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Accueil du site > Actualités > Politique > Attention à toi la crise ! François Fillon ... reboise

Attention à toi la crise ! François Fillon ... reboise

La quasi totalité de la planète retient son souffle en attentant les retombées de la crise financière en crise économique et sociale. Dans ce contexte peu propice à faire une fête effrénée pour l’arrivée de 2009, nous vous vous avons conté les aventures économico touristiques de notre Président ainsi que le voyage "incontournable" de son Premier Ministre en Egypte.

On s’est beaucoup moqué (a tord ?) de l’action de ce dernier alors qu’on oublie qu’il sait :

Communiquer

Le Canard Enchaîné l’avait révélé : M. Saussez, à la tête depuis avril du SIG, a établi un "plan d’action" de son service -rattaché à Matignon- pour l’année prochaine qu’il a soumis au secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et au directeur de cabinet du Premier ministre Jean-Paul Faugère. Toujours selon le Canard Enchaîné, M. Saussez prévoit "trois campagnes interministérielles significatives chaque année" pour un montant de 12 millions d’euros . Le patron du Service d’information du gouvernement (SIG) Thierry Saussez réclame un budget de 22,4 millions d’euros en 2009 en hausse de 292 %. Source l’Express

Donner l’exemple

Pour l’inauguration officielle du TGV-Est, François Fillon n’a rien trouvé de mieux que de se déplacer en Falcon ministériel. Quoi de mieux que de se déplacer en avion pour promouvoir la rapidité du TGV Est qui met Strasbourg à 2h20 de Paris.

Oui, mais ATTENTION : Sait-on que le Premier Ministre est aussi le premier des écologistes puisqu’il a fait le 7 décembre dernier un geste magnifique pour l’environnement et la croissance ?

François Fillon a planté, le 7 décembre, un arbre dans le parc de l’Hôtel de Matignon. Son choix s’est porté sur le Cornouiller des pagodes, un arbre originaire d’Extrême-Orient dont les branches poussent en étages successifs de manière horizontale rappelant les toits des pagodes.

Ethymologie : Le nom de l’arbre vient du latin Cornus, signifiant corne, car son bois est dur comme de la corne. Le nom français, Cornouiller des Pagodes, évoque le port de l’arbre. Ses branches poussent en étages successifs et de manière horizontale rappelant les toits des pagodes d’Extrême Orient. Il fait partie de la famille des Cornacées.

Origine : Chine, Corée et Japon. Il aurait été produit avant 1890 par les pépinières Veitch et introduit par Barbier à Orléans avant 1896. Le Cornus controversa ‘Variegata’ est encore peu utilisé en France. Il est plus répandu dans le nord de l’Italie. On peut admirer de beaux spécimens dans les jardins suisses (du Tessin), anglais et irlandais.

Port : Il est très différent des autres espèces du genre Cornus. C’est un arbre de collection à port étagé, tabulaire. Sa silhouette est très graphique en raison de la disposition horizontale de ses branches. Son architecture est unique, son tronc est droit et ses branches sont rigoureusement horizontales, le tout donnant une étonnante élégance que l’âge rend encore plus impressionnante.

Utilisation : Au Japon, les poupées sont souvent taillées dans le bois de cet arbre ou de l’espèce type.

On nous cache vraiment tout !!!

Développement : Cet arbre à croissance lente atteint 10 à 12 mètres à l’âge adulte.

Ah, on comprend mieux la rapidité des résultats du gouvernement ...

Une fosse de plantation de 3 mètres par 2 mètres par 1,20 mètres de profondeur est spécialement réalisée à cet effet. Dans le fond de celle-ci une couche drainante de gravillons de 20 à 30 mm de diamètre sur une épaisseur de 10 cm sera mise en place. Un mélange de substrats est réalisé afin de favoriser ses conditions de croissance et son développement. Il sera composé de :
- 3 m3 de terre déjà en place
- 4 m3 de terre de bruyère
- 2 m3 de tourbe blonde irlandaise (cet amendement plus fibreux assurera le lien entre la terre de bruyère et la terre franche) Le mélange est complété par un apport de matières organiques à base de corne broyée et de sang séchée.

Recette Vaudou ?

Mais dites donc, poupée + décoction à base corne broyée et sang séché, ça vous rappelle rien ?

Mais ne croyez pas que cet exploit était unique, puisqu’il s’agit d’une tradition. Nous vous donnons d’ailleurs ci-dessous l’arbre planté par chaque Premier Ministre depuis Raymond Barre en 1979.

7 juin 1979
Raymond Barre - Erable à sucre
Est des Etats-Unis introduit en Europe vers 1725.

23 mai 1983
Pierre Mauroy - Chêne de Hongrie
Asie Mineure et Sud-Est del’Europe

14 mars 1986
Laurent Fabius - Chêne des marais
Amérique du Nord introduit en Angleterre en 1691.

décembre 1988
Michel Rocard - Copalme d’Amérique
Etat-Unis, introduit en Angleterre en 1861

décembre 1992
Pierre Bérégovoy - Tulipier de Virginie
Est des Etat-Unis introduit en France en 1732.

mars 1992
Edith Cresson - Arbre aux quarante écus
Chine introduit aux Pays Bas en 1727 et en France en 1788

11 mars 1994
Edouard Balladur - Erable argenté
Est des Etats-Unis, introduit en Europe en 1735

1996
Alain Juppé - Katsura Arbre caramel
Chine Japon introduit en Europe en 1864.

avril 1997
Lionel Jospin - Orme de Lutèce
Umlus clone 762 I.N.R.A France – Clone 762 obtenupar l’INRA, résistant à la graphiose.

2002
Jean-Pierre Raffarin - Parrotie de Perse Bois de fer
Nord de la Perse 1840

25/11/2005
Dominique de Villepin - Chêne pédonculé
Indigène Europe

Sources
Le site du Premier Ministre

Nous ne doutons pas un instant que nos amis lecteurs chercheront à découvrir ce à quoi ressemblent : Un Katsura, un arbre aux quarante écus, un érable argenté, un Parrotie de Perse ou un chêne pédonculé ... sans mauvais esprit cela va de soit !

Pour en revenir au dernier Premier Ministre en poste, y a pas à dire, avec son nouveau "Cornouiller des pagodes" à croissance lente, le réchauffement climatique et la crise n’ont qu’à bien se tenir


Crédit Photo
Le Post/AFP/PIERRE VERDY


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1 réactions à cet article    


  • sobriquet 31 décembre 2008 15:06

    Tou un symbole, en effet. Pourquoi avoir choisi une variété exotique, plutôt qu’une espèce endémique ? Cela montre que ces gens pensent encore de la même manière qu’à l’époque des colonies, où l’exotisme était un signe de richesse, de pouvoir, et où l’on se fichait bien des risques liés à l’introduction de nouvelles espèces dans un milieu.

    On pense symbolisme, esthétique, et l’on oublie qu’une autre espèce endémique "banale", "sans charme", est en voie de disparition.

    On pourrait en dire autant de la bruyère et de la tourbe ajoutées, du sang séché et de la corne broyés. On ne peut pas prendre ce procédé pour un modèle vu son coût écologique : si l’on voulait planter une forêt de cette manière, on utiliserait la totalité des ressources disponibles. Le but visé n’est pas l’exemplarité, mais l’élitisme, l’efficacité au prix de tout le reste.

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