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Accueil du site > Actualités > Politique > Affaire Woerth : la République de l’impunité

Affaire Woerth : la République de l’impunité

Dans une tribune publiée le 29 juin dernier dans le journal Libération, Arnaud Montebourg a fustigé la République indécente, que viennent de mettre à jour les affaires à répétition dans lesquels sont impliqués divers membres de l’exécutif, qui semblent confondre volontiers recherche de l’intérêt personnel et défense de l’intérêt général.

Cette République malade est également celle d’une impunité savamment aménagée au bénéfice de nos gouvernants.

L’affaire Bettencourt met aujourd’hui en lumière les immunités et les privilèges de juridiction, dont la Constitution française gratifie les membres de l’exécutif, qu’ils s’agissent des ministres ou du Président de la République lui-même, et dont il est impératif aujourd’hui de se défaire.

La responsabilité des membres du Gouvernement, pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions, relève de la seule compétence de la Cour de justice de la République, depuis une loi organique votée à l’occasion de l’affaire du sang contaminé.

Il sera rappelé que la constitution de partie civile n’y est pas autorisée, même s’il est prévu que toute personne se prétendant lésée puisse saisir d’une plainte dirigée contre un membre du gouvernement la commission des requêtes instituée auprès de cette Cour, qui peut, dans certains cas, ordonner des investigations complémentaires.

Toutefois, le statut qui actuellement porte le plus atteinte à l’équilibre de nos institutions est incontestablement celui du Chef de l’Etat.

Les problèmes juridiques posés par ce statut ne sont pas nouveaux : les atteintes portées au principe de l’égalité des armes ainsi qu’à l’exigence d’un tribunal indépendant et impartial sont apparues au grand jour à l’occasion du procès dit des comptes bancaires de Monsieur Sarkozy, et du procès Clearstream. Toutefois, les révélations publiées par le journal MEDIAPART sur l’affaire Bettencourt mettent plus cruellement en lumière le système d’impunité tant juridique que politique total, mis en place au bénéfice du Chef de l’Etat, avec la bénédiction et la complicité des parlementaires appartenant à la majorité présidentielle.

Il sera rappelé que, depuis une réforme constitutionnelle intervenue en 2007, le Président de la République jouit en effet, en raison de ses fonctions, d’une immunité judiciaire interdisant l’exercice contre lui de toute action judiciaire (civile, pénale, prud’homale) pendant la durée de son mandat.

On sait également que cette immunité permet au Chef de l’Etat de poursuivre judiciairement à tout-va, sans avoir jamais à craindre une réplique quelconque de ses adversaires judiciaires, son statut ne le permettant pas. Monsieur Nicolas Sarkozy, qui revendique sur ce terrain la qualité de citoyen ordinaire, a rompu ostensiblement avec la politique de ses prédécesseurs, en descendant chaque fois qu’il est possible dans les prétoires, notamment par le biais d’une constitution de partie civile.

Les avocats chargés de la défense des justiciables adversaires de Monsieur Sarkozy, avaient eu l’occasion d’invoquer la rupture du juste équilibre qui doit exister entre les parties, garanti par la Convention européenne des droits de l’homme.

Le Président dispose en effet, par ses fonctions, d’une totale impunité dans l’exercice de son action civile devant les juridictions d’instruction et de jugement. Contrairement aux autres parties civiles, qui sont tenues à certaines obligations dans la mise en œuvre de leur action, il ne peut faire l’objet ni d’une amende civile, prononcée par le juge en cas de constitution abusive, ni d’une action en dommages-intérêts exercée par les personnes mises en cause, immédiatement après la reconnaissance de leur innocence (la Constitution prévoyant seulement la possibilité de les poursuivre un mois après l’expiration de son mandat dont le terme reste incertain).

Il bénéficie de tous les droits accordés aux parties civiles, notamment de solliciter des actes des magistrats instructeurs, sans être en revanche tenu à un quelconque devoir dans l’exercice de votre action civile ni même à devoir verser de consignation.

Ces arguments n’ont pas été à ce jour retenus par les juridictions répressives, saisies de ces difficultés mettant en cause le fragile équilibre de nos institutions démocratiques. La Cour d’appel de Versailles, dans un arrêt en date du 8 janvier dernier, a estimé que l’intervention de Monsieur Sarkozy dans le procès pénal ne portait pas atteinte aux principes fondamentaux du procès équitable, suivi dans cette lecture des dispositions constitutionnelles par le Tribunal correctionnel de Paris, statuant sur les mêmes exceptions dans le dossier Clearstream.

