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Accueil du site > Actualités > Politique > ANI : Le gouvernement se couche devant le Medef et humilie les sénateurs du (...)

ANI : Le gouvernement se couche devant le Medef et humilie les sénateurs du PCF

Le Sénat a donc à l'issu d'un débat tronqué adopté la loi reprenant l'ANI. Ce pseudo accord entre syndicats minoritaires et patronat s'attaque aux droits et à la protection des travailleurs, détricotant un peu plus le code du travail.

Le gouvernement, avec l'aide de la droite, a fait voter ce texte sous les injonctions de L Parisot.

Afin d'éviter un débat public trop long exposant au grand jour ce qu'il en est vraiment de ce texte, le gouvernement, tel Sarko Villepin et Raffarin en leur temps, a mis fin de manière brutale au travail parlementaire en utilisant l'article 44.4 du vote bloqué.

je vous propose la réaction de M Gastaud, secrétaire national du PRCF, à cet évennement du we.

Il n’aura pas fallu longtemps à ce gouvernement pour afficher sa nature de classe pro-MEDEF et anti-ouvrière.

Refusant de discuter les amendements déposés au sénat par le « groupe communiste, républicain et citoyen », le gouvernement a bloqué le vote balayant toute possibilité de rectifier tant soit peu ce texte patronal, fût-ce à la marge.
A l’arrière-plan, la menace typiquement antinationale de la Thatcher « française », Mrs Laurence Parisot qui a osé déclarer récemment : «  je le dis de la voix la plus forte possible (au cas où le texte ANI serait modifié, Ndlr), nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avions signé et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France  ». Ce qui s’appelle a) du chantage et b) de la TRAHISON NATIONALE ; mais comment s’en étonner de la part du MEDEF qui, dans son manifeste Besoin d’aire, appelle officiellement à dissoudre la France dans les « Etats-Unis d’Europe » et « l’Union transatlantique » pour mieux mondialiser la chasse aux profits du CAC-40 et, pour, au passage, imposer le tout-anglais à l’entreprise ?

Il faut se féliciter que les sénateurs CRC, faisant en l’occurrence preuve de lucidité et de dignité aient dénoncé le procédé, retiré les amendements et quitté la séance.
Ils font ainsi l’expérience du fait qu’on ne réforme pas le (contre-)réformisme, que la stratégie de pression sur le pouvoir adoptée par Pierre Laurent pour ménager le PS à l’approche des municipales est vaine, que la seule attitude juste est celle de l’OPPOSITION POPULAIRE à ce gouvernement qui s’associe au MEDEF et à la droite pour dissoudre la France, dépouiller le monde du travail, et accélérer la marche à l’Europe fédérale, au « remboursement de la dette souveraine » (sic) et au ruineux « sauvetage de l’euro ».
Quand le PCF, devenu l’axe central de la force euro-réformiste dite « Gauche européenne » cessera-t-il, en rupture avec toute son histoire (de Jacques Duclos à Georges Marchais) de soutenir la « construction » européenne et la monnaie unique, en prétendant avec Mélenchon que « l’euro est notre monnaie » et en faisant espérer l’utopique « Europe sociale » au lieu de travailler à sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme ? 

(Cf. un de nos précédents articles http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-politique-progressiste-il-133366)

Il n’est rien de plus démobilisateur que les demi-ruptures et les faux semblants. Il faut oser ROMPRE avec ce gouvernement de combat de MM. Hollandréou et Zapat-Ayrault car par son alignement servile sur la droite, l’UE et le MEDEF, il ramène la droite dure et facilite la formation d’un bloc « bleu marine » autour de l’UM’Pen en formation.


Pour autant la balle n’est pas dans le camp des sénateurs du PCF-PGE qui acceptent tous la politique nationale euro-constructive (et prolo-destructive !) de leur parti : elle est dans le camp des communistes, qui doivent s’unir à la porte des entreprises en appelant à l’opposition populaire, dans le camp des syndicalistes de combat qui travaillent au « tous ensemble en même temps », dans celui des patriotes républicains qui doivent construire un programme anti-oligarchique de rupture progressiste et patriotique s’inspirant des grands principes du CNR, dans celui des communistes de toute l’Europe qui, au nom de l’indépendance nationale, de la coopération internationale et de la lutte pour le socialisme, doivent prendre la tête de la lutte pour l’ELIMINATION DE L’EUROPE ATLANTIQUE ET SUPRANATIONALE du grand capital.
Tout le reste ne saurait conduire qu’à des demi-mobilisations d’avance vouées à l’échec et aux renoncements finaux devant les appareils et leurs intérêts électoralistes vermoulus.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/20/texte-sur-l-emploi-les-senateurs-communistes-quittent-la-seance_3163583_823448.html

Argumentaire contre l'ANI
 


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69 réactions à cet article    


  • taktak 23 avril 2013 13:51

    http://www.lepoint.fr/economie/exclusif-selon-la-commission-europeenne-la-france-flirte-avec-la-recession-20-02-2013-1630111_28.php

    "Conformément aux pouvoirs concédés au fil du temps par les États membres de l’UE - en France sous Nicolas Sarkozy et François Hollande -, le vice-président de la Commission, Olli Rehn, chargé de l’euro, pourrait accompagner ses chiffres de recommandations. Voire les assortir de sanctions financières pour les pays qui ne respectent pas la barre des 3 % de déficit budgétaire. Mais le gendarme de Bruxelles ne devrait pas encore mettre Paris à l’amende. Car le commissaire libéral finlandais constate que la France est engagée dans un processus de réformes structurelles - retraites, flexibilité du travail, rapport Gallois - qu’il faut encourager, et ne surtout pas enrayer. « 

     »Vendredi, Olli Rehn devrait donc indiquer à la France de possibles réformes structurelles et budgétaires supplémentaires à mettre en route."

    C’est Le Point qui le dit, le 20 février 2013.


