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Accueil du site > Actualités > Politique > A qui appartient Jean Jaurès ?

A qui appartient Jean Jaurès ?

Formuler une telle question est infiniment vulgaire. Comme si une personne, une intelligence, une âme, un souffle unique pouvaient être privatisés, avaient le droit d’être confisqués. On ne songerait pas à aborder ce débat apparemment facile à trancher si François Hollande, récemment, n’avait reproché à Nicolas Sarkozy d’avoir cité à plusieurs reprises dans un discours le nom de Jaurès, dont la gauche aurait oublié les leçons. Il est hors de question de discuter de l’antagonisme politique. Plus passionnante me semble être l’analyse, bien au-delà de leur champ immédiat, de cette attitude et de ce déni.

Dans le domaine privé où la culture de chacun se forme par couches et sédiments successifs par l’apport de mille lectures souvent et heureusement contradictoires, personne n’irait mettre en cause la curiosité multiforme et donc non partisane qui emplit un esprit, aussi bien de Gramsci que de Drieu la Rochelle, de Céline que de Sartre, de Faulkner que de Marcel Proust. Pour demeurer dans un registre purement politique, on peut lire Tocqueville, Taine, Hobbes ou Gobineau avec la même passion, au moins dans la découverte, que Marx, Bakounine ou d’autres théoriciens de la révolution, moins spectaculaires. Un tel éclectisme serait même favorisé, tant dans son principe il rejoint une conception générale de la connaissance et de la formation de la pensée, qui la constitue comme une appétence sans limites et sans tabou pour tout ce qui est à lire et à comprendre.

Ce ne serait pas la même chose dans le domaine de la vie politique. La culture nourrissant chacun dans l’intimité relèverait d’un monde idéal mais les frontières et les camps reprendraient toute leur emprise, les interdictions et les intolérances distilleraient leur venin dans l’espace public. D’un coup Jaurès n’appartiendrait plus à tout le monde et il y aurait des personnalités gardées comme il y a des chasses gardées.

Une telle conception - si elle était radicalement mise en oeuvre et si par exemple seuls les socialistes et les communistes avaient le droit de faire référence à Jean Jaurès -, représenterait une formidable régression par rapport à notre socle d’admirations communes. Un pays ne peut pas vivre ni respirer convenablement si l’Histoire, l’art, la philosophie ou le génie ne lui offrent pas, dans cette patrie, de l’intelligence et du coeur indivise, dans ce fonds collectif où les apparentes provocations d’hier sont devenues les vérités de tous, où l’humanisme paré d’éternité de quelques-uns rassemble une société, de quoi nourrir sa soif d’absolu et sa volonté d’union. Une multitude a besoin de savoir que certains sont parvenus à échapper au sort habituel de la banalisation et de la domestication ; qu’ils ont été plus forts que les clivages et les idéologies qui viennent si naturellement découper nos enthousiasmes en séquences idéologiques. Il y a bien longtemps que Jean Jaurès a dépassé le socialisme pour entrer, par la qualité de son verbe et de sa langue, la profondeur de sa réfléxion, l’évidence de ses élans de coeur et d’esprit et le respect que sa puissance d’être inspire dans le royaume des intouchables. Cela signifie que son existence, son oeuvre et ses combats ont pris une telle couleur d’universalité que n’importe qui peut aller puiser en eux, sans demander la permission à quiconque. C’est, par conséquent, le réduire que de laisser croire que certaines admirations lui seraient réservées et que d’autres seraient indignes alors que précisément ce qui distingue ces personnalités de toutes les autres, c’est qu’elles-mêmes et le temps passé ont remplacé la contingence des opinions et des choix par la nécessité de l’adhésion. Ne pas estimer Jaurès, aujourd’hui, ce serait se dépouiller d’une part d’un patrimoine commun qui renvoie la politique à ses jeux partisans et parfois ridicules, pour seulement parler de ce qui nous relie les uns aux autres.

