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Accueil du site > Actualités > Politique > Avenir du Parti Socialiste : Réactions et propositions officielles de (...)

Avenir du Parti Socialiste : Réactions et propositions officielles de Pierre Moscovici et Gérard Filoche

Tout le monde est concerné et partagé sur l’avenir du premier parti d’opposition de France depuis le sérieux revers subi à l’élection européenne.

Même si aucun parti ne peut pavoiser, écologistes compris, puisque les électeurs ont massivement boudé le scrutin, la perte d’influence de la première force parlementaire d’opposition est extrêmement préoccupante au moment où la crise économique fait des ravages dans la France entière.

Cette perte d’influence a commencé en 1995 et s’est accélérée années après années, pour en arriver au résultat du 7 juin. Si le Parti Socialiste continue à obtenir de bons scores aux élections locales ou régionales, il ne faut pas se voiler la face : Ces bons résultats sont liés au report systématique de voix des électeurs des autres partis ou formations de gauche dans le cas d’élection à deux tours (Report qui est malheureusement toujours hypothétique lorsqu’il faut que les électeurs socialistes soutiennent un candidat d’un autre parti de gauche).

A force de vouloir être hégémonique et s’être arrogé le titre de représentant de la gauche en France, le Parti Socialiste s’est endormi dans le conformisme et nous a affligé le "ballet" des prétendants au "trône" de France. Après les deux calamiteux mandats de Jacques Chirac, il était impossible de perdre la présidentielle et les législatives. On sait ce qu’il en advint ...

Après toute défaite, les responsables d’un parti ou d’une formation politique souhaitent toujours s’interroger sur les causes de son échec. Comme d’habitude au Parti Socialiste, au lieu de réserver les échanges (même musclés) aux militants, on règle ses comptes par média interposés. Le florilège a commencé et chacun y va de son commentaire, du genre : "je l’avais prévu", "on ne nous écoute pas", "changeons tout" ou l’éternel "place aux jeunes"

Comme si le YAKA pouvait sauver de la déroute !!!

A ce jeu de c..., le premier de la classe s’avère être Manuel Valls qui s’est répandu comme une "trainée de poudre" sur les ondes, les écrans ou dans la presse écrite. J’ai, hier, souhaité lui répondre suite au "chef d’oeuvre verbal" offert à la cantonade : "le mot socialiste ne veut plus rien dire".

J’évoquais dans cette réponse, quelques réflexions et pistes de Gérard Filoche pour que le Parti Socialiste reprenne sa marche en avant et retrouve son électorat.

Extraits :

"Le PS manque au salariat. Il aurait fallu avancer des revendications précises en matière de salaire, de contrôle des licenciements, de durée du travail, de Sécurité sociale. Pas du baratin ! « stop » ou « Changeons maintenant ! » ça ne veut rien dire (quoi, qui, pour qui, comment)"

"Nous sommes pour une économie mixte et contre une société de marché. Nous sommes pour rompre avec le capitalisme financier type FMI/OMC. Nous sommes pour une VI ième République sociale, pas pour une République conservatrice néolibérale. Nous sommes pour arrêter avec le « libre-échange », la « concurrence libre et non faussée », et remplacer la « main invisible du marché » par la main visible de la démocratie. Les salariés sont plus nombreux que les actionnaires et les patrons : c’est le salariat que nous devons écouter !"

Le débat a pris de l’ampleur, et j’ai reçu par mail le 10 juin un un texte et une vidéo de Pierre Moscovici dans lesquels il expliquait :

Ne croyons pas que les formations politiques sont éternelles. Le Parti radical sous la IIIe République a disparu, la SFIO a laissé sa place au Parti Socialiste au début des années 70 après Epinay, le Parti Communiste n’est plus que l’ombre de lui-même.

Nous sommes aujourd’hui dans une situation extrêmement difficile. Cela fait tant d’années que nous n’avons pas travaillé sur le fond. Cela fait tant d’années que nous n’avons pas gagné une grande élection nationale. Et maintenant, en plus, nous perdons les élections intermédiaires dans une situation où le Président de la République, Nicolas Sarkozy, est impopulaire !
 
