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Avec Jacques Chirac, le ni-ni érigé en mode de gouvernance !

Jacques Chirac a érigé le ni-ni en mode de gouvernance. Toujours à ménager la chèvre et le chou. En professionnel du grand écart, dans son intervention vendredi à la télévision sur le CPE, il a frappé une nouvelle fois. La réalité a dépassé la fiction. Ce n’est pas Jacques Chirac qui vous parlait, mais Ubu.

Lors de son intervention télévisée sur le CPE vendredi dernier, Jacques Chirac a fait la remarquable démonstration de sa maîtrise du louvoiement. Depuis que Jacques Chirac a accédé à l’Elysée, toute son in-action politique est prodigieusement marquée du sceau de l’irrésolution ! Son leitmotiv ? Le ni-ni ! Pas un sujet en effet sur lequel Jacques Chirac ne soit parvenu à ce jour à trancher, de façon nette et radicale. Son exploit ? Avoir érigé le ni-ni en véritable de mode de gouvernance ! Mais avec les dégâts collatéraux que l’on connaît trop bien pour la France. Jacques Chirac, en matière d’irrésolution, devrait faire sienne la devise olympique : ‘’Plus haut, plus fort, plus loin’’ !

Pourtant, à l’origine, la volonté était là. Rappelons-nous sa campagne sur le thème de la ‘’fracture sociale’’, une merveille de slogan politique à l’instar de la ‘’force tranquille’’ lors de la première campagne de François Mitterrand en 1981, magistralement menée. Tout le monde y croyait... Allez, reconnaissez-le, vous aussi à l’époque vous croyiez dur comme fer, à sa détermination de remettre la France sociale d’aplomb. L’élan populaire, à l’époque, était bien présent. Par ailleurs, Jacques Chirac avait entre les mains tous les leviers politiques - forte majorité à l’Assemblée nationale, le feu RPR, son ‘’écurie présidentielle’’ sur mesure détenait les principales villes et 22 régions étaient à droite - donc toutes les conditions étaient réunies pour voir la France s’élancer sur une nouvelle voie, après plus de quatorze ans de socialisme. Une machine parfaitement huilée, prête à remettre la France sur les rails.

Et patatras, en 1997, la machine s’est soudainement déréglée. La dissolution malheureuse de l’Assemblée nationale, dont les raisons restent à ce jour non élucidées, a été le début de la fin. L’élan populaire s’est effiloché, la confiance du peuple de droite dissoute en même temps. Une démission du président ? C’était la solution la plus noble qui, à l’époque, lui aurait certainement permis de retrouver le lien avec son électorat et d’entrer au Panthéon des vrais chefs d’État. Au lieu de cela, il est resté, alors qu’il n’avait plus la direction des affaires. Un simple contrôle. Cinq années calamiteuses pour le président. Pour la France. Cinq années durant lesquelles la fonction présidentielle a commencé à perdre de sa force, de son autorité et du respect qui lui était dû jusqu’alors.

Le début de l’irrésolution, la peur d’entreprendre et de faire mal à nouveau. La peur de mécontenter. Depuis, l’action du président s’est figée. On a fermé définitivement les fenêtres de l’Elysée. Plus aucun air neuf, tant espéré, n’est passé. D’où, à force, saturation.

En 2002, la bonne étoile de Jacques Chirac revient. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La présence au second tour du chef de l’extrême droite de l’élection présidentielle en 2002 en est la meilleure illustration : c’est un tremblement de terre, comme rarement la France en a connu, une heure de vérité grave. Mais, pour le président, c’est la preuve de son incroyable baraka. C’est le triomphe d’un homme sur, comme l’aurait dénoncée en son temps François Mitterrand, cette ‘’meute de chiens’’ qui s’est acharnée sur Jacques Chirac. Pendant toute la campagne, la gauche a sorti l’artillerie lourde. Cette même gauche, honnissant Jacques Chirac, doit appeler à voter pour lui,"pour la démocratie" comme ils le diront, tout en s’étranglant. La vengeance est un plat qui se savoure toujours froid.

