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Accueil du site > Actualités > Politique > A nous les petits enfants...

A nous les petits enfants...

L'Eglise, c'est à dire la hiérarchie cherche à renforcer son influence sur l'enfance et la jeunesse.

Elle dispose des écoles privées confessionnelles financées par les fonds publics....Ce qui représente près de 20% des élèves scolarisés.

Aujourd'hui elle a trouvé un nouveau terrain avec l'appui de toutes ses associations, c'est l'école publique dans le cadre de l'aménagement des rythmes dits scolaires.....

Les associations confessionnelles à l’assaut des écoles publiques

De nombreuses municipalités par choix politique, par « inattention » ou par manque de moyens vont ouvrir les activités péri scolaires de « l’aménagement des rythmes » à des associations non laïques voire confessionnelles.

Beaucoup de ces regroupements dont s’engager dans la brèche afin de trouver des fonds publics directement ou indirectement et d’augmenter leur influence.

Il en va de l’avenir et de la nature de l’école publique, encore laïque.

C’est ainsi que la ville du Palais dans la Haute Vienne a accepté l’intervention d’une association explicitement non laïque

 L'Espérance du Palais/Vienne" : association créée en" 1942" affiliée à la Fédération Sportive de France à tendance catholique( l'écusson comporte une croix) et regroupant tous les anciens patronages.

Déjà le 16 septembre, une fédération syndicale enseignante de FO et la Fédération Nationale de la Libre Pensée avait alerté dans un communiqué

http://blogs.mediapart.fr/blog/libre-pensee/160913/le-respect-de-la-laicite-de-l-ecole-une-obligation-qui-s-impose-d-abord-au-ministre-de-l-education

« ….La FNEC FP FO et la FNLP mettent en garde sur le fait que la Laïcité, tout comme l’égalité des droits, ne peut être un principe à géométrie variable suivant le règlement intérieur des établissements, auquel il est pourtant fait référence dans la charte ministérielle.

En particulier La FNLP et la FNEC FP FO, à la vue des premiers éléments concrets qui remontent des écoles concernées, constate que la création et la mise en œuvre du Projet Éducatif Territorialcontenu dans la loi de refondation et dans le décret relatif à la modification des rythmes scolaires, ouvre la voie à l’introduction dans l’École de la République, de multiples associations au caractère laïque très discutable, mais néanmoins financées par les collectivités territoriales afin d’intervenir dans le fonctionnement des écoles élémentaires et maternelles en lieu et place des fonctionnaires de l’éducation nationale.

C’est ainsi que le Conseil municipal de Paris a voté l’attribution d’une subvention de 13 400 euros, pour sa participation au PEDT, à l’association du diocèse de Paris « Jeunesse de Saint Vincent de Paul ».

D’autres associations laïques et militants, tant dans les villes que dans les villages ont constaté plus que des dérives.

Cet aménagement des rythmes élaboré aux forceps sans réelle concertation risque de livrer l’école publique aux marchands, aux religieux et à n’importe qui…

Jean-François Chalot

 


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49 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 5 novembre 2013 11:38

    la MNEF et autres syndicats d’étudiants gauchistes sponsorisés par le contribuable cherchent aussi à influencer notre jeunsees , sur ordre de Solférino .
    on le voit bien à travers ces manifs et autres blocages de lycées parisiens qui ne sont que manipulation , c’est trop gros !


    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 20:37

      Après la manif pour tous et les appels dans les écoles catholiques, après ce racisme insupportable exprimé par une enfant de ce milieu envers le garde des sceaux de notre République, il me semble que vous feriez mieux de vous taire.


    • pergolese 5 novembre 2013 12:28

      Cher Monsieur Chalot,

      J’ai plus que l’impression que vous parlez de ce que vous ne connaissez pas...

      Personnellement, j’ai fréquenté , de la maternelle à la Terminale un établissement privé (prétendument confessionnel - Vous savez collège Saint quelque chose) qui était, à l’époque (plus de 30 ans ! ) peut-être un des plus chers de France (C’était un établissement français sans contrat d’association pour la bonne et simple raison qu’il n’était pas situé en France).

      Il était fréquenté par des fils ou des filles de diplomates, de fonctionnaires européens et nombre d’industriels...

      Très franchement, la description que vous faites du privé (prétendument confessionnel) correspond à quelque chose que je n’ai pas connu. Et je ne pense pas être suspect de mauvaise foi car il n’y a certainement pas plus religiophobe que moi...Mais là très franchement vos discours relèvent, si j’en juge mon expérience personnelle, du fantasme.

