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Accueil du site > Actualités > Politique > Au PS la démocratie se mord la queue...

Au PS la démocratie se mord la queue...

Martine Aubry a fait son choix : celui de se mettre pieds et poings liés à l’entière disposition de ceux qui l’ont faite reine par défaut et qui n’attendent qu’une chose : la dégommer et se dégommer entre eux dès que la question des présidentielles se posera, ce qui ne saurait tarder. Espèrent-ils la voir chuter aux européennes, aux régionales, avant, après ?

 Peu importe, après l’avoir nommée chef d’une troupe incohérente (pour ou contre Lisbonne ; pour au contre le libre marché etc..) par cooptation (maquillée en élections), ils croient avoir atteint leur but : éliminer tout risque de candidature de Ségolène Royal à la présidentielle de 2012 dont il savent d’expérience, ce qui explique leurs basses manœuvres, qu’elle est tout à fait capable, une fois de plus, de convaincre la majorité de militants du PS et qu’il suffit qu’elle intervienne auprès de l’électorat populaire pour que sa cote remonte instantanément. N’ont-ils pas fait largement appel à elle pour les législatives, les régionales, les cantonales, les municipales afin de l’emporter sur la droite ?

 Le texte de Martine Aubry est d’une indigence programmatique remarquable et masque mal sous des formules vagues et traditionnelles une volonté (le mot est impropre), une absence volontaire de volonté de renouveler le parti. Ce n’est pas son appel magique ou rituel d’être à gauche par le seul refus de toute alliance avec le MODEM qui peut donner le change (si ce n’est à Benoit Hamon qui se voit promu son porte parole, voire son porte-flingue). Ce refus de principe, en fait, est d’une hypocrisie consommée : n’est-elle pas elle-même alliée au MODEM dans sa ville de Lille et cela n’a-t-il pas été une condition de son succès aux municipales ; mieux, cette alliance n’est-elle pas satisfaisante au regard de la politique de centre-gauche qu’elle conduit ? Le refus de toute alliance avec le MODEM par un de ses soutiens tardif, Bertrand Délanoë, n’a-t-il pas permis, entre autres conditions, l’élection de Tibéri à la mairie du Vème arrondissement de Paris. Ce même Tibéri n’a-t-il pas approuvé la dénonciation à la police par ses services d’une mère d’origine étrangère venant faire inscrire son enfant à l’école ? Ce refus de toute alliance avec le MODEM qui se réclame des libertés fondamentales contre la politique de la droite et de plus en plus offensif contre le capitalisme sauvage, dès lors que ce parti approuve la défense et l’extension des droits sociaux, ne conduit-il pas à faire gagner la droite la plus corrompue, sous prétexte de préserver une image de gauche, par ailleurs compromise aux yeux des dogmatiques pseudo-marxistes du parti par la déclaration du maire de Paris en faveur non seulement du libéralisme politique (ce que tous « officiellement » au PS acceptent), mais aussi économique (à condition que la liberté économique du marché soit régulée), mais ce que ses tout nouveaux alliés du moment, B Hamon et H. Emmannuelli, refusent.

 Ce qui choque le plus dans sa manière de régir le parti, au contraire de sa prétention à le démocratiser (et cela commence fort mal en effet !), comme le rappelle avec raison V. Peillon, c’est que Martine Aubry ait refusé de négocier ce texte avec les amis de Ségolène Royal en exigeant d’eux, alors qu’ils représentent au moins la moitié du parti au dernier tour des élections en son sein, qu’ils s’y soumettent sans condition ; Elle a aussi refusé toute discussion sur la répartition des postes en vue d’un rassemblement que ceux-ci réclamaient depuis sa prétendue élections en ayant pourtant accepté un résultat qu’ils savaient et que tout le monde sait truqué ou conventionnel (dixit, Moscovici). Les amis de Ségolène Royal ont tout tenté pour faire que ce rassemblement puisse avoir lieu avant, pendant et après le congrès de Reims jusqu’à avaler la couleuvre d’élections bidonnées ; mais, il est vrai, sans masquer ce dernier point essentiel. Martine Aubry, du reste, consciente (et pour cause) qu’il y a, à ce sujet, un problème démocratique de fond, promet de changer le système électoral en vigueur au sein du PS. Mais peut-on lui faire confiance alors qu’elle s’était empressée de proclamer son élection avant même que tous les résultats aient été comptabilisés et qu’on ne peut accepter certains manquements avérés dans sa propre fédération ? Qu’il y ait eu des manquements ou malversations ailleurs, c’est très probable, mais alors devant un résultat si serré, pour un (e) démocrate, un revote, au moins dans les lieux où ces manquements étaient signalés s’imposait comme l’avait demandé Robert Badinter, que l’on ne peut soupçonner de partialité pro-Ségolène dans la parti.

