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Accueil du site > Actualités > Politique > À quoi joue Mme MERKEL ?

À quoi joue Mme MERKEL ?

Pendant que les grands médias focalisent, depuis plus de 10 jours, l'attention de l'opinion publique quasi-exclusivement sur la « menace djihadiste », il se passe des choses d'une grande importance sur le front de l'euro.

Les jours écoulés ont été en effet marqués par deux faits d'importance qui constituent deux nouveaux rebondissements dans cette aventure monétaire qui entraîne tout un continent à la ruine :

  • d'une part les déclarations publiques de la Chancelière d'Allemagne, Mme Merkel, qui s'est dite prête à laisser sortir la Grèce de l'euro, comme si c'était à elle d'en décider.
  • d'autre part la soudaine décision de la Banque nationale de Suisse de ne plus empêcher l'euro de passer en-dessous du taux de change de 1,20 franc suisse.
     

Nous vous en proposons un décryptage. 

  • 6 septembre 2011 : les raisons pour lesquelles la Suisse avait fixé un taux de change plancher pour l’euro face au franc suisse

Le 6 septembre 2011, nos voisins et amis helvètes avaient décidé de fixer un « cours plancher » de l’euro face au franc suisse.

Nous étions alors au plus fort de la crise des dettes souveraines en zone euro et le franc suisse faisait office de valeur refuge, comme c'est si souvent le cas, depuis des décennies, dans l’histoire monétaire. La demande croissante de franc suisse avait pour résultat de faire grimper son taux de change face à l’euro ou, ce qui revient au même, de faire baisser celui de l’euro (EUR) face au franc suisse (CHF).

Le taux de change de l’euro s’était ainsi continuellement érodé : 1,65 CHF en janvier 2008 ; 1,50 CHF en janvier 2009 ; 1,40 CHF en mai 2010 ; 1,30 CHF en septembre 2010 ; 1,25 CHF en janvier 2011 ; 1,15 CHF en juillet 2011 ; et même 1,06945 CHF début août 2011. Tout cela, bien sûr, renchérissait d'autant les exportations suisses et menaçait la Confédération helvétique d’un ralentissement de sa croissance pouvant aller jusqu’à la récession.

La Banque Nationale de Suisse (BNS) était donc intervenue en annonçant l’introduction d'un « cours plancher » de l’euro, qu’elle avait justifié par trois arguments :

- « l’extrême surévaluation » du franc suisse par rapport à l’euro qui venait d’atteindre un « plus bas » historique,

- la menace pour l’économie suisse,

- et le risque déflationniste.

Sur la base de ce constat, la BNS avait fixé à 1,2000 CHF le « cours plancher » en dessous duquel l’euro ne pourrait plus baisser. Dans les jours suivant cette annonce, l’euro remonta brutalement, en effet, de 1,07 CHF à un niveau un peu supérieur à 1,20 CHF.

Bien entendu, cette brutale réappréciation de l’euro face au franc suisse et le maintien du cours de l’euro au-dessus de 1,20 CHF ne se sont pas réalisés par l’opération du Saint-Esprit.

Dans la pratique, la banque centrale de Suisse a dû vendre en masse du franc suisse et acheter en contrepartie de l’euro, afin de déprécier sa propre monnaie jusqu’à atteindre l’objectif de change fixé vis-à-vis de l’euro.

Dans la pratique, cela signifie aussi que la BNS a dû intervenir aussi souvent que nécessaire pour veiller à ce que l’euro ne refranchisse pas à la baisse le seuil plancher de 1,20 CHF, ce qui l’a progressivement amené à accumuler des réserves considérables d’euros.

C'est cette gestion au jour le jour du taux de change externe du franc suisse qui vient de voler en éclat. Le 15 janvier 2015, la Banque Nationale de Suisse (BNS) a capitulé.

Pourtant, voici encore quelques jours, le consensus des experts et des marchés financiers se faisait autour de l’idée que le cours plancher serait maintenu « aussi longtemps que nécessaire », selon l'expression consacrée (dont la forme n'est pas sans rappeler le fameux « whatever it takes  » de Mario Draghi).

La banque Morgan Stanley, par exemple, écrivait encore la semaine dernière, le 8 janvier 2015 : “To be sure, our base case is for the EUR/CHF floor to remain in place, as the SNB’s commitment to purchase unlimited quantities of FX has proven credible to date...” ( http://www.morganstanley.com/institutional/research/pdf/FXPulse_20150108.pdf. Traduction : « Bien sûr, notre scénario de base est que le cours plancher de l'EUR / CHF va rester en place, l'engagement de la BNS à acheter des quantités illimitées de devises s’étant révélé crédible à ce jour... »).

Quant à la recommandation de « trading » de la BNP pour le 15 janvier, elle était d’être « long » d’euro (c'est-à-dire d’avoir acheté des euros) et « court » de franc suisse (d’avoir vendu des francs suisses). Le site Zerohedge a noté cette bévue magistrale avec malice ( https://twitter.com/zerohedge/status/556007540606382080 ).

D'aucuns même spéculaient sur un relèvement du cours plancher vers 1,25, voire 1,30 franc suisse pour 1 euro, dans les mois à venir.

Du côté des autorités, même chose. La surprise a été complète dans les étages de la BCE, ou le scénario n’avait été ni prévu, ni analysé.

Mais la BNS a lâché prise. Cela n’a pas dû être une décision facile à prendre et il est important de comprendre pourquoi.

  • 15 janvier 2015 : les raisons pour lesquelles la Suisse a renoncé à assurer le cours plancher pour l’euro

La défense de ce cours plancher avait forcé la BNS à accumuler, au fil de ces trois ans, des réserves gigantesques d'euros. Nous ignorons les chiffres exacts, mais on peut tabler sur un ordre de grandeur de 220 à 240 milliards, moitié en emprunts d’État allemands puis français, moitié en liquide, détenus directement auprès de l'une des banques centrales de la zone euro.

