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Accueil du site > Actualités > Politique > 2011 s’annonce comme une année calamiteuse en politique

2011 s’annonce comme une année calamiteuse en politique

Le journal Marianne titre sur un Jean-Luc Mélenchon dépeint comme un Raffarin d’extrême-gauche. Cette formule m’interpelle car elle n’a aucun sens. D’ailleurs, je crains le pire en 2011, année préélectorale où les journaux vont y aller franco dans les petites formules et autres petites phrases pour éclairer une petite actualité politique dont l’intensité proche du bas bruit impose que les médias utilisent quelques amplificateurs de signal afin d’attirer le lecteur vers l’information. Tout récemment, nous avons eu droit à un échange sur le courage de DSK qui, selon le nouveau président du groupe UMP, aurait peur d’affronter Sarkozy, ce qui a valu une riposte d’un porte-parole du PS pour une réplique de circonstance, DSK, même pas peur ! En 2011, nous aurons droit à une flopée de phrases prononcées par des porte-parole. D’ailleurs cette fonction de porte-parole semble assez récente dans notre histoire politique. Peut-être verra-t-on quelque similitude avec le monde du commerce où l’équivalent se nomme chargé de communication. Curieusement, la vie politique locale recrute des chargés de communication censés expliquer ce que fait le maire pour sa commune, étant sous-entendu que le maire travaille bien et se met au service de l’intérêt public ce qui, traduit en langage de vérité sans analyse herméneutique (c’est inutile), signifie, votez pour moi aux prochaines élections. Les porte-parole des formations politiques nationales ont pour fonction précise de parler. Car il est des moments où il faut parler et d’autres où il faut se taire. Enfin, c’est juste la règle de bon sens pour le commun des mortels. Se taire est une faute quand on fait de la politique. Il faut parler, le plus souvent, pour montrer qu’on a des choses à dire et se faire inviter régulièrement dans les shows médiatiques pour parler de la politique. Ceux qui parlent sont-ils comme ces vantards en amour dont on dit que ceux qui en parlent le plus ce sont ceux qui en font le moins. Ainsi, il y a comment la politique se fait et dans ce domaine, c’est parfois opaque. Sans doute est-il préférable que le citoyen lambda ne sache pas comment se fait la politique, ni qui elle sert et quelles intentions elle nourrit. C’est pour cela que les porte-parole ont souvent pour tâche de parler des actions du gouvernement. Cela s’appelle de la pédagogie. Souvent, la pédagogie ne fonctionne pas et les politiques le reconnaissent volontiers. Nous avons manqué de pédagogie ! Traduction : les citoyens ont quand même compris qu’on les a un peu entubés malgré tous les efforts de communication déployés pour les persuader du contraire.

Revenons à ce Mélenchon qui raffarine à l’extrême gauche. La raison invoquée ? Mélenchon fait l’éloge de la Chine, tout comme Raffarin. C’est un peu rapide comme conclusion. Marianne nous a habitués à mieux. Raffarin dit du bien de la Chine, quoi de plus naturel en somme puisque l’ex locataire de Matignon est chargé d’entretenir des bonnes relations avec ce pays dont les réserves monétaires lui permettent d’acheter nos avions et nos centrales. Alors que Mélenchon, il note tout simplement que le Portugal et d’autres pays européens se renflouent grâce à la Chine et se plaît à ironiser sur tous ceux qui lui sont tombés dessus lorsqu’il se démarqua sur la question du Tibet, refusant de céder à la vindicte anti-Pékin au nom des droits de l’homme. Raffarin aime la Chine parce que la France fait des affaires alors que Mélenchon fait ses propres affaires médiatiques, dénonçant des hypocrisies classiquement diplomatiques. Mélenchon ne fait pas l’éloge de la Chine mais la sienne, autrement dit sa promotion qui passe par un plan d’occupation des médias, comme ce sera le cas du reste pour tous les gradés des formations de l’échiquier politique en 2011.