 Martine Aubry n’est donc pas aussi politiquement responsable que je l’avais trop rapidement espéré dans mon dernier article : par sa fin de non-recevoir aux amis de Ségolène Royal, elle met non seulement l’unité du parti en péril en faisant du mépris des militants qui se retrouvent dans l’idée de rénovation profonde une ligne de gouvernement du PS, mais surtout toute stratégie démocratique de gauche, laquelle au gouvernement ne peut être que de centre-gauche, comme l’expérience historique l’a toujours montré depuis le front populaire. Le PS, grâce à Martine Aubry se trouve donc plongé au cœur de cette contradiction bien connue de la vieille SFIO de Guy Mollet : celle d’un discours rituel de gauche devant les militants et d’une politique réaliste de centre-gauche, voire, au regard de ce discours, carrément de droite, au gouvernement....

 Mais cette stratégie à très courte vue, (le Tout contre Ségolène Royal) a un revers : en interdisant aux amis de Ségolène Royal toute responsabilité à la direction du parti, elle leur laisse le champ libre pour continuer à l’intérieur et à l’extérieur à faire valoir leur différence. Et pour peu, ce qui très probable, que le front apparemment uni contre l’ancienne et prochaine candidate à la candidature se disloque, Ségolène Royal a de grandes chances de l’emporter au prochain congrès du parti en 2011, en vue des élections de 2012...Elle a montré qu’elle sait y faire, comme on dit, et qu’elle n’est une gourde en politique que pour ceux qui sont aveuglés par la haine qu’ils lui portent, laquelle, comme chacun le sait, n’est que le revers d’un amour refoulé et/ou d’une jalousie impuissante.


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35 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 8 décembre 2008 10:38

    aubry fait partie du siecle, plus pourrie c’est difficile


    • foufouille foufouille 8 décembre 2008 11:16

      c’est la realite
      elle l’a reconnue sur bfm
      c’est pas un club ou tu t’inscrit
      tu dois ETRE CHOISI
      ppda, chain, bouyghe, ploutocrates de gauche et de droite en font partis
      tu vois sarko et sego faire une bouffe ensemble ?


    • Voltaire Voltaire 8 décembre 2008 11:05

      Ce que je trouve le plus inquiétant dans ce parti, c’est l’exclusion de nombreuses personnalités de qualité des instances dirigeantes. Autant je ne voyais pas trop comment intégrer Mme Royal elle-même à court terme (il y a quand même eu rivalité forte, et tout le monde n’est pas Obama), autant tenir à l’écrat les Peillon, Moscovici et consorts me semble une erreur flagrante.

      Evidemment, Mme Aubry se met en position délicate, avec une opposition confrontationnelle puissante de la moitié de son parti. Pas facile de s’imposer dans ce cas, surtout si le score des Européennes est décevant. On peut s’attendre aussi à des représailles dans les investitures pour le clan Royal... bref, cela risque de ne pas être rose tous les jours.

      Je partage l’avis de l’auteur sur cette histoire d’alliance avec le MoDem, d’autant que le problème ne se pose tout simplement pas pour le moment. Il eut été tellement plus simple de dire cela... Au lien de cela, la position actuelle du PS est schizophrénique.

      Ma question à l’auteur est cependant plus directe : qu’allez-vous faire ? Comment envisagez-vous un avenir à cette tendance Royal, en dehors et en dedans du PS ? Cela risque d’être assez flou...


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 8 décembre 2008 11:41

        Je réponds à cette très bonne question par plusieurs remarques :

        1) Les dirigeants du parti ne sont pas les militants et c’est ceux-ci qu’il faut continuer à convaincre ; il n’est donc pas question pour ce faire de sortir du parti, sauf à les abandonner à leur triste sort aux mains d’une direction...sans direction politique cohérente.

