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Accueil du site > Actualités > Politique > Accord sur le travail : Sarko l’a rêvé, Hollande l’a fait (...)

Accord sur le travail : Sarko l’a rêvé, Hollande l’a fait !

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) dit « Accords de Wagram » modifiant en profondeur le droit du travail qui vient d’être signé est loin d’être un accord « gagnant-gagnant », et une réussite du dialogue social. Au contraire, on peut le résumer en disant qu’il s’agit d’un coup de force contre le dialogue social, donnant des miettes aux salariés et le jackpot au patronat … sous un gouvernement socialiste !

Un coup de force contre le dialogue social !

Cet accord est un coup de force contre le dialogue social. Il est certes parfaitement légal en janvier 2013, mais il est surtout minoritaire et n’aurait jamais été approuvé après l’entrée en vigueur de l’ensemble des dispositions de la loi de réforme de la représentativité syndicale du 20 août 2008 qui prendront effet au plus tard le 21 août 2013 :

Participaient aux négociations les 5 syndicats représentatifs au niveau interprofessionnel : CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, n’y participaient pas les 2 syndicats non-représentatifs, l’UNSA et Solidaires (Sud). L’accord a été signé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC qui représentent 38.7% des salariés selon les élections prud’homales de 2008. Il a été dénoncé par la CGT et FO qui représentent 49.7% des salariés selon les mêmes élections. Plus encore, si on additionne les voix des syndicats non-représentatifs (UNSA qui soutient l’accord, Solidaires qui le dénonce), on arrive à 45% pour l’accord, 53.6% contre. Il s’agit clairement d’un accord minoritaire.

Mais jusqu’au 21 août 2013, la loi stipule qu’un accord doit être approuvé par un ou plusieurs syndicats représentatifs ayant obtenu au moins 30% des suffrages aux élections professionnelles (38.7% dans notre cas), et ne pas être contesté par des syndicats représentatifs ayant obtenus au moins 50% (49.7% dans notre cas). A 0.3% prêt, et 6 mois prêt, l’accord est valable. Car l’audience de chaque syndicat doit être réévaluée au 1ersemestre 2013 et au plus tard le 21 août 2013en tenant compte de l’ensemble des élections professionnelles durant la période 2008 – 2013 et notamment de la mise en place d’élections dans les TPE où la CGT est ressortie renforcée et la CFDT affaiblie. A l’issu de cette mesure d’audience, les syndicats signataires d’un accord devront désormais représenter 50% des salariés et non plus 30%. Dans ces conditions, il est vraisemblable que la CGT et FO auraient été en mesure de bloquer l’accord en refusant d’y apposer leur signature, s’il avait été négocié en août 2013 et non en janvier 2013.

Le gouvernement socialiste a délibérément choisi d’imposer une négociation sociale majeure avant que le poids des syndicats réformistes ne risque d’être considérablement réduit. C’est un choix politique dramatique pour un gouvernement se prétendant « de gauche » et cela doit être dénoncé.

Tout ceci délégitime fortement l’ « accord » signé entre les organisations patronales et certains syndicats minoritaires. Il rend au contraire tout à fait légitime de poursuivre la bataille pour que les parlementaires ne le ratifient pas « tel quel », mais l’amende dans un sens plus favorable aux salariés.

Des miettes pour les salariés

Les contrats courts,

Flexibilite.gifLa principale avancée de l’accord pour les salariés serait la sur-taxation des contrats courts : CDD de moins d’un mois à 3 mois. Cet accord exclu cependant les contrats saisonniers, les contrats « pour une tâche précise et temporaire » et la surtaxation est réduite pour les CDD dit d’ « usage » (comme les sondages, branche professionnelle de la patronne du Medef. On n’est jamais mieux servi que par soi-même). Cela fait déjà quelques trous dans la raquette.

Mais surtout l’intérim est exclu de la surtaxation. L’accord se résume plus à une victoire du patronat de l’intérim qu’à une victoire des salariés. Les salariés basculeront d’un CDD à une mission d’intérim, je ne suis pas sûr que la différence change profondément leur quotidien et sécurise leur parcourt professionnel.

D’autant que le patronat a négocié en compensation une exonération de cotisations patronales pour les jeunes de moins de 26 ans pendant 3 mois, 4 mois dans les entreprises de moins de 50 salariés L’ensemble des deux mesures (surtaxation des cotisations pour les CDD court d’un côté, exonération pour les jeunes de moins de 26 ans de l’autre) devrait coûter 50 millions à l’assurance chômage, autant de charge patronale en moins pour le patronat.

La complémentaire santé

L’accord devrait permettre à 4 millions de salariés d’accéder à une complémentaire santé, ce qui semble un grand progrès social. Sauf que l’entreprise définit seule, sans concertation avec les représentants du personnel, l’organisme chargé de la complémentaire santé. Un immense et nouveau marché s’ouvre donc aux assurances privés, et les salariés n’auront aucune liberté de choix pour adhérer à des mutuelles plutôt qu’à des assurances privées !

Là encore, cette prétendue avancée sociale a un étrange goût de victoire pour le patronat de l’assurance privée.

Le droit de recharge de l’assurance chômage

Les salariés devraient conserver leur reliquat de droit au chômage s’ils reprennent un emploi. Sauf que le détail de la mesure est renvoyé à la future renégociation de la convention Unedic. « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

Le compte personnel de formation.