La vie politique en 2011 promet d’être aussi divertissante et amusante qu’une émission de télé réalité, avec quand même des réflexions et un vocabulaire plus élaborés que dans les dialogues de Secret Story. Mais nous comptons bien sur quelques porte-parole pour lancer quelques phrases rigolotes dépourvues de sens. Si BHL commet quelques bévues, alors gageons que la mode sera aux lapsus politiciens non sans quelques attaques tranchantes car dans la télé réalité, il y a toujours des méchants, comme c’est le cas dans Koh Lanta. Bref, attendons-nous à une vie politicienne marquée par les petites phrases, les médias, les attaques personnelles, les combats de chefs, les luttes pour se placer, se faire valoir auprès des plus hauts responsables car il y a des places à prendre. Cette tendance n’a fait que s’amplifier d’année en année, depuis quelques décennies, alors que s’estompait la figure du serviteur de l’Etat dont il reste quelques représentants dont la conviction semble avérée. Un Villepin, un Mélenchon, un Chevènement, un Hollande, comptent parmi ces figures un peu décalées mais dont on pressent qu’il ont quelque sollicitude pour le pays. Le reste, un spectacle pitoyable dont on taira les noms par souci d’équité et pour ne pas imposer au lecteur une page entière de bottin téléphonique. Le spectacle donné récemment n’incite pas à l’optimisme. La sincérité des engagements ne résiste pas à la vérité de quelques nominations d’ex membres du gouvernement placés au parlement européen, à l’Unesco, au Conseil économique et social. Les politiciens se battent pour leur carrière et un peu moins pour les idées dont ils se servent plutôt qu’ils ne les servent. Cela se voit surtout à droite mais si la gauche était au pouvoir, on assisterait également à ce genre de valse, avec certainement un peu plus de retenue, la gauche ayant encore quelques réticences éthiques à afficher cette insolente désinvolture des commensaux que pratique une droite décomplexée.

Comme dirait Aristote, la tendance est bien établie et la raison comprend. La feuille de route des politiques en 2010, c’est gérer les services publics, assister la croissance économique, faire entrer l’argent dans les caisses de l’Etat. Le jeu politique consiste moins à défendre ses convictions que ses positions pour une tactique visant à occuper une place. Est-ce la faute au manque d’horizon idéologique ou à l’individualisme des carriéristes ? Les deux causes sont peut-être liées. Un prochain jour, dans 50 ans, les historiens reviendront sur notre époque en jaugeant que les gouvernants et les gestionnaires du pays ont gaspillé entre 1990 et 2010 l’avenir de la France, pratiquant une gestion laxiste pour aboutir à une dette interdisant tout projet nécessitant des moyens financiers. En 2011, les options praticables reposent sur un délestage. Quels postes supprimer ? Voilà ce qui devrait être le débat si les politiques ne mentent pas en 2011. Cela dit, la situation n’est pas bloquée et si le courage sert l’imagination et les innovations, une transformation de la société peut se produire mais il manque la voie et les caractères bien trempés. Alors l’accent est mis sur la réforme. Qui est par essence une question de moyens. Or, dans l’existence, le sens est livré par un horizon ouvert dans l’avenir où s’entrelacent les fins, nous dirait Gadamer. Une civilisation s’étiole sans les mythes ajouterait-il en faisant allusion à la seconde intempestive de Nietzsche. Je n’irai pas plus loin dans cette digression hautement philosophique. Nous vivons certes dans l’Histoire, souvent à notre insu, mais nous ne pouvons échapper à l’actualité qui dès que les chaînes sont branchées, nous inonde de banalités, y compris dans le champ politique qui s’annonce plutôt pénible pour ceux qui ont le souci de la société, laissant augurer pour les badauds du Net et des journaux matière à gaspiller leur temps à lire les potins et écrire sur l’insignifiance, car tel est le signe de notre époque en 2011.


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23 réactions à cet article    


  • jako jako 30 décembre 2010 10:22

    Bernard, n’oubliez pas les 9 mois de gestation de la première, avec peux être naissance vers avril 2012 ? ou mars ?
    J’ai assisté récement à un « débat politique » sur la télé de mes enfants, c’était d’une vacuité effrayante, toute la discussion était sur les personnes , aucune idée, aucune utopie de débatue, juste qui sera candidat ou pas, affligeant.
    Pas étonnant que des élèves de 1ere ne savent meme pas expliquer le communisme ni aucune tendance politique.