    • cevennevive cevennevive 23 avril 2013 14:46


      « Quand le PCF, devenu l’axe central de la force euro-réformiste dite « Gauche européenne » cessera-t-il, en rupture avec toute son histoire (de Jacques Duclos à Georges Marchais) de soutenir la « construction » européenne et la monnaie unique, en prétendant avec Mélenchon que « l’euro est notre monnaie » et en faisant espérer l’utopique « Europe sociale » au lieu de travailler à sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme ? »


      Oui Taktak, bonne question.

      Clamer que l’on veut une sixième République avant d’avoir cherché à résoudre ce problème est un peu léger, à mon avis. Tant que nous serons empêtrés dans ces directives européennes, qui nous coûtent très cher socialement et financièrement, nous ne pourrons rien faire, gauche ou droite.

      Quant à l’ANI, ou Contrat de Génération, vôté dans un hémicycle presque vide, il est en partie une résultante de cette rigidité imposée par les banquiers mondiaux et par les directives néfastes de cette entité misérable qu’est la Communauté Européenne.

      Cette Europe, basée sur une palettes d’inégalités sociales, métissée de très pauvres et de très riches, verrouillée par des lois idiotes ou iniques, est une « malformation » mondiale.

      cordialement.

      • Pingouin094 Pingouin094 23 avril 2013 16:26

        Un parti se disant internationaliste doit y réfléchir à deux fois avant de prendre pour position le repli sur soi et le retour à la nation.

        En l’occurence, avec une BCE conforme au programme du FdG, la crise de la dette souveraine grecque aurait connu un tout autre sort.
        La Grèce pourrait sortir de l’UE pour retrouver sa souveraineté monétaire ( dévaluation, création de monnaie, avoir annulation de la dette ). Mais au niveau actuel de la dette grecque, faire tourner la planche à billet de la seule grèce ne sera jamais suffisant sans entraîner une inflation monstre aux conséquences néfastes. On ne produit pas 150% de son PIB par création monétaire sans conséquence.
        Maintenant, si c’état l’UE qui retrouvait sa souveraineté monétaire, à savoir une BCE prêtant directement aux états et utilisant l’outil de création monétaire pour celà), on parle de toute autre chose. La dette greque, c’est 2% du PIB européen. Là oui, l’UE à une échelle qui lui permet de jouer avec l’outil de création monétaire, de rachat de la dette avec un tout autre impact.

        Doit-on abandonner les grecs à leur triste sort, alors qu’il est possible, à porté de main, de créer un outil formidable de pression politique et financière sur les marchés ?

        A vous de voir. Moi je préfère l’internationalisme, et trouver une solution commune à toute l’UE, plutôt que le repli nationaliste sur la seule France au nom du fait, que peut-être la 5ème économie mondiale peut s’en tirer toute seule, en abandonnant les autres pays de l’UE qui n’ont pas cette chance.

        C’est impossible, me direz-vous ? Pas si sûr. Outre que dans l’UE, les contestations sont massives et qu’il pourrait y’avoir un retournement de situation, regardez ce qui se fait ailleurs.
        Les BRICS créent un fond de développement directement en « concurrence » avec le FMI et la Banque Mondiale, trusté par les occidentaux.
        Les pays de l’ALBA inventent une coopération fondée sur la solidarité et également leur banque régionale de développement.
        Si ailleurs on peut faire des choses, pourquoi abandonner avant même d’essayer en Europe ?

        Le FdG propose d’essayer. Et si on échoue, il sera alors temps de se poser la question de quoi faire d’autres. (Quitter l’UE, ou créer un « Euro du Sud » avec les pays volontaires pour une BCE non indépendante, comme le propose Jacques Généreux, responsable économique du PG)


      • foufouille foufouille 23 avril 2013 16:37

        "Une sortie de l’ UE signifie rebattre monnaie et ne plus disposer d’un organisme central de financement sans se retrouver totalement isolés et à la merci des marchés financiers."

        mdr
        c’est deja le cas
        au contraire, un etat libre peut racheter ses obligations sur le marche secondaires pour presque rien avec du papier


      • taktak 23 avril 2013 17:11

        "Doit-on abandonner les grecs à leur triste sort, alors qu’il est possible, à porté de main, de créer un outil formidable de pression politique et financière sur les marchés ?"

        Rien n’indique que l’Allemagne, l’Autriche, les Pays bas, etc. soit prets à accepter un renversement du tout au tout du rôle de la monnaie unique.

        En théorie, on peut être d’accord avec vous. Toutes choses égales par ailleurs, entre la révolution partout et la révolution dans un seul pays, je choisit la révolution partout. Mais, la réalité est la réalité et les faits doivent s’imposer à nous :
        - l’histoire de la construction européenne nous montre que ces institutions ont systématiquement été créés et verrouillées pour empêcher l’expression de la volonté des peuples et garantir que le pouvoir reste dans les mains de la classe dominante.
        - même quand la gauche était majoritaire en europe (y compris avec quelqu’un parlant dru et cru comme Mélenchon dans la gauche plus rien) il n’a pas été possible d’infléchir d’un iota la politique de l’UE
        - l’expression populaire, à travers les référundum, a systématiquement été bafouée.
        Non définitivement non, promettre une réforme facile de l’UE et de l’Euro, l’autre Europe n’est pas crédible.