 

Nous sommes talonnés par les écologistes, nous sommes menacés par la gauche. Il y a vraiment aujourd’hui besoin de gauche et besoin de mener les refondations, les rénovations que nous n’avons pas su conduire les dernières années. Ces rénovations, pour moi, sont de trois ordres :

D’abord, la rénovation intellectuelle – celle de notre pensée, celle de notre discours, celle de notre langage. Assez de ces oppositions pavloviennes où l’on se contente de dire « Sarkozy est méchant » et « nous sommes de gauche ». Cela ne trompe plus personne.

Quelle est la ligne politique du Parti Socialiste ? Qu’est ce que c’est le socialisme du XXIe Siècle ? Comment répondre de manière concrète et pragmatique aux angoisses de la population ?

Il ne s’agit pas d’être plus à gauche ou moins à gauche, il s’agit d’être mieux à gauche. Une gauche qui soit moderne, une gauche qui soit efficace, une gauche qui soit pragmatique et une gauche qui soit constructive. Cela, nous devons le construire.

La deuxième rénovation, c’est celle de nos pratiques. Nous savons qu’il existe dans notre parti des biais et des déformations qui sont insupportables et rendent tout contestable, y compris la conduite du parti et la désignation de nos listes. Il est grand temps de réfléchir à nos modes de désignation de notre candidat ou candidate à la présidentielle. Si nous voulons un candidat qui ne soit pas contesté, si nous ne voulons pas qu’il y en ait deux, si nous souhaitons préparer l’alternance face à Nicolas Sarkozy, alors je crois plus que jamais nécessaire une primaire ouverte à tous les citoyens qui souhaitent y participer. Cette primaire permettra de donner une force, une légitimité populaire à notre candidat ou candidate et de l’emporter en 2012, ce qui est fondamental. Le parti ne résisterait pas à une quatrième défaite présidentielle.

Et puis, troisièmement, il y a la gouvernance du Parti Socialiste. Elle n’a pas été satisfaisante depuis le Congrès de Reims. Elle ne l’était, à vrai dire, pas non plus avant. Tout doit être refondé et les leaders du Parti Socialiste doivent être vraiment associés à la conduite des affaires.

Il faut également que nous ayons ait une direction plus resserrée, plus efficace, plus pertinente, plus solide, plus constructive et plus dure aussi mais au bon sens du terme. Tout cela est à bâtir.

Mes seuls regrets dans ce texte, c’est que Pierre Moscovici écrive : "nous sommes menacés par la gauche" Car, il nous semblait évident que le Parti Socialiste était une composante de la gauche. Cette phrase est elle significative du débat qui hante le PS : Le Parti doit-il se rapprocher du centre droit ou accepter un partenariat avec le Parti de Gauche et le NPA ?

Quant au "mieux à gauche" qui sonne aussi creux que "nous avons besoin de plus d’Europe", nous nous interrogeons sur l’efficacité de tels slogans sur la mobilisation des foules.

Sur ce même sujet, j’ai reçu hier, le "texte intégral de l’intervention de Gérard Filoche au Conseil National du Parti Socialiste de Mardi 9 Juin 2009". Je vous en donne le contenu ci-dessous

Bonsoir,

je voudrais d’abord dire à Pierre Moscovici qui parlait des « accords techniques » au Parlement européen avec Barroso que c’est à cause de tous ces « accords techniques » d’avant-hier si le PSE a perdu hier.

C’est à cause de son accord avec la droite si le SPD a perdu hier. Il y avait en Allemagne une majorité de gauche SPD, Verts et Die Linke mais le SPD a choisi de ne pas la concrétiser et de diriger avec Angela Merkel… Cela l’a fait s’effondrer le 7 juin et ce sera pareil aux élections de septembre 2009. La troisième voie, l’alliance avec le centre ou la droite, c’est perdant partout. Ce 7 juin 2009, c’est la mort de la troisième voie, c’est la mort du blairisme !

