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Accueil du site > Actualités > Politique > Aperçu historique de la République française : manque de fondement (...)

Aperçu historique de la République française : manque de fondement idéologique ou fausse démocratie ?

Être républicain, c’est être de gauche. Commencer un exposé sur le système politique français par cette phrase simplette et presque antinomique peut paraître assez déplacé aujourd’hui. Mais, qu’en est-il historiquement ? Quelles sont les valeurs fondatrices des partis de droite ? Quels sont leurs thèmes chers ? Tentons d’y répondre en analysant l’évolution du paysage politique depuis la Libération.

Depuis Charles de Gaulle et Georges Pompidou, la Droite a-t-elle profondément changé ?

Pas exactement, puisque de Gaulle ne se considérait pas, lui-même, ainsi que son parti comme des entités politiques à Droite du champ républicain. Après la Libération et jusqu’au président Giscard, la France n’a pas connu de réelle Droite parlementaire. De Gaulle représentait le Rassemblement des Français. Et avant lui, sous la Quatrième République, il n’y avait pas de Droite. Quand, aujourd’hui, on fait référence aux valeurs de Droite, on oublie que cette dernière n’a pas participé à un quelconque gouvernement pendant toute cette période. Il y avait le Parti Communiste (de loin les plus nombreux), les socialistes (non unifiés), les radicaux et le Mouvement Républicain Populaire (MRP) de Jean Monnet, Schuman et Bidault. Discréditée et assimilée à la Collaboration et au Régime de Vichy, la Droite, à ses débuts, c’était le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) de Pinay et Laniel et le poujadisme, inspirateur du futur Front National de Jean-Marie Le Pen. C’était la configuration politique de la Droite jusqu’au clivage qui est né, au moment de la Constitution de 1958 et du vote demandé au peuple sur le choix d’un référendum pour l’élection du président de la République au suffrage universel (1962). Rappelons que tous les groupes parlementaires avaient voté contre ce référendum, et ce pour une raison on ne peut plus rationnelle : ils ne souhaitaient pas qu’on leur enlève la principale compétence qui leur avait été attribuée, celle de pouvoir élire le président.

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Ainsi, sous Pompidou, il n’y avait ni droite, ni gauche ; il y avait seulement une majorité pour le président, le reste se regroupait dans une seule opposition parlementaire, pour laquelle les Droites et les Gauches étaient radicalement exclues. Les premiers mouvements de fond sont venus de Giscard, qui a accepté l’idée d’une cohabitation avec les gaullistes (1973-1976, Jacques Chirac), sans la pratiquer réellement, puis de Mitterrand. François Mitterrand, qui était un homme de droite dans ses racines, son éducation et ses premières positions politiques, avait compris qu’il fallait une propulsion et un effet de masse parlementaire en rassemblant toute la Gauche républicaine contre de Gaulle. Après la démission du général en 1969, les partis dits « gaullistes » ont tranquillement et, sans doute, en toute innocence piétiné les principes du « gaullisme » en fondant en 1976 sous l’impulsion du premier ministre démissionnaire Jacques Chirac le « Rassemblement pour la République » (RPR), issu de l’Union des démocrates pour la République (UDR). L’histoire se répéta en 2002 avec la création de l’Union pour une Majorité Présidentielle (qui deviendra l’Union pour un mouvement populaire), qui se voulait être un rassemblement hétérogène de toutes les Droites, de l’UDF à la droite populaire en passant par les gaullistes et la droite sociale en vue de l’élection présidentielle, dont le candidat n’était autre que Jacques Chirac, et des élections législatives de juin.

Peut-on dire que la droitisation de la vie politique est finalement assez récente ?

Lors de la IIIe République, les partis républicains s’arrêtaient aux modérés de droite (centristes indépendants dont faisait partie le président de la République de 1913 à 1920, puis président du Conseil lors des années 1920, Raymond Poincaré). De par ses idéologies, la Droite était de facto antiparlementaire : elle était soit monarchiste, royaliste ou bonapartiste, soit fasciste (ndlr. ligues fascistes des années 1930), soit maurrassienne (prônant une monarchie traditionnelle, nationaliste et héréditaire). Pour être encore plus clair, il est nécessaire de ne pas amalgamer Charles Maurras avec du nazisme ou du fascisme. Profondément antigermanique, il souhaitait une Union Sacrée entre tous les citoyens pour rétablir l’Ancien régime, seule disposition politique capable de défendre la nation et de la rendre supérieure à ses ennemis historiques.

Au lendemain de la Libération, la Droite explose et est totalement déconsidérée : ils sont perçus comme des collabos et/ou des fonctionnaires du Régime de Vichy. Ainsi, seuls les partis de la Gauche républicaine et révolutionnaire subsistent : le Parti Communiste, la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) et le Parti Radical (le parti de la petite bourgeoisie). Un nouveau parti centriste et démocrate-chrétien est créé par les futurs pères de l’Europe (Schuman, Bidault et Monnet) : le Mouvement Républicain Populaire (MRP).

Après le gouvernement de Vichy (1940-44) et le Gouvernement Provisoire de la République française (GRPF) né de la libération (1944-46) et dirigé par de Gaulle, la France a besoin de se doter d’un nouveau régime républicain, qui corrigerait le problème de la représentativité et de la légitimité du pouvoir apparu pendant la Troisième République. En juin 1946, est ainsi accepté par référendum (après un premier échec) la Quatrième République, qui définit un bicamérisme parlementaire avec un Chef d’Etat faible et un gouvernement exerçant l’essentiel du pouvoir exécutif ; cette nouvelle constitution favorisera la formation de coalitions allant de la gauche à la droite en passant par le centre-gauche et le centre-droit (Troisième Force : SFIO, UDSR, Parti Radical et MRP). Dans le contexte de la Guerre Froide, le PCF est rejeté dans l’opposition, tandis qu’ostracisé et faisant face à de nombreux départs, le parti fondé par de Gaulle, le Rassemblement du peuple français (RPF), est définitivement mis en sommeil en septembre 1954, laissant une place plus prépondérante à deux nouvelles forces de droite : le CNIP et le poujadisme.

