1983 plannifié la prochaine cohabitation de 1986 et qui était tombé dans de l’immobilisme marketing avec le choix de Fabius comme 1er Ministre en 1984

           


          • non666 non666 17 mars 2008 11:01

            Il ne faut pas confondre "La" droite avec l’UMP.

            L’ump est une imposture qui pretends etre à la fois la droite nationale et autoritaire, la droite chretienne democrate et la droite libérale atlantiste.

            La pratique gouvernementale montre qu’elle est au plus la troisieme puisque c’est la seule dont les interets sont servis.

            Au vote "révolutionnaire" des frontistes va maintenant se rajouter le vote de sabordages des autres.

            Gaullistes, Chretiens democrates Villieristes seront desormais de plus en plus nombreux a pratiquer la politique de la terre brulée electorale. Puisque nos valeurs sont pietinnées, puisque le vote des français est ignoré (TCE) , autant tirer dans le tas.

            Ce n’est pas le PS qui triomphe , c’est juste lui qui recule le moins au concours du rejet...

            Sinon, l’absention ne serait pas aussi forte pour des elections qui plaisent toujours habituellement.


            • Traroth Traroth 17 mars 2008 14:55

              Oui, ça c’est vrai : l’abstention, peu de temps après une élection de présidentielle qui avait reveillée des espoirs après des années d’abstention massive, a cette fois-ci quelque chose de désespérée. Ca fait un peu peur : des gens qui ne votent plus parce qu’ils ne se retrouvent plus dans aucun candidat, ça fait peur, parce qu’ils ne sont plus loin de monter des barricades.


            • gecko gecko 17 mars 2008 11:01

              Moi je pense que les Français sont les meilleurs pour voter une position et son contraire quelques temps après ! Attention rien n’est jamais gagné en France.

              Pour ce qui est de cette carte venue perturber les urnes, dans mon fief(Saint Etienne) le Modem a en effet été fatal au maire de droite M Triollière(une revanche comme on les aime en politique...).

              Pourtant personne ne pourra contredire les efforts pour la ville fait par l’ancien Maire. Mais le présent engage, je l’espère, a de bonnes augures après la déclaration dès dimanche soir, du maire socialiste de Lyon en annonçant la mise en place d’une « coopération renforcée entre les deux villes ». « Lyon et Saint-Étienne, c’est déjà la même métropole, on va travailler ensemble sur le plan de la recherche, de l’université, et nous allons présenter une candidature commune pour le label de capitale européenne de la culture 2013. »

              Ce qui a mon avis manquait cruellement au développement de Saint Etienne. Ne nous restera que le Derby pour nous affronter en faux frères et en guerre de voisinage... a suivre...


              • vivelecentre 17 mars 2008 11:02

                comment une revanche peut elle être cuisante ? Une défaite peut être , mais la victoire , cela ne fait pas mal ?

                Bizarre...


                • Bretzel man 17 mars 2008 11:02

                  Depuis que je suis gamin, j’ai vu Fabius à une bonne vingtaine de soirées électorales.
                  Je l’ai donc vu dire selon les cas :


                  "C’est une grande victoire pour le PS. Les Francais ont compris ceci et cela, et sanctionné ceci ou cela."

                  "C’est un score honorable pour la gauche. Le sfrancais ont voulu nous dire ceci ou cela".

                  Bref, il n’y a que ceux qui débarquent en politique pour trouver interessant cet ennième alternance sans intérêt. La gauche va vider les caisses remplies par la droite, ou s’endetter encore plus comme à Paris.

                  Rien ne change. Dans 6 ans, vous aurez une "vague bleue", et dans 12 ans une "vague rose". Et on trouvera de nouveaux pigions pour dire ete ecrire "on a gagné".

                  Gagné quoi ? Le droite de se faire mettre ? Le droit de payer des impots plus élevés ? Le droit de continuer à enrichir une caste qui pille la France depuis 40 ans.

                  Jack Lang, Ségolène Royale, Raffarin, Sarko, Bayrou... Ils sont là depuis Pompidou, ou Miterrand pour les plus jeunes....

                  Franchement, vous n’en avez pas marre de voir leurs sales tronches ?