Nous vivons dans un affrontement entre Europe de droite et Europe de gauche, pas dans des combines, pas dans des voies intermédiaires, ni des « compromis techniques ». Pendant la campagne électorale, le PSE n’a pas été un atout mais un boulet.


C’était un boulet que de n’avoir pas de position claire contre le Traité de Lisbonne et c’était un boulet de n’avoir pas un candidat contre Barroso. Alors on s’est fait tacler !

Je suis venu à ce Conseil national en lisant sur internet Vincent Peillon qui appelait à la “rénovation du dispositif” et Malek Boutih qui appelait à la “démission” de Martine Aubry : mais là n’est nullement la question. La question n’est pas de remettre le bazar, la question est d’approfondir la voie qui est sortie du congrès de Reims. Car ce n’est pas de « technique » dont nous avons besoin ! Bien sûr on peut améliorer, compléter encore et encore la direction de notre parti, mais ce n’est pas un problème de structure, ni d’instance, ni de fonctionnement, de courants, de thérapie de groupe, ni de dirigeants, qui se pose à nous, c’est un problème de ligne politique. IL FAUT ALLER A GAUCHE !
 
J’entends dire qu’il faudrait une nouvelle génération : mais il vaut mieux des sexagénaires expérimentés bien à gauche, que des quadras fringants qui jouent les coqs droitiers. Ce que nous demande le peuple c’est d’être plus à gauche. Comme dans le film italien où Nanni Moretti, dans sa cuisine, écoute D’Aléma sur son écran de télévision et qui l’interpelle : « - Mais dis nous quelque chose de gauche, D’Aléma, dis nous quelque chose de gauche ! ». Il y a des millions de gens, chez nous, quand ils entendent le PS, qui pensent pareillement.

Bien sûr, je suis pour une « maison commune » de toute la gauche, comme l’ont dit Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, et Martine Aubry avant moi, je suis pour un front de TOUTE la gauche, pour qu’on y œuvre de toutes nos forces et dés maintenant, unité de la gauche (et pas avec la droite, pas avec le Modem !). Sans unité de la gauche rien de grand ne peut se faire.


Mais pour cela il faut qu’on ait une orientation de gauche. Il faut dire des choses précises sur le fond, sur

- le Smic et les salaires, sur la sécu,(contre la loi Bachelot, la T2A, les complémentaires, les “patrons”, il faut démocratiser l’hôpital pas le caporaliser)
- les services publics, sur le contrôle des licenciements abusifs
- le droit du travail.

Pas des mots, pas des slogans, pas des généralités sur nos « valeurs » et sur « le social », Inutile de crier « social, social » comme des cabris s’il n’y a rien dedans ! On avait gagné 30 % des voix en juin 2004 parce qu’on défendait UN Smic européen aligné sur le haut, et une Europe des 35 h, pourquoi ne l’a t on pas défendu contre l’Europe des 65 h qu’a voulu imposer Sarkozy ? Car lorsqu’il y a 1 million de chômeurs de plus, l’urgence est de réduire la durée du travail sur la semaine et sur la vie… de défendre la retraite à 60 ans et pas « le travail des seniors ».

Je viens d’entendre Manuel Valls dire ici qu’il faut parler des retraites, de leur financement, de la durée de la vie, qu’il faudrait « être lucide », mais pour Manuel Valls, la “lucidité”, en fait c’est qu’il est pour la retraite par points du Medef à 63 ou 65 ans sans oser le dire… et il a raison de ne pas le dire parce que chaque fois qu’il parle dans ce sens il nous fait perdre des voix ! Il rend impossible l’unité de la gauche, car celle-ci ne peut se faire sur une ligne droitière ! La crise est ravageuse, on retourne vers un énorme chômage de masse, le niveau des salaires est misérable. Il faut faire des propositions hardies précises pour un Smic à 1600 euros, pour revenir aux 35 h pour tous, et à la retraite à 60 ans, redistribuer le travail et les richesses massivement, pour une économie mixte, où le service public l’emporte.