Loin de moi l’idée de prétendre que cette élite plus forte que le siècle, sans cesse victorieuse des bruits et des combats du monde, serait forcément ancrée dans le camp de la gauche, du progressisme et de la révolution. Je pourrais trouver des exemples qui sans doute s’affronteraient difficilement à un monument humain comme Victor Hugo, pour n’évoquer que lui, mais qui pourraient être admises par des sensibilités adverses, comme Jean Jaurès par Nicolas Sarkozy. L’important est d’ailleurs moins ce qu’on pense et l’étiquette que le besoin de définir appose qu’une certaine manière d’exister, de sentir et de compatir. Combien de fois a-t-on répété, avec un peu de condescendance, que Camus ne valait pas Sartre et que celui-ci, avec son génie sectaire et si prompt à justifier l’injustifiable, était infiniment plus vivant que celui-là avec son humanisme tiède, sa générosité et ses doutes. Pourtant, à y regarder de près aujourd’hui, quel changement de perspective ! Camus, engagé pourtant aussi dans beaucoup de controverses, clairement de gauche, philosophe de la révolte, moraliste scrupuleux, fait l’objet d’une adhésion qui, toutes familles confondues, le distingue de beaucoup d’autres qui se sont brûlé les ailes et le talent au feu de l’actualité. Camus n’a jamais eu le goût du sang et il a tenté d’inscrire sa pensée certes dans les polémiques de son époque mais en veillant à lui garder une spécificité qui ne cesse pas d’interpeller au-delà du politique. Appréhendant avec honnêteté et courage la complexité du monde, il a réussi à la faire entrer en lui pour en fournir une analyse et en donner une vision lesquelles, par l’universel qu’elles portent, rassemblent et rassurent. Au fond, ces personnes qui, comme Jaurès, appartiennent à tous, sont habitées elles-mêmes par tous. On pourrait soutenir, même si l’approche est à approfondir, qu’elles ont su quitter le politique élémentaire et quotidien pour présenter, grâce à leurs propres contradictions, une image qui a permis à un camp de rejoindre l’autre dans une estime solidaire. Notre Histoire est riche de ces rencontres, au sein d’une personne emblématique, de la société tout entière. Droite, gauche, quelle importance cela avait-il, à la fin de sa vie, pour un François Mitterrand que les purs accusaient de trahison idéologique et qui, pour la plupart, avait atteint ce point où il n’était plus contestable ? Le général de Gaulle, statue du Commandeur dégagée de la gangue des jours ordinaires, fait partie de ces phares qui, oubliés les motifs de discorde, ne cessent d’être regrettés en ayant rendu vaine toute imitation.

J’ai insisté sur l’universel. Il me semble qu’en effet, certains êtres sont plus universels que d’autres. Ils nous appartiennent parce qu’ils nous possèdent. Interdire, en politique ou ailleurs, de les évoquer à ceux qui n’en auraient pas la légitimité est une absurdité. Tout le monde a le droit légitime des’abriter sous le meilleur de ce que l’humain a inspiré. Privatiser les grands esprits, ce serait une démarche étrange pour le socialisme. Je conviens que cela peut être dur à accepter mais il n’y a aucun doute : personne n’a le droit de nous empêcher de nous installer dans la belle famille humaine.


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77 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 22 janvier 2007 10:44

    quelle importance , quelqu’un comme Jaurés n’appartient certainement pas à ces gens dépourvus de grandeur pour qui ont va voter cette année . Et puis droite et gauche , qu’est ce que ça veut dire aujourd’hui , comme on dit en chtimi , « in cat y retrouvero pas ses jeunes » !


    • Gasty Gasty 22 janvier 2007 19:36

      Une gauche maladroite et une droite plutot gauche.

      Parce que vous le voter bien !(pub) smiley


    • Jason Nicolas 22 janvier 2007 11:34

      Cher Monsieur,

      Nous vivons dans des sociétés où la phagocytose des idées, des symboles ou encore des allégories est une chose courante. Qui veut la fin veut les moyens. Et que M. Sarkozy ratisse à gauche, rien de moins surprenant, cela fait partie du réalisme politique dont chacun sait qu’il ne s’embarrasse pas de principes. Il n’y a pas de quoi faire un esclandre. Le lecteur aura rectifié de lui-même, ou comme vous dîtes ailleurs, triera le bon grain de l’ivraie.