                  • COLRE COLRE 17 mars 2008 11:07

                    La gauche va vider les caisses remplies par la droite, NON, vous avez un train de retard, c’est l’inverse qui se passe depuis 20 ans…


                  • Bretzel man 17 mars 2008 11:26

                    Lors de la première année ded son mandat à Paris, Delanoe a dépensé le budget prévu pour 6 ans... Paris s’est considérablement endetté. Et il en sera de même durant les 6 prochaines années.

                    D’une façon générale, la droite dépense moins que la gauche. Ce qui est compréhensible car elle n’a pas la même clientèle.

                    Bien sur, vous avez compris que je ne cirais pas les pompes de la droite. Je met juste en avant le fait que cet "équilibre" des vase communiquant assure la stabilité du régime, et donc de la caste qui règne.

                    Personnes n’a gagné hier si ce n’est ce sgens qui vont continuer de se salarier grassement en ne foutant pas grand chose.


                  • Christophe Christophe 17 mars 2008 12:07

                    D’une façon générale, la droite dépense moins que la gauche. Ce qui est compréhensible car elle n’a pas la même clientèle.

                    Un budget est une recherche d’équilibre entre les recettes et les dépenses. La gauche augmente généralement les dépenses sans toujours augmenter les recettes, ce qui a pour effet d’engendrer un déficit. La droite réduit généralement les recettes sans réduire les dépenses, ce qui a le même effet que ce que fait la gauche.

                    COLRE vous indique tout simplement que si nous regardons les chiffres au niveau de l’Etat, ce sont bien les gouvernements de droite qui ont le plus endetté la France ; ce qui n’exonère pas la gauche qui y a participé aussi.

                    En fait tout réside dans le discours ; les dépenses sont généralement ce que retiennent les français mais ils en oublient souvent les recettes.

                    Pour rejoindre l’article, le gouvernement a bien compris ce que veulent entendre les français ; mais elle n’a pas compris une autre facette. On ne fait pas une réforme pour faire une réforme ; seuls les abrutis résonnent ainsi (ce sont pourtant des propos tels que ceux-ci qui ont été exprimés par Pécresse hier soir). On devrait faire une réforme pour s’adapter et pour obtenir de meilleurs résultats. Bien entendu, il faudrait s’entendre sur les résultats à obtenir ... et c’est là que l’idéologie, de quelque nature qu’elle soit, pose de sérieux problèmes. Depuis plus d’une décennie, la plupart des réformes menées ne font qu’accroître les problèmes qu’elles étaient censées résoudre. Continuons donc ainsi !!!


                  • oncle archibald 17 mars 2008 12:19

                    « Gagné quoi ? Le droit de se faire mettre ? Le droit de payer des impôts plus élevés ? Le droit de continuer à enrichir une caste qui pille la France depuis 40 ans ».

                    Bretzel man, je partage votre analyse du clivage gauche droite :

                    Le personnel politique de gauche, avec le pognon qu’il tape à ceux qui ne votent pas pour la gauche, achète des électeurs en les subventionnant. C’est ainsi qu’une fois installée depuis longtemps la gauche crée des dynasties de gens qui lui doivent tout et devient quasi indéracinable. Elle gaspille notre pognon à tout va pour rester au pouvoir, et bien sur n’a plus les moyens de gérer les problèmes de fond.

                    Le personnel politique de droite lui est au contraire pris en otage par ceux qui paient les impôts les plus élevés, car ils sont assez puissants pour manipuler l’opinion et les aider à gagner les élections. Les élus de droite sont donc bien obligés de renvoyer l’ascenseur et personne n’a jamais osé le faire avec autant de morgue que notre Président actuel. Et du coup il n’y a plus assez de pognon pour que notre pays ne ressemble pas au far-west. Chacun son colt et que les plus forts gagnent, tant pis pour les faibles et les traînards.

                    La France a à nouveau besoin d’un sauveur ! Il ne suffit aux électeurs de coller un coup de pied dans la fourmilière comme ils l’ont fait hier, il faut se choisir quelqu’un pour les gouverner droit . Je n’en vois pas à l’horizon. De Gaulle reviens !


                  • Bretzel man 17 mars 2008 12:21

                    pas faux. Je révise mon propos et adhère au votre.