Monsieur Sarkozy ne peut donc faire l’objet de poursuites judiciaires, pas plus que de mesures d’enquête ni d’instruction, alors qu’il dispose de la possibilité de poursuivre qui bon lui chante et d’intervenir sans retenue et sans crainte dans les procédures qui le concernent.

Mais le scandale démocratique que constitue son statut n’est pas là : il réside dans l’impossibilité actuelle de toute mise en cause de sa responsabilité politique.

Dans l’esprit du législateur de 2007, suivant en cela les préconisations de la commission Avril, la consécration d’une immunité judiciaire totale pendant la durée du mandat, prévue par l’article 67 de la Constitution, avait pour corollaire la possibilité pour les parlementaires de mettre en cause la responsabilité politique du Chef de l’Etat, par la voie de la destitution, aujourd’hui effectivement prévue par l’article 68, mais en théorie seulement.

En effet, la mise en œuvre pratique de la procédure de destitution devait être prévue et aménagée par une loi organique, qui plus de trois ans après l’adoption du nouveau statut, n’a toujours pas été votée ni même sérieusement discutée : bien au contraire, son examen a été soigneusement repoussé sine die sous des prétextes plus ou moins fallacieux par la majorité présidentielle (la dernière en date étant une proposition renvoyée en janvier 2010 opportunément devant la commission des lois du Sénat).

La réforme constitutionnelle de 2007 et la proscrastination des parlements, tenus par la majorité présidentielle, font qu’il est aujourd’hui totalement impossible d’engager la responsabilité politique du Chef de l’Etat devant les assemblées, la procédure de destitution étant à l’heure actuelle inapplicable et partant lettre morte, pas plus qu’il n’est possible de demander à un juge indépendant d’enquêter sur des faits commis par le Président de la République au cours de son mandat.

Cette impunité absolue du monarque républicain que nous avons placé au sommet de nos institutions est une insulte à notre histoire et à nos principes fondamentaux.

Les récentes révélations du journal MEDIAPART dans l’affaire Bettencourt apportent la démonstration que cette impunité nuit gravement à l’équilibre de nos institutions.

Selon les enregistrements portés à la connaissance du public, Madame Liliane Bettencourt aurait versé une somme d’argent au bénéfice de Monsieur Nicolas Sarkozy, dans le courant du mois d’avril 2010. Toujours selon les auteurs de l’article, le gestionnaire de la fortune de Madame Bettencourt aurait également fait état d’une intervention directe de l’Elysée auprès de Monsieur Courroye, dans l’affaire privée opposant l’héritière de l’Oréal à sa propre fille.

On apprend aujourd’hui que des espèces auraient également remises par Madame Bettencourt à Monsieur Sarkozy, pour le financement de la dernière campagne présidentielle. 

Ces faits, qui se révèleraient être d’une gravité exceptionnelle, s’ils étaient confirmés par une enquête ou une instruction, sont bien de nature à justifier, dans une société démocratique normale, la mise en cause de la responsabilité du premier personnage de l’Etat, sur le plan judiciaire ; à tout le moins sur le plan politique.

On admirera à ce sujet le silence gêné de la presse française, qui a concentré depuis deux semaines son attention sur les soupçons pesant sur l’actuel ministre du travail, en laissant toutefois de côté la question de l’implication éventuelle de l’Elysée dans ce qu’il convient d’appeler le scandale Bettencourt.

La question est donc posée aujourd’hui du caractère démocratique des institutions de la République française, et de la pérennité de la Vème République, à l’occasion de cette affaire, qui met en cause rien moins que le Président de la République, plusieurs membres du Gouvernement, et le parti de la majorité présidentielle.

Dans l’attente de l’adoption éventuelle d’une nouvelle Constitution, permettant enfin à la France d’être à la hauteur de son histoire et de ses valeurs, il convient dès maintenant de tirer les premières leçons de cette affaire d’Etat, en réaffirmant la nécessité d’inviter le pouvoir législatif à se saisir sans délai de l’adoption d’une loi organique permettant la mise en œuvre de la procédure de destitution, et à l’autorité judiciaire d’autoriser, dans cette attente, des mesures d’enquête et d’investigation sur les faits révélés par le journal MEDIAPART, en passant outre l’immunité posée par l’article 67 de la Constitution.