Au soir de ce second tour, on s’est dit, Jacques Chirac a une seconde chance, décidément quelle veine ! Une seconde chance pour réussir à la tête du pays, l’emmener vite et bien sur cette voie du progrès social et de la modernité qui lui manque tant pour demeurer dans le peloton de tête des pays les plus riches de la planète.

Une illusion. Une de plus. Un mirage même. L’irrésolution sera encore sa marque de fabrique. Pourtant, les défis de la France s’accumulent. La pauvreté augmente ; la précarité gagne du terrain ; les tensions entre communautés, de plus en plus perceptibles ; une dette, qui à force de se faire aussi grosse qu’un bœuf, quand elle éclatera, plongera, fatalement, le pays entier dans un marasme terrible à l’instar de l’Argentine en 2001 ; des déficits publics records ; des prélèvements obligatoires proches de leur plus haut niveau depuis trente ans ; des parts de marché à l’international qui s’érodent ; une croissance toujours bloquée à 2% dans le meilleur des scénarios ; et un chômage élevé, en particulier celui des jeunes, une honte en Europe.

Quelle décision à la hauteur de ces enjeux a été prise et restera dans l’histoire ? Impossible d’en citer une seule. Tout juste du rafistolage afin de ne mécontenter personne. Car Jacques Chirac pensait que la ‘’troisième voie’’ - soit, sans langue de bois, l’immobilisme - lui garantirait un troisième mandat, les Français le percevant comme le père protecteur face aux menaces extérieures.

Et patatras, à nouveau, avec le cinglant échec du référendum sur le traité constitutionnel européen. Le divorce est consommé. Jacques Chirac va-t-il cette fois trancher le nœud ? En l’occurrence se séparer de son Premier ministre qui l’entraîne vers le fond en raison d’une impopularité record ? Mais l’indécision l’emporte à nouveau. Au lieu d’anticiper la catastrophe, Jacques Chirac décide de s’en séparer sous la pression des faits. Autrement dit, malgré lui. Le mal est fait. La décision intervient trop tard. Ce changement de Premier ministre aurait dû avoir lieu juste au lendemain de la gifle des élections régionales, où la gauche réussit quasiment le grand chelem en emportant 22 régions sur 23, seule l’Alsace résiste, depuis, devenue le village d’Astérix de la droite. Jacques Chirac a une mauvaise lecture à cette époque : institutionnelle et non électorale. Un nouveau faux pas, qui l’éloigne un petit peu plus des Français.

Jacques Chirac, touché sévèrement mais pas encore coulé avec le non en mai 2005 sur le référendum, croyant à sa bonne étoile, nomme Dominique de Villepin Premier ministre.

L’autorité perdue de l’État et du chef de gouvernement sous Jean-Pierre Raffarin et cette volonté d’agir sont indéniablement restaurées sous Dominique de Villepin. On se dit à nouveau, donc, que le temps de l’action est enfin venu. Après dix ans, il y a urgence.

Mais, voilà patatras, à nouveau, avec le CPE (contrat première embauche), et surtout, avec la fougue de Dominique de Villepin qui confond précipitation et vitesse, ambition personnelle et dessein national, autorité et autoritarisme. C’est la crise. Une de plus au lendemain des banlieues en fin d’année 2005. Sans parler de l’affaire des caricatures du prophète Mahomet où Jacques Chirac a brillé par son irrésolution [voir article "Quand Jacques Chirac trahit l’esprit démocratique"].

Sur le CPE, c’est à nouveau le triomphe du ni-ni. Mais nous sommes montés en gamme dans l’absurde. Une décision, corrigeons, indécision ’’abracadabrantesque’’ ! Jacques Chirac réussit l’extraordinaire tour de force de promulguer une loi tout en demandant sa modification ! C’est à y perdre son latin.