        Vous m’accusez de replis nationaliste et affirmez être pour l’internationalisme ?
        Vous avez tord.
        1) c’est votre UE qui oppose les peuples, les présurants, les met en concurence, c’est votre UE qui impose une culture unique et une langue unique, celles du profit. C’est elle qui les prives du droit élémentaire d’exercer leur souveraineté. C’est les délocalisations, le dumping fiscal,la dictature austéritaire de la Troika de l’UE et de la BCE qui créent un terreau favorable à la xénophobie. Et lorsque vous défendez l’autre europe, vous laissez le champs libre au FN, aux xénophobes pour détourner le rejet de cette construction européenne qui est détestée par le peuple vers de noirs desseins.
        2) au contraire, sortir de l’UE n’est pas se replier sur soit. Non c’est permettre de rendre la souveraineté à la Nation. Et là il faut se poser la question de qui est la Nation. C’est important.
         la Nation, c’est vous, c’est moi qui tenons aux acquis du CNR, de 36, de la révolution. C’est nous tous, travailleurs de france immigrés ou non,qui savons nous défendre dans le cadre des structures de notre républiques, de nos syndicats, de nos partis contre la classe dominante. Cette classe dominante a fait le choix de l’UE supranationale, d’une gouvernance comme ils disent qui lui permettre de passer outre les besoins des travailleurs. Le MEDEF, le capitalisme français veut le dépeçage du cadre national qui permet aux travailleurs de s’unir, de se défendre et de les battres. On le voit avec la casse de la langue, le découpage en eurorégions, etc... La Nation, dans les conditions politiques actuelles qui sont celles qui comptent et qui doivent fonder notre action politique de progressistes et d’internationalistes, notre Nation fait identité avec le peuple, avec la classe des travailleurs. Et alors me dirait vous ?
        Rendre la souveraineté à la nation, c’est donc permettre de rendre le pouvoir au peuple. C’est faire place au peuple. Et c’est ouvrir le champs des possibles, sortir du TINA. Car la ligne de front de la lutte des classes est identique à celle entre défense de la souveraineté du peuple et défense d’une construction européenne capitaliste totalitaire qui impose la souveraineté des marchés (ie la classe capitaliste). Alors bien sûr cela n’est pas suffisant.

        C’est pourquoi je dis qu’il faut sortir de l’UE par la porte de gauche, c’est à dire que les progressistes et les patriotes républicains, comme en 1945 avec le CNR, fassent de cette sortie de l’UE l’occasion de conduire une politique progressiste.
        Et cela comprend aussi d’être internationaliste, c’est à dire de construire la solidarité avec tous les pays progressistes y compris si possible dans un cadre institutionnel, le soutien à tous les travailleurs. Pas seulement en Europe, mais aussi en Afrique, en Amériques, etc... Le FdG fait sans cesse référence à l’ALBA. C’est exactement ce qu’ils ont fait. Sortir d’une institution supranationale capitaliste, rendre le pouvoir au peuple, et sur cette base développer les solidarités et coopération internationales mais sur des bases progressiste. Ils n’ont absolument pas essayer de réorienter un mercosur conçu pour les écraser.


      • taktak 23 avril 2013 17:14

        @ pingouin
        Je sais bien ce que dis Généreux. Mais il n’est pas de sauveur suprème.
        Et voilà ce que dit Sapir sur la question (et il est vraiment pas seul à le penser parmis les économistes.... cf Nikonof par exemple).

        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-politique-progressiste-il-133366


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 23 avril 2013 19:49

        Démosthène,

        Il a dû vous échapper que la France avant l’ UE n’avait que 500 000 chômeurs, pas de dette publique et un contrôle des capitaux...

        Mittal n’a acheté Arcelor que grâce à l’article 63 des Traités qui interdit tout contrôle des capitaux.

        La plupart des pays du monde sont indépendants et souverains. Comme le Venezuela, et comme l’était la France avant les Traités européens.

        Si la 5e puissance économique du monde ne peut pas s’en sortir, les autres n’ont plus qu’à se suicider...


      • foufouille foufouille 23 avril 2013 20:18

        « Qui va accepter ton papier sans valeur sur le second marché ? »

        ceux qui ne voudront pas voir la valeur descendre a 10%, voire moins
        surtout avec CCC comme note


      • Pingouin094 Pingouin094 24 avril 2013 09:08

        Je ne dis pas que Jacques Généreux, ou même Jean-Luc Mélenchon soit des « sauveurs suprêmes », je cite seulement mes sources pour indiquer un élément faisant partie du corpus idéologique du Front de Gauche, quoi que n’étant pas inscrit noir sur blanc sur le programme « L’Humain d’Abord » aux élections présidentielles.

        Maintenant, nous sommes parfaitement d’accord. A choisir, il vaut mieux la révolution partout que la révolution dans un seul pays ; et la révolution dans un seul pays plutôt que nul part.

        La seule différence est que vous partez du postulat que l’UE est irréformable. Pour ma part, j’estime que tant qu’on pas essayé, c’est à dire tant qu’un gouvernement ayant la volonté forte de réformé l’UE ne s’y est pas essayé, on ne peut pas dire que l’UE est irréformable.
        Il y’aura des réticences. Il y’a aussi de nombreux pays, le couteau de la troïka sous la gorge, qui pourrait être tenté par une réforme : Grèce, Chypre, Portugal, Irlande ...p


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 25 avril 2013 07:01

        démosthène,
        Voici les slogans des Partis politiques français depuis 1979 :

        1979 : PS « Changer l’Europe, vivre au pays »
        1997 : PS : « Changer l’ Europe »
        2000 : Chirac : « Une Europe plus efficace, plus démocratique et plus proche des citoyens »
         Collectif Attac, PCF, Verts, Alternatifs, CFDT, LCR : « Pour une autre Europe dans un autre monde »
        2001 Chevènement : « Une autre Europe »
        2003 Bayrou : « Il faut changer d’ Europe »
         PCF « Construire une autre Europe »
        2005 : Les Verts : « Pour qu’une autre Europe soit possible »
         Besancenot : « Pour qu’un autre Europe soit possible »
         Sarkozy : « Oui au référendum pour changer d’ Europe »
         PCF : « Non au referendum. Pour une autre Europe »
         Extrême Gauche, « La voix du peuple » : « Pour une autre Europe »
        2006 : FN : « Rester dans l’ euro mais bâtir une Europe des patries »
         Hollande : « Une autre Europe »
        2008 : le journal Rouge : « Une autre Europe est elle possible ? »
        2009 : Sarkozy : « Voter UMP, c’est le moment de construire une autre Europe »
         Dupont Aignan : « Changer d’Europe pour construire une autre Europe »
         PS : « Changer d’ Europe
        2012 : FN » Rendre la souveraineté à la France, en remettant à plat les Traités européens.« 
         Dupont Aignan : » En finir avec l’Europe bureaucratique pour passer à une Europe des Nations« 
         Front de Gauche : » Pour une Europe sociale« ..