Le nouveau compte personnel de formation de 20h par an dans la limite de 120 heures est exactement du même montant que le DIF. Ce droit devient transférable d’une entreprise à l’autre, rien ne change en profondeur sur la formation. C’est un gain, certes, mais en aucun cas « historique ».

La mobilité volontaire sécurisée

Les salariés de plus de 2 ans d’ancienneté des entreprises de plus de 300 personnes pourront aller découvrir un emploi dans une autre entreprise tout en ayant l’assurance de pouvoir revenir dans leur emploi actuel, ou du moins un emploi similaire. Voilà une avancée qui pourrait sécuriser la mobilité volontaire des salariés.

Sauf que ce droit est soumis à un avenant au contrat de travail et donc à l’accord de l’employeur. On imagine que le nombre d’employeurs prêt à vous laisser aller voir à la concurrence si l’herbe y est plus verte et à vous accueillir avec le sourire si vous décidez de revenir sera assez peu élevé.

Présence de salariés dans les Conseils d’Administrations des grandes entreprises

Dirrigeants-Stresses.jpgLes salariés auront des représentants avec voix délibératives dans les conseils d’administrations des grandes entreprises. Cela pourrait être une très grande avancée si elle n’était pas sérieusement limitée dans les faits.

D’une part, il ne s’agit que des très grandes entreprises (5000 salariés en France, 10 000 dans le monde), cette avancée ne concernera donc qu’un nombre très réduit d’entreprises (environs 200). D’autre part, le pouvoir de vote y sera purement symbolique car les représentants des salariés y seront extrêmement minoritaires (un ou deux).

Surtout, le représentant des salariés sera soumis à un devoir de confidentialité qui limitera grandement la portée de son action. De plus, en échange, le patronat a négocié une refonte globale de l’information aux Instances Représentatives du Personnel ( CE, CHSCT et autres ) d’ici un an et dont on peut craindre une sérieuse perte de qualité de l’information, non seulement pour les 200 plus grandes entreprises, mais également pour toutes les autres.

Le temps partiel

Les temps partiel passent de 20h par semaine à 24h par semaine minimum. Une avancée qui doit également être tempérée : le calcul des 24h par semaine sera lissé tout au long de l’année selon les périodes de plus ou moins grande activité de l’entreprise ; avec les conséquences de cette annualisation qu’on peut imaginer pour la vie de famille des personnes concernées, dont les horaires dépendront désormais du bon vouloir de l’employeur.

D’autres parts, pour les branches professionnelles employant au moins un tiers de salariés à temps partiels, de futures négociations sont prévues pour fixer par exemple le nombre d’interruption dans la journée (aujourd’hui, une seule interruption est possible. Demain ?) ou le délai de prévenance en cas de modification des horaires notamment. On peut craindre le pire …

De grandes avancées pour le patronat

Création d’un CDI intermitant :

Patron-tableRase.jpgLe CDI est attaqué de multiple manière. La première est celle d’une expérimentation du CDI intermittent (c'est-à-dire que le salarié alternerait des périodes travaillés et des périodes chômées tout en restant dans le cadre d’un CDI) dans 3 secteurs (chocolaterie, article de sport, formation). Mais si l’expérimentation est jugée positive (par le patronat), on l’imagine s’étendre rapidement.

Accords de maintien de l’emploi.

L’accord officialise le chantage à l’emploi. Désormais, en cas d’accord de maintien de l’emploi en échange d’un chômage partiel ou d’une baisse de salaire, les salariés qui refuseront seront licenciés pour motif économique avec cause réelle et sérieuse, sans possibilité de contestation juridique ! Même le gouvernement Fillon n’avait pas osé aller aussi loin dans sa loi de 2004.

Reclassement forcé.

Dans la même veine, un salarié qui refusera un reclassement dans sa société en cas de réorganisation se verra licencié pour motif personnel ! Les limites géographiques à une telle mobilité forcée sont renvoyées à d’autres négociations. On peut s’attendre au pire une fois encore.

Ces deux accords portent un coup de canif très sérieux à l’essence du CDI. Désormais, le salarié perd sa capacité individuelle à refuser une modification substantielle de son contrat de travail ! Et c’est sous la gauche que ça arrive !

Dérogation aux plans sociaux

En cas d’accord majoritaire avec les syndicats de salariés, une entreprise pourra déroger dans un sens moins favorable aux salariés à la réglementation sur les plans sociaux.

Dans la même veine, les délais de mise en œuvre et de contestation des plans sociaux sont fortement réduits ! L’actualité de ces dernières années a pourtant montré que c’était un élément essentiel de la capacité des syndicats à s’opposer à un plan social.

Réduction des délais de contestations.

Le délais de contestation aux prudhommes est réduit de 5 ans à 2 ans, le délais de contestation pour les heures supplémentaires est réduit de 5 ans à 3 ans.

On le voit, c’est un accord fondamentalement défavorable aux salariés, totalement favorable au patronat qui a été signé par les syndicats réformistes et minoritaires, avec le regard bienveillant du gouvernement socialiste. Il peut et doit être contesté par la gauche et ne doit pas être transcrit tel quel dans la loi au Parlement.

 

PS : Je veux rendre hommage à l'analyse de Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, syndicaliste CGT et membre du Bureau National du PS (nul n'est parfait) dont je me suis largement inspiré.