Outre son irrésolution manifeste, il se lave les mains de cette affaire explosive. Ainsi, il renvoie la ‘’ patate chaude’’, voire brûlante, aux parlementaires ! Et non à son Premier ministre ! Faut-il voir un désaveu ? L’homme en qui il voyait son signe successeur ne serait-il plus à la hauteur ? Jacques Chirac douterait-il soudainement ? Non, pour la simple raison que Jacques Chirac préfère soutenir Dominique de Villepin, coûte que coûte, contre Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin fait ses armes, selon le président. Qui n’a pas fait d’erreurs dans sa vie politique ? Ah, si, il y aurait bien Alain Juppé, mais voilà, côté sondage et popularité, pour son ancien dauphin, c’est marée basse.

Deux exceptions toutefois à cette règle de l’irrésolution inhérente à la gestion des affaires chiraquiennes : d’une part, sur la guerre en Irak où Jacques Chirac a fait preuve d’une détermination, d’une fermeté et d’une clarté qui étonnent encore. A quoi l’attribuer ? Probablement au vent « populaire » très favorable qui l’a poussé dans ce sens. Sinon mis à part son non à la guerre, que l’histoire retiendra-t-elle de son action pour le Moyen et Proche-Orient ? On cherche, on cherche... En tous cas, une détermination, une fermeté et une clarté qu’on aurait bien aimé retrouver dans l’approche des problèmes de la société française. Vœu pieu...

Autre exception : l’adoption du quinquennat. Mais, encore faut-il, sur ce sujet, mettre un bémol. En effet, Jacques Chirac a accepté de conduire cette réforme institutionnelle uniquement sous la pression. En particulier sous celle de son empêcheur de tourner en rond : Valéry Giscard d’Estaing. Sans cette offensive de l’ancien président de la République, il est évident que nous serions encore au temps du septennat, car c’était dans l’intérêt de Jacques Chirac. Durer pour durer. Et non pour gouverner. Ou mieux, moderniser la France.

Sans aucun doute, Jacques Chirac a érigé le ni-ni en mode de gouvernance. Toujours à ménager la chèvre et le chou. « Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où aller ». C’est tout le drame de notre président. Et par, voie de conséquence, celui de la France.


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14 réactions à cet article    


  • (---.---.162.15) 4 avril 2006 14:14

    Je ne suis pas sûr que l’irrésolution soit vraiment sa « marque de fabrique ». Ca pourrait davantage être son manque de clairvoyance complet quand il s’agit de comprendre qu’il faut changer de premier ministre. Qu’il s’agisse de Juppé, Raffarin ou de Villepin, il a gardé chacun d’entre eux au delà, et même très au delà, de ce qui était raisonnable.

    C’est un défaut que n’avait pas Mitterrand qui savait changer de premier ministre quand il était « usé »...

    Am.