        2) un grand nombre de fédérations et d’élus sont hostiles aux manoeuvres lamentables auxquelles ils ont assisté, c’est pourquoi nombre d’entre les signataires des autres motions que celle présentée par les amis de Ségolène Royal se sont ralliés à l’idée qu’elle soit première secrétaire ; les différents scores de Ségolène Royal et de ces amis le prouvent (30%->43%->50%) et ce malgré les insultes indignes de ses insulteurs proférées à son égard !

        3) les européennes et les régionales seront très difficiles pour une telle direction sans direction, mais plus encore la prochaine présidentielle qui la fera éclater dès lors que les prétendants-concurrents qui se camouflent derrière Martine Aubry se montreront et surtout parce que cette élection obligera à une alliance de fait entre les deux tour avec le Modem, sauf à accepter de perdre, et cela en contradiction avec l’interdit stupide et hypocrite contenu dans la texte présenté au conseil national par M. Aubry (interdit qu’elle est la première à refuser à Lille) pour interdire pratiquement à Ségolène Royal et ses amis d’intégrer la direction du parti, à proportion de leur représentativité.

        Nos partenaires aujourd’hui regroupés par défaut autour de Martine Aubry sont très faibles et ne peuvent que s’affaiblir davantage en se divisant entre eux, ce dont nous pourrons profiter comme cela s’est déjà fait lors du congrès de Reims et des scores qui l’ont suivi.
        La conclusion est que nous restons au parti pour continuer le travail de rénovation tout en préservant notre autonomie politique par le biais de Désir d’Avenir et que nous appliquerons , là où nous sommes majoritaires, la ligne politique qui est la nôtre : ouverture du parti et démocratie participative..



      • Jean-Paul Doguet 8 décembre 2008 11:15

        Il est évident M. Reboul que vous êtes un mauvais perdant et qu’il faut savoir tourner la page. Les derniers sondages nationaux font de Martine Aubry l’opposante préférée des Français, loin devant Ségolène Royal, qui a mon avis n’a jamais été capable de se comporter en chef de l’opposition. Donc une évidence s’impose : le PS a maintenant un leader. Bien sûr tout n’est pas réglé pour autant mais je vous conseillerais de cesser de ressasser le passé. Les socialistes ont tout intérêt à serrer les rangs autour de Martine Aubry, qui a eu la majorité. Votre combat est sans issue et il faut être constructif, en essayant d’infléchir le parti et son programme dans le sens qui vous semble préférable. 


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 8 décembre 2008 11:57

          Les sondages se suivent et ne se ressemblent pas, cela vaut pour Martine comme pour Ségolène, votre argument est donc sans effet conclusif. Vous confondez sondomanie et démocratie.

          De plus la victoire de Martine a été fabriquée et cela est affirmé par la plupart des observateurs, y compris par des dirigeants du PS qui ne sont pas ségolénistes (ex : Le Foll, Moscovici etc..) Malgré cela Ségolène et ses amis ont admis ce résultat bidon sans exiger, ce qui était leur droit, un revote comme l’avait demandé R . Badinter, peu suspect de sympathie ségoléniste. Ils avaient demandé une discussion sur la feuille de route ce qui leur a été refusé , un grand nombre de membres de conseil national n’étaient même pas informés de cette dernière le jour du vote et donc n’y ont donc pas participé ! Une minorité seulement des membres du conseil national a voté pour la feuille de route présentée par Martine Aubry, la majorité soit s’est abstenue (les amis de Ségolène) soit n’a pas pris part au vote ( ceux à qui on a, demandé de voter sans avoir le temps de réfléchir sur le texte)

          Si vous n’avez que ce type d’arguments politiques à nous servir...


        • Jonathan Malentin 8 décembre 2008 13:11

          J’adore l’hypocrisie de ceux qui, après avoir basé toute leur argumentation de 2006 sur les sondages, se mettent à refuser les mêmes sondages lorsque ceux-ci ne les arrangent pas.


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 8 décembre 2008 18:25

          Vous ne pouvez pas trouver un seul de mes textes qui argumente à partir des sondages, pas plus qu’un seul de ceux de V. Peillon. J’ai toujours dénoncé les usages démagogiques et donc anti-démocratiques des sondages (sondocratie ou sondomanie) qui font croire qu’ils ont valeur d’élections.

          Vous vous trompez de cible...La question est de savoir si c’est volontaire ou non.


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 8 décembre 2008 15:49

          ,"il a refusé cet accord pour ne pas faire liste commune avec d’anciens tibéristes."

