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Accueil du site > Actualités > Politique > Allocations familiales : le vrai scandale n’est pas celui qu’on (...)

Allocations familiales : le vrai scandale n’est pas celui qu’on croit...

En évoquant il y a quelques mois la mise sous tutelle des allocations familiales pour les familles qui ne « tiendraient pas correctement leurs enfants », Ségolène Royal, par ses propos sécuritaires, s’était lancée à la conquête du cœur des électeurs.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, en difficulté sérieuse dans certains sondages « confidentiels » pour la qualification au second tour de l’élection présidentielle, est à la recherche de nouvelles promesses électorales et évoque la possibilité de leur versement aux jeunes couples dès le premier enfant...

Mais le débat concernant les modalités d’attribution de ces allocations, comme d’ailleurs de l’ensemble des prestations familiales, est toujours largement esquivé.

Ces prestations familiales, versées par les caisses d’allocations familiales (CAF), sont dominées par des aides ciblées vers les familles ayant de jeunes enfants à charge, les familles nombreuses et les familles monoparentales qui sont dans leur immense majorité des femmes.

Les dépenses de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) au titre des prestations légales atteignent près de 50 milliards d’euros dont environ 30 milliards au titre des seules prestations familiales et le vrai scandale n’est pas celui qu’on croit...

A la tête d’un réseau de 122 caisses d’allocations familiales, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) mobilise 35 000 agents pour gérer plus de 11 millions d’usagers :

 

- 6 717 000 familles avec au moins un enfant à charge (dont 5 784 000 couples et 933 000 personnes isolées)

 

- 4 445 000 allocataires sans enfant à charge

 

Parmi les nombreuses prestations familiales gérées par les CAF, les allocations familiales sont versées sans condition de ressources et modulées en fonction de la taille de la famille :

- 119,13 € nets pour deux enfants (après prélèvement de la CRDS)

 

- 271,75 € pour 3 enfants

 

- 424,37 € pour 4 enfants

 

- 577,00 € pour 5 enfants

 

- 150,08 € nets par enfant supplémentaire

 

Une majoration de 33,51 € est versée par enfant de 11 à 16 ans, 59,57 € par enfant de plus de 16 ans.

 

Aujourd’hui donc, un couple ayant un enfant à charge, souvent un jeune couple venant de débuter dans la vie, voire un couple en difficulté financière (chômage, temps partiel subi, etc.), ne touche pas d’allocations familiales puisque les familles d’un enfant n’y ont pas droit !

 

Mais les injustices ne s’arrêtent pas là. Pendant que ces familles, souvent modestes, ne touchent pas d’allocations familiales, celles ayant au moins deux enfants ou plus et vivant confortablement (cadres supérieurs, professions libérales, PDG, etc.) les perçoivent alors qu’elles n’en ont pas un besoin essentiel pour vivre !

Depuis 1978, les prestations familiales ont été étendues à l’ensemble de la population, sans condition d’activité professionnelle, et d’autres d’allocations sont également attribuées aujourd’hui sans condition de ressources. Elles représentent, en masse financière, la moitié environ du total des prestations servies !

 

Aucune réforme sérieuse n’a jamais été entreprise par les pouvoirs publics pour remédier à ces anomalies qui datent de l’après-guerre et qui accroissent les injustices sociales et fiscales. Seul Lionel Jospin avait tenté maladroitement de fixer un plafond de ressources au-delà duquel les familles aisées n’y avaient pas droit, ce qui déclencha immédiatement, à cause des effets de seuil, la réprobation des familles, plutôt aisées il est vrai.

 

En réalité, toute réforme crédible devrait prévoir soit le versement des allocations familiales à toutes les familles, dès le premier enfant, en les déclarant ensuite dans l’impôt sur le revenu (telle fut à un moment la proposition d’Alain Juppé, Premier ministre), soit l’attribution en fonction d’un barème dont les montants seraient modulés en fonction des revenus de la famille.

 

Cette dernière solution aurait l’avantage de concilier le maintien des allocations à toutes les familles, le montant des allocations, pour la tranche de revenus la plus élevée, pouvant être bloqué à son niveau actuel jusqu’à l’existence d’un barème cohérent et complet.

 

Ségolène Royal aurait pu proposer une telle réforme en vue de corriger ces injustices criantes au lieu de se cantonner au seul problème des familles de jeunes délinquants.

 

A l’occasion de la Journée internationale des femmes du 8 mars, la candidate du PS, qui parle volontiers du droit des femmes et qui cite souvent en exemple le modèle social des pays scandinaves, devrait savoir qu’en Norvège notamment, elles sont versées dès le 1er enfant.

 

Situation renversante à plus d’un titre aujourd’hui car c’est justement Nicolas Sarkozy qui propose d’attribuer les allocations familiales dès le premier enfant !

 

Un Nicolas Sarkozy qui s’est d’ailleurs emmêlé les pinceaux dans l’émission d’Arlette Chabot le 8 mars sur France 2 en indiquant que cette attribution dès le 1er enfant pourrait se faire sous conditions de ressources alors que les allocations familiales sont attribuées actuellement sans conditions de ressources dès le 2e enfant !