    • ralph (---.---.31.18) 4 avril 2006 15:02

      Comme il semblerait que les Français étaient très nombreux a n’avoir pas compris qui les gouvernait sous la droite d’avant Mitterrand, ils on finit par élire ce dernier et avaient déjà réussi l’exploit de le réélire avant de rééditer cet exploit avec Chirac. Il faut reconnaître que n’importe quelle personne saine, prenant un tant soit peu de recul, ne pourrait trouver ce comportement et rationnel et intelligent. Mais, en fait, concernant Chirac et sa réélection, ce serait la jeunesse qui aurait donc voté Chirac pour faire barrage a LE PEN ce qui est non sens total car, même si LE PEN est un pauvre type, il ne me fait pas aussi peur que Chirac car enfin, LE PEN on sait qui sait et puis il n’aurait pas pu aller bien loin a moins d’opter pour le consensus, ce qui l’aurait forcément rendu inutile, donc il aurait fallu d’autres élections. A ceux qui objecteront que cela n’est pas bon et provoque des tergiversations inutiles, je réponds qu’aujourd’hui, on le voit bien, il vaut mieux ça que Chirac ! Vous m’excuserez mais quelles que soient les arguments que les uns et les autre pourraient développer pour défendre, de quelque manière que ce soit Chirac, je pense qu’il vaut mieux tout plutôt que cet individu, dont je ne sais plus qui a dit que « sa carrière n’aurait jamais du aller plus loin que celle d’un sous préfet de Corrèze », le problème, on le voit bien aujourd’hui, ce type n’aurait jamais du être même, sous préfet de Corrèze ! On avait déjà eu une belle brochette de marioles avant lui, mais la c’est le couronnement et c’est la que l’on peut constater que la France est un pays très malade, parce que n’avoir personne d’autre a élire que Chirac est déjà d’une extrême gravité, comme le monde entier peut le constater aujourd’hui, ça donne un aperçu sur la qualité des autres gogos du panel et, comme je vois l’emballement médiatico propagandiste autour du Sarkozy de Bocsa qui nous est présenté toutes les trois minutes comme la solution miracle a tout régler en un coup de baguette magique des qu’il serait élu en 2007 et qui s’il courtise l’électorat du FN, (qui selon lui est composé de gauchistes déçus et de braves gens qui rentreront dans le droit chemin des qu’ils seront a l’UMP) bien que je n’ai pas de parti pris, vu l’état de la gauche Française, et la qualité des autres prétendants au titre suprême, très franchement, moi je ne vois que 2 solutions réunies ; la première, ne surtout pas s’emballer sur Sarkozy qui n’est jamais qu’un pur produit de la Chiraquie, Balladurienne et Pasqualienne, mais sûrement pas, au vu de ses véritables appuis politiques et des adoubements qui l’ont amené la ou il se trouve aujourd’hui, celui que son ami Manuel Aschlimann voudrait nous faire croire qu’il est. Sarkozy, c’est a tous les points de vues, il s’en vante depuis fort longtemps, un double de PASQUA, et PASQUA nous a déjà fait tous les coups Sarkoziens, « Terroriser les terroristes » en fait il s’en est servi pour arnaquer l’Etat et les Français et les contribuables et il n’a terrorisé personne hormis les gogos qui l’ont écouté, en fait leurs vraies fréquentations sont de pales voyous, d’ailleurs, c’est tout juste s’ils s’en cachent parceque ça pourrait plaire a un certain électorat, je vous dis pas l’électorat ! Et les gogos eux, n’y comprennent rien ! M’enfin leurs amis se font « dessouder » comme de vulgaires voyous qu’ils sont sur des parkings d’aéroport par des flingueurs professionnels, le plus tranquillement du monde ! Il faudrait savoir ce que veulent les Français, parce que s’ils veulent encore des voyous c’est qu’ils n’ont toujours rien compris au problème, donc la seconde solution c’est de rester dans la rue jusqu’a ce que tout ça change vraiment parce que ça n’en prend pas la tournure et les derniers NI-NI de NEU-NEU ne sont pas pour rassurer et rien ne laisse présager du fait que les choses vont rentrer dans l’ordre en sortant du moyen age, que dis-je, de LASCAUX !