Edmond-Claude FRETY et Philippe GONZALEZ de GASPARD, avocats au barreau de Paris, et membres fondateurs du Collectif article 67


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78 réactions à cet article    


  • le naif le naif 10 juillet 2010 08:23

    @ Les auteurs

    Merci pour cet article fort intéressant

    Mode humour on
    Je vous trouve particulièrement injuste avec Monsieur Sarkozy, en effet il aurait pu réinstaurer les lettres de cachet et il ne l’a pas fait
    Mode humour off

    Sérieusement, quand bien même une procédure de destitution serait possible, il est a parier qu’elle excèderait la durée d’un quinquennat...

    Par contre, je m’interroge sur le maintient du procureur de la république Philippe Courroye dont le nom apparait dans les écoutes.....

    "Dans une affaire ordinaire, de telles conversations auraient pu provoquer des batailles de procédure sur la légitimité des uns et des autres. Mais l’affaire Banier n’en est plus là : les écoutes font aussi référence aux magistrats du parquet, et notamment donc à Philippe Courroye, procureur de la ­République de Nanterre.

    Les enregistrements montrent ainsi que Philippe de Maistre, le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, a été mis au courant avec trois mois d’avance de la décision du procureur de classer le dossier en septembre 2009. Selon ses dires, il en aurait été informé par l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires judiciaires."

    Peut-être pourriez-vous nous éclairer sur cet aspect du dossier, n’y a t-il pas une suspicion légitime et ce d’autant plus que le procureur a été nommé par le président.....

    Avec mes remerciements

    Salutations


    • gimo 10 juillet 2010 13:17

      naif 


       c’est les lettres de créances pour sarko


    • colza 10 juillet 2010 13:26

      @ le naïf (au naïf ?)

      Je me pose les mêmes questions que vous, je les ai également posées sur différents fils sans jamais obtenir de réponse.
      Si les auteurs voulaient bien se dévouer pour éclairer nos lanternes
      Merci d’avance

    • furio furio 10 juillet 2010 08:32

      Ces escrocs de l’ump qui font la politique pour 500 000 personnes en France ! C’est bien pour une raison ! C’est bien dans le but d’obtenir une contre partie et se remplir les poches.
      Ces pieds nickelés dis-je ont déja réussi à enterrer l’affaire de l’UIMM !
      C’était déja des espèces qui laissent pas de traces !
      L’UIMM c’était déjà des sommes astronomiques ! « Cela était » 20 millions d’euros entre 2000 et 2007 !!
      Y sont comme ça à l’ump ; trés gourmands voir avides (car c’est bien dans leurs poches que sont arrivés les 20 millions). Et vous ?


      • le naif le naif 10 juillet 2010 08:41

        @ Furio

        Dans le cas de l’UIMM, les syndicats n’ont pas semblé très intéressé de savoir où était passé l’argent, de là à penser qu’ils avaient une petite idée sur la question.....
        Je dis ça, je dis rien

        Slts


      • Alpo47 Alpo47 10 juillet 2010 10:01

        Le patronat a bien compris l’intérêt d’avoir en face de lui des syndicats, toujours soucieux de « négocier » pour obtenir des miettes symboliques, plutôt que de vrais représentants de salariés, déterminés et combattifs. Les leaders des syndicats sont une partie du système.
        On a vu que les mouvements qui se déroulent sans les syndicats, comme certains blocages de routiers, obtenaient de bien meilleures avancées.
        La peur de la rue ...

        Quelle meilleure manière de contrôler les masses que de leur faire croire qu’ils ont déjà leurs représentants, seuls légitimes ?


      • le naif le naif 10 juillet 2010 10:24

        Tout à fait en novlangue, cela s’appelle : La fluidification des relations sociales

        Parisot perd en appel face à Dewavrin. « Beaucoup savaient (donc) inconsciemment »

        Lorsque le scandale de la caisse noire d’argent sale de l’UIMM avait éclaté en septembre 2007, Laurence Parisot avait d’abord avoué : « beaucoup savaient inconsciemment ». Elle avait même dit « Je me sens salie ». Mais depuis deux ans et demi elle ne s’est pas lavée… Car depuis elle s’est rétractée. Comme un ancien dirigeant de l’UIMM Daniel Dewavrin affirmait qu’elle « savait », elle l’a attaqué en justice en diffamation. Elle a perdu son premier procès en janvier 2009 et elle vient de perdre en appel. Elle savait !« 