 

Un Nicolas Sarkozy déjà récemment « repris en mains » par ses conseillers politiques revoyant à la baisse le chiffrage de son programme et lui faisant remarquer notamment le coût excessif de cette mesure de gauche que la gauche ne propose malheureusement pas ...

 


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32 réactions à cet article    


  • levoisin (---.---.84.10) 13 mars 2007 12:32

    Erreur, ce sont les impôts des classes aisées qui payent ces allocations familiales. Donc pour eux, ce ne sont que des incitations fiscales à avoir des enfants.

    Par contre, pour ceux qui ne payent pas d’impôts, ce sont de vraies aides.

    Il n’y a donc aucune injustice, à l’exception peut-être pour ceux qui ont un seul enfant.

    Par ailleurs, on oublie également les autres aides, en particulier celles pour garde d’enfants, qui sont autrement plus élevées et qui sont déjà dépendantes des ressources des parents.

    La réalité, quitte à avoir une politique nataliste, c’est qu’il est mieux pour l’Etat que ce soient les riches qui aient beaucoup d’enfants, plutôt que les pauvres.


    • parkway (---.---.18.161) 13 mars 2007 16:49

      levoisin bourreau d’enfanttttt !!!)

      « ce sont les impôts des classes aisées qui payent ces allocations familiales »

      c’est une bonne nouvelle, car je ne savais pas qu’en allant acheter à manger, la TVA que je paye ne sers pas aux allocations familiales !

      c’est super, qu’est-ce que je suis heureux !

      Vous rendez-vous compte le travail exceptionnel des fonctionnaires des impôts qui savent décortiquer toute la consommation afin de séparer les impôts des nantis et ceux des pauvres afin que les nantis puissent nourrir les fauchés !

      super, les fonctionnaires !!!!

      levoisin , dis moi ce que tu fumes, ça a l’air bon...


    • levoisin (---.---.84.10) 29 mars 2007 14:49

      Tu n’as rien compris, comme d’hab. C’est justement parce qu’il n’est pas possible de distinguer l’origine exacte des impôts que l’on peut dire que seul un nombre restreint de personnes payent des impôts en France.

      Car la seule chose qui compte, c’est le différentiel entre la somme des impôts directs et indirects que tu payes et l’ensemble des allocations sociales que tu touches. C’est ce différentiel qui révèle le véritable prix que tu payes pour l’ensemble des services publics.

      Si ce différentiel est négatif, cela signifie que non seulement tu ne finances aucun service public mais qu’en plus tu vis sur les finances des autres.


    • alexbs (---.---.132.84) 13 mars 2007 12:38

      C’est quand même étrange comme certains sondages sont toujours « confidentiels » et que tout le monde sait déjà ce qu’ils disent. À part ça, l’allocation dès le premier enfant n’est pas la dernière lubie d’un Sarkozy « en sérieuse difficulté », mais une proposition qui figure déjà depuis longtemps dans son programme, tout comme celle pour un ministère de l’immigration d’ailleurs.


      • ANGELO (---.---.204.252) 13 mars 2007 12:57

        Curieux pays que la France où les allocations familiales ne sont pas soumises à conditions de ressources , mais l’ allocation adulte handicapé (A.A.H) ,Oui ! Je suppose que Marie-Chantale De La Station D’Essence De la Bretelle D’ Autoroute , a plus besoin d’ allocation pour payer une jeune fille au pair, à ses 6 « p’tits garnements » , qu’ une personne en fauteuil (dont le conjoint gagne 1500 euros) n’a besoin d’A.A.H pour des aménagements domestiques !


        • Reflex (---.---.90.18) 14 mars 2007 14:47

          Etonnante supposition qui fait preuve d’une totale méconnaissance du coût d’un handicap de quelque importance. Ignorez-vous, par exemple, qu’appareiller un enfant sourd coûte quelque 3.500€ pour les seules prothèses de base ? Espérons qu’aucun des gamins de Marie Cantal ne soit atteint de surdité...


        • JL (---.---.73.200) 13 mars 2007 15:51

          à le voisin. Vous dites : «  »Erreur, ce sont les impôts des classes aisées qui payent ces allocations familiales.«  »

          Erreur, les impôts des classes aisées ne paient pas les AF. Où avez vous été cherché ça ?

          Vous écrivez plus loin : «  »La réalité, quitte à avoir une politique nataliste, c’est qu’il est mieux pour l’Etat que ce soient les riches qui aient beaucoup d’enfants, plutôt que les pauvres.«  »

          Là encore, c’est n’importe quoi, je suis désolé.

          Vous n’ignorez pas que le quotient familial qui conditionne le barème de l’IR dépend du nombre d’enfants du foyer fiscal. En réalité, le dégrèvement d’impôts dont bénéficie un assujetti aisé est sans commune mesure avec les AF. Et ceci, dès le premier enfant.

          J’avais fait un calcul lorsque Jospin avait voulu faire sa réforme. Un foyer moyennement riche perçoit à ce titre plusieurs fois le montant normal des AF. Je puis retrouver cette étude et la publier.


          • (---.---.73.200) 15 mars 2007 09:44

            @Gilles, vous avez entièrement raison.