Manuel Valls dit que les « petits partis de gauche qui défendaient une ligne de gauche n’ont pas fait recette moins que les écologistes plus modérés ». Mais c’est normal, die Linke, même avec le meilleur programme possible, ne gagnera ni en France, ni en Allemagne, ce n’est pas un « aiguillon » qu’il nous faut, CE QU’IL FAUT C’EST QUE LES GRANDES IDEES DE GAUCHE SOIENT DEFENDUES PAR UN GRAND PARTI DE GAUCHE CREDIBLE SI ON VEUT QU’ELLES FASSENT RECETTE ! Ce ne sont pas des petites formations qui convaincront notre peuple de s’enthousiasmer pour une grande politique antilibérale, c’est un grand front de gauche où les socialistes ont (encore) le rôle clef.

Mais faisons le, vite, sérieusement, car sinon le rôle clef ce sera encore la droite qui le jouera. Quant au vote prétendu modéré qui serait celui qui s’est porté sur les verts, lisez le bien, car il y a José Bové, Eva Joly et pas seulement le libéral Cohn-Bendit, il ne peut y avoir d’écologie sans social, nul ne peut sauver la banquise sans nous sauver des banquiers d’abord !

Ceux qui disent que le Parti socialiste est mort, mourant, langue morte, devraient réfléchir : nous dirigeons 20 régions sur 22, deux villes de plus de 3500 habitants sur trois, 61 % des départements, il a 18 mois en mars 2008 nous avons eu 51 % des voix au deuxième tour, une majorité nette (sans le Modem).

En 2004, nous avons gagné les régions parce que, en 2003, nous avions lutté fortement contre Chirac-Raffarin, contre la loi Fillon sur les retraites, parce qu’au Congrès de Dijon, nous avons proclamé que nous abrogerions la loi Fillon sur les retraites, et les Français étaient opposés à près de 70 % à cette loi, et ils ont voté massivement pour nous en mars 2004.

Mais je vous le prédis : pour gagner les régionales de 2010, il faut une ligne nationalement de gauche. Les régions ne se gagneront pas dans les régions ! Je le répète fortement : les régions ne se gagneront pas région par région… ce sera une confirmation ou un basculement global. Si certains ne comprennent pas cela et jouent des cartes locales différentes, il y aura des déconvenues !

Cela se jouera sur des questions politiques centrales, sociales, pas sur des questions techniques de gestion régionale ! Les 20 présidents de région n’ont pas été élus sur leur charisme personnel mais sur une vague rose politique et nationale ! Pour renouveler cette victoire, il faut ALLER A GAUCHE. C’est pas difficile à comprendre, à regarder le triste tableau du PSE, archi-modéré, et son effondrement. C’est pas de la modération qu’il faut, c’est de l’audace, de l’élan à gauche. Si on n’en tire pas cette leçon politique, on continuera à passer à côté des salariés, et des jeunes qui se sont massivement abstenus le 7 juin, on passera encore à côté du mouvement social, ce sera comme les européennes et on pleurera encore SI ON NE VA PAS A GAUCHE VRAIMENT ! ! - Gérard Filoche

Le débat est ouvert. Même si nous sommes beaucoup à craindre le pire, nous en espérons ... le meilleur !!!
 

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19 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 12 juin 2009 10:57

    Filoche est « un bon militant » respectueux des AGs du parti ;

    « ....La question n’est pas de remettre le bazar, la question est d’approfondir la voie qui est sortie du congrès de Reims.... » 

    Malheureusement, personne n’est capable de dire qu’elle est la voie qui est sortie du congrès de Reims et même s’il y en avait une, hormis celle de la guillotine pour couper la tête de Ségolène.