    • ZEN ZEN 30 décembre 2010 11:48

      Je ne la sens pas cette année 2011, je ne la sens pas...
      Vivement 2013 !
      J’entre en hibernation


      • Pyrathome pyralene 30 décembre 2010 16:37

        Cachez ce sein que je ne saurais voir ??
        N’ayez point peur devant le strip tease intégral de nos gouvernements, ils se révéleront tels qu’ils sont réellement, laids, immondes, cyniques, cupides, psychopathes, fratricide , criminels, comploteurs, tortionnaires, escrocs, menteurs, iniques, crétins.......et leur système de merde qu’ils vont se prendre sur la gueule.....
        Le big one pour 2011 ?
        Au contraire ! ouvrez bien grand vos yeux et vos oreilles, le merveilleux spectacle auquel on va tous assister ne mérite en aucun cas qu’on s’en détourne, vous en aurez pour votre argent......
        Tout l’argent de vos économies vaudront cette apothéose  ! vous ne le regretterez même pas ... smiley


      • slipenfer 30 décembre 2010 23:16

        qu’ils sont réellement, laids, immondes, cyniques, cupides, psychopathes, fratricide , criminels, comploteurs, tortionnaires, escrocs, menteurs, iniques, crétins......

        Ils font leur boulot plutôt bien, si on va par là smiley)


      • BOBW BOBW 31 décembre 2010 17:44

         @ ZEN :Gardons un vif espoir :

        La formule« rentrons dans notre coquille »serait peut-être plus adaptée à la situation pour la casser le moment opportun  smiley
         

      • BOBW BOBW 31 décembre 2010 17:50

        @ pyralene : Ce que de trés nombreux français souhaitent c’est le Big bang en 2012 !


      • bernard29 bernard29 30 décembre 2010 12:13

        « Un Villepin, un Mélenchon, un Chevènement, un Hollande, comptent parmi ces figures un peu décalées mais dont on pressent qu’il ont quelque sollicitude pour le pays » .

        eh bien. ! votre paysage politique est un peu calamiteux en effet !! Comment voulez vous créer de l’optimisme avec de tels acteurs. ?


        • logan 30 décembre 2010 18:59

          On se demande bien quel lien l’auteur peut voir entre Villepin Mélenchon Chevenement et Hollande. Surtout Hollande ! Ya pas plus anti-subversif que ce personnage, personne de plus lisse, c’est vraiment l’incarnation même de la dérive bobo-centriste-neoliberocompatible du parti socialiste.


        • etychon 30 décembre 2010 12:19

          Qu’ils s’en aillent tous ...Comme dit JLM...


          • Daniel Roux Daniel Roux 30 décembre 2010 13:39

            @ l’auteur

            Marianne, qui roule pour Bayrou, fait référence au lobbying forcené de Rafarin pour la Chine. Une remarque ironique de Mélanchon sur le Chine lui a valu cette étiquette insultante.

            2011 ne sera hélas, que la continuité de 2010.

            Les parlementaires de la majorité seront toujours aux ordres de Sarkozy qui lui, continuera à détruire les structures socio-économique de notre pays, à la fois pour satisfaire les américains et enrichir ses amis-sponsors du Fouquet’s.

            Le PS, dorénavant clairement au centre droit, se persuadera d’être la seule alternative tout en continuant son auto destruction au risque d’un nouveau mandat de Sarkozy par la répétition du scénario horrifique d’avril 2002.

            Une majorité de citoyens en voie d’appauvrissement continuera à tout gober et en particulier que son ennemi de classe, 2% de la population, lui veut du bien ou au moins celui du pays alors qu’il n’en a rien à battre.

            Les journalistes continueront à survivre tant bien que mal en recopiant les dépêches d’agence concoctées à l’Élysée sous la censure attentive de leurs rédacteurs en chef aux ordres des « propriétaires ».

            Les télévisions continueront leur matraquage en faveur de la mondialisation et de la « seule politique possible », en garnissant leurs plateaux des seuls collaborateurs de l’oligarchie triomphante et reconnaissante à leur égard en y ajoutant un zeste des plus maladroits et bafouillant de leurs contradicteurs comme Jorion.