            Essayons d’y voir clair : les classes possédantes prédatrices justifieraient leurs privilèges par des discours nécessairement obscurantistes, puisque la vérité, qu’ils la connaissent ou l’ignorent, serait fatale à leur caste. C’est pourquoi ils ont nécessairement besoin de contrôler les grands médias. Juste ce qu’il faut pour maintenir l’illusion de démocratie.

            Les discours obscurantistes, et l’on en trouve même ici, sur Agoravox, amalgames de tout et n’importe quoi, servis par des mots habiles, sont faits à la gloire d’un ordre injuste et destiné à deux catégories d’individus : les ignorants et les complices, ceux qui profitent du système d’une façon qui leur parait ’rusée’ et à tout le moins satisfaisante. A ceux-là point n’est besoin de grands discours populistes. Ils sont bien dans leur camp.

            Reste les autres, ceux qui n’ont pas les moyens d’être informés correctement. Et là, il y a du boulot !


          • levoisin (---.---.0.137) 19 mars 2007 22:57

            Mais c’est pas croyable. Vous allez l’air de penser que le but de l’Etat, c’est de ponctionner le maximum d’argent à tout le monde.

            Pour moi, le but de l’Etat, c’est de n’intervenir que pour ce qui nécessite absolument une action collective, et non pas pour ce qui peut dépendre de l’action individuelle. A ce titre, l’Etat doit être content lorsqu’il peut diminuer le montant des impôts parce qu’il a moins besoin de financer les études des enfants, donc lorsque les plus riches ont beaucoup d’enfants plutôt que les plus pauvres.

            Il est possible que néanmoins, le quotient familial pour l’impôt sur le revenu avantage trop les riches. Dans ce cas, il faut revoir ce système, et non pas supprimer les allocations familiales aux plus riches.


          • Kriss (---.---.165.173) 13 mars 2007 22:42

            Le consensus et le cliché majoritaire c’est qu’il y a trop d’impôts sur le revenu et de charges sociales sur les salariés en France. C’est à mon avis inexact pour une vaste catégorie de contribuables qui sont par chance ou calcul raisonné dans le cas suivant. La France est en effet un paradis fiscal (je provoque mais je signe) pour les familles à forts revenus (jusqu’à 150k€ IMPOSABLES) ET à progéniture nombreuse justement grâce à l’effet du quotient familial. Si de plus vous combinez ces revenus avec une éducation gratuite de votre progéniture et que vous ayez la chance que vos enfants poursuivent leurs études en classes préparatoires puis dans une grande école publique ... alors ce pays offre vraiment un très bon rapport qualité prix comparé aux coûts des mêmes prestations et de qualité équivalente en GB, Espagne ou même Belgique et CH. En tenant compte des retenues fiscales et sociales (certes bien moindres en GB et Espagne mais exorbitantes en Belgique et CH) et des frais de scolarité pour un enseignement de qualité équivalente. Quant aux coût de l’accès aux soins de bonne qualité, c’est plus oiseux comme comparaison car en effet si la vous êtes contraint à des soins médicaux lourds pour votre famille, la comparaison rapport qualité / prix reste encore plus favorable à la France mais l’expérience demeure peu souhaitable ... Aucun miracle, faites la comparaison vous-mêmes, vous serez surpris de votre contribution nette (la différence entre le coût des services que votre famille a consommé et la somme de vos impôts et cotisations fiscales, est positive). Rappelez vous que à la dette ne finance pas des actifs au bénéfice de la maison France mais bien des dépenses courantes de santé, d’éducation. . Finalement ciblées pour les bénéfices des contribuables de la classe moyenne supérieure. Reste pour modérer ce propos, l’épineux pari sur votre retraite à répartition... encore une fois calculez le montant total de vos cotisations retraites. Est ce que le montant capitalisé serait supérieur, oui avec certitude sur un fonds obligataire, moins vrai sur des placements actions si l’organisme gérant avez performé juste dans la moyenne face aux mini - krachs de 1997 et de 2000, assurément bien meilleur si votre la performance de votre organisme était parmi les meilleures, mais c’est peu probable qu’au début de votre vie professionnelle vous ayez accès à eux. Voila une fois les enfants diplômés, demandez votre quitus fiscal et allez brillament finir votre carrière vers des cieux plus cléments pour les célibataires soudainement divorcés ou les couples actifs, la je suis d’accord la GB donnera un bon coup de fouet à votre revenu disponible .... Restent 20 à 30 ans pour étudier et évaluer si la France sera resté un pays compétitif pour les maladies de votre grand âge, je ne me risquerai à aucun pari, d’ailleurs totalement prématuré donc inutile pour vous à l’instant, ce qui est sûr c’est que vos parents eux peuvent y rester et y mourir tranquillement, c’est le meilleur choix actuel ! Bref le présent reste serein et les projets d’avenir ouverts pour les heureux salariés à famille nombreuses !


            • essonne (---.---.228.133) 13 mars 2007 23:28

              Les ressources doivent être un critère d’attribution évident pour toutes les allocations


              • (---.---.37.71) 14 mars 2007 01:10

                Il faut suprimer ces allocation braguette. Si des gens font des gosses, c’est leur probléme et responsabilité, la société n’a pas à payer pour leur choix de vie.