      • Bill Bill 22 janvier 2007 11:42

        Miterrand était en effet au dessus des partis, et de Gaulle encore plus.

        Ce qui me marque le plus dans cette affaire, c’est que le PS est en train de s’enfoncer. J’ai vu Sarkozy dans une émission un peu littéraire, face à des écrivains, parlant littérature, et il s’en sortait très bien ! Rien ne semblait préparé, ces contradicteurs étaient intelligents, il a très bien répondu ! A la question de savoir ce qu’il pensait de ce qu’avait dit Hollande à propos de Jaurès, il a répondu qu’il peut même en rajouter, parlant de Blum, par exemple.

        Je suis navré, mais ça a plus de « gueule » que la bravitude !

        Miterrand était cultivé, personne ne peut le nier ! et fin et intelligent, sans parler de son parcours.

        Quelles sont les attirances littéraires de Ségolène ?

        François a perdu une occasion de se taire, Ségolène en a perdu une de parler...

        Bill


        • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 11:53

          Ceux qui font référence à Jaurès, soit ils le font par ignorance, ou alors, c’est qu’ils appartiennent au même monde !

          Vous aurez compris, que pour moi, Jaurès, n’est pas une référence !


        • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 12:48

          Le propre du « juste à point », est d’essayer de faire plonger mes commentaires par des votes négatifs injustifiés !


        • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 12:56

          Sarko et les autres peuvent utiliser Jaurès !

          Je leur laisse !

          De toute façon, ils font souvent référence à des valeurs (pour la propagande) dont-ils violent en permanence les principe !


        • Rémi (---.---.150.116) 22 janvier 2007 13:49

          Sarko a fait 2 fois l’émission littéraire de FOG. Ces deux fois, il s’en est sorti très honorablement, personne ne peut le nier.

          Moi, j’attends de voir dans cette émission Bayrou (qui devrait s’en sortir aussi bien ) Lepen (que je soupçonne d’être cultivé aussi), mais surtout Mme Royal (qui devrait être pitoyable).


        • (---.---.249.91) 26 janvier 2007 01:10

          Vous ne risquez pas de voir Le Pen et Royal chez FOG, l’émission n’existe plus. Et on n’y aurait jamais vu Le Pen (qui est effectivement très cultivé):il est déjà au minimum syndical pour parler de politique, on ne va pas en plus lui donner l’occasion de se montrer sous un bon jour dans d’autres domaines..


        • Pinson (---.---.249.91) 26 janvier 2007 02:33

          ...Ce qui est intéressant à mon sens, c’est de se demander à quoi tient cette manie qu’ont les hommes politiques « de droite »- et je rappelle que Sarkozy se réclame expressément de la droite, alors que pendant des décennies sa famille politique n’osait même pas employer le terme - à se chercher systématiquement des références culturelles de gauche.

          D’abord parce que des penseurs de « droite » (au sens large), ils n’en connaissent pas. Ils sortent des mêmes lycées, universités et grandes écoles que les autres, où le terrorisme intellectuel de gauche domine sans partage depuis des lustres.

          S’ils sont plus ou moins sincérement « de droite », c’est sur un plan strictement économique. Le pouvoir culturel a été abandonné à la pensée de gauche depuis longtemps. C’est en quelque sorte la traduction des théories de Gramsci qui pensait (je simplifie ) que la révolution devait passer d’abord par la conquête des esprits donc par la domination dans le domaine culturel.

          D’où l’espèce de Yalta mental qui caractérise nos classes dirigeantes : à la « droite » l’économie, à la gauche le plan culturel, l’évolution des moeurs et des mentalités, le plan « sociétal »,comme on dit aujourd’hui.