          Cette affirmation est inexacte :

          C’est entre les deux tours que cette question s’est pratiquement posée et elle pouvait être faciliement négociée avec le MODEM de De Sarnez qui ne revendiquait pas du tout, comme un préalable aux négociations, la maintien de ces personnes. De plus B. Delanoë avait refusé par principe, avant même le premier tour, tout accord avec le MODEM critiquant même violemment Martine Aubry et Michel Destot, G. Collomb ; Rebsamen etc...pour avoir conclu de tels accords avant et/ou après le premer tour.

          Pour ne pas faire liste commune avec "d’anciens" tibéristes qui ne l’étaient
          donc plus, comme vous dites, il a contribué à l’élection de Tibéri en personne. J’avoue qu’une tette logique m’échappe...


          • Voltaire Voltaire 8 décembre 2008 11:59

            @Zen

            Excellent ! Mr Mélanchon en sauveur de la gauche, cela a un côté comique irremplaçable smiley
            Autant Lafontaine en Allemagne avait une véritable crédibilité, autant notre sémillant sénateur de l’Essonne a surtout l’image d’un Santini de gauche. Amusant dans les média, mais crédible ?


          • Gabriel Gabriel 8 décembre 2008 11:59
            Bonjour,

            Le choix Aubry n’est que la validation d’une continuité préconiser par les vieux éléphants qui tiennent plus à leurs places qu’au bien commun. A force de cracher sur la seule personne qui voulait faire bouger les choses et rénover ce parti politique par un grand coup de balaie on ne change surtout rien ! Cela me fait penser à ceux qui ont voter Sarko et qui maintenant s’en mordent les doigts. Encore une fois, si les électeurs socialiste ont oublié leurs cerveau pour aller voter, quoi faire
             ? 

            • Jean-Paul Doguet 8 décembre 2008 12:15

              Je ne prends pas du tout au sérieux vos arguments sur S. Royal qui prétendait vouloir "faire bouger les choses". Ils manquent de substance.
              Il y a un problème qui est la crise mondiale actuelle. Le modèle de modernisation du PS dont se réclamait S. Royal était en fait celui de Tony Blair, c’est-à-dire en fait une variante molle du thatcherisme, peu transposable en réalité (pour diverses raisons) à la France. Le problème de fond est que ce modèle s’est en réalité effondré et qu’il est maintenant périmé, ce dont Royal semble plus ou moins se rendre compte. Ce qui va lui succéder est une certaine réhabilitation de l’Etat. Cela sert d’avantage Aubry que Royal, et puis disons le : Martine Aubry est intellectuellement très supérieure à S. Royal (ce qui n’est pas difficile il est vrai) et autrement plus solide qu’elle en termes d’expérience politique et d’Europe. A mon avis elle s’en sortira assez bien aux prochaines élections européennes.La présidentielle c’est tout autre chose. 


            • Gabriel Gabriel 8 décembre 2008 13:52
              Aubry plus intelligente et compétente que Royale ?! Je laisse libre court à votre jugement de valeur sur les personnes, je pense que pour le faire vous devez bien les connaître ! Personnellement j’ai du mal à comprendre que l’on puisse parler de modernité avec Aubry soutenu, tout le monde le sait, par la vieille garde socialiste. De plus, cracher sur une alliance avec le modem alors qu’elle s’est empressée de le faire aux élections municipales, c’est limite honnête mais bien dans la mentalité et la continuité des Jospins, Fabius, Strauss Khan et autres Kadors. 

            • Jean-Paul Doguet 8 décembre 2008 14:30

              @Gabriel
              La modernité ça change tous les ans. Ce qui était moderne avant la crise devient désuet depuis quelques mois. Je reconnais bien volontiers que M. Aubry a des problèmes d’image, en grande partie parce que sa figure est associée aux 35 heures. Mais je pense qu’elle a le temps et l’autorité suffisante (surtout si elle fait un bon score aux européennes) pour y remédier. Un tandem Aubry-Strauss Kahn par exemple serait très intéressant et dangereux pour la majorité actuelle.
              Je ne crois pas qu’on puisse lui reprocher comme un signe de duplicité le fait d’avoir accepté les voix du MODEM à Lille. L’échelon municipal est quelque chose de très différent de l’échelon national. En Allemagne par exemple le SPD accepte de s’allier avec Die Linke au niveau municipal ou régional tout en refusant toute alliance au plan national. Je pense qu’il en va de même pour le PS et le MODEM. Il faut vous rappeler que la grande majorité des militants socialistes de toute façon ne veulent pas d’une alliance de ce genre, et que les institutions et le mode de scrutin la rendent de toute façon incertaine et déraisonnable


            • maxim maxim 8 décembre 2008 14:32

              salut Calmos ..

              heureusement que t’es pas au PS ,t’as lu ce qu’il écrit Monsieur Reboul ?

              qu’on se fait mordre la queue !


