Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Après les retraites, l’indemnisation du chômage dans le rouge (...)

Après les retraites, l’indemnisation du chômage dans le rouge !

Sur fond de guerre au Mali, les élites font feu de tout bois pour tenter de raboter l’ensemble du système de protection français. L’argument de « ce serait l’un des meilleurs au monde » remporte la palme de l’argument le plus bête. Puisque c’est pour cette raison qu’il faudrait le rabaisser ! Comme si on pouvait en faire de trop en la matière. Alors que « la finance » se porte comme jamais, ce sont les retraités et les chômeurs qui vont devoir payer !

Un petit rappel historique.

C’est pendant la guerre que le Conseil national de la résistance (CNR) va introduire dans son programme « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État  » Le gouvernement provisoire signera les ordonnances aux fins de créer la Sécurité Sociale obligatoire pour tous les salariés les 4 et 9 octobre 1945.

La loi du 22 mai 1946 confirmera ce principe, la France comblera ainsi son retard aux regards de l’Angleterre, de l’Allemagne et des Etats unis.

Pierre Laroque, grand résistant sera le 1er Directeur Général de la Sécurité Sociale en octobre 1944 et contribuera à la rédaction des ordonnances et de la loi qui fonderont les grands principes de la protection sociale en France.

Un rapport de la cour des comptes pointe l’indemnisation chômage.

Nous avons vu précédemment que les retraites, générales ou complémentaires entraient dans la tourmente. Ceci avec la perspective de remettre en cause l’indexation du point de retraite sur l’inflation et augmenter par contre l’âge de départ à la retraite. Pauvres retraités actuels et à venir, ils n’ont plus qu’à bien se tenir !

Maintenant c’est le tour des chômeurs. La fameuse et inénarrable Cour des comptes entre dans la danse et préconise qu’on coupe dans les droits à indemnisation des chômeurs. Rappelons qu’avec l’UNEDIC nous avons affaire à une assurance chômage. L’indemnisation que touche les chômeurs n’est que la contrepartie aux cotisations que celui-ci et son employeur ont versé pour le prémunir du chômage.

Il y a bien sûr un constat économique et comptable qui justifie cette approche. L’UNEDIC accumule un déficit de 13,7 milliards d’euros en 2012, auquel devrait s’ajouter une prévision de déficit en 2013 de 5 milliards d’euros, avec la perspective d’ajouter au total actuel des chômeurs, 178 000 chômeurs de plus en 2013.

Visiblement il n’est pas question d’augmenter les cotisations de l’assurance chômage, il ne resterait donc plus qu’à raboter les droits à indemnisation existant. Et pour le faire on appelle à ce constat désarmant, la France a le système d’assurance chômage le plus avantageux d’Europe, donc ce ne serait pas la crise et les patrons qui licencient à tout va, qui seraient responsables du déficit, mais le système lui même. Curieux raisonnement que celui de Didier Migaud, présentement Président de la Cour des comptes, et socialiste dans une vie antérieure.

"La France figure parmi les pays d'Europe offrant l'un des accès les plus ouverts à l'indemnisation du chômage", précise ainsi le rapport.

Le rapport indique, à titre d’exemple qu’il suffit d’avoir travaillé quatre mois sur une période de référence pouvant aller jusqu’à vingt huit mois pour pouvoir être indemnisé. Et surtout la période d’indemnisation est jugée trop longue, puisque pouvant aller jusqu’à 2 ans pour les salariés âgés de moins de 50 ans.

Ensuite vient le problème du taux de remplacement jugé trop élevé pour les hauts salaires. Prenons le cas d’un salarié touchant un salaire de 2000 €, il bénéficiera d’une prestation de l’UNEDIC calculée sur un taux de remplacement de 66,4% de son salaire. Un salarié rémunéré 4 000 € bénéficiera lui d’un taux de remplacement de 68,3 %, donc supérieur. Toujours selon la Cour des Comptes, dans la majorité des pays européens le taux de remplacement pour les salaires les plus élevés est plus faible.

