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Avant le G8, guerre froide entre Londres et Moscou sur fond de meurtre et d’empoisonnement

À la veille de la rencontre du G8, Vladimir Poutine menace de pointer de nouveaux missiles vers l’Europe si les États-Unis y déploient leur bouclier antimissile, comme au bon vieux temps de la guerre froide. Fait intéressant, il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l’Europe en poudrière et consacre l’impérialisme américain. Les réactions en Europe après l’avertissement de Poutine sont restées discrètes mais illustrent l’inquiétude sur l’évolution de ce différend entre la Russie et les États-Unis, enrobé d’un parfum de Guerre froide.

Extrader Andreï Lougovoï, c’est porter atteinte aux services secrets. Les autorités veulent l’éviter pour des raisons que l’on comprend. Il faut surtout éviter de faire montre de faiblesse et de plier face aux étrangers. Andreï Lougovoï suscite beaucoup d’irritation au Kremlin où personne ne dit rien de bon de lui (Leonid Radzikhovski, RIA Novosti).

Par principe, monsieur Poutine souffle le chaud et le froid, selon l’interlocuteur avec lequel il s’entretient. Vladimir Poutine prend fait et cause pour l’agent Lougovoï et il est on ne peut plus formel : « La demande d’extradition du Russe Andreï Lougovoï, principal suspect dans l’enquête sur le meurtre de l’ex-agent Alexandre Litvinenko, est une stupidité ». Pour le diplomate Sergueï Lavrov, l’« affaire » empoisonne les relations avec la Grande-Bretagne en raison de sa « politisation » par Londres.

Si Nicolas Sarkozy peut se targuer d’avoir un « dialogue franc » avec Vladimir Poutine, en marge du sommet du G8, après les déclarations du président russe sur le bouclier anti-missile américain, qu’en sera-t-il avec Tony Blair ? L’« affaire » risque-t-elle d’indisposer les deux parties au point où Londres et Moscou ne puissent discuter ouvertement du bouclier anti-missile américain.

Retour sur « l’affaire Litvinenko ».

Selon Wikipedia, Alexandre Valtérovich Litvinenko était un homme énergique qui a beaucoup évolué. Lieutenant-colonel, il se présentait volontiers comme un « pur » qui serait entré dans les services secrets pour servir sa patrie. Pendant ses années au KGB puis au FSB, il combattait les mafieux et preneurs d’otages.

Il quitte en 2001 la Russie après avoir affirmé, en 1998, qu’ordre lui a été donné d’assassiner le milliardaire Boris Berezovksi. Il se réfugie à Londres pour obtenir l’asile politique en Grande-Bretagne et, très récemment, la nationalité britannique. Alexandre Litvinenko est entre temps condamné en Russie par contumace. Depuis son départ, Litvinenko multiplie les accusations troublantes contre le Kremlin. Dans son livre « Le FSB fait exploser la Russie », ouvrage, écrit en 2002 en collaboration avec l’historien russe Iouri Felchtinski, qui vit aux États-Unis, Litvinenko accuse l’ex-KGB de manipuler l’opinion pour la rendre favorable à la deuxième guerre en Tchétchénie. Selon ce dernier : « le Service fédéral de sécurité (ex-KGB) a coordonné une série d’explosions d’immeubles d’appartements à Moscou et dans plusieurs villes russes en 1999, attentats qui firent 300 morts. Les responsables russes avaient désigné les terroristes tchétchènes comme étant à l’origine de ces explosions et ont lancé peu après une offensive en Tchétchénie  ». Litvinenko est proche de la mouvance indépendantiste tchétchène.

Après ce pavé sur le FSB, Litvinenko multiplie les attaques contre Vladimir Poutine, accusant ce dernier d’être personnellement responsable de la mort d’Anna Politkovskaïa, journaliste d’opposition tuée à Moscou le 7 octobre. Anna Politkovskaïa était reconnue pour la défense des populations civiles de Tchétchénie, comme en témoignent encore aujourd’hui ses livres. Le 27 novembre, le Times affirme que Litvinenko s’est rendu en Israël au cours des semaines qui ont précédé sa mort dans le cadre d’une enquête sur la liquidation du groupe pétrolier Ioukos. Incarcéré le 25 octobre 2003, le PDG de la compagnie pétrolière russe YUKOS, Mikhail Khodorkovsky, a été condamné à l’issue d’un procès à huit ans de camp de travail. Pour certains, son arrestation s’inscrivait dans une chasse aux sorcières contre les oligarques qui avaient financé et soutenu l’ascension politique de Boris Ieltsine, obtenant ainsi que l’État russe fermât les yeux sur leurs pratiques mafieuses. Il en est ainsi des oligarques Nikolaï Glouchkov, Anton Titov, Boris Berezovski et Vladimir Goussinski.