Il faudra ainsi attendre les élections législatives de 1951 pour voir émerger un parti de droite, Souhaitant rassembler les élus modérés de petites formations parlementaires et des hommes dont les trajectoires sous l'occupation avaient été assez nettement divergentes (pétainistes et résistants), Pinay, Laniel et Coty (président de la République de 1954 à 1958) fondent en 1949 le Centre national des Indépendants et paysans (CNIP). De même, la dissolution de l’Assemblée Nationale en 1955 permet l'apparition d’un nouveau mouvement protestataire, l'Union de défense des commerçants et artisans (UDCA), créée par Pierre Poujade et dont Jean-Marie Le Pen est membre (il deviendra au même moment et à l’âge de 27 ans le plus jeune député de la République).

Menaçant de démissionner (et risquant de provoquer un coup d'état militaire suite à la tentative de putsch de mai 1958 lors de la guerre d’Algérie), le président René Coty appelle le « plus illustre des Français », qui sera le dernier président du Conseil de la IVe République le 1er juin 1958 après une longue « traversée du désert ». La Ve République, initiée par Charles de Gaulle et adoptée par référendum le 28 septembre 1958, devient dès lors le nouveau régime parlementaire doté d'un pouvoir présidentiel fort.

Deux caractéristiques inhérentes au système politique de la Cinquième République, le scrutin majoritaire à deux tours et l’élection du président de la République au suffrage universel (adoptée par référendum en 1962), vont favoriser la bipolarisation du champ républicain (effective sous Giscard). Les forces politiques sont de ce fait complétement bouleversées avec un recul en termes de sièges de plus en plus prononcé des communistes et des radicaux au parlement. Sous son rassemblement républicain, de Gaulle réunit toutes les forces du centre et de la droite (l’UNR gaulliste, les Républicains indépendants représentant la tendance libérale au sens économique, regroupés autour de Giscard, le MRP et le CNIP). La gauche est, elle, de nouveau représentée par trois forces : le PCF, la SFIO et les radicaux (UDSR et divers gauches). Le centre non-gaulliste en désaccord avec la politique européenne de de Gaulle (députés du MRP et du CNIP ayant quitté ou n’ayant pas rejoint la majorité en 1962), lui, peine à trouver sa place au sein de l’échiquier politique.

A l’initiative de François Mitterrand et inspirés par Kennedy, les courants non-communistes de la gauche se rassemblent en 1965 sous la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS : SFIO, UDSR et radicaux), qui fait d’elle la deuxième force politique du pays, tandis qu’un nouveau parti se situant entre la SFIO et le PCF apparaît, le Parti Socialiste Unifié (PSU) de Michel Rocard. Obtenant rapidement l'investiture et le soutien de la SFIO, alors même qu'il n'en était pas membre, du Parti radical, du Parti socialiste unifié (PSU) et du Parti communiste français, François Mitterrand se présente en 1965 à la deuxième élection présidentielle au suffrage universel direct (après celle de 1848) principalement face au président sortant et au candidat centriste, jusque-là peu médiatisé, Jean Lecanuet (MRP). Mis en ballotage par le candidat de gauche, Charles de Gaulle parvint néanmoins à se faire réélire au second tour.

Or, de manière surprenante, les conséquences électorales de mai 1968 s’avèrent désastreuses pour la gauche : les gaullistes forment l’Union pour la défense de la République (UDR), obtiennent lors des élections législatives 293 sièges sur 487 et s’allient avec l’ensemble des forces du centre. C’est la première fois dans l'histoire de la République qu'un parti conquiert la majorité absolue à l'Assemblée nationale. La gauche parlementaire enregistre, elle, un recul significatif (91 sièges seulement). Mais, divisée sur la question du référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation, la majorité explose quelques mois plus tard et marquera au fer rouge la nouvelle composition de l’échiquier politique : l'UDR soutient le « oui » tandis que les RI préfèrent prendre position pour le « non ». Le rejet du texte conduit De Gaulle à la démission le 28 avril 1969.

Georges Pompidou devient alors le successeur de Charles de Gaulle lors de l’élection présidentielle de 1969, marquée par les rivalités entre rocardiens (Michel Rocard), centristes (Gaston Defferre et Alain Poher) et communistes (Jacques Duclos). L’échec de la gauche renforce l’idée de la nécessité d’unifier toutes les forces républicaines sous une même bannière : la SFIO et la FGDS se rassemblement au sein du Parti Socialiste (proposition rejetée par les centristes du CNIP et du MRP) en 1969 et définissent un programme commun avec le PCF et les radicaux de gauche en vue de la prochaine élection présidentielle. A la suite du décès du président Pompidou, des élections présidentielles anticipées se mettent en place en 1974 et laissent apparaître une confrontation tripartisane : Jacques Chaban-Delmas (UDR), Valéry Giscard d’Estaing (Républicains indépendants) et François Mitterrand (PS). Elu de justesse face au candidat socialiste, Giscard d’Estaing élargit la majorité présidentielle (UDR et RI) à tous les centristes. Les rapports de force entre gaullistes et giscardiens lors du septennat modifient complètement la composition de la « nouvelle » droite : tandis que Giscard d’Estaing fédère l’ensemble du centre et de la droite non-gaulliste (Républicains indépendants, Centre démocrate, CNIP, Parti radical valoisien et Centre des démocrate sociaux) au sein de l’Union pour la démocratie française (UDF), les gaullistes, perdant leur hégémonie parlementaire, fondent le Rassemblement pour la République (RPR) sous l’égide de Jacques Chirac.