            • Bobland59 Bobland59 8 décembre 2008 16:35

              Vous parlez d’éléphants, bien ! Mais à votre avis le lyonnais et le marseillais qui ont fait voter leur fédé pour SR, c’est quoi ? Des mammouths surement c’est généalogiquement plus anciens encore que les pachydermes dont vous causez !!!!!!!!!!!!!! Et je ne parle même pas de frêche qui lui est exclu pour de bonnes raison par le ps mais que la madone veut absoudre .
              Allons soyons adultes ! Nous avons Aubry, hé bien faisons en sorte que le parti se réunisse pour contrer cette droite qui est en train de tout casser en France .


            • ZEN ZEN 8 décembre 2008 12:13

              Que reste-t-il du P.S. ?
              Qu’est devenue la "société des socialistes", l’espace nouveau promis du "vivre ensemble" ?
              La guerre des chapelles est d’autant plus vive que le débat d’idées fait défaut...
              Comment en est-on arrivé là ?


              - "En matière de privatisations, la gauche plurielle a réalisé en trois ans un programme plus important que n’importe quel autre gouvernement français" (Revue Socialiste 07/2000)

              -« C’est la gauche du Vieux Monde qui ressemble de plus en plus à la gauche américaine », ( Lipset

              - Jean-Pierre Le Goff remarque les efforts pathétiques de la gauche pour « maintenir ensemble les morceaux d’une identité éclatée », oscillant sans cesse entre ses conceptions traditionnelles et « une fuite en avant moderniste  » censée lui attirer les bonnes grâces des couches sociales montantes

              "Sortir la gauche du coma" :


              • Le péripate Le péripate 8 décembre 2008 12:22

                 Faut de pouvoir penser le changement, on change le pansement. 
                C’était ma modeste contribution à ce débat pâââââssionnant......

                Ah, si, Sylvain, ce coup ci, j’ai tout compris à l’article : est-ce vous ou votre neveu qui a écrit le papier ?


                • Silence 8 décembre 2008 12:36

                  Les penchants suicidaires des socialistes sont apparemment irrésistibles. 
                  Ils doivent pourtant bien voir qu’ils ne disposent d’aucune personnalité capable de faire le poids face à Sarkozy. Inutile d’espérer gagner sur ce terrain-là : seul un programme convaincant pourrait permettre la victoire en 2012, et pour ça il faut un travail collectif de longue haleine.
                  Autant dire que le PS ne reviendra pas aux affaires de sitôt, sauf peut-être comme auxiliaire de Bayrou.


                  • ZEN ZEN 8 décembre 2008 12:45

                    Freud avait déjà bien analysé la haine de la petite différence


                    • ZEN ZEN 8 décembre 2008 13:05

                      Erreur de lien
                      Voici le bon


                    • maxim maxim 8 décembre 2008 13:41

                      vous auriez mieux fait de voter pour Shirley et Dino ,

                      au moins vous auriez de vrais clowns et pas besoin de repayer la cotisation au PS !


                      • Céphale Céphale 8 décembre 2008 15:44

                        @ Sylvain Reboul

                        Je partage votre analyse. La mentalité du camp Aubry peut s’expliquer par cette remarque amère de Tzvetan Todorov (introduction à "Notes d’un souterrain" de Dostoïevski) :

                        Le terme « égal » ne peut exister que nié : c’est le propre même de la relation maître-esclave que d’être exclusive, de n’admettre aucun terme tiers. Celui qui aspire à l’égalité prouve par là même qu’il ne la possède pas ; il se verra donc attribuer le rôle d’esclave. Dès qu’une personne occupe l’un des deux pôles de la relation, son partenaire se voit automatiquement rattaché à l’autre.

                        Mais être maître n’est pas plus facile. En effet, dès que l’on se voit confirmé dans sa supériorité, celle-ci disparaît, par ce fait même : car la supériorité n’existe, paradoxalement, qu’à condition de s’exercer sur des égaux ; si l’on croit vraiment que l’esclave est inférieur, la supériorité perd son sens.