        En fait le »Woerthergate" n’est qu’une vulgaire affaire de fluidification, pas de quoi fouetter un chat 

         smiley


      • Marc.M Marc.M 10 juillet 2010 09:41

         
         
        « Tous les Hommes sont égaux. Certains Hommes sont plus égaux que d’autres. »

        Georges Orwell, Animal farm, 1945, http://wikilivres.info/wiki/La_Ferme_des_animaux


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 10 juillet 2010 10:52

          Bonjour,

          vous dites « Dans l’attente de l’adoption éventuelle d’une nouvelle Constitution » personnellement, ce que j’attends avec impatience, c’est une nouvelle Constitution Numérique, offrant un accès direct aux quarante millions d’abonnés français, et au sein de laquelle tout citoyen pourrait avoir son mot à dire. Une Constitution Numérique fagotée par le citoyen et pour le citoyen. Le temps est venu de considérer que cet outil numérique extraordinaire offre au citoyen le droit de contacter directement l’organe du pouvoir sans avoir à passer par les législateurs, ceux là même dont on peut constater tous les jours les imperfections, les prises d’intérêt ou les trahisons envers le peuple. Le simple fait d’entendre certains d’entre eux fustiger le net déclare à quel point ils sont loin de l’idée des nouvelles applications offertes par cet organe qu’ils préfèrent redouter plutôt qu’accréditer. Ne sentent ils pas eux même à quel point le raccourci peuple / pouvoir les rend brutalement factice et obsolète ?

          Merci à vous de faire remarquer à quel point celui qui a pris la mesure de la qualité de cet outil à usage de communication, Jean Luc Mélenchon, pourrait être le grand gagnant de ces temps prochains.


          • plancherDesVaches 11 juillet 2010 18:30

            Ha... ??
            Parce que ça te fatigue de sortir de chez toi... ????

            Certes, mais si en 1789, les gars avaient essayé de prendre la Bastille à coup de correspondance, on serait toujours en royauté, je pense.

            FAUT SE BOUGER, PARFOIS !!!

            TOUT LE MONDE AU DEFILE DU 14 JUILLET AVEC UN TEE-SHIRT ET LE SIMPLE MOT : ENVELOPPE


          • Login Login 11 juillet 2010 21:34

             @Vache.

             Vous êtes juste au plancher. 

          • plancherDesVaches 11 juillet 2010 21:54

            Désolé de vous avoir froissé, Login.

            La vérité fait toujours un peu mal, je reconnais...


          • BA 10 juillet 2010 12:09

            Woerth : le rapport déjà contesté.

            François Baroin veut « obtenir de l’inspection générale des finances (IGF) la preuve de l’absence d’intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt » constate Le Monde, mais la procédure choisie n’est pas habituelle.

            « Le rapport n’a pas été commandé à l’IGF, comme il est d’usage, mais à son chef, Jean Bassères. L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu’il a nommé », souligne un ancien chef de l’IGF.

            « Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question. »

            « Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l’IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu’a fait l’administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l’enquête pour »abus de faiblesse« visant le photographe François-Marie Banier ? »

            « Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l’IGF n’a mis en cause un ministre ou un gouvernement. On ne peut demander l’impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d’inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d’Etat. »

            Gilles Klein.


            http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8619

             

            Jean Bassères est le chef de l’Inspection générale des finances (IGF).

            Jean Bassères a été nommé par le pouvoir politique. La carrière de Jean Bassères dépend du pouvoir politique. Jean Bassères peut être placardisé par le pouvoir politique.

            Au contraire, Jean Bassères peut obtenir une promotion grâce au pouvoir politique.

            En clair : Jean Bassères n’a strictement aucune indépendance par rapport au pouvoir politique. Et c’est à lui que le ministre François Baroin a demandé de mener l’enquête sur Eric Woerth !

            Tu parles d’une enquête indépendante !

            Cette enquête est une mascarade pour tenter d’étouffer le scandale.

            Le rapport rédigé par Jean Bassères est un rapport complètement pipeau.


            • Yvance77 10 juillet 2010 12:16

              Salut,

              La « justice » pour Pipole 1er, c’est un peu comme un tapis devant une porte d’entrée. On en a juste besoin pour s’essuyer les semelles.