        Vous savez pourquoi rien ne change ? Parce qu’il faut l’unanimité des 27 Etats pour changer une virgule aux Traités.

        Article IV 443-3 : » UN SEUL ETAT PEUT S ’OPPOSER A TOUTE MODIFICATION"

        Si les Etats du sud veulent modifier les Traités, cela ne suffira pas, il faut l’accord des 27 !

        C’est la raison pour laquelle l’UPR propose de sortir de l’ UE par le seul moyen qui existe, l’article 50.
         
        Les Etats qui feront pareil pourront ensuite signer des accords de coopération, comme avant l’UE, ou comme le font les BRICS qui sont tous des pays indépendants et souverains.


      • alinea Alinea 23 avril 2013 15:04

        L’ANI est une pierre de plus qui nous aidera à passer le gué !
        Quant au F de G et à l’euro, tenez-vous au courant ! L’euro est là, l’urgence première n’est pas de le dézinguer, mais très probablement, sous un gouvernement de gauche, obligation en sera faite. N’en faites pas une pomme de discorde, c’est contre productif !


        • taktak 23 avril 2013 15:22

          Dire les contradictions en terme d’analyse politique n’est pas faire une pomme de discorde. Au contraire, c’est en disant franchement les choses, en débattant que l’on peut construite une action commune.

          Sur l’euro, vous ne pouvez pas m’accusez de ne pas me tenir au courant Alinea. J’ai suivi les dernières évolution du PG et du FdG. Par exemple, ici : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-politique-progressiste-il-133366 C’est un article du 6 avril.

          La question de l’attitude des forces progressistes vis à vis de l’UE et de l’Euro est un question récurrente, tout comme la question de l’attitude vis à vis du gouvernement qui se posait déjà à l’époque de la gauche plus rien. Il faut constater une évolution positive du discours de Mélenchon et du PG, plus floue de la part du PC. Il n’y a pas de sectarisme dans ce débat. par exemple le M’PEP s’est associé à la campagne de Mélenchon, et le PRCF avait interpellé Mélenchon dans une lettre resté malheureusement sans réponse : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10476

          Enfin, je constate que sur le fond, vous etes d’accord que pour mener une politique de gauche, on sera dans l’obligation de dézinguer l’euro. Alors pourquoi ne pas le dire ? Il en va de la crédibilité de l’alternative progressiste qui doit mobiliser nos concitoyens. Comment mobiliser pour une constituante alors que celle-ci n’aurait pas de pouvoir si l’on ne remet pas en cause à 100% une construction européenne qui piétine la souveraineté des peuples ?

          C’est la même chose pour l’UE.

          En tout cas, Alinéa merci de votre commentaire.


        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 23 avril 2013 17:13

          Bonjour Alinéa,


          l’Allemagne a besoin d’un euro fort car son industrie tourne surtout sur le haut de gamme, et la clientèle haut de gamme n’a pas de problème de pouvoir d’achat, de plus son système de retraite et basé sur la capitalisation.

          Nous notre industrie « ce qu’il en reste » mît à part la mode « l’industrie du luxe » nous avons besoin d’un euro moins fort pour nos exportation, donc il y a automatiquement des besoins divergeant entre l’allemangne et nous.

          Continuer avec l’euro est tous simplement suicidaire pour notre économie, c’est mon point de vue.

          Quand à la compétitivité que nous vend le CAC 40 pour faire passer l’ANI, c’est tous simplement du pipeau, l’objectif et d’augmenter leur profits sur notre dos, c’est tous.

          Si nous somme d’accord sur le fait que l« industrie du luxe n’a pas de problème, et que notre marché
          Et le moyen de gamme, qui fabrique le moyen de gamme, les pays d’Europe de L’est, et l’Asie.

          Donc comme avec le libre échange ont ne peux pas taxer leur produits »protectionnisme" la seule façon de pouvoir les concurrencer, et de mettre nos salaires et notre droit du travail en dessous des leurs.

          Sympa comme programme,

          Donc il faut sortir de l’Europe , de l’OTAN et réfléchir a une nouvelle organisation de notre facon de faire du commerce. Il faudra aussi penser à étatiser la monaie et pourquoi le quatre plus grosse banque française qui jouent trop au casino, et mette notre pays en danger.

          Cordialement

          Franck



        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 23 avril 2013 18:14

          Étatiser la monnaie et les quatre plus grosse banque française qui joue un peu trop au casino, et mettent notre pays en danger.


        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 23 avril 2013 19:59

          taktak

          Sortir de l’ UE, de l’ euro, de l’ OTAN et du capitalisme... , mais le capitalisme, c’est l’ UE et l’euro !!!

          On n’en sortira, qu’en faisant l’unité de tous ceux qui ont rejeté le referendum de 2005.

          Pour faire plus de 50% des voix, il faut regrouper plus large que l’extrême- gauche... En faisant comme le CNR a su le faire.

          Il y avait des Partis chrétiens et de Droite dans le CNR, pas seulement des communistes... Et cela nous a assuré les acquis que l’on sait.

          En réduisant l’unité à des marxistes (largement rejetés depuis le stalinisme) vous mettez votre projet en échec d’entrée.


        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 23 avril 2013 20:54

          Pilou camomille a raison,


           il va faloir ratisser plus large, le FDG seul, ne pourra rien faire.