      C’était au fond un établissement tout-à-fait ordinaire pas spécialement enclin au bourrage de crâne « catho » si vous voyez ce que je veux dire...D’ailleurs les cours de religion n’existaient pas (ou très peu - de l’ordre d’une heure tous les trimestres et encore ! de manière facultative au Collège)...


      • périscope 6 novembre 2013 16:29

        Monsieur Chalot a choisi son endoctrinement.
        Il préferre celui du « Gender » cher à Vincent Peillon et à son prédecesseur Chatel et promu par des idéologues US voulant déstabiliser l’europe.
         Ce Mr n’est qu’un « mouton »


      • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 21:16

        @ Périscope

        Connaissant un peu Jean-François Chalot et la sincérité de son engagement, ainsi que la clarté de son jugement, je constate que votre périscope a besoin d’un nettoyage. Vous avez la vue brouillée.


      • Julien30 Julien30 5 novembre 2013 14:04

        Et oui Chalot, la France est une terre chrétienne millénaire, vos semblables n’ont pas encore complétement détruit cet héritage et ça vous énerve, vous les gauchistes grands exemples de tolérance et d’ouverture d’esprit.


        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 5 novembre 2013 15:17

          Depuis des années, la France devenant une terre musulmane, il faudrait effectivement faire une place à l’Islam dans la sphère publique et inviter des imams à s’occuper des gamins dans le temps extra-scolaire. Et comme il reste encore quelques juifs qui sont ici chez eux depuis des millénaires, il serait bon de faire de même avec quelques rabbins. On pourrait même imaginer des rencontres de boxe ou de lutte entre les uns et les autres !


        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 14:15

          t@ Julien 30
          La terre que j’ai sous les pieds sent bon l’averse récente, l’herbe couchée, la mousse et, en certains endroits, les feuilles mortes, les châtaignes tombées, les champignons dissimulés. Cette terre-là ne sent pas l’eau bénite.
          La terre de France, notre territoire, notre culture, notre justice, le pouvoir monarchique, les sciences ont subi pendant des siècles l’occupation de l’Eglise catholique. La première victoire nationale de notre libération fut la fin du pouvoir de droit divin. Maintenant, ce territoire est républicain et laïque.
          Il faut vous y faire, les nostalgiques de temps très anciens. Cette occupation ne fut qu’une parenthèse en regard de l’Histoire et elle est terminée, mais il reste encore des poches de résistance conservatrice et théocratique. A nous de faire respecter notre loi de 1905 et l’école de Jules Ferry, la seule école libre puisque laïque.


        • Julien30 Julien30 6 novembre 2013 19:10

          Cette terre-là ne sent pas l’eau bénite.« 

          Et si, que vous le vouliez ou non, il y a une église dans chaque village sans parler des villes, des monastères, des abbayes, des oeuvres d’art, des théologiens et philosophes, des saints, bref autant de trésors nationaux. Dépasser un peu l’idéologie et soyez capable de découvrir le génie chrétien que de biens plus grands esprits que le vôtre ou le mien ont loué, ayez au moins cette intelligence-là, je ne vous demande pas de vous convertir juste de faire preuve de l’ouverture d’esprit dont les gens de gauche sont soit disant les champions.

           »Cette occupation ne fut qu’une parenthèse en regard de l’Histoire et elle est terminée,« 

          Une parenthèse ? Environ 1200 ans ça en fait une grosse de parenthèse, mais vos propos viennent bien confirmer, si il était besoin, que la laïcité républicaine n’est as une neutralité religieuse mais bien une guerre faite à la religion catholique. Vos propos très excessifs sentent quand même beaucoup l’idéologie et la propagande mais bon ça aussi on en a tellement l’habitude.

           »mais il reste encore des poches de résistance conservatrice et théocratique"

           

          Des poches à éliminer j’imagine ?


        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 20:58

          S’il y a une église dans chaque paroisse, il y a aussi une mairie dans chaque commune. L’église n’est pas la maison de tous, elle n’est pas d’intérêt général. Par contre, la mairie est la maison de tous les citoyens.

          Maintenant, je n’ai jamais écrit que je n’appréciais pas l’art, religieux ou non. C’est tout à fait différent. En fait, cela n’a même rien à voir avec la discussion présente.