PPS : Article initialement paru sur mon blog personnel. 

 


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51 réactions à cet article    


  • Didier Cozin Didier Cozin 19 janvier 2013 11:13

    On peut tout critiquer au niveau social et des dernières négociations entre les patrons et les syndicats, trouver aussi que les travailleurs n’en auront jamais assez (Et pourquoi pas tout le monde à 5 000 euros par mois pour 10 h de travail par semaine ?) mais il y a dans le monde un principe de réalité : le marché : vous achetez (même le plus révolutionnaires des gauchistes est un consommateur) des biens que d’autres ont produit. Si sur ce marché vos biens et services ne sont pas compétitifs vous ne vendez plus (c’est ce qui arrive à Renault pu Peugeot en ce moment).
    Donc on peut trouver que la flexibilité et la compétitivité c’est mal mais dans ce cas il faut nous prouver que dans un seul pays au monde le socialisme, l’angélisme économique et les bons sentiments ont engendré une société juste et épanouissante et développée.
    A Cuba par exemple on vient d’apprendre que les cubains pourront désormais sortir du pays sans autorisation et autrement qu’en tant que boat people. Sauf qu’un médecin gagne 30 $ par mois à cuba et qu’un billet d’avion coûte 1 000 $ au moins.
    Donc le socialisme et l’angélisme apporte la ruine économique, la désespérance sociale (tout le monde ne mange pas à sa faim dans les pays socialistes, chine exceptée) et au final l’absence de démocratie.
    Tout cela pour dire que les jusqu’auboutiste du social entraînent les quelques gogos qui y croient encore dans le mur du non sens économique, social et politique.


    • Yvance77 19 janvier 2013 11:35

      Sauf que.... tous nos petits libéraux nous ont dit que le sacro-saint « marché » se regulerait pour le bien des consommateurs aussi. Or, ce n’est absolument pas vrai du tout. Il est dérégulé au possible et ne profitent qu’à une poignée de personnes. Et, c’est cela qu’il faut combattre.

      Maintenant pendant qu’on y est, il n’est nul besoin de travailler plus de 6 heures jours, la machine et le nombre fait que l’on peut très bien y arriver tous ensemble (sans payer l’oisiveté de certaines connasses et autres abrutis) et avec un salaire décent.

      Décent vous le pigez ce mot ? Les gens dans la majorité c’est tout ce qu’ils désirent... de la décence pour eux et leurs familles !!!


    • Albon07 19 janvier 2013 11:42

      Milton sors de ce corps :->


    • sisyphe sisyphe 19 janvier 2013 18:05

      cPar Didier Cozin (xxx.xxx.xxx.118) 19 janvier 11:13

      On peut tout critiquer au niveau social et des dernières négociations entre les patrons et les syndicats, trouver aussi que les travailleurs n’en auront jamais assez (Et pourquoi pas tout le monde à 5 000 euros par mois pour 10 h de travail par semaine ?) mais il y a dans le monde un principe de réalité : le marché

      Bah oui, mon bon monsieur : la loi du « marché » (lire mafias financières) : vous savez : celui de la main invisible, qui régule tout ;c’est à dire qui régule l’exploitation et l’asservissement des travailleurs au profit des banksters et des milieux financiers... celui qui, comme l’ont annoncé tous les économistes de l’école de Von Mises, Hayek, Friedman, et autres, devait mener le capitalisme à son apogée, et qui l’a conduit à la broyeuse infernale qu’il est devenu...

      Vous êtes un partisan du TINA : un de ces collabos d’un système mafieux d’exploitation, qui serre de plus en plus le garrot à l’ensemble des populations, pourvu que le sacro-saint « marché » (son nom soit loué), puisse permettre aux usuriers et spéculateurs divers de continuer à se gaver en écrasant les autres, en pervertissant l’économie, en privatisant le vivant, en soumettant le monde entier à la loi du plus fort.

      Vous avez une belle tête de vainqueur... à la Lance Armstrong : gaffe au retour du réel...


    • vieux grincheux 20 janvier 2013 08:59
      La « libre entreprise » est historiquement condamnée

      Garder la créativité, la poïétique est toutefois primordial.

      Il faudrait 5 planètes pour vivre comme aux States, 3 pour vivre en France. Et ce n ’est pas humainement acceptable.

      Le paysan mexicain de Basse Californie qui ne parvient plus à irriguer son champ de maïs car toute l’eau est captée par les Casinos de Las Vegas, le paysan indien dans le même cas à cause du pompage de Coca Cola, les brevets sur le vivant, les subventions versées par la PAC aux propriétaires de terres agricoles-ce qui ne signifie pas qu’ elles sont effectivement cultivées comme on le découvre actuellement- qui rendent invendables les prods des africains par exemple sont autant de cas d’ école qui militent pour un Partage équitable et une Frugalité élégante.

      Les geonpis et autres « créateurs de richesse » - enrichissement personnel faut-il le préciser - se corpo-ratisent afin de sauver leur modèle économique sous les fallacieux arguments du « je donne de l’ emploi » et du « je prends des risques ». 2 arguments faciles à démonter. (la suite ici :)


      KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!!