      • ralph (---.---.31.15) 4 avril 2006 15:02

        Comme il semblerait que les Français étaient très nombreux a n’avoir pas compris qui les gouvernait sous la droite d’avant Mitterrand, ils on finit par élire ce dernier et avaient déjà réussi l’exploit de le réélire avant de rééditer cet exploit avec Chirac. Il faut reconnaître que n’importe quelle personne saine, prenant un tant soit peu de recul, ne pourrait trouver ce comportement et rationnel et intelligent. Mais, en fait, concernant Chirac et sa réélection, ce serait la jeunesse qui aurait donc voté Chirac pour faire barrage a LE PEN ce qui est non sens total car, même si LE PEN est un pauvre type, il ne me fait pas aussi peur que Chirac car enfin, LE PEN on sait qui sait et puis il n’aurait pas pu aller bien loin a moins d’opter pour le consensus, ce qui l’aurait forcément rendu inutile, donc il aurait fallu d’autres élections. A ceux qui objecteront que cela n’est pas bon et provoque des tergiversations inutiles, je réponds qu’aujourd’hui, on le voit bien, il vaut mieux ça que Chirac ! Vous m’excuserez mais quelles que soient les arguments que les uns et les autre pourraient développer pour défendre, de quelque manière que ce soit Chirac, je pense qu’il vaut mieux tout plutôt que cet individu, dont je ne sais plus qui a dit que « sa carrière n’aurait jamais du aller plus loin que celle d’un sous préfet de Corrèze », le problème, on le voit bien aujourd’hui, ce type n’aurait jamais du être même, sous préfet de Corrèze ! On avait déjà eu une belle brochette de marioles avant lui, mais la c’est le couronnement et c’est la que l’on peut constater que la France est un pays très malade, parce que n’avoir personne d’autre a élire que Chirac est déjà d’une extrême gravité, comme le monde entier peut le constater aujourd’hui, ça donne un aperçu sur la qualité des autres gogos du panel et, comme je vois l’emballement médiatico propagandiste autour du Sarkozy de Bocsa qui nous est présenté toutes les trois minutes comme la solution miracle a tout régler en un coup de baguette magique des qu’il serait élu en 2007 et qui s’il courtise l’électorat du FN, (qui selon lui est composé de gauchistes déçus et de braves gens qui rentreront dans le droit chemin des qu’ils seront a l’UMP) bien que je n’ai pas de parti pris, vu l’état de la gauche Française, et la qualité des autres prétendants au titre suprême, très franchement, moi je ne vois que 2 solutions réunies ; la première, ne surtout pas s’emballer sur Sarkozy qui n’est jamais qu’un pur produit de la Chiraquie, Balladurienne et Pasqualienne, mais sûrement pas, au vu de ses véritables appuis politiques et des adoubements qui l’ont amené la ou il se trouve aujourd’hui, celui que son ami Manuel Aschlimann voudrait nous faire croire qu’il est. Sarkozy, c’est a tous les points de vues, il s’en vante depuis fort longtemps, un double de PASQUA, et PASQUA nous a déjà fait tous les coups Sarkoziens, « Terroriser les terroristes » en fait il s’en est servi pour arnaquer l’Etat et les Français et les contribuables et il n’a terrorisé personne hormis les gogos qui l’ont écouté, en fait leurs vraies fréquentations sont de pales voyous, d’ailleurs, c’est tout juste s’ils s’en cachent parceque ça pourrait plaire a un certain électorat, je vous dis pas l’électorat ! Et les gogos eux, n’y comprennent rien ! M’enfin leurs amis se font « dessouder » comme de vulgaires voyous qu’ils sont sur des parkings d’aéroport par des flingueurs professionnels, le plus tranquillement du monde ! Il faudrait savoir ce que veulent les Français, parce que s’ils veulent encore des voyous c’est qu’ils n’ont toujours rien compris au problème, donc la seconde solution c’est de rester dans la rue jusqu’a ce que tout ça change vraiment parce que ça n’en prend pas la tournure et les derniers NI-NI de NEU-NEU ne sont pas pour rassurer et rien ne laisse présager du fait que les choses vont rentrer dans l’ordre en sortant du moyen age, que dis-je, de LASCAUX !


        • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 4 avril 2006 17:01

          C’est clair qu’il manque véritablement aujourd’hui un dirigeant qui est une vision claire et honnête pour la France... Personnellement, je n’en vois que deux : DSK et Sarkozy, car eux n’ont jamais dévié d’un iota dans leur ligne politique au cours des ans, quoiqu’on pense de celle-ci. A l’inverse d’un Chirac, oscillant entre ’bruit et odeur’ en 1988 et ’fracture sociale’ en 1995, d’un Fabius signataire du traité de Nice hier et grand pourfendeur de l’Europe libérale aujourd’hui, d’un Galouzeau parlant de modèle Danois dans son discours d’investiture pour appliquer le moins populaire modèle Anglo-Saxon dans les faits.

          De grâce, en 2007, votez pour qui vous voulez, mais faites attention à ne pas vous faire avoir par la classe de vulgaires opportunistes qui nous ont pollué dernièrement...


          • Marsupilami (---.---.252.52) 4 avril 2006 17:14

            Pas d’accord avec le « ni-ni ».

            Chirac vient plutôt de prouver une nouvelle fois son aptitude à faire (parfois) et surtout à dire (presque toujours) et une chose et son contraire, en promulgant solennellement une loi dont il annonce en même temps l’enterrement.

