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Accueil du site > Actualités > Politique > À propos de l’attitude actuelle de l’Église catholique (...)

À propos de l’attitude actuelle de l’Église catholique ....

De temps en temps je m'appuie sur un communiqué de presse pour développer mon argumentation.

Ici il s'agit de l'intégralité du communiqué de presse de la Fédération Nationale, communiqué qui se suffit à lui même.

L'argumentation développée, solide et étayée peut alimenter notre réflexion collective

Jean-François Chalot

À propos de l’attitude actuelle de l’Église catholique et

du débat sur le mariage de personnes de même sexe

 

L’Église catholique française semble être à l’heure espagnole. Elle se dresse vent debout contre le gouvernement de François Hollande, comme elle s’était dressée hier contre celui de José Luis Rodríguez Zapatero.

Pour faire oublier sa honteuse collaboration avec le régime de Vichy de Philippe Pétain à une époque où un grand nombre d’Évêques souhaitait « la victoire de l’Allemagne nazie » et après une tentative hasardeuse de blanchissement des pétainistes à travers le MRP à la Libération, l’Église catholique ne s’est plus mise devant la scène pour laisser ses hommes, désormais dans tous les camps, défendre ses intérêts depuis l’avènement de la Ve République.

Depuis peu, l’épiscopat semble avoir opéré un tournant stratégique. Depuis la prière du 15 août 2012 jusqu’à ses déclarations récentes contre le mariage de personnes de même sexe, elle réinvestit l’arène politique, qu’elle avait fait semblant de quitter depuis longtemps. Faut-il le rappeler, l’Église catholique a toujours été une organisation politique, faisant de la politique et développant sa politique, notamment à travers sa Doctrine sociale si « divinement » mise en œuvre par l’Europe vaticane ?

La Libre Pensée s’amuse quelque peu des cris d’orfraie que poussent certains « laïques » en dénonçant le cléricalisme catholique. Au risque de décevoir, la Libre Pensée se félicite que le Vatican jette aux orties son manteau de Noé et exprime ses positions réactionnaires et rétrogrades aux yeux de tous.

La liberté pour tous

La Libre Pensée ne s’associe nullement aux nostalgiques des miradors et des barbelés qui voudraient interdire à l’Église de s’exprimer. Ces gens-là ont une tradition : dès que l’on est en désaccord, ils en appellent à la répression. Hier, ils voulaient la police et l’armée dans les banlieues, aujourd’hui ils veulent l’Église catholique derrière les barreaux.

La Libre Pensée partage le point de vue de Rosa Luxembourg : « La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement  ». Elle n’appellera jamais à la répression contre quiconque. Sa position a été définie par Aristide Briand, libre penseur, au moment du débat sur l’adoption de la loi de Séparation des Églises et de l’État de 1905 : « Pour nous, républicains, la Séparation, c’est la disparition de la religion officielle, c’est la République rendue au sentiment de sa dignité et au respect de ses principes fondamentaux. Ils lui commandent de reprendre sa liberté, mais ils n’exigent pas que ce soit par un geste de persécution. Ce que veulent les Libres Penseurs, c’est que vous arrachiez à l’Église, le bouclier officiel derrière lequel elle peut s’abriter contre les efforts de la Pensée Libre ; ce qu’ils ont seulement le droit d’exiger, c’est que l’État les mette face à face avec l’Église pour lutter à armes égales pour pouvoir opposer enfin en combat loyal, la force de la Raison aux brutalités du dogme. Je termine, si vous voulez que la Raison Libre ait un abri, construisez-le lui ; mais n’essayez pas de la faire coucher dans le lit de l’Église. Il n’a pas été fait pour elle ».

Pour la Libre Pensée, l’épiscopat catholique a parfaitement le droit de s’exprimer. Cela s’appelle la Démocratie. Le cléricalisme, ce n’est pas que les Évêques disent ce qu’ils veulent ; c’est que le gouvernement et les Institutions lui obéissent. Le cléricalisme, ce n’est pas que l’Église se prononce contre la contraception ; c’est que les pouvoirs publics étranglent financièrement les centres de Planning familial. Le cléricalisme, ce n’est pas que le Pape fulmine contre le port du préservatif ; c’est que l’ONU refuse de donner les moyens de son utilisation en Afrique. Le cléricalisme, ce n’est pas que les Emirats arabes réclament l’application du Délit de Blasphème, c’est que l’Union européenne veuille le rétablir.

« Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »

Par un curieux retournement ironique de l’argumentation, des « laïques » déclament à tue tête : « Il faut interdire à l’Église catholique de s’exprimer. Elle ne doit pas faire de politique. » Si l’Église ne doit pas faire de « politique », c’est qu’elle n’est pas humaine puisque la politique, c’est l’organisation de la Cité humaine, mais d’une autre essence : divine peut-être ? Par un singulier clin d’œil de l’Histoire, ces « laïques » en viennent à vouloir faire croire à la nature extra-humaine de l’Église

Rappelons aussi, pour l’Histoire, que c’est le Concordat de 1801 qui a organisé la police des cultes en interdisant au clergé de s’exprimer en « politique » et non la loi du 9 décembre 1905. Ces « laïques répressifs  » sont, en fait, des religieux qui s’ignorent. La vie ne fait jamais de cadeau à des gens qui oublient les principes fondamentaux de la République.

Puisque la Libre Pensée défend le droit de tous de s’exprimer en démocratie, il convient maintenant de dire ce qu’elle pense des positions exprimées par l’Église catholique.
 

Pour la pleine égalité des droits

La Libre Pensée est pour l’union libre. C'est-à-dire le droit à toute personne de vivre en commun avec qui elle le souhaite. Entre adultes consentants, sans violence, tout est permis. Bien que le mariage ne soit pas la tasse de thé des libres penseurs, la Libre Pensée se prononce pour la liberté de mariage.

Le mariage n’est pas un acte sacré, c’est une convention, un contrat qui crée des droits et des devoirs. Sa forme a pu évoluer à travers l’Histoire, elle continue d’évoluer et évoluera encore demain. Rien n’est figé dans le marbre du dogme religieux. Le mariage, l’union entre des êtres, sont de nature humaine

En conséquence, la Libre Pensée considère que le mariage civil doit être permis entre toutes personnes qui le désirent, de quel que sexe qu’elles soient.

Qui définit quoi ?

L’identité des êtres humains se définit-elle par le sexe ou par la sexualité ? C’est un fait : il y a des hommes et il y a des femmes. Comme l’exception justifie la règle, il peut y avoir des êtres humains à la frontière fluctuante de ces deux sexes. Mais ce qui fonde l’identité d’une femme ou d’un homme, c’est son sexe, au sens générique du terme.

La sexualité s’inscrit dans un autre registre. Selon les goûts, les pratiques, les préférences, les affinités, elle peut être de telle ou telle nature. La sexualité est l’effet du sexe et non la cause. Elle peut varier selon les moments, la vie, les expériences. Elle peut donc être changeante et, dès lors, elle ne peut être l’identité des êtres humains. Elle en est une conséquence qui peut évoluer.

Cette situation « mouvante » ne peut donc être traduite de manière législative et réglementaire. Le « genre » n’est pas facteur de constitution d’une identité.

La question des enfants

Un couple composé d’un homme et d’une femme peut avoir un enfant. Si cela est impossible pour des raisons, notamment médicales, ces personnes peuvent adopter ou utiliser la Procréation Médicalement Assistée et devrait pouvoir aussi bénéficier de la Gestation pour autrui.

En conséquence de sa position sur l’union libre et de la liberté de mariage, la Libre Pensée estime que la notion d’égalité des droits impose que les gens de même sexe qui forment un couple doivent avoir strictement les mêmes droits en matière parentale. Ils doivent pouvoir adopter, utiliser la Procréation Médicalement Assistée et la Gestation pour autrui.

Sinon, la notion républicaine d’égalité des droits est bafouée. Sinon, nous sommes dans une société arbitraire.