                        • A. Nonyme Trash Titi 8 décembre 2008 16:49

                          Il n’y a pas de problèmes très grave au PS. C’est juste le frigidaire de Ségolène qui est trop petit. Ses ambitions personnelles n’y tiennent pas bien longtemps. Il suffit de revoir la vidéo qui a suivi très rapidement la nommination de Martine Aubry : cap sur 2012, et plus rien à foutre de la rénovation du parti, qui n’a jamais été qu’un prétexte pour en prendre le pouvoir. Ah, si, j’oubliais une mesure forte : déplacer le siège du PS en banlieue ! Ça c’est puissant et rénovateur.

                          Le putch a raté. Maintenant, silence dans les rangs. Et honte aux seconds couteaux, qui par simple posture, on refusé de rentrer dans la direction. Ça c’est de l’engagement !


                          • maxim maxim 8 décembre 2008 16:55

                            pour les onanistes Ségolèniens ,c’est un coup dur !


                            • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 8 décembre 2008 21:42

                              La propagande que les ségoliens déversent sur la toile est sidérante, inquiétante et dangereuse pour toutes les forces et le peuple de gauche. 

                              Monsieur Reboul, je ne sais si vous êtes militant du parti socialiste, mais comme un ensemble de personnes appartenant au courant ségolien, vous menez des opérations d’auto-destruction du PS, alors que c’est votre parti. 

                              Ségolène Royal a donc décidé d’adopter la stratégie de la terre brulée : on perd, mais on brule tout derrière nous. Cette stratégie ne sera ni bonne pour Royal, ni pour le PS, ni pour la gauche, ni pour les Français. 

                              Tout homme de gauche, ou toute personne qui pense qu’un changement à gauche est possible dans ce pays, comme je le suis, est insulté, écoeuré, atterré par cette opération de communication.

                              La façon, ensuite, qu’a Ségolène Royal de penser en permanence à sa propre personne, en dépit du CHOIX des militants, est désastreux, et constitue un véritable mépris pour la démocratie de ce parti.

                              Chacun sait que Ségolène Royal et ses sbires ont tout refusé. Peillon a refusé la poste de n°2 du PS. Les ségoliens ont refusé les postes qui leur étaient proposé, tout le monde le sait. Mais en refusant tout compromis, cela donnait encore une nouvelle façon de se victimiser en public (car la victimisation correspond au symbole de la martyr, cohérent avec "la maternité" que Ségolol prétend incarner) sur TF1, sur LCI, dans le Figaro, dans tous les médias de droite qui servent allègrement la soupe à cette opération d’auto-destruction de la gauche pour une simple et bonne raison : le "PATRON" (M. Sarkozy) veut Ségogo en 2012 contre lui, car il est sur de gagner. 

                              Désolé M. Reboul, mais pour moi, cette stratégie est celle d’une cinquième colonne du pouvoir Sarkozyste au sein du Parti Socialiste, le plus grand parti de gauche. 

                              Et pendant qu’un bon millier de supporters ségoliens déversent leur haine du PS et leur admiration pour "Ségolène" sur Internet, que les seconds couteaux déversent leur même lisier sur les grandes chaines de droite, les Français (51 %) et les sympathisants socialistes (71 et 75%) plébicitent Martine aubry, Bertrand Delanoé... Ségolène Royal est en baisse à seulement 41% chez les Français et 18% chez les sympathisants socialistes. 

                              Voilà Monsieur Reboul, j’espère que votre prochain article de socialiste sera sur la crise économique, les solutions que le parti socialiste peut proposer aux Français, sur la crise morale qu’il y a dans ce pays, sur la crainte que peut éveiller le régime de surveillance dans lequel nous entrons. D’ici là, je vous salue, mais j’espère que vous méditerez sur la discipline qu’exigent les choix démocratiques, et la modération qu’il faut avoir lorsque l’on est engagé dans un combat collectif. Pour le moment, les ségoliens apparaissent comme des semeurs sans précédents de divisions, à gauche. 


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 9 décembre 2008 07:04

                                Les amis de Ségolène ont tout refusé ?

                                C’est vous qui le dites ; en tout cas ce que je sais c’est que le texte imposé in-extremis par Martine Aubry que je croyais plus correcte dans sa démarche, a été présenté la veille et parfois le jour même de la réunion du conseil national à ses membres et qu’il n’était pas négociable. Si vous pensez qu’il s’agit là d’une position démocratique, nous n’avons certainement pas la même conception de l’ouverture et de l’unité du parti.

