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Accueil du site > Actualités > Politique > À propos des clivages politiques

À propos des clivages politiques

Les clivages politiques évoluent au fil du temps en fonction des questions que la population doit résoudre. Le clivage le plus ancien, et qui reste le plus connu est l’opposition entre la gauche et la droite. Selon les historiens, il date du 28 août 1789, où, lors du débat à la Constituante sur le veto royal, ceux qui étaient opposés à la mesure s’installèrent à gauche du président de séance, et ceux qui y étaient favorables à droite. L’affaire était claire : à gauche les opposants à l’Ancien Régime, à droite les royalistes. Plus tard, et par extension, et jusqu’à aujourd’hui, on continue de voir à gauche ceux qui disent soutenir les positions du peuple, et à droite ceux qui les combattent.

Entre-temps, Marx nous a convaincus : « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours, n’a été que l’histoire de luttes de classes ». Cela précise un nouveau clivage : il y a les forces politiques qui soutiennent les intérêts du prolétariat, et celles qui soutiennent le capital. Une recomposition met d’un côté les communistes, de l’autre les anticommunistes, et un marais, hésitant. L’appellation « gauche » perdure, mais avec cette précision qui n’est pas anodine, qu’il existe dorénavant une « gauche communiste », et une « gauche non communiste ».

Arrive l’agression allemande de 1939. La France est vaincue, le capital ayant fait « le choix de la défaite », selon la jolie expression d’Annie Lacroix-Riz. Alors, un soi-disant État Français se constitue pour servir les intérêts allemands. On peut voir sa création dans le vote des pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940. Il n’y a plus de députés communistes, démis de leurs mandats, et, pour la plupart, déjà en prison. Sur les 649 parlementaires qui participent au vote, 569 approuvent les pleins pouvoirs, dont 286 de « gauche » (il faut bien mettre des guillemets à cette gauche-là !). 20 s’abstiennent et 80 votent non, dont 73 de gauche. En somme, 80 % de cette gauche non communiste votent les pleins pouvoirs a Pétain, et c’est de leurs rangs que sort le « premier ministre » Pierre Laval : la « deuxième gauche » devient la première droite ! La victoire de l’Allemagne rebat sérieusement les cartes, et nous donne un nouveau clivage politique entre ceux qui organisent la Résistance, et ceux qui organisent la collaboration. Á la Libération, plus aucune force politique ne se réclame de la droite, qui n’a plus de représentation politique directe, balayée par la collaboration (« on ne vous a pas beaucoup vu à Londres », aurait dit le Général de Gaulle à des représentants du patronat en 45) et ses journaux sont confisqués au profit des organisations de la Résistance. Une extrême-droite collaborationniste sommeille, réduite à rien. Les forces politiques sont, pour l’essentiel, le Parti communiste français, la SFIO dont des membres peuvent se prévaloir d’actes de résistance, tout comme le MRP (mouvement catholique) ou des « droites modérés ». Le Général de Gaulle n’organisera ses partisans dans le RPF qu’en 1947, après sa démission du gouvernement.

Le capital, y compris le capital français qui avait vu dans le nazisme une solution pour étouffer la lutte de classe, ne reste pourtant pas inactif. Et il a un programme ! C’est Von Hayek qui l’a écrit dès 44 : « la route de la servitude ». Il s’en dégage un mot d’ordre simple : « moins d’État ». Selon lui, un État, avec son suffrage universel, qui permet l’expression des intérêts du plus grand nombre, conduit à la disparition de la seule « liberté individuelle » qui lui est chère : le droit à l’exploitation !

Pendant les trente ans durant lesquels le capital ne dispose pas d’une réelle représentation politique ouvertement affichée, où personne n’est « de droite » et tout au plus « du centre », ces hommes vont travailler leur projet. Leur but est la disparition de l’État souverain au profit « d’une gouvernance » de leurs fondés de pouvoir. De groupes de réflexion discrets, comme Bilderberg, créé en 1952, en actions sécrètes, comme celles de Jean Monnet pour qui, selon sa notice Wikipédia, « les États souverains doivent disparaître », leur affaire avance.