                • Forest Ent Forest Ent 14 mars 2007 02:17

                  Article tout à fait erroné.

                  Si la France a une démographie plus élevée que ses proches voisins, c’est à ce mécanisme seul qu’elle le doit. Et toutes les études, en particulier celles de l’INED, ont confirmé et re-confirmé cela.

                  Les AF n’expriment pas une politique sociale, ce n’est pas leur rôle. Il y a d’autres mécanismes pour cela. Elles expriment une politique familiale, c’est à dire nataliste. Et elle est basée sur l’efficacité en termes de natalité et pas de « justice sociale ».

                  (Que les grincheux ci-dessus qui refusent de payer pour les enfants des autres m’expliquent qui paiera leur retraite !)

                  L’efficacité « nataliste » n’est pas de donner plus de sous aux pauvres, mais au plus grand nombre. Elle ne consiste pas non plus à donner des sous pour le premier enfant, mais pour le premier enfant que l’on ne ferait pas sans allocations.

                  Par rapport à son objectif, cette politique est un grand succès français. L’exception européenne de la fécondité française ne provient pas d’un surplus de vitalité. Elle existe encore parce que tous les gouvernements depuis sa création ont eu le courage politique de ne pas mélanger politiques familiales et politiques sociales. Malgré des demandes incessantes, comme celles reprises encore une fois dans cet article.


                  • JL (---.---.73.200) 14 mars 2007 09:32

                    Forest ent : «  »(Que les grincheux ci-dessus qui refusent de payer pour les enfants des autres m’expliquent qui paiera leur retraite !)«  »

                    Ces grincheux sont probablement les mêmes qui refusent de payer la retraites des anciens et plus généralement sont allergiques à toutes formes d’impôts.

                    Parmi ces individualistes forcenés je ne vois que deux catégories d’individus : les hyper riches, et les prédateurs de tous poils. Ou dit plus simplement : les prédateurs, puisque les hyper riches qui contestent les impôts en sont.


                  • Gilles Gilles 14 mars 2007 19:26

                    @ Jl

                    Vous avez oublié la plus grande partie d’entre eux ! Les cons pas riches ! Ceux qui croient que voter pour celui qui réduira fortement les impôts (par exemple de 4 pt du PIB) et s’attaquera au droit du travail (ex le contrat unique calqué sur le CNE) améliorera leur niveau de vie. Pourtant, se sont eux qui bénéficient le plus de la redistribution des richesses soumises à l’impôt. Mais hélas, réfléchir aux conséquences c’est trop.

                    Où les trouve t-on ? Je vous donne une piste... « Ainsi, la moitié de l’électorat ouvrier se prononcerait aujourd’hui pour Nicolas Sarkozy ou Jean-Marie Le Pen ». Sarkozy et le Pen représente fiscalement parlant la plus grande menace pour les classes populaires puisqu’ils veulent baisser ou supprimer des impots que ne paient pratiquement que ceux qui ont pas mal d’argent. Peut être croient t-ils comme essaie de nous le faire gobber l’UMP, que l’argent de ces riches, si ce n’est pas l’Etat qui le spolie, retombera inévitablement dans leurs poches ? Alors, masochistes ou non informés ?

                    Ensuite, étonnement, les cadres, qui paient plus d’impôts, surtout s’ils sont célibataires sans enfants, ne sont pas entousiamé par Sarko. Ils préférent Ségolène ou Bayrou ! Alors masochistes ou bien informé ?


                  • herve33 (---.---.114.206) 14 mars 2007 09:53

                    La principale raison de l’attribution des Allocations sans conditions de ressources est effectivement une politique nataliste et qui est un investissement à long terme . Des pays qui n’ont pas mis en place ce système s’en mordent les doigts actuellement . L’Espagne et l’Allemagne vont voir dans les décennies à venir leur population diminuée et seule l’immigration pourra compenser cette perte de population . Cela posera aussi un énorme problème pour les retraites et la protection sociale de ces pays . Moins de jeunes pour financer les retraites et l’assurance maladie .

                    Un pays qui perd de la population est un pays sur déclin économiquement .

                    Sur cet article , je suis assez d’accord pour que les allocations familiales soient inclues au revenu imposable à condition qu’il en soit tenu compte pour les plus basses tranches d’imposition et que celles-ci soient revues en conséquences sinon certains bas revenus deviendraient imposables . L’allocation dès le 1er enfant serait une bonne chose mais il faut au moins 2 ou 3 enfants pour renouveler les générations . Il faut plutôt insiter les couples à avoir plus d’un enfant .


                    • Fred (---.---.155.75) 14 mars 2007 11:09

                      Et donc c’est la politique de croissance a l’infini dans un monde a ressources limitees. Que ferons-nous lorsque nous serons 100 millions en France a nous battre contre les autres 10 milliards d’etres humains pour les ressources naturelles de la planete ?

                      Il faut encourager le renouvellement des populations (immigration comptee) mais pas plus sinon on condamne le monde justement sur ce long terme.