          Ce qui fait que d’une certaine manière, quel que soit le résultat des élections, la gauche ne perd jamais vraiment puisqu’elle continue à régner sur les cerveaux.

          ...Bien sûr que Sarko se contrefout de Jaurès, il est même bien possible qu’il sache à peine de qui il s’agit ! Mais citer Jaurès, ça fait « de gôche » donc ça fait généreux, humaniste et tout et tout...

          A vrai dire, j’imagine difficilement un de nos hommes politiques (même Le Pen, qui, lui, est effectivement très cultivé et connait bien la pensée « de droite ») dire du haut de la tribune : « comme disait Albert de Mun, ou Taine, ou Maurice Barrès, ou Charles Maurras, ou Antoine de Rivarol, ou Louis de Bonald, ou Julius Evola, ou Céline, ou Bainville,ou Jünger, ou Carl Schmitt,ou Spengler, ou Gentile, ou De Benoist, ou qui vous voulez... » parce que, d’abord, il n’y aurait pas un journaliste sur 1000 et pas un électeur sur 10 000 pour qui un de ces ces noms évoquerait quelque chose et qu’ensuite tous les journalistes (et ceux du Figaro les premiers) se précipiteraient sur leurs encyclopédies pour écrire dès le lendemain matin « vous vous rendez compte, quelle horreur, il a osé citer Untel, ça ne se fait pas et gna gna gna... »

          Ce qui me rappelle d’une certaine façon le mot de Leon Daudet (je sais, c’est très vilain, Léon Daudet !) : « un libéral, c’est quelqu’un qui pense que son adversaire a raison ».

          PS : On va me dire que Sarko a pondu un bouquin sur Georges Mandel... Vous croyez vraiment qu’il l’a écrit lui-même ?

          Re PS : Je me relis... c’est pas très bien dit, tout ça... tant pis, il est tard je vais me coucher avec l’intégrale des discours de Jaurès. Je vais m’endormir très vite...


        • (---.---.142.25) 22 janvier 2007 12:12

          Ah ! ces socialistes ! Que leur reste-t-il de social ?

          Sarkosy, nous pouvons lui trouver pas mal de reproches, mais certainement pas son respect des auteurs brillants !

          Quant aux socialistes, la remise en cause et loin d’être lumineuse ! Je comprends pourquoi ils évitent les vrais débats !

          Ils n’ont rien à dire, pire, ils n’ont plus de maîtres à penser ! Tristesse... Rayé de la carte comme les communistes !

          La page, même celle de Jean Jaurès, est bel et bien tournée.

          La génération Mitterrand a bien compris la leçon...

          Sauf demian qui vas finir par avoir une chance de remplacer Montebourg...


          • (---.---.154.152) 22 janvier 2007 12:28

            Ceux qui, de droite comme de gauche se battent pour du caviar,n’ont plus rien à voir avec ceux qui se battaient pour du pain. Alors laissons Jaurès à l’histoire.


            • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 12:37

              Absolument d’accord avec vous, « Gauche » et « Droite » ne sont que les étiquettes d’un même produit avarié !

              De toute façon je n’aime ni les camps et les classifications, j’aime trop la liberté !...

              Quand je pense qu’Arlette Laguiller, « défend » « le Camp des Travailleurs » !!! (lu sur ses affiches électorales) !

              quand cessera-t-on d’avoir un esprit de camp en imputant aux autres étiquettes (Numéros !) et camps !


            • (---.---.229.236) 22 janvier 2007 12:33

              Jaures n’a jamais fait que des discours. C’est donc bien un homme de gauche.

              Ce pendant, je trouve aussi bizare que le Hollande s’excite de la sorte. Il gueule comme un Musulman qui verrait un Juif citer l’alkoran...

              Evidement, comme l’immense majorité de la Culture est à droite, si on lui pique sa poignée d’auteur (Rousseau, Babeuf, St-Simon, Fourié, Karlos, Proudhon, Jaures, Bloom, Sartre et autre coco de la seconde moitier du XXéme siécle tombés dans les poubelles de l’histoire, comme Bourdieu, Foucault, Deleuze, vovel, Plenel, etc, etc, Mitteu), on comprend qu’il ne soit pas trés content..