              Pour le reste, il soutiendra son Woerth jusqu’au bout, et TF1 nous reparlera bientôt du prix des cartables pour la rentrée, le vaches rentreront dans les étables, et l’eau coulera dans son lit.

              On oubliera peu à peu et comme par miracle on ne trouvera rien à redire à se ministre qui mélange si bien les genres, classement sans suite donc.

              Cousu de fil blanc ...

              A peluche


              • gimo 10 juillet 2010 14:03

                yvance 77 


                cela ne dépend que de nous de gagner ou perdre

              • LE CHAT LE CHAT 10 juillet 2010 15:06

                salut Yvance ,
                ce midi ils ont parlé des devoirs de vacances et des bouchons sur l’A7 , le processus d’oubli est en route .....

                Encore 22 mois .....


              • patroc 10 juillet 2010 12:18

                De plus, l’intello Lefebvre a déjà dit que ledit rapport pas encore sorti blanchirait le ministre et son président.. Trop fort notre devin national !.. Un véritable Paul le Poulpe !..


                • non666 non666 10 juillet 2010 12:38

                  « La question est donc posée aujourd’hui du caractère démocratique des institutions de la République française, et de la pérennité de la Vème République, à l’occasion de cette affaire..... »,

                  Ce n’est pas Cette affaire en particulier qui remet en cause le caractere democratique.
                  Dès les deux congres (2004 et celui imposé par Sarkozy) le viol de la constitution etait manifeste.
                  Qui a parlé dans la magistrature, chez les avocats ?
                  Personne.
                  Aucun travesti en robe noire ou rouge ou pourpre ou porteur de perruque poudrée ne s’est manifesté alors qu’on etait en plein dans leur domaine de competence.
                  Le passage en force du TCE ETAIT deja un putsch.
                  Le silence des medias en etait la preuve de la complicité a tous les etages.
                  Et maintenant quoi ? une VIeme république qui officialisera les confiscations de pouvoirs que la Trilatérale et les doigts crçchus des Bilderberg tentent de nous imposer ?
                  On garde les memes et on recommence ?

                  Non ce qu’il nous faut maintenant c’est une belle purge avec du sang sur les murs.
                  C’est annulation pure et simple des dettes a l’egard des banques off shore, la confiscation totale des biens restés en France de tous les évadés fiscaux.
                  On s’est fait volé par des juristes qui ont juste eu l’idée de legaliser leurs vols.
                  ...Et on devrait ecouter d’autres robes noires ?


                  La seule reforme qu’il faudra imposer à l’avenir, c’est des quotas de juristes dans l’assemblée : pas plus de 1%


                  • plancherDesVaches 11 juillet 2010 18:25

                    Non666, « on » nous a caché beaucoup de choses, ces dernières années...

                    Mais secret story et la nitendo ont tellement de succès....

                    L’achat de la France par les multinationales s’est fait en 1994 lorsque Balladur a fait signer les accords AGCS à l’assemblée alors qu’il était premier ministre.
                    Mitterand n’a eu qu’à la fermer et a fait un discours d’ « adieu » à l’ONU en prédisant que le monde irait dans le mur.
                    Et c’est ce qui va se passer...

                    La France n’est qu’un petit pays acheté parmi bien d’autres, je te rassure.

                    Ceci écrit, l’anarchie n’est pas mieux.


                  • Login Login 11 juillet 2010 21:35

                     @Vache 

                     Agent de désinformation ?

                  • plancherDesVaches 11 juillet 2010 21:58

                    Login, il suffit juste de me prouver le contraire...

                    Mais... bon courage.
                    Le souci est que je suis un « amoureux » de la vérité. Et surtout un tueur d’injustice.
                    Ceci dit, je sais que je ne détient pas la vérité absolue, mais les accords AGCS de 500 pages avec 2500 pages d’annexe qui obligeaient à privatiser tous les services publics en France, vous aurez du mal à convaincre qu’ils n’existent pas.


                  • Login Login 11 juillet 2010 22:34

                     @Vache

                     95% d’évidence pour emballer 5% de manipulation restent de la manipulation. 
                     Aider les autres à construire, arrêter d’etaler votre science.

                  • clostra 10 juillet 2010 12:48

                    La question est : « comment avons-nous pu en arriver là ? » comment ?