            Il ne s’agit donc pas d’une logique du « ni-ni », mais d’une logique du « et-et » qui abolit tout sens des contraires et aboutit à l’ultraparadoxale et ubuesque situation actuelle, qui se prolonge en métastases ubuesques jusque dans les lycées et universités, où l’on a pu assister à des conflits entre étudiants anti-bloqueurs qui bloquaient l’accès aux établissements scolaires aux bloqueurs, lesquels devaient en riposte débloquer les barrage des antibloqueurs pour pouvoir bloquer.

            Chirac, ou le triomphe de l’ultraparadoxe impuissant...


            • michel lerma (---.---.225.129) 4 avril 2006 19:11

              Arretons le blabla sur la « méthode » Chirac

              Il doit partir ,démissionner afin que les fançais puissent enfin s’exprimer sur un projet de société.

              La gauche dispose de beaucoup de candidats et donc d’idées et Nicolas Sarkozy nous dit matin,midi et soir qu’il est pret !

              Alors faisons la révolution tranquille ,exigeons le départ de Mr Chirac,qui tel un usurpateur,n’a respecté aucun de ces engagements républicains qu’il avait pris en 2002.

              Ou est la légitimité républicaine de Mr DE VILLEPIN ??

              Il n’a pas été élu,il vient apres 2 défaites électorales pour la droite au pouvoir

              et il veut réécrire le code du travail ? accroitre la précarité des fançais ?

              Je reste étonné de ne pas avoir entendu Mr CETELEM,Mr SOFINCO,Mr LOCATEL venir soutenir la politique de Mr DE VILLEPIN

              Si nous ne prenons pas notre destin en main,maintenant,il sera trop tard en 2007

              La République est en danger,sauvons là en chassons l’usurpateur.


              • Gio (---.---.162.36) 4 avril 2006 21:55

                Bel exemple du fascisme de gauche et de votre totale méconnaissance des règles de base de la République, de la Démocratie.

                SVP, relisez vous ou faites vous relire par quelqu’un de sensé, avant de balancer de pareilles stupidités dignes de la plume de Staline.


              • Marsupilami (---.---.34.61) 5 avril 2006 05:32

                Toi, tu dois être un communiste de droite, je pense...


              • machinchose (---.---.129.40) 4 avril 2006 19:15

                non je dois avoué que je n’ai pas cru en la fracture sociale. M. Chirac est au sommet des affaires depuis... ouh laaaaa on ne compte plus... en 75 ? il était déjà là ! ah ah ah !

                et ce type doit être le seul homme politique à n’avoir jamais vécu hors d’un palais de la république depuis tout ce temps (aaaah Bernadette et le mobilier national toute une histoire !!)

                il doit aussi être le seul à n’avoir jamais respecté une seule de ses promesses. Mitterrand a au moins la peine de mort, l’égalité fiscale, quelques grands trucs culturels... Jospin (juste parce qu’il est récent, je sais qu’il n’a pas été président) a fait ce qu’il a dit (on le déplore ou on s’en réjouit là n’est pas la question)... Giscard a le droit de vote à 18 ans, l’ivg... Pompidou n’a pas trop eu le temps mais la culture lui dit plutôt merci... de Gaulle avait une certaine idée de sa fonction qui s’oppose en tout point à la chiraquienne...

                Chirac in fine (puisque nous y sommes) aura été ridicule. Ridicule à Paris, ridicule à matignon, ridicule à l’élysée. Sauvé par la maladie bien française du clientélisme et du crétinisme JP Pernaultien il aura sans faillir sombré jusqu’au bout.


                • Lornet (---.---.143.32) 4 avril 2006 21:29

                  Je pense que la défaite de la droite en 2007 sera inversement proportionnelle à la trahison intégrale infligée au peuple de gauche, qui lui avait tout de même offert un score africain en 2002... Et je doute que « Sarkozyznogoud » échappe à cette déculottée prévisible.


                  • Raz le Bol (---.---.178.150) 5 avril 2006 08:56

                    Je pense que M. Chirac n’est pas le seul homme politique à pratiquer ce genre de gouvernance. Il n’est qu’un exemple type de l’homme politique français qui gouverne notre pays depuis 1981.