          Il faut absolument que les militants socialiste se réveillent,

          ils savent que le front de gauche a raison,

          Mais ils n’osent pas faire le pas.

          Allez amis socialiste, les écologistes, mais aussi à droite,

          nous devons tous nous unirent si nous voulons changer les choses,

          c’est maintenant qu’il faut y aller, courage, ensemble nous vaincrons

          Deux lien pour vous rendre compte ce qui nous attend si nous ne faisons rien



          A nous de choisir ou nous voulons aller....



        • taktak 23 avril 2013 21:10

          @ Franck

          Je suis d’accord avec vous. Et c’est pourquoi le PRCF est moteur pour un rassemblement progressiste, patriotique pour un nouveau CNR et ce depuis plus d’un an.

          http://www.politique-actu.com/actualite/pour-nouveau-appel-national-clubs-penser-france-mouvement-politique-emancipation-populaire-pole-renaissance-communiste-france-prcf/671132/

          L’UPR semble faire cavalier seul sur le sujet, et faire la promotion de son leader. C’est leur choix. C’est aussi leur choix que de ne pas vouloir remettre en cause le capitalisme. Sortir de l’UE ne suffit pas. Pour rendre le pouvoir au peuple, il faut aussi remettre en question le capitalisme.

          Le PRCF travaille de façon unitaire, lorsque cela est possible, avec tout les progressistes.

          C’est sur cette base que dès le 14 juilet dernier , par exemple, le PRCF appelait à manifester fin septembre contre la construction europenne. Proposant ensuite avec le POI la manifestation du 30 septembre contre le TSCG. Date qui sera ensuie également proposé par le FdG.


        • taktak 23 avril 2013 21:29

          @ pilou camomille
          non le capitalisme ce n’est pas que l’UE et l’Euro.
          Sortir de l’UE et de l’euro ne suffit pas à remettre en question le capitalisme. C’est pourquoi nous disons qu’il faut sortir de l’UE par la porte de gauche.

          https://www.facebook.com/SortonsDeLunionEuropeenneParLaGauche

          Et c’est une grande partie du débat qu’il peut y avoir avec l’UPR, même si des patriotes républicains ne peuvent que remettre en cause le capitalisme qui impose l’exploitation de la classe des travailleurs (les 99% comme dirait les indignés) par la classe dominante des capitalistes (le 1%), et de ce fait est parfaitement contradictoire avec l’idée de Nation souveraine au sens Républicain du terme, celui de Valmy et de 1793,


        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 23 avril 2013 23:19

          Nous pouvons sortir de l"Europe et proposer, dans un premier temps, au espagnol, 

          portugais, et pourquoi pas aux italiens une union coopérative.

          Imaginé le potentiel de depard avec ces trois ou quatre pays, une monaie commune, 
          un droit du travail commun, une réelle coopération avec une charte de type Philadelphie et du CNR.


          Cette union coopérative nous permettraint d’être suffisamment 
          nombreux pour envisager des échanges marchands coopératif. 
          Ces trois ou quatre pays réunis on un potentiel énorme.
          On  étatise la monnaie, et les plus grosse banques dont on sépare définitivement 
          les activité de marche Des activités de dépôts.

          Ont fait du protectionnisme vis a vis des États commerçant avec nous 
          mais ne respectant pas la charte, et petit a petit on intègre dans notre structure 
          coopérative les pays qui s’aligne sur cette charte. 
          On fait du business mais proprement, on respecte et on pense a l’avenir de nos mômes.

          On arrête de tous pollué, de tous détruire, de faire n’importe quoi tous simplement.
          On vie comme des humains et non plus comme des brutes ne pensant qu’au fric..

        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 23 avril 2013 23:30

          J’ai oublier la dette, ils s’assoie dessus....


        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 24 avril 2013 06:28

          Franckdrapeau rouge,

          Le problème, c’est que le FDG ne veut pas sortir de l’ UE et l’euro, ou alors, un jour, on ne sait pas quand ? Avec 1000 chômeurs de plus par jour, il y a urgence.

          Actuellement il y a 5 organisations qui veulent sortir de l’ UE, de l’ euro et de l’OTAN :

          * le M’PEP
          * le PRCF
          * l’UPR
          * les Clubs « Penser la France »
          * Le Front Syndical de classe

          Le problème, c’est que certains parlent du CNR sans avoir compris qu’il y a des situations graves contre lesquelles il faut s’unir PROVISOIREMENT au delà des divergences. Le CNR c’était ça, exactement ça.

          Une fois sortis de l’ UE et de l’euro, les Français décideront de leur avenir.

          S’ils veulent un avenir marxiste, ils voteront pour le PRCF. La démocratie, c’est ça.

          Mais si l’’extrême gauche attend d’avoir 55% des voix pour qu’on sorte de l’ UE et de l’euro, comme disait Keynes, « A long terme, on sera tous morts ! »


        • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 24 avril 2013 09:52
          Bonjour Pilou camomille

          Il est indispensable comme vous le dite que les gens sortent de leurs clivages, 
          il faut bien prendre conscience que sans cela,
          on file à grande vitesse vers le chaos et le violence.

          La Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal.... sont mît en coupe réglé par l’Europe, 
          Et son donné en pature aux grand financier qui se partage le gâteau.

          Portugal
          Espagne
          Grèce
          Italie
          Chypre

          Nous devons nous unir, tous, si nous ne voulons pas que notre pays,
          notre patrimoine communs, soit revendu au plus offrant, au barbare.

          Unissons nous tous,

          car aujourd’hui, si vous voulons que nos enfants est un avenir,
          Nous devons nous devenir des adultes responsables,
          Et non pas des partisans à deux balles,
          Jouant à faire de la politique politicienne, 
          stérile, et destructrice pour le pays.