Enfin, le rapport pointe le plafond d’indemnisation fixé en France à 6 126,29 €, le plus élevé d’Europe.

Conclusion : il faut revoir ces taux et en particulier la dégressivité des indemnités chômages. Combattre l’iniquité tout en réduisant le déficit.

Bien entendu, au passage le rapport égratigne le régime des intermittents du spectacle qu’il juge « sans équivalent à l’étranger » Un argument de plus, puisque nous sommes les seuls à le faire, cessons de le faire toutes affaires cessantes…. Pas question d’envisager que nous pourrions simplement être un modèle, comme nous l’avons été dans beaucoup de domaines. Oui le régime des intermittents du spectacle coûte cher…. C’est le prix à payer pour maintenir la création à, un haut niveau.

Cessons d’être de simples comptables, comparatifs…obtus et bornés. Seule la politique peut s’opposer à cette marée de chiffres en redonnant du sens au mot « société » et du poids à celui de « solidarité  ». Le « déficit » ne peut être pas être l’alpha et l’oméga qui guiderait nos pas.


Moyenne des avis sur cet article :  4.67/5   (49 votes)




Réagissez à l'article

97 réactions à cet article    


  • jako jako 23 janvier 2013 09:38

    Merci , effectivement il y a 4 grands projets dans « le pipe » : santé éducation chomage retraites. L’objectif est de tout ramener à un niveau tolérable par mr fmi, c’est à dire pratiquement peanuts. Les états doivent exécuter cela le plus vite possible et sont coachés par des communicants qui expliquent comment présenter cela dans le poste le soir, et à chaque fois vous remarquerez que l’on dénonce les incroyables abus octroyés à quelques personnes , pour le chomage on désigne donc déja les cadres qui touchent , rendez vous compte mame michu, plus de 6000 ros au chomage ! non mais quelle honte !, la machine à café comm fait le reste, que du bohneur . Il ne viet à l’esprit d’aucun dans le post de re-définir clairement les points clé d’une société et surtout que signifie SOLIDARITE.


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 janvier 2013 10:27

      @Jako,


      D’accord avec vous... et l’impréparation des socialistes à gouverner risque de leur couter cher, acr ils avancent , de fait masquès, pas après pas...sans jamais définir un projet d’ensemble et surtout quelles règles du jeu.

      http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


    • Fergus Fergus 23 janvier 2013 17:33

      Bonjour, Jako.

      Raboter le plafond des indemnisations, pourquoi pas ? On peut en effet bien vivre avec un plafond ramené à 3000 ou 3500 euros. Mais il conviendrait alors que les cotisations versées par les cadres soient rabotées en proportion et je ne suis pas sûr que les comptes sociaux y gagneraient. A moins que l’on aille vers une décision en forme de spoliation, mais alors que le gouvernement ait le courage de l’annoncer clairement.


    • bigglop bigglop 23 janvier 2013 19:36

      Bonsoir à tous,

      Toutes les mesures de ce gouvernement et adoptées ou qui pourront être adoptées sont dans le droit fil de politique économique, fiscale, sociale du précédent gouvernement.
      Il s’agit du maintien d’une politique néolibérale relevant du « dogme » qui se retrouve dans les différents traités européens.

      Tout cela est clairement explicité dans cet interview de M Draghi quand il affirme que le « modèle social européen est mort »

      Le faux pacte de compétitivité consiste à transférer des cotisations patronales à l’ensemble des citoyens sans aucune contrepartie réelle. Et surtout, on évite de parler de la répartition des gains de productivité entre Travail et Capital, et surtout du « coût du capital ».
      A ce titre, je vous conseille de lire ces deux articles complémentaires :
      - le mauvais débat : compétitivité, coût du travail.
      - enfonçons le clou.

      L’accord Medef/Syndicats, sur la « sécurisation du marché du travail » est désiquilibré, favorisant la précarisation par le temps partiel subi ou non. Vous avez lu certainement des articles fouillés sur ce sujet.
      Mais le plus grave, est que cet accord entérine une inversion de la hiérarchie des normes, c.a.d. que le contrat (accord d’entreprise) aura une base légale supérieure à la Loi (accord collectif) Par conséquent, le Code du Travail (ce qu’il en reste) est vidé de son esprit, de son essence.