L’abandon du cours plancher assuré par la BNS a provoqué une envolée brutale de la monnaie helvétique. Au cours de la journée du 15 janvier, l’euro est passé de 1,205 CHF à 0, 995 CHF, soit un effondrement de -17% en quelques heures. Le dollar est tombé quant à lui à 0,858 CHF, soit une baisse de -15,7%.

Évolution du taux de change de l'euro vis-à-vis du franc suisse entre le 1er février 2014 et le 15 janvier 2015. Ce graphique historique montre l'effet du "cours plancher" fixé à 1,20 CHF pour 1 EUR, puis la spectaculaire dégringolade de -17% survenue en une seule journée.

Ce qu’il faut bien comprendre, c'est que, sur la base de 200 à 240 milliards d’euros de réserves, une dépréciation de l'euro de 17% face au franc suisse représente une perte de change, pour la BNS, de l'ordre de 34 à 40 milliards d’euros. Sa décision du 15 janvier est donc tout sauf anodine. C'est peut-être même la décision la plus coûteuse jamais prise par la BNS.

Pour consentir à une perte financière aussi vertigineuse, il a fallu que la BNS ait de sérieuses raisons.

Ces raisons sont à rechercher dans ce qui s’est passé la veille.

Le 14 janvier au matin, on a appris que la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE), - en l’occurrence, l'un de ses avocats généraux, agissant en tant que conseil des juges -, estimait que l'OMT annoncée par Mario Draghi en 2012 ne contrevenait pas aux lois européennes.

Rappelons que l’OMT est un programme d’acquisition de titres de dette publique émis par les États membres de la zone euro, programme baptisé « Outright Monetary Transactions » en anglais et « Opérations Monétaires sur Titres » en français, soit « OMT » dans les deux langues.
L'OMT est un dispositif de rachat « illimité » de dette gouvernementale de l'eurozone par l'Eurosystème, qui n'a pour l'heure pas encore été activé. Quoique non activé, il était largement perçu comme le premier pas vers la nouvelle mesure phare concoctée par la BCE, l'assouplissement monétaire ou « quantitative easing » (QE).
Rappelons qu’un « assouplissement quantitatif » consiste généralement en une expansion du bilan de la banque centrale au travers, notamment, de l'acquisition d'actifs qui peuvent être des titres de créances obligataires, ou des actifs plus risqués comme des dettes dites d'agences, ou des titres adossés à des actifs comme des titres hypothécaires.

Certes, l'opinion de l'avocat général de la CJUE ne sera pas forcément la décision que rendront les juges de la même CJUE dans quelques mois. Certes, le QE et l'OMT sont deux choses différentes. Il n'empêche. Cette annonce du 14 janvier a été unanimement perçue comme un feu vert juridique donné à la BCE pour procéder bientôt au QE, tant redouté par tous les gardiens de l’orthodoxie monétaire.

C'est très probablement cette perspective qui a déclenché la décision de la BNS. Car défendre le cours plancher de 1,20 CHF contre 1 euro, dès lors que cet euro serait sujet au QE – c'est-à-dire à une émission très large d’euros -, était mission impossible.

Le bilan de la BNS est déjà surchargé d'euros. Si des flots de nouveaux euros sont appelés à circuler prochainement sur les marchés, la BNS se serait vue contrainte d'en absorber encore plus, et pour des tailles, peut-on présumer, encore bien plus considérables.

La BNS a jugé préférable d’arrêter les frais, déjà énormes, de jeter l'éponge et de « prendre la perte » qui va avec l’abandon de la défense du cours plancher. Pour bien mesurer l’énormité de cette perte, il suffit de souligner que, étant de l’ordre de 34 à 40 milliards, elle représente à peu près la moitié du capital propre de l’institution (73 milliards de francs à la fin novembre).

Décision difficile, donc, mais inévitable.

Bien entendu, les problèmes que la fixation d'un cours plancher de l’euro vis-à-vis du franc suisse avait voulu contrecarrer en septembre 2011 vont immédiatement resurgir. En moins de 24 heures, les exportations suisses viennent de se renchérir de plus de 20% lorsque leur prix en franc suisse est exprimé en euro et de plus de 18% lorsqu’il l’est en dollar.

Le taux de croissance de l’économie helvétique va donc subir un brutal coup de frein, et peut-être virer à la récession. C'est la raison pour laquelle la bourse de Zurich a connu une journée historique le 15 janvier. La décision de la BNS a déclenché une chute massive du marché suisse, dans une mesure rarement vue. L’indice phare SMI s’est effondré de 15% au cours de la journée, avant de se reprendre un peu en fin de séance pour clôturer sur un recul considérable de - 8,67%. 

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La Banque Nationale de Suisse a son siège à Zurich et la Bundesbank allemande a son siège à Francfort. Bien que les problèmes que l'euro pose à ces deux monstres sacrés de la finances mondiale soient factuellement différents, ils n'en sont pas moins analogues dans le fond.

  • La Bundesbank a, au fond, les mêmes problèmes que la BNS

Il existe une parenté entre le problème qui s'est posé à la Banque Nationale de Suisse et celui qui se pose à la Bundesbank allemande. On ne l'aperçoit pas assez, parce que l'appartenance de la Bundesbank à l'euro donne au problème une apparence différente, mais la substance du problème est bien la même.

  • La BNS avait trop d'euros ? La Bundesbank a trop de créances sur ses consœurs de l'Eurosystème.
  • La BNS était menacée de devoir absorber encore plus d'euros et pour des volumes de plus en plus énormes ? La Bundesbank est menacée de devoir absorber encore plus de créances sur ses consœurs de l'Eurosystème pour des volumes de plus en plus énormes.
  • La BNS a dû renoncer à défendre un cours plancher entre sa monnaie et l'euro ? La Bundesbank devrait renoncer à défendre un cours plancher entre sa monnaie et l'euro des autres – et elle ne fait pas autre chose, de facto, que de défendre un tel cours en restant membre de l'Eurosystème.