          Cordialement

          Franck





        • taktak 24 avril 2013 11:35

          C’est pourquoi le PRCF, avec le M’PEP et les CPLF et conjointement avec le FSC, milite pour un large front populaire, progressiste et patriotique rompant avec la fuite en avant totalitaire de la construction européenne afin de faire prévaloire une alternative progressiste - via un programme s’assimillant à un nouveau CNR - alternative rétablissant la souveraineté de la Nation et visant à ce que la dictature de la classe dominante cède la place au peuple.


        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 25 avril 2013 07:12

          Drapeau rouge,
          Tout à fait d’accord avec vous.

          Seul petit bémol, l’euro est trop fort pour les pays qui ont une plus faible compétitivité et bien plus faible pour les pays à forte compétitivité comme l’ Allemagne.

          Pour elle l’euro est bien plus bas que s’ils avaient le mark, ce qui facilite leurs exportations.

          Avec une monnaie commune les Etats du sud ne peuvent dévaluer. L’euro fort signifie pour eux des difficultés majeures à l’exportation.

          La dévaluation est courante dans les Etats indépendants qui gèrent leur monnaie.
          Le Venezuela a dévalué le bolivar 3 ou 4 fois pendant les 14 ans de présidence de Chavez, la dernière dévaluation date de Février dernier.


        • nicolas_d nicolas_d 25 avril 2013 10:19

          @Franck

          « Imaginez le potentiel de départ avec ces trois ou quatre pays, une monaie commune, un droit du travail commun... »

          D’accord pour commencer une coopération entre ces pays, mais pourquoi une monnaie commune, et même un droit commun ? C’est justement ce qui pose problème.
          Vous refusez l’Euro piloté par l’Allemagne. Les différences seront moindres avec l’Espagne ou l’Italie, mais le problème sera toujours présent.
          Comme vous dites plus haut, si le Portugal n’a pas la même industrie que nous, alors cette nouvelle monnaie posera problème à l’un ou à l’autre.


        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 28 avril 2013 07:37

          taktak,
           
          Asselineau a un grand avantage sur tous les marxistes, c’est un démocrate.
          Il ne veut pas décider à la place des Français ce qui est bon pour eux.

          « Le peuple est souverain ».
          Quand la France sera sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, les Français décideront de l’avenir qu’ils souhaitent.

          S’ils décident d’élire Mélenchon ou le PRCF à la direction de la France, ce sera leur choix.

          Il y a quelque chose qui vous échappe. En politique, il y a un avant et un après les expériences.
          Le 20e siècle a fait trois expériences politiques :
          * le nazisme.
          * le communisme.
          * et l’ Union européenne

          Ce qui importe n’est pas ce que vous en pensez, ni ce que vous voulez, mais ce qu’en pense la majorité des Français...

          Ils pensent que sont 3 désastres.

          Ce qu’ils veulent, c’est une autre répartition de la richesse + la démocratie.

          Pour avoir la démocratie, mieux vaut s’adresser à des démocrates.

          Pour une autre répartition des richesses, il faut des syndicats puissants et indépendants.

          Pas des syndicats affiliés à la Confédération européenne des Syndicats, financée par Bruxelles...

          De plus, la CES a voté pour le Traité de Maastritch, et elle est favorable à l’assainissement des finances publiques, c’est ça un programme de défense des salariés.. ??.!!

          La priorité des priorités pour l’ UPR c’est la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’OTAN.
          Si le PRCF fait passer en priorité le communisme, c’est vous qui mettez l’unité du CNR en péril, pas l’ UPR.


        • taktak 28 avril 2013 11:06

          @ Pilou

          Fascisme, nazisme ne sont que des formes extrèmes d’un même système qui a fait et continu à faire la preuve qu’il est un désastre pour l’immense majorité de la population, système qui exploite la masse des travailleurs, détruit notre environnement pour l’accroissement immédiat et inhumain des profits d’une petite minorité détenant l’ensemble du pouvoir politique et économique. Ce système capitalisme est pret à sacrifier la majorité de l’humanité pour un taux de profit à deux chiffres. On l’a vu au moment culminant culminant de la guerre froide quand un Glucksman théorisait qu’il préférait utiliser le feu nucléaire pour détruire l’humanité plutot que de laisser le bloc de l’est l’emporter....

          Bref, voilà le reproche principal que l’on peut faire à l’UPR - qui a dans son programme de concilier l’inconciliable intéret du capital et du travail - c’est de ne pas vouloir remettre en cause le capitalisme dont l’UE qu’il critique n’est que l’enfant. Remettre en cause l’UE ne suffit pas ! pour pouvoir mettre en oeuvre un programme dans la lignée du CNR, il faut aussi vouloir remettre en cause le système capitaliste.

          Sur le sujet du capitalisme je vous conseille de lire les livres du philosophe G Gastaud qui a parfaitement analysé le caractère exterministe du capitalisme :
          http://www.comite-valmy.org/spip.php?article472
          http://www.politique-actu.com/debat/fukuyama-fukushima-quelle-pour-histoire-georges-gastaud/249011/


        • YVAN BACHAUD www.ric-france.fr 23 avril 2013 15:50

          Le front de gauche a dans son programme 2012 le référendum d’initiative citoyenne , qui lui permettrait de soumettre la loi sur l’ ANI a abrogation et d’autres...


          En Suisse en 1996 une loi sur la flexibilité jugée inéquitable pour les salariés a été abrogée,

           le 07 mars 2010 Un loi qui allait baisser les retraites a été également abrogée avec 73% de oui..

          Qu’attend le Front de gauche pour déposer une proposition de loi pour le RIC et la mettre a l’ordre du jour a une niche parlementaire à l’Assemblée nationale ou au sénat ?

          Le Parti radical de gauche l’a également dans son programme 2012
          EELV également.

          Comment l’UMP pourrait voter contre alors que N.SARKOZY, M. F.FILLON, H.MARITON et qq centaines d’autres se sont fait élire députés en l’ayant promis dans l’année ..1993 !!!