                    Ce sont des gens qui regardent leur nombril et dans un miroir tous les matins pour lui demander « Oh miroir, dis moi qui es le plus grand président, ou le premier ministre de France et de la 5ème république »

                    Ces hommes, à mon avis, pensaient, que pour être reconnu par l’histoire, il faut céder à la démagogie, à la masse de la rue ....

                    Jusqu’à aujourd’hui, je ne connais que 2 personnes dignes d’être citées.

                    Le Général de Gaulle, qui est parti suite au non du Référendum sur la Régionalisation.

                    Monsieur Jacques Delors, qui a refusé de gouverner avec ce monde qui composait le PS et qui ne voulait pas lui laisser carte blanche.

                    On peut citer M. Jospin qui a assumé son échec de 2002 mais je ne l’ai pas du tout admiré pour avoir fusillé son propre ami Claude Allègre qui a osé vouloir dégraisser le MAMMOUTH. On peut citer aussi quelques premiers ministres qui ont dû céder à la demande certaine du Président en place à leur époque respective.

                    Nous sommes dans un pays où l’on ne vote pas pour des idées, des projets, un avenir. Ils votent contre quelque chose, des votes sanctions.

                    Le plus grave est que ces hommes élus démocratiquement par une majorité du pays, gouvernent avec la démagogie d’une minorité dont l’idée principale est la contestation bornée et qui regarde aussi son nombril et son miroir tous les matins pour se demander comment préserver ses privilèges. Le manque de courage politique dont font preuve nos élites (toute tendances confondues) est pénalisant pour notre pays.

                    Pour 2007, il faudra choisir celui qui osera dire :

                    J’écris ce que je vais faire Je ferai ce que j’ai écrit Je vous prouve que je l’ai fait.

                    Droite ou Gauche, on s’en moque !


                    • Pita (---.---.246.171) 5 avril 2006 12:49

                      Quand meme vous exagerez. Oui Chirac, De Villepin, Borlo ont tenu parole. Ils avaient promis aux jeunes des banlieues de leur donner l’egalite des chances. Voila c’est fait une egalite devant la precarite, l’exploitation. Vraiment pourquoi ne reserver qu’aux Jeunes des banlieues ce que nous pouvons etendre a toute la jeunesse de France et de Navarre. Felicitations messieurs qu’on nomme grands vous demontrez ainsi la ou vous situez les jeunes, ceux qui sont l’avenir de la France. Vous pensiez qu’ils etaient tres obtus et ils vous mettent a genoux. BRAVO LES JEUNES CONTINUEZ, NE LACHEZ PAS PRISE. LES MOINS JEUNES ILS FAUT REJOINDRE VOS ENFANTS DANS LA RUE, NE LAISSEZ PAS SEULS VOUS ETES RESPONSABLES DE CE QUI LEUR ARRIVE. BOUGEZ VOUS LES PARENTS, VOS ENFANTS SONT EN DANGER.


                      • Bacar (---.---.148.90) 22 avril 2006 14:42

                        vous ête moche


                        • jefo (---.---.16.187) 30 avril 2006 11:32

                          Il y a quelque chose qui est en train de se nouer autour de F. BAYROU... La classe politique elle même est, je crois, en train de se rendre compte qu’il a eu raison sur toute la ligne depuis le lendemain de 2002.

                          Lorsque la classe politique s’en sera rendue compte, on organisera son avènement : il proposera pour seul projet en 2007 une VIème République qui prônera une vraie démocratie. Alors il montera dans l’opinion, et très rapidement, les médias titreront : « Bayrou : Le réparateur ? » Les députés UMP voteront bientôt une motion de censure contre Villepin, à la première connerie en fait (sera-ce Clearstream ?), Chirac provoquera des présidentielles anticipées et soutiendra Bayrou. On peut imaginer des personnes comme Montebourg et Fillon se rallier au mouvement.

                          Ca paraît improbable comme ça, mais je le pressens.

                          1789 en 2007 et en plus gai, sans la Terreur, un vrai espoir : C’EST CE QU’IL NOUS FAUT ! C’est proche, en tout cas INEXORABLE

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