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Accueil du site > Actualités > Politique > A Amiens, les nazis ne sont pas toujours au bistrot

A Amiens, les nazis ne sont pas toujours au bistrot

La France est aujourd’hui choquée. Elle apprend avec effroi que des policiers chargés de protéger l’habitant ont tenu des propos nazis, un système de pensée qui ne privilégie pas l’individu, mais avant tout ses dirigeants et leur dictature infâme. Le choc est énorme, à en voir les manchettes de journaux, et le nombre important de titres y faisant référence sur internet. Or, à tout bien penser, à Amiens c’était hautement prévisible, tant la Somme reste marquée par une implantation régionale FN forte, avec des dirigeants locaux qui ne cachent pas leurs affinités avec des pouvoirs forts.

Aux dernières présidentielles, pourtant, N. Sarkozy avait fait jeu égal avec Ségolène Royal dans la Somme, la devançant d’un peu moins de seulement 3 000 voix. Aux régionales de 2004, c’était différent : le FN avait fait 18,66 %, contre 35 % à l’UDF de Gilles de Robien et 45,47 % à une association large de partis de gauche regroupant PS, PCF, PRG et les Verts. On peut donc considérer que son implantation dans la Somme reste forte, et J.-M. Le Pen d’ailleurs de le souligner pendant la campagne présidentielle. Un Jean-Marie Le Pen qui avait fait 21,74 % dans le secteur au second tour de 2002, ne l’oublions pas.

On apprend en effet ce week-end qu’un des policiers ayant tenu des propos extrémistes ("il faudrait rouvrir les chambres à gaz") la semaine dernière n’est autre que l’époux d’une conseillère régionale Front national et qu’il a pris une participation active aux campagnes du parti. Dans la Somme, les conseillers régionaux du "Groupe Front national pour la Picardie" sont au nombre de huit, la Somme elle-même en ayant deux, un homme et une femme. La femme est présentée ici. L’homme s’appelle Pierre Descaves, c’est disons un beau cas d’espèce en politique. Ancien putchiste à Alger en 1962, membre de l’OAS, groupe terroriste partisan de l’Algérie française, et créateur de "France-Résistance" qui n’a évidemment rien à voir avec les FFI. Un mouvement "patriotique" selon Descaves, qui fustige l’ordre établi : "les dirigeants sont corrompus, les cadres font preuve de couardise, de lâcheté et les troupes de complaisance complice", affirme le vieillard (77 ans) revanchard et nostalgique. Le forum du site n’attire pas les foules, à croire que les discours de 1962 ne passent plus du tout en 2008. Le site, en réalité ne prône qu’une chose : l’opposition à l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne.

On le voit souvent auprès de Michel Guiniot, le conseiller régional FN de l’Oise, un homme de 53 ans, conseiller municipal de Noyon depuis 1995, mais également membre du bureau politique du FN. Un homme qui présente bien dans son beau costume, mais qui tient à l’Assemblée régionale des propos d’un autre âge. Ainsi, sa déclaration du 15 décembre dernier, dans laquelle il s’attaquait à la taxe sur les carburants la TIPP, son nouveau dada, pour finir par déclarer que "oui, les Picards pourraient se passer des véloroutes, surtout si c’est pour aller à Moscou !" ou d’un "oui, les Picards pourraient se passer des luttes contre les discriminations alors qu’en réalité elles visent les Gaulois en étant positives" qui en disent long sur la profondeur de sa pensée néo-fascisante. Avec évidemment un couplet contre un complot international que ne renieraient pas les émules du nazisme : "oui, les Picards pourraient se passer de la coopération internationale qui profite surtout aux amis de l’internationale socialiste." Un politique qui refuse les aides européennes, c’est plutôt rare, autant le souligner. On pensait que c’était le plus vieux des deux qui tiendrait les discours les plus surannés, c’est l’autre. "Du grand Michel" comme dit son collègue du Puy-de-Dôme...

Evidemment aussi, notre homme a été le premier à foncer sur l’horrible assassinat d’Anne-Lorraine Schmitt car l’occasion pour lui était trop belle. Il en parle dans une interview pour le FN, où l’homme se présente comme "issu du semis picard depuis la nuit des temps" et revient sur le fait divers tragique. Dans cette vidéo, il évoque la véritable récupération de l’événement de la part de son parti, sans citer l’attitude du père de la victime, militaire de carrière, dont la fille décédée avait été également scoute. Et sans citer non plus le rédacteur en chef de Valeurs actuelles qui lui tient à l’époque un propos assez surprenant : "notre société doit avoir le courage de l’éliminer définitivement de la circulation, lui et tous [ses semblables]". En voilà un au moins qui ne cache plus ses opinions droitières et son maurrasisme évident. Notre conseiller FN, porté par de tels propos, en profite donc largement pour proposer ouvertement devant la caméra le rétablissement de la peine de mort, pourtant désormais exclue de la Constitution française. Et récidive même sur son blog. Un conseiller régional anticonstitutionnel, c’est tout aussi rare.

Pas un mot de sa part, bien entendu, sur la défenestration le 9 août 2007, à Amiens, d’un gamin lors d’une tentative musclée d’expulsion de son père. La pauvre victime du RER est Française, le gamin, Ivan Dembski, est d’origine ukrainienne, il est vrai : les deux vies, visiblement, n’ont pas la même valeur aux yeux du Front national. Personne n’a relevé que c’est dans la même ville où les policiers se sont comportés de façon un peu légère en venant défoncer une porte au petit matin que des policiers sont chanteurs de chants nazis le soir. La Bac, par définition, agit dans "des milieux difficiles, notamment dans les quartiers dits sensibles". Pour satisfaire les désidératas de quotas d’un ministre désireux de reconduire un maximum d’étrangers à la frontière, sans doute. Fort heureusement pour l’Etat, le procureur avait précisé que ce jour-là c’était des "policiers d’une brigade administrative" qui avaient frappé à la porte et non la Bac, l’honneur est sauf. L’autorisation provisoire de séjour de ses parents devait courir jusque début février selon Brice Hortefeux, qui l’avait alors prolongée de six mois. On compte sur nos vaillants journalistes papier pour aller vérifier où ça en est... aujourd’hui. A moins qu’on ne reçoive un jour l’enquête de l’IGPN promise, diligentée par François Fillon... enquête dont on a déjà plus entendu parler, en fait. Heureusement que certains y veillent.