                    • Forest Ent Forest Ent 14 mars 2007 12:06

                      On n’en est pas à parler de « croissance ». Le taux de fécondité moyen de l’UE est voisin de 1,5, et les exceptions françaises et irlandaises sont de 1,8, encore en desous du seuil de renouvellement. Des pays comme l’Allemagne qui sont en dessous de 1,5 s’exposent à simplement disparaitre en 2 ou 3 générations.

                      Ne pas surpeupler, d’accord, mais je ne souhaite pas qu’il n’y ait plus de français.

                      La démographie est un paradoxe. La planète n’est pas en voie de surpopulation. il n’y a guère que l’Afrique qui garde une natalité élevée, mais avec également une mortalité élevée.

                      La planète est en train de devenir une maison de retraite, avec une durée de vie qui s’allonge et une natalité qui baisse. En 2035, une majorité des terriens sera retraitée. La guerre des générations ne fait que commencer.


                    • Gilles Gilles 14 mars 2007 19:56

                      Tout à fait d’accord avec Fred concernant l’erreur de croire qu’il suffira d’avoir plus d’enfants pour vieillir en paix, même si en France il reste pas mal de marge pour accueillir du monde.

                      Vu le contexte actuel :

                      - Réchauffement climatique élevé entrainant l’asséchement de régions entières (dont le sud de la France), la perte de régions cotières (voir des pays entiers) et la raréfaction des sources d’eau potable.

                      - Extinction des ressources naturelles, et pas seulement le pétrole car certains métaux deviennent rares aussi (d’où les vols sur les chantiers car les prix percutent le plafond). Le gaz et l’uranium sont aussi concernés.

                      - Croissance rapide de populations dans des pays pauvres qui seront, en plus de leur difficultés actuelles, durement touchés par le réchauffement climatique et la raréfaction des matières premières qu’ils paient au prix fort (Sahel, Afrique du nord, Moyen Orient) et qui risquent de devoir aller vivre ailleurs. (d’ailleurs des centaines de milliers traversent déjà la méditerranée chaque année)

                      - Dégâts écologiques majeurs tels que disparition des forêts tropicales, pollution rendant sols et eaux impropre à la mise en valeur pour la consomation humaine, disparition des poissons (en 2050 parait-il...)

                      Et tout ça empire plus la population augmente.

                      Il me parait alors nécessaire de déjà mettre à contribution nos méninges pour mettre en place les bases d’une nouvelle société ne reposant plus sur la surconsomation, la croissance économique éternelle, l’augmentation de la population pour assurer l’avenir du troisème âge.

                      Si aucune solutions aux problèmes cités plus haut n’est trouvé, d’ici une cinquantaine d’années, je ne donne pas cher de la civilisation sous sa forme actuelle, alors faire des enfants pour payer nos retraites, faut pas rêver !

                      Vous me trouvez apocalyptique ? Il ya dix ans on se gaussait de ce discours mais si vous suivez l’actualité, aucun de ces problèmes ne vous aura échappé. Ils en font même souvent la une ets e ne sont pas des gourous qui les énonce mais des cientifiques de renoms voir des politiques (chirac..même s’il a fait l’inverse de ce qu’il a dit, son constat était dans le style de ce que je viens de dire)


                    • Yopasla (---.---.192.16) 15 mars 2007 17:54

                      L’avenir de l’agriculture et comment nourrir les populations sont des aspects méconnus de la disparition du pétrole, comme celui de la surpopulation.

                      Car on ignore trop que l’agriculture intensive n’est possible qu’avec beaucoup de pétrole (tracteurs ... mais aussi engrais, pesticides et autres produits pétrochimiques). Alors, si l’agriculture produisait deux fois moins de nourriture, en France et en Europe, vous pouvez commencer à réfléchir.

                      Et qu’on ne nous sorte pas la tarte à la crème des agro-carburants. Voir par exemple La fin progressive du pétrole pour des informations récentes.

                      Voir aussi Corée du nord, pétrole, famine pour un exemple concret.


                    • Fred (---.---.155.75) 14 mars 2007 11:07

                      Les gens ne devraient pas payer moins d’impot en fonction du nombre d’enfants. Pourquoi est-ce que quelqu’un qui decide d’avoir des enfants, choix personnel, devrait moins contribuer a la societe que quelqu’un qui a fait le choix de ne pas avoir d’enfant ? Il va plus utiliser les services publiques : education, securite sociale...et il paie moins.

                      Aujourd’hui quelqu’un qui a des enfants paie moins d’impot, recoit des allocations familiales, des aides fiscales pour payer la babysitter...donc le celibataire qui a fait le choix de ne pas avoir d’enfant se retrouve a payer le choix des autres.

                      Il faut trouver un juste milieu entre l’aide et devoir payer pour le choix des individus.


                      • Forest Ent Forest Ent 14 mars 2007 12:09

                        Parce que faire des enfants n’est pas un « choix personnel ». La nation trouve juste et bon d’assurer son propre avenir, et considère qu’il s’agit là d’un enjeu collectif et non individuel.

                        Notre république repose encore pour l’instant sur un ensemble de valeurs, dont la croyance en un avenir, et ne se considère pas encore comme une juxtaposition d’intérêts individuels. Mais on sent bien qu’il y a des forces en ce sens.