Naturellement, la Bundesbank ne découvre pas le problème aujourd'hui. Elle en est consciente depuis 2010. Un conflit larvé s'en est suivi, entre elle et le reste de la zone ; les tenants et aboutissants en ont été décrits dans un autre article ( https://www.upr.fr/actualite/europe/bundesbank-bce-la-guerre-des-tranchees-analyse-par-vincent-brousseau ), et nous n'y revenons pas.

Notons juste que quelques jours avant l’annonce de la Cour de Justice de l'Union européenne du 14 janvier, la représentante allemande au directoire de la BCE, Sabine Lautenschläger, et le Président de la Bundesbank, Jens Weidmann, ont continué à s'opposer au QE projeté. Le chef de la banque centrale allemande allant jusqu'à nier l'existence du risque de déflation.

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De gauche à droite : le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble (en fauteuil roulant), la représentante allemande au directoire de la BCE Sabine Lautenschlager (auparavant à la Bundesbank) et le président de la Bundesbank Jens Weidmann. Les liens entre le pouvoir politique et la Banque centrale allemande sont très étroits.

Si les autorités allemandes ne découvrent pas le problème aujourd'hui, on peut présumer qu'elles y ont déjà réfléchi depuis longtemps.

Or, l'Allemagne ne peut quitter la zone euro, ni prendre la responsabilité d'en provoquer la fin, et cela pour des raisons politiques.

D'une part, elle ne se sent pas capable d'assumer la responsabilité morale de la fin de l'euro ou de celle de l'Europe, pour des raisons qui ont été fort bien analysées dans cet article ( http://www.geolitico.de/2013/09/25/der-euro-als-teil-eines-historischen-deutschen-heilsprozesses/ ), malheureusement disponible en allemand seulement.

D'autre part, elle subit des pressions extérieures colossales, venues de Washington, pour ne pas mettre fin au projet.

Compte tenu de toutes ces contraintes, il est probable que le projet que caressent les dirigeants allemands est de provoquer l'arrêt de l’euro, mais d’une façon telle que cela n’apparaisse pas clairement comme étant de leur fait. Ce qu’ils recherchent sans doute, c'est un sabotage en catimini.

Notons que cette hypothèse sur l’objectif secret de l’Allemagne – hypothèse qui est celle faite par l’UPR depuis plusieurs années – permet d’expliquer pourquoi Mme Merkel a très récemment préféré dire publiquement que la sortie de la Grèce de l’euro (baptisée « Grexit ») était possible, plutôt que de faire pression sur l’électorat grec pour qu’il reste dans l’euro.

Il s’agit là d'un infléchissement extrêmement notable de la communication allemande sur le sujet du « Grexit », comme le révèle l’examen des discours allemands et européens, d'hier et d'aujourd'hui, sur le thème en question.

  • Le discours allemand sur l’avenir de l’euro a changé du tout au tout

Les autorités allemandes ont changé de discours. En 2011, Mme Merkel proclamait, au sujet de la Grèce, qu'elle ne permettrait pas la désintégration de l'euro, et aussi qu'elle liait la survie de l'euro à celle de l'Union européenne elle-même ( http://en.wikipedia.org/wiki/Greek_government-debt_crisis#Return_to_bond_market ). On notera au passage que la seconde affirmation n'est pas entièrement cohérente avec la première, mais peu importe : l'intention était claire, le Grexit était déclaré hors de question.

Le discours aujourd'hui paraît donc radicalement changé. La Chancelière a dit, en substance, que la sortie de la Grèce de la zone euro ne compromettrait plus la survie de la zone euro. Difficile de se contredire davantage.

Bien entendu, quelques explications ont été fournies pour justifier que ce qui était impossible hier ne l'est plus aujourd'hui. Les conseillers en communication ont avancé pêle-mêle l'union bancaire européenne, le Mécanisme Européen de Stabilité, les réformes bien engagées dans les autres pays du Sud qui les mettraient à l'abri de la contagion, etc.

Mais ces explications n’en sont pas. Elles relèvent de la pure rhétorique. Car le problème n'est pas là. Le vrai problème s'appelle, en grec, la boite de Pandore. Si le Grexit était conduit pour de bon, il démontrerait que la sortie de l'euro est possible, de même que le mouvement se démontre en marchant.

Plus encore, il fournirait un début de mode d'emploi concret à tout autre pays qui pourrait être tenté de recouvrer, à son tour, sa monnaie. Il n'y aurait qu'à examiner comment les différents obstacles juridiques, politiques et opérationnels, jusqu'alors présentés comme insurmontables, seraient surmontés, et à adopter ou à adapter chaque solution à chaque problème.

C'est ainsi que lorsque les autorités allemandes répondent union bancaire et MES, elles répondent, et sciemment, à côté de la question. Ce qui devrait conduire à mettre en doute la pureté de leurs intentions.



Le discours européen persiste à dire – en public seulement - que l’adhésion à l’euro est « irrévocable »

Les autorités européennes, en revanche, n’ont pas changé d’une virgule leur communication.

En 2009, la BCE avait publié un « legal working paper » concluant que la sortie de l’euro impliquait juridiquement la sortie de l’Union Européenne par l’article 50 du traité sur l'Union européenne puisqu’il n’existe pas d’article permettant de sortir de l’euro sans sortir de l’UE, ce qui, d’ailleurs, est exact ( https://euobserver.com/economic/113563 ). Mais, comme la perspective de sortir de l’UE semble totalement inconcevable pour les tenants du dogme, cette analyse revenait implicitement, dans leur esprit, à affirmer qu’il était impossible de sortir de l’euro.

En 2011, le commissaire européen de nationalité espagnole Joaquim Almunia s’exprimait d'ailleurs en ces termes : « Ceux qui pensent que cette hypothèse [celle d’un exit] est possible n’ont rien compris à notre processus d’intégration. L’intégration européenne est la seule option. » ( https://euobserver.com/economic/113568 )

Aujourd'hui, à la différence du discours allemand qui a changé du tout au tout, le discours des institutions européennes est resté identique. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, qualifie l'hypothèse de sortie de l’euro de « spéculations irresponsables » ( http://www.welt.de/wirtschaft/article136091396/Schulz-wirft-Regierung-Verantwortungslosigkeit-vor.html ) tandis que la Commission a redit que l'appartenance à l'euro est « irrévocable » ( http://www.rt.com/news/220039-greece-eurozone-exit-crisis/ ).