La Fédération nationale de la Libre Pensée s’oppose donc résolument aux positions défendues par toutes les religions monothéistes et particulièrement, dans notre pays, par l’Église catholique. La Libre Pensée demande au gouvernement d’être fidèle au mandat républicain et ne pas céder devant les exigences des dogmes religieux. Il en va de la défense de la démocratie et du respect de la laïcité.


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58 réactions à cet article    


  • Ah bon ? Et oui ! Ah bon ? Et oui ! 22 novembre 2012 13:37

    Bonjour,


    Il parait que tous ceux qui sont contre le mariage gay sont homophobes...

    Jean-Pier Delaume-Myard témoigne


    Bonne journée

    Martin

    • Daniel D. Daniel D. 22 novembre 2012 15:42

      Le 13 janvier, grande manifestation a Paris contre le mariage pour tous et ses dérives :

      La manifestation, comme celles qui se sont déroulées auparavant, n’auras ni caractère religieux, ni politique, elle seras sociétale et seras massive.

      Les bouffeurs de « curés » et les femen montreront la faiblesse de leur mouvement, et leur minorité auparavant, et nous constaterons que la majorité des Francais est contre cette Loi absurde.

      Qu’ils se marient ? on s’en fiche !
      Qu’ils puissent adopter et élever des enfants ? NON et mille fois NON !

      Participer a la déstructuration des derniers repères que sont la famille et l’ancrage territorial est digne des libéraux les plus tordus, qui ne veulent que des clones sans attaches solides, suivant le « travail » comme des ânes suivent une carotte.

      Si le gouvernement était honnête il ferais un referendum sur le sujet, et a l’issue de celui ci remballerais leur projet absurde !

      Daniel D.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 novembre 2012 10:49

      Ce ne sont pas les opposant au mariage gay qui sont homophobes, mais leurs arguments.


      Quelque soit le temps passé, ils en reviennent toujours à la zoophilie, l’inceste ou la polygamie.

      Je pense sincèrement qu’ils projettent leurs propres fantasmes dans ce débat. Ils en parlent tellement souvent qu’il est clair ce cela ne fait qu’occuper leurs pensées.

    • Rounga Roungalashinga 23 novembre 2012 10:59

      Ce ne sont pas les opposant au mariage gay qui sont homophobes, mais leurs arguments.


      Quelque soit le temps passé, ils en reviennent toujours à la zoophilie, l’inceste ou la polygamie.

      Vous mentez, car vous semblez dire ici que les arguments des anti-mariage homo associent l’homosexualité à la zoophilie, à l’inceste ou la polygamie, ce qui est faux.
      L’argument auquel vous faites référence est en fait le suivant : si on change la définition du mariage au prétexte que les homosexuels désirent contracter un contrat avec la personne qu’ils aiment qui leur donne les mêmes avantages que s’ils se mariaient, alors il n’y a aucune raison de modifier à nouveau la définition du mariage en raison du désir exprimé par des polygames de contracter une union à plusieurs personnes donnant accès aux mêmes droits que le mariage entre deux personnes.


    • Deneb Deneb 23 novembre 2012 13:10

      Rounga, je vois que tu as mis ta vraie photo à la place de ton avatar habituel, fais gaffe, les méchants athées pourraient te reconnaître dans la rue...


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 novembre 2012 13:22

      Vous mentez, car vous semblez dire ici que les arguments des anti-mariage homo associent l’homosexualité à la zoophilie, à l’inceste ou la polygamie, ce qui est faux. : 


      « Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l’interdiction de l’inceste tombera » Philippe Barbarin, cardinal de Lyon.


      L’argument auquel vous faites référence est en fait le suivant : si on change la définition du mariage au prétexte que les homosexuels désirent contracter un contrat avec la personne qu’ils aiment qui leur donne les mêmes avantages que s’ils se mariaient, alors il n’y a aucune raison de modifier à nouveau la définition du mariage en raison du désir exprimé par des polygames de contracter une union à plusieurs personnes donnant accès aux mêmes droits que le mariage entre deux personnes.

       Bien sûr que non. Puisque le principe du mariage réservé à une seule personne en même temps, humaine, vivante, majeure et consentante est préservé.

      Il faut vraiment tout vous expliquer...