Ce sera le libre-échange mondialisé, la déréglementation, l’Europe, destructrice des États souverains, la démocratie sanctifiée, et par là-même vidée de son contenu, les « droits de l’homme » limités aux droits du commerce.

Le nouveau clivage divise alors ceux qui soutiennent l’Europe, et approuvent la disparition de l’État souverain au profit de la liberté du commerce, et ceux qui désapprouvent, souhaitent le maintien de l’État et la réglementation du commerce. Ils sont, pour l’instant, peu nombreux !

On peut fixer à l’élection de Giscard d’Estaing le début de cette nouvelle période. Le RPR va y être englouti, dévoré par une UMP de la « droite décomplexée ». Le PS au pouvoir sera enthousiaste à privatiser et déréglementer à tour de bras. Les dirigeants du PCF vont s’y dissoudre, pour y disparaître dans un Front de Gauche européiste.

Le mouvement est dévastateur, la victoire du capital est patente, l’opposition à ce mouvement réactionnaire réduite à pas grand-chose.

La pertinence du clivage gauche/droite s’estompe, puisque les formations politiques « de gauche » comme le PS, et de droite comme l’UMP, sont finalement dans le même mauvais camp, celui de cette soi-disant « construction européenne », qui porte la stratégie du « moins d’État », en transférant les compétences des États souverains vers une « commission européenne », qui est le lobby du capital.

Cela va apparaître clairement en 2005, à l’occasion du référendum sur le TCE. L’UMP et le PS font campagne commune pour le oui, le camp du non rassemblant quelques personnalités socialistes aux intentions souvent obscures et qui n’auront pas de suite, des associations progressistes et formations politiques marginales, de gauche et de droite, qui, ultérieurement, ne donneront pas de structure politique significative. La seule structure politique du camp du non qui conservera ensuite une assise politique réelle est le FN !

C’est la douloureuse situation actuelle.

Ainsi, tout se passe comme si la bourgeoisie, armée de sa presse, faisait la chasse à tout ce qui pourrait s’opposer à sa politique de destruction de l’État souverain, c'est-à-dire à tout ce qui pourrait s’opposer à l’Union Européenne.

Sachant que le peuple français est farouchement opposé à l’idée de l’Europe, destructrice de ses conditions de vie, au libre-échange destructeur d’emploi à la mondialisation, il n’y a aucune formation politique affirmant ces positions.

On l’a vu lors de l’élection présidentielle : ce n’étaient pas les deux principaux candidats, l’un de droite, l’autre de gauche, qui avaient fait une campagne commune pour le oui au TCE, qui ont posé un vote commun pour l’approbation du Traité de Lisbonne, qui pouvaient porter ces aspirations populaires.

Ce n’était pas le candidat du Front de Gauche, qui a clairement exposé ses engagements favorables à l’Europe.

Le soi-disant centriste affirme son européisme avec une imbécile fierté ! Les Verts se proclament aussi sottement qu’aveuglément européens.

Hostilité ou soutien à l’Europe ne sont pas des positions idéologiques, mais au contraire très pragmatiques. La population comprend bien que la construction européenne est la destruction des États souverains, éloignant ainsi le centre des décisions des aspirations populaires. La population comprend bien que tout ce qui se dit sur la dette, la crise, et tous ces pleurs hypocrites sur une soi-disant situation difficile, ne sont que des arguments pour lui faire admettre une baisse de ses revenus, des pensions, une destruction des services publics pouvant aller jusqu’à la faillite des États, afin que le capital engrange des bénéfices chaque année plus colossaux. La population, dans sa sagesse, par son expérience, sait bien qu’il y a là un lien de cause à effet.

C’est le nouveau clivage politique.