            Le fric restera le maître du monde et des consciences.


            • Pyrathome pyralene 30 décembre 2010 13:49

              Un prochain jour, dans 50 ans, les historiens reviendront sur notre époque en jaugeant que les gouvernants et les gestionnaires du pays ont gaspillé entre 1990 et 2010 l’avenir de la France, pratiquant une gestion laxiste pour aboutir à une dette interdisant tout projet nécessitant des moyens financiers...

              Mais quelle dette ? celle des intérêts que l’on se fait escroquer par les banques ?
              Monsieur Dugué, imaginez qu’on vienne chez vous vous cambrioler, tuer votre femme et vos enfants et qu’on vous réclame des intérêts par dessus le marché, que feriez-vous ??....
              Dans cinquante ans et bien avant, on dira que l’on vivait dans la pire dictature que le monde ait connu, celle du totalitarisme et de la terreur financière !!.....


              • logan 30 décembre 2010 18:55

                La dette est clairement illégitime, c’est de l’usure, on ne fait que payer des intérêts, et ce alors qu’on aurait très bien pu ne pas en payer, c’est un racket à l’échelle de tout un peuple.

                Les grecs et les irlandais le comprennent d’une manière assez violente mais trop tard. Ils ont le FMI qui les tient à la gorge, « l’Europe qui protège » qui leur tient les mains, et les banques qui leur font les poches.

                Il vaudrait mieux pour nous que l’on comprenne tout ça avant d’être dans la même situation que les grecs et les irlandais.


              • lagabe 31 décembre 2010 09:01

                il ne faut pas vivre au dessus de ses moyens , c’est tout le problème
                A force de se gaver de déficit , on ne peux plus vivre sans
                Une simple question , si on supprimait la dette , ou la France trouverait de l’argent pour l’année 2011 , soit minimun 5 % de déficit , ou alors on baisse le déficit de 5 % , soit moins de fonctionnaires , de social , etc


              • dhbasse dhbasse 31 décembre 2010 09:39

                « soit moins de fonctionnaires , de social , etc »

                et bien... plutôt un peu moins de cadeaux aux copains du CAC40... ça devrait suffire...


              • lagabe 31 décembre 2010 16:48

                tu es pathétique , tu crois que si on leurs enlève leurs cadeaux , ca va résoudre les problèmes


              • amipb amipb 30 décembre 2010 15:52

                Raffarin, l’UMP, Mélenchon roulent pour la Chine. Les uns pour son « miracle économique », l’autre pour son « communisme triomphant ». Et c’est bien tout ce qu’il y a à dire sur ces attitudes guignolesques, personne ne défendant le moins du monde les valeurs humanistes qui ont marqué le siècle dernier.

                Un grand coup de balai serait nécessaire, espérons que le français en prennent rapidement conscience.


                • logan 30 décembre 2010 18:46

                  Il me semble que les commentaires qui suivent l’article au contraire démontrent assez bien que les propos ne sont pas sérieux et fondés. C’est d’ailleurs impressionnant le nombre de commentaires qui se sont succédés pour défendre Mélenchon. Sur un site comme Marianne2.fr, c’est assez étonnant.
                  Ils citent très bien les propos « non tronqués » de Mélenchon repris sur son blog et on comprend beaucoup mieux ce qu’il a voulu dire, et en aucun cas il ne défend le régime politique de la chine, en aucun cas il n’en fait les louanges, il ne fait que comparer de manière sarcastique la chine aux états-unis et parler de la façon dont on l’accuse pour ses propos d’accord commercial avec la chine plutôt que les états-unis de défendre le régime chinois, alors qu’on ne dit absolument rien quand le portugal a recours à des aides financières de la chine plutôt qu’à l’« aide » du FMI et de l’Europe qui protège.
                  Un commentateur a d’ailleurs retrouvé dans le livre de Melenchon la phrase qu’a cherché Melenchon dans l’émission de Drucker sans y parvenir et ce qui a soulevé la polémique via Laurent Ruquier, prouvant, contrairement à l’auteur de l’article qui n’a pas pris soin de lire le livre avant d’en parler, que Melenchon avait bel et bien raison quand il disait qu’il avait écrit dans son livre qu’il n’approuvait les violations des droits de l’homme qu’il peut y avoir en chine. Il dit simplement que ce n’est pas pire que ce qu’ont fait les états-unis en assassinant plus d’1 million de personnes en Irak et en Afghanistan, et que pourtant on voulait carrément construire un marché transatlantique avec les Etats-unis.