Naturellement, ces prises de position publiques ne sont que des prises de position publiques. En interne, les institutions constitutives de la « Troïka » (BCE, Commission et FMI) ont bien été obligées - nolens volens - d’arrêter la ligne de conduite à tenir au cas où cet événement « impossible » en viendrait néanmoins à se produire.

Sur ce point, l’oligarchie qui nous gouverne semble avoir réalisé le piège dans lequel elle s’est elle-même enfermée avec le traité sur l'Union européenne (TUE). Les rédacteurs avaient cru malin de ne pas prévoir de clause de sortie de l’euro, en pensant que cela conforterait la confiance des investisseurs internationaux dans l’éternité de la monnaie européenne. Seulement voilà : comme on ne peut pas arrêter l’océan avec un barrage, la pression des faits qui poussent à l’éclatement de l’euro est telle que les pays concernés n’auront bientôt plus d’autre choix que d’en sortir, ce qui, en droit, leur impose de sortir aussi de l’UE.

Mario Draghi et tous les oligarques européistes sont piégés par l'absence de clause de sortie de l'euro dans les traités.

L’oligarchie, piégée par l’absence de clause de sortie de l’euro dans les traités

Pour l’oligarchie, c'est le scénario catastrophe.

Elle ne peut pas admettre de contraindre un pays quittant l’euro à quitter aussi l’UE. Parce que les conséquences de ces deux chocs combinés seraient tout à fait imprévisibles, à la fois pour le pays en question et pour l’impact de ces événements sur les autres États de l’UE.

Les européistes peuvent imaginer avec effroi ce qu’il adviendrait si la Grèce, par exemple, sortait à la fois de l’euro et de l’UE et si, deux ou trois ans après, sa situation était redevenue florissante. L’effet d’exemplarité serait dévastateur pour la survie de l’UE…

Dans ces conditions, l’oligarchie euro-atlantiste est à la recherche d’un expédient pour autoriser un État à sortir de l’euro sans quitter l’UE pour autant. Selon certaines rumeurs, on envisagerait d’utiliser à cette fin l’article 352 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), dont la formulation absconse autoriserait toutes les forfaitures juridiques. Il est vrai que le §1 de cet article est tellement obscur et vague que certains esprits peuvent imaginer l’utiliser pour tout et n’importe quoi :

« 1. Si une action de l'Union paraît nécessaire, dans le cadre des politiques définies par les traités, pour atteindre l'un des objectifs visés par les traités, sans que ceux-ci n'aient prévu les pouvoirs d'action requis à cet effet, le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission et après approbation du Parlement européen, adopte les dispositions appropriées. Lorsque les dispositions en question sont adoptées par le Conseil conformément à une procédure législative spéciale, il statue également à l'unanimité, sur proposition de la Commission et après approbation du Parlement européen. »

( https://europadatenbank.iaaeu.de/user/view_legalact.php?id=49 ).

Certains esprits imaginent sans doute qu’ils pourraient présenter la sortie de la Grèce de l’euro comme « une action de l'Union qui paraît nécessaire, dans le cadre des politiques définies par les traités, pour atteindre l'un des objectifs visés par les traités, sans que ceux-ci n'aient prévu les pouvoirs d'action requis à cet effet. »

Ce serait cependant une forfaiture juridique absolue car ce dispositif reviendrait à modifier les traités, - qui plus est sur un point essentiel : l’appartenance de la Grèce à l’euro – sans passer par la procédure juridique obligatoire pour toute modification des traités, qui consiste à demander aux 28 peuples leur avis unanime, ce qui passe par la signature d’un nouveau traité puis par les 28 ratifications nécessaires de la part des 28 États.

  • La vraie question : à quoi joue Mme Merkel ?

La question n'est pas de savoir si un Grexit est possible. Il l'est, comme est toujours possible un changement d'un accord conclu entre des êtres humains.

La question n’est pas non plus de savoir si un Grexit risque d'arriver après les élections. Le risque existe, comme le pensent les Grecs fortunés qui ont repris leur mauvaise habitude de vider leurs comptes bancaires ( http://www.zerohedge.com/news/2015-01-12/greeks-stop-paying-taxes-ahead-elections-central-bank-scrambles-halt-bank-run-rumors ), pour en mettre le contenu à l'abri soit sous forme d'argent liquide, soit sous forme de comptes situés hors de Grèce.

Ce comportement place d’ailleurs les banques grecques dans une situation difficile. Deux d’entre elles auraient été obligées, au cours des tout derniers jours, de demander à la BCE l’assistance spéciale connue sous le nom d’« Emergency Liquidity Assistance » (ELA) ( http://www.zerohedge.com/news/2015-01-15/greek-bank-runs-have-begun-two-greek-banks-request-emergency-liquidity-assistance ).

La vraie question est de savoir à quoi joue Mme Merkel.

Cette question-là est troublante et seule l’UPR y apporte une réponse convaincante. Notre hypothèse est que, telle Pénélope dans l’Odyssée, Mme Merkel détricote la nuit ce qu’elle tisse le jour, dans l’attente, non pas d’Ulysse mais de l’explosion inéluctable de l’euro.

Pour l’instant, notre hypothèse n’a jamais été contredite par les faits.

François ASSELINEAU et Vincent BROUSSEAU

Site Internet : http://www.upr.fr
Facebook : http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/# !/UPR_Asselineau
Blog : http://www.francoisasselineau.fr

Telle Pénélope dans l’Odyssée, Angela Merkel détricote la nuit l'euro qu’elle tisse le jour, dans l’attente, non pas d’Ulysse mais de l’explosion inéluctable de la monnaie européenne. D’après le tableau « Pénélope défaisant son ouvrage » de Francesco dal Ponte, dit Francesco Bassano (1549-1592), conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes.