                                "Tu te soumets ou tu te démets" n’a rien à voir avec les principes du parti. Et venant d’une personne qui n’a eu qu’une majorité octroyée (dixit tous les observateurs, Moscovici en tête) et qui était arrivé en troisième position lors du vote de sa motion, alors que celle de Ségolène royal était arrivée en tête, c’est pour le moins l’expression d’une volonté de ne pas faire l’unité, sinon contre Ségolène Royal. Martine Aubry a tout fait pour interdire cette unité jusqu’à faire inscrire cette stupidité hypocrite : pas d’alliance de principe avec le MODEM (Tout en pratiquant celle-ci sans vergogne à Lille : "Faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais !").dans son texte , tout en sachant pertinemment que les amis de Ségolène Royal refuserait cette inscription. Je vous laisse juge de sa bonne foi !

                                Je suis et reste au parti, car de toute manière la prétendue majorité de sa direction est trop hétérogène pour résister aux ambitions de pouvoirs contradictoires qui la traverse et parce que les ségolénistes dans le parti sont et restent relativement majoritaires (30%) et le sont absolument dans nombre de fédérations et qu’il ne s’agit pas de les abandonner ainsi que le parti à une direction aussi incohérente et si peu démocratique.

                                Si le parti socialiste est démocratique, il appartient à tous les français et donc n’est pas un champ clos : s’il manque à ses principes il appartient à chacun ,socialiste ou non, de le dire.



                              • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 9 décembre 2008 15:04
                                Monsieur Reboul,

                                Le fait que les amendements des ségoliens n’aient pas été acceptés par VOTE à 70% découle d’une pure et simple procédure démocratique. Le fait que vous le contestiez, en prétendant que le PS n’est pas démocratique, et en faisant l’impasse sur la procédure qui a permis ce rejet, illustre une nouvelle fois de quelle façon les ségoliens méprisent le système démocratique et désinforment ou plutôt mésinforment par omission. Je vous signale au niveau du "timing" de présentation du texte que : ce texte a mis à peine une semaine pour être écrit ; le même reproche d’avoir présenté son texte au dernier moment a été fait pendant le congrès à la motion E ; le texte que vous mentionnez a été validé à 70%. 


                                Les ségoliens, minoritaires, décident de compenser leur minorité par une stratégie médiatique auto-destructrice. Les medias de droite donnent porte ouverte à Ségolène Royal, Vincent Peillon, et Manuel Valls (l’Oeil du Bilderberg). Chaque déclaration d’une de ces personne bloque l’avancée du PS, chaque déclamation de haine de leur part mine les efforts de la gauche pour travailler pour s’exprimer sur cette crise, sur nos projets

                                Chaque prise de parole de Ségolène frappant sur son propre parti retire de précieuses minutes dans les médias pour tacher de présenter nos idées pour la France ; chaque annonce sur sa stratégie personnaliste par Ségolène Royal enlève de précieux instants pour que le PS puisse convaincre de ses ambitions collectives. 

                                Ensuite, vous refaites le Congrès. OUI, Royal est arrivée en tête, de 3 points sur les autres motions. Mais il y a un paramètre que vous ne voulez pas voir, c’est que les motions Delanoé et Aubry sont tout simplement des motions très proches, et qu’au fond, elle constituait une motion unique à 50%, même si chacun voulait jouer sa carte de son côté, dans l’assurance de se retrouver au Congrès... Ces deux motions sont JOSPINIENNES (même si la motion Aubry ralliait en plus des fabiusiens). Vous le savez bien, mais vous l’omettez, comme toujours, pour soutenir votre argumentation.

                                Vous pariez sur les "divisions" de la majorité. Et moi je vous répond que c’est caractéristique d’une certaine mentalité qui fonctionne par la division, qui présume la division, qui fomente la division.

                                Cette façon qu’a le ségolènisme de dénoncer le PS pour masquer leurs propres insuffisances mine la gauche, mine la France, et mine l’esprit de tous les hommes de gauche.

                                Je vous l’assure Monsieur Reboul, il faut que les ségolènistes adoptent une toute autre attitude pour devenir constructif au sein du PS. Pour le moment, le ségolènisme est destructif. 