À l’University College Hospital de Londres, Alexandre Litvinenko meurt mystérieusement le 23 novembre dernier. Avant sa mort, dans une déclaration faite sur son lit d’hôpital, Litvinenko estimait être victime d’une opération montée par le Kremlin. Des responsables russes ont démenti l’allégation avec véhémence, en accusant des adversaires du président Vladimir Poutine exilés à Londres d’utiliser l’affaire pour ternir l’image de la Russie avec le soutien de la Grande-Bretagne.

Sa mort, qualifiée de meurtre, ouvre une enquête menée depuis par la cellule antiterroriste de Scotland Yard. Le président russe Vladimir Poutine réagit sur la mort de Litvinenko : « Litvinenko a été licencié des services de sécurité où il était chargé de l’escorte de prisonniers. Il n’était porteur d’aucun secret d’État. La justice russe le poursuivait pour abus de fonction, plus précisément pour avoir passé à tabac des interpellés et volé des explosifs. Il a reçu trois ans de prison avec sursis, autant que je sache. Il n’avait pas besoin de fuir où que ce soit ».

Les autorités sanitaires britanniques font une surprenante découverte : elles affirment avoir découvert dans son corps des traces de polonium-210. Le polonium est un élément chimique de la famille des chalcogènes, de numéro atomique Z = 84 très rare à l’état naturel, qu’on trouve à l’état de traces dans les minerais d’uranium. C’est le premier élément découvert par Pierre et Marie Curie en 1898 dans leurs recherches sur la radioactivité de la pechblende. Ce n’est que plus tard qu’ils découvrirent le radium. Le mot polonium a été ainsi choisi en hommage aux origines polonaises de Marie Sklodowska-Curie. Scotland Yard transmet au parquet britannique le dossier sur le meurtre de l’ex-agent et pointe du doigt l’homme d’affaires Andreï Lougovoï.

En 1987, Andreï Lougovoï entre à l’école militaire du Soviet suprême avant d’intégrer le prestigieux régiment du Kremlin. À l’époque, il appartient au 9e bureau du KGB, chargé de la sécurité des hauts dignitaires du parti. Au moment de l’effondrement du régime soviétique, Lougovoï se lance dans les affaires. Il rencontre en 1995 Boris Berezovski, homme d’affaires et homme politique russe né en 1946, l’un de ceux que l’on a appelé les « oligarques ». Berezovski devient le premier milliardaire en Russie, en tirant profit de la libéralisation post-communiste et de ses entrées dans le cercle de Boris Eltsine. Poursuivi pour fraude et évasion fiscale par le Parquet russe, il vit actuellement en exil à Londres sous le nom de Platon Elenine.

Lougovoï acquiert en partie une usine de production de kvas (boisson à base de pain fermenté) et de boissons à base de miel, aux profits très juteux. Comme beaucoup d’anciens militaires, policiers ou agents des services spéciaux russes, il continue également de faire profiter de son expérience sécuritaire. Il dirige une société de sécurité, installée dans un hôtel de Moscou.

Après plusieurs mois d’enquête, la justice britannique lance des poursuites contre Andreï Lougovoï. Le directeur du Crown Prosecution Service (CPS), Sir Ken MacDonald, déclare détenir des preuves suffisantes pour inculper Andreï Lougovoï pour meurtre par « empoisonnement délibéré ». Un véritable bras de fer s’engage alors entre Londres et Moscou.

Les deux capitales se disputent par demandes interposées : Londres refuse d’accéder à la demande de la Russie d’extrader l’oligarque russe Boris Berezovski, virulent opposant au président Vladimir Poutine, et Moscou refuse d’extrader Lougovoï soupçonné du meurtre de Litvinenko au polonium-210. La Russie soutient qu’elle pourrait juger Lougovoï dans ses tribunaux si Londres fournit assez de preuves mais la Grande-Bretagne a rejeté l’offre, insistant pour que ce procès ait lieu sur son territoire. Le procureur général russe, Iouri Tchaïka, estime qu’une extradition de Lougovoï violerait la constitution russe.

Le principal intéressé, Lougovoï, nie évidemment toute implication dans la mort de Litvinenko : « Je n’ai pas tué Litvinenko, je n’ai aucun rapport avec sa mort et je suis fondé à exprimer de la méfiance sur les soi-disantes preuves rassemblées par la justice britannique », a-t-il déclaré ajoutant que son inculpation répond à des « motivations politiques  ». Il promet des déclarations qui « vont faire sensation dans l’opinion publique britannique et pourront changer de manière radicale la perception des événements qui se sont produits ces dernières années en Grande-Bretagne autour de certaines personnalités d’origine russe ».