                  • Christoff_M Christoff_M 18 mars 2008 01:56

                     le débat droite gauche est un faux débat qui occupe beaucoup de niais ici ; ces élites sortent des memes écoles sont la pour se mettre les pieds dans des pantoufles dorées et l’intéret des français d’en bas on verra après, depuis le moyen age et la taxe sur le sel et la gabelle rien n’a changé si ce n’est le nombre de taxes !!

                    d’ailleurs je note que lors de l’augmentation des ministres et la modif des lois d’indemnisation des élus "au chomage", il y eu peu de mouvement sur les bancs de l’opposition. Normal il touchent aussi....

                    A part un discours faussement révolté de mr Hollande bien dans son role d’opposant ad vitam, preuve de l’empressement de la gauche à reprendre le pouvoir et à se moderniser.....

                    On peut critiquer à juste raison la politique et les erreurs de la majorité, mais ne pas voir la médiocrité de monsieur Hollande et de mr BAYROU et le danger que cela représente pour la gestion de la France et des régions, c’est etre aveugle ou béat partisan !!

                    Ailleurs les partis ont fait des coalitions dans l’interet du pays, Espagne, Allemagne, Danemark, Angleterre pour sortir de la crise et se mettre d’accord sur un programme sérieux.... nous nous avons meme au centre un parti qui marche à voile et à vapeur et qui a semé la zizanie, plutot que de rassembler !!


                  • Fergus fergus 17 mars 2008 11:03

                    Sarkozy avait exprimé il y a quelques jours la crainte d’essuyer une "grosse branlée" (sic) aux municipales et aux cantonales. Bel éclair de lucidité. Car c’est bel et bien une sévère déculottée que vinent de subir la droite. Une "raclée" écrivent même certains éditorialistes pourtant modérés. Raclée caractérisée pour la droite par la perte de 42 villes, 9 départements et du même coup sans doute une vingtaine de sièges au Sénat à l’automne.

                    A l’évidence, si les Français ont voté pour un maire, ils ont également voulu frapper très fort pour montrer leur vive opposition à la politique conduite par Sarkozy et le gouvernement. A cet égard, le discours martelé par les portes-paroles de l’UMP hier soir dans les médias était pathétique : entre le "réajustement" décrit ici et la valeur purement locale du scrutin réaffirmée là, on nageait dans la communication ubuesque. Car de deux choses l’une : soit le verdict sorti des urnes avait une valeur nationale et marquait un profond rejet, non de la nécessité de conduire des réformes, mais de leur orientation vers ceux qui disposent d’un travail ou d’un patrimoine au détriment de ceux qui en ont le plus urgent besoin ; soit ce verdict devait être lu localement, et la bérézina électorale démontrait alors de manière éclatante l’inaptitude des élus de droite.

                    Je penche évidemment pour la première lecture, et l’impresionnante victoire d ela gauche aux cantonales est là pour le démontrer. A Sarkozy maintenant d’en tirer les conclusions en abandonnant le clientélisme en direction des possédants et en réformant définitivement un style personnel marqué par la vulgarité.


                    • geko 17 mars 2008 11:46

                      @ Fergus

                      La droite a pris une grosse raclée et surtout la Sarko politique (si on peut parler de politique !)...mais d’ici à parler d’impressionnante victoire de la gauche je suis plus circonspect ! Si le vote blanc était reconnu ce serait surement lui le grand gagnant et depuis une bonne dizaine d’années !


                    • Bretzel man 17 mars 2008 11:48

                      " l’évidence, si les Français ont voté pour un maire, ils ont également voulu frapper très fort pour montrer leur vive opposition à la politique conduite par Sarkozy et le gouvernement"

                      A l’image des politiques vous parlez au nom des francais. Vous cherchez à attribuer un sens, à expliquer.

                      Or, il y a derrière tous ces votes, des considérations innombrables, qui sont bien plus complexes que vous ne pouvez l’imaginer. Rien ne permet d’affirmer que les français ont voté pour sarko parce qu’il l’appréciait.
                      Qui vous dit par exemple, qu’il ont votés pour lui, à défut d’autre chose...

                      Comment, alors que depuis 30 ans, l’alternance est de règles, pouvez vous vous permettre de dire, les francais veulent ceci, les francais veulent cela.

                      La seule chose que l’on peut affrmer sans crainte, c’est ue si depuis 30 ans, les francais changent de chemsie tous les 5 ans, c’est qu’ils ne sont pas satisfaits ;

                      C’est d’ailleurs la définition du francais : un homme qui n’est pas satisfait.