Notre homme au beau costume, en réalité, n’est pas très loin des thèses affichées le soir dans un bistrot d’Amiens et nous en avons la preuve. Car notre conseiller endimanché peut faire pire encore que ses saillies en Assemblée régionale, et il ne s’est pas empêché de le faire. Dans son blog, en effet, on trouve assez peu de choses, car l’homme n’a rien d’autre à dire que ses litanies du XIXe, ou presque, mais il propose des photos, pour meubler ou décorer sans doute. Parmi celles-ci, un invité "de marque", selon lui. C’est Koen Dillen, dont le nom ne vous dit peut-être rien. Encore jeune, le Dillen, car ce n’est autre que le fils du fondateur du parti belge du Vlaams Blok, devenu depuis Vlaams Belang (pour Algemeen Vlaams Belang, en abrégé AVB). Le parti avait dû changer de nom en raison d’un jugement de la Cour de cassation belge du 21 avril 2004, qui condamnait pour racisme et xénophobie plusieurs associations proches du Vlaams Blok : Vlaamse Concentratie (VC), Nationaal Vormingsinstituut (NV) et Nationalistische Omroepstichting (NOS). Le parti, qui risquait alors de perdre son titre en raison de ses accusations de racisme, avait préféré changer de nom plutôt que de risquer de perdre son implantation à la chambre des députés et l’argent de l’Etat belge qui va avec. Sur le site du groupe, aujourd’hui, la toute première phase annonce la couleur "le Vlaams Belang veut dissoudre l’Etat belge." En second arrive d’"abolir le droit de vote des étrangers", ainsi que l’attendu "non à l’adhésion de la Turquie". L’affiche, justement, devant laquelle trônent nos deux larrons, d’ailleurs celle de la campagne du Front national contre l’adhésion de la Turquie. Un conseiller régional qui reçoit un député étranger qui prône le régionalisme et l’abolition de l’Etat, c’est plutôt rare, et tout autant inquiétant.

Or, qui est ce fameux fils de l’autre, le fondateur d’un parti néo-nazi belge ? Pour le savoir, retrouvons une autre image. Elle est surprenante. C’est celle d’un Koen Dillen un peu plus jeune, dans les années 90, prenant le champagne auprès d’un vieux monsieur... qui n’est pas n’importe qui. C’est Léon Degrelle. Ça ne vous dit peut-être rien, Léon Degrelle. Vous vous dites, si vous êtes jeune, qu’il ne doit pas y avoir eu beaucoup de nazis à s’appeler Léon. Ça fait un peu ridicule, "Oberlieutenant Léon", on se croirait dans un film de La 7e Compagnie. C’est vrai, pourtant, et il n’y en a eu qu’un et c’est lui, le plus important collaborateur belge des nazis et surtout le chef de la SS wallonne. On rigole déjà moins. Léon Degrelle, le fondateur du Rexisme, un parti copié sur le mussolinisme. Collaborateur des nazis au point de s’engager dans les SS pour aller combattre en Russie, où il deviendra Volksführer ("général de brigade", en 1944). Le Volksführer Léon a donc bel et bien existé. Un homme qui dans son pays s’alignait sur les thèses hitlériennes, prônant une "chasse aux pourris" dont les relents secouent régulièrement les propos de certains frontistes et de leurs sympathisants. A prendre le champagne avec un sous-Hitler, on attrape vite en effet les tics de langage des nazis et leurs propension à chasser le Juif de leur pays à la moindre occasion. Car notre Léon n’est pas un personnage de cinéma, même s’il a fait courir le bruit qu’il avait servi à Hergé pour créer le personnage de Tintin. Le livre qu’il a écrit à ce propos est introuvable, il a été tiré à 150 exemplaires et est de toute façon interdit à la vente pour négationisme. Léon Degrelle, mort en 1994 en Espagne où il s’était réfugié, était bien un véritable nazi.

Une vidéo terrifiante de trois minutes qui précède un long débat à la télévision belge lui sert d’épitaphe, à notre Léon, qui montre qu’il n’aura jamais eu de remords, et qu’il n’a jamais rien renié de son admiration sans borne pour Hitler et sa haine des Juifs. Une haine qui se poursuit. En 2001 encore, Roeland Raes, vice-président du Vlaams Blok depuis 1978, affirmant au cours d’un entretien sur une télévision hollandaise, que "le génocide des Juifs devait être relativisé". Il met également en doute ce soir-là l’authenticité du Journal d’Anne Frank : on est droit dans la lignée du négationniste Faurisson et pas loin des propos d’un Gollnisch ou de ceux de J.-M. Le Pen qui viennent juste de lui valoir trois mois de prison avec sursis.

C’est donc cet homme qu’admire tant Koen Dillen et son parti qui est donc bel et bien d’obédience néo-nazie. Cet homme-là également que reçoit le conseiller régional FN de Picardie, partisan ouvertement de la peine de mort et élu de la nation qui l’a abolie. Cet homme-là qui a dû avoir une influence sur un policier dont la femme et elle aussi conseillère régionale FN... N’en jetez plus la cour est pleine, et les amis de mes amis qui sont aussi mes amis, ça débouche sur des beuveries où l’on fait des saluts hitlériens, si à l’origine on a un vrai nazi comme Degrelle à admirer entre deux bières, et si les hommes politiques en place donnent le mauvais exemple en serrant une main qui a déjà serré celle de Degrelle.

Non, à Amiens, le soir, à certains endroits, le soir venu, c’est bien plus l’ombre de Léon Degrelle qui plane que celle de Léon Blum, envoyé au camp de Buchenwald par d’autres admirateurs d’Hitler, à savoir le régime de Vichy. Ce qu’on vient de voir et d’entendre ne peut donc constituer en aucune manière une surprise : le Front national entretien toujours des relations directes avec des mouvements néo-nazis, ne nous étonnons donc pas d’en voir les retombées régulièrement, quand bien même ici elles touchent à l’intégrité de l’Etat, qui a condamné dans le passé le nazisme et le condamne toujours aussi fermement aujourd’hui. Quant à savoir qui a pillé récemment les idées du Front national, je vous en remets à Henri Gaino, instigateur des idées sur l’immigration et la tolérance zéro, si chères au Front et au Vlams Belang, qui en ont fait leur préambule. Que la police de la République, à partir de là, se sente parfois attirée par ces thèses nauséabondes ne doit donc pas nous étonner, dans la Somme comme à Omaha Beach. Pour faire pousser les pires mauvaises herbes, il faut bien un terreau.

Documents joints à cet article

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117 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 12 février 2008 11:55

    Après avoir tenté de se rebaptiser droite identitaire, elle semble avoir été phagocytée par Blinblang. Pour ça, on est bien content.... provisoirement.


    • non666 non666 12 février 2008 18:12

      Les deux ne sont pas incompatible , le peritate.

      La politique , c’est d’abord et surtout la question de savoir ou chacun place son cercle de solidarité.

      D’un bout a l’autre des possibilités on a :

      1) chacun pour soi , des liberaux

      2) les regionalismes

      3) les nationalismes

      4) Les mondialistes qui comptent aussi les liberaux...

      Les mondialistes, qu’ils soient marxistes ou liberaux ne peuvent construire leur utopies qu’en detruisant toute proctection toute solidarité locale. Leurs diabolisation s’appelent "combat contre les fachismes" , "lutte contre les protectionnismes " pour justifier l’ouverture des marchés ou l’utopique altermondialisme.

      A partir de la chacun choisit son camps et son cercle de solidarité mais pour les marxistes l’empilement n’est bien sur pas geographique mais social.

      La seule chose dont il faut etre conscient est qu’on detruit soi meme ses reperes, ses cultures, ses liens quand on accepte de laisser echapper le pouvoir a son propre cercle de decision.