      Maintenant, il s’agit, par des rapports du Comité d’Orientation des Retraites et de la Cour des Comptes, de remettre en cause notre modèle social sur le financement de L’Unedic et du système de retraite par répartition tout en créant, maintenant des peurs, en stigmatisant certaines catégories avec un argumentaire TINA, mais surtout sans véritable information, ni débat.
      Les solutions seront données par les « élites » au pouvoir, soucieuses de « l’intérêt général ».

      Il existe des solutions avec des comptes à points ou notionnels pour assurer leur financement (retraite et chômage).

      En conclusion, tout est faite au niveau européen pour que nous rejoignons le groupe des moins-disants sociaux et fiscaux, une harmonisation « par le bas ».


    • jmdest62 jmdest62 24 janvier 2013 09:08

      Of course ! he is not dangerous ! encore une petite pour la route 

      Comme la courbe du chômage va s’inverser fin 2013 (dixit François !) l’Unedic devrait revenir « dans le vert » fin 2014.... NON !

      @+


    • cogno4 24 janvier 2013 12:01

      l’impréparation des socialistes à gouverner risque de leur couter cher,

      Bon, j’arrête la, quand on en est encore à séparer la gauche de la droite, en crachant sur l’un, et exclusivement sur l’un, c’est qu’on est de parti pris, et donc complice.
      J’ajoute la mauvaise foi car il n’y a aucune rupture entre l’ancien et l’actuel gvt.
      Puis montrez moi un parti plus « préparé à gouverner », comme ça on verra pour qui vous roulez.


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 24 janvier 2013 19:11

      @Cogno 04,


      Pourquoi cette obsessions « des gens qui roulent pour..... » ne peut on pas simplement réfléchir et débattre sereinement sans arrière pensée et insulte ?


    • Yohan Yohan 23 janvier 2013 12:14

      Au vu du montant plutôt généreux des allocations chômage et de la durée d’indemnisation qui peut aller jusqu’à trois ans pour les plus de 55 ans, j’ai toujours estimé qu’on cotisait somme toute assez peu. Il y a des moyens d’équilibrer le système en jouant sur la durée d’indemnisation en la limitant par exemple à 18 mois maxi et en corrigeant les dérives du régime des intermittents. 

      Par ailleurs, Il faut bien reconnaître objectivement que quand vous êtes cadre sup de 57ans, indemnisé à 6000€ par mois, il vaut mieux jouer la montre et aller au bout, vu le délabrement de notre économie et de ce qu’on peut vous proposer comme salaire, le plus souvent inférieur au montant des allocations chômage. Protéger les chômeurs, oui, les surprotéger non. On peut plafonner les montants maxi. Les hauts cadres auront toujours la possibilité de se financer une assurance chômage complémentaire privée. (qui existe déjà)

      • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 janvier 2013 12:25

        @Yohan,

        Oui les plus de 55 ans peuvent bénéficier d’une durée d’indemnisation de3 ans et après....
        ils ne trouveront pas de travail.
        Donc ramener cette durrée à 18 mois, c’est projeter dans la précarité beaucoup de monde.
        http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


      • Croa Croa 23 janvier 2013 23:20

        « et de la durée d’indemnisation qui peut aller jusqu’à trois ans pour les plus de 55 ans »

        Oui, et j’ajouterai qu’on peut aller au delà grâce aux plans sociaux, des « pré-retraites » étant financées par l’assurance chômage !

        Ce truc là existe parce que ça arrange les patrons
        qui ainsi se débarrassent facilement de leurs personnels plus très jeunes ! 


      • Yohan Yohan 25 janvier 2013 14:03

        Pour être plussé ici, il suffit de raser gratis. 