                      Après, vous vous amusez à parler en son nom...


                    • geko 17 mars 2008 11:18

                      La comparaison avec Staline est quelque peu douteuse, mais il est navrant de constater que les responsables de L’UMP minimisent l’échec cuisant de ces élections niant leur caractère national pourtant voulu par Sarko ! Discours qui caractérisent bien l’arrogance et la puanteur vis à vis de la majorité des français. Pas un, sauf à dénoncer un PS en déconfiture, n’a su défendre et argumenter les "réformes" réalisées !

                      Si Fabius a donné le ton juste, j’ai apprécié la combativité de Julien Dray et le caractère incisif de ses interventions.

                      L’alternance au rythme de plus en plus frénétique montre simplement que la France tourne en rond cherchant désespérément un Homme politique responsable et rassembleur, qui bosse pour les français !

                      Une france sans idéal, peut être pour une caste politique uniquement motivée à préserver ses petits privilèges acquis, mais pas pour une majorité de français qui souhaitent un changement de société centrée sur l’homme et non sur l’esbrouffe du bling bling people, de l’ultra luxure décadente, de l’éphémère d’un Grenelle sans lendemain.

                      Pas besoin de sortir de l’ENA pour constater que la voie de la réussite est dans une société construite sur le développement durable mais un tel projet n’est pas dans l’idéal bizzworld ! Faut que ça rapporte un max de pognon peu importe le reste !


                      • Bretzel man 17 mars 2008 11:43

                        Entendu ce matin sur France Infos, la comparaison avec Satline m’a bien fait rigoler...

                        Franchement, sérieusement, les mecs... Est-ce qu’on peut comparer un petit président Francais amateur de cocacola et de top models, à un gros dégénéré qui a zigouillé des millions de personnes dans des camps, et qui a fait la révolution contre la monarchie russe.

                        Est-ce que l’on peut tenir de tels propos sans être décérébré. Comparez Sarko à n’importe quel trou du cul médiocre en politique, si ca vous amuse carrèment à Napoléon III (et encore...), mais Staline... Pourquoi pas Pol pot tant qu’on y est...

                        Il faut bien comprendre que c’est cette exagération permanente qui finira, à l’image de ce qui est arraivé à bill clinton, par inverser la tendance. En fin de compte vous vous rammaserez le nabot pour 5 an de plus. Lui le sait, vous vous ne le savez pas.


                      • A. Nonyme Trash Titi 17 mars 2008 11:43

                        Bernard, j’adhère à votre analyse, plutôt juste et pondérée. J’adhère moins aux multiples messages que l’on entend depuis hier soir pour exiger du gouvernement une inflexion de sa politique. Pour faire quoi ? Une politique de gauche ?

                        Je pense au contraire que ceux qui ont été élus il y a presque 10 mois (à peine) poursuivent l’effort de réforme entrepris. Car si l’électeur est versatile, rien ne dit dans ces résultats :

                        - d’une part : qu’il s’agisse d’un rejet massif de la politique menée (mais peut-être d’un rejet massif de la personnalité du Président ce qui est un autre débat). Car le mix entre motivations locales et nationales (que je ne renie pas) est très difficile à identifier.

                        - d’autre part : qu’il s’agisse d’une adhésion massive aux projets d’alternance, car dans ce cas, quels projets ???

                        Si le gouvernement fait marche arrière, que se passera-t’il ? Plus rien ! On restera figé en espérant que les futures échéances électorales seront moins pires. On repartira dans une alternance vague rose - vague bleue stérile comme le remarquait plus haut Bretzel man et on continuera à assister à de pitoyables échanges télévisés entre les "on a gagné" et les "on a pas perdu" (1).

                        (1) Position 100% réversible, bien sûr !


                        • Voltaire Voltaire 17 mars 2008 12:03

                          Les ministres du gouvernement avaient en effet bien reçu leur consigne hier soir : un seul et même message : il s’agit d’un simple rééquilibrage, les français veulent que nous continuions les réformes, plus vites, dans le même sens. J’avais beau zapper d’une chaine à l’autre, pas une seule analyse un peu différenciée, dans la langue de bois bien huilée affutée par les communicants.