Avec, du coté du capital, sa presse, ses télés, ses experts, ses sondeurs, pratiquement l’ensemble du personnel politique et des partis, ses finances, ses banques, sa police, son armée, ses tribunaux ; et de l’autre côté, c’est-à-dire du côté du peuple, à peu près rien, à part quelques petites voix comme la nôtre !

Mais le dire, même avec une petite voix, c’est déjà agir pour que ça change !

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-des-clivages-politiques-107971415.html


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16 réactions à cet article    


  • pissefroid pissefroid 10 juillet 2012 10:33

    Pertinent et bien argumenté.


    • stanh 10 juillet 2012 10:48

      Pauvres de nous.
      C’est leur pays, nous on est que des statistiques, de travail, de chomage, de productivité, d’impôts , de démographie. Les pays n’ont jamais appartenu aux peuples. Jamais. Il y a toujours eu une classe dirigeante qui choisit pour nous, pour eux et nous hé bien, nous sommes les oeufs qu’il faut toujours casser pour avoir de l’omelette .
      Il faut être réaliste. C’est pour ça que je conchie le patriotisme. Comment être fier d’un pays qui n’a aucune considération pour 99,999% de ces habitants ? 
      Nous sommes de la force de travail, le carburant de l’histoire... pressés comme des citrons toute notre vie et basta.
      La France ne nous appartient pas et jamais elle ne nous a appartenu. La « France » , les pays, ne sont qu’une illusion, des enclos à bétail.
      Sale temps aujourd’hui, ça met de grise humeur.


      • Traroth Traroth 10 juillet 2012 10:59

        Erreur d’interprétation totale, influencée justement par les libéraux, qui affirment que la lutte des classes n’existent plus, alors que chacun voit bien que la guerre que les riches mènent contre les pauvres n’a jamais été aussi violente !

        La question est donc de savoir qui est de quel côté. Si vous croyez que Le Pen est du côté des pauvres, vous aurez mérité ce qui vous arrivera si par malheur elle accède au pouvoir !


        • Traroth Traroth 10 juillet 2012 10:59

          n’existe* plus


        • stanh 10 juillet 2012 11:09

          Les Lepen c’est rentiers et compagnie, église catho, natalisme etc... c’est du vichy version libéralisme.


        • cliquet 12 juillet 2012 19:46

          "Erreur d’interprétation totale, influencée justement par les libéraux, qui affirment que la lutte des classes n’existent plus, alors que chacun voit bien que la guerre que les riches mènent contre les pauvres n’a jamais été aussi violente !« 
          C’est votre opinion, mais elle est un peu contredite par les faits. Il s’agit beaucoup plus de faire disparaître les classes moyennes par la désindustrialisation et les prélèvements fiscaux sans cesse plus lourds. Or, seules les classes moyennes sont »tondables« car les »pauvres"(pour reprendre votre expression) ne peuvent, hélas pour eux, plus rien donner.
          Or, ces classes moyennes sont l’apanage des démocraties, car, avant de servir à payer les interets de la dette, les impots étaient le principal outil de la redistribution.
          La disparition des états souverains implique également celle de la démocratie, et c’est ce qui est en train de se passer.
          Quant à l’avenir de Mme Le Pen, il appartient aux électeurs et il faut leur faire confiance.


        • Traroth Traroth 10 juillet 2012 11:02

          Au fait, la phrase « les États souverains doivent disparaître », que vous cherchez à faire passer pour une citation de Jean Monnet, est simplement une citation de l’article de Wikipédia. Merci donc de citer l’obscur anonyme qui a écrit ça dans cet article ! Ça, c’est de la citation ! smiley


          • non667 10 juillet 2012 14:27

            à auteur
            bien vu de noter la disparition du clivage gauche/ droite pour reconnaître par delà les références passéistes et l’enfumage le seul vrai actuel :
             la volonté du N.O.M. judéo américano mondialo capitaliste de déstructurer/détruire les nations ,les peuples , les familles , les individus afin d’en faire des esclaves décervelés a son service !

            comme vous dîtes en bref  :
             pour la France N.O.M. = front RIPOUBLICAIN umpsmodemeelv +fdg
             pour le moment 6.000.000 de pauvres votent fn  ! la même politique continuant le nombre de victime du N.O.M. ne peut qu’augmenter . le vote F.N. aussi !
            il est temps que chacun se positionne avant que la pauvreté ne rende la « révolution  » anti N.O.M. impossible  !