          Le PS est donc minoritaire sur le sujet..
          82 à 88% des Français sont POUR le RIC.. Il ne sera pas facile de voter contre a quelques mois des municipales et des Européennes.

          La 6ème République commencera par l’instauration du RIC en toutes matières, dans l’article 3 de la Constitution

          • Pingouin094 Pingouin094 23 avril 2013 16:09

            La constitution ne prévoit pas le référendum d’initiative citoyenne, mais le « référendum d’initiative partagé ». La différence est que le référendum d’initiative partagé doit être soutenu par un nombre suffisant de parlementaires (1/5ème).
            En l’état actuel du paysage politique français, fortement bipartiste de part le mode d’élection des parlementaires (uninominal au parlement, indirect au sénat), seul deux formations politiques peuvent avoir le nombre suffisant de parlementaire et prétendre initier un référendum d’initiative partagée : le PS et l’UMP.

            Il me semble que l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne relève non pas de la loi et d’une niche parlementaire mais bien d’une réforme constitutionnelle. Mais peut-être fais-je erreur.

            Par ailleurs, le projet de loi organique visant à mettre en place le référendum d’initiative partagée est aujourd’hui en 2ème lecture à l’Assemblée nationale, après avoir été voté en 1ère lecture par l’Assemblée, et ensuite amendée par le Sénat où il a été voté à l’unanimité.


          • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 23 avril 2013 20:01

            Yvan,
            La Suisse n’est pas dans l’UE, ni dans la zone euro. C’est un pays démocratique, parce qu’indépendant et souverain.
            Ils ne sont pas commandés par la Troïka, eux.


          • babeuf babeuf 23 avril 2013 18:33

            oui taktak@ les solfériniens humilie , comme tu le dit en titre ,mais nous allons les humiler en
            en 2014 aux municipales , et européennes 


            • 65beve 23 avril 2013 19:01

              Trop peu de sénateurs de gauche et voilà le résultat.


              • vesjem vesjem 23 avril 2013 19:08

                à force d’avaler du « socialisme », du « ump » du « parti de gauche » du « front » du « centre »,du « parti anticapitaliste » etc ,on a tendance à ne plus toucher terre , à se faire ballotter comme des chiffons et à caqueter sur tel phénomène ou tel autre en utilisant des mots creux ,au lieu de chercher la rigueur du langages et des preuves ; exemple abstrait : a+b implique c .
                (je ne m’exclue pas de cette rhétorique )


                • Corinne Colas Corinne Colas 24 avril 2013 12:30

                  Lucide vesjem ! 


                  Slogan quand tu nous tiens !
                  Parti politique = parc à moutons... 
                  Chacun compte les siens et le berger décide de l’endroit où ils doivent brouter.
                  Dès qu’ils s’échappent, ils méritent le méchoui.

                  Les gens en ont ras le bol des partis politiques qui ne sont là que pour encadrer, canaliser la contestation (ensuite les élections=tractation pour les strapontins), ils sont tout autant indignés par la loi Taubira que les ANIS et plein d’autres choses encore qui forment un tout logique qui échappe manifestement aux idéologues. 

                  Je bondis quand je lis des commentaires bien pensants sur les autres bien-pensants, lesquels braves idiots mobilisés contre la loi Taubira n’auraient pas perçu l’importance d’autres combats. (don de télépathe en plus qui permet d’aller voir dans la tête des gens ce qu’ils pensent ou font).
                   
                  Parler ici de division, de diversion faite par le gouvernement, c’est ne pas assumer ses responsabilités. Le gouvernement n’a pas divisé le peuple. La société civile unie a été claire dans ses revendications : un référendum ! Ne pas l’avoir réclamé par principe ce référendum, faire croire que l’UMP était derrière ce mouvement protestataire, cela a bien été faire le jeu de quelques uns.

                  A force de délégitimer tout mouvement qui échappe aux marionnettistes des partis politiques, les soi-disant forces de gauche ont perdu toute crédibilité. 

                  Quant à l’humiliation subie par les sénateurs du PC, je dirai que comme tout article lié à la gloire de tel ou tel parti politique, celui-ci est à lire au jardin potager, terre d’élection des navets .

                • Pierre-Yves Martin 23 avril 2013 19:39

                  @ « Alinea »

                  Vous avez tout-à-fait raison d’écrire que si le FdG venait au pouvoir, il ne pourrait pas appliquer son programme sans dézinguer l’Euro, donc l’U.E. Je crains cependant qu’en écrivant cela vous ne portiez un jugement fatal sur votre propre parti. Car enfin, de trois choses l’une :

                  • Où bien, et c’est vraisemblablement la stratégie du PCF, le programme et les discours du FdG ne visent qu’à faire un maximum de voix aux élections (avec les retombées financières que cela apporte à ses différentes boutiques), sans croire à l’hypothèse de se retrouver un jour au pouvoir.

                  • Où bien, et c’est ce que Mr Mélenchon semble penser, l’aggravation de la crise amènera au pouvoir une coalition allant de la gauche de l’actuel PS au PG en passant par les verts et PCF. dans ce cas, le conflit avec l’U.E. n’aura pas été préparé et il n’y aura ni rapport de forces politiques ni dynamique pour se révolter contre l’U.E. Dans ce cas donc, Mr Mélenchon finira par faire à peu près la même politique que Mr Sarkozy et Mr Hollande et les électeurs constateront une fois de plus que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

                  • Où il y aura une vraie révolte conte l’U.E. Et le FdG se retrouvera totalement en porte-à faux (mais en réalité il l’est déjà). Un des problèmes, c’est que, dans ce dernier cas, la gauche sera à peu près absente du processus.

