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Attentat dans l’Education Nationale

De façon complètement incompréhensible, cette information est passée totalement inaperçue ! Curieusement, c’est un très proche des réseaux journalistiques qui a diffusé ce scoop sur les antennes. En outre, dans les milieux autorisés, on susurre que cet individu bien informé aurait un pied dans un ministère...

C’est arrivé ! Heureusement, personne n’est mort, sinon le bon sens. Non, « attentat » est le mot qu’emploie Peillon pour désigner le peu de jours de classe travaillés par les enfants en France[1]. Nous sommes de nombreux complices en ce cas, Dieu merci, la caboche de Peillon est bien faite donc nous échapperons aux poursuites puisque, en toute logique, nous sommes morts assassinés sur les bancs de l’école, le livre à la main.

Assimilés aux bandits, aux meurtriers d’enfants face aux camps de ceux qui réduisent l’éducation à du quantitatif et le quantitatif à une histoire de rythmes, on se réconforte toutefois en réalisant que les choses pourraient être pires… Oui, Peillon pourrait être ministre de la justice après tout, où président de Etats-Unis en charge de désigner l’Axe du mal !

Notre triste époque voit les politiques passer des paroles vaines aux exagérations toujours plus saugrenues plutôt que d’honorer leurs engagements. Tels ces demeurés de comptoirs qui s’imaginent donner consistance à leur pensée à coup de superlatifs, misant tout sur la peur et la crédulité de ceux qui les écoutent. On croirait entendre leurs rivaux qui, en mal de différenciation, nous promettaient l’apocalypse si la gauche accédait au pouvoir ! Les mots appellent d’autres mots plus forts alors que dans le fond du jardin on inhume discrètement les promesses de campagnes sous des auspices crépusculaires : « Signe en bas à droite ! Schnell ! »

Quel sens de l’hyperbole ! Dommage que la compétence en matière d’Education ne suive pas… Mais bon, après tout, faisons avec ce qu’on a et profitons-en pour demander ses lumières en terminologie à notre fameux ministre. Par exemple, comment doit-on appeler un politique dont la femme, journaliste, patine pour lui dans les médias ? Un manipulateur d’opinion ? Un drôle d’oiseau, ou plutôt de poisson… Non, décidément, je n’ai pas son talent, moi je ne trouve que des euphémismes, quand ce ne sont pas des contrepèteries…

Si la campagne U.S. de 2008 consacrait la naissance du micro-journalisme, désormais, la France n’a plus à rougir grâce au gouvernement et à l’instar du président. En effet, un concept clef y fait son apparition pour penser les rapports du politique à la population via les médias, celui de « maquereau-journalisme ».

Cherif C. KANZ





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