Les clivages UDF-RPR (qui deviendra l’UMP en 2002) et PS marquent encore aujourd’hui le dessein politique de la France, caractérisé depuis 1976 (et pour la première fois dans l’histoire de la République) par une confrontation bipartisane et une alternance Droite-Gauche, là où, à l’origine, ces partis étaient historiquement (à l’exception du courant gaulliste) issus de la Gauche républicaine pendant la IIIe République. Cette Droite que l’on veut nous vendre, cette Droite nationaliste, elle, n’en est pas issue.

Avant cette duopolisation des partis républicains historiques, on a connu des périodes héroïques où droite et gauche incarnaient de véritables projets de société rivaux et lisibles : monarchie v/s république, cléricalisme v/s laïcité, autoritarisme v/s libertés, capitalisme v/s socialisme. Depuis 1958, le paysage institutionnel est extrêmement structurant du débat politique en France ; par la présidentialisation de la vie politique (qui renforce l’importance de l’élection présidentielle) et l’excès de pouvoir que la Constitution confie à un seul homme (ou au seul pouvoir exécutif), les institutions de la Cinquième République privent la République de contre-pouvoirs (républicains ou non-républicains), qui lui permettraient de prendre en compte les attentes et les évolutions économiques, sociales et sociétales.
La France possède donc cette originalité institutionnelle qui place l’ensemble des pouvoirs à l’Elysée (hors cohabitation), ce qui a dévitalisé les partis politiques en les transformant en machines à conquérir le pouvoir, sans chercher à le nourrir d'opinions issues de la société.

Régime républicain

Principaux Partis républicains (ayant fait partie d’une Majorité gouvernementale ou présidentielle)

IIIe République (1871-1940)

Modérés et Alliance Démocratique (1901-1944)

Parti Radical (1901)

SFIO (1905-1920)

SFIO (1920-1969)

PCF (1920)

IVe République (1946-1958)

RPF (1947-1955)

MRP (1944-1967),
CNIP (1949),

Parti Radical (1901),
UDSR (1945-1964)

SFIO (1920-1969)

Ve République (1958-)

UNR, puis UDR (1958-1976)

CNIP (1949), MRP (1944-1967), puis Centre des démocrates sociaux (1965-1978),
RI (1966-1978)

SFIO (1920-1969),
Parti Socialiste Unifié (1960-1990)

RPR (1976-2002)

UDF (1978-2007)

PS (1969)

UMP (2002) : ex-RPR et ex-UDF

Modem (2007),
UDI (2012) : Parti Radical valoisien,
CNIP,
Nouveau Centre (2007)

PS (1969),
Parti Radical de Gauche
Europe Ecologie les Verts (1984)

Front de Gauche (2009) : PCF et PG (2009)

 

Quelles sont alors ces valeurs que la Droite ne cesse de nous narrer ?

Certes, la Droite est plutôt conservatrice et la Gauche populaire. De Gaulle avait aussi dit que « le drame de la France, c’est que la Droite n’est plus nationale, et que la Gauche n’est plus populaire ». Ce que les Français attendent, et ce qui a été le génie de de Gaulle, est que les hommes politiques comprennent que que la démocratie, c'est le pouvoir du peuple : « la démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave » (Charles de Gaulle, discours du 27 Mai 1942). A juste titre, Régis Debray, écrivain de gauche, rappelait qu’« un Etat ou une nation, c’est un peuple, des frontières et une transcendance » (citation recueillie par Marie-France Garraud). En 2013, la France a toujours un Peuple, mais nous n’avons plus de frontières, et nous n’avons plus beaucoup de transcendance.

Depuis une vingtaine d’années (depuis la mise en vigueur en 1993 du Traité sur l’Union Européenne, appelé Traité de Maastricht), l’Etat et la nation se trouvent dans un péril redoutable, nous laissant nous demander s’ils existent encore en tant que tels juridiquement et politiquement. La France n’est plus un Etat, puisqu’elle n’a plus aucun pouvoir étatique indépendant : les pouvoirs de battre monnaie, de faire les lois, de rendre justice ou de décider de la paix ou de la guerre. On avait encore un pouvoir parlementaire, celui de voter le budget. Il a été perdu le 1er janvier 2013 lors de la mise en vigueur du Pacte Budgétaire européen (voté à l’Assemblée nationale et ratifié en octobre 2012), qui pose le principe de l'équilibre ou de l'excédent des budgets des administrations publiques des Etats membres de l’Union Européenne. Asymptotiquement, la marche de manœuvre des politiques françaises est pour ainsi dire proche du néant.

Nul homme de droite (ou de gauche) ne peut donc se vanter de pouvoir mettre en place une politique de son plein gré. Ce qui est aussi frappant est la désagrégation des Etats, notamment en Espagne (avec la Catalogne), aux Pays-Bas, en Belgique (séparatistes flamands). Quand l’Etat n’existe plus dans les faits, son contenu s’effiloche lentement.

Bien que l’indépendance de la République française, ainsi que son poids, s’amoindrissent, les clivages peuvent-être nombreux entre les différents courants de la Droite. Or, le débat est moins un débat d’idées qu’un débat de politiciens. Comme le montre le tableau ci-dessous, les positions peuvent différer, mais leurs divergences se jouent sur essentiellement deux plans :

- Nationaliste ou européen ? (Ou les deux ?)