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211 réactions à cet article    


  • dithercarmar dithercarmar 19 janvier 2015 19:30

    WOUAW ! Boulversifiant.


    • dithercarmar dithercarmar 20 janvier 2015 04:01

      Vous devriez regarder :

      Micro-trottoir : « Pourquoi les politiciens nous prennent pour des cons ? »

      http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/micro-trottoir-pourquoi-les-48541?debut_forums=0#forum12978624

      Et :

      Micro-Trottoir : « Jusqu’où iriez-vous pour montrer votre mécontentement ? »

      http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/micro-trottoir-jusqu-ou-iriez-vous-47312

      La solution c’est nous qui l’avons ! Et certainement pas les politiques


    • lsga lsga 21 janvier 2015 13:40

      et certainement pas Asselineau.

       
      Rappelons ici que ce qui coule l’économie Suisse, c’est la fin du secret bancaire qui était le pilier de sa structure économique.
       
      Un petit pays qui vivait comme un parasite sur le dos de ces voisins européens : voilà ce qu’était la Suisse. Désormais que ces pays se sont unis en unique marché, et qu’ils ont fait voler en éclat la mafia du secret bancaire Suisse, le parasite suisse est terrassé.
       
      Que signifie la catastrophe monétaire Suisse ? 
      La Suisse ne peut plus rester en dehors de la zone Euro, et le niveau de vie extrêmement élevé de sa caste moyenne va devoir s’aligner sur celui de ses voisins. 
       
      Prochain sur la liste : LE ROYAUME UNI (dont le niveau de vie de la caste moyenne s’alignera aussi sur le reste de l’Europe, et donc augmentera...)
       
      Mais bon, Asselineau viendra encore nous sortir des énoncés de la sorcellerie financière pour nous expliquer que c’est l’Euro qui est en cause.
       

    • doctorix doctorix 21 janvier 2015 14:59

      A l’UPR, ces nouvelles nous font boire du petit lait.

      En fait, ce n’est pas tant l’Allemagne qui veut exclure la Grèce de l’euro que les grecs qui ont compris leur intérêt à en sortir : reprise des exportations immédiate et fin du chômage.
      C’est une image de ce qui nous attend, nous aussi, mais il vaudrait mieux provoquer l’événement que le subir.
      Si la Suisse devient riche à court terme par son nouveau pouvoir d’importer, elle devient pauvre à moyen terme par son impossibilité d’exporter.
      Il en sera évidemment de même pour l’Allemagne si de nombreux pays quittent l’euro.
      Une monnaie propre pour les grecs et la renégociation de leurs dettes illégitimes, et c’est un pays qui repartira sur de bonnes bases.
      La pénalisation sur ses importations sera à mon avis largement compensée par le bonus sur ses exportations et la baisse de son chômage.
      C’est tout le programme d’Asselineau, avec en prime une sortie de la détestable OTAN.

    • lsga lsga 21 janvier 2015 15:04

      Alors, les grecs, contrairement à l’UPR, ne sont pas des sociaux-nationalistes. Ce sont des progressistes, qui votent pour ce qu’il y a de plus à gauche pour l’instant, Syriza : qui est pro-européen (et pour une autre europe)

       
      Syriza & co va permettre à Hollande d’imposer à Merkel un QE (c’est grossomodo ce qu’explique Asselineau lui-même), et Merkel tente de limiter ce QE en faisant les gros yeux. Elle veut bien le QE, mais à condition de ne pas trop dévaluer l’euro. Voilà tout.
       
      Bref : buvez du lait, et n’oubliez pas les BN au chocolat qui vont avec vos analyses infantiles. 

    • doctorix doctorix 21 janvier 2015 15:46

      Syriza est pro-européen : pour l’instant. 

      Il ne faut pas faire peur avant les élections.
      On ne peut vouloir et obtenir une autre Europe sans sortir au préalable de celle-ci (principe d’unanimité).
      Donnons-nous 6 mois et voyons ce qu’il en est vraiment.
      Les paris sont tenus.

    • lsga lsga 21 janvier 2015 15:50

      lol : vous vivez dans un monde parallèle. Syriza veut que les allemands payent la dette grecque. Si la grève sort de l’euro : ça va être compliqué. 


    • doctorix doctorix 21 janvier 2015 15:59

      La dette est une fiction, que notre aliénation à des règles absurdes nous oblige à respecter.

      On a prêté du papier, et on voudrait récupérer le fruit du travail.
      C’est une iniquité qui ne peut pas durer.
      Le papier ne vaut rien, c’est le seul travail qui est une valeur.
      Toutes les dettes finiront par sauter.


    • lsga lsga 21 janvier 2015 16:01

      Alors : l’Union Européenne implique une uniformisation des niveaux de vie en Europe. Augmentation dans les pays du Sud, diminution dans les pays du Nord, avec une moyenne au final inférieur à la situation d’avant pour permettre aux entreprises de refaire des profits.

       
      La partie augmentation du niveau de vie des pays du Sud c’est fait à crédit sur les marchés financiers internationaux.
       
      Maintenant, les pays du Nord vont payer, c’est le QE. 
       
      Voilà ! 
       


    • kimbabig 21 janvier 2015 21:43

      Isga le pro-nazi (Isga défend becs et ongles les nazis Ukrainiens sur d’autres fils, il est bon de la rappeler) revient polluer des articles intelligents avec des énormités plus grosses que lui.

      Il est invraisemblable que ce troll demeuré soit encore autorisé à poster sur ce site...

      L’« autre europe »... Le gros piège à cons qui nous est resservi depuis la signature du traité de Rome chaque fois que les tares de cette nuisible construction européenne apparaissent au grand jour... smiley smiley smiley

      L’uniformisation des niveaux de vie dans l’union européenne smiley smiley smiley smiley
      Le vaste blague !