            • epicure 10 juillet 2012 17:16

              Le clivage gauche/droite il existe, mais pas forcément de façon simple et claire.
              IL est encore présent au niveau sociétal, que ce soit l’attitude face aux étrangers, le clivage par les minorités etc... ou le retour du mariage homo, ce clivage est encore vivace entre ceux qui se disent à gauche et à droite ( encore que sur ce sujet nombre à gauche suivent parfois une logique plus libérale que de gauche ).
              Par contre au niveau économique la gauche contre la droite, c’est le FdG et l’extrême gauche contre la droite. Le PS n’est plus socialiste au niveau économique, ce qui est assez paradoxal, vu que le socialisme s’est bâti avant tout sur l’organisation économique et sociale.

              Que ce soit lors de la révolution ou maintenant on est toujours dans la même problématique : le pouvoir d’un seul ou quelques uns, contre le pouvoir de tous/du plus grand nombre.


              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 10 juillet 2012 19:20

                Il est toujours étonnant de lire de tel texte, émanant de personne adhérent à l’idéologie responsable de la barbarie la plus sauvage, s’affirmer les défenseur du peuple, surtout lorsque l’on sait que le Parti Communiste n’est à l’origine d’aucun avantage social.

                Bien au contraire :

                La loi Le Chapelier (jacobin) en 1791 a supprimé le droit de grève et interdit les syndicats.

                Il a fallu toute la détermination des libéraux pour faire voter et reconnaitre ces droits en 1864 pour le droit de grève et 1884 pour le droit syndical et malgré l’opposition farouche de Jules Guesde.

                Idem pour le droit syndical (1884), la bourse du travail (1893), la première limitation du temps de travail (1841), toutes réformes défendues et obtenus par les libéraux.

                Même en 1936, les communistes se sont abstenu de voter avec les socialistes les « congés payés ».

                Et il ne s’agit là que de la France. Partout où a sévit un régime communiste, le peuple, dans son ensemble, a souffert, mais surtout les plus faibles et les plus pauvres.

                Comment s’affirmer communiste aujourd’hui, sans honte. Les « collaborateurs » sous Pétain utilisaient l’excuse : « On ne savait pas ! ».

                Mais aujourd’hui, on sait, et depuis longtemps, toute l’horreur communiste, les massacres, les exécutions sommaires, les famines organisées, les parents torturés par leurs propres enfants, les goulags, les révolutions culturelles ...

                Sans oublier les connivences entre le nazisme et le communisme.

                Que certains socialistes (en fait sociaux-démocrates) puissent penser que les hommes de l’état sont plus compétents qu’eux même pour gérer leur vie, je peux, à la rigueur le comprendre (même si je le désapprouve), mais continuer à se réclamer du communisme, cela est honteux et indigne.

                *** Il n’est pas possible de changer l’Homme, mais il est possible de changer de politique : Votez Libéral ! ***


                • epicure 10 juillet 2012 21:45

                  Je vois pas où tu vois que l’auteur se rattache au stalinisme, puisque tu parles avant tout du stalinisme, et non du communisme qui n’a jamais été mis en œuvre par staline, ce qui lui aurait obligé à abandonner son pouvoir personnel.