- Social ou libéral ?

Comme la Droite n’a pas connu une idéologie précise, qui lui a insufflée son premier souffle pour exister, ses idées importent peu, parce qu’elles sont en perpétuel changement et divergent clairement d’un courant à un autre.

Thèmes

Droite sociale

Droite gaulliste

Droite libérale

Droite populaire

Immigration

Légale

Légale

Choisie

Restreinte

Avancées sociétales

Pour

Contre

 ?

Contre

Intervention de l’Etat

Oui

Oui

Non, sauf déficience de marché

Oui

Construction européenne

Fédéralisme

Préservation de l’autonomie politique de l’Etat français

Union économique de libre-échange

Sortie de la zone euro ?

Système de santé

Maintien des allocations sous conditions

Système de sécurité sociale universelle ;

Plafonnement des aides sociales à 75% du SMIC

Ouverture du marché de la sécurité sociale aux mutuelles privées ;

Plafonnement des aides sociales à 75% du SMIC

Système de sécurité sociale universelle ;

Plafonnement des aides sociales à 75% du SMIC

Laïcité

Société sécularisée (pas de démonstration de signes religieux distinctifs)

Société sécularisée, mais défense des valeurs catholiques

Société sécularisée (laïcité comme principe fondateur)

Société sécularisée, mais défense des valeurs catholiques

Politique fiscale

Augmentation proportionnelle du taux de taxation en fonction des revenus

Augmentation proportionnelle du taux de taxation en fonction des revenus

Augmentation proportionnelle du taux de taxation en fonction des revenus,

Faible taux d’imposition des entreprises,

Faible TVA

Augmentation proportionnelle du taux de taxation en fonction des revenus,

Faible TVA

Politique budgétaire

Augmentation des impôts des plus aisés

Création de richesse par le soutien aux entreprises ;

Réduction de la dépense publique

Création de richesse par le soutien aux entreprises,

Baisse des allocations sociales ;

Réduction de la dépense publique (austérité budgétaire)

Augmentation des impôts,

Réduction de la dépense publique

Politique économique (position face à la mondialisation et politique industrielle)

Patriotisme économique,

Protection de l’industrie française

Patriotisme économique,

Nationalisation des entreprises nationales en difficulté,

Soutien aux PME

Libre-échange,

Avantages comparatifs,

Soutien aux activités économiques efficientes

Protectionnisme économique,

Nationalisation des entreprises nationales en difficulté,

Soutien aux PME

Lutte contre le chômage

Exonérations de cotisations sociales en faveur du temps partiel,

Programmes d’emploi financés sur fonds publics,

Stimulation de la demande de travail par des emplois aidés,

Allègement de cotisations sociales sur les bas salaires

Baisse du coût du travail,

Exonérations de cotisations sociales en faveur du temps partiel,

Dégressivité au cours du temps de l’indemnisation du chômage,

Incitations financières au retour à l’emploi

 

Flexibilisation du marché du travail,

Favoriser la création d’emplois par la baisse de l’imposition des entreprises,

Exonérations de cotisations sociales en faveur du temps partiel

Dégressivité au cours du temps de l’indemnisation du chômage

 

Baisse des impôts des PME,

Incitations aux heures supplémentaires,

Dégressivité au cours du temps de l’indemnisation du chômage,

Restriction des conditions d’indemnisation chômage

Enseignement et recherche

Création de grandes universités publiques

Création de grandes universités publiques

Autonomisation et/ou privatisation

Création de grandes universités publiques

Valeurs

Solidarité, protection, laïcité, réforme, mérite

Morale, pouvoir d’achat, autorité, nation, ordre

Liberté, travail, pouvoir d’achat, innovation, mérite, responsabilité individuelle

Travail, sécurité, autorité, protection, réforme, nation, ordre

 

Bien éloignée d’un réel échange d’idées, que ce soit à droite ou à gauche, la vie politique française est cloisonnée, tant les politiciens ont bâillonné le peuple avec un tissu d’inepties électoralistes. Ne considérant pas que le Peuple souverain soit assez éclairé sur nombre de problématiques, énarques, fonctionnaires d’Etat et élus ne souhaitent pas laisser celui-ci décider sur les lois (supranationales, juridiques, sociétales, sociales et économiques). Marine Le Pen s’essaie à critiquer ce système républicain en exposant son ultranationalisme contre l’Europe, les grandes firmes et l’UMPS. Elle a certes gagné son bastion électoral (d’après les derniers sondages, elle représente 23% d’intentions de vote si le premier tour de l’élection présidentielle se tenait aujourd’hui), mais seules les idées d’un changement radical de la vie politique lui manquent. A un autre extrême, Jean-Luc Mélenchon réussit à imposer ses idées socialistes opposées, dans une même mesure, aux tenants de la fausse appellation « libéralo-capitaliste ».

Etant donné qu’il n’y a plus de vrais débats politiques, on assiste indéfiniment à des luttes bipartisanes menant à faire élire le leader d’un des groupes politiques français. Les clivages quant au mariage pour tous se trouvaient de ce fait être l’arbre cachant la forêt. L’arbre, ce sont l’ensemble des avancées sociétales issues du mouvement de mai 1968 que le peuple de gauche souhaite légaliser et que le peuple de droite conteste. Quid des autres différences entre les deux partis présidentiels ?

Comment alors parler de démocratie et de souveraineté du Peuple quand celui-ci ne se fait indéniablement pas écouter ?

La démocratie, telle que nous la connaissons, se définit comme le « pouvoir exercé par une majorité du Peuple souverain contre une minorité, dont l’Etat de droit doit préserver ses droits ».