      La Grèce était un pays qui s’en sortait très bien économiquement à la fin des années 70, maintenant c’est devenu un pays du Tiers-Monde, merci l’europe !

       

      Quand au QE, ce sera surtout à chacun pour son Q et à chacun ses dettes…


    • lsga lsga 22 janvier 2015 10:47

      Matériellement, concrètement, historiquement, l’impérialisme français a perdu son emprise néo-coloniale sur l’Irak au profit des USA. Saddam Hussein était le garçon pompiste de TOTAL-Elf-Fina, et assurait l’indépendance énergétique de la France et de l’Europe. Depuis la chute de ce dernier, le pétrole irakien appartient désormais à la bourgeoisie US. 

       

      La France et l’Union Européenne se retrouvent donc sans approvisionnement propre et sûr. Depuis la perte de l’Irak , la bourgeoisie française, soutenue par la bourgeoisie européenne, cherche donc partout un remplaçant pour l’Irak : en Ukraine, en Libye, en Syrie… 

       

      La tentative française de TOTAL de s’approprier les immenses ressources gazières en Crimée, en faisant rentrer l’Ukraine dans l’Union Européenne a été un échec TOTAL. Christophe de Margerie en a très certainement payé le prix. Les impérialismes Russes et US se sont mis d’accord pour évincer manu-militari les forces européennes de Crimée. La Russie a ainsi assuré sa mainmise sur les ressources gazière de Crimée (qu’elle vendra au prix fort aux européens), et les USA peuvent déjà commencer à vendre leur gaz de schiste aux pays du Nord de l’Europe. Reste donc, comme toujours, les anciennes-colonies arabes où les Français et les Européens sont habitués à pratiquer des razzia. 

       

      Les forces djihadistes ont été directement, et assez officiellement, utilisées par la France en Libye ; et que ces mêmes forces djihadistes servent les intérêts français et européens en Syrie. Il est d’ailleurs plus que probable que les USA et la Russie interviendront comme en Ukraine pour empêcher l’Europe de mettre la main sur le pétrole et le gaz Syrien. 


      • dithercarmar dithercarmar 21 janvier 2015 13:29

        Fifi Brind_acier

        Une autre réponse à la crise :


        -Ne mangez plus de thon rouge, l’espèce est menacée,
        mangez du con, les réserves sont inépuisables.


      • lsga lsga 21 janvier 2015 13:45

        Non, là c’est la fin du Franc Suisse, et la fin du Rouble aussi.

         
        L’Euro et en telle forme (totalement surévalué) qu’ils peuvent se permettre de faire des QE comme les USA. En faisant tourner la planche à billet de l’Euro, c’est la Suisse, le Royaume Unis, et tous les pays resté en dehors de la zone euros qui vont tirer la langue. Pour rappel : un QE consiste à créer de la monnaie. Si cela ne fait pas baisser la valeur de la monnaie, c’est autant de « richesse » créé spontanément (en fait, sucée sur le reste de l’économie mondiale). C’est ce que rêve de faire l’UPR avec le Franc (redonner le pouvoir de financement de la dette à la banque de France)
         
        Mais bon, dans le monde magique de l’UPR, c’est l’euro qui va mal, et l’économie russe qui est flamboyante.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 janvier 2015 13:56

        Isga,
        C’est vrai qu’avant l’ UE et l’euro, la France allait vachement mal :
        quasiment pas de dette publique, 500 000 chômeurs et pas 5millions, un vrai désastre...
        « La France il y a 40 ans »


        Et puis la France avait une industrie prospère, un vrai désastre aussi...

      • lsga lsga 21 janvier 2015 14:04

        ah.. Fifi regrette le bon vieux temps des colonies, quand l’industrie française était prospère grâce au pillage des matières premières africaines...

         


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 janvier 2015 14:14

        Isga,
        C’est bien, continuez à défendre l’ UE et l’euro, la mondialisation, c’est parfait ne changez rien.


      • lsga lsga 21 janvier 2015 14:23

        Oui, je continue à pratiquer la diamat, c’est ma passion. Les réactionnaires croient pouvoir arrêter la locomotive du Capitalisme en se mettant face à elle.Le révolutionnaires est un judoka qui sait utiliser la force de son ennemi pour le renverser. 

         
        Mais puisque tu flood, j’aimerais rappeler mon propos : 
         
        L’Euro et en telle forme (totalement surévalué) que la BCE peut se permettre de faire des QE comme les USA. Pourtant, ce qui permet aux USA de faire des QE, et donc de faire payer leur crise au reste du monde, c’est que le dollar est la monnaie de référence mondiale. En faisant tourner la planche à billet de l’Euro, c’est la Suisse, le Royaume Unis, et tous les pays restés en dehors de la zone euros qui vont tirer la langue : ce sont eux qui vont payer les QE européens. 
         
        Pour rappel : un QE consiste à créer de la monnaie. Si cela ne fait pas baisser la valeur de la monnaie, c’est autant de « richesse » créé spontanément (en fait, sucée sur le reste de l’économie mondiale). C’est ce que rêve de faire l’UPR avec le Franc (redonner le pouvoir de financement de la dette à la banque de France)

      • GrandGuignol GrandGuignol 21 janvier 2015 14:43

        Si cela ne fait pas baisser la valeur de la monnaie, c’est autant de « richesse » créé spontanément (en fait, sucée sur le reste de l’économie mondiale).

        Oui « SI » mais Non justement....Créer de la monnaie virtuelle ne favorise pas vraiment la hausse ou même la stabilité de la valeur d’une monnaie...C’est généralement le contraire qui se produit.

        Revenir au Franc n’est pas un QE mais une redéfinition d’une monnaie nationale qui n’emprunterai plus au privé et serait indépendante des désidératas de l’oligarchie de l’UE.


      • lsga lsga 21 janvier 2015 14:55

        Bref : vous rêver de faire un QE en Franc.