        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 21:30

          @ Julien 30

          L’idéologie n’emprisonne pas l’intelligence, pour peu qu’on prenne garde de conserver l’esprit critique. Par contre, le dogme de la religion mène trop souvent à l’obscurantisme pour peu qu’on en perde la faculté de juger.

          Le problème n’est pas de « tuer » les religions, mais d’essayer dans son temps de vie, par le simple exemple ou la discussion, de libérer la pensée d’autrui prisonnière d’un dogme, d"élargir l’émancipation de l’humanité. Ouvrez les yeux, ouvrez l’esprit !


          • Crab2 5 novembre 2013 15:14

            …./...

            Je pense profondément que nous sommes dans une période de régression et que la philosophie des Lumières est de plus en plus battue en brèche.

            Ce que nous avons peut-être eu la faiblesse de considérer comme acquis, est remis en cause tous les jours. Il me paraîtrait impensable qu’on puisse annuler la peine de mort, et en même temps, je me dis qu’il pourrait y avoir une volonté de le faire. Cela vaut aussi pour la politique de la justice, le traitement de la délinquance. Et la laïcité

            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2013/10/la-peur-de-la-gauche.html



            • kitamissa kitamissa 5 novembre 2013 15:44

              Ah ben hé ....les cocos majoritaires dans l’enseignement, ça leur fait de l’ombre ,moins de petits crânes à bourrer avec des idées Marxistes !!


              Encore loupé Chalot !! décidément les lendemains qui chantent que vos camarades nous promettaient ont du plomb dans l’aile ........il pèse combien le PCF dans les intentions de vote ??? 1,5 % environ ..........

              Comme le dit si bien un intervenant, la France c’est une terre de tradition Chrétienne, dernier rempart contre l’islamisation de la société que la Gauche voudrait nous imposer !! 

              • Crab2 5 novembre 2013 17:10

                Moi, voyez-vous, je mets les droites et les gauches à leurs justes places :

                L’identité heureuse


                L’identité française,

                n’en déplaise aux chantres du différencialisme se fonde sur des valeurs dont l’universalisme dérange tous ceux qui se servent fallacieusement des outils de la démocratie dans le seul, l’unique but de maintenir en milieux musulmans ou d’installer, dans notre pays, l’abaissement du statut de la femme ( complémentaire de l’homme et non son égale selon l’idéologie musulmane )

                Suites :

                http://laicite-moderne.blogspot.fr/2013/11/lidentite-heureuse.html



              • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 18:27

                La tradition chrétienne ? Choisie ? non, mais imposée longtemps et que vous voudriez encore continuer à imposer, en oubliant totalement que la chrétienté n’est pas née avec l’univers, qu’il y a eu aussi du paganisme, des mythologies polythéistes etc... Notre langue vient essentiellement du latin romain et du grec, alors laissez-nous en paix avec vos origines chrétiennes. Plus de la moitié des Français n’ont pas de religion, notamment ceux élevés chez les religieux et qui ne peuvent plus les supporter.
                Votre dogme a soumis les êtres humains de sexe féminin aux autres jusqu’à ces dernières décennies et l’égalité n’est pas encore gagnée dans les mœurs partout. Il a appris aux ouvriers à rester soumis aux patrons exploiteurs sous prétexte que tous travaillaient pour le bien commun. Il a amené les pauvres à accepter la misère en leur promettant une seconde vie éternelle dans le bonheur et l’abondance. Heureusement l’école a permis aux citoyens d’exercer un œil critique sur toutes ces vérités qui n’étaient que des pièges à oppression. Notre ami, Jean-François Chalot, n’a rien perdu en écrivant cet article. Votre rogne montre combien il a raison d’alerter tous les républicains.


              • Kookaburra Kookaburra 5 novembre 2013 15:50

                En 1866, la Ligue d’enseignement est fondé, avec pour but de « libérer les consciences de l’emprise de l’Eglise ». Avec le soutient de la Ligue, Jules Ferry rend l’école publique obligatoire et laïque. L’important, c’est la laïcité et le combat mené par les instituteurs contre la monarchie et le cléricalisme. A la fin du XIX° siècle l’hostilité à l’encontre de l’Eglise réunit les gauches qui accèdent au pouvoir à la faveur de l’affaire Dreyfus, et qui défendent une laïcité plus proche de l’athéisme que d’une neutralité d’Etat. « Le cléricalisme, voila l’ennemi » lance Léon Gambetta à la Chambre, le 4 mai 1877. Jules Ferry renchérit « La République est perdue si l’Etat ne se débarrasse pas de l’Eglise, s’il ne désenténèbre pas les esprits du dogme ».