Deux articles de la Constitution française mettent en exergue l’importance de la souveraineté du Peuple :

- Art. 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

- Art. 4 : « [Les partis et groupements politiques] doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »

La Cinquième République est ainsi un régime politique semi-parlementaire dont les élus se doivent de représenter le peuple. A cela s’ajoutent les dispositions référendaires auxquelles les citoyens ont droit :

« Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale1 de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. » (art. 11, alinéa 1)

De même, depuis la révision constitutionnelle de 2008, « un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d'une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an. » (art. 11, alinéa 2)

Le régime politique de la Cinquième République illustre ainsi deux formes de démocratie : la démocratie représentative et la démocratie plébiscitaire.

D’après Max Weber (Economie et Société, 1921), il existe trois formes pures de domination légitime, concept qu’il définit comme « la possibilité [volonté] pour les citoyens de trouver obéissance auprès d’un groupe déterminé d’individus » : la domination légale-rationnelle (croyance en la légalité des règlements et du droit de ceux qui exercent la domination par ces moyens), la domination traditionnelle (croyance quotidienne aux traditions, normes, coutumes, religion, et en la légitimité de ceux qui exercent l’autorité par ces moyens) et la domination charismatique (soumission des hommes à un leader au caractère sacré, à la vertu héroïque ou à la valeur exemplaire, qui représente l’homme providentiel). Outre son aspect plébiscitaire, le pouvoir républicain s’avère donc être une forme de domination charismatique caractérisée par la concentration des pouvoirs entre les mains d’un chef charismatique élu ou plébiscité par le peuple, le président de la République. Cette forme de domination charismatique, si le chef en question dispose d’une capacité et d’une volonté de maximiser le bien-être de la Cité, est étroitement liée au concept de « despotisme éclairé », et dont Charles de Gaulle, Napoléon III et Ata Türk en sont probablement les illustres exemples historiques.

Il n’est pas inintéressant de souligner qu’une domination charismatique peut aussi amener le « chef charismatique » à établir une forme d’administration bureaucratique stricte (en vertu d’un « savoir spécialisé ») lorsque ce dernier croît en sa propre rationalité : réorganisation du territoire (fragmentation de l’Empire français en départements sous Napoléon Bonaparte), mise au point d’un socle de normes abstraites, de normes générales et impersonnelles (Code Napoléon) soumettant le détenteur du pouvoir et celui qui n’a pas le pouvoir à l’obéissance à un droit impersonnel, création d’une école formant les futurs bureaucrates ayant des compétences de la fonction solidement établies (fondation de l’ENA par de Gaulle)... Dans sa forme la plus pure, la démocratie bureaucratique, pour laquelle les fonctionnaires ne peuvent détenir les moyens d’administration (parallèle avec le capitalisme), est considérée par Max Weber comme le modèle de domination le plus rationnel.

Quatre éléments théoriques caractérisent donc la République française : la représentativité du Peuple (dont sa souveraineté est exercée par les élus), la disposition plébiscitaire, la présidentialisation du pouvoir et la structure bureaucratique de l’administration française. Or, sans un « chef charismatique élu au suffrage universel, qui prend seul les grandes décisions, responsable devant sa conscience ou devant l’histoire » (Raymond Aron, Les étapes de la pensée sociologique), un tel régime semi-parlementaire avec un pouvoir présidentiel aussi fort ne peut permettre de concilier liberté et efficacité.

Cette crise de libertés et d’efficacité, nous la subissons depuis que le clivage droite-gauche a pris place dans les débats politiques. Il est nécessaire aujourd’hui de refonder notre démocratie, pour qu’elle devienne plus libérale, plus éclairée et plus optimale.

Ainsi, la France a besoin de « se doter » d’un chef éclairé capable de rendre justice, de défendre le droit des minorités et de décider non dans l’intérêt de la majorité qui l’a plébiscité ou élu, mais selon ses propres choix rationnels. Si aucun citoyen n’est capable de devenir cet homme providentiel, les démocrates doivent chercher à parfaire la démocratie sous une seule condition : promouvoir l’éducation politique des masses et du personnel politique afin de responsabiliser tous les acteurs de la vie politique. Un pouvoir démocratique ne peut s’imaginer sans un peuple éclairé.

La forme ultime de domination (au sens de pouvoir politique démocratique) comporte alors cette nécessité de réduire les pouvoirs impératifs d’un seul pour permettre aux détenteurs de l’autorité représentative d’agir selon la volonté de l’ensemble de la communauté (et non de la majorité) et au service de la vertu de l’autorité qu’il lui a été octroyée. Cette démocratie, la démocratie directe (« d’administration sans domination »), a néanmoins comme préalable sa taille : elle ne s’applique qu’au sein d’un « petit groupe où les membres peuvent être rassemblés à un même endroit, où ils se connaissent et où ils peuvent être traités de manière égale socialement ». Les fonctions administratives, que l’Assemblée des membres de la communauté délègue à des représentants élus pour une durée déterminée, doivent donc être sujet à huit caractéristiques (selon Max Weber) si le peuple éclairé et démocrate souhaite réduire les pouvoirs de domination liés aux fonctions d’exécution :

a) Durée courte de la fonction (si possible entre deux réunions des membres) ;

b) Droit de rappel (pétition) de la population sur les administrateurs à tout moment ;

c) Principe de rotation ou de tirage au sort des fonctions publiques (principe du tour de rôle) empêchant la détention du pouvoir par des personnes trop compétentes, trop qualifiées et/ou trop expérimentées (absence de fonctions qualitatives et de pouvoir technocratique) ;

d) Mandat strictement impératif et dont les objectifs sont définis par l’assemblé ;

e) Obligation stricte de rendre des comptes à l’assemblée ;

f) Obligation de soumettre toute question à l’assemblée ou à une commission d’experts ;

g) Distribution des pouvoirs entre un grand nombre de postes secondaires pourvus de missions spéciales ;

h) Traitement de la fonction publique comme une occupation secondaire, et non à temps-plein : principe de profession-accessoire dans des domaines précis et non politiques (non-professionnalisation de la politique).