                      • Emile Red Emile Red 14 mars 2007 12:47

                        Une politique nataliste ne peut être bénéfique (tant qu’elle est mesurée) que si la politique de l’emploi suit, or le maintien à dessein d’un fort chomage ne peut que contribuer à une dénatalité ou à un bouleversement révolutionnaire ou totalitaire (le second choix étant celui proposé aujourd’hui par notre ami Sarko).

                        Si Sarko vient à proposer des AF aux premiers enfants c’est d’une part médiatique, d’autre part pour conforter sa politique anti-immigratoire, alors qu’il est notoire qu’un immigré cotise dès son arrivée sur le marché du travail et participe via la TVA aux ressource de l’état dès son arrivée, un enfant lui ne participe à l’économie positivement que 20 à 30 ans aprés sa naissance, cherchez l’erreur...


                        • (---.---.11.15) 14 mars 2007 12:48

                          Je pense que les AF pourraient êtres plus importantes et même allouée dès le premier enfant, si on économisait sur les fraudes, je connais de nombreux couples qui ne se déclarent pas en concubinage afin de toucher des allocations auxquelles ils n’auraient pas droit.

                          Lutter contre toutes ces fraudes et veiller à ce que ces allocations servent bien aux interréssés c’est à dire aux parents responsables et qui s’occupent réellement de leur progéniture permettrait de dégager assez d’argent pour celà.


                          • 19 (---.---.46.52) 15 mars 2007 21:00

                            Sait-on, dans les jeux de hasard, les paris.... quel est le poucentage des mises dont l’argent vient des allocs ? 19 smiley


                            • Kazar (---.---.118.241) 16 mars 2007 11:26

                              Quel dogmatisme « Pendant que ces familles, souvent modestes, ne touchent pas d’allocations familiales, celles ayant au moins deux enfants ou plus et vivant confortablement (cadres supérieurs, professions libérales, PDG, etc.) les perçoivent alors qu’elles n’en ont pas un besoin essentiel pour vivre ! » Alors comme ça, dès qu’on est profession libérale, on vit confortablement ? Si c’était vrai...En réalité, seules les professions libérales bénéficaient d’un monopole (huissiers, notaires par exemple) ont des revenus assurés, les autres dépendent de leur clientèle, c’est à dire du marché. On retrouve là l’un des problèmes de notre pays : l’opposition entre les riches et les pauvres. Hier, SR n’a pas hésité, à propos de la retraite qu’elle souhaite indexer en fonction de la pénibilité du travail, à comparer l’ouvrière à la profession libérale, oubliant juste au passge qu’il y a par définition peu de professionnels libéraux qui font 35 heures et qu’à la fin du mois, le revenu n’est jamais assuré. Bizarrement, elle n’a pas comparé l’ouvrière au fonctionnaire... Un oubli sans doute


                              • nounoupoun (---.---.81.95) 16 mars 2007 13:06

                                La mise sous tutelle des allocations familiales pour les parents défaillants existe déjà depuis 1966, dans certaines conditions. Ce n’est pas une nouveauté que de vouloir l’instituer, elle l’est. Il faut seulement l’aménager. Voici un lien assez intéressant qui explique un peu la façon dont ca a évolué. Ce n’est pas une grande innovation que ce que propose Madame Royal :

                                http://www.maire-info.com/article.asp?param=7087&PARAM2=PLUS

                                Sinon je suis tout à fait d’accord avec toi Kazar sur l’opposition riches/pauvres. Je ne sais pas si c’est typique à la France cette attitude. Mais j’ai parfois la sensation que la réussite est mal vue et je trouve que c’est un sous entendu assez important qui transparait de plus en plus. Il y a des tas de choses à prendre en compte quand on parle du travail il me semble. La pénibilité, la durée des études, les heures passées à travailler (avec ou sans heures supp). Seulement on n’est pas censé les opposer et généraliser. Ce qu’il faut c’est prendre les catégories dans leurs ensemble chacune séparément. Une infirmière est fonctionnaire, est pour cela qu’elle ne « fout rien de ces journées » comme l’affirment certains en parlant des fonctionnaires et en mettant tout le monde dans le même panier et que son travail est moins pénible que celui de l’ouvrier qui trime ? On ne compare pas l’incomparable. Il m’a toujorus semblé que l’Egalité devant la loi passait aussi par l’Egalité par la loi, c’est à dire traiter également tous ceux qui sont dans les mêmes conditions.


                                • speedoody 22 mai 2007 16:46

                                  Un troisieme monde... le Mardi 22 Mai 2007, 16:25

                                  On ne peut pas vraiment parler de tiers monde dans ce cas là, mais puisqu’il existe le monde réel, le monde virtuel, et bien pourquoi pas le monde de tutelle.

                                  Je m’appele Sébastien, un personnage lambda, qui a malheureusement trébuché sur un trottoir.

                                  Je n’ai pas choisi le bon, et sans doute, aurai-je du attendre un bus et attendre patiemment.

                                  J’aurai trop long sur la patate, pour vous raconter, ce qui m’est arrivé, et je pense, que mon histoire dépasserait l’inimaginable, et mes petites phrases assassines et clandestines vous feraient bien vomir.