        Un chômeur qui gère ses allocs en allant au bout avant de se remettre à chercher ne se rend pas service à lui même, à moins que son calcul vise à faire le joint avec sa retraite. 
        Certes, c’est difficile de retrouver du taf après 55 ans. Mais si vous glandez pendant trois ans, vous risquez l’exclusion définitive. Dans mon job, j’ai vu des DIRCOM, des DAF en payer le prix fort pour avoir trop attendu. Les gens sont assez grands, ils font ce qu’ils veulent...La question est de savoir qui paye quand les caisses de l’Assedic sont vides et qu’elles vont devoir emprunter cinq milliards cette année. 
        Garantir 6000€ par mois pendant trois ans à un cadre sup, ça me parait extravagant. Si le gars veut une haute protection, il n’a qu’à se payer une assurance privée en complément.

      • spartacus spartacus 23 janvier 2013 12:41

        Le social clientélisme à la Française.

        Les proposeurs de « modèle » ne sont pas les payeurs.

        Nombre d’intermittents du spectacle indemnisés par l’assurance chômage :
        275 000 personnes (3% de la population Française)
        Taux de chômage :31%
        25% déclarent moins 2 heures par semaine en moyenne annualisée.
        20% déclarent de 2 à 11 heures par semaine en moyenne annualisée.
        19% déclarent de 11 à 22 heures par semaine en moyenne annualisée.

        Revenu moyen 25 832 € (allocation incluses) (comparé aux français 19158€)
        Coût pour la collectivité : 33% des recettes de l’assurance chômage.
        La cours des compte dénonce 15% de fraude ( cumul travail et indemnités).

        Un intermittent avec un salaire brut mensuel de 1 500€ et travaillant 35h, peut se retrouver au chômage au bout de trois mois et toucher 9 000€ d’allocations étalées sur 243 jours.

        Vous imaginez que personne ne profite de l’effet d’aubaine ? Naifs !

        Ce qu’il faut en conclure en évidence sans polémiques :
        Trop de personnel pour les besoins réels de la profession. Trop coûteux.

        Ca vous gène pas de payer pour une telle gabegie ?

        Le déficit de votre assurance chômage est est en grande partie dû à seulement ces 3% des salariés français, les intermittents du spectacle.

        Regardez donc ou passent vos cotisations !

        • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 janvier 2013 13:38

          @Spartacus,

          Personne ne nie l’impact du régime des intermittentssur le règime général
          .Personne ne nie la nécessité de le toiletter de tous les abus qui se sont constitués et les situations de rentes qui s’y sont créées. Pour le reste, c’est la question de savoir si l’on veut continuer à avoir une cération en France, elle a un coût et le régime de l’intermittence en fait partie.
          http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


        • spartacus spartacus 23 janvier 2013 14:40
          Est-ce à dire que l’effort des contribuables peut-être réquisitionné par les, serviteurs autoproclamés d’une cause soit disant « supérieure » aux intentions vulgaires qui motivent le travail des autres, payeurs d’impôts ?
          Les créations « non artistiques » des autres catégories sociales auraient moins de valeur ?

          La doctrine des choses « qui n’ont pas de prix » coûtent généralement très cher à ceux qui doivent néanmoins les payer.

          Mais quand bien même on admettrait l’argument, on ne verrait toujours pas en quoi ce déficit d’un milliard d’euros annuel est d’un quelconque intérêt culturel. Dans un système ou une personne à plein temps produit autant que trois personnes à tiers temps.

          Mais 16 milliards de déficit cumulé que cela représente-t-il ? Avec un salaire net moyen de 2 080€ par mois, cela représente les revenus annuels moyens de 640 000 salariés !

          La France du social clientélisme, qui fabrique des exceptions corporatistes qui tue le pays !

        • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 janvier 2013 14:43

          @Spartacus,

          C’est un choix, vous avez le mérite de l’assumer en endossant les consèquences...pour un modèle de culture que vosu n’approuvez pas.

          http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


        • spartacus spartacus 23 janvier 2013 14:44

          Et dernière chose, est ce aux salariés du privé, de payer par leurs cotisations chômage la création ?

          Envoyez donc la facture aux fontionnaires !

        • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 janvier 2013 14:47

          @Spartacus,

          Là je ne vosu suis plus.... je en peux souscrire à « cetle haine irraisonnée » des fonctionnaires qui vous caractèrise.
          Il a la place pour un discours critique.... pas pour la haine et l’irrespect .

          http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


        • olfe olfe 23 janvier 2013 15:51

          Les fonctionnaires et les agent des entreprises publiques cotisent aussi pour le chômage alors qu’ils ne risquent que très peu de s’y retrouver.
          Ils cotisent donc par solidarité pour les ouvriers et employés du privé !!!
          C’est pas beau ça ???

          D’autre part, plus il y a de chômeurs, plus le montant global d’allocations est élevé ... et moins il y a de cotisants.
          Il faut donc augmenter les cotisations de ceux qui créé le chômage ... Cherchez !!!


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 janvier 2013 16:01

          @olfe,

          c’est sûr le meilleur point de sortie pour réduire les déficist c’est vaincre le chômage, un million de chomeur remis au travail et la plupart des comptes se rééquilibreront.

          http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


        • paoum 23 janvier 2013 17:05

          un intermittent qui déclare moins de 12h/semaine n’est pas intermittent, il cotise donc, mais ne touche rien !
          vous racontez n’importe quoi !
          tordre la réalité pour avoir raison vous discrédite complètement : vous parlez trop de ce que vous ne connaissez pas du tout ou vous êtes de mauvaise foi, au choix...


        • paoum 23 janvier 2013 17:10

          le déficit des intermittents n’existe pas !

          http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=R8JqTcYHs9I

          éclairez votre lanterne plutôt que de vous inventer un chiffon rouge et justifier votre faux individualisme du chacun pour sa gueule.


        • Fergus Fergus 23 janvier 2013 17:38

          Bonjour, Spartacus.

          Le seul véritable problème posé par le régime des intermittents ne vient pas des intermittents, mais de ceux qui, à l’image des chaînes de télé, emploie à longueur d’année des intermittents sur le dos de ce régime. Un scandale souvent dénoncé, mais qui perdure.


        • roro46 23 janvier 2013 19:15

          Pour compléter le message et lien de PAOUM, lisez donc ce rapport sur l’intermittence présenté au Sénat.

          http://www.follepensee.com/telecharger/contribution-pour-une-audition-au-senat—intermittents.pdf

          Lisez le vraiment, en entier, ne le parcourez pas en diagonal. Ce sont des données fiables ,vérifiables, et sourcées.


        • roro46 23 janvier 2013 19:20

          "
          Personne ne nie l’impact du régime des intermittentssur le règime général
          .Personne ne nie la nécessité de le toiletter de tous les abus qui se sont constitués et les situations de rentes qui s’y sont créées. Pour le reste, c’est la question de savoir si l’on veut continuer à avoir une cération en France, elle a un coût et le régime de l’intermittence en fait partie."

          Elle a un coût, mais aussi des rentrées ! Curieusement, on (la cours des compte notamment) les oublie toujours.


        • Irina leroyer Irina leroyer 23 janvier 2013 21:05

          @ Fergus,


          30% des « demandeurs d’emploi indemnisés » sont de faux chômeurs qui profitent de ce système laxiste. J’en connais autour de moi une bonne quantité qui pratique ce parasitage !

          au fond ce ne sont pas eux qui sont à blamer, mais ce système désuet qui les incite a truander !

          irina

        • spartacus spartacus 23 janvier 2013 22:05

          Mais vous vivez dans le monde Oui Oui ?


          Les cotisations chômage des sociétés publiques est ridicule :
          Prélèvement de solidarité de 1%uniquement a charge du salarié alors que dans le secteur privé, les taux de cotisation sont de 2,4%+4% pour l’employeur soit 7.4% du salaire.
          Au nom de quoi ce serait au salariés du privé a payer pour la création artistique ?
          La justice sociale c’est de faire payer les fonctionnaires !

          La main dans le pot de confiture de vos privilèges !