                • Algunet 5 novembre 2013 16:39

                  Pas 20% mais 16.96%, et il serait bon de préciser le financement de l’État quelque soit la confession :

                  « S’agissant des enseignants, l’État prend à sa charge la rémunération de ceux qui exercent dans des classes sous contrat.

                  S’agissant des dépenses de fonctionnement des classes sous contrat, l’État et chaque collectivité territoriale sont tenus d’y participer dans les mêmes conditions qu’ils participent aux dépenses de fonctionnement des classes correspondantes dans les écoles et les établissements publics d’enseignement.

                  Quant aux dépenses d’investissement des établissements privés, elles peuvent faire l’objet d’une participation des collectivités publiques dans des conditions strictes : en règle générale, le total de leurs participations à ce titre doit rester inférieur à 10 % des dépenses annuelles de l’établissement et la participation doit répondre à certains besoins limitativement énumérés par la loi. »

                  Source education.gouv.fr

                  Pour le reste, la liberté c’est de pouvoir choisir sans la bénédiction de Chalot ! smiley


                  • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 18:46

                    Les règles de financement que vous citez ne datent que de 1959 (loi Debré) pour le second degré et 1984, je crois, pour les écoles primaires. Elles ont provoqué des manifestations, des pétitions, le fameux serment de Vincennes et il y a encore des pétitions qui circulent demandant leur abrogation.
                    Ceux qui les défendent prétendent que le choix de l’école et la liberté d’exercice du culte constituent une loi fondamentale, devenue constitutionnelle, et qu’on ne peut la rendre effective qu’en donnant le financement correspondant. Ceci n’est d’ailleurs valable que pour les écoles privées sous contrat d’association avec l’Education Nationale. Imaginez un peu que chacun demande un financement de l’Etat pour exercer toute autre liberté fondamentale... Vous êtes prêt à le payer par vos impôts ? Ces lois contraires à la laïcité républicaine et constitutionnelle doivent être abrogées.


                  • Les Non-Alignés Les Non-Alignés 5 novembre 2013 17:09

                    De par le titre choisi et l’objet de votre article, vous assimilez de manière subliminale (bien que grotesquement), l’éducation privée catholique (quand bien même fusse-t-elle sous contrat), et les pratiques pédophiles de certains prêtres.


                    Que dire de plus qu’outre leur médiocrité, votre stratagème comme vos propos sont purement et simplement odieux ? 

                    Ils pourraient même être passibles d’une condamnation judiciaire pour diffamation envers le corps professoral que vous comparez implicitement au mieux à des idéologues manipulateurs et sectaires, au pire à de potentiels pédophiles... 

                    • Crab2 18 juillet 2014 11:38

                      BLASPHÈMER ou RIRE

                      …., le rire abrasif et solaire de Démocrite l’expression d’un état d’esprit vidé de toute crainte et de toute superstition
                      Nietzsche nous dit, à la fin de ’’ Par delà le bien et le mal ’’ : « J’irais jusqu’à risquer un classement des philosophes suivant le rang de leur rire »

                      http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/04/blasphemer-ou-rire.html

                      ou sur :

                      http://laiciteetsociete.hautetfort.com/blasphemer-ou-rire/


                    • Crab2 5 novembre 2013 17:14

                      Ce qu’interdit la laïcité

                      • a. Aucune religion ne peut imposer ses prescriptions à la République. Aucun principe religieux ne peut conduire à ne pas respecter la loi.

                      • b. Dans l’enceinte des écoles, collèges et lycées publics et dans le cadre des activités éducatives et péri-éducatives, les élèves ne doivent être soumis à aucun prosélytisme, de quelque sorte que ce soit, de la part des personnels, de parents d’élèves ou d’autres élèves.

                      • c. Aucun établissement d’enseignement privé sous contrat ne peut déroger à ses obligations liées au respect du contenu des programmes de l’Éducation nationale. Par ailleurs, ces établissements ne peuvent pratiquer aucune discrimination, qu’elle soit fondée ou non sur la religion.

                      [ Sur ce point, je ne suis pas d’accord : subventionner des écoles confessionnelles ( même sous contrat...) est un détournement de l’argent public ]

                      • d. Aucun agent d’une administration publique, ou du gestionnaire d’un service public ne peut manifester ses convictions religieuses par des signes ou un comportement prosélyte. Il se doit d’adopter un comportement impartial vis à vis des usagers du service public et de ses collègues de travail. Les manquements à ces règles doivent être relevés et peuvent faire l’objet de sanctions.