                                  Mesdames et messieurs, la justice est belle dans notre pays, à l’exception de ses lois et décrets anti-démocratique, mais ne nous leurrons pas, elles doivent y rester, car c’est pour le « bien » de nous tous.

                                  Arthémis, noient ses yeux de sang, dans son bandeau. Moi-même je bouillone, mon humeur en est ecarlate.

                                  Je hais le mot « victime » car je ne veux voir un nouveau statut me fleurir sur les épaules.

                                  Et pourtant je le suis, Victime d’une tourmentable philosophie, où s’empressent les banques, assurances, hopitaux, justice négligente croulant sous des dossiers en pillier, moisis et suant dans la poussiere d’autres majeurs protégés disparus, hospices, laboratoires et j’en passe tellement la liste est longue.

                                  Un seul majeur protégé ? On aurait pas idée, combien ce simple mortel a créé d’emploi.

                                  Je suis sous protection d’une mesure et je compte bien m’en défaire, avec intelligence, et dire « Amen » pour tout ce qui sera dit et décidé, car, il ne servirait à rien de se lamenter, ou cogner contre une table, car ceci favoriserait leur jugement d’une oisiveté certaine, et toute peine serait perdue.

                                  J’ai la hargne, j’aime les gens, leurs qualités, leurs défauts, mais j’ai horreur qu’on me mette des batons dans les roues sous pretexte que je serai potentiellement interressant pour ce qui concerne les rentrées d’argent.

                                  Je souhaite, de tout coeur, que la loi, rechange, et qu’un décret soit écrit en soulignant que le plus important serait la transparence.

                                  Je n’ai rien contre le fait qu’un majeur protégé ait besoin d’une protection, au contraire, les requins sont partout et tout le monde peut etre dans la vulnérabilité, mais ce que je souhaiterai c’est de voir un jour que le majeur protégé, ne soit pas délaissé, et qu’on puisse lui remettre les opérations dans les plus brefs délais et sans que ce ne soit un secret pour tout le monde.

                                  Ca peut changer, mais voilà, il faut que les personnes veuillent que ca changent.

                                  Tuteur, ou curateur, ou association tutélaire, peuvent etre de bons outils pour protéger ceux qui sont reelement dans le besoin et accompagner ceux qui le souhaitent, mais si ceux-ci restent dans l’anonymat, et confondent patrimoine a proteger et majeur à protéger, cela ne peut pas marcher, et cela reste evident.

                                  Dans mon cas, pour faire un tit topo, je suis majeur protégé, je travaille dans le batiment, sur des echaffaudages, en hauteur, avec des outils extremement dangereux, avec une equipe qui me fait entierement confiance, avec laquelle je suis complementaire.

                                  Je suis totalement responsable et je ne fais pas n’importe quoi.

                                  Je vis modestement, et je subviens à mes besoins normalement, comme tout citoyen.

                                  Je sais lire, je sais ecrire, je ne depense pas plus que j’ai et je sais tenir des comptes.

                                  Je m’adapte à toute situation.

                                  Objectif atteint : connaissant tous les problemes sociaux, j’ai pris l’initiative de me résilier de la cotorep, car a cause de cela, ca me maintient dans un statut de MP. Aujourd’hui, je suis à 80%, il y a peu d’handicapés dans ce statut, qui travaillent sur les echafaudages.

                                  J’ai écrit à la Caf, comme quoi je refusais toute prestation sociale, c’est murement réfléchi et je sais pourquoi je fais cela.

                                  Je ne percois donc plus rien et c’est tant mieux.

                                  J’ai fait ma demande de main-levée, avec possibilité de former un recours contre la décision du juge des tutelles.

                                  J’ai écrit une lettre conforme, remise au greffe du tribunal d’Instance, qui l’a ensuite remis au TGI.

                                  J’ai pris un avocat, que je payerai, c’est evident, et de ma propre poche en plus.

                                  J’ai pris rendez-vous avec un médecin expert qui a remis son expertise entre les mains du Juge.

                                  Mon avocat absent, je revois le juge dans une autre date fixée.

                                  Si je n’obtenais pas ma main levée, chose probablement possible, j’abbaterai ma derniere carte, celle de partir en voyage, dans un autre pays, et laisser tout en plan, en attendant.

                                  Mon avocat, m’a dit que la mesure prenait automatiquement fin, en théorie, et je demande à vérifier dans la pratique.

                                  Dans cet autre pays, m’attend un travail, car je n’ai pas peur de l’avenir et ne doit rendre compte à personne, encore moins au tuteur qui me fait doucement sourire, il m’attend aussi un compte en banque, car je doute que la ficoba aille demander si j’ai un autre compte ouvert, et en prime un appart.

                                  Si cet article, un peu long, je le reconnais, vous a plu, et que vous voulez que je vous raconte d’autres histoires « aussi débiles » soient elles, qui me sont arrivées, faites le moi savoir, je me ferai une joie de le faire.

                                  Au revoir !


                                  • francine52 francine52 10 mars 2008 23:12

                                    A l’attention de Monsieur Albert Ricchi

                                     Bonsoir Monsieur .