        • roro46 23 janvier 2013 23:13

          tout le monde paye pour tout le monde, c’est le principe d’une société solidaire.
          Vous financez votre propre retraite à vous tout seul ?????
          Vous financez votre assurance maladie à vous tout seul ????????
          Vous financez votre assurance chômage à vous tout seul ?????????
          Jolie société que celle où personne ne veux plus cotiser pour personne....


        • spartacus spartacus 24 janvier 2013 00:06

          @roro46

          -tout le monde paye pour tout le monde, c’est le principe d’une société solidaire.
          La solidarité c’est aussi la participation équitable, et justement les corporations étatiques payent moins.

          -Vous financez votre propre retraite à vous tout seul ?
          Je préférerai, la gestion paritaire actuelle est scandaleuse. clientéliste.

          -Vous financez votre assurance maladie à vous tout seul ?
          Dans aucun autre pays au monde la sécu ne coûte aussi chère. En Suisse c’est fait par des boites privées, y’a des hôpitaux et des médecins.

          -Vous financez votre assurance chômage à vous tout seul ?
          Perso je n’ai pas droit au chômage. Donc oui. 

          -Mais tous les mois je vois les sommes monstrueuses envoyées par mes PME dans le puis sans fond des Assedic.

          -Jolie société que celle où personne ne veux plus cotiser pour personne..
          Vous croyez que vous cotisez pour les autres ? N’importe quoi, vous ne savez qu’envoyer la factures aux génération futures !

          La « justice sociale » c’’est une religion de gauche qui se croit morale, que vous vous donnez pour cacher votre irresponsabilité envers les générations futures.

        • roro46 24 janvier 2013 09:28

          Concernant la solidarité, tout le monde devrait payer, en effet, je suis d’accord avec vous… Au minimum ceux qui le peuvent, en tout cas… Mais ce n’est justement pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est bien vous qui dite "est ce aux salariés du privé, de payer par leurs cotisations chômage la création ?" Je ne vois pas bien là-dedans la notion de solidarité. 

           

          La gestion actuelle des rtraites est scandaleuse, mais vous préférez du coup allez voir ailleurs plutôt que de rêgler le problème… C’est vous qui voyez, mais n’entrainez pas les autres sur votre pente… Si vous préférez financer votre retraite TOUT SEUL, il va falloir que vous sortiez le pognon, et pas qu’un peu ! Parce que pour équilibrer UNE retraite via VOTRE SEULE et unique cotisation (ou capitalisation, peu importe), il faut sacrément cracher au bassinet. Vous avez peut-être - surement, si j’ai bien compris - les moyens de le faire… mais la plupart des gens ne l’ont pas. C’est pour cela qu’on essaye d’être solidaire des autres, et de partager aussi bien le positif que le négatif. C’est l’essence d’une société d’entente dans laquelle les gens se comprennent.

           

          Pour l’assurance maladie, c’est pareil. Il faut bien partager. Vous laisser crever ceux qui n’ont pas les moyens de s’assurer dans le privé ? Je n’aime pas cette idée de société, désolé.

           

          Vous n’avez pas droit au chômage, dites vous… Et vous trouvez cela normal ?? Moi, c’est ça qui me choque. C’est que, quoi que vous fassiez, vous n’ayez pas, en cas de problème, droit à une assurance de ce type. Vous semblez considérez que, comme vous n’y avez pas droit, il est dégueulasse que les autres eux y aient droit… Encore une fois je ne partage pas cette vision de la société.

          Cotisez-vous à l’assurance chômage ?

          Personnellement j’y cotise, et n’y ai pas droit non plus. Mais ce n’est pas pour autant que je suis opposé au principe.

          Pour quelle raison vos PME ne participeraient-elle pas à cette solidarité ?

           


          "Vous croyez que vous cotisez pour les autres ? N’importe quoi, vous ne savez qu’envoyer la factures aux génération futures !"