      VG



    • Dzan 21 janvier 2013 11:16

      Mais oui, mais oui, revenons au temps de Germinal.
      Au temps des petits boulots à un euro chers à Mâme Merkel-qui est entrain de perdre toutes les élections6
      Vous faites quoi dans la vie Msieur Cozin ?
      Certainement pas aide soignante de nuit dans une Epadh avec 60 papys et mamies en fin de vie, tout ça pour 1300 euros/ mois
      Vous, ne travaillez certainement pas en 3X8 dans une usine de traitement thermique où la température est constamment, vers les 35°.
      Vous n’ètes pas au cul d’une commande numérique, où pendant sa passe, vous devez faire des trous, sur une perceuse à côté.
      Vous n’ètes qu’un de ces jean-foutre, assis bien au chaud, bien payé, comme les invités de Calvi, profs d’économie ( neo libérale) qui viennent distiller leur venin chaque semaine.
      Allez, les petits, encore des efforts, afin que le CAC 40 grimpe, que les bouffis, s’en mettent un peu plus dans les fouilles.
      Après la santé détruite, vous n’aurez plus qu’à vous suicider, puisqu’au nom des neolib, l’hopital public,sera détruit, les mutuelles hors de prix, ou encore plus taxées.Les retraites, au minimum survital.
      Comme l’a écrit St Exupéry dans « Citadelle » : La termitière future m’épouvante


    • ZEN ZEN 19 janvier 2013 11:34

      « mais il y a dans le monde un principe de réalité : le marché »

      Tout à fait, c’est le principe de Maggie= TINA

      mobilité volontaire sécurisée

      La novlangue n’a pas de limites...


      • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 20 janvier 2013 20:04

        L’économie capitaliste est dominée par les multinationales et la grande finance. Il n’y as pas de « marché libre ».

        Voir nos articles :


        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/14/holland e-medef-syndicats-flexisecurite-i.html


        Hollande, MEDEF, syndicats, « flexisécurité »... (I)


        Le 14 janvier 2013, le Journal du Net présente « Accord sur l’emploi : les 10 principales mesures », alors que La Tribune acte « Accord sur l’emploi, le « niet » officiel de la CGT » et La France Agricole écrit « Accord patronat-syndicats sur une réforme du marché du travail » tout en soulignant « CGT et FO ne signeront pas ». La satisfaction côté MEDEF est évidente, à l’examen de l’article de BFMTV « Patrick Bernasconi (Medef) : « le dernier accord d’une telle ampleur remonte à 1968 » ». Mais la casse actuelle du Code du Travail au bénéfice d’une «  flexisécurité » beaucoup plus favorable au patronat, est-elle autre chose que la conséquence de trois décennies de mondialisation des capitaux et des marchés, comme évoqué dans nos articles «  Hollande, Ayrault et la mondialisation »(I) et (II) ? François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont-ils autre chose que les exécutants d’une stratégie commune à «  droites » et « gauches », et progressivement mise en place depuis l’arrivée de Jacques Delors à la présidence européenne ? Et les comptes en Suisse dont il est question notamment dans l’affaire opposant Jérôme Cahuzac à Médiapart, avec possible implication de l’UBS, n’ont-ils pas largement laissé la place à une « libre circulation des capitaux » à l’échelle planétaire ? Quant à l’affaiblissement du droit du travail en France, à quoi d’autre pouvait-on s’attendre avec la mise en place d’un « marché mondial de la main d’oeuvre » ? Le 14 janvier également, avec le titre « Marché du travail : "On se rapproche du contrat unique de Sarkozy" », Le Point diffuse des déclarations de l’économiste Arnaud Chéron, qui acte le rapprochement pratique opéré entre les notions de contrat à durée indéterminée (CDI) et de contrat à durée déterminée (CDD). Autant dire que les CDI cessent d’exister. Et que peut devenir le statut des fonctionnaires dans un tel contexte ? Le laxisme récurrent des mouvements sociaux majoritaires devant la mondialisation du capitalisme et du marché du travail a de toute évidence été l’une des causes de cette débâcle sociale. 20 minutes interroge à son tour « Emploi : L’accord des partenaires sociaux va-t-il vraiment faire baisser le chômage ? » Excellente question, mais rien ne porte à le croire. La «  flexisécurité » ne sera que le début de la chute, si aucune réaction populaire ne l’empêche.


        [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/14/holland e-medef-syndicats-flexisecurite-i.html ]



        et pour rappel :


        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/06/holland e-ayrault-et-la-mondialisation-i.html

        Hollande, Ayrault et la mondialisation (I)