                          Du côté du PS, curieusement, c’est Laurent Fabius que j’ai trouvé le plus convainquant (et pourtant...). Quant on se voile la face, quand un gouvernement ne perçoit pas la réalité du message, qui était bien "des réformes, oui, mais des réformes plus justes", on ne peut qu’aller vers une fracture plus brutale entre le peuple et ses gouvernants.

                          Toujours côté PS, on a pu assister aux début, ou plutôt à la poursuite des grandes manoeuvres pour la prise de contrôle du parti de la part des ténors. Là aussi, faute de remise en question, la victoire par dépis remportée hier risque bien de n’être qu’éphémère, quand le rouleau comprésseur médiatique se remettra en route en 2012 en faveur des sortants.

                          Quant au MoDem, il y aurait beaucoup à dire. Passons sur l’épiphénomène Bayrou à Pau : le président voulais sa peau, il l’a eu. Comme lors de l’élection présidentielle, où les sondages de dernières minutes annonçait Le Pen devant Bayrou (!), les instituts nous annonçaient la semaine dernière Bayrou à 5 points de retard sur la candidate PS, histoire de bien décourager les indécis. Moins d’un pourcent de différence à l’arrivée, mais une défaite quand même pour le leader du MoDem. Souhaitons que les pâlois ne le regrettent pas trop dans quelques années, mais c’est une autre histoire.

                          Plus généralement, on observe que malgré un poids électoral modeste, le MoDem a souvent pesé dans la balance. Quand il y avait accord avec le MoDem, la droite a souvent gagné (Bordeaux, Vannes, le Havre...) ou perdue de justesse (Angers, Toulouse, Périgueux...). Faute d’alliance, les écarts se sont creusés (Strasbourg, Amiens, Saint-Etienne...), à l’exception du Sud-Est où la droite demeure hégémonique. De la même façon, l’alliance avec le MoDem a permis au PS de remporter des victoires nettes (Lille, Montpellier...) ou de gagner des villes difficiles (Asnières...), tandis que la situation était plus délicate sans le MoDem (l’absence d’accord à Paris fait ainsi perdre le Vème, voire le XVème à la gauche). A Marseille, il s’en est aussi fallut de peu. Bien sûr, cette règle a ses exceptions, quand la droite était fortement divisée (Metz, Reims...), ce qui a permis à la gauche de faire le plein.

                          Le MoDem a donc raté la bataille de la communication, mais s’est néanmoins posé comme acteur incontournable de la vie politique française. Reste qu’il devraé clarifier un peu plus son positionnement s’il veut continuer à jouer un rôle, faute de quoi il se "Vertisera" rapidement.


                          • daryn daryn 17 mars 2008 13:57

                            En termes de communication, il me semble quand même que ces municipales auront permis au MoDem de se débarasser de l’image de supplétif de la droite qui collait à l’UDF, sans pour autant la remplacer par celle d’un supplétif de la gauche, et cela me paraît essentiel et très positif sur le long terme.

                             

                             

                             


                          • Charles Bwele Charles Bwele 17 mars 2008 12:11

                            @ Bernard

                            Bernard, cette carte municipale sent le roussi !

                            Amicalement


                            • Roland Verhille Roland Verhille 17 mars 2008 12:31

                              Le perdu/gagné d’une cour de récréation est déplacé quand il s’agit du salut de la France, ou plutôt des Français, pertinemment mis en cause en fin d’analyse.

                              Et cuisante revanche, ce qui suggère un gagnant ? En réalité, les Français secouent le bateau d’un sens à l’autre jusqu’à ras bord depuis bien longtemps, peut être 1977 ou même avant. L’auteur relève pertinemment l’obstination des politiques dans leurs bla-bla-bla, les réformes aujourd’hui. Il voit juste en invoquant le désir de rupture des Français, car c’est cette volonté méprisée par les politiques qui explique la persistance de leurs votes erratiques mais significatifs. C’est ce qu’ils expriment inlassablement dans l’isoloir. Cette fois, ils constatent à juste titre que la promesse de rupture du candidat à la présidentielle n’était qu’un leurre, qu’ils ont voté pour un bateleur.