    • abdelkader17 12 juin 2009 11:09

      Bonjour
      "Tout le monde est concerné et partagé sur l’avenir du premier parti d’opposition de France depuis le sérieux revers subit à l’élection européenne."

      Cette phrase me laisse songeur, qu’appelle t’on un parti d’opposition ?
      Je crois en effet que la sociale démocratie Française n’est plus un parti d’opposition, mais un navire sans gouvernail ni capitaine, dont le suivisme politique, économique et idéologie sur les vieilles recettes de la droite réactionnaire n’est plus à démontrer.
      Plus de vision historique du monde, la sociale démocratie n’aura pas tiré les leçons de ses divers revers que l’on peut imputer à la trahison des classes populaires.
      D’un cynisme affiché pour l’électorat populaire, d’un opportunisme sans limite de ses cadres.
      En abandonnant sa matrice intellectuelle dans les années 80, en épousant les thèses économiques dominantes sans le moindre état d’âme, en désertant le terrain social et le monde ouvrier, en appuyant une vision des rapports au monde basée sur la prédominance de l’hégémonie étasunienne et l’accompagnement idéologique des élites réactionnaires Américaines
      la sociale démocratie s’est privée de sa force, de sa représentation populaire.
      Opposition fictive et de façade,masquant mal le choix de ses élites à perpétuer les stratégies de domination de la bourgeoisie de gauche, des conservateurs attachés à leurs privilèges rien de plus.


      • Dzan 12 juin 2009 11:21

        Gérard Filoche est Inspecteur du Travail, il sait la souffrance des salariés, les coups tordus des patrons voyous, les négriers modernes qui exploitent les sans papiers.
        Ce sont des gens comme lui qu’il faut écouter, pas ceux qui ne sont jamais sortis de leur bureau, et n’ont jamais vu un salarié qu’au cinoche.
        Je plusse au post d’Abdelkader


        • civis1 civis1 12 juin 2009 22:04

          Il y a des types bien partout bien sûr ! Mais malheureusement les résultats montrent que les gens du PS viennent de payer le choix politique qui était le leur : 
          1) La collaboration au niveau de l’union européenne à une constitution sans Europe Poltique ni Europe Sociale.

          2) Un non dit : Laisser , au niveau national, gouverner la droite pour mieux utiliser le vote militant et l’emporter dans les autres élections. Le choix politique du PS qui était d’entretenir au niveau régional et départemental une classe politique importante ( des caciques qui utilisent la grogne sociale pour s’y approprier le pouvoir) leur sera fatal

          L’image politique du PS risque d’être entamée durablement... et comme pour l’élection présidentielle précédente, les médias alignés ne se priveront pas de choisir , en le faisant mousser, le challenger de gauche sur le critère du meilleur perdant crédible.


        • Philippe D Philippe D 12 juin 2009 11:23

          Comment ce parti pourra-t-il encore tenter de réconcilier des positions aussi antagonistes :
          OUI-NON au traité européen
          OUI-NON à l’économie de marché
          OUI-NON à l’alliance avec le centre et son corollaire OUI-NON à l’alliance avec l’extrême gauche.

          Le constat d’une scission inévitable était fait depuis les présidentielles. Le PS a préféré lanterner, tenter une fois de plus de dissimuler les incompatibilités.
          Cette fois ça devient difficile.

          Vals semble l’avoir compris et être enfin prêt à donner le dernier coup de pied dans la fourmillière.
          Attendons de voir ce que feront les fourmis.


          • Philippe D Philippe D 12 juin 2009 11:50

            Ludo,

            Pour les Verts (je pense que vous voulez parler d’Europe Ecologie) il est encore trop tôt pour savoir si cet attelage tiendra et combien de temps. L’expérience passée des Verts justement ne donne pas beaucoup de chances à cette alliance de circonstances.

            L’UMP a 1 chef, pour le moment incontournable.

            Mais vous avez raison il y a dans tous les partis des clivages idéologiques. Ceux qui savent rester un minimum solidaires et cohérents parviennent à contenir ces clivages.