      Cette regle , à la lumière d’une Europe qui confisque les pouvoirs souverains des nations pour les confier a des institutions apatrides, hors de tout controle democratique prend toute sa valeur.


    • toubakouta 13 février 2008 10:53

      Ce commentaire est destiné au commentaire ci-dessus.

      Ca me fait plaisir de voir que sous le masque de la tête de mort destinée à brouiller les esprits, le visage du vrai facho que vous êtes apparaisse enfin clairement.

      C’est un très bonne chose et cela ouvrira peut-être les yeux à tous les distraits qui approuvent vos analyses sans forcément voir l’ideologie nauséabonde qu’il y a dessous. Il suffira de leur remettre sous le nez votre commentaire.

      Ciao


    • debase 12 février 2008 13:05

      Morice

      Les excès des uns ont pour conséquence les excès des autres.

      Les Français dans leur immense majorité tiennent à leur identité, ne veulent pas être envahis et rejettent l’Islam.

      Ce n’est pas du racisme

      Il est criminel de persister à ne pas vouloir tenir compte de ce sentiment majoritaire.

      Inutile d’en dire plus....


      • chico_du_33 12 février 2008 13:32

        La majorité des français pensent que l’immigration est indispensable à l’économie de la France.

        La majorité des français rejettent les islamistes de même que toute forme d’extremisme.

        L’idendité de la France est d’être le pays des droit de l’homme et une terre d’accueil.

        Si vous en doutez, c’est que vous n’êtes peut-être pas français...


      • faxtronic faxtronic 12 février 2008 13:51

        La majorité des Francais ne fait la totalité des Francais. Il suffit de 5% a 10% d’extremiste convaincus pour que la société s’effondre. On en est encore loin.


      • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 13:57

        Les Français dans leur immense majorité tiennent à leur identité, ne veulent pas être envahis et rejettent l’Islam.

        Amen, voilà le mécène qui apporte l’opinion des français !! Vous me gavez sincèrement avec vos invasions !! Revoyez la définition, revoyez les livres d’histoire, une invasion, ça se fait par la force !!
         Quid des occupations judéo-protestanto-chrétiennes ??

        On se tape bien des clochers qui nous pètent les oreilles depuis des siècles alors nous emmerdez pas avec vos histoires de muezzin !!

        Il est criminel de persister à ne pas vouloir tenir compte de ce sentiment majoritaire.

        J’espère que vous ne me dénoncerez pas...


      • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 14:29

        Ben voyons ! Et qui a décidé cela ?

        Encore un de ces urluberlus qui croient en l’égalité des hommes. Quelle idée hein ???!!


      • tacite-reconduction 12 février 2008 14:53

        pas les chômeurs... après bien évidemment si on leur donne la possibilité de se réinserrer, ils redeviennent tout bien raisonnables ; mais en ce moment leur en donne-t-on la possibilité quand plus d’un sur n’est même pas indemnisé et qu’une recherche positive d’emploi coûte entre 700 et 800 euros par mois ??? 


      • claude claude 12 février 2008 16:19

        lavoisier disait " rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme !"

        depuis de 2 siècles, on retrouve les mêmes mots (ou maux ????) dans la bouche et l’esprit des xénophobes. il changent juste la nationalité de ceux qu’ils détestent !

        Les figures de l’étranger

        "Cette troisième partie s’intéresse aux représentations de l’étranger, cette fois pour l’ensemble du siècle. Que désigne-t-on par étranger au XIXe siècle ? Telle est la question, centrale, à laquelle on cherche à répondre. Dans la France du XIXe siècle, un certain nombre de groupes sociaux posent des problèmes, tant aux responsables politiques et administratifs qu’à la population : vagabonds, mendiants, plus généralement marginaux, sont désignés comme étrangers. En outre, la société française bruit d’innombrables conflits : entre villages tout proches, entre catholiques et protestants ou juifs, entre Bretons et Normands, Auvergnats et Parisiens, entre curés et maires, entre curés encore et instituteurs, entre compagnons, entre paysans et migrants saisonniers… : au-delà des simples motifs politiques ou religieux, ces conflits posent la question du rapport à l’Autre, un Autre perçu et défini comme étranger. Ainsi, deux conceptions de l’étranger, l’une locale, l’autre “nationale”, unanimement partagées par le paysan et le procureur, l’ouvrier et le ministre…, se côtoient, et s’interpénètrent tant dans les représentations sociales que dans l’action publique. Cependant, à mesure que les années passent, l’essentiel de ces conflits extrêmement localisés disparaît pour laisser place à des conflits qui, à partir des années 1880, participent de processus idéologiques, sociaux, politiques nationaux. Dans le même temps, l’usage du terme étranger évolue : s’il conserve son sens local (est étranger celui qui n’appartient pas au cadre de vie, professionnel, familial, spatial), le mot renvoie néanmoins de plus en plus à un individu que sa nationalité distingue. Par conséquent, à la conception floue, foisonnante, attestée par la polysémie débordante du vocable, se substitue une perception de plus en plus unifiée de l’étranger. Mieux encore, étranger réfère désormais à trois “catégories” majeures : les travailleurs immigrés, les espions et, dans certains milieux, les juifs. À Marseille, les dockers ne protestent plus contre les Piémontais ou les Italiens, mais contre les étrangers, c’est-à-dire la main-d’œuvre étrangère. Au même moment, des créations terminologiques expriment cette transformation sémantique : xénophobie, par exemple, apparaît au tournant du siècle.(...)

        " Enfin, autre thème récurrent, la description des quartiers
        "réservés" de l’immigration.
        Là encore, il faut remonter à la fin du 19è siècle pour voir apparaître ce genre "littéraire" au moment de l’explosion de la presse locale en quête de sensationnel. En Lorraine par exemple, la presse populaire évoque "les vieilles sordides à la peau fripée et aux cheveux rares, qui font mijoter des fritures étranges dans des poêles ébréchées. Toute cette cuisine diabolique passe encore sous le ciel bleu de l’Italie, et fait d’ailleurs partie de la couleur locale des quartiers pauvres de Rome ou Naples. Mais il en est tout autrement en Lorraine où la saleté chronique et la façon de vivre déplorable des Italiens font courir de sérieux dangers de contamination à la population indigène" (l’Etoile de l’Est, 24 juillet 1905). Le comble de la xénophobie consiste ici à reprocher aux immigrés des conditions de vie en France dont la responsabilité incombe à la société française. On retrouve ce genre de descriptions très fréquemment dans l’entre deux guerres, notamment à Marseille.
        "Là, le blanc, et plus particulièrement, l’espagnol misérable, rétrograde jusqu’au sauvage. La bicoque devient la hutte, la hutte tombe dans l’immondice, l’immondice prend vie, se manifeste en pullulations pécunières." (L. Naudeau, 1931).(...)"

        "Les Ritals

        Mohammed s’appelait alors Giovanni ...

        Premier artisan de l’immigration : l’Etat.

        (...) Pendant la guerre de 14/18, parce qu’ils étaient arrachés au rythme des explosions dans les tranchées de la Meuse, les bras manquaient dans les champs ou les usines de fabrication d’armements ; des accords d’emploi furent ainsi conclus avec les pays amis, en particulier l’Italie. Un Office d’Etat dispersa sur le territoire les étrangers au gré des besoins, avec autant d’ardeur qu’il tenta de les renvoyer chez eux une fois le conflit achevé. Mais les syndicats d’employeurs avaient pris le relais...(...)

        Deuxième artisan de l’immigration : le patronat.

        La révolution industrielle impliqua un énorme besoin de main d’oeuvre non qualifiée dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Une partie du patronat regardait déjà vers les réservoirs de main d’oeuvre étrangère pour d’abord pallier les insuffisances de l’offre nationale, puis rabattre les prétentions des ouvriers français : dans les années 1860, les houillères du nord envoyaient des agents recruteurs en Italie ; les soyeux lyonnais déléguaient des padroni et vantaient les qualités des Italiens, "véritables chinois de l’occident", prêts à se contenter d’un peu de polenta à défaut de riz. C’est sous la direction d’un capo maestro que les équipes italiennes arrivaient toutes constituées dans les oliveraies méridionales des années 20. Contrats fallacieux et dépôts clandestins fleurissaient... Le patronat du Midi, avant guerre, avait vite compris tout le parti à tirer de cette "fourmilière" d’où l’on tirait ou rejetait, au gré des besoins, des journaliers interchangeables...(...)

        "Le nombre des étrangers de toutes conditions qui vivent actuellement chez nous peut être évalué, sans crainte d’exagération, au chiffre de 1,8 millions, soit près de 5% de la population totale. [...] Nous devons dire, pour la clarté même de la question qui passionne l’universalité des travailleurs français que, sur ces 1,8 millions d’individus établis chez nous, 60 000 à peine vivent de leurs revenus, c’est à dire nous apportent de l’argent. Les autres, plus de 1,7 millions, nous en prennent, tout en échappant à la plupart des charges qui pèsent sur nos nationaux. Dans certaines villes, à Marseille par exemple, la majeure partie des grandes usines ont éliminé de leur personnel jusqu’au dernier de nos nationaux

         

        [...] L’envahissement des Italiens s’étend rapidement à toute la Provence. A Toulon le mal sévit avec autant de violence qu’à Marseille.

         

        [...] Tous les rebuts des cinq parties du monde peuvent acquérir la qualité de citoyen français. Bien mieux, le législateur de 1889 a imposé la qualité de français à des gens auxquels jusque là le hasard d’une natalité française accordait simplement la faculté d’une option. Le résultat inévitable de cette loi a été que les naturalisations ont décuplé.

         

        [...] Après avoir aidé les leurs à conquérir sur nous le travail qui faisait vivre les nôtres, les Italiens naturalisés français marchent dès maintenant à la conquête de l’Hôtel de Ville de Marseille [...] La race française, fortement entamée dans cette ville, sera sûrement débordée avant peu, si l’on ne se décide à arrêter enfin la marée montante des naturalisations."

        J. Berjont - "De l’envahissement des étrangers en France - la Provence Italienne" - 1903 - (extraits)(...)"""

        à découvrir aussi :

        "Les différentes vagues d’immigration

        La France est le plus ancien pays d’immigration en Europe. Dès la seconde moitié du XIXe siècle une immigration de masse est venue combler les pénuries de main-d’œuvre.

        D’abord frontalière (allemande, belge), elle s’est diversifiée à la fin du XIXe siècle, et plus encore après la Première Guerre mondiale, pour répondre aux besoins de reconstruction du pays. Les immigrations italienne (communauté la plus nombreuse en 1930) et polonaise ont largement contribué à alimenter les secteurs de la mine, du bâtiment et de l’industrie sidérurgique et métallurgique.

        Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale le paysage migratoire s’est diversifié car l’immigration italienne, moins importante que prévue, a été remplacée par une immigration de courte durée, espagnole, portugaise, yougoslave, turque, tunisienne, marocaine et, enfin, originaire des pays subsahariens. L’immigration algérienne, quant à elle, est bien plus ancienne puisqu’elle a commencé dès la fin du XIXe siècle.(...)


      • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 17:15

        Seb59 : ou alors prenez les chez VOUS !!!!

        Et vous allez me faire croire que des immigrés squattent votre salon ??!!! Arrêtez les métaphores, ça ne prend pas. Comme si vous aviez fait des concessions, que vous aviez accepté - dans votre infinie sagesse - qu’on loge des immigrés à côté de chez vous. C’est la loi de l’offre et de la demande. Un logement peu cher se trouve à côté de votre domicile, forcément des gens à revenu limité le loueront. Ils vont pas aller à Neuilly, de toute façon, on les prendra pas là-bas !! Et comme par hasard, qui paye-t-on des broutilles depuis perpettes ?

        Malheureusement, ce ne sont pas les seules personnes à trinquer. Il y a des personnes françaises depuis plus longtemps (+ de générations) qui sont aussi pauvres. Alors on fait quoi ? On établit tous les arbres généalogiques de tous les individus sur le territoire et on renvoit dans les pays d’origine jusqu’à combien de générations au-dessus ? Merci pour les orphelins dans ce cas là. Moi je retourne en Espagne - mon grand-père était espagnol, ma grand-mère née sur le sol français de père espagnol - dont je parle à peu près trois mots de la langue et on en parle plus ??


      • ZEN ZEN 12 février 2008 19:04

        Merci, Claude, pour ce dossier.

        Avec ton autorisation, je le reporte sur mon blog


      • claude claude 12 février 2008 21:22

        @ zen

         

        avec plaisir smiley


      • brieli67 12 février 2008 22:56

        http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=19718#commentaire227525

        Lorie
        par seb59 (IP:xxx.x34.180.194) le 12 février 2008 à 18H01

         
        L’artiste est naze mais son corps est bien ...

      • Michel Maugis Michel Maugis 13 février 2008 00:47

        @ De base

        "Les Français dans leur immense majorité tiennent à leur identité, ne veulent pas être envahis et rejettent l’Islam."

        Et c´est quoi leur identité ? C´est quoi rejeter spécifiquement l´Islam ?

        Accepter l´entrée de la Turquie dans l´UE ne correspond pas à un envahissement de l´Islam, loin de là.
        Cet argument est très pauvre, et extrêmement raciste contrairement à ce que vous pensez.

        "Il est criminel de persister à ne pas vouloir tenir compte de ce sentiment majoritaire."


        Il est criminel d´invoquer un sentiment, même soi disant majoritaire, qui n´a absolument aucun rapport avec le sujet, sauf si on est raciste.

         

        Tous les turcs ne sont pas des musulmans et ceux-ci pourraient avec le même racisme que le vôtre, mais inversé, avoir bien plus de raison pour ne pas être envahis et rejeter le christianisme. Ils ne le font pas, et avec raison.

        Disons que les musulmans turcs ne sont pas des racistes.
         

        Ps : je suis athée absolu et ne me sent menacé dans mon identité par aucune religion.

        Il n´y a que le clown du vatican qui se sent menacé, et tous ses moutons

        Michel Maugis
         


      • morice morice 12 février 2008 13:09

        C’est du racisme, rien d’autre, Debase. l’identité française est un MELANGE depuis 2000 ans, ça ne tient pas debout votre remarque. Merci à Jacob pour ses propos fort mesurés et fort policés cette fois. Sans mauvais jeu de mots. Comme quoi on peut s’arrêter parfois.


        • faxtronic faxtronic 12 février 2008 13:59

          Exact, la France est un melange, mais la France a explosé plus d’une fois dans notre histoire. Le racisme, l ’intolerance ne sont que les revelateurs d’un malasie plus profond, celui de l’angoisse pour le futur’. Cela ne sert a rien d’invoquer des bons sentiments et d’interdire l’expression si la racine du probleme, c’est a dire la epur du lendemain, n’est pas resolu.

          Il y aura de plus en plus de problemes raciaux et d’intolerance en France, car les gens ont peurs de demain, de savoir si demain ils vivront plus mal.

          L’interdiction de l’expression des pensée raciste et limites ne font que casser le thermometre et augmenter la pression dans la marmite. On ne combat pas la Bete en lui mettant un baillon, mais en evitant qu’elle naisse. Et elle nait de la peur.

          La vrai question est : Il y a t-ildes raisons d’avoir peur( de l’econoimie, du lendemain, des islamistes, etc..) ?


        • Zalka Zalka 12 février 2008 14:34

          "L’interdiction de l’expression des pensée raciste et limites ne font que casser le thermometre et augmenter la pression dans la marmite. On ne combat pas la Bete en lui mettant un baillon, mais en evitant qu’elle naisse. Et elle nait de la peur."

          Très juste Faxtronic. Mais la Police ne peut se permettre la présence de petites frappes "whitepower" dans ses rangs. Ces pourris suspendus, la police est meilleure.

          Et je précise que je ne fais pas d’amalgame entre ces pourris et les flics de manière générale. Cette précision est importante, dans la mesure où, dans le sillage de seb59, un certain nombre de trolls bruns devraient bientôt défendre les flics suspendus et opposés systématiquement ceux ci aux racailles les plus extrèmes (Pour les flics ou pour les racailles, ce genre de conneries...)


        • non666 non666 12 février 2008 15:59

          "C’est du racisme, rien d’autre, Debase. l’identité française est un MELANGE depuis 2000 ans, ça ne tient pas debout votre remarque. Merci à Jacob pour ses propos fort mesurés et fort policés cette fois. Sans mauvais jeu de mots. Comme quoi on peut s’arrêter parfois. "

          Helas morice repetez les thèses des lobbyistes des colons de fera jamais une vérité.

          La Gaule etait le pays le plus peuplé du monde connu dans l’antiquité. Lisez cesar, et les clasiques qui parlent des "multitudes gauloises". La Chine de l’epoque...

          La France etait le pays le plus peuplé d’Europe jusqu’a la révolution française et les guerres napoleoniennes.

          Ce sont des faits et ils sont indiscutables.

          La France a toujours eu une certaine attractions sur les misereux des environs. Espagnols et italiens fuyants leurs condition, polonais fuyant germains et russes...

          Cela n’a pas modifié de façon notable notre condition, ni nos normes.

          La Règle etait alors a l’assimilation : Vous veniez en France, pour devenir français en laissant à la porte vos us coutumes et habits.

          Ils arrivaient en petit nombre, pour suivre NOS règles et ils venaient de pays catholique, blanc et europeens.

           

          Ce qui a changé de façon notable, c’est a la fois les origines, les quantités et surtout, les règles de leur présence. Depuis la liberation, on est passé petit a petit de l’assimilation a l’integration qui est juste l’affirmation du "souhait" que les colons respectent nos lois. Mais ils peuvent souhaiter les changer, pour imposer "democratiquement" les leurs, s’ils sont assez nombreux.

          Ce changement d’etat d’esprit correspond , chez les barbares anglo-saxons d’amerique, au passage du mythe du "melting pot" (qui a surtout et uniquement concernait les populations germaniques (angles, saxons, allemands, hollandais et nordiques) à la thèse de la "macedoine de legume".

          Sauf que le gros con de yankee exige qu’on aime son drapeau et qu’on le respecte , alors que chez nous, les colons peuvent avoir nos pieces d’identité et siffler la Marseillaise, au stade de france, en applaudissant leur "vraie" equipe...

          Il y a aujourd’hui 7 millions de clients pour les viandes halal, chiffre vérifiable fournie par la profession et tous les colons ne sont pas musulmans, il y a l’Afrique sub-saharienne aussi...

          Commentcroyz vous que la France soit pasé de 50 millions de français à 64 millions ?

          Grace a notre "formidable demographie" ?

          La demographie des français "de souche" est la meme que celle des espagnols , des allemands ou des italiens : entre 1,2 et 1,4 enfant par femme.

          D’ou viennent les autres ?

          La reponse vous pouvez la trouver vous meme a condition d ’en avoir le courage et l’honneteté . Rendez vous dans une maternité et regardez les noms des charmants bambins...

          Ce n’est pas parce qu’une immigration europenne, lente , regulière, ayant pour but "d’etre comme nous" , de suivre notre modèle a fonctionné , pendant des siècles dans notre pays, qu’une immigration importante , musulmane , africaine se fera "avec succès".

          Comme on dit dans les laboratoires , les conditions de temperature et de pression font que les deux experiences ne sont pas comparables.

          Aujourd’hui, "ils" sont entre 1/3 et 1/4 et la demographie leur est favorable.

          Les règles de la democratie font que le nombre impose TOUJOURS sa vérité...

          A partir de la, on peut se mettre la tete dans le sable, invoquer sa foi dans l’humanité, scander les psaumes des droits de l’’homme ou regarder le risque en face.

          Regardez le liban (4000 km), regardez la yougoslavie(1000 km) , regardez nos banlieues... il n’y a pas de choses qui vous viennent a l’esprit ?

          Ils sont "tolerant parce qu’ils sont "encore" minoritaire , mais il nous ont chassé de "chez eux" , au nom du droit des peuples a disposer d’eux meme, et ils sont assurement pret a partager le "chez nous"...

           

          Allez les bien pensant, je me fouete pour oser penser si mal, c’est bon comme auto-punition ?

           

           


        • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 17:20

          La Gaule etait le pays le plus peuplé du monde connu dans l’antiquité. Lisez cesar, et les clasiques qui parlent des "multitudes gauloises". La Chine de l’epoque...

          J’ai entendu sur Canal+ (La Matinale) que les gaulois étaient plutôt des tribus éparses. Mais vu que les romains ont gagné la guerre hein, on leur a laissé la plume... Du coup, Cesar s’est frisé en enjolivant un peu. Etes-vous sûr que Cesar parlait de multitudes en termes de populations ? Etait-ce bien vrai ?

          Ca devait sortir d’un livre mais je ne me rappelle plus exactement.


        • Nemo 12 février 2008 19:45

          C’est ça 666, vous avez bien raison ! A cause de tous ces italiens qui ont envahi la France, on se retrouve à bouffer des pizzas et des spaghettis au lieu de notre bon beouf bourgignon ! Quelle déchéance...

           smiley


        • jzk 13 février 2008 13:06

          Vous pouvez faire l’autruche si vous le souhaitez, mais honnêtement vous savez bien qu’un immigré Italien n’est pas un immigré Africain.

          La différence ? L’un s’intègre en une génération et ne souhaite pas imposer par la force sa vision des choses. L’autre... il a besoin de gens comme vous pour encore et toujours lui torcher le cul.


        • sale bête 12 février 2008 13:19

          @ morice

          La France est aujourd’hui choquée. Elle apprend avec effroi que des policiers chargés de protéger l’habitant ont tenu des propos nazis, un système de pensée qui ne privilégie pas l’individu, mais avant tout ses dirigeants et leur dictature infâme. Le choc est énorme ...

           

          c’est surtout une instrumentalisation à visée électorale :

           

          la condamnation de lepen à un mois des élections n’est certainement pas dû au hasard du calendrier judiciaire !

           

          idem pour la sortie de cette histoire de propos pro-nazis ... il doit s’en tenir 10 par semaines des réunions alcolisées de la sorte ...

           

          soufler sur les braises pour mieux crier au feu : la peste sarkozyste ne vaut pas mieux que le choléra fn ...

           

           


          • titi 12 février 2008 13:26

            Pas d’accord avec vous Morice...

            Vous ne pouvez pas comparer ce qui se passe actuellement en regardant ce qui c’est passé il y a seulement 50 ans.

            Une partie de ma famille vient d’Italie.
            Si ils sont venu en France c’est pour des raisons économiques mais également le climat politique... ils venaient chercher du travail et la liberté du contrat républicain.
            Aujourd’hui les raisons économiques existent toujours mais l’immigration musulmane voudrait casser ce contrat. Ils viennent chercher les aides sociales, la CMU pour la famille restée au bled et profite du fait que nous ayons fait taire les cloches des églises pour faire entendre à tous les cris inssupportables du muezzin.

            Ne comparer pas une immigration judéo - catholico - laïque (ouais je sais ca fait bizarre) avec ce qui nous arrive aujourd’hui d’outre méditerranée.

             


            • chico_du_33 12 février 2008 13:40

              Je préfère le soit-disant cri des muezzins aux cris d’enfants violés par vos prêtres pédophiles !


            • faxtronic faxtronic 12 février 2008 14:00

              a Chicot : Connard !


            • faxtronic faxtronic 12 février 2008 14:04

              Neanmoins, la religion de l’immigartion n’a rien a voir avec les problemes. le sproblems sont :

              -Le chomage

              -La peur du lendemain

              -Les menace d’attentat.

              Tout le reste vient de cela. les ritals etait aussi mal acceuillis, mais ils furent assimilés durant les 30 glorieuses. De nos jours, íl ný a plus les conditions economiques qui permettent a tous le monde de se detendre, mais au contraire la concurrenec est le mode de vie. D’ou les tensions, qui deviennent des tensions communautaires.

               


            • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 17:23

              Apparemment, certains refusent d’entendre parler de prêtres pédophiles.


            • brieli67 12 février 2008 23:01

              traumatisé le ch’ti SEB59
              par brieli67 (IP:xxx.x6.29.14) le 12 février 2008 à 22H56

               
              http://www.agoravox.tv/article...

              Lorie par seb59 (IP:xxx.x34.180.194) le 12 février 2008 à 18H01

              L’artiste est naze mais son corps est bien ...


            • claude claude 13 février 2008 00:06

              @ titi,

              trouvé sur le net. sans commentaires .

              bien à vous

               

              Films, photos, sons retracent l’arrivée en France, depuis le XIXe siècle, de ces hommes, femmes et enfants venus d’ailleurs...

              Notre reportage vidéo

              Génération après génération, notre galerie photos

              CES EXILÉS se sont retroussé les manches dans les mines du Nord, sont morts pour la nation lors des guerres mondiales, ont fait tourner les usines dans l’Hexagone des Trente Glorieuses ou ont mis au monde Michel Platini, Zinedine Zidane et Nicolas... Sarkozy. La République est allée les chercher ou ils sont venus de leur plein gré, sans le sou, traversant les Pyrénées ou la Méditerranée en quête de jours meilleurs.

              Mon père est décédé cette nuit. Voici simplement ce que j’écrivais sur lui le 11 novembre 2005 dans une chroniques. 
              Il est désormais délivré. Ce sera ma façon de lui dire que je l’aimais pour ce qu’il était et non pas pour ce qu’il paraissait être.

              (...)

              Fils d’immigrés italiens sans papiers il est passé par toutes les phases de cette fameuse intégration qui ruisselle dans les discours et les débats. D’abord ce fut dans le monde impitoyable de l’industrie sidérurgique lorraine. Là-bas dans la pièce unique du " ghetto " transalpin de Talange, au-dessus, du café où l’on évoquait les espoirs et les nostalgies, il a appris ce qu’était la pression des autres sur celles et ceux qui voulaient réussir ailleurs que chez eux. Il sait ce que " relégation ", la peur des autres, veulent dire et dans ses yeux je lis la réprobation furieuse qu’il voudrait formuler quand on semble présenter ce phénomène comme une nouveauté du XXI° siècle. La France oublie facilement qu’elle n’a jamais été tendre pour les immigrés de toutes origines. Le racisme anti-italien a été virulent, mortel, farouche. Les " macaronis " s’en souviennent… et les chasses à l’homme pratiquées, avant guerre, dans les Bouches du Rhône ne constituent pas les pages les plus glorieuses de notre histoire. D’ailleurs on ne les cite jamais ! Europe fraternelle oblige ! 
              LA MEUTE DES BRAVES GENS EST LA PLUS REDOUTABLE
              Les contrôles d’identité, l’angoisse de ne pas avoir des " papiers " en règle, les difficultés de trouver sa place dans une école " méprisante ", le logement taudis de domestique (le mot n’existe même plus tant il fait maintenant honte) agricole au sol en terre battue de Cursan, remontent dans sa mémoire quand il voit Sarkozy " aboyer. 
              " Racaille ", " voyou ", " bandit ", " chenapan " et bientôt" assassin" ressasse le fils d’immigré hongrois ayant eu la richesse pour favoriser son installation. Ces mots uniquement lâchés pour faire bien, pour gagner des voix, pour flatter les oreilles de celles et ceux, d’autant plus sévères, qu’ils ne les ont jamais entendus prononcés à leur égard, le révulsent, le meurtrissent. 
              Mon père sait que la meute des braves gens demeure la plus redoutable car elle ne cherche pas à juger mais qu’elle condamne aveuglément. Elle pourchasse physiquement et moralement. Elle généralise hâtivement. Elle se construit des certitudes sur des éléments ténus, qu’elle présente comme des preuves. Mon père l’a vécu, l’a éprouvé sans savoir se révolter.
              (...)""

              L’immigration italienne en Provence au XIXe siècle
              La Provence a été, à la fin du XIXe siècle, une terre d’accueil pour des milliers d’immigrants venus de l’autre côté des Alpes. Tout généalogiste réalisant des relevés d’état-civil se rendra compte que l’arrivée d’immigrants italiens remonte au Second Empire (1852-1870) et que ce phénomène subit une nette accélération dans les années suivantes (Troisième République, à partir de 1875).

              L’immigration italienne provient pour l’essentiel du nord de la péninsule, en particulier du Piémont et de la Toscane et, dans une moindre mesure, de Lombardie et d’Émilie-Romagne. Dans l’ensemble, les immigrés étaient des hommes jeunes et à forte mobilité. Dans les registres de décès de la fin du XIXe siècle, on trouve en effet rarement la mention d’Italiens âgés nés en France. Si l’on ne peut exclure le fait que cette immigration était provoquée par l’attrait d’emplois en France, il semblerait que la cause première soit la nécessité pour tous ces hommes et femmes de quitter un pays où les paysans étaient globalement exclus du processus de restructuration capitaliste.
              Les Italiens acceptaient des emplois extrêmement pénibles. Un parlementaire italien, du nom de Napoleone Colajanni, indiquait que « les Italiens s’infiltrent partout : dans les caves, dans les mines, dans les travaux agricoles, dans les travaux de terrassement, là où il y a un salaire mesquin à gagner. (1) »

              Cette concurrence dans le travail ne tarda pas à susciter des querelles, et, partant, une vive xénophobie, preuve que l’homme ne retient jamais les leçon de l’Histoire. La population française s’accroissait de façon très moyenne, tandis que les industries et les travaux publics faisaient face à un progrès vertigineux. La France était donc à la recherche d’une main-d’oeuvre abondante.

              Or, le fait que les ouvriers italiens acceptaient des salaires médiocres était très mal vus par leurs collègues français et la réputation d’Italien « briseur de salaire » était communément répandue, à tel point que, pour l’ouvrier français, l’immigration italienne était une cause de la misère et du chômage. Les patrons français ne s’y trompaient pas et avaient beau jeu de proposer des salaires misérables à des hommes affamés. On trouvait dans leurs bouches des propos forcément élogieux : «  [Les Italiens] se distinguent des autres ouvriers par leurs habitudes d’ordre et leur sobriété. (...) Ils sont en général laborieux, vivant de peu (...) plus dociles que nos nationaux, font volontiers des quarts d’heure et même des demi-heures en sus de la durée réglementaire. (2)  »

              Le racisme anti-italien, dans le sud de la France, était équivalent au racisme anti-belge dans le Nord du pays, et pour les mêmes raisons. Les Italiens étaient affublés de surnoms déshonorants par leurs homologues provençaux : "bachins", "babis" ("crapaud" en provençal et... en langue piémontaise), "christos" et "macaronis". Le terme "rital" était alors inusité. Plusieurs événements dramatiques motivés par la haine des étrangers ont ensanglantés les campagnes de Provence et terni de manière honteuse la réputation de nombreux Provençaux : en juin 1881, lors de ce que l’on nommera les Vêpres marseillaises, des émeutes anti-italiennes provoquèrent la mort de trois personnes, tandis que vingt-et-une autres furent blessées. La police procéda à deux cents arrestations.
              Les journaux locaux jetaient souvent de l’huile sur le feu. On pouvait lire dans Le Mémorial d’Aix : « Les Italiens commencent à pousser trop loin leurs prétentions. Ils nous traiteront bientôt en pays conquis (...). Ils font une concurrence à la main-d’oeuvre française et drainent notre argent au profit de leur pays (3). » Le journal Le Jour, quant à lui, n’hésitait pas à parler de « cette marchandise nuisible, et d’ailleurs frelatée, qui s’appelle l’ouvrier italien ». (4) Comment ne pas voir sous la plume de ces journalistes haineux un véritable appel au meurtre, ou, au minimum, une justification des atrocités commises ?(...)

               

              " Ce simple mot "Italien" suffisait à provoquer dans mon esprit uns succession d’images
              et d’objets allant du ciel bleu inondé de lumière au poignard effilé perlé de gouttes de sang
              chaud. Je voyais, en imaginant l’Italie, une casa louche, d’aspect sinistre, dissimulée à chaque
              coin de rue étroite et sinueuse. Et, dans l’ombre, accoudés aux comptoirs crasseux, inondés de
              chianti, des hommes rudes, sales, déguenillés, qui discutaient en grognant, la main sur le
              couteau. "
              La Nouvelle Gazette (Belgique, après 1945) cité par Claude Favry, La Cantine des
              Italiens, Bruxelles, Labor, 1996, p. 139

              D’abord, quand on est immigré,
              on a intérêt à se faire tout petit,
              surtout avec le chômage qui
              rôde. Pris dans une manif, ou à
              un meeting, c’est la carte de
              travailleur qui saute, la carte
              bleue. Tu te retrouves avec la
              carte verte, pas le droit de mettre
              les pieds sur un chantier, juste
              celui de faire du tourisme. Ou
              même carrément expulsé (…).
              ,Auteur François Cavanna
              Editeur Lgf Collection Ldp, numéro 5383
              Nombre de pages 376 pages
              ISBN 2253024635
              Editions originales Belfond - 1978
              Livre de poche - avril 1980

              Un mois pour les autres
              Les lycéens invités à lutter contre le racisme.

              Madame Noussis, professeur d’italien, ne manque pas une occasion d’éveiller les consciences de ses élèves. « Actuellement, je leur propose d’étudier des textes de Primo Levi. A propos des Italiens immigrés, dans les années 1950, je rappelle que certains restaurants leur étaient interdits. C’était hier. Ici. En France. »

               


            • titi 13 février 2008 08:31

              @Claude

              Tout d’abord, et je vous cite lorsque vous parler d’immigration, vous précisez :
              " Dès la seconde moitié du XIXe siècle "

              Ce qui contrairement à ce que dit Morice ne fait pas 2000 ans...
               

              Ensuite vous abondez dans mon sens. Comme je le précisais les motivations des immigrés d’il y a 50ans étaient clairs : ils venaient chercher ce qui manquait chez eux du travail et les valeurs de la république.

              Or du travail aujourd’hui on en a plus. On peut donc supposer que ce n’est donc plus la motivation première.

              En suite lorsque l’on parle d’intégration il y a deux points qui sont primordiaux :

              - La position de la femme : les immigrés de la premières heures étaient des progressistes, leurs épouses travaillaient, apprenaient le francais. Aujourd’hui nos immigrés sont ce qui se fait de plus réactionnaires dans le domaine. Qui n’a pas vu ces fantomes qui poussent leur poussette et trainent leur marmaille ? Elles n’ont pas trente ans quel est leur avenir ?


              - Le problème religieux : la religion de nos nouveau immigrés est un carcan dont ils ne se sortiront pas : on peut par exemple parler des mariages mixtes qui sont impossibles hors religion.
              Or comme l’explique le Papet à Galinet "Ce qu’est pas bon pour les lapins c’est pas bon pour les humains".
               

              Dire comme @faxtronic que le problème est purement social est une vue de l’esprit.
              Celà voudrait dire que tous cherche à s’intégrer par le travail. Or 50% (les femmes) ne le pourra pas même avec une reprise économique. Et aujourd’hui faire vivre une famille nombreuse sur un seul salaire condamne à l’indigence.
              D’autre part le cycle 9 mois en France 3 mois au bled est rarement compatible avec une activité salariée.