C’est cette forme de domination, que l’on peut réellement appeler démocratie, au sens souhaité par l’ensemble des peuples européens.

Quelles sont donc les réelles divergences entre la droite sociale et la droite plus nationale et patriotique ?

Le contenu des discours des hommes politiques de droite de l’ex-UDF (Nouveau centre, Modem et UDI) jusqu’au Front National est assez équivalent. Par contre, la teneur, elle, change. Le problème est que Sarkozy, déjà en tant que Ministre de l’Intérieur, puis en tant que président de la République, a enfoncé des portes que de Gaulle et ses héritiers autoproclamés, eux, avaient du mieux possible camouflé. Quoi de bénéfique pour des hommes politiques que de tenir des discours bien à droite à des fins électoralistes tout en poursuivant des politiques de gauche ? Seul Jacques Chirac en 1995 fait exception à la règle : il tente de placer Balladur à sa droite en reprenant à Philippe Séguin et Henri Guaino (derniers vrais gaullistes ?) un thème, cette fois-ci bien à gauche : la « fracture sociale ».

Sarkozy a en fait permis aux Français de comprendre que la Droite est avant tout nationaliste et que les représentants de cette Droite ne sont pas portés par ce vecteur nationaliste et patriotique, mais par du pur électoralisme. La droite libérale n’existe pas, la droite conservatrice non plus, simplement parce que la Droite républicaine n’a jamais existé.

Donc, la droite est conservatrice, mais pas libérale ?

La classe politique française est, dans sa presque entièreté, conservatrice. Le libéralisme est plus difficile à cerner, se référant à une multitude de domaines : économique, politique, social et sociétal. Être libéral, c’est, en effet, se soucier du respect des libertés humaines dans les domaines susnommés :

- Libéralisme économique : ouverture des marchés au libre-échange afin de trouver un équilibre où la concurrence sera parfaite et où l’offre et la demande pourront se rencontrer (selon les prix fixés par le marché et les quantités déterminées par les offreurs et les demandeurs).

- Libéralisme politique : acceptation et reconnaissance des idées politiques de l’ensemble des citoyens et défense des valeurs d’égalité, de liberté et de justice.

- Libéralisme social : implication des citoyens dans le processus décisionnel et développement des interactions sociales des individus afin d’accroître leurs capacités et leurs « capabilités » (droits civiques, multiculturalisme, solidarités actives, système de sécurité sociale...).

- Libéralisme sociétal : avancées sociétales (dépénalisation de la peine de mort) et acceptation et reconnaissance des différences des individus et des choix de vie (dépénalisation de l’adultère, divorce, mariage homosexuel, avortement).

Le bipartisme, bien que présent dans beaucoup d’Etats occidentaux, présente des divergences entre maintes nations. Ainsi, on remarquera que l’UMP n’a de libéral – au sens large du terme – que la Constitution française. Et, seule différence avec le PS : sa position quant aux avancées libérales de la société.

Libéralisme/Pays et Partis

France

Allemagne

Royaume-Uni

Etats-Unis

UMP

PS

CDU

SPD

PC

PT

PR

PD

Economique

Peut-être

Peut-être

Oui

Peut-être

Oui

Peut-être

Oui

Oui

Politique

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Social

Non

Non

Non

Non

Non

Non

Non

Non

Sociétal

Non

Oui

Non

Non

Oui

Oui

Non

Oui

Total (oui)

1,5

2,5

2

1,5

3

2

2

3

 

Et, qu’en est-il du Front National ? Il a changé dés lors que Marine Le Pen en est devenue la présidente. Non, parce que le parti s’est « républicanisé » (ou a été « dédiabolisé »), mais parce que son père, lui, tenait des positions ultralibérales prenant comme exemple et à l’envi le duo Reagan et Thatcher. Aujourd’hui, la boutique marche mieux lorsque l’UMP sort de son placard nationaliste parce que de nombreux français veulent conserver ce qu’il leur reste comme identité française : le territoire. Et, défendre son territoire, c’est s’opposer à la doctrine libérale de l’Union Européenne (qui n’en porte que l’adjectif).

En conséquence de la crise budgétaire et économique que subit la zone euro, il paraît important, dans le modèle d’administration bureaucratique spécifique à l’Union Européenne, de laisser les peuples s’émanciper et régler leurs problèmes politiques internes. L’enjeu principal de la Banque Centrale Européenne, de la Commission Européenne et de l’ensemble de ses institutions sera alors de prouver que les politiques mises en place de manière non démocratique soient suffisamment efficaces pour empêcher une crise de souveraineté, qui rendra impossible tout avenir pour l’unification des citoyens européens.


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11 réactions à cet article    


  • wesson wesson 21 mai 2013 11:08

    bonjour l’auteur, 


    écrire que la droite libérale est pour l’augmentation proportionnelle des taux d’impôt sur le revenu discrédite votre papier.

    Et il y a bon nombre d’âneries du même acabit. Vous vous faites beaucoup d’idées sur la droite actuelle. Son changement le plus majeur est que justement il n’y a plus de débat d’idée au sein de la droite, et c’est l’ex président Sarkozy qui l’as voulu ainsi.