                      • e. Dans les structures soumises au droit du travail et non au régime du service public, si les libertés individuelles sont garanties, l’expression des convictions religieuses peut être limitée par le règlement intérieur si la nature de la tâche à accomplir le justifie, à condition que la limitation soit proportionnée au but recherché.


                      • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 19:01

                        Le travail en école privée est souvent plus tranquille pour un enseignant. C’est facile à comprendre : l’école privée peut choisir ses élèves, elle peut renvoyer sans souci tout élève indiscipliné ou même celui qui a des difficultés à étudier. Certaines sont aidées par des fondations et demandent beaucoup d’argent aux parents. Les conditions sont donc très différentes.

                        Ce n’est pas là une bonne raison pour choisir l’école privée. L’enseignement public donne aux élèves une plus grande ouverture d’esprit et une meilleurs connaissance de la complexité de la société dans laquelle ils seront amenés à vivre adultes. J’ai connu des équipes extraordinaires dans des écoles publiques très difficiles. Bien entendu, en public comme en privé, il peut y avoir des personnes plus ou moins dévouées et passionnées par leur métier. Je dois quand même ajouter que je connais une jeune femme qui a raté à 5 reprises le concours d’entrée dans l’Education Nationale,mais qui enseigne quand même dans une école privée où on n’est moins difficile sur l’état des compétences.


                      • Chris De Baün 5 novembre 2013 18:50

                        Le saviez-vous ? À l’ONU, la religion grignote les droits des femmes et des peuples, depuis plus d’une dizaine d’années, des menaces sur les droits des femmes et la laïcité se font plus pesantes dans les textes des Nations Unies..... !

                         smiley

                        • Crab2 18 juillet 2014 11:40

                          Phallocratie sacralisée

                          Le terme phallocratie désigne la domination sociale, culturelle et symbolique exercée, en s’appuyant sur la religion, par les hommes sur les femmes. Par extension, elle est utilisée pour désigner une structure sociale misogyne, patriarcale, sexiste et hétéro-sexiste

                          La femme aussi apte que l’homme à représenter l’universel, oui, mais voilà, ce critère, semble -t-il, n’est pas partagé de tous

                          http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/07/phallocratie-sacralisee.html

                          ou sur :

                          http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/07/11/phallocratie-sacralisee-5408857.html


                        • spartacus spartacus 5 novembre 2013 18:55

                          .La FNEC FP FO et la FNLP 

                          Ne seraient elles pas des syndicats de gauche politisés...qui n’ont rien d’autre a foutre que de détruire l’économie privée au profit des privilégiés en droits sociaux. 
                          « au caractère discutable, mais néanmoins financées par les collectivités territoriales ».

                          • Robert GIL ROBERT GIL 6 novembre 2013 11:05

                            ce que l’on finance le plus jusqu’a preuve du contraire ce sont des interets privés, notament celles des grandes entreprises :

                            voir : LE PPP, SIGLE DES PREDATEURS DU SERVICE PUBLIC


                          • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 19:09

                            En défendant les droits des salariés du public ou du privé, on fait à l’évidence de la politique au sens large du terme. Le fait de dire « AMEN » à tout, c’est aussi faire de la politique. Défendre l’école privée, défendre l ’école publique, c’est encore de la politique. Et se cacher la tête sous la terre comme l’autruche, aussi...


                          • Loatse Loatse 5 novembre 2013 19:37

                            Y"a pas l’équivalent laique des âmes vaillantes ? smiley

                            A nous les p’tits zenfants !

                             smiley


                            • Bubble Bubble 6 novembre 2013 09:32

                              Cet article, encore une fois, remet le débat à zéro. Comment voulez vous qu’on puisse penser que vous êtes ouvert au dialogue s’il n’y a aucune évolution de votre part d’un article à l’autre ?

                              Eddy Khaldi, il y a deux articles, et bien qu’anticlérical affirmé, nous donne le chiffre que 10% des élèves d’écoles privées catholiques se reconnaissent eux même catholiques.
                              90% des parents sont donc satisfaits du non prosélytisme de ces écoles. On le retrouve ici dans les commentaires.
                              D’ailleurs Crab2 nous le rappelle au point (c) de sa liste, l’enseignement de ces écoles doit être laïc. Pas de problème donc.