                  Car, @ « Taktak »

                  Le PCRF et le M’PEP représentent tellement peu de chose qu’ils en sont réduits à tenter de mordre sur la base du PCF comme vous le faites ici. Or cette base est déjà bien étroite... et bien vieillie. De son côté, l’UPR s’adresse à ce qu’il reste de gaullistes traditionnels (même remarque), une phalange d’ex-ENA et peut-être 1 ou 2 ex-HEC. Ces organisations ressemblent à des organisations d’anciens (anciens communistes, anciens d’ATTAC, on dirait presque parfois anciens des grandes écoles).

                  Donc les analyses sont assez fouillées, souvent pertinentes, appuyées sur quelques intellectuels connus (encore que Mr Sapir resserve souvent).

                  Par seule exception, le PCRF a conservé une petite influence au sein de la CGT.

                  Mais où est l’impact sur l’électeur moyen, disons le Français moyen, s’il existe ?

                  Sont-ce les bouquins de 500 page de MM Nikonoff ou Sapir qui vont changer la façon de voir de quelques millions de personnes ? Même pas les opuscules de 20 pages.

                  Pour que cela change, il faudrait que ces petits groupes mettent la priorité sur quelques messages simples et répétitifs, forcément un peu des slogans, vers le plus grand nombre d’interlocuteurs possible et par des moyens larges. Il faudrait surtout, et ce serait très difficile, en supposant que ce soit vraiment souhaité, chercher des relais moins « militants traditionnels » et plus réellement populaires, de préférence, mais pas exclusivement, dans les milieux syndicaux, associatifs et de politique locale.

                  Au niveau pratique, Internet est un des rares qui soient efficaces (encore qu’une affiche bien pensée ou même un interview à la télé qui « rentre dans le lard »...). L’UPR sait un peu s’en servir. Les autres groupes n’ont rien compris.

                  Tout cela pour dire que je suis comme à peu près tout le monde : sceptique, désorienté et guère optimiste.



                  • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 23 avril 2013 20:15

                    Pierre Yves Martin,

                    L’UPR n’est pas un parti gaulliste. La confusion vient du fait que de Gaulle, (avec Mendès France d’ailleurs), a été un des rares à refuser l’UE, qu’il était farouchement attaché à l’indépendance et à la souveraineté de la France.

                    L’UPR regroupe des adhérents qui viennent de tous les Partis politiques, la moitié vient des Partis de Gauche, et nombreux sont les adhérents qui n’avaient jamais pris une carte dans aucun Parti de leur vie.

                    L’UPR a un programme copié sur celui du Conseil National de la Résistance.

                    Sur son site vous pouvez voir des vidéos de François Asselineau :
                     « Qui commande la France et l’ Europe ? »
                     « Où est passée la République française ? »
                    « Pourquoi l’ Europe est comme elle est ? »
                    « L’ Euro va exploser pour 7 raisons » etc

                    « Pire que le bruit des bottes... le silence des pantoufles ! » Max Frisch.


                  • Pierre-Yves Martin 23 avril 2013 20:34

                    @ Pilou Camomille,

                    Je connais mal l’UPR, mais quand je regarde son site, j’ai l’impression que c’est Asselineau+Asselineau+Asselineau... Et lui-même est issu de l’orbite Pasqua, donc bien du gaullisme (ou plutôt du post-gaullisme).

                    Il revendique un nombre d’adhérents croissant, ce que le crois sans peine, mais à partir de quelle origine ?

                    Quant au langage, au discours, et probablement à la sociologie, cela a le mérite d’exister mais pas vraiment de percuter.


                  • taktak 23 avril 2013 20:45

                    @ PY Martin . Merci pour votre commentaire.
                    Je note que vous êtes plutôt d’accord sur l’analyse politique. Ce qui me réjouit.

                    La question n’est pas de « mordre » sur le FdG, mais de faire avancer une analyse politique. Il n’y a aucun calcul politicien de la part du PRCF qui ne se situe pas à ce niveau d’action.

                     Vous trouvez le PRCF ou le M’PEP trop faibles ? il suffit que quelques centaines de nos concitoyens, sceptiques, désorientés et pessimistes comme vous mais qui sont d’accord avec nous, nous rejoignent ou défendent ces idées pour les faire avancer bien plus vite. Je vous y invite. Militer, défendre ses idées est un moyen efficace pour retrouver l’optimisme. Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. Vous verriez d’ailleurs qu’il y a beaucoup plus de nouveaux, de jeunes que vous ne le pensez. Vous verriez aussi, au delà du prisme parfois réducteur d’internet pour qui a peu de moyens financiers et pour qui est censuré par les médias (le PRCF n’a strictement aucun moyen d’accès à la télé ou la grande presse par exemple), que l’action du PRCF a un vrai impact -notamment dans des actions unitaires concrètes avec le FdG, POI, des associations

                    La faiblesse du PRCF ou du M’PEP doit aussi être relativisée : la capacité d’analyse politique est jde haut niveau et cela est une force, par ailleurs c’est l’ensemble des forces politiques qui sont affaiblies dans le contexte de pourrissement que l’on vit. Et les résultats sont là. Toujours insuffisant mais loin d’être nuls. Vous pouvez aussi constatez que les idées que porte le PRCF, au coté du M’PEP, progressent. Et notamment au sein même du FdG et en particulier du PG.

                    j’entends et partage vos suggestions sur les formes d’actions. Vous avez en partie raison.
                    Sachez que le PRCF est très investi dans l’action politique locale et participe à nombre d’action unitaire et associative, que les militants du PRCF sont aussi très investis dans l’action syndicale ( ce que vous reconnaissez au sein de la CGT mais c’est le cas ailleurs aussi)
                    Le PRCF est présent sur la toile. Nous préparons d’ailleurs une refonte de notre site internet (initiative- communiste.fr).


                  • Pierre-Yves Martin 23 avril 2013 22:28

                    Malheureusement, pour ce qui concerne le M’PEP, j’ai déjà donné... pas longtemps.
                    Et pour le PCRF, je n’ai pas du tout le profil.
                    Merci quant même.

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