          C’est vrai, je me demande où passe mon argent……… mais ce n’est pas moi qui le fait disparaître… il paraît qu’il y a des entreprises qui refusent de le reverser, ou en tout cas trouve ce principe anormal… il parait qu’il y a des banques qui se goinfrent (là, pas de problème pour trouvez le pognon pour les dépanner, pas vrai !), il paraît qu’il y a des dirigeants du privé qui gagnent des millions et payent leurs salariés des clopinettes, il parait qu’il y a des politiques qui se goind=frent aussi....... la liste seraient longue....

           

          Sinon, désolé de vous décevoir, je ne me sens pas de gauche.

          Quant à la justice sociale, vos contributions ici prouvent qu’en effet, on est encore loin de l’avoir atteinte, hélas. C’est toujours la religion de l’injustice qui prévaut… J’en suis fort désolé pour mes concitoyens qui se retrouvent dans l’embarra à cause de ça.

          A lire absolument !!! :

          http://www.follepensee.com/telecharger/contribution-pour-une-audition-au-senat—intermittents.pdf


        • Yohan Yohan 24 janvier 2013 09:45

          Et ils cotisent avec quel argent ? D’où vient l’argent, sinon des contribuables. 


        • spartacus spartacus 24 janvier 2013 11:10

          @roro46 

          La question est simple, le financement du système des intermittents, constitue une subvention déguisée pour la création artistique.
          Elle est financée par la caisse de chômage des salariés du privé. 
          1-Ce financement constitue une inégalité flagrante entre par exemple un intermittent du spectacle et un simple salarié intérimaire de droit comun.
          2-Ce financement « spécifique et différencié » est la cause principale du déficit des Assedic.
          3-C’est pas à une caisse d’assurance chômage de financer la création artistique.
          4-Si on admet l’argument, au nom de quoi les fonctionnaires ou autres ne financeraient pas.

          Retraite Francaise :
          Un régime social clientéliste pour chacun. Super régime spécial EDF, régim ultra pourri RSI.
          Soit on adopte un universel par répartition propre et universel comme aux USA.

          Soit on fait privé. Mais aujourd’hui la gestion paritaire c’est une gestion de copinages.

          La santé.
          La sécu Francaise rembourse à 56%, la sécu Anglaise à 90% et l’italienne à 77%. Ce faible taux oblige nos compatriotes a avoir une nécessité de complémentaire pratiquement obligatoire. En plus la facture des soins est envoyée aux générations futures. 
          Vous vivez dans un formatage qui croit que l’état gère dans l’intérêt des usagers. Hélas les faits prouve que c’est illusoire. La concurrence agit dans l’intérêt des clients.

          Droit au chômage 
          Je cotise pas j’y ai pas droit. Comme le fonctionnaire qui ne cotise pas ses primes, elle ne doivent pas entrer dans le calcul des retraites. Normal. 
          Par contre comme employeur je vois la réalité des virements sociaux. C’est ubuesque. 
          Le 1% de cotisation chômage des employés l’état ne couvre pas les indemnités chômage des CDD qu’il emploie en masse.

          Participation des PME
          Les PME ne sont pas faites pour faire le social à la place des autres. POINT. 
          Elles sont déja le premier percepteur de France. 
          Vous n’imaginez pas la moitié des contraintes étatiques actuelle. C’est assez !
          Elles ont largement déjà assez à faire avec le marché.
          Que l’impôt devienne direct

        • Pelletier Jean Pelletier Jean 24 janvier 2013 11:26

          @Irina Leroyer,

          Actuellement il ya deux millions de personnes au chômage qui ne touchent rien des assedics, parceque jeunes ou en fin de droits (de plus en plus niombreux)...


        • roro46 24 janvier 2013 15:36

          spartacus, si la question était simple, elle serait réglée depuis longtemps.
          Vous affirmez un tas de choses toutes plus contestables les unes que les autres.
          Il y a une assurance chomage faites pour ceux qui en ont besoin, et il n’est pas normal que les gens du spectacle n’y aient pas droit (comme il n’est pas normal que VOUS n’y ayez pas droit) ;

          J’aimerais comprendre pourquoi on isole les intermittents du reste des profession. C’est une assurance qui marche par la solidarité interprofessionelle il n’y a aucune rauison d’en détacher une profession plus qu’une autre.
          On pourrait ainsi isoler chaque corps de métier, et trouver que pour certains, c’est le gouffre, et pour d’autres non..... ça rime à quoi.
          Si les cachets des artistes n’avaient pas chuter autant depuis 10/15 ans - ce qui a bien arrangé nombres d’employeurs au passage - , il y aurait moins de personnes à avoir besoin du chomage.
          Si l’emploi dans ce secteur n’avait pas été précarisé par l’abus des employeurs, on n’en serait pas là non plus.