                              Au niveau des structures associatives, même chose, point (b) de Crab2 : l’activité périscolaire ne doit pas servir à exercer de prosélytisme sur les élèves. Donc, dites nous tout, les horribles associations avec une croix sur leur écusson, elles mettent tous les élèves à genoux une heure par jour pour une prière forcée au martinet, ou bien elles les font jouer au foot ?

                              J’ai déjà joué au foot avec un imam, ça ne m’a pas franchement ébranlé dans mes convictions. De même, j’ai déjà vu un livre de couleur rouge et je ne me suis pas converti au communisme dans la seconde.


                              • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 19:26

                                Les écoles sont toutes différentes. Les écoles sous contrat d’association ne doivent pas être en principe confessionnelles, mais elles peuvent être attachées à une religion et dépendre de l’organisation diocésaine, par exemple.

                                Cela, c’est le principe, mais la réalité peut être très différente. Benoît XVI a bien attiré l’attention du personnel de l’enseignement catholique sur le fait qu’on n’apprenait pas de la même façon dans une école religieuse et dans une école de la République. Il a même précisé que même les mathématiques ne devaient pas être enseignées de la même manière. A votre avis, les responsables d’écoles catholiques vont-ils davantage écouter le préfet ou le pape ? Les manifestations contre « le mariage pour tous » sont très éclairantes à ce sujet.


                              • Bubble Bubble 7 novembre 2013 09:20

                                Oui, c’est une question que je laisse aussi à votre reconsidération : un directeur d’école ou un professeur s’intéresse t’il plus souvent à la pédagogie ou à la spiritualité ? Évidemment que le préfet passe avant le pape...

                                Je vais vous avouer quelque chose, en tant que catholique, je passe une heure par semaine à la messe, ce qui me laisse 167 heures pour autre chose. Dire qu’on pense au pape en permanence relève du pur fantasme, je suis sur que vous y faites même plus attention que moi.

                                Les mathématiques seraient apprises différemment ? Et bien, pour ma part je n’en sais rien, je vous invite à nous dire ce qui change, pour qu’on puisse statuer sur la laïcité de la chose. Que je sache, la laïcité ce n’est pas une obligation de « méthode unique ».

                                Même chose pour les activités scolaires décriées. J’attends de voir le programme des activités menées par ces associations pour pouvoir discuter. Pour une association, confessionnel peut s’accorder avec laïque selon les activités proposées.


                              • S.antonio 6 novembre 2013 10:21

                                vous inquiétez pas M chalot , mon fils 5 ans d’école St bruno n’est mème pas capable de récité un notre Père ni un je vous salue Marie.


                                • GdeBell 6 novembre 2013 11:10

                                  Un contrepoids à la politisation excessive des enseignants dont on parle peu ?

                                  Pas si mal finalement ...
                                  En outre, on ne compte plus le nombre de cas où des enseignants de l’école dite laïque n’en observe pas les règles (« le pape est un con, comme les curés et les évêques » a récemment professé par exemple un professeur dans le collège public des mes enfants... ). 


                                  • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 19:30

                                    Ce professeur a eu tort, il aurait fallu le signaler car il fait beaucoup de mal à l’école publique en ne respectant pas la laïcité. J’aimerais cependant connaître le contexte. J’espère qu’il a au moins argumenté cette affirmation.


                                  • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 20:28

                                    @ Morvandiau

                                    Le bon sens n’a pas de valeur marchande, ni en euro, ni en sous. Enfin quelque chose qui échappe au marché ! Je suis heureuse que vous reconnaissiez que j’en ai, même si vous en critiquez la qualité.
                                    Au fait de « critiquer », que savez-vous faire de positif ? J’ai rarement lu des propositions dans votre prose. Vous alignez des mots, peu courants si possible et dont je ne suis même pas sûre que vous en connaissiez le sens précis.

                                    Personne ne vous oblige à lire mes commentaires s’ils vous insupportent.


                                  • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 21:10

                                    @ Morvandiau

                                    Je ne connais personne du nom de « Rosemar ». Apprenez que, pour moi, utiliser mon véritable nom et refuser l’usage d’un pseudonyme est un acte de militantisme.
                                    Le jour où je cacherai mon identité sera la fin de mon indépendance devant tout autoritarisme ou dictature. Ce n’est pas demain la veille !