        Le 6 janvier 2013, France TV Info écrit « 75% des Français ne croient pas Hollande sur l’emploi », alors que le JDD commente à son tour « Gouvernement : la com ne suffira pas ». L’Express souligne « Chômage : seul un Français sur quatre croit aux promesses de François Hollande » à propos de l’inversion annoncée de la courbe du chômage en 2013, sur la quelle Midi Libre emploie explicitement le titre « 75 % des Français ne croit pas à l’inversion de la courbe du chômage fin 2013 », et Le Nouvel Observateur « Pas d’inversion de la courbe du chômage en 2013, selon les Français ». En même temps, les médias n’ont guère commenté les suites des contacts récents entre les dirigeants français et les différentes organisations internationales : Banque Mondiale (BM), Fonds Monétaire International (FMI), Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), Organisation Internationale du Travail (OIT), Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Jusqu’où la France paiera-t-elle la facture d’une mondialisation économique dans laquelle ses propres dirigeants on joué un rôle important depuis l’arrivée de Jacques Delors à la présidence européenne il y a vingt-huit ans ? Et pourquoi, dans un pays dit « riche » comme la France, l’Etat devrait-il être endetté et dépendre d’agences de notation privées ? La réalité est que, dans le contexte de la « libre circulation » des capitaux et des marchandises et dans la course au nivellement par le bas des standards sociaux à l’échelle planétaire, la situation de la France semble devoir encore s’aggraver. Le 6 janvier également, dans un article intitulé « Réforme du marché du travail : les Français doutent de la possibilité d’un accord », Sud Ouest fait état d’un deuxième sondage mettant en évidence le caractère conflictuel de la politique sociale de François Hollande et Jean-Marc Ayrault. La casse programmée du Code du Travail français est-elle autre chose que l’un des volets du nivellement par le bas en cours aux échelles européenne et planétaire ? Un deuxième volet étant la pression fiscale croissante qui touche directement le petit épargne populaire, comme évoqué encore dans nos articles «  Terrains à bâtir : le Conseil Constitutionnel censure la loi » (I) et (II). Quel a été le contenu de l’entretien récent entre François Hollande et le directeur général de l’OMC Pascal Lamy, sur lequel le site de l’Elysée ne semble diffuser que quelques images ? Et où mène la stratégie définie par Jean-Marc Ayrault dans son article « Pour un nouveau modèle français » publié par Le Monde quelques jours plus tard ? Sur ce programme de crise et de punition économique générale, Boursier.com constate « Ayrault appelle les Français à accepter la mondialisation », et Newsring « Jean-Marc Ayrault vante les mérites de la mondialisation en France ». Raison de plus pour consacrer quelques articles à la conférence de presse qui avait fait suite à la rencontre de François Hollande avec les représentants d’organisations internationales (BM, FMI, OCDE, OIT, OMC) le 29 octobre 2012. La facture pour la France de la mondialisation des capitaux et des marchés est très lourde, mais ne doit surprendre personne. Dès le départ, elle était évidente.


        [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/06/holland e-ayrault-et-la-mondialisation-i.html ]



        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/08/holland e-ayrault-et-la-mondialisation-ii.html


        Hollande, Ayrault et la mondialisation (II)


        Le 8 janvier 2013, Actualité Française écrit « Chômage, crise, pouvoir d’achat : l’Europe s’enfonce dans la crise », alors que Le Monde rapporte « Dopé par la crise, le chauffage au bois couvre Athènes de particules » et Les Echos diffuse un article intitulé « Responsables du système et de sa crise » s’en prenant à la « dette publique ». Mais en quoi consiste cette prétendue « dette publique » ? La réalité est que trois décennies de privatisations et de délocalisations ont dépouillé l’Etat de ses ressources propres dans les pays jadis «  riches ». La mondialisation planifiée des capitaux et des marchés devait nécessairement ruiner ces pays. Leurs dirigents pouvaient-ils raisonnablement l’ignorer lorsque cette stratégie « consensuelle » a été mise en place il y a trois décennies ? Quels intérêts a servi une telle politique ? De son côté, la presse chinoise (Chinanews, People’s Daily) se plaint : « US and EU printing money furiously to shift debt burden », faisant allusion à la dévaluation de fait des monnaies des Etats-Unis et des pays de l’Union Européenne qui diminue la valeur des avoirs détenus par la Chine. Un article de La Tribune réclame « Pour réduire la dette, il faut un ministre des Finances d’expérience ». Mais s’agit-il vraiment de cela, alors que la politique de privatisations et de délocalisations a toujours fait l’objet d’un consensus ? Le 8 janvier également, Le Monde emploie le titre « Nouveau record de chômage en zone euro à 11,8 % » alors que RTL rapporte « Sondage : Hollande et Ayrault battent un nouveau record d’impopularité ». Conséquence de la débâcle économique, la dégringolade sociale se creuse. Elle correspond au nivellement par le bas des standards sociaux à l’échelle planétaire, recherché par les milieux dominants depuis trois décennies. Afin de compléter notre article du 6 janvier « Hollande, Ayrault et la mondialisation (I) », nous poursuivons ici l’analyse de la conférence de presse qui avait fait suite à la rencontre de François Hollande avec les représentants de la Banque Mondiale (BM), du Fonds Monétaire International (FMI), de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).


        [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/08/holland e-ayrault-et-la-mondialisation-ii.html ]



        Cordialement


        Le Collectif Indépendance des Chercheurs

        http://science21.blogs.courrierinternational.com/

        http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


      • sisyphe sisyphe 21 janvier 2013 12:09

        @ indépendance des chercheurs

        entièrement d’accord avec votre analyse.
        Soutien total.


      • ZEN ZEN 19 janvier 2013 11:41

        La novlangue n’a pas de limites... : illustration


        • varois 19 janvier 2013 15:27

          Merci pour l’illustration ! Où on s’aperçoit que le sens du mot « historique » n’est pas celui que les ouvriers attendaient. smiley Quel recul, les patrons en rient encore !


        • superyeti superyeti 19 janvier 2013 13:45

          Il est pas mal dans son genre le sieur Didier Cozin (voir le commentaire au dessus), de belles petites réflexions bien propres et pro MeRdef, une qui doit être contente en lisant cette diarrhée, c’est la Laurence, la digne héritière des maitres de forge des années 1800 et 1900.    