                  Communiste, ne signifie pas forcément stalinien. Si staline faisait référence au communisme, les communistes ne se reconnaissaient pas forcément dans Staline, et même lui déni toute référence communiste vu que sa politique avait peu de rapport avec ce qu’était le communisme au départ et auquel se référait de nombreux communiste.
                  Lors du front populaire c’est surtout les radicaux qui ont freiné les réformes de gauche. Alors que les communistes ont des années 30 à l’élection de mitterand poussé aux réformes sociales en france. Je ne sais plus qui a dit « on ne gouverne pas avec un PCF à 10% comme on gouverne avec un PCF à 20% », ce qui signifie bien que le PCF avait une influence sur les politiques sociales et ce même s’il n’était pas au pouvoir.

                  Jacobin, ne veut pas dire communiste ou socialiste, la loi chapelier n’était pas une loi prolétarienne, puisque elle a été promulguée pour limiter les révoltes ouvrières. Donc je ne vois pas comment tu peux le reprocher à des communistes ou socialistes ( qui n’existaient pas à l’époque de toute façon ). La loi chapelier ne servait en fait que le capitalisme libéralisé (pas de contrainte pour le patron), laissant les ouvrier sans moyen de protection face à un patronat tout puissant (pas de code du travail, pas de loi sociales etc...).

                  "“… Il n’y a plus de corporation dans l’État. Il n’y a plus que l’intérêt particulier de chaque individu et l’intérêt général. Il n’est permis à personne d’inspirer aux citoyens un intérêt intermédiaire, et les séparer de la chose publique pour un esprit de corporation… C’est aux conventions libres d’individu à individu à fixer la journée pour chaque ouvrier. C’est ensuite à l’ouvrier à maintenir la convention qu’il a faite avec celui qui l’occupe.”
                  Propos de chapelier sur sa loi, c’est donc bien un texte libéral, suivant la philosophie libérale, uniquement des contrats de personne à personne, on est très loin de toute pensée socialiste. Bref la loi chapelier c’est la loi qui considère que l’agneau est libre de faire un contrat tout seul face au loup.

                  Pour ce qui est du rétablissement du droit de grève :
                  " J. Ferry (à la Chambre des députés, le 31 janvier 1884) :

                  “Réprimer aveuglément les coalitions favorisait la prolifération des sectes socialistes. En autorisant les syndicats professionnels, ce gouvernement à mis en place une administration composée de l’élite des ouvriers prompte à l’arbitrage de la préfecture et capable d’isoler les agitateurs professionnels !”« 

                  Quand à l’opposition socialiste, il faut la voir comme une position maximaliste, tout ou rien, tout c’est à dire la totale indépendance des syndicats vis à vis du pouvoir bourgeois. Guesde s’est opposé à la loi, pas au droit syndical et de grève, mais s’oppose en tant que révolutionnaire à un syndicalisme d’apaisement social. Ce qui du point de vu révolutionnaire, signifie la stagnation, et donc l’opposé de la révolution.

                  Donc la loi chapelier est bien un héritage libéral, qui ne satisfaisait ni la droite (fin des corporation), ni la gauche (interdiction de tout mouvement ouvrier organisé).

                  Tu oublies aussi de mentionner que les chambres syndicales existaient de fait avant la loi et que les socialistes y ont souvent participé. La loi libérale a entériné un fait auquel les socialistes ont participé.

                  Pour rappel voilà les mesures de la Commune de Paris, donc en gros socialiste, bien avant les radicaux et radicaux socialistes de la 3ème république :
                   »enseignement laïc et gratuit, séparation de l’Église et de l’État, contrôle des élus, confiscation des ateliers abandonnés qui seront remis à des associations ouvrières dépendant des chambres syndicales, limitation de la journée de travail à 10 heures, réduction des écarts de salaires, abolition du travail de nuit, droits de la femme, amélioration des conditions de travail, internationalisme...« 

                  Et puis c’est vrai que le libéralisme est tant pour le progrès social, que le progrès social est actuellement dénoncé au non du libéralisme.

                  Pour les famines organisés  :
                  dans les années 1850, au nom de la liberté de commerce, la très libérale Angleterre a laissé crevé des millions d’indiens, et ont enfermé les survivants dans des camps pour les y laisser mourir. Bref c’est les libéraux qui ont inventé la famine volontaire et les camps de concentration.

                  Et puis tout ce que tu dénonces, à juste raison, ne fait pas partie de la philosophie socialiste ou communiste, qui sont basées sur le bonheur de tous, laisser crever des millions de personnes de faim ce n’est pas socialiste ou communiste, c’est du stalinisme, du maoïsme.
                  Idéologies qui se donnent le goût et la couleur rouge du socialisme ou du communisme, mais qui n’en sont pas.

                  Les connivences entre capitalistes et nazis tu veux dire ?
                  Faut il te rappeler la formule : »plutôt hitler que le front populaire" ?
                  Faut il rappeler que c’est al bourgeoisie conservatrice qui a donné le pouvoir à hitler ?
                  Faut il rappeler la haine d’hitler et des nazis vis à vis du communisme et du socialisme ?

                  La connivence entre les communiste et le nazisme, c’est que les cocos ont été les premiers à remplir les camps nazis. Que c’est un communiste qui a tiré sur un officier allemand, comme acte de résistance, en premier .
                  La connivence entre nazis et communiste a été le fait que les nazis ont essayé d’écraser le régime communiste, et que staline le leur a bien rendu, en battant les armées allemandes.
                  Le pacte germano-soviétique n’était qu’au mieux une alliance temporaire, et au pire un jeu de dupes.
                  Malgré que le régime stalinien ait eu des caractéristiques qui le rapprochait du nazisme , et donc de l’extrême droite, il avait aussi une composante égalitariste, qui faisait horreur aux nazis, et c’est cette composante égalitariste qui a valu à hitler de combattre le communisme supposé ou réel. Et non bien sûr le pouvoir politique personnalisé et concentré, qui rapprochait le stalinisme (et non le communisme) et le nazisme.


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 juillet 2012 15:13

                  Il me semble que sont communistes ceux qui se réclament de cette idéologie. Si Staline, Lénine, Trotsky, Mao, Pol Pot, Chavez, Castro ... se réclame du communisme, je n’ai pas de raison d’en douter.

                  De la même façon que sont libéraux ceux qui se réclament de cette philosophie : Constant, Bastiat, Molinari, Hayek, Mises, Jouvenel, Aron, Reagan, Thatcher ...

                  C’est donc à partir de leurs écrits et de leurs actes, et des résultats de ceux-ci qu’il est possible de dire si une idéologie est plus ou moins bénéfique pour les citoyens.


                • epicure 11 juillet 2012 18:52

                  Donc s’ils s’étaient proclamés libéraux, tu considèreraient qu’ils sont libéraux ?

                  Communiste pris comme ça, ne veut plus rien dire parce qu’il a plusieurs sens différents selon à quoi on se réfère.
                  Entre le communisme originel, et le stalinisme et ses suites, il y a un grand écart politique, sur le pouvoir politique, et donc sur le pouvoir économique, même si ponctuellement, il y avait des expériences qui pouvaient être considérées comme communistes.
                  Le communisme originel se défini comme une société sans classe, donc égalitaire, le stalinisme et ses dérivées reposent sur une division de la société en deux groupes : la nomenklatura et le reste du peuple, c’est un système inégalitaire.

                  L’URSS et les pays de l’est étaient aussi communistes que démocratiques et populaires.
                  Dans ce cas la démocratie, c’est les goulags, la famine etc...


                • titi 10 juillet 2012 23:15

                  @L’auteur

                  Je lis ca est là que le PCF emmerde Lorant Deutsch et son Métronome, parce qu’il présenterait une vision orientée de l’histoire.