                    Il s’agit d’un des plus beaux pieds de nez fait à la France de toute son histoire républicaine.


                    • pastori 10 juillet 2010 12:50

                      il y a une partielle ce dimanche.
                      parions que l’ump sera en tête, bien sur !
                       le bon peuple, jamais repus de coups de pied au derrière.


                      • Verdi Verdi 10 juillet 2010 12:50

                        "La question est donc posée aujourd’hui du caractère démocratique des institutions de la République française, et de la pérennité de la Vème République, à l’occasion de cette affaire, qui met en cause rien moins que le Président de la République, plusieurs membres du Gouvernement, et le parti de la majorité présidentielle.

                        Dans l’attente de l’adoption éventuelle d’une nouvelle Constitution, permettant enfin à la France d’être à la hauteur de son histoire et de ses valeurs, il convient dès maintenant de tirer les premières leçons de cette affaire d’Etat, en réaffirmant la nécessité d’inviter le pouvoir législatif à se saisir sans délai de l’adoption d’une loi organique permettant la mise en œuvre de la procédure de destitution, et à l’autorité judiciaire d’autoriser, dans cette attente, des mesures d’enquête et d’investigation sur les faits révélés par le journal MEDIAPART, en passant outre l’immunité posée par l’article 67 de la Constitution.« 

                        En termes choisis et mesurés, dans cet article pourtant »accusateur", Maitres Edmond-Claude FRETY et Philippe GONZALEZ de GASPARD  rappellent à l’opinion le désastre que ce Nabo fait courir à la France en pourrissant les règles démocratiques qui sont les siennes. Sont-ce les prémisses d’une révolution qui risque fort, elle, de ne pas être de velours ?

                        Remarquable papier de la part de deux éminents juristes citoyens !


                        • clostra 10 juillet 2010 13:08

                          La seule porte de sortie honorable est la démission. Il y en a qui le font pour quelques havanes...12 000 euros c’est pas mal mais ce n’est pas encore la mer à boire et puis il faut aider Cuba...

                          J’ai cru lire sur les carnets de notre infortunée que ceci correspondait à ses dépenses de cuisine pour une semaine.

                          Ah ! quelle affaire papa

                          C’est madame la fée qu’a fait ça

                          - charmant enfant

                          Et le bonjour à monsieur la fée

                          - crétin !

                          (d’après Boby la Pointe)


                          • Pyrathome pyralene 10 juillet 2010 15:24

                            honorable ? mais il y a longtemps que ces gens ont perdus leur honneur et leur âme....
                            les parasites ne partent jamais d’eux-même..... smiley


                          • clostra 10 juillet 2010 17:00

                            Etant donné ces articles, mieux vaut savoir lire à travers les lignes et plaindre tous ces infortunés...


                          • schweitzer schweitzer 10 juillet 2010 13:11

                            Quelle République ?

                            Monsieur Sarkozy est-il un homme ordinaire ?

                            Non, c’est un malfrat de la pire espèce dans un pays où tout le monde fait semblant de le croire « ROI »... c’est grave, docteur ?

                            Personnellement, je le jetterai directement dans une poubelle car il ne serait même pas bon comme objet sexuel, une vrai catastrophe écologique et sanitaire pour la France dans son entier : après trois ans d’enfer, que peut-on faire... et le Sénat par exemple, ne pourrait-il pas le déclarer incapable de tenir ses fonctions de « président de la République Française » ?


                            Alors oui, c’est grave !
                            Et s’il compte faire le pitre deux ans de plus, alors oui, c’est... qu’on est en train de plonger à toute vitesse dans un gouffre sans fond et que personne ne sait comment ça s’arrête !!!

                            Si vous avez d’autres solutions qu’un licenciement de Sarkozy par les plus hautes institutions de la République, dites-le sans hésiter, s’il vous plaît...

                            A moins que ce soit vraiment pour faire un film ou quelque chose dans le genre « caméra plus du tout cachée », je ne vois pas à quoi ça rythme : ce type, on dirait un pauvre poivrot en costume qui n’arrête pas de se montrer, de faire des discours, de se promener complètement ivre, et de faire des grimaces...

                            A mon avis, « Sarkozy », ça doit sans doute vouloir dire « gag » en Hongrois, faudrait que je demande à un linguiste... (basque, sans doute).
                            A+. Jake.