         
        Or, un QE en Franc provoque nécessairement une dévaluation du Franc (voir : Mitterrand)
         
        À l’échelle de l’Europe, il est possible de faire un QE sans trop dévaluer l’Euro, c’est ce que cherche à négocier Merkel avec Hollande. 

      • GrandGuignol GrandGuignol 21 janvier 2015 15:15

        N’importe quoi ! Vous avez l’art de mélanger la chèvre et le choux ....

        Un QE insignifiant ne servirait à rien, donc dévaluation de l’euro.

        Le retour au Franc provoquerait une dévaluation...oui, c’est aussi vrai, mais l’austérité que nous subissons et qui va s’intensifier ne sera pas pire et même le retour au Franc serait bénéfique, à court /moyen termes, pour le peuple d’après de nombreux économistes dont jacques Sapir..


      • lsga lsga 21 janvier 2015 15:25

        Alors : un QE sans dévaluation ça existe, c’est ce qu’on fait les USA (qui n’y ont pas été avec le dos de la cuillère). Tant que les investisseurs étrangers se bousculent au portillon pour acheter de l’Euro et investir en zone UE : pas de risque de dévaluation. Bien entendu, c’est une question de mesure. Cette mesure est le fruit du rapport de force Merkel - Hollande. 

         
        Bref : la BCE fait ce que l’UPR réclame. Pourquoi ne l’admettez vous pas ?

      • GrandGuignol GrandGuignol 21 janvier 2015 15:55
        Bref : la BCE fait ce que l’UPR réclame. Pourquoi ne l’admettez vous pas ?

        Parce que entre un QE et un retour à une monnaie nationale délivrée de l’emprunt aux banques privées n’est pas comparable.

      • lsga lsga 21 janvier 2015 16:34

        Vous êtes d’une mauvaise fois, c’est fou....

         
        Que ce soit la Banque de France qui fasse le QE, ou la BCE, la seule chose que ça change, c’est l’échelle. Bref, la BCE va appliquer le programme économique (lol) de Asselineau à l’échelle de l’Europe : racheter les créances privées via une émission monétaire, et permettre aux entreprises et aux États européens de s’endetter à 0% (en prenant en compte l’inflation) au prêt de la BCE. 
         
        La BCE n’est pas la FED, ce n’est pas une banque privée, c’est une banque publique. 
        D’ailleurs : privée ou publique, ça ne change rien ; cela reste du Capitalisme financier basé sur la dette. 
         


      • Jasken 21 janvier 2015 16:41

        Isga considère l’UE, l’euro, la dite mondialisation comme étant un mouvement inéluctable (naturel, tant qu’on y est dans le ridicule, pourquoi pas ?) du capitalisme...
        À retenir pour le bêtisier assurément.
        Et le terme « réactionnaire », bah, ça laisse sans voix.

        Quant

        Cette organisation si « moderne » qu’elle ressemble à la défunte artificielle URSS dans son organisation bureaucratique d’un autre temps est si enviable que vous ne la rencontrez nulle part ailleurs dans le monde.

        Bouh, vous êtes tous des réactionnaires, autres pays hors-UE où que soyez (ça en fait des « réactionnaires » à la sauce « Isga »). Vive le progrès, vive l’UE (tu parles d’un progrès, une prison archaïque et fossilisée, oui !). Quelle sinistre blague !


      • GrandGuignol GrandGuignol 21 janvier 2015 16:43

        Vous êtes de mauvaise foi, c’est dingue !

        La BCE ne peut pas prêter directement aux états membres et encore moins à 0%..c’est dans les textes de l’UE.
        Les états membres sont donc obligés d’emprunter aux banques privées qui elles ne font pas de cadeaux.


      • lsga lsga 21 janvier 2015 16:51

        oui, l’agrandissement des marchés une mouvement naturelle et nécessaire du Capitalisme, pour faire face à la baisse tendancielle du taux de profits.

         
        Par exemple, en France, on avait des dizaines de provinces, chacune avec sa monnaie et ses douanes. La Révolution Bourgeoise de 1789 s’est empressée de renverser tout se bordel et de créer une monnaie commune supra nationale (au dessus des nations qu’était la Bourgogne, la Catalogne, le Poitevin, le Pays Basque, etc.). 
         
        La BCE fait un QE. Les banques vont se faire des cadeaux à elles-mêmes : La Grèce est surendetté au prêt des banques françaises. Si la grève sort de l’UE, c’est les banques françaises qui s’effondrent. Là, via le QE, c’est l’Allemagne qui va racheter les dettes grecque. 
         
        Au passage, la réalité matérielle de la dette : c’est le déficit commercial. Vous savez, ce truc que la France du CNR comblait grâce au néo-colonialisme. 



      • kimbabig 21 janvier 2015 21:48

        ’Les nations qu’étaient la Bourgogne et le Poitou"

         smiley smiley smiley

        Il dormait en cours d’histoire Isga ?

        Mais quand on soutient les nazis Ukrainiens comme le fait Isga, on est pas très instruit ni malin, forcément...

         smiley smiley smiley


      • izarn 19 janvier 2015 21:19

        Oui...Ce qui démontre l’effondrement des monnaies, dollar et euro par la cause des QE. C’est à dire planche à billet, puisque l’argent ainsi produit ne sert qu’à la contrepartie d’actifs toxiques.
        Une monnaie ne doit etre introduite qu’en contrepartie de la richesse créee. Elle est introduite par le crédit bancaire. Ce que continue à nier tout un tas de gens comme Jorion, Asselineau ?
        De fait les monnaies hors bloc BAO s’apprécient...Ce qui est génant si ces pays exportent.
        On va pas plaindre les riches qui vont payer plus cher leur Rolex. Ils ont le pognon pour.
        Bon Merkel veut plus les grecs ? En fait oui, on ne peut pas exclure un membre comme dit l’autre : C’est irrevocable. Mais je ne suis pas d’accord sur un fait : Un membre peut sortir de lui meme.
        Ou sont les textes ?
        Vu que la BCE écrase les textes de sa fondation en faisant du QE ouvertement, la sortie de la Grece est aussi envisageable...Tant qu’on y est, pourquoi pas ?
        L’UPR devrait se réjouir que l’UE s’autodétruit elle meme...
        De toute façon l’Allemagne a le droit de refuser de payer, c’est dans sa constitution...De fait la Grece sera obligée de quitter l’UE. Sinon elle sera vendue au Qatar et à la Chine...
        Mais jusqu’ou un peuple va ramper... Hein ?