            Le PS n’y parvient plus depuis trop longtemps.
            Nous ne tarderons pas à savoir ce qu’il adviendra du PS. Je pense pour ma part qu’il implosera d’une façon ou d’une autre et que retarder sans fin ce constat ne lui servira à rien.


          • souklaye souklaye 12 juin 2009 11:25

            Quand un producteur parle comme un consommateur, c’est qu’il y a plus de produit à vendre, mais le souvenir et les phobies maintiennent l’illusion.

            Les chirurgies faussement démocratiques succèdent aux coups d’États électoraux guidés par la guerre des nerfs. Les abus de langages configurent le discours officiel.

             

             

             

            L’inflation des pathologies économiques et des modes de régulation administrative ont crée un engouement pour la croyance à tout prix, à bas prix. Cette religion confond parabole et législation.

            Depuis que les maladies globales ne sont plus adaptées à la médecine institutionnelle, la réorientation professionnelle transforme les humanistes en cannibales.

            La suite ici :

            http://souklaye.wordpress.com/2009/04/23/bloc-note-politique-sur-mesure-espoir-a-la-carte-et-gout-des-autres/

             


            • Stéphane Bouleaux 12 juin 2009 11:32

              Le probleme du parti socialiste c’est qu’il a oublié le mot « social » !

              Ce parti devrait representer et defendre les travailleurs.
              Et tous les travailleurs ! Pas seulement les fonctionnaires, les enseignants, les SNCF-EDF-GDF et quelques immigrés ou sans papiers.

              Or dans la réalité le PS se gave de grand mot (« nouvelle intelligence... ») pour masquer l’absence de programme et son but très liberal : faire un max de pognon et garder le max d’avantages.

              La collaboration avec les liberaux est complete : delocalisations, aides aux banques, europe, immigration etc...

              Donc le ps doit subir la desaffection des electeurs de plein fouet.


              • LE CHAT LE CHAT 12 juin 2009 12:37

                ça a commencé avec Jospin , membre des Bilderberg qui a fait une campagne non socialiste en 2002 en oubliant de s’adresser aux ouvriers et employés !
                Mais aussi DSK , Fabius , Pierret font partie de cette mafia néolibérale qui exploite les gens . de nombreux membres socialistes font partie du Siècle , autre clan d’exploiteurs .
                avec DSK à la tête du FMI et Pascal Lamy à l’OMC , ils sont au sommet de la pyramide du système qu’ils prétendent combattre  ! quelle imposture !


              • nephilim 12 juin 2009 11:36

                Désolé je ne me sens pas du tout concerné par l’avenir du ps.
                tout comme les autres il ne represente plus personne sinon eux meme, et tout les avantages qu’il tire du pouvoir et de l’argent du peuple.


                • Maurice-Alain BAILLERGEAU Maurice-Alain BAILLERGEAU 12 juin 2009 11:50

                  Filoche égal à lui même ! Il fait semblant de ne pas savoir comment l’UE fonctionne pour enfumer tout le monde.
                  Je ne comprends pas pourquoi il ne rejoint pas Mélenchon et le PC, il y serait mieux qu’au PS.
                  Il sait qu’il y a trois gauches :
                  1) Celle qui ne peut pas oublier le rêve communiste : il en fait partie
                  2) Celle qui, par opportunisme, facilité , abandon ou conviction rallie Sarko : nous n’en faisons pas partie
                  3) Celle des « autres », j’y suis, comme Poignant, Mosco, Rocard et DSK, réalistes, pragmatiques et avec des convictions, enfants adultérains de parents répudiés, le communisme et le capitalisme non régulé.
                  Le reste est du vent ou de la douleur !


                  • jpb jpb 12 juin 2009 13:51

                    En gros c’est cela. smiley

                    Les structures mentales rigides pédalent sans cesse dans la semoule en rabâchant les mêmes phrases vidées de sens, et Filoche malgré tout le respect que l’on doit à son expérience d’inspecteur du travail ne propose aucun scénario qui s’adresse à l’électeur, et se contente d’être dans la répétition à l’égard des militants.