Ces accusations viennent de tomber, de la personne même de Lougovoï. Il accuse Alexandre Litvinenko d’avoir obtenu son asile politique en Grande Bretagne parce qu’il a été recruté par les services britanniques. Litvinenko travaillait pour le MI-6, les services secrets britanniques. Lougovoï dit détenir des preuves de l’implication « directe » des services britanniques. Il a toutefois indiqué avoir contacté les services secrets russes et être désormais tenu par le secret.

« Sur son conseil, Berezovski a transmis des documents du Conseil de sécurité (russe) et est aussi devenu un agent du MI 6 », accuse Lougovoï. Litvinenko a « échappé à leur contrôle » et a été « supprimé » avec leur complicité ou au moins leur assentiment : « Même si (les services secrets britanniques) ne l’ont pas fait eux-mêmes, cela a été organisé sous leur contrôle ou avec leur connivence ». A ses yeux, l’empoisonnement est soit l’œuvre directe des services des services britanniques, soit - « théorie la plus probable » - un assassinat commandité avec l’accord du MI-6 par Boris Berezovski, ennemi juré de Vladimir Poutine et « maître reconnu en matière d’intrigues politiques ». Litvinenko pourrait avoir eu des preuves que Berezovski avait obtenu l’asile politique sous de faux prétextes. Litvinenko disposait de plus de « documents compromettants » sur les « activités illégales » de l’homme d’affaires et voulait le faire chanter après que ce dernier « eut divisé par trois » le « salaire » qu’il lui donnait.

Lougovoï a également évoqué une autre piste : « il pourrait s’agir d’une vendetta de la mafia russe en Espagne. Selon lui, Litvinenko avait prêté main forte à la police espagnole pour combattre ce groupe  ». « Une véritable guerre est menée contre moi et contre la Russie dans la presse », a-t-il ajouté.

L’Agent 007 n’aurait pas fait mieux. Nous nageons en pleins complots, tragédies, crimes et autres ingrédients pour bons polars.

Konstantin Kossatchev, président du Comité de la Douma pour les affaires internationales, juge parfaitement vraisemblable la déclaration de M. Lougovoï selon laquelle « le territoire britannique a été utilisé pour financer le terrorisme à des fins politiques et pour déstabiliser la situation en Russie. La situation est grave, il y va de l’honneur des organes judiciaires et de sécurité, ainsi que des services secrets britanniques ». Mikhaïl Grichankov, premier vice-président du Comité de défense de la Douma (chambre basse du parlement russe), qualifie de crédibles les affirmations d’Andreï Lougovoï sur le recrutement de Litvinenko et Berezovski par les services secrets britanniques : « A un moment donné, Boris Berezovski disposait, en tant que haut fonctionnaire, d’informations secrètes, par conséquent, les services secrets britanniques ont profité d’une occasion exceptionnelle pour les lui soutirer » (RIA Novosti).

Alex Goldfarb est un émigré russe qui dirige actuellement à New York la Fondation internationale pour les libertés civiles (IFCL). Pour Goldfarb, ami de Litvinenko et de Boris Berezovski : « Une chose est vraie : Lougovoï n’avait aucune raison personnelle de tuer Litvinenko. Mais ce n’est pas un homme libre, il est sous le contrôle du Kremlin et tout ce qu’il dit est décidé au Kremlin ». Les services secrets russes « n’ont pas seulement commis un meurtre, ils veulent maintenant étouffer l’affaire  ».

Commentant les propos de Lougovoï, Boris Berezovski a déclaré : « M. Lougovoï, qui me fait de la peine, s’est retrouvé être un pion dans ce grand jeu politique, en même temps que l’exécuteur de ce crime et l’une des personnes qui le couvrent. Je n’ai rien contre Lougovoï, il a bien sûr un pistolet dans le dos, et il s’agit de sa propre vie et de celle de sa famille. Mais je ne pourrai jamais justifier pour autant son implication dans le meurtre de Litvinenko. Les services secrets britanniques savent bien que je ne suis sur aucune liste ni dans aucune organisation, y compris le MI6  ».

Andreï Lougovoï estime à plus de 25 millions de dollars les dommages causés à son business par l’affaire Litvinenko. il était encore il y a peu l’un des propriétaires d’une usine à forte capitalisation dans la région de Riazan (Sud-est de Moscou). « Afin de ne pas mettre à mal mes partenaires, j’ai donc quitté cette entreprise  » (RIA Novosti).