                              Mais l’auteur s’avance trop en attendant un vote salvateur en 2012 au profit d’un gauche qui retrouverait les « fondamentaux » (lesquels ?). Il semble croire que des politiques puissent vouloir bien gérer les affaires publiques, quand ils ne sont intéressés que par la conservation de leurs privilèges. Il n’y a pas de rupture à attendre d’eux là-dessus. Ils ont fait main basse sur le pays, ils s’accoquinent entre eux et avec tous ceux qui font de l’état le cheval de Troie de leurs intérêts. Ils grugent les Français au point de leur prendre deux jours sur trois du produit de leur travail, ce qui ne suffit pas encore à payer leurs factures.

                              En réalité, il n’y a que deux questions effrayantes. Combien de temps encore les Français resteront patients et sages, attendant un miracle ? Combien de temps pourra encore tenir le système politico social de la France avant de s’écrouler, comme cela s’est produit dans les pays de l’Est. L’immense responsabilité du Président, cela aura été de gâcher peut-être la dernière chance de redresser le pays sans faire trop de casse.

                               


                              • Bretzel man 17 mars 2008 12:37

                                Les francais sont des cons. A l’image des romains juste avant la chute de l’empire, ils sont devenus laches.

                                Comme disait Tite live, "nous ne sommes plus en mesure de supporter ni nos maux ni nos remèdes".

                                C’est effectivement le début de la fin. Mais cela peut bien prendre 50 ans à se concrétiser. En attendant, contemplons le spectcale de la bêtise. car il est certain que toute ces conneries serviront à édifier les générations futures.

                                A moins, que, à l’instar de la notre, elle méprise le passé au nom d’un progrès qui se nomme "machine à laver" ou "frigo".

                                Amen


                              • geko 17 mars 2008 12:46

                                Je partage votre sentiment Roland ! Le seul point positif que j’attribuais à Sarko c’est de mettre un bon coup de pied dans le panier de crabes, mais pour en faire quoi ? Rien sinon le pire !

                                L’avenir semble bien sombre ! Il nous reste à nous préparer au grand jour de la Partie de gifles nationale qui sera sans doute déclenchée par un événement secondaire ! Quel gachi !


                              • Bretzel man 17 mars 2008 12:55

                                Oui, il ne reste qu’à guetter et se préparer à bouger vite quand ca va merder.


                              • 5A3N5D 17 mars 2008 13:09

                                @ Roland Verhile,

                                "L’immense responsabilité du Président, cela aura été de gâcher peut-être la dernière chance de redresser le pays sans faire trop de casse."

                                Sans trop faire de casse ? Qu’a-t-il fait depuis son entrée à l’Elysée, sinon de la casse ?

                                Ce n’est pas la droite que les français ont sanctionnée par ce vote. Ce ne sont même pas les ministres. C’est l’image d’un président qui a su déplaire jusque dans son électorat. Eh, oui, beaucoup de ceux qui ont voté pour un personnage qui se paie leur tête n’ont pas renouvelé leur confiance au parti dont il est le représentant.

                                Mais, il y a pire : si les français "de droite" ont voté majoritairement pour Sarkozy aux présidentielles, et l’ont regretté plusieurs semaines plus tard, on a pu constater un très fort taux d’absention lors de ces municipales. La droite non-sarkoziste a dit "non", et plutôt deux fois qu’une. De là à ce que les "petits partis" de droite retrouvent leur électorat traditionnel lors de futures élections, il n’y a qu’un pas que je franchis sans hésiter. 


                              • Traroth Traroth 17 mars 2008 16:30

                                "Sans trop faire de casse ? Qu’a-t-il fait depuis son entrée à l’Elysée, sinon de la casse ?" : Je crois que c’est ça qu’il veut dire par "gâcher"...


                              • Foudebassan Foudebassan 17 mars 2008 13:27

                                Conclusions de ces municipales

                                - La Gauche obtient le monopole de l’organisation des fêtes de quartier, du choix du mobilier urbain, du modèle de vélo mis à disposition des habitants , du droit de changer le logo de la ville, etc.

                                - La Droite conserve la direction de la France, de ses orientations économiques, sociales, environnementales, etc.

                                 


                                • faxtronic faxtronic 17 mars 2008 21:13

                                  Aaaaarf, depuis quand c’est l’etat qui definit les orientations economiques et sociales. C’est plutot l’europe non ?

                                  L’Etat est une coquille vide gouvernée par un pantin

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