                                    Partageant votre vision , je me bat contre ces injustices qui ont un nom bien précis : DISCRIMINATION.

                                    Aussi je vous invite ainsi qu’à tous les internautes , à vous joindre à la nouvelle pétition qui ira

                                    à l’attention de Monsieur le premier Ministre

                                    dans droitspourtous.canalblog.com

                                    salutations Francine Lesserteur Dormoy

                                     


                                    • Albert Ricchi Albert Ricchi 12 mars 2008 23:33

                                      Bonsoir Francine,

                                      Je partage votre indignation sur l’absence d’AF pour les familles avec seulement un enfant.

                                      Mais faire connaître des choses simples et évidentes est aujourd’hui très difficile, même sur le net, d’autant plus que depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ni droite ni gauche n’ont pu ou voulu réformer ce système.

                                      Mais j’ajouterai qu’il faut aussi parler des modalités de financement et de déclaration fiscale pour toutes les familles à 1,2,3 enfants ou plus.

                                      Est-il normal par exemple que des milliardaires en euros touchent des allocations familiales pour parfaire à l’éducation de leurs enfants !

                                      Donc, si elles sont versées tout le monde, elles pourraient être intégrées dans l’IRPP.

                                      Mais la meilleure solution semble être que leur montant soit dégressif en fonction des revenus et qu’elles ne soient plus servies du tout aux très hauts revenus.

                                      En plus d’une pétition sur le web ou une lettre au 1er ministre, une lettre ou un mail adressé à chaque député ou sénateur serait également envisageable (vous trouverez tous les mails sur le site de l’AN et du Sénat).

                                      Très cordialement

                                      Albert


                                    • francine52 francine52 27 mars 2008 19:07

                                      Bonsoir ALBERT.

                                      Si vous avez bien lu mon argumentation , je ne me bat pas que pour le premier enfant . Un couple d’ouvriers avec 2 enfants devrait toucher + de 214 euros par rapport à une famille de 4 enfants.

                                      En fait ils ne touchent que pour le 2 ème et leur galère reste la même .

                                       

                                      Pour répondre à ceux qui croient toujours que ce sont les enfants qui vont remplir les caisses ,

                                      En entendant , ça ne prend pas cette tournure . Ainsi nous les petites familles qui se levons tôt pour travailler , nous voyons nos salaires prélevés pour : la csg , la rds, l’urssaf ....on paye pour le social ,la "VA CAF" savez vous ce qu’est la VACAF ? (vacances caisse d’allocations familiales) alors que l’on n’a même plus les moyens de s’offrir des vacances ? nos ainés , le chômage et tous ces jeunes qui ne trouvent pas du travail .Et que reste t’il une fois les retenues sur salaires retirées , les impôts fonciers , locaux qui sont exonèrés ou mis à la baisse pour les familles nombreuses ? ....PAS GRAND CHOSE !

                                      Savez vous que même une fois que l’on a côtisé pour les anciens , nous une fois arrivés en retraite ....là encore on y trouve des injustces ? ....à partir de 3 enfants , il y a une majoration de 10 % en plus de pension. Une femme de cadre supèrieur avec 3 enfants et qui n’aura jamais côtisé en travaillant , se verra encore avec une retraite supèrieure à celle d’une ouvrière usée et qui aura côtisé pendant 40 ans.

                                      De toute façon , il y arrivera un jour ou nous devrons chercher une autre solution et ce compte tenu que :

                                      Ce ne sont pas les actifs qui pointent à l’ANPE qui enrichissent les caisses de l’état , dont le financement des retraites ...chômeurs hèlas de plus en plus nombreux.

                                      COMPTE tenu que .....la planète sera surpeuplée d’individus.

                                      Il vaut mieux une qualité de vie , revoir un autre sytème de retraite , plutôt que de voir un surnombre de pauvres jeunes grandir dans la misère qui pourrait poindre à l’horizon.

                                      Les caisses ne se rempliront jamais sans travail 


                                    • Albert Ricchi Albert Ricchi 28 mars 2008 21:23

                                       

                                      Bonsoir Francine,

                                      J’ai bien noté votre autre remarque sur le montant des allocations et je l’intégrerai précisément dans une prochaine mise à jour de l’article sur le blog bien que pour moi, cela allait de soi naturellement.

                                      Si j’ai bien compris, sur la base 100 pour un enfant, il conviendrait de payer 200 pour deux enfants, 300 pour trois enfants, etc.

                                      Sur le reste et notamment sur les retraites, je vous invite à consulter mon article de mars 2008. En dehors d’une diminution du montant des retraites et d’une augmentation de la durée de cotisations, solutions préconisées par nos chers libéraux, il n’y a aujourd’hui qu’un seul moyen juste pour remédier au problème financier, c’est de faire appel à la solidarité nationale et donc à l’impôt progressif sur les revenus et les richesses plutôt que des cotisations sur les seuls salaires.

                                      Mais avec notamment plusieurs milliards d’euros de cadeaux fiscaux faits par NS aux personnes les plus aisées, on en est loin…

                                      Très cordialement,

                                      Albert

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