                                  • asterix asterix 6 novembre 2013 11:18

                                    bonjour Chalot,

                                    Il y a quelques commentaires acides...
                                    Je suis assez d’accord avec le commentateur qui précise que l’école publique est également confessionnelle à sa manière.
                                    Ayant fréquenté les deux types d’enseignement lors de ma scolarité - il y a longtemps - en Belgique, je me souviens de la haine de certains profs lorsqu’ils apprenaient que je venais d’une institution du réseau privé et j’ai trouvé cela regrettable.
                                    Aujourd’hui en BELGIQUE, tout cela a évolué un peu, peut-être même beaucoup. Pour enrichir le débat, il me faut constater qu’il n’y a plus un rond ou presque pour l’enseignement et que DANS NOTRE CAS, il y a heureusement l’école catholique, qui ne l’est pas tant que cela, pour encore donner un enseignement de qualité. L’école publique est devenue un fourre-tout où ne vont que les élèves en perpétuel échec et, le principe de l« égalité étant poussé à l’extrême, il y a nivellement par le bas. Je suis égalitaire mais je trouve que, au lieu de pousser les moins forts vers le haut, c’est l’inverse qui se passe. Et les profs ( près de 15% en congé maladie ) sont devenus incapables de donner un enseignement. Pire encore, il n’y a pratiquement plus de place nulle part, si bien que le choix n’est pas » vers quel type d’enseignement vais-je orienter mes gosses, mais « pourvu qu’il y ait une place pour le mien ». Et s’ils punissent, on les prendra pour des tortionnaires, si bien qu’il n’y a plus aucune discipline dans les classes et un danger profond pour eux de se voir privés du droit d’enseigner. .
                                    Cela relativise le principe républicain, non ?
                                    Par ailleurs, la communauté musulmane vient de recevoir le droit d’entrer dans la compétition inter-réseaux. Là, je doute que les parents voulant un enseignement de valeur et objectif pour leurs enfants y trouvent de quoi satisfaire leurs désidératas.
                                    Bref, je pense que plutôt que de se polariser sur un type d’enseignement, nos politiques feraient mieux de s’occuper de l’enseignement tout court.
                                    Budgets en chute libre, profs incapables de tenir leurs classes en mains, parents démissionnaires qui sont bien contents de se débarrasser de leurs enfants huit heures par jour, etc, etc...
                                    Le pompon : un député a demandé que l’on diminue les allocations familiales lorsque les gosses sont en absentéisme continu ( plus de 15 jours par mois !!! )
                                    Ce fut un tollé contre...
                                    Où est la solution ? En tout état de cause, je crois que ce débat excède celui du type d’enseignement. Il concerne la société démissionnaire dans son ensemble.
                                    J’ai néanmons voté oui parce que sur le plan philosophique tu as raison.
                                    C’est la pratique qui ne suit pas.
                                    DESCARTES : mieux vaut des têtes bien faites que des têtes bien pleines.
                                    S’il vivait encore aujourd’hui, j’ajouterai :
                                    Ce n’est pas la peine, on veut juste des têtes bien vides, à la limite manipulables..
                                    Les autres iront au collège... où ils seront également manipulés, c’est clair.
                                    J’ai bien écrit en préalable : c’est la situation en Belgique où les deux réseaux fonctionnent en équivalence de fréquentation. Le parti dit catholique, qu’il soit francophone ou flamand n’admettra jamais la suppression des différents réseaux. Pour des raisons de morale ? Non, mais parce qu’ils sont perpétuellement au pouvoir et y placent leurs protégés. C’est comme les syndicats : nous en avons deux ; le syndicat vert ( catho ) et le syndicat rouge ( socialo )
                                    C’est la politique qui pourrit tout.
                                    Bien à toi 


                                    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 6 novembre 2013 20:15

                                      Je crois savoir que la laïcité en Belgique est différente de celle qui existe en France. Chez nos amis Belges, le « pilarisme » (j’espère que je n’écorche par l’orthographe) permet une reconnaissance de chaque religion et de chaque
                                      organisation de non-croyants. En France, c’est la séparation de l’Etat et des religions. L’article 2 de la loi de 1905 est clair ! l’Etat ne reconnaît, ni ne subventionne aucun culte. Quant aux athées, déistes, agnostiques, on n’en parle pas.