                  Et vous, qui vous réclamez de ce même PCF, vous nous citez Annie Lacroix-Riz, et vous nous racontez un tissus d’aneries.

                  Y a pas à dire : au PCF on chie pas la honte.


                  • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 08:08

                    A gauche les libéraux, à droite les sociauxfachocommunistes.

                    C’est l’État qui clive, c’est l’état qui constitue la classe des inclus et celle des exclus, la classe de ceux qui vivent de l’impôt et la classe de ceux qui le payent.


                    • eric 12 juillet 2012 04:16

                      Au moins, au PS, ils ont une vague consience de ce qu’est vraiment la gauche. Une classe sociale predatrice utilisant les structures de l’etat pour s’arroger une part de la plus value superieure a son utilite sociale. Du coup, les socialistes sont partages entre cynisme et mauvaise consience. La sincerite des communistes qui signent ce resume de la vulgate n’est pas une excuse. L’huma a publie un sondage sur la composition de l’electorat concerne : des hommes tres murs, issus de la fontion publique ou apparente. Une classe moyenne plus ou moins lettree ( en moyenne les memes qu’au PS avec un peu moins de diplome et sans les cadres sup centre ville privilegies fiscaux).
                      Il y a la une grande deperdition qualitative sur le plan de la culture. ce sont les moins cultives qui ne sont pas passe au cynisme socialiste.
                      Les penseurs marxistes qui eux, etaient petris de culture Latine, savaient au moins que le proletaria etait la derniere des classes romaines ayant le droit de ne pas travailler. la categorie inferieure des privilegies. C’est bien toujours de ceux ci que l’on parle. Le « peuple » dans la version de division des hommes qui caracterise les gauches, c’etait les affranchis et les esclaves, bien tenus en main par les forces de l’ordre et les legions. C’est tres exactement pour nourrir et distraire ce « proletaria » que Rome pressurrait les provinces. Du pain et des jeux. Des credits des postes des 35 heures et des intermittents du spectacle.... C’est bien le modele mis en oeuvre par les socialistes des qu’ils sont au pouvoir. ( voir l’usage de la cagnotte fiscal et leur defense du statut des intermittent, pour une fois contre les vrais syndicats de vrais travailleurs.
                      Si on ajoute que fasse au probleme de la precarisation de l’emploi des travailleurs du secteur industriel, ses priorites a court terme sont d’engager des profs ( police de l’esprit) et des flics. Le portrait se precise.....

                      Aujourd’hui, les « ouvriers » s’abstiennent a pres de 70% et c’est un net progres ( avant, c’etait moins) Si on retire ceux qui sont fonctionnaires avant d’etre ouvriers (20% de la fontion publique) qui votent comme et autant que les autres fontionnaires, alors, il est clair que l’essentiel des vrais ouvriers qui votent votent a droite. Un parti qui revendique haut et fort une preference theorique pour les choix du « proletariat devrait : un s’interroger plus serieusement sur cet etat de fait, deux : suivre cette avant garde.
                      Cela d’autant plus que le PS, en periode de crise, va comme d’habitude servire d’abord SA clientele, c’est a dire vos superieurs hierarchiques, les plus statutaires, les plus privilegies de la depense publique. Comme il a privatise les cols bleus CGT des entreprises publiques pour boucler les fins de mois des categories A, c’est l’ensemble de la clientele communiste qu’il va transformer en arriere garde du proletariat. ( ceux que l’on laisse derriere pour se faire tailler en pieces par l’ennemi »hyperliberalmondialise")
                      Comme vous avez en main tous les outils theoriques pour comprendre ce qui va vous arriver, vos espoirs desesperes qu’a force de donner des gages au PS il vous epargnera dans les coupes sombres sont impardonnables. Il en va de meme de votre refus de solidarite avec les vrais prolos. Mais nous avons assez faire, sur le plan politique, avec les exploiteurs du PS pour ne pas trop nous soucier des cocus du PC !

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