    • jullien 21 mai 2013 13:55

      @ Wesson

      bonjour l’auteur, écrire que la droite libérale est pour l’augmentation proportionnelle des taux d’impôt sur le revenu discrédite votre papier.

      C’est pourtant exact : la proportionnalité de l’impôt (chacun paye une part proportionnelle à ses revenus), ce n’est pas la même chose que la progressivité de l’impôt (les riches payent un taux supérieur à celui payé par les pauvres et les moyens). Les libéraux dogmatiques ont toujours condamné la progressivité de l’impôt.


    • jullien 21 mai 2013 13:57

      J’ai oublié la dernière phrase : à vrai dire, je ne suis pas certain que l’auteur fasse très bien la différence.


    • Dernière Génération Dernière Génération 21 mai 2013 14:04

      Bonjour wesson,


      C’est en effet une erreur de ma part (le malheur du copier-coller), la droite libérale (si elle existe en France) serait en faveur non d’une imposition progressive, mais d’un impôt à taux unique (impôt proportionnel), voire même régressif à partir d’un certain pourcentage de la population représentant les plus riches (10%).

      En France, cet impôt régressif est de vigueur pour les taxes sur les salaires.

      N’hésitez donc pas à me faire part des « âneries » ou incohérences que j’aurais écrites.

      Pour ce qui est du débat d’idées, c’est exactement ce qui est écrit : 
      « Etant donné qu’il n’y a plus de vrais débats politiques, on assiste indéfiniment à des luttes bipartisanes menant à faire élire le leader d’un des groupes politiques français. »

      Mais, ce manque de débat d’idées est plus dû à l’unification des droites (RPR, puis UMP avec UDF), qu’au joug de Sarkozy. Celui n’a qu’amplifier le mouvement.

    • Blé 21 mai 2013 13:43

      Parler de la droite et de la gauche en 2013 sans parler de ceux qui tiennent vraiment les rênes du pouvoir, c’est se moquer des lecteurs.

      Depuis que ce sont les banques et les capitaines d’ industries transnational (Arcelor, B N P , de Marjorie, etc...) qui décident, la droite et la gauche n’a pas de sens. Hollande a pu se présenter comme un homme de gauche alors qu’il fait des cadeaux à tout va à la finance. Il gère, il maî trise les populations pour éviter une explosion sociale, il ne projette pas un avenir pour la France ni pour les français. A moins que cet avenir réside dans les accords transatlantiques. Les U S A savent comment faire pour aliéner de façon générale et définitive la majorité des populations. Les pauvres votant pour tee parti alors que ce parti a une mentalité d’esclavagiste et raciste.


      •  C BARRATIER C BARRATIER 21 mai 2013 16:00

        Ne croyons pas au père Noël, la droite tentacualire a bien ses valeurs qui l’unissent et ses nostalgies :
        En tale des news, ici

        République : Résister à la pieuvre libérale et intégriste http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=204


        • Akerios 21 mai 2013 17:41

          Merci pour ce travail qui est à saluer en tant que tel

          Cependant quelque chose me choque profondément car il est une tromperie , un mensonge destiné a entrainer volontairement la confusion.

          Libéral....libéralisme belle doctrine économique ! Ce terme est dévoyé, le libéralisme n’a jamais existé a part dans des livres pour désigner un système économique idéal dans un monde parfait qui n’existe pas et n’a existé nul part. Mais le terme lui existe et la duperie consiste à l’employer pour tromper en substituant la forme au fond dans un discours économique.

           Le libéralisme est la négation même du capitalisme ! Pour certains il n’est en fait qu’un idéal a opposer au communisme , une pure hypothèse d’école sans plus.

          Le néo-libéralisme lui est l’expression d’un constat , une étiquette pour donner un nom à notre « systhème » économique actuel.

          Notre système économique est « néo-libéral » pour lui donner un nom et dire qu’il est libéral est un mensonge politique pour essayer de camoufler l’innommable , le honteux , l’inacceptable et tenter de le rendre moins repoussant.

          Le libéralisme n’existe pas ! Il n’y a pas de crise économique ! Ce sont des mensonges !

          Le monde a changé et nous entrons dans un nouveau système économique ! Nos dirigents parlent de crise économique pour nous anesthésier ! Le changement économique actuel se fait en force sans l’accord des peuples ! Il est devenu structurel . 

          Une crise économique est par définition ponctuelle , limité dans le temps. Un crise économique a un début et une fin. Pour nous endormir et que nous nous laissions faire sans résister. Nos politiciens clament  : c’est la crise donc en sous entendu ne vous inquiétés pas ! 

          Regardons autour de nous . Avant l’année 2000 l’émission de papier monnaie en cas de déficit budgétaire du pays générait de l’inflation et l’économie s’ajustait par ce système sans créer de dette.

          Aujourd’hui en Europe la grande finance à remplacé l’inflation par la dette qui est mortelle pour les peuples de l’union européenne.

          Le peuple français doit 1850 milliards d’euros de dette et paie plus de 90 milliards d’euros par ans d’intérêts. C’est pour cela que nos dirigents nous trompent : la dette n’est pas une crise !

          En France avant la création de l’Europe et celle de la dette un enfant en naissant était un citoyen libre !

          Aujourd’hui la dette n’est plus remboursable et nous avons de plus en plus de mal à payer les intérêts qui sont colossaux.

           

          Français , françaises ! nous sommes endettés à vie ainsi que nos enfants et les générations futures !

          Nous ne sommes plus libres nous et nos enfants. Nous sommes les esclaves de l’argent volé au peuples d’Europe Cet argent sale est à la disposition de la grande finance dans les paradis fiscaux. Il y a 12 paradis fiscaux rien que en Europe !