                            • Pierre Crépeau 10 juillet 2010 13:19

                              Vibrant appel de JF Khan sur son blog aujourd’hui :

                              « Ils vous ont traité de fascistes : journalistes libres qu’attendez-vous pour vous insurger ? »
                              http://www.jeanfrancoiskahn.com/

                              Merci de bien vouloir relayer cette appel qui concerne à l’évidence tous les « hommes de bonne volontés ».


                              • Reinette Reinette 10 juillet 2010 13:37

                                salut Pierre

                                système stalinien
                                , il a tout à fait raison JFK... c’est ce que je pense aussi.


                              • Reinette Reinette 10 juillet 2010 13:33

                                République de l’impunité : ça ne date pas d’aujourd’hui - combien d’hommes politiques français affairistes pris la main dans le sac ont-ils été condamné à la prison ferme ?
                                amendes dérisoires et sursis - la liste est longue de ces politiques-afffairistes qui ont bafouer les lois de la République en toute impunité.

                                et puis, face à Sarkozy et ses sbires cupides et incompétents, on a qui ?
                                - une opposition molle et inorganisée, qui elle-même n’est peut-être pas sans reproche en ce qui concerne le respect des lois d’une République laïque



                                • Pierre Crépeau 10 juillet 2010 15:13

                                  Le pire, dans tout ça, c’est que ces fraudeurs sont presque systématiquement réélus quand ils se présentent à nouveau devant les électeurs.....
                                  Quand aux héritiers de la Mitterrandie, on devine pourquoi ils sont si circonspects dans leurs velléités à dénoncer ce système où « tout le monde ce vaux bien ».
                                  Ouf, aujourd’hui les « Cagoules » sont interdites de manifestation. A part celles de la police, il va de soi.....


                                • Reinette Reinette 10 juillet 2010 13:53


                                  Hors, en France à l’exception d’un communiqué bien senti de Reporters sans frontières, où sont les réactions unanimes des syndicats de journalistes (et d’ailleurs des syndicats tout cours) , des fédérations professionnelles des patrons de presse, des organismes représentants, toutes les formes de média. N’est-ce pas la profession tout entière, calomniée, insultée, et pire criminalisée, qui devrait exiger des excuses publiques, prendre l’initiative de boycotter les insulteurs, de porter collectivement plainte aux cotées de Médiapart ? JFKhttp://www.jeanfrancoiskahn.com/

                                  et NOUS les lecteurs et abonnés des journaux devont soutenir activement les journalistes libres insultés par ce gouvernement mercantile !


                                  • Samuel Moleaud 10 juillet 2010 14:28

                                    Tout le monde s’emballe sur un sujet de clientélisme et de corruption qui a toujours existé, comme si ce phénomène était nouveau : car porté au grand jour.

                                    Qui a intérêt à publier ce genre de malversation croustillante ? Qui avait intérêt à pourrir l’image d’un présidictateur Sarkozy ?

                                    Je pense que tout cet emballement populaire politique et médiatique n’est qu’un écran de fumée : cela a toujours existé, de De Gaulle à Sarkozy. D’un côté, l’on nous montre enfin que la France est une république bananière, de l’autre, à qui profite le saignement du pouvoir exécutif ?

                                    Et si la manoeuvre avait pour but d’installer DSK, grand criminel du FMI à l’Elysée ?


                                    • ELCHETORIX 10 juillet 2010 22:59

                                      Non , monsieur , ne salissez pas la mémoire du général , il a été irréprochable , il ne s’est pas servi de la République IL l’a SERVIE , nuance ; peut-être , certains dans son entourage n’étaient pas intègres , mais DE GAULLE prouvez vos écrits , manipulateur !
                                      @ l’auteur , bon article !
                                      RA .


                                    • kisssky kisssky 11 juillet 2010 18:21

                                      il suffit de savoir que de Gaulle nous a fait sortir de l’otan à l’epoque , expliquant bien aux français que si on était dedans les usa auraient la main mise sur l’europe (à peine crée à ce moment là) , que Mitterrand nous l’a rappelé (pas mal hein ? lol) et sarko lui nous y a fait re rentrer , en gros de Gaulle nous protégeait des financiers et autres escrocs us , sarko lui avec se copine lagarde (avocate d’affaire d’un des plus gros cabinet de new york) nous ont remis dedans sans demander l’avis à quiconque et ceux sont même félicité ! une honte quoi....