          Je voudrais aussi savoir pourquoi, dans le calcul du pseudo déficite du régime intermittent (qui n’est d’ailleurs pas un régime spécifique - ou alors chaque autre régime l’est aussi) - pourquoi donc on ne prend pas en compte :
          - les cotisations des intermittents non-indemnisés (qui sont TRES loin d’être des cas isolés)
          - les cotisations des PERMANENTS du spectacle, qui cotise à la même caisse
          - les cotisation et les rentrées de tout ce qui gravite autour du spectacle et qui fait plus de rapporter un peu d’agent - et fait le bonheur économique de plus d’un secteur professionnel...... ....(vous ne voyez pas ??... cherchez bien...... rappelez vous ceux qui ont pleuré au moment des annulations de festival en 2003.... ça donne déjà un indice !)
          Toutes ces choses qui « profitent » indirectement des spectacles devraient aussi être prises en compte, vous ne croyez pas ?
          Bref, j’arrête là car j’ai du taf (hé oui ! incroyable, non ???) mais de toute façon on ne sera jamais d’accord ; visiblement nous n’avons pas la même vision de la société...
          Je ne veux rien imposer à personne, je pense juste que chacun à le droit de vivre décemment, d’autant plus à partir du moment où il fait avec passion des choses utiles à tous. Et que vous le vouliez ou non, l’expression artistique en fait partie.


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 24 janvier 2013 19:15

          @Roro 46,



          Merci pour tous ces compléments objectifs sur les intermittents du spectacle, cela recadre mieux le sujet et les enjeux de la culture en France ;


        • pilhaouer 25 janvier 2013 08:44

          A la troisième ligne de votre post vous parlez de 275 000 personnes, ce qui selon vous correspondrait à 3% de la population française.

          Selon ma calculatrice, la population française étant de 65 583 000 h, 3% = 1 967 490 h
          et 275 000 = 0, 41 %

          De plus, dès les premières lignes du Rapport de la Cour de Comptes que vous citez comme source , on lit :

          I - Un déficit chronique d’un milliard d’euros pour
          environ 100 000 bénéficiaires

          On tombe donc à 0,16% de la population française, non ?


        • Irina leroyer Irina leroyer 25 janvier 2013 22:41

          quand on cherche a recruter, personne ne se présente !


          trop dur de travailler, préfère glander et profiter du système.

          irina

        • spartacus spartacus 27 janvier 2013 12:05

          @roro46

          Contrairement à vos affirmations, 
          Le régime des intermittents du spectacle est une dérogation sociale clientéliste du régime général.
          Il diffère des autres professions par les annexes 8 et 10.

          Quand une exception à la règle génère la faillite du régime général, le bon sens c’est d’en finir avec les exceptions.
          C’est pas au régime Assédic commun à tous les salariés de prendre en charge la création artistique. POINT. Surtout si ce régime détruit le régime commun.

          Envoyons donc la facture sociale à ceux qui ne dépendent pas du régime Assédic, Fonctionnaires et autres.

        • paoum 28 janvier 2013 16:38

          autant je serai plutôt d’accord avec vous concernant une cotisation des salariés du public au régime des intermittents, autant il est faux, archifaux et mensonger d’affirmer que les intermittents plombent les assedics, comme l’a expliqué roro, et cf plus haut !
          il faut faire les bons calculs...les clichés ont la vie dure.


        • paoum 28 janvier 2013 16:39

          irina dit n’importe quoi !
          c’est fatiguant et ridicule.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès