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Depuis des semaines, Il tente de reprendre la main dans le débat public, d’imposer ses thèmes. Il articule sans doute son discours autour de trois thèmes :

  • la sécurité (projet contre les bandes...) ;
  • la moralisation du capitalisme (prévoir 2 ou 3 mesures bidons pour le prochain G20) ;
  • la poursuite des réformes néo-libérales en bon élève de la stratégie du choc...

Mesures nouvelles ou non, Sarkozy et l’UMP donnent aux médias et au pays de belles images d’enthousiasme, de volonté, d’unité et de dynamisme...

Par rapport au principal parti d’opposition, la droite a déjà gagné...

Pardonnez-nous cette glissade, mais la piètre assistance au Zénith montre combien le parti socialiste est parcellisé avec trois courants, pourtant proches idéologiquement. Cette démobilisation est-elle due à l’absence d’une véritable base militante et/ou à une perte de repères idéologiques ?

Il est difficile d’avancer en faisant le grand écart, entre un Manifesto (ici) d’inspiration social-libérale dans la continuité du tournant de 1983, et de récents discours gauchisants, quasiment keynésiens...

Face à un PS qui n’en est même pas au début du commencement de proposer une alternative crédible de gauche, Sarkozy disposerait d’un boulevard sans la détermination du mouvement social et l’émergence du Front de gauche .

C’est pour cette raison que Sarkozy communique, un jour dans une usine, un autre en meeting. Images contre images, il espère que les siennes effaceront celles des manifestations unitaires.

Le pouvoir n’hésite pas à utiliser les grands moyens, quitte à interdire à la population de sortir en ville quand le président est là... Ainsi, n’a-t-on pas vu un déploiement de forces de l’ordre inédit, de l’ordre d’un CRS pour trente habitants ! Si ça continue, les villes où s’arrête notre omniprésident vont ressembler aux villes et villages modèles que les autorités soviétiques se plaisaient à montrer aux visiteurs étrangers...

A défaut de résultats tangibles dans cette crise économique et sociale, le pouvoir engage la bataille de la comm’ pour emporter l’adhésion de l’opinion publique. Et chacun que dans communiquer, il y a niquer !

Ainsi, il n’est pas inutile de rappeler que le budget de la cellule de communication du gouvernement a augmenté de 292 % en 2009, soit de 5,7 millions d’euros à 22,4 millions d’euros.

Si le PS est à terre, le front de gauche trop jeune, il n’est pas certain, malgré les moyens engagés, que l’opinion publique se laisse berner par les belles images et les belles paroles du président de la République.

Aussi, faut-il espérer que la communication n’est pas l’alpha et l’omega de la politique, en particulier la solution pour affabuler et cacher la réalité économique et sociale...

22,4 millions d’euros pour la propagande du pouvoir, c’est deux fois plus qu’il n’en faudrait pour sauver l’entreprise Heuliez et ses 1000 emplois...

On nous rétorquera que la comparaison est facile... C’est vrai. Mais, pourquoi donner toujours plus de moyens à la comm’ alors que le niveau d’éducation et de formation de la population ne cesse de progresser ?

Bref, une petite comparaison qui vaut ce qu’elle vaut sur l’argent public et les priorités politiques du gouvernement...

A méditer et à répéter... en lisant la pub gouvernementale qui s’affiche dans les journaux...