Conclusions

Dans une entrevue à RIA Novosti, Leonid Radzikhovski tire les observations suivantes de l’affaire Litvinenko-Lougovoï : « c’est à Londres que la Russie a besoin de Boris Berezovski. Ce dernier s’est déjà suffisamment ridiculisé en Occident, et sa « collaboration » avec l’Autre Russie détruit moralement ce mouvement d’opposition hétéroclite même aux yeux de ses rares sympathisants. Boris Berezovski, figure incontournable de l’opposition, travaille bon gré mal gré pour le Kremlin. L’affaire Litvinenko est au centre d’une campagne médiatique massive où les arguments juridiques n’intéressent pas beaucoup de monde. Pour l’opinion publique, tout est simple : si on ne l’extrade pas, c’est pour le soustraire à la justice  ».

Qu’est-ce que la Russie perd, à part sa réputation ?

« La Russie ne sera exclue d’aucune organisation internationale. Elle pourra développer, comme par le passé, ses échanges commerciaux. Ses frontières ne seront pas fermées. Qu’en est-il du reste ? Rien. L’élite russe qui veut être traitée d’égal à égal en Occident se voit très contrariée par cette vision négative de la Russie. Et les intérêts de l’élite ne peuvent pas être ignorés par l’administration russe ».

Et Andreï Lougovoï ?

« A en juger par la réaction des politologues proches du Kremlin, tel Gleb Pavlovski, Andreï Lougovoï suscite beaucoup d’irritation au Kremlin où personne ne dit rien de bon de lui. Il ne s’agit pas de la Constitution, c’est bien clair. Il faut surtout éviter de faire montre de faiblesse et de plier face aux étrangers. D’autant plus qu’Andreï Lougovoï est un ancien ( ?) officier du FSB. Extrader, c’est porter atteinte aux services secrets. Les autorités veulent l’éviter pour des raisons que l’on comprend ».

Et l’image de la Russie ?

« Si la Russie veut assainir son image de marque, Andreï Lougovoï devrait aller délibérément à Londres, ce qui est pratiquement impossible. Ou, du moins, l’enquête moscovite devrait être menée de façon à ce que les Britanniques n’aient rien à nous reprocher, ce qui est tout aussi impossible. Une situation, somme toute, extrêmement délicate pour les autorités russes... » (RIA Novosti)


L’affaire a-t-elle un impact négatif sur les relations russo-britanniques, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a répondu lors d’un point de presse : « Nous ressentons un effet de cette nature ». Le soutien de l’administration américaine à la Grande-Bretagne dans cette affaire risque de compliquer encore les rapports déjà tendus qu’elle a elle-même avec la Russie. « Les États-Unis soutiennent la demande d’extradition de la Grande-Bretagne », a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe.

Le Premier ministre britannique Tony Blair et Poutine participeront la semaine prochaine au sommet du Groupe des Huit (G8) qui doit se tenir à Heiligendamm, en Allemagne. On ignore pour le moment si une rencontre bilatérale aura lieu.

L’un des dommages collatéraux à cette crise pourrait venir du fait que Londres est le centre financier auquel recourent de grandes entreprises russes cherchant à être cotées en Bourse, et la filiale de BP en Russie, TNK-BP, s’active dans le secteur énergétique russe. Les autorités russes pourraient priver TNK-BP de sa licence d’exploitation du vaste gisement de gaz de Kovykta, en Sibérie orientale. Mais selon des analystes, cette mesure serait plutôt liée à une reprise de contrôle du Kremlin sur des secteurs clés et non à son différend avec la Grande-Bretagne (Reuters).


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10 réactions à cet article    


  • flamandrose 5 juin 2007 13:15

    l’analyse et la doc sont intéressantes...la politique du gouvernement russe, le délire nationaliste qui sévit dans ce pays, la mafiosisation du système se caractérise aussi par les violences dont sont victimes de nombreuses minorités. Sur le site de No Pasaran ou de Solidarité internationale Antifasciste on y trouve de tristes exemples parmi lesquels les meurtres de militantEs du groupe « food not bombs » à Moscou.


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 juin 2007 14:21

      Merci pour le commentaire.

      Pierre R.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 juin 2007 15:32

        @ la rédaction

        Je ne comprends pas pourquoi le même article a été publié deux fois dans ces pages. Le présent article était la version finale (il y a eu trois versions proposées). Je suis désolé auprès des lecteurs qui bien évidemment auront constaté cette petite erreur d’aiguillage.

        Pierre R.

        Montréal (Québec)


        • L'équipe AgoraVox L’équipe AgoraVox 5 juin 2007 15:39

          Il y a eu un problème en effet. Une ancienne version a été en ligne quelques minutes mais là elle vient d’être enlevée. Désolé.

          En même temps, merci d’essayer de nous soumettre uniquement les versions finales et pas les brouillons car les modérateurs n’étant pas toujours les mêmes, on risque parfois ce type d’erreur. Merci


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 juin 2007 16:36

          @ l’équipe

          Pour cela, il faudrait donner le droit à un auteur de modifier en tout ou en partie un article en instance d’approbation. Cet accès nous est interdit. Il nous est même impossible de retirer un article, une fois enclenché l’instance d’approbation. Le fait de soumettre un article et de vouloir le retirer, pour l’actualiser, ne devrait pas avoir pour résultat de l’inscrire au registre des articles refusés, comme c’est le cas actuellement.

          Pierre R.

          Montréal (Québec)


        • L'équipe AgoraVox L’équipe AgoraVox 5 juin 2007 18:16

          Si c’est logique. A partir du moment où vous soumettez un article, il part au vote auprès des modérateurs. Il est normal que vous ne puissiez pas le modifier en cours de vote. Quelqu’un de mal intentionné pourrait, par exemple, modifier un article après le vote de certains modérateurs et avant la publication par exemple. Il ne faut donc envoyer que les articles définitifs pour qu’ils puissent être évalués.


        • ernst 5 juin 2007 16:51

          Magnifique article, formidable documentation.

          Mais que faut-il synthétiquement en penser ?...Que la guerre foide reprend ou bien qu’elle n’a jamais cessé ?...Qu’il y a substitution du KGB par la Mafia ou bien que l’un et l’autre ne sont qu’une seule et même entité ?...Quel intérêt a le MI6 à rendre publique l’accusation de meurtre de Litvinenko par les russes, sinon le chantage à la mise en Bourse des Sociétés russes ?...C’est juste une histoire de sous ?...

          Faut-il en conclure que la presse n’est qu’une immense entreprise d’intox, de désinformation et ce depuis toujours, le 9 Novembre 1989 compris ? J’entends la presse russe mais complaisamment relayée par la presse internationale ?...C’est donc à nous, lecteurs nantis d’un droit de jugement que ces discours s’adressent ?...Ce sont à nos avis que sont soumis tous ces articles contradictoires, faits dans le but unique d’influencer l’opinion publique que nous sommes ?...Avions nous conscience, à titre individuel, que notre congrégation de consciences collectives étaient à ce point la femme à séduire et à convaincre ?...Selon quel ordre chrétien de bienséance de pensée ?...

          Interessant...intéressant...merci.

          Mais , par suite, quelles informations nous sont données, vraies ou fausses, y compris les vôtres, dans le but de nourrir nos convictions ?...le jeu devient trop ardu.

          Merci quand même.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 juin 2007 17:56

            @ ernst

            Votre commentaire est à-propos. Dans ma démarche pour préparer et mettre en relation un faisceau d’événements, il faut bien faire des choix éditoriaux sans pour autant dénaturer pour autant les faits. C’est complexe et je suis d’accord avec vous. Une lecture sommaire ne nous donne qu’un point de vue. Je l’ai expérimenté à maintes reprises. Il faut colliger un ensemble d’articles et d’analyses pour parvenir à défricher la réalité des faits.

            Qu’en reste-t-il à termes ? Une idée plus approfondie, si tant est que cela est possible. J’avais procédé ainsi pour un article sur Fidel Castro. Si je m’étais fié aux premières sources d’information, je n’aurais pu avancer dans mon analyse. Vivant au Québec, je sais bien que les sources américaines et les sources européennes sont différentes dans le traitement de l’information. Pour les uns, tout découle d’une vision de l’Amérique. Pour les autres, tout découle d’un réseau d’influences et d’événements qu’il faut mettre en liens.

            Merci pour votre commentaire. Il m’éclaire.

            Pierre R.


            • moebius 5 juin 2007 17:57

              Passionnant article mais inquiétant que tout cela, la confiance régne ici un parapluie ne serait pas un luxe pour nous protéger d’une ondée définitive


              • Paradisial Paradisial 6 juin 2007 11:43

                « Son père annonce quelques jours plus tard qu’Alexandre Litvinenko s’est converti à l’islam deux jours avant son décès et désire être enterré selon le rite musulman ».

                Que Dieu ait son âme, et lui accorde son Salut éternel. Amen.

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