    • Rounga Roungalashinga 23 novembre 2012 13:38

      Bien sûr que non. Puisque le principe du mariage réservé à une seule personne en même temps, humaine, vivante, majeure et consentante est préservé.


      Il faut vraiment tout vous expliquer...

      Argument stupide et tautologique. Pourquoi

      "le principe du mariage réservé à une seule personne en même temps, humaine, vivante, majeure et consentante" serait immuable, alors qu’on aura justement fait tomber le principe précédent, qui était le mariage réservé à une seule personne en même temps, humaine, vivante, majeure et consentante et avec une personne du sexe opposé ?

      Il faut vraiment tout vous expliquer...

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 01:31

      « Il faut vraiment tout vous expliquer... »


      Parce que tu crois que la définition du mariage a toujours été la même ?

      Relis donc ton livre fétiche, ses passages les plus anciens, quand la Bible établissait que le mariage ne concernait pas deux personnes qui s’aimaient.

      Quand c’était ce bon vieux temps ou la veuve sans enfant devait obligatoirement épouser le frère cadet du défunt.

      Quand la jeune femme violée était forcée d’épouser son violeur.

      Quand le patriarche pouvait prendre plus d’une femme et plus d’un concubine pour s’assurer d’une descendance.

      Aujourd’hui encore, le catholicisme permet en théorie le mariage des filles dès 14 ans ! 
      Canon 1083 : Un homme qui n’a pas atteint les 16 ans et une femme qui n’a pas fêté ses 14 ans ne peuvent contracter un mariage valide. Ce texte est toujours en vigueur.

      Vous essayez de nous épouvanter avec le mariage d’enfants, mais votre Eglise l’a déjà validé !




    • Rounga Roungalashinga 24 novembre 2012 08:48

      Tu ne réponds aucunement à l’argument, je crois que tu n’as même pas compris ce que j’ai dit. Donc je vais faire simple.
      Le mariage, aujourd’hui, c’est :
      1-avec une personne consentante
      2-adulte
      3-humaine
      4-vivante
      5-de sexe opposé.

      Si on décide que le point 5 est contestable, qu’est-ce qui empêche de décider plus tard que les autres points aussi peuvent être remis en question ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 12:36

      « Si on décide que le point 5 est contestable, qu’est-ce qui empêche de décider plus tard que les autres points aussi peuvent être remis en question ? »


      Tu n’as pas lu ma réponse ou tu es trop con pour comprendre ?

      Le mariage, aujourd’hui, c’est : 
      1-avec une personne consentante :
      pendant des siècles, l’ Eglise a avalisé des unions forcées faites non pas pour unir deux amoureux, mais deux familles ou deux Etats. Sans parler de l’ Antiquité tardive où les unions étaient décidées par les parents et non par les contractants.


      2-adulte : Le droit canon reconnait toujours l’union avec des filles de 14 ans !


      3-humaine : Bon ce point là ne va pas changer. ^^


      4-vivante : un homme ou une femme peut épouser un mort en France. Je trouve cela plus choquant que de voir deux hommes ou deux femmes vivant(e)s s’unir.


      5-de sexe opposé. : plusieurs pays nous ont précédé depuis dix ans. Et leur monde ne s’est pas effondré façon mayas 2012.


      Tu t’ imagines que la définition du mariage a toujours été la même au fil du temps, alors qu’il n’en est rien ! Et avec l’aval de la papauté !


      Tu as aussi oublié le point 6 : l’unicité de l’union. Le christianisme a toujours avalisé les unions multiples au Proche-Orient, permettant à un homme d’avoir plusieurs épouses en même temps, se réfugiant derrière un hypocrite concubinage pour sauvegarder les apparences.

    • Rounga Roungalashinga 24 novembre 2012 12:42

      Mais quel rapport avec l’argument ? Pourquoi tu me parles de papauté ou je ne sais quoi ? On parle de la loi française, là.
      Donc, je recommence (pénible) : si nous décidons que l’aspect hétérosexuel du mariage peut être remis en question, pourquoi ne peut-on pas envisager de même que les autres aspects (unitaire, entre adultes consentants, avec un humain) ne peuvent pas être eux aussi remis en cause ?
      Je veux juste que tu répondes à cette question.


    • La mouche du coche La mouche du coche 24 novembre 2012 13:27

      Grace à moi et mes commentaires, l’auteur est obligé de montrer son vrai visage d’anti-calotin haineux. Je suis une vraie mouche du coche smiley


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 21:07

      « Donc, je recommence (pénible) : si nous décidons que l’aspect hétérosexuel du mariage peut être remis en question, pourquoi ne peut-on pas envisager de même que les autres aspects (unitaire, entre adultes consentants, avec un humain) ne peuvent pas être eux aussi remis en cause ?  »


      Parce que le caractère uniquement hétérosexuel du mariage ne remet pas en cause les autres fondements, à savoir l’unicité par exemple.

      Un mariage unique et une union polygame ont des buts, une philosophie différente. L’ union unique ne remet pas en cause par exemple le caractère égalitaire des contractants devant la loi, alors que la polygamie instaure de fait une hiérarchie entre les conjoints multiples.

    • Rounga Roungalashinga 26 novembre 2012 08:41

      L’ union unique ne remet pas en cause par exemple le caractère égalitaire des contractants devant la loi, alors que la polygamie instaure de fait une hiérarchie entre les conjoints multiples.

      De quelle inégalité devant la loi le mariage polygame serait-il la source ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 26 novembre 2012 14:13

      La polygamie instaure de fait une inégalité de traitement entre les épouses. De plus, elle instaure aussi dans les faits une hiérarchie matrimoniale entre les femmes, un leader émergeant (en général, la première femme épousée ) avec le temps et ravalant au rang de concubines les épouses suivantes.


    • Rounga Roungalashinga 26 novembre 2012 16:28

      Mais si des personnes se mobilisaient pour demander le mariage polygame, serait-ce une raison pour le leur refuser ? Si j’étais un partisan de la polygamie, ne pourrais-je pas vous dire que ce que vous dites là n’est que préjugé ? Et de vous citer en renfort mes fiancées consentantes ? Et puisqu’on en est là, pourquoi imaginer tout de suite le mariage polygame hétérosexuel ? Cette inégalité existerait-elle dans un trio d’hommes ou de femmes, ou de bis ?


    • Robert GIL ROBERT GIL 22 novembre 2012 15:03

      les cathos integristes et la droite populaire a toujours defendu des visions archaiques de la société, qui se ressemble s’assemble. Mais derrieere tout ceci ce cache des choses beaucoup moins reluisante et mensongeres : TRAVAIL, FAMILLE, PATRIE…et petits mensonges


      • robin 22 novembre 2012 16:25

        COmment définissez l’archaisme . comment définissez-vous la modernité ?


      • COLRE COLRE 22 novembre 2012 15:06

        Excellente référence, CHALOT, j’adhère complètement.

        Les religions sont TOUTES conservatrices et obscurantistes et la religion catholique a été forcée d’évoluer à grand coups de pied dans le fondamentalisme…
         smiley … d’abord par la Révolution française, et au final la loi de 1905. 

        On ne peut pas empêcher les gens de croire à des fariboles s’ils sont heureux avec ça, mais la mauvaise herbe intégriste est du chiendent.

        C’est aux cathos les plus évolués de faire le ménage chez eux, comme le cardinal Martini (que tu as cité hier) dont j’avais noté les propos au moment de sa mort. Quand on pense qu’il avait été pressenti pour être pape à la place de Benoît ! les catholiques auraient sans doute une meilleure fréquentation de leurs églises.

        Il prônait « la réforme des règles rétrogrades imposées par l’Église sur des thèmes tels que le mariage, la contraception, la condition féminine ». Il estimait aussi « qu’une évolution dans le domaine du célibat des prêtres était envisageable ».

        «  L’Église a deux cents ans de retard. Pourquoi ne se réveille-t-elle pas  ? Avons-nous peur  ? » avait-t-il déclaré.


        • robin 22 novembre 2012 16:46

          Comment définissez vous un croyant évolué et un croyant rétrograde ?


        • COLRE COLRE 22 novembre 2012 18:59

          Ma définition d’« Un croyant rétrograde » ? 

          Un béni-oui-oui qui adhère à 100% aux sornettes les plus archaïques de sa religion et veut les imposer comme Vérité à ceux qui les considèrent légitimement comme des fadaises.

          Je ne veux ni ne peux les empêcher de croire, même au père Noël s’ils veulent, mais pas qu’ils m’obligent à y croire ni que l’Etat ne cède en quoi que ce soit à leurs obsessions puritaines et pathologiques à l’égard du sexe et du corps.


        • La mouche du coche La mouche du coche 22 novembre 2012 20:09

          Mais grace à la Banque qui dirige maintenant tout va bien. Quand elle commencera à s’occuper de vos retraites, vous verrez d’un meilleur oeil les bienfaits de l’Eglise. smiley


        • robin 23 novembre 2012 08:58

          Par COLRE (xxx.xxx.xxx.28) 22 novembre 18:59

          Ma définition d’« Un croyant rétrograde » ? 

          Un béni-oui-oui qui adhère à 100% aux sornettes les plus archaïques de sa religion et veut les imposer comme Vérité à ceux qui les considèrent légitimement comme des fadaises.

          Je ne veux ni ne peux les empêcher de croire, même au père Noël s’ils veulent, mais pas qu’ils m’obligent à y croire ni que l’Etat ne cède en quoi que ce soit à leurs obsessions puritaines et pathologiques à l’égard du sexe et du corps.
           ------------------------------------------------
          Un bon croyant en somme c’est un croyant qui ne croit pas si je vous suis bien ?  smiley


        • Rounga Roungalashinga 23 novembre 2012 09:07

          Je ne veux ni ne peux les empêcher de croire, même au père Noël s’ils veulent, mais pas qu’ils m’obligent à y croire

          Pouvez-vous nous révéler qui vous a obligé à croire à quoi que ce soit dernièrement ?


        • Gaveroche 23 novembre 2012 10:58

          Bonjour,

          Oui, les témoins de Jéhovah qui, régulièrement tous les 2 mois en moyenne, viennent tenter de convertir à mon domicile. Inutile de dire qu’ils sont bien reçus !
          Non, un bon croyant n’est pas un Homme qui ne croit pas !
          L’art et la manière de détourner la portée d’une opinion en la culpabilisant par mauvaise foi !
          Non, un bon croyant est un Homme qui respecte la croyance des autres sans essayer d’imposer la sienne ; me sui-je bien fait comprendre ?

        • Rounga Roungalashinga 23 novembre 2012 11:01

          Non, un bon croyant est un Homme qui respecte la croyance des autres sans essayer d’imposer la sienne ; me sui-je bien fait comprendre ?

          Ce que vous dites n’a de sens que selon votre point de vue.


        • COLRE COLRE 23 novembre 2012 11:31
          Quant à ma définition d’un « croyant évolué » ? 
          Exemple entre mille : smiley il ne peut pas croire qu’un dieu digne de ce nom n’a pas mieux à faire de ses saintes journées que de surveiller quatre fois par jour les orifices de 6 milliards d’hommes pour savoir s’ils s’essuient le derrière avec la main gauche ou avec la main droite…

        • Mistouille 23 novembre 2012 14:42

          Avant de lâcher dans l’arène croyants évolués contre croyants rétrogrades, déjà faudrait-il définir le mot « croyant », que l’on associe comme par fatalité à la religiosité.


          On peut « croire » en des idéaux qui dirigent notre vie sans qu’il faille absolument nommer « Dieu » ce qui constitue notre idéal de perfection. Faut-il absolument pratiquer les rites prescrits par de prétendus « saints » hommes qui ne l’ont pas rencontré plus souvent que vous et moi, leur « Dieu », s’agenouiller comme ceci, se signer comme cela, pour être « Plus près de Toi, mon Dieu » ?

          « On t’a déjà fait savoir, Homme, ce qui est bon, ce que ton Dieu réclame de toi : rien d’autre que pratiquer la justice, aimer avec tendresse et marcher humblement avec ton Dieu ». (Michée, 6, 1-8).

          Ce qui relierait les « croyants » serait donc ceci : Pratiquer la Justice. Je connais bien des athées qui sont plus en règle avec cette loi divine que de supposés « croyants » qui se satisfont du nombre prescrit de prières quotidiennes et de génuflexions dans la bonne direction pour se croire justifiés, par exemple, dans leur haine de leur proche, quand celui-ci s’avère par trop différent d’eux-mêmes. Comme ces hargneux déchaînés capables de tabasser des femmes qui manifestent pour leur droit à vivre selon ce que « le Dieu créateur ? » leur a accordé comme dosage hormonal. Dieu serait-Il susceptible d’erreur ? Il créerait des femmes à demi-hommes et vice-versa pour le plaisir de les voir « pécher » ? Étrange...

          Pratiquer la justice serait déjà fermer sa gueule devant les mystères de la nature et marcher humblement à la suite du présumé fondateur de l’église catholique (étymologiquement assemblée universelle, mdr !), qui lui disait : « Moi non plus, je ne te condamne pas ».

          Je ne suis pas quant à moi assez humble pour ne pas céder à la tentation de donner ma propre définition du croyant « rétrograde » par rapport à « évolué », en commençant par ce dont je suis le moins sûr : 

          Un croyant « évolué » serait sans doute celui qui laisse le plus possible de place à la paix, qui éviterait de juger selon des critères traditionnels hérités d’on ne sait qui et oserait les remettre en question, qui serait capable de mettre en doute ses propres convictions parce qu’il aurait admis que sa science est tout de même fort limitée...

          Un croyant « rétrograde » serait celui qui s’accroche à des dogmes dont il ne sait rien sinon qu’on les lui a vissés dans le crâne quand il était môme (ce qui est valable autant pour les « croyants » que pour les athées, tant il est vrai que certaines pratiques politiques confinent à une religion).

          Rétrograde signifiant « retour en arrière », on n’est plus très loin des bûchers, des anathèmes et des sacrifices sanglants au nom de Dieu et de la Justice ! N’oublions pas que par la voix d’un de ses papes supposés infaillibles, l’église catholique avait admis que les nègres n’avaient pas d’âme, ce qui était fort plaisant pour les trafiquants de « bois d’ébène » et pour les planteurs du nouveau monde.

          D’ici peu, la Terre aura retrouvé sa platitude et le « Royaume du Milieu » sera celui qui aura le plus ensanglanté le monde.

          Amen.


        • sirocco sirocco 23 novembre 2012 16:33

          " Quant à ma définition d’un « croyant évolué » ? 

          Exemple entre mille :  il ne peut pas croire qu’un dieu digne de ce nom n’a pas mieux à faire de ses saintes journées que de surveiller quatre fois par jour les orifices de 6 milliards d’hommes pour savoir s’ils s’essuient le derrière avec la main gauche ou avec la main droite…"

          Surtout qu’Il doit surveiller en même temps un nombre incalculable de planètes dans des milliards de galaxies...


        • robin 22 novembre 2012 16:28

          Il est idiot de demander à une Religion de s’adapter à son époque car c’est contre sa nature même et pour une raison simple :

          Le messages et les lois de Dieu sont éternelles et universels c’est donc à l’homme de s’adapter à la religion qu’il entend embrasser ou pas le contraire, une religion n’est pas un self service.


          • Aldous Aldous 22 novembre 2012 18:51

            Démonstration qui se contredit elle meme.


            L’auteur nous explique que les couples hétéros sont féconds, sauf accident, et que la médecine sert a pallier a cette stérilité accidentelle.

            Puis saute du coq a l’âne en transformant cette contrainte naturelle en droit.

            Non la reproduction sexuée humaine ne résulte pas d’un droit mais de notre condition demammifère supérieur. 

            Puis l’auteur assimile l’infecondité naturelle des couples homos a la sterilité accidentelle des couples heteros.

            C’est un artifice intellectuel malhonnête.
             
            Il n’y a pas maladie ni infirmité dns ce cas. Aucun des partenaires n’est sterile. Ce n’est pas unqe question de stérilité mais d’infertilité.

            Il y a bien deux situation differentes par nature.

            C’est donc une mnulation grossiere.


            • CHALOT CHALOT 22 novembre 2012 18:59

              Aldoius ! relisez et vous verrez que ce communiqué est charpenté
              quant à votre lecture elle mériterait d’être attentive !


              • Furax Furax 22 novembre 2012 20:04

                « Pour faire oublier sa honteuse collaboration avec le régime de Vichy de Philippe Pétain »

                Les pleins pouvoirs au Maréchal ont été votés par une assemblée dominée par les « radicaux » qui se caractérisaient par leur anticléricalisme virulent.
                Ces mêmes radicaux se sont toujours opposés au droit de pour les femmes françaises.
                Le très chrétien Charles de Gaulle, heureusement...


                • Furax Furax 22 novembre 2012 20:05

                  « Au droit de vote »
                   smiley


                • La mouche du coche La mouche du coche 22 novembre 2012 20:07

                  Oui. C’était des gens de gauche, comme l’auteur, mais il n’est plus à un mensonge près pour assouvir sa haine. smiley


                • Romain Desbois 24 novembre 2012 18:32

                  julius

                  Ho c’est sûr que les croyants et particulièrement l’église catholique ne sont pas mouillés dans les magouilles des banksters.

                  Comment peut-on se prétendre chrétien et être d’aussi mauvaise foi (dans les deux sens)


                • CHALOT CHALOT 22 novembre 2012 22:39

                  Le patronat et toute la bourgeoisie ont pactisé avec le nazisme
                  le mouvement ouvrier a sauvé la mise malgré les erreurs de dirigeants ( le nombre de dirigeants qui ont failli est faible par rapport aux partis de la droite qui sont passés corps et bien dans la collaboration)


                  • Furax Furax 23 novembre 2012 08:43
                    Mercredi 16 mai 2012

                    Le résumé du livre Le paradoxe français de Simon Epstein

                     

                    Le paradoxe français de Simon Epstein, historien français qui réside à Jérusalem, bouscule nombre d’idées reçues et de clichés sur les années 1920,1930 et 1940, qui pèsent fortement sur les grands débats de société contemporains. L’auteur s’appuie sur des centaines de parcours individuels qu’il analyse sans parti pris tout en dénonçant les manipulations de l’histoire officielle depuis 1945.

                    Il montre, au rebours de croyances largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA[1], s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.

                     

                    I/ Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

                     

                    René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue anti-raciste « Droit de vivre » en juin 1939 : « La classe ouvrière est profondément anti-raciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

                     

                    Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, le recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

                     

                    Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme » déclare en 1938 « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le «  caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

                     

                    Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoir au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste « France-Europe » et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur « du centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’amicale lavaliste ».

                     

                    II/ Intellectuels, écrivains, journalistes

                     

                    L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste, dans les années 1920-1930 qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

                     

                    Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et anti-racistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (« La République »), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (l’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir)  ; Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

                     

                     

                    III/ Personnalités de l’ultra-collaboration

                     

                    Deux sont particulièrement célèbres :

                    Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutien le Front populaire, membre du comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

                     

                    Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée sont parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

                     

                    L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930 le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du conseil général de la Seine – SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (ligue des droits de l’homme, comité de vigilance anti-fasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche anti-fasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA), Adrien Marquet (SFIO, maire de Bordeaux), etc.

                     

                    IV/ Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

                     

                    L’auteur pourfend la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment D’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le Colonel arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

                     

                    * * *

                    Ce livre de Simon Epstein renverse un pilier idéologique de la pensée dominante depuis 1945 . Il montre l’ambivalence de certains sentiments humanitaires affichés et souligne à quel point les professions de foi humanistes et la bonne conscience anti-racistes ne conduisent pas forcément au choix du courage et de la générosité. Voilà pourquoi cet ouvrage audacieux, dérangeant, a été reçu dans le silence et l’indifférence.


                  • COLRE COLRE 23 novembre 2012 11:01
                    Foutaises idéologiques... Traînent sur tous les forums de fachos : il n’y a plus qu’à copier coller.

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