                • amipb amipb 31 décembre 2010 19:10

                  Logan, cherchez « mélenchon tibet » sur votre moteur de recherche préféré, et vous verrez qui ce monsieur préfère défendre, entre l’oppresseur et l’oppressé : le communisme chinois est, certes, la panacée...

                  Mr Mélenchon, député européen, n’est qu’un opportuniste qui fait le jeu de la droite en divisant la gauche. Il a le verbe efficace, et ressemble en cela au président de 53% des votants français, mais c’est bien là son unique qualité.


                • clostra 30 décembre 2010 18:59

                  Juste pour voir si je peux intervenir sur votre forum.
                  N’ayant pu poster ce matin, un commentaire pour ce forum a été posté sur le forum « Résistance sur un plateau » de Cabanel...


                  • ddacoudre ddacoudre 30 décembre 2010 22:13

                    bonjour dugué

                    effectivement 2011 va certainement être une année palpitante, pour l’instant c’est toujours la presse qui dicte aux français ce qu’il faut penser, et les marchés à l’état ce qu’il faut faire.
                    je ne vois pas par quel pouvoir inversera cela, je continue à croire que la lutte se fera autour de la sécurité, car c’est sur ce terrain que l’UMP peut espérer réélire son président en récupérant des voix du FN. d’un autre côté est-ce que la défiance des citoyens à plus de 50% envers quasiment tout sauf la justice et la police maintiendront ils le cap comme aux régionales et aux quelques partielles, je ne m’avancerais pas à une prévision, tout va dépendre de la pression médiatique, et si les partis d’oppositions peuvent se faire une place autre que par les « peoplelisations », et les affaires dont ils se gaussent.

                    cette situation est une porte ouverte à une « démocratie tyranique », une minorité qui élit un chef.

                    cordialement.


                    • miel de fiel miel de fiel 31 décembre 2010 04:50

                      Pour compléter vos petites fifiches afin de ne pas voter idiot :

                      http://www.rebelles.info/article-fran-ois-durpaire-a-une-solution-geniale-pour-sauver-les-elites-de-gauche-renier-la-laicite-et-flatter-le-communautarisme-63899136-comments.html#anchorComment

                      J’attends le prochain saut de carpe de MELEN-che : chonchon, si tu fais entrer le nationalisme de gauche dans ta quadrature ...... t’as mon vote ! smiley


                      • pierrot123 31 décembre 2010 05:36

                        Cet article de Mr.Dugué dit des choses vraies ( les « petites phrases »,les nominations des copains, les médias qui nous enfument...) mais aussi des contre-vérités.

                        Ainsi, c’est une mauvaise analyse que de dire, comme il le fait, que : "...dans 50 ans, les historiens reviendront sur notre époque en jaugeant que les gouvernants et les gestionnaires du pays ont gaspillé entre 1990 et 2010 l’avenir de la France, pratiquant une gestion laxiste pour aboutir à une dette interdisant tout projet nécessitant des moyens financiers.« 

                        Non, Mr.Dugué, ce n’est pas une quelconque »gestion laxiste" qui a endetté nos pays.C’est une décision mûrement réfléchie, prise en 1973, par un Pompidou affaibli, interdisant à la France de se financer autrement qu’en empruntant au secteur privé.
                        C’est cet acte qu’il conviendra de juger.

                        C’est cette politique qui a été reprise au niveau Européen, avec les résultats catastrophiques que l’on connait...Mais pas catastrophiques pour tout le monde : les banques n’ont jamais gagné autant d’argent...Justement, tout l’argent de cette fameuse dette, que l’on jette à la figure des gens, comme pour leur faire honte, alors qu’on les vole...

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