          • ZEN ZEN 19 janvier 2013 15:54

            Faut pas dire du mal de la Laurence
            Elle a de bonnes relations et parfois de bons mots :
            « Nous devons beaucoup à Chérèque » (Parisot)


            • spartacus spartacus 19 janvier 2013 17:54

              Représentativité :

              Aucun syndicat n’est représentatif des salariés. Fo et GCT sont des officines de bénéficiaires de régimes spéciaux.
              3% de leurs ressources viennent des adhérents. 97% de leurs ressources vient de subventions publique, CE des entreprises publique (dont EDF). 1% logement. Un simple CE de société publique (EDF) rapporte plus à la CGT que l’ensemble de toutes les cotisations de l’ensemble des adhérents concernés du privé. 

              En chiffres la CGT : 669 000 Adhérents indiqués mais réels 289 000 dont 110 000 retraités (40% des effectifs).
              Permanent 10 000. 95% issus de la fonction publique.
              Ce syndicat ne négocie pas dans l’intérêt du salarié, il fait de la politique dans l’intérêt du PCF. 

              Le temps partiel :
              Grand oublié, l’état.
               L’état est le premier employeur de France de CDD ultra court. Lui ne sera pas pénalisé. Les syndicats sous perfusion financière de l’état a montré son absence d’indépendance.

              La complémentaire santé :
              contrairement à ce que dit l’auteur, la convention collective définit la mutuelle. Cet accord est un recul de la liberté individuelle. 
              N’oublions pas que la sécu Française, mal gérée par les syndicats, rembourse à 56%, là ou l’Angleterre rembourse à 90% et l’Italie à 77% rendant indispensable pour nos concitoyens une complémentaire. Dans aucun pays au monde la sécu ne coûte aussi cher.

              Présence de salariés dans les Conseils d’Administrations des grandes entreprises
              Cette mesure est une erreur grave. Le salarié informé des tournants stratégiques de l’entreprise constituera un maillon faible de confidentialité des affaires nécessaire à la bonne marche de l’entreprise. La réticence au changement s’amplifiera et pourra mettre en péril l’entreprise. Un mauvais accord pour tous.

              Accords de maintien de l’emploi.
              Que du bon sens. Si y’a plus de travail, on ne paye pas les gens à rien faire. Ils doivent partir. 

              Réduction des délais de contestations.
              Logique, çà va pas durer 107 ans aussi bien salarié que employeur.

              D’une manière générale.
              Rien ne change, le code du travail va s’alourdir. 
              -10 000 articles là ou la suisse en a que 56. Et en suisse les salaires sont meilleurs. 38 formes différentes de contrats de travail,
              -27 régimes dérogatoires. 
              -20 formes d’organisation du temps de travail dans le cadre des 35 heures. 

              Pour les salariés comme les employeurs, ces syndicats patronaux ne se sont en rien attaqué à la complexité kafkaïenne du code du travail français.

              Aujourd’hui comme hier, pour l’employeur, embaucher c’est s’acheter des problèmes ! 

              Pour sortir de ça il faudrait arreter toutes les subventions aux syndicats patronaux comme salariés, et que ce soit de vrais gens représentatifs qui vivent des cotisations d’adhérant, pas d’argent public.


               

              • ZEN ZEN 19 janvier 2013 18:35

                . Le salarié informé des tournants stratégiques de l’entreprise constituera un maillon faible de confidentialité des affaires nécessaire à la bonne marche de l’entreprise.
                dixit spartacus...

                J’adore
                La bonne marche du pouvoir des spéculateurs et des actionnaires
                , voulait-il dire, je suppose
                Retour au pouvoir de droit divin...
                Il est vrai que le salarié n’est , comment dit-on ?, qu’une variable d’ajustement


              • spartacus spartacus 19 janvier 2013 18:56

                La caricature de gauche :.

                Etre de gauche, le monde est simple, il n’y a que de dominants et des dominés.
                Etre de gauche, c’est aimer les ouvriers au travail, et mépriser ceux qui leur en ont donné.
                Etre de gauche c’est aimer qu’une usine se construise, mais insulter l’actionnaire qui la construit.
                Etre de gauche c’est être dans la générosité avec l’argent des autres.
                Etre de gauche c’est la morale aux autres sans jamais prendre de sa vie une responsabilité.

              • rotule 19 janvier 2013 19:11

                Être de gauche ... et si simplement c’était de porter son attention sur la société dans son ensemble, pas sur les sociétés. Si c’était de voir l’intéret général et faire attention de ne pas laisser tomber des catégories de personnes.

                Trop simple ?


              • spartacus spartacus 19 janvier 2013 19:41
                Etre de gauche c’est pouvoir proclamer l’interet général sans avoir jamais à rendre de comptes.

                Etre de gauche c’est, sur tous sujets, savoir que sa pensée est forcément morale, puisque, c’est la générosité avec l’argent des autres.

                Etre de gauche c’est ne pas laisser tomber des catégories de personnes, tout en réclamant des régimes spéciaux pour soi. 

                Etre de gauche c’est vouloir des logements sociaux partout, en masse, pour obliger les beaufs au vivre-ensemble (mais moi bobo, je ne serais pas concerné, car je ne suis pas beauf).