              Déja que depuis l’effondrement de l’économie soviétique, le socialisme agonise..

              Au moins, qu’on laisse rêver encore un peu les electeurs socialo-communistes, doit-il se dire.


              • ropib (---.---.27.229) 22 janvier 2007 13:46

                « Déja que depuis l’effondrement de l’économie soviétique, le socialisme agonise.. » Ca dépend où... au Vénézuéla ça ne semble pas complètement le cas. Et finalement peut-être que le socialisme dont on parle d’aujourd’hui n’est pas le même qu’avant car on peut changer sans se renier aussi.


              • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 14:37

                Cher Ludovic,

                Puisque vous aimez les intellectuels, je vous donne les référence de « Vrais intellectuels » qui n’étaient, ni de droite, ni de gauche, mais tout simplement HUMAINS !

                Des « Hommes au Milieu des Ruines » !


              • armand (---.---.11.160) 22 janvier 2007 15:03

                Je ferai remarquer que Victor Hugo a commencé Légitimiste, comme la plupart des romantiques... Céline n’est pas un bon exemple : les éructations ordurières n’ont jamais représentées un haut degré de pensée - ni de création. Voyez ce que Jünger (un vrai intellectuel de droite) dit de lui dans ses Journaux parisiens. Mais il y a droite et droite, et gauche et gauche...


              • Emile Red Emile Red 22 janvier 2007 15:24

                Encore quelques divagations imbéciles de Adolfosse à purin...

                Quelle guenille intellectuelle ce pôvre être.


              • LE CHAT LE CHAT 22 janvier 2007 15:40

                Les intellectuels de gauche laissent adolfos sceptique . Y’a les intellectuels de droite qui sont vachement mieux comme jauni qui a dit dans un paris dakar , si j’avais pas perdu 1h30 je serais arrivé il y 1h30 . Doc gyneco est aussi puissant que steeve boulet ( l’homme -huitre pour ceux qui ont regardé les guignols )


              • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 15:52

                Dire que Ernst Jünger est un vrai intellectuel de droite (comme du reste de gauche !), c’est lui faire injure !

                Les vrais intellectuels sont en dehors du troupeau !


              • armand (---.---.26.155) 22 janvier 2007 18:25

                Daniel : Jünger utilisait lui-même le terme de ’droite’ pour plus de facilité. C’est pour ça que j’ai dit « il y a droite et droite, gauche et gauche ». Je me situe culturellement à droite,socialement à gauche, mais je me reconnais dans ce qu’écrit Régis Debray, par exemple.


              • (---.---.229.236) 22 janvier 2007 18:25

                « ’Emile Zola et Victor Hugo.. »

                Le premier à écris des roman pour se moquer des ouvriers (d’ou la réaction populiste, contre zola, cf dico) tous plus débiles les uns que les autres (et en plus c’est basé sur une race ouvriére, pas franchement « de gauche », ca, non ?), et le second était catholique, royaliste, fils d’un général d’empire, et n’est absolument pas à gauche (mais c’est un vrai raseur, certes).

                « Je ne dis pas qu’il n’existe pas d’intellectuels de droite (comme Finkelkraut... euh, non smiley et Céline), mais prétendre qu’il y a ’peu d’intellectuels de gauche’ alors qu’ils sont relativement nombreux, ça témoigne d’une certaine étroitesse d’esprit, »

                Oui, beaucoup d’intellos de gauche, aux ordre de moscou et de Karl Marx. Mais ce qui reste, c’est Aron, pas Sartre. Tocqueville, pas Marx. Ce ne sont pas les discours idéologique de Bourdieu, mais ceux scientifiques de Boudon. Oui, il y a une sous littérature de gauche, mais elle est sans valeur, car entiérement domminé par la lutte des classes et par le principe que, contre la bourgeoisie, tous les coup sont permit et qu’on peut raconter n’importe quoi. On le voit encore aujourd’hui avec les délires du Monde Diplomatique. Finalement, les intellos sont la honte de l’histoire du XXéme siécle. Ils ont été pacifiste contre Hitler, puis Collabo, pro soviétique avec Staline, avant de redécouvrir vaguement les droits de l’homme au début des année 80. Bref, ils se sont trompé tout le temps et toujours, sur tout et sur tous. Quand à Fink, oui, il est de droite. Céline était collabo, donc socialiste (Hitler est de gauche) donc de gauche. Un de plus avec Laval, Doriot, Thorez, Pétain etc, etc 60% des collabos était socialo.


              • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 18:53

                Moi, je suis « ailleurs », ou « en dehors »...

                Comme tu voudras !

                Il fut un temps, quand j’étais plus jeune, je disais que j’étais « Au dessus » !

                Mais c’était surtout quand je regardais l’immonde depuis les Cimes !


              • (---.---.104.154) 22 janvier 2007 21:42

                Si je peux me permettre, croire que le « socialisme » ca « marche » au Venezuela, c’est avoir encore un long chemin a parcourir... smiley


              • yoda (---.---.63.52) 22 janvier 2007 12:55

                Tout d’abord il aurait été constructif pour votre article de citer la facon dont Sarkozy réfere a Jaures dans son discours d’investiture avant de discuter dans le vent. Bon je me dévoue :

                «  »Tous les Français dans les colonies n’étaient pas des exploiteurs. Il y avait aussi parmi eux de petites gens qui travaillaient dur, qui n’exploitaient personne et qui ont tout perdu. Français, prompts à détester votre pays et son histoire, écoutez la grande voix de Jaurès : « Ce qu’il faut ce n’est pas juger toujours, juger tout le temps, c’est se demander d’époque en époque, de génération en génération, de quels moyens de vie disposaient les hommes, à quelles difficultés ils étaient en proie, quel était le péril ou la pesanteur de leur tâche, et rendre justice à chacun sous le fardeau. » Pourquoi la gauche n’entend-elle plus la voix de Jaurès ?«  »

                On voit ici un tour de passe-passe du magicien Sarko, qui associe Jaures, a l’amour de son pays, pour s’attribuer son héritage a l’exclusion de la gauche (« Pourquoi la gauche n’entend-elle plus la voix de Jaurès ? »). C’est sacrement gonflé surtout lorsque l’on sait que Jaures a été « probablement » assassiné par des nationalistes-capitalistes qui désirait la guerre 14-18 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s).

                La question n’est pas tant de savoir qui appartient a qui : personne n’appartient a qui que ce soit a par dans l’esprit d’exploiteur en puissance. Jaures n’appartient pas Sarkozy ni meme a Hollande, il a juste contribué a l’histoire d’un pays, a l’histoire de l’humanité ; une contribution qui n’a pas grand chose en commun avec les idéaux de notre protagoniste Sarkozy.

                Yoda


                • (---.---.229.236) 22 janvier 2007 13:09

                  « Jaures n’appartient pas Sarkozy ni meme a Hollande, il a juste contribué a l’histoire d’un pays, a l’histoire de l’humanité »

                  L’humanité s’en branle totalement de jaures.

                  Il faut arreter de s’imaginer que nos auteur franchouillard passione le monde : ce n’est absolument pas le cas.


                • yoda (---.---.63.52) 22 janvier 2007 13:22

                  cher (IP:xxx.x33.229.236)

                  « L’humanité s’en branle totalement de jaures. » Quand je dis qu’il a contribué a l’histoire de l’humanité, toi aussi tu y contribues, chacun a son echelle et a sa maniere, je n’y met aucune emphase particuliere. smiley

                  yoda


                • Emile Red Emile Red 22 janvier 2007 15:27

                  Et pauvre Adolfosse qui doit encore se demander ce qu’est l’Humanité...


                • (---.---.229.236) 22 janvier 2007 18:27

                  Jaurez, le traitre qui appelait à saboter l’effort de guerre français contre les boch ? Encore un collabo..