          Ne plus rembourser la dette la Française mettra l’Europe dans un chaos total et ce ne sont pas les USA qui vont payer la dette de l’Europe !

          Une seule alternative existe pour éviter beaucoup de larmes et la guerre en Europe c’est que la banque Européenne remette en place l’inflation salvatrice en lieu et place de la dette en prêtant directement aux états pour assurer leur survie.

          Ce texte n’est pas grandiloquent hélas et je termine part un peu d’humour.

          Lorsque tout va mal et que cela annonce un naufrage on dit  : « les rats quittent le navire ! » Cela indique dans la réalité que le bateau est en train de sombrer.

          Nos rats en ce moments quittent le navire ! Je viens d’en voir passer un très gros dans tous les sens du terme. Il était français maintenant il est russe ! Ces rats dont le gros vont revenir nous voir . Non pas parce qu’ils aiment la France non ! C’est en France qu’il y a la gamelle.


          • Dernière Génération Dernière Génération 21 mai 2013 19:52

            Bonjour Akerios, 


            Je dois dire que je vous suis totalement sur la définition même du « libéralisme économique ». La notion que j’ai utilisée pour la « droite libérale » est celle du sens commun du terme « libéral », soit un faux usage : se baser sur les libertés humaines pour imposer du capitalisme de marché (le « capitalisme sauvage » de Pierre Bourdieu) pour lequel l’Etat utilisera tous les outils nécessaires afin de protéger les marchés des crises conjoncturelles.

            Le libéralisme (celui des classiques Smith et Ricardo, puis de Malthus et Bentham) est (presque) complètement différent : c’est une doctrine (une école de pensée) qui considère que les libertés économiques (libre-échange, liberté d’entreprendre, libre-choix...) sont nécessaires pour obtenir un optimum de marché (société efficiente, allocation optimale des biens, équilibre de marché, maximisation du bien-être des individus...) avec un degré limité d’intervention de l’Etat.

            Aujourd’hui, on ne peut se cacher que notre modèle économique est loin d’être efficient et que l’Etat intervient faiblement (ex : interventions massives de la Fed et de la BCE depuis 2006).Notre système économique est donc en réalité du pur capitalisme de marché qui utilise les notions du libéralisme économique (classique) pour assouvir ses propres « passions ».

            Par contre, je ne partage pas vraiment vos interrogations quant au monde de la finance. Pour avoir inflation, il faut une baisse suffisamment importante de la valeur de l’euro. Or, l’augmentation de la masse monétaire n’a pas d’impact sur la valeur de l’euro : la politique monétaire est sujet à un mécanisme d’achat et/ou de vente de titres, dont font partie les obligations d’Etat (opérations d’open-market, Outright Monetary Transactions, Long-Term Refinancing Operations), instrument principal de la BCE, qui lui permet, ensuite, de fixer son taux d’intérêt. Dans cette perspective où les banques participent au sauvetage des pays sur-endettés, seule une relance économique pourra engendrer une quelconque inflation.

            La bonne question est donc de se poser, pourquoi la dette publique (en valeur ou en pourcentage du PIB) importe plus en Europe qu’au Japon et aux Etats-Unis, où elle est bien plus importante ? Petit indice : qui détient les dettes grecque, irlandaise, espagnole, portugaise et française ?

          • Akerios 22 mai 2013 12:33

            Bonjour Dernière Génération 

            « l’inflation salvatrice » .....Je vais développer l’idée sous tendue . La banque Européenne ne prête pas directement aux états. Les états d’Europe pour combler leurs budgets en déficit souscrivent des emprunts en euros obligations auprès des banques. Ces euros obligations sont vendus ensuite par les banques sous forme de placements financiers.

            Un pays d’Europe comme la France n’est plus « souverain » il ne peut plus émettre de la monnaie en générant de l’inflation comme on le faisait avant.

            Maintenant la banque Européenne avec l’argent des impôts prélevé dans les états européens prête a un taux dérisoire cet argent aux banques qui ensuite le reprete a nos différents états différents états .

            Ce montage financier européen est un véritable vol ! Imaginons un couple qui chaque mois vire ses deux salaires dans sa banque. et qu’ensuite sa banque lui prête ensuite son propre argent en faisant un bon bénéfice. De plus le taux du prêt sera d’autant plus élevé que la banque estimera qu’il est pauvre et fortement endetté !

            Voila pourquoi il faut être un pays souverain qui bat sa monnaie, gère son inflation pour amortir sa dette comme le font les USA en jouant aves le Dollard .

            Pour l’Europe seulement il y a 12 paradis fiscaux ou nos bandits , marchands de drogues , trafiquants d’armes, trafiquants d’organes humains , nos légions de politiciens véreux de tous bords....etc........ placent « l’argent sale » . Les sommes sont évaluées entre 10.000 et 20.000 milliards d’euros. Ces sommes alimentent les grands fonds de spéculation et qui détient la dette de l’Europe : ce sont les paradis fiscaux ils nous prêtent notre argent ils sont généreux ! 

            Nous et nos enfants sont maintenant endettés à vie pour des générations. La Grèce est définitivement ruinée et le pire c’est qu’elle continue de payer les intérêts dette. Si elle ne payait plus  ? .........cauchemard....guerre civile...peuple enchainés....

            Oui dernière génération il ne faut pas s’inquiéter....non, non tout est normal gentils moutons. Ne criez pas dans le camion..........................................

             

             


          • Akerios 21 mai 2013 17:46

            Je présente mes excuses pour les fautes d’orthographe. Le texte m’a échappé avant sa correction. 


            • Akerios 21 mai 2013 17:49

              En tout cas « droite libérale » vraiment c’est une bonne blague !

               

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