                Etre de gauche c’est trouver qu’un terroriste d’extrême-gauche est un rebelle charismatique, par opposition au terroriste d’extrême-droite qui est un terroriste.

              • amipb amipb 20 janvier 2013 03:25

                Vous aimez la caricature, Spartacus.

                Croyez-vous que c’est comme cela que l’on dialogue ? Projeter ses fantasmes et rester sourd aux arguments, cela s’appelle de l’endoctrinement.


              • spartacus spartacus 20 janvier 2013 10:50

                Arguments ? 

                lisez donc j’ai répondu point par point sur le texte.
                Vous avez vu un contre argument ?

                La stigmatisation est une constante de gauche. Ad hominem systémique. 

                Celui qui est contre votre pensée unique est toujours ostracisé. 
                Votre réaction ne déroge pas à la règle.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 janvier 2013 18:20

                le travail c ’est pour travailler 


                le syndicat c ’est pour syndiquer 

                une entreprise c ’est pour entreprendre 


                • ZEN ZEN 19 janvier 2013 18:36

                  Un rocla c’est pour déconner smiley


                • COVADONGA722 COVADONGA722 19 janvier 2013 18:43

                  n’absolument et quand l’état « l’arbitre » censé réguler
                  choisis le camp de l’un des deux dernier , le baisé c’est le premier nommé .

                  Asinus :dans la premiere catégorie 
                   representant de la deuxieme
                   et ayant interet que la troisieme fonctionne .


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 janvier 2013 18:44

                  Excellent commentaire de Zen ! ... smiley


                • kéké02360 19 janvier 2013 19:15

                  et un Hollandopoulos c’est pour vous empapaouter smiley

                  Alors ils commencent à avoir mal au cul tous ces chamions de Gôche ( cégétistes , mélenchonistes, communistes ....... ) qui ont appelé à voter à droite !!!!!

                  Retenez vos places pour le bal des cocus à la fête de l’Huma bande de nazes smiley


                • ZEN ZEN 19 janvier 2013 19:19

                  Excellent réponse, rocla !


                • ZEN ZEN 19 janvier 2013 19:22

                  cova

                  Comprends pas ou suis fatigué
                  Faut dire qu’il fait -8
                  Mon esprit est en stand-by, mode hibernatus...


                • BOB13 19 janvier 2013 18:20

                  La gauche n’a rien à envier à la droite et c’est le MEDEF qui se frotte les mains...pas une seule manif, rien, que dalle, nada...déjà à l’époque le CNPF soutenait la gauche : « avec elle nous aurons la même politique sans les grêves »

                  sans parler de la désindexation des retraites...

                  Quand à RENAULT... va falloir penser à protéger nos emplois par des solutions fiscales aux frontières...

                  la gauche est le meilleur fossoyeur d’emplois avec la...droite ! 


                  • rotule 19 janvier 2013 19:14

                    Le Parti Faucialiste, et je n’ai pas de seveu sur la langue, ne mérite plus le qualificatif « de gauche ». Peut être faut-il trouver un autre vocabulaire ? 


                  • Dominique 19 janvier 2013 18:27

                    Et bien moi j’apprécie cet article, certes très critique, mais qui ne fait pas dans la caricature haineuse et « jusqu’auboutiste » de certains commentateurs.

                    Pour ma part, indécrottable optimiste, je veux croire que l’accord conclu sera respecté et apportera, in fine, un mieux aux salariés et plus de perspectives aux chômeurs...
                    On pouvait espérer mieux ... mais c’est déjà ça. 

                    • Dzan 21 janvier 2013 11:36

                      Dominique
                      Encore un qui croit au Père Noel.
                      Indécrottable est bien le mot


                    • ZEN ZEN 19 janvier 2013 18:38

                      Dominique

                      Je ne suis pas sûr d’avoir lu le même article que vous..
                      Je rêve ?...


                      • Denzo75018 19 janvier 2013 18:59

                        Hollande a réussi a faire signer quoi ? Un marché de dupe juste bon à épater les médias, parce que dans le fond RIEN n’a réellement signé sur la flexibilité !

                        D’ailleurs les Allemands et les Anglais qui ont su faire les réformes structurelles, rigolent !!!

                        En tous les cas, si Hollande pense « inverser » la courbe du chômage pour fin 2013 avec cet accord d’opérette !!!

                        Rendez- dans 24 mois : RIEN n’aura été réglé ni même bougé.


                        • bigglop bigglop 19 janvier 2013 19:10

                          Bonsoir à tous,

                          Il s’agit, par cet accord, de mettre en place une inversion de la hiérarchie des normes. En pratique, le contrat (accord d’entreprise) possèdera une base légale supérieure à la Loi (convention collective) détruisant l’essence même du Droit du Travail.

                          Vous avez aimé la dérégulation financière « socialiste » des années 80/90, vous allez adorer la dérégulation du travail de 2013.

                          Sur le thème de la tarte à la crème de la salutaire compétitivité bridée par le coût du travail ; j’ai trouvé ces deux articles qui écrasent cette tarte :
                          Le Mauvais Débat
                          Coût du travail : enfonçons le clou

                          Dans le second, une appréciation de l’Organisation Internationale du Travail :
                          « la baisse de la part du travail est due au progrès technologique, à la mondialisation des échanges commerciaux, à l’expansion des marchés financiers et à la baisse du taux de syndicalisation, autant de facteurs qui ont miné le pouvoir de négociation des travailleurs. La mondialisation financière, en particulier, a peut-être joué un rôle plus important qu’on ne le pensait auparavant. »


                          • ZEN ZEN 19 janvier 2013 19:19

                            bigglop

                            Merci pour les liens
                            Mais le deuxième ne marche pas


                            • bigglop bigglop 20 janvier 2013 17:21

                              Bonjour @Zen et tous les autres,

                              J’espère que ce lien fonctionnera :

                              http://www.pauljorion.com/blog/?p=44690


                            • Jean-Louis CHARPAL 20 janvier 2013 01:18

                              D’accord avec cet article.

                              Les sociaux libéraux ont tombé le masque. L’ultra libéralisme de gauche est une imposture et tout aussi nuisible au peuple et finalement au pays, que l’ultra libéralisme de droite.

                              Il est même plus efficace vu du MEDEF, car il endort et anesthésie les gens avant de les trahir, ce qui permet d’aller encore plus loin dans la liquidation de ce qui reste d’acquis sociaux.

                              Par contre, je ne suis pas d’accord du tout concernant Filoche.

                              Il y en a ras le bol de ces postures schizophrènes !

                              « Je descends en flamme les trahisons des dirigeants du PS, mais je reste dans ce parti dont je ne partage aucun des choix. »

                              Je n’ai aucune estime pour ces gens là !

                              Idem pour Linemann, Montebourg, Hamon ,Emmanuelli.

                              S’ils étaient sincères ils mettraient de côté leurs soucis de carrière et rejoindraient le Front de Gauche !


                              • Metais 20 janvier 2013 07:39

                                Comme tout obéit dans ce monde à un ordre supérieur , ils sont aux ordres , tous...Un ordre supérieur , c’est quoi ? Pas Dieu mais plutôt le Diable ou pour s’en tenir à un ordre intermédiaire compréhensible : les accords internationaux que nous avons signés et que la Commission européenne fait appliquer . Et ce n’est pas terminé , rassurez vous..

                                Quant à Hollande , petit cadre du PS , ex young leader , adoubé en désespoir de cause par les médias ( et adoubé surtout par le Crif , éternellement attaché à Israél et lié à l’ordre US et à tout ce qui va avec - l’Europe en premier - pour des raisons simples à deviner ) , qui n’a jamais rien foutu ni prouvé , c’est une carpette de plus appartenant à un systéme qui sait alterner droite et gauche quand il en a besoin , c’est à dire de francs fumiers et des fumiers moins francs ! ( On joue les méchants , on prépare le terrain avec la droite et on fait passer la pilule avec la gauche , classique !) . Conclusions : salariés vous allez être les baisés , point terminé !
                                Petite parenthèse ( ça ne vaut pas plus ) pour ceux qui attendent encore quelque chose du Front de gauche : 1/ l’histoire a montré qu’il n’y a pas de parti plus réactionnaire que le PCF et que seul compte pour lui les intérêts du PCF et surtout de ses cadres ( on va le voir lors des municipales !) . C’est une machine à fabriquer des cocus comme tous les partis français.2/ Mélenchon lui c’est la diva , le chanteur d’opéra , on le tient en réserve au cas où...Si ça chauffe il servira de soupape de sécurité au système , il brassera de l’air , évoquera Jaurés , Castro , Lénine , De Gaulle peu importe du moment que ça mousse et que ça ne pète pas...et de la même manière qu’il a livré sur un plateau ses 4 millions de voix à Hollande , demain son rôle sera de ramener les petits moutons énervés vers la tonte et l’abattoir...
                                En disant cela , je ne veux pas insulter ceux qui militent , ceux qui en bavent et qui cherchent des solutions , je dis simplement que nous sommes face à un capitalisme dur et mondialisé qui n’a rien à envier à celui du 19° siècle et des débuts du 20° ! Son rêve c’est l’ouvrier jaune , celui qui touche 300 Euros par mois , qui bosse 50 heures par semaine et qui dit « merci patron » ! Ce capitalisme est le monstre qui a provoqué et profité des deux dernières guerres mondiales , celui qui invente maintenant le choc des civilisations pour vendre ses armes , contrôler l’énergie , qui tient les médias , qui a corrompu la démocratie ou qui soutient l’Europe et a planté ses larbins au pouvoir et dans ses contre-allées. Ce n’est pas avec des mots et des illusions ( Le Pen , Mélenchon , Front de gauche , PS...) que vous pourrez vaincre un tel fauve , c’est seulement par la violence et avec des armes , sinon tout le reste lui appartient ! 
                                On en revient à ce que je disais au début . L’ordre supérieur ce sont aussi ces monstres qui veulent imposer leurs lois au plus grand nombre : le Capitalisme , le Communisme , le Nazisme...etc . Tous sont tombés , ne reste que le Capitalisme qui place le fric avant les êtres humains , la vie ! Si on ne le tue pas , c’est lui qui va nous tuer , et c’est en ces termes simples que le problème se pose , pas autrement !

                                • Dzan 21 janvier 2013 11:39

                                  Métais
                                  +10000


                                • chmoll chmoll 20 janvier 2013 08:31

                                  c sur ça a été modifier en profondeur j’dirais même et bien profond , c pas Wagram , c waterloo fin pour les travailleurs(es)

                                  pis eh , on est sosalaud ou on ne l’ est pas

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