                                    • sosjustice sosjustice 10 juillet 2010 15:17

                                      Nous sommes dans une République bananière plus que jamais ! Nous remercions « le canard enchaîné » pour ses révélations courageuses et toute la presse écrite qui a eu le courage de suivre le chemin de la clarté . Bien entendu qu’ils vont tous être confrontés à la « fronde » de toute la caste d’aigrefins qui représente aujourd’hui notre pays ; Pays qui est actuellement la « risée » du monde entier et qui est montré du doigt  !
                                      Voudrait-on nous faire croire qu’Eric Woerth est arrivé par sa seule compétence au plus haut sommet de l’état ??
                                       Les arcanes du pouvoir sont telles qu’elles supposent, pour en gravir les échelons, la plus grande duplicité, un manque total d’empathie et une ambition dévorante justifiant tous les coups-fourrés.
                                      Eric Woerth est forgé dans cette caste d’hommes qui ne reculent devant absolument rien pour assouvir son besoin de pouvoir.
                                       Ils ont perdu le sens de l’éthique à un point tèl, que ce qui apparait objectivement comme une collusion d’intérêts ne leur apparait que de la soupe morale sans intérêt.
                                      Le Président provoque le peuple avec ses amis de la finance et son amour immodéré de l’argent ?
                                       Ses ministres dépensent des sommes pharaoniques dans des réservations de jet privé et l’achat de cigares avec les deniers publics et j’en passe.
                                      Le rappel à l’ordre de personnages publics sur les agissements du couple Woerth n’aura eu pour effet que de faire sortir les crocs de ce misérable personnage.


                                      • Pyrathome pyralene 10 juillet 2010 15:27

                                        Oui, et il faut leur pourrir la vie comme jamais, chacun à son niveau, ils ne représentent plus rien, un groupuscule maffieux au mieux....


                                      • BA 10 juillet 2010 15:42

                                        Trois ex-employés des Bettencourt confirment la corruption de personnalités politiques. Ces trois ex-employés des Bettencourt sont :

                                        - Claire Thibout, l’ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008 ;

                                        - Chantal Trovel, l’ex-secrétaire de la fin des années 90 à novembre 2007 ; elle disposait d’un bureau au domicile du couple Bettencourt ;

                                        - Pascal Bonnefoy, le maître d’hôtel, auteur des fameux enregistrements pirates qui ont déclenché une cascade de révélations.

                                        Et en face ?

                                        Qui trouvons-nous dans le camp d’en face ?

                                        - Patrice de Maistre nie tout en bloc.

                                        Patrice de Maistre est le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Il a accepté la demande d’Eric Woerth d’embaucher son épouse Florence Woerth : Patrice de Maistre a embauché Florence Woerth le 12 novembre 2007 au sein de la petite entreprise qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt. Il a été décoré de la Légion d’Honneur par Eric Woerth le 23 janvier 2008.

                                        - De même, l’ex-banquière de Liliane Bettencourt nie tout en bloc : Eva A. dément avoir reçu une demande de retrait de 150 000 euros en liquide.

                                        Mais l’information la plus importante est la suivante : l’ex-banquière Eva A. est l’amie de la sœur de Patrice de Maistre !

                                        Lisez cet article :

                                        L’ex-banquière connaissait le gestionnaire.

                                        Lors de son audition vendredi soir, l’ancienne banquière de Liliane Bettencourt à la BNP Paribas a reconnu être une amie de la soeur de Patrice de Maistre, en faveur duquel elle a témoigné... Mais a démenti toute influence de cette relation sur ses déclarations, précise le parquet de Nanterre.

                                        Contexte : Patrice de Maistre est mis en cause par l’ancienne comptable de la milliardaire, affirmant qu’il lui avait demandé en 2007 d’effectuer un retrait d’argent en vue de remettre 150.000 euros à Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.

                                        Patrice de Maistre rejette en bloc ces accusations, soutenu par l’ancienne banquière entendue une première fois jeudi 8 juillet.

                                        Entendue une seconde fois vendredi soir pour « clarifier  » ses relations avec l’entourage de Patrice de Maistre, elle a affirmé que cette proximité n’avait « strictement aucun rapport  » avec la teneur de ses déclarations aux enquêteurs, a expliqué le parquet de Nanterre.

                                        http://www.liberation.fr/politiques/0101646317-sarkozy-me-soutient-de-maniere-incroyable-se-felicite-woerth

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