                • Stravos (---.---.132.162) 22 janvier 2007 13:42

                  Je ne savais pas que les socialistes d’aujourd’hui se référaient encore à Jaurès. En tout cas, il est rigolo de voir que ces « partageux » demandent un droit de propriété exclusif sur le grand homme... Peut-être veulent-ils se l’approprier afin de lui faire subire le sort posthume de Lénine, à savoir le tansformer en une pieuse momie que viendraient vénérer en foules immenses les gens de gauche... Bref, une sorte de nouveau programme commun. Mais qui a dit qu’il n’y avait plus de sacralité dans la vie politique ?


                  • Stravos (---.---.132.162) 22 janvier 2007 13:52

                    Lire « transformer » et non « tansformer » : deux baffes pour votre serviteur qui s’approprie ainsi fautivement l’orthographe !


                  • Rocla (---.---.110.235) 22 janvier 2007 13:43

                    Ca frise l’ onanisme là.

                    Rocla


                    • Emile Red Emile Red 22 janvier 2007 15:30

                      Ou necrophile pour ne pas dire pire.


                    • Emile Red Emile Red 22 janvier 2007 15:44

                      Il y a une grande différence entre citer un auteur (si Jaurès l’était ?) et s’en réclamer, Sarko avec ses habitudes dialectiques dit l’un pour qu’on pense l’autre.

                      Mais tant qu’à prendre des références on devrait se demander pourquoi il se trompe entre Miterrand et Giscard, pourquoi il dit « chrétienneté » au lieu de christianisme, faisant sourire, il compte à ce qu’on note le mot pas le concept.

                      Tout est calculé pour noyer le poisson, jusqu’à dire Karcher pour nettoyeur à autre pression, à croire que la seule pression qu’il connaisse est celle qu’il a servi pendant quelques années, comme un laquais qu’il se plait à paraître, à son mentor menteur le califfe.

                      En quelques phrases il fait passer une machine dangereuse pour un objet anodin, Giscard pour un saint, la laîcité pour une vieillerie dépassée, et le libéralisme comme un voeu pieu des plus anciens humanistes...il est fort ce Sarko c’est pourquoi il est dangereux.

                      Honte à lui et aux sbires de la pensée manipulée, que l’auteur se sente visé...


                    • Emile Red Emile Red 22 janvier 2007 15:45

                      ... à haute pression... désolé...


                    • Emile Red Emile Red 22 janvier 2007 15:49

                      On se demande pourquoi Sarko, si les grands hommes lui appartiennent, ne se réfere-il pas à Montaigne ou Rousseau, Proudhon ou Zola....aurait-il peur de voir le reflet de ses ambitions cachées ?


                    • Pauvre France (---.---.107.142) 22 janvier 2007 14:26

                      Plus c’est gros, plus ça passe. Démagogie et cynisme tout azimut, culot grossier pour incultes gavés de StarAc, de Steevy Boulet, Foc Gynéco and Co...notre futur Président aurait tort de s’en priver. Ça promet.


                      • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 14:30

                        Théodore Kaczynski !!

                        Je vous invite à lire aussi son Manifeste : « L’Avenir de la société industrielle ».


                        • SENEQUE (---.---.27.246) 22 janvier 2007 15:24

                          On s’en fout. JAURES c’est un fantasme de gauche. Qu’a fait Jaures dans sa vie ? RIEN, si non parler,parler,parler...un genre de ministère de la parole. Et encore pour dire beaucoup de conneries du genre :"les allemands n’entreront jamais en guerre,les socialistes s’y opposeront ! On a vu le résultat.


                          • yoda (---.---.63.52) 22 janvier 2007 15:40

                            Le résultat c’est qu’« ils » ont assassiné Jaures pour affaiblir les socialistes de l’époque et pouvoir tranquillement rentrer en Guerre histoire de faire marcher les industries de guerres et étouffer la contestation sociale dans le nationalisme et la misere.

                            Et vous dites mois, qu’avez vous fait dans votre vie ?? smiley

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