                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 9 décembre 2008 20:48

                                En tout cas vous ne me direz pas que le texte présenté par Martine est très novateur : un resucée de principes généraux pieux , sans définir de propositions concrètes de faisabilité et de moyens effets d’annonce et non pas programme de travail , avec ça et là quelques allusions en plus vague encore aux propositions des présidentielles ; ce qui n’a rien d’étonnant pour qui veut concilier l’inconciliable. absence totale d’analyse des évolution de la société française et de ses contradictions des rapports de force en Europe. Ceci dit j’apprends au passage que Hamon Emmannuelli et Fabius acceptent sans le dire (quel courage politique !) le traité de Lisbonne dès lors qu’ils soutiennent sans réserve le texte du PSE qui en fait un principe incontournable pour aller plus loin dans l’intégration politique et sociale !

                                Là je dis bravo, il y a un réel progrès ; on ne brocarde plus la concurrence libre et non faussée...

                                Quant à savoir si DSK, Hamon et Fabius sont politiquement d’accord , nous verrons bien, mais j’ai d’excellentes raisons, à la lecture des motions, d’en douter. Le fait objectif incontestable est que les 70% que vous revendiquez ont fondu au soleil de scrutin en scrutin (30->43->50 en faveur de SR) et que les TSSR ne sont pas parvenus à leur fin : diviser les amis de SR. et/ou les démobiliser.

                                MA ne pourra donc pas indéfiniment diriger le parti contre eux, sauf à mettre en péril en effet l’unité, voire l’existence même du parti. Je prends le pari que contrairement à ce que dit le texte de Martine aucun candidat aux européennes et aux présidentielles ne pourra se dispenser d’une alliance de fait ou de droit avec les ( des) centristes (de gauche) et les humanistes démocrates du MODEM sauf à refuser d’être élu. C’était déjà la stratégie de Mitterand...

                                "Cachez ce sein (le Modem) que ne saurais voir" (sans l’autre) . Tartuffe


                              • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 8 décembre 2008 23:57

                                Les "témoins de la bravitude"


                                • dalat-1945 9 décembre 2008 00:11

                                  Laissons les socialistes croupir dans le marigot. Ils l’ont bien cherché et finalement ils aiment çà. On y yrouve plusieurs éléphants, quelques crocodiles, une gazelle pimpante, une antilope encore ivrogne, quelques serpents venimeux, quelques batraciens, quelques yènes, un chacal, bref on s’y amuse.
                                  Il est vrai que pour trouver plus crapule politique que Mitterand pour la Présidentielle de 2012, il va falloir maintenant se lever de bonne heure tous les jours. Ils vont avoir du mal ! Il va falloir garder le moral au PS !

                                  Pour terminer sur une note sérieuse, il est vrai que l’avenir au PS passe par des gens jeunes et sensés comme Peillon ou Wals, bref des compagnons de Ségolène. Les autres côté Aubry ne valent pas tripette. Enfin, ce sont les évennements qui le cofirmeront.


                                  • Forest Ent Forest Ent 9 décembre 2008 03:42

                                    C’est clair : Royal a de plus en plus de chances d’être présidente de la république. smiley

                                    C’est une bonne invention, le votekick. Elle a de la poigne, Aubry, c’est sympa. Elle fera peut-être quelques frags si elle est assure au snipe et au pompe.  smiley


                                    • laelia laelia 9 décembre 2008 08:42

                                      Qu’en sera-t-il des candidatures pour l’Europe, Ils vont se séparer un peu plus ?

                                      Le seul parti vraiment européen reste le Mouvement Démocrate.


                                      • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 9 décembre 2008 15:23

                                        C’est un peu le problème. Les Français auraient intérêts à voter pour des groupes politiques qui n’hésitent pas à faire entendre leur voix critique au sein du système Institutionnel de l’Union européenne, plutôt que des européens béats qui accréditent l’idée d’un déficit démocratique européen.

                                        Le Parti Socialiste évolue de l’européisme béat et toujours déçu, à un européisme rationnel, qui veut faire avancer l’Europe puissance, et l’Europe sociale, une Europe indépendante vis-à-vis des vélléité impérialistes extérieures,, une Europe qui modère ses pulsions ultra-libérale, une Europe qui mette le braquet sur une vision procédurière et rigide, que l’on voit actuellement à l’oeuvre dans l’autorisation des plans de relances économiques. Faute de quoi ils n’hésiteront pas à faire connaître leur différence, et à rappeller la SOUVERAINETE DES PEUPLES.

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