              Le pire c’est que ceux qui paraissaient les plus intégrés, qui ont un travail valorisant, qui il y a quelques années n’hésitaient pas à venir boire un coup (même alcoolisé) en fin de journée, aujourd’hui ne parlent que d’Islam et de traditions "folkloriques".
               


            • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 13:40

              Merci pour l’article Morice. Encore une fois très bien documenté. Il reste certes qqs irréductibles (sauf que ça m’a plutôt l’air d’un gaulois normand vrai de vrai de souche tout blanc qu’il est tout beau mon beau gaulois tout blanc... -_-) pour pousser encore plus loin le concept de mauvaise foi et de détournement.

              Je pense par contre que la censure n’est pas la bonne solution. Laisser son post public ne fera que prouver à tous sa largeur d’esprit et son ouverture (comprendre mon ton ironique).

              Jacob, je suis fier de vous, vous êtes arrivé à prendre sur vous pour adhérer à un article de morice. Je sais combien ça peut être dur pour vous. smiley

              Je dois vous avouer que j’ai vraiment craint de vous voir vous opposer à son article...

              Seb59, Peut mieux faire... Si seulement vous étiez aux US, vous auriez des milliers de fans. Par contre, il faudra parler anglais, qui n’est pas un langage français de souche, donc à exclure.


              • La Taverne des Poètes 12 février 2008 13:52

                "Au nom de tout l’Amiens", par Martin Gray.


                • La Taverne des Poètes 12 février 2008 13:54

                  Il faut continuer de combattre le nazisme au même titre que le terrorisme.

                   


                • faxtronic faxtronic 12 février 2008 14:01

                  Tu le combat comment le nazisme ? Comme le fait ton copain Bush avec le terrorisme ?


                • brieli67 12 février 2008 23:04

                  traumatisé le ch’ti SEB59

                   
                  http://www.agoravox.tv/article...

                  Lorie par seb59 (IP:xxx.x34.180.194) le 12 février 2008 à 18H01

                  L’artiste est naze mais son corps est bien ...


                • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 14:28

                  Et combien de bons socialistes refusent d’habiter dans certains quartiers, refusent de mettre leurs enfants dans certaines ecoles car elles sont un peu trop "sensibles" (comprenez pleines d’immigrés) ?

                  Avez-vous déjà posé la question à un votant UMP de Neuilly ? Arrêtez un peu avec votre propagande anti-socialo. A mon avis vous allez être déçu.


                • Gilles Gilles 12 février 2008 16:02

                  A Seb le manipulateur qui censure lui même ses propres propos. T’as honte de ton jus de cerveau ?

                  Là il écrit :

                  " sur la défenestration le 9 août 2007, à Amiens, d’un gamin lors d’une tentative musclée d’expulsion de son père."

                  Un gamin de sans papiers qui a décidé de se jeter par la fenetre et vous accusez la police ?

                  Irresponsabilité des parents qui ne doivent pas s’enfuir devant la loi et qui doivent surveiller leurs enfants !

                  Toujours autant de mauvaise foi morice !

                   

                  Mais avant il a fait censurer vers 14:00 avec Morice la discussion, et a vu son post abject supprimé. Il l’a récrit quasiment à l’identique, sauf pour cette phrase qui était alors :

                   

                  " Quoi ? On devrait pleurer sur un gamin de sans papiers qui a décidé de se jeter par la fenetre  ? Ca s’appele du suicide, de la selection naturelle ou une irresponsabilité des parents (on ne laisse pas les enfants approcher des fenetres) !"Toujours autant de mauvaise foi morice !"

                  Nuance.....il enlève les phrases les plus polémiques sur la sélection naturelle (un immigré de 12 ans qui se suicide...bien sûr) qui l’on fait être comparé a un nazillon, pour ensuite dexiger des preuves à Morice de l’avoir insulter ainsi. Les voilà les preuves, petits fasco. Lâche de surcoit :

                   

                  Je copie ce que j’avais répondu

                   

                   

                  Le gland Seb

                  " Quoi ? On devrait pleurer sur un gamin de sans papiers qui a décidé de se jeter par la fenetre ? Ca s’appele du suicide, de la selection naturelle ou une irresponsabilité des parents (on ne laisse pas les enfants approcher des fenetres) !"Toujours autant de mauvaise foi morice !"

                  S’appitoyer sur le sort d’un gamin qui a faillit se tuer en essayant d’échapper à des gens, qui pour lui, lui voulait du mal, ça te dépasse ? A 12 ans t’empêche tes gosses de s’approcher des fenêtres ? Quelle mauvaise foi....

                  Hélas, la compation et l’empathie chez les sales faschos de ta race sont des sentiments inconnus. Ne me dit surtout pas que tu es chrétien car tui pourriras en enfer si par hasard ça existe.

                  En 1572, tes descendants justifiaient le meurtre de leur voisins protestants, car protestants, donc impies, donc dangereux.

                  EN 1942, tes descendants aidait la gestapo ou la police française à arrêter leur voisin juif, car juif, donc dangereux. La sélection naturelle s’orientait naturellement vers l’éradication des juifs et en plus on pouvait voler leurs biens abandonnés ; trop cool !

                  En 1960, vous et tes potes de l’OAS butiez à Alger des femmes et enfants dans le dos car musulmans. Aprés tu t’étonnes que la reconciliation ait été impossible

                  En 2008, les fasco de ton espèce, justifient les rafles de gens différents, simplement du fait de leur nationalité, donc dangereux. Le pourquoi, le comment, leur histoire tu t’en fous.

                  Bientôt, la selection naturelle te fera désigner homo, dépressif , n’importe qui d’autre comme à éliminer.

                  En fait il suffit juste qu’on te balance un bouc émissaire et tu sors ta lame, ravie de hair et de cogner.

                  En fait tu es une bête humaine ; pas de sentiments, pas d’intelligence, de la violence, de la haine, sans savoir même pourquoi, juste par automatisme et surement lâche.


                • Nobody knows me Nobody knows me 12 février 2008 17:27

                  Mais dès qu’on demande un peu le respect de la loi , pour toi , on est un fasciste (tu devrais regarder la def, ca te correspond plus), un nazi (chose que tu n’as tjrs pas prouvée).

                  Non, on est un nazi dès qu’on rentre avec fracas complètement bourré dans un restaurant en faisant des saluts hitlériens et en beuglant des insultes et des inepties whitepoweresques.

                  Je vois pas trop ce que vous êtes venu nous foutre cette histoire de défenestration.

                  Quant aux preuves, vous êtes très malin de ce côté là comme le dit Gilles. Je préconise à Morice de ne pas vous signaler la prochaine fois afin de vous épingler sur ce sujet.


                • brieli67 12 février 2008 23:08

                  traumatisé le ch’ti SEB59 par sa journée

                   
                  http://www.agoravox.tv/article...

                  Lorie par seb59 (IP:xxx.x34.180.194) le 12 février 2008 à 18H01

                  L’artiste est naze mais son corps est bien ...

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