                                      Par ailleurs, je pense que les problèmes de l’enseignement public en Belgique, comme en France, est davantage à considérer d’un point de vue de politique mondiale que dans une opposition public/privé. Nos deux pays, comme la plupart des Etats, souffrent du fait que « le politique » est maintenant soumis à l’économie et plus exactement à la finance internationale. Tous les services publics qui peuvent entrer dans le marché doivent être libéralisés. Il existe un vieux texte des années 1990 de l’OCDE qui précise les conditions dans lesquelles les gouvernements peuvent imposer ce principe en faisant le minimum de dégâts, avec des conseils très précis concernant l’école. Nous avions une bonne école publique, qui fonctionnait bien, mais depuis quelques décennies nos dirigeants se sont évertués à la détruire, en la privant de ses qualités par des réformes plus mauvaises les unes que les autres, en supprimant par exemple la formation des professeurs alors que ce métier est fondé sur bien d’autres connaissances que celles de la matière enseignée, en faisant des écoles-ghettos par la suppression de la carte scolaire etc... Le but pourrait être de former des citoyens capables de produire, mais incapables de réfléchir, mais je pense qu’il est surtout envisagé de faire sortir l’enseignement de la responsabilité étatique pour le confier au « marché ». A mon avis, ce sera un fiasco, car l’école ne peut pas être une entreprise ou un commerce : on en voit la preuve dans la politique commerciale de certaines écoles privées qui se séparent volontairement des élèves les plus faibles en approchant de l’année du bac ou encore font passer des jeunes moins fiables en candidats libres. La ville de Chicago a réussi ce tour de force de remplacer la plupart de ses écoles publiques par des écoles du marché. Il ne reste plus que quelques écoles publiques abandonnées aux classes les plus pauvres, les plus en difficultés. Cala crée un tel problème, avec des poches d’insécurité, qu’ils ont décidé de faire marche arrière et créer des écoles publiques bien financées.


                                    • asterix asterix 7 novembre 2013 04:41

                                      Astérix, tu n’es pas malin et c’est Astérix qui te le dit. Quand tu cites des auteurs du passé, tu ferais mieux de vérifier tes références. Et tu t’es planté : les têtes bien faites ou bien pleines n’ont rien à voir avec Descartes, tu aurais pu dire que c’était Michel Eyquem de Montaigne, Montaigne tout court.
                                      Recalé, petit gaulois du Nord...

                                      Sinon, comme d’habitude, pas mal de lecteurs Français n’ont rien compris à ma démarche qui était d’informer sur la spécificité de l’enseignement en Belgique où les deux réseaux - public et privé - se partagent le « marché » à 50/50 ...et même 60/40 en faveur du privé.
                                      Mais bon, tous ces évolués sont tellement habitués à ne voir les choses que par leur petit bout de la lorgnette qu’ils ne peuvent même plus comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une position, mais d’une simple information.
                                      De mon temps, mais cela fait si longtemps que je ne suis plus allé à l’école, le réseau public devait obligatoirement consacrer deux heures par semaine à un cours AU CHOIX : religion - protestante ou catholique car il n’y avait pas encore l’islam sur le marché - ou morale laïque. Personnellement je trouve qu’il s’agissait d’une bonne solution car une approche philosophique dépendait de l’individu et non d’un programme pré-établi.
                                      Donc, Chalot a tort.
                                      En revanche, ayant fait des études de droit à l’Université catholique de Louvain - pas par choix mais par obligation familiale - une université qui avait plus de 6 siècles d’ouverture sur une culture autre que purement flamingante et devenue Leuven depuis que les Flamands en ont foutu les francophones dehors, je n’ai jamais eu droit à mon diplôme officiel, car j’ai refusé de passer un examen de religion catholique au sortir de mes études. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, une telle position des autorités académiques leur aurait valu une procès en bonne et due forme, procès qu’elles auraient perdu.
                                      Donc, Chalot a raison.
                                      En conclusion, il me semble que, quelque soit le type d’enseignement prodigué, la religion devrait, non pas être enseignée en tant que telle, mais analysée, cursus à l’appui, dans le cadre des cours d’Histoire. Là au moins, elle serait située à sa juste place en fonction de l’évolution de la société.
                                      DUBITO ERGO SUM : goal, cette fois c’est DESCARTES !
                                      Ce n’est pas en gueulant « moi et je avons raison » sans accepter que d’autres puissent avoir des idées différentes que l’on évolue, que du contraire. C’est hélas de plus en plus souvent la position des commentateurs d’Agoravox toujours prompts à villipender.
                                      C’est regrettable et c’est également pourquoi j’étais d’accord avec Chalot qui exprime ses positions sans chercher à plaire ou déplaire.
                                      Pourquoi pas un cursus sur la tolérance ?
                                      Je sais : parce que 90 % des « examinés » seraient recalés. ...
                                      Au moins 90%.  
                                      Bien à vous tous.

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