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 janvier 2015 21:51

          izarn,
          Où sont les textes ? Ben justement, pour sortir de l’euro sans sortir de l’ UE, y a pas de texte !
          On doit cette merveille de démocratie à Attali, et ceux qui ont rédigé le Traité de Maastritch, qui se sont bien gardé de mettre une clause de sortie à l’euro...


          Je crois que vous n’avez pas très bien compris le fonctionnement de l’ UE.
          Il n’est pas démocratique et fonctionne à sens unique.
          Ceux qui dirigent ont tous les droits, y compris la BCE qui viole ses propres statuts.

          Mais si un peuple décide de ne pas appliquer les Traités, ils ont prévu toutes les sanctions.
          Plainte auprès de la Cour de Justice européenne, Tribunal International, et des pénalités financières.
          ’ Astreinte", qu’ils disent, et qui pour être dissuasive doit se chiffrer en millions d’euros.

          L’UPR est tout a fait enchantée que l’euro se casse la figure, elle explique depuis 7 ans qu’une monnaie commune ne peut pas fonctionner, ce qui se passe ne fait que confirmer ses analyses.
          Mais aussi que le programme de Siryza, sans sortir de l’ UE et de l’euro, est irréalisable, car contraire aux traités européens.

        • dixneuf 21 janvier 2015 10:13

          « ...depuis 7 ans qu’une monnaie commune... » - De quoi prlez-vous, d’une monnaie ’unique’ ou d’une monnaie ’commune’ ? Nous avions l’écu, nous aurions été bien inspiré de conserver le franc et les autres monnaies et d’étendre l’usage de l’écu.


        • lsga lsga 21 janvier 2015 13:48

          pfff.... Vous branchez vos neurones des fois ?

           
          Wooo ooo : C’est la Suisse qui va être obligée de ramper devant les instances de l’UE pour rentrer en catastrophe dans l’Euro.
           
          Relisez vous : la surévaluation du Franc Suisse est en train de détruire l’économie Suisse. Avec les QE de l’Union Européenne, ce sont tous les pays européens restés en dehors de la zone Euro qui vont subir le même sort.
           
          Donc la question n’est pas : « comment sortir de l’Euro ? », la question est : « comment gérer tous les nouveaux entrants, dont la Suisse, qui vont demander à entrer dans la zone Euro ? »

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 janvier 2015 13:50

          19,
          L’euro est une monnaie commune.
          Une monnaie unique s’applique à un seul pays, une seule économie, un seul peuple.
          Comme le rouble pour la Russie, le $ pour les USA, le yuan pour la Chine etc.
          Il n’y a pas de peuple européen. Donc pas de monnaie unique.

          « La tragédie de l’ euro »


        • lsga lsga 21 janvier 2015 13:58

          La Russie et les USA : Un seul peuple ????????????

           
          LoooooooooooooooooooooooooL
           
           
          Vous faites dans le racialisme maintenant à l’UPR ? Une race == un peuple ?
           
          tsss....

        • lsga lsga 21 janvier 2015 14:03

          une race == un peuple == une monnaie

           
          La nouvelle théorie de l’UPR, qui contredit totalement la réalité monétaire depuis le 18ème siècle. 

          Dit fifi, tu peux me renvoyer le lien vers l’article du site de l’UPR où Asselineau explique qu’historiquement toutes les monnaies supranationales se sont effondrées ? je le retrouve plus.
           
          C’est une telle contrevérité historique, j’aimerais bien l’avoir sous la main. 
           


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 janvier 2015 14:17

          Isga,
          « La tragédie de l’euro », ainsi, au lieu de parler dans le vide, vous allez pouvoir faire une brillante critique argumentée.


        • lsga lsga 21 janvier 2015 14:28

          Comment on dit dans la langue de l’UPR : « moi y en a pas regarder vidéos, moi y en a lire article et commentaires » ? 

           
          Un lien vers une vidéo n’est pas un argument fifi. Si tu considères que dans cette vidéo il y a un argument permettant de contredire la nécessaire entrée de la Suisse dans l’Euro, poste le ici, je te répondrais ici.
           
          Donc, comme tu flood, je reposte ici la réponse que je t’ai faite sur le problème de l’absence de textes concernant la sortie de l’euro :
           
          L’article explique comment la surévaluation du Franc Suisse est en train de détruire l’économie Suisse. Avec les QE de l’Union Européenne, ce sont tous les pays européens restés en dehors de la zone Euro qui vont subir le même sort. Donc la question n’est pas : «  comment sortir de l’Euro ? », la question est : « comment gérer tous les nouveaux entrants, dont la Suisse, qui vont demander à entrer dans la zone Euro ?  »

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 janvier 2015 16:14

          Isga,
          Surtout ne perdez pas votre précieux à vous instruire..., des fois que vous finiriez par être d’accord avec l’ UPR et vous perdriez votre job de troll de l’ Empire.


          Alors toi être ravi de lire ce texte de la Tribune sur l’assouplissement quantitatif de la BCE.
          C’est une page, ça va pas trop surmener tes petits neurones.

        • lsga lsga 21 janvier 2015 16:35

          Allo : TON PARTI L’UPR PROPOSE DE FAIRE UN ASSOUPLISSEMENT MONÉTAIRE EN FRANC !

           
          Le programme de l’UPR : tu l’as lu ? Arf, je suis bête, tu ne peux pas, il n’existe qu’au format vidéo. 

        • GrandGuignol GrandGuignol 21 janvier 2015 16:50

          programme de l’UPR au format PDF

          Encore une fois tu manques de te taire....

           smiley 

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