                        • Mathieu 12 juin 2009 13:34

                          "Nous sommes pour une économie mixte et contre une société de marché. Nous sommes pour rompre avec le capitalisme financier type FMI/OMC."

                          Quelqu’un peut-il me rappeler qui sont présidents de l’OMC et du FMI ?
                          Quelqu’un peut-il me rappeler à quel parti appartiennent Lamy et Strauss-Khan ? 

                          Et ces gens viennent nous faire la leçon ?


                          • Voltaire Voltaire 12 juin 2009 13:45

                            Je me permets de reprendre ic le commentaire déjà posté à propos de la lettre ouverte à Martine Aubry.

                            Autant le « gadin » du MoDem lors de cette élection a des causes assez évidentes, et peut donc trouver sa solution aisément, autant le cas du Parti Socialiste est un tel casse-tête qu’il est difficile de suggérer des solutions.

                            On parle souvent du problème de leadership de ce parti. C’est bien sûr une évidence, et le faible score obtenu aux européennes ne va pas arranger les choses : la guerre des chefs va reprendre de plus belle avec 2012 en perspective.

                            Mais le problème de fond, qui me semble toujours insoluble, est l’absence de vision commune de ses membres et de son électorat, qui le condamne au consensus mou et à la confusion. Au PS, un tiers est favorable à une gauchisation du parti (et alliance avec l’extrême gauche), un tiers au modèle jospinien traditionnel, et un tiers au modèle social démocrate (et alliance avec le MoDem). Personnellement, je considère l’équation insoluble. Comment proposer un projet de société lisible quand il existe de tels fossés ? La synthèse est tellement difficile que personne ne s’y risque, et que le combat se reporte par défaut sur les personnes. Or l’enjeu de société est immense (poursuivre ou rompre avec le sarkozysme).

                            L’auteur est clairement un avocat du premier tiers. Mais penser qu’en France un PS se déportant à gauche et repoussant tout accord avec les démocrates puisse emporter une élection nationale relève d’une ignorance profonde de la sociologie du pays (je ne mets pas en cause ici l’idéal). En réalité, le seul salut que j’entrevoie pour le PS serait en un projet de société totalement nouveau, qui permettre de transcender les clivages actuels. Mais les luttes de personnes sont tellement pregnantes au PS que cette hypothèse me parait impossible à développer en si peu de temps. Quant à l’arrivée de l’homme (ou la femme) providentiel, tel Obama aux US, il ne faut pas rêver...


                            • moebius 12 juin 2009 20:47

                               La société française et la société européenne sont des sociétés ou la social démocratie s’est réalisé. Le socialisme s’est réalisé et le consensus dont vous parlez est cet état de fait.. Consensus « mou », parce que nous n’arrivons pas à aller au delà de ce qui est maintenant le statu quo, et a proposer d’autres objectifs sociaux. Tout consensus est mou comme peut l’être la banalité du quotidien et de ce qui va de soit. Les pendules se sont arrêtée et nous sommes là les bras ballants privés d’espoir comme des cakes et nous tournons vers les partis de gauche pour qu’ils nous proposent d’autres idées comme si la fonction d’un parti politique était de proposer des idées et non de mettre en pratique des idées. Qu’y a t’il au menu ? nous voulons voir le directeur de cet établissement.... Notre société n’a plus d’idées qui vont dans ce sens. Nous sommes arrivé au bout de ces enjeux là et de cette histoire. Chef !... Courrez plus vite vous allez vous faire piétinez..


                              • moebius 12 juin 2009 20:51

                                ...la preuve !. l’alternative aurait été dans le centre ? On croit rêver... En tout cas nous v’la revenu de cette illusion....de cet idiotie vous voulez dire. Fallait vraiment étre désespérément vide pour y croire . Je ne vous le fait pas dire. Chef !

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