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Accueil du site > Actualités > Politique > Bayrou bientôt dans l’opposition ?

Bayrou bientôt dans l’opposition ?

Avec sa dernière déclaration au « Monde », Bayrou fait encore un pas de plus en direction de Ségolène Royal, au risque de se fâcher définitivement avec ses anciens alliés de droite. Pour autant, souhaite-t-il la victoire de la candidate socialiste ? Se rêve-t-il en Premier ministre d’une présidente socialiste ? Ni l’un ni l’autre, mais plutôt en chef naturel de l’opposition.

François Bayrou a décidé que 2007 serait l’année de son émergence, celle qui lui donnerait sa légitimité et un véritable destin politique. Après une percée inattendue dans les sondages, qui lui a un temps laissé l’espoir de se qualifier pour le second tour, puis une troisième place au premier tour (avec un score qui l’aurait qualifié en avril 2002), il ne veut pas laisser retomber le soufflé. Depuis le lendemain du 22 avril, alors que tous les perdants se sont éclipsés de la scène, lui maintient, par divers stratagèmes, une présence médiatique importante, accède à un débat inespéré. Il est même la personnalité politique préférée des Français parmi celles qu’ils souhaitent voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir, selon un sondage TNS Sofres pour "Le Figaro Magazine" publié jeudi. Avec 65% d’avis favorables (autant à droite qu’à gauche), le leader centriste gagne dix points par rapport au même baromètre du mois d’avril et devance largement les deux finalistes de l’élection présidentielle !

Confronté au sort traditionnel des perdants, celui d’énoncer des consignes de votes avant de se retirer, il maintient sa ligne ni gauche ni droite alors que les deux vainqueurs multiplient les appels. Mais s’allier à l’UMP, ce serait s’assurer un retour au sein d’une majorité dans laquelle il ne pèserait guère, à laquelle il ne serait vraisemblablement pas indispensable pour gouverner, et en fin de compte un schéma très habituel avec lequel il veut rompre. S’allier au PS, ce serait trahir son électorat traditionnel. Dans les deux cas, un ralliement aurait signifié la fin de la ligne centriste qu’il a eu tant de mal à faire émerger, sans compter le risque de choisir le mauvais cheval.

Pendant dix jours, il a cultivé cette ligne. D’abord le débat avec Ségolène Royal lui a permis de marquer sa différence avec le PS, d’afficher son pragmatisme et son réalisme économique à une époque où la population française sent bien que la fin de l’Etat providence est inévitable. Ensuite, on l’a entendu déclarer sa grande différence avec Nicolas Sarkozy grâce à des « off » fort opportunément ressortis des placards (le pacte secret refusé) ou de virulentes charges contre lui (telle son interview avec JM Aphatie sur RTL). Et contrairement à Ségolène Royal, qui attaque très maladroitement Nicolas Sarkozy sur ses points forts (voir sa charge sur la sécurité dès le début du débat de mercredi soir), Bayrou sait beaucoup mieux frapper là où Sarkozy est faible et là où « ça fait mal » (sa connivence avec les médias, ses pratiques antidémocratiques).

Au lendemain d’un débat télévisé où la candidate socialiste n’a pas brillé par sa prestation, en tout cas pas au point de renverser les sondages qui s’obstinent à la donner perdante, Bayrou fait curieusement un pas de plus dans sa direction en annonçant au Monde qu’il « ne votera pas pour Sarkozy », ce qui déclenche instantanément des réactions virulentes du clan Sarkozy. De toute façon, le candidat UMP ayant déjà affiché que « ceux qui ne sont pas avec lui sont contre lui » (la doctrine « George W. Bush »), la position de François Bayrou ne lui laisse guère espérer la moindre clémence ou le moindre pardon. Sarkozy qui affirme qu’il n’y aura « ni débauchage, ni marchandage » préfère manifestement le chantage pour rallier des députés UDF plus attachés à leur siège qu’à leurs convictions.

L’une de ces réactions est relativement pertinente, celle de l’UDF rallié à l’UMP, Gilles de Robien, qui déclare que "François Bayrou (...) se prépare à entrer dans l’opposition en cas de victoire de Nicolas Sarkozy". Et de fait, plutôt qu’un strapontin gouvernemental qui l’obligerait à une discipline et un devoir de réserve pour les cinq prochaines années, Bayrou préfère un siège d’authentique opposant qui lui permettra de s’exprimer à loisir et consolidera sa stature politique.

Ce faisant, il mise tout de même sur la décomposition à brève échéance du Parti socialiste, hypothèse réaliste tant les dissensions sont devenues visibles à gauche (telle l’absence remarquée de Laurent Fabius à Charléty alors que le PS jette ses dernières forces dans la course à la présidence). Au minimum, il espère le ralliement rapide de quelques ténors compatibles (tels ceux qui s’étaient exprimés avant même le premier tour). Il peut aussi compter qu’un Parti socialiste qui s’attend à être malmené aux législatives préfèrera trouver en face de lui à l’Assemblée des députés UDF plutôt que des UMP. Des accords de désistement inhabituels sont donc vraisemblables entre les deux formations, dont Bayrou espère récolter bien plus que la vingtaine de députés que Sarkozy vient de lui arracher.

Positionné entre une droite puissante et une gauche exsangue, qui ne songe même plus à lui chercher querelle et qui le juge même fréquentable, François Bayrou espère bien devenir le leader naturel de l’opposition au futur gouvernement de Nicolas Sarkozy, un tremplin idéal pour 2012.

Cette stratégie n’est pas sans risque et le futur parti démocrate (dont on peut anticiper que son acronyme officiel comportera au moins trois lettres pour éviter les quolibets faciles) pourrait bien être mort-né, mais c’est sans doute la seule qui peut lui permettre d’espérer un jour atteindre le second tour au lieu de rester perpétuellement coincé entre droite et gauche.

Pas sûr dans ces conditions qu’il souhaite la victoire de Ségolène Royal ni qu’il vote pour elle...


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225 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 4 mai 2007 10:37

    Avec la défaite ce dimanche de Nicolas Sarkozy au présidentielle et sa retraite pitoyable (sans doute chez son ami G.Bush ou Poutine) ,le centre et la droite disposeront d’un leader de grande qualité humaniste pour 2012. Un véritable renouveau de la politique va enfin s’amorcer


    • Thomas Thomas 4 mai 2007 13:26

      Personnellement, je doute fort de la victoire de SR. Mais dans cette éventualité, l’UMP ne pourrait pas résister à l’explosion tant les soutiens à Sarkozy ont été nombreux. Et qui sera là pour ramasser les morceaux ?


    • jps jps 4 mai 2007 14:07

      il n’y aura pas d’explosion de l’UMP. Sarkozy est comme Poutine il verrouille : http://poly-tics.over-blog.com/


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 mai 2007 21:24

      A AB . Je prend acte de l’élégance que vous mettez à « craindre » la victoire de NS qui sera, comme le notent beaucoup de commentateurs, le signal de la désintégration du PS et le premier pas d’une montée en puissance du centre. Je crois à ce scénario, mais avec une variante. Je crois qu’avant 2012 on aura fait de consensus une Sixième République et que la gouvernance aura pris une forme bien différente. http://www.nouvellesociete.org/6.html

      Pierre JC Allard


    • Philippe95 4 mai 2007 22:59

      Mr. Bayrou manoeuvre d’une façon admirable pour trouver jour après jour le chemin qui lui permet de maximiser les chances de réussite de son nouveau parti. Ce parti auquel je souhaite de réussir et auquel j’apporterai dès le mois de Juin mon suffrage : Je suis encore pour 2 jours électeur du PS, mais ce sera la dernière fois.

      En effet, je suis fatigué de l’incroyable médiocrité du PS, qui va échouer à une élection imperdable. Et ce n’est pas Mme. Royal qui en est coupable, mais ceux qui avaient le devoir de la soutenir et qui ont préféré jouer la défaite pour en tirer un profit personnel. Ceux-là n’ont pas hésité à « offrir » à la France 5 ans de pouvoir Sarkozyste pour conforter leur position future. Contrairement à SR, ceux-là méritent la défaite annoncée, et à ma petite échelle je refuse de les aider à ramasser Lundi le fruit de leur duplicité.

      Si le PS meurt (sans doute seulement après les législatives) nous verrons se constituer un parti nettement plus à gauche sur ses décombres, et un parti de centre gauche. Le pari de FB c’est que ce dernier sera déjà né, sous sa houlette. S’il réussit, il récupèrera aussi ceux qui sont un peu vite allé à la soupe UMP.

      S’il continue à être aussi habile, Mr. Bayrou peut même espérer être un arbitre dans la future assemblée. Là, on entamerait une excellente remise en ordre de notre démocratie : J’aimerais beaucoup voir un parlement qui accepte l’action gouvernementale normale, mais qui soit capable de refuser un 49.3 et de voter la censure lorsque se produisent des abus manifestes.


    • archieleach 5 mai 2007 08:59

      Lerma, reviens d’argentine tu as du louper 3 mois de télé. Sarko est a 54 %. Plus qu’avant le débat !! A force d’aboyer, le message de Ségo (quel message ?) ne passe plus.


    • PasKal 6 mai 2007 09:53

      PRÊT POUR LE « SOULEVEMENT » ???

      DES RUMEURS PREDISENT QUE CA COMMENCE CE DIMANCHE SOIR A 20h01...

      J’aimerais pas habiter du côté de la ’place de la Concorde’ aujourd’hui...


    • RC de Toulouse 6 mai 2007 14:40

      Pas certain qu’en 5 ans, on passe à la VIème République si Sarkozy est élu. Il est plutôt du genre à vérrouiller le système et à renforcer les pouvoirs du président. A moins de l’émergence d’une situation insurrectionnelle, ce qui n’est évidemment pas souhaitable.


    • ch07 6 mai 2007 15:21

      VI e république en minuscule = vie


    • vachefolle vachefolle 4 mai 2007 10:43

      Il est tres probable que son pari echoue. Robien et Santini vont essayer de conserver l’UDF sous cette etiquette aux prochaines legislatives, augmentant encore la confusion.

      Dans ce cas l’UMP fera en sorte de garder un UDF minimal a l’assemblee pour justifier son ouverture au centre, et le parti de Bayrou aura un espace politique encore plus reduit. Il faut aussi noter que l’echec de Bayrou est triple :

      D’une part il n’a pas reussi son pari certes audacieux d’etre finaliste, D’autre part, il n’a pas reussi a attirer une seule personalite politique de gauche dans son parti ou sur son nom. Les seuls ralliements quil a eu sont venus de droite. Ensuite il est en passe de faire exploser l’UDF.

      Bayrou, le futur plan B de la politique.


      • Thomas Thomas 4 mai 2007 13:31

        « Très probable » me semble exagéré. Mais le pari est assurément risqué et Bayrou est manifestement prêt à le faire. D’où le titre de mon article.

        La victoire ou la mort semble être sa stratégie. C’est un positionnement rare en politique, et courageux ! Et on le dit indécis ??


      • tipaul 4 mai 2007 14:46

        La remarque sur l’absence de ralliements est juste. Mais entre les élections de juin et aujourd’hui il y a... dimanche prochain...

        Mon hypothèse, c’est que 3 cas sont possibles :
        - Large victoire de NS : explosion du PS avec recentrage des modérés et virage à gauches des autres. FB ramasse la mise au centre.
        - Victoire de SR : l’UMP n’explose pas mais rame pas mal aux députés. Et est obligé de faire un peu plus de place à l’UDF, lequel peut jouer sur les 2 tableaux. Surtout si l’assemblée ne vire pas franchement à gauche et que l’UDF permet de faire basculer un vote
        - Petite victoire de NS : là, effectivement, les troupes socialistes restent hyper mobilisées pour « le 3eme tour », et FB a probablement perdu son pari.

        PS : je n’imagine sincèrement pas une « large victoire de SR », c’est pour ca que je ne fais pas l’hypothèse. Allez, pour être juste je vais la faire : FB se positionne en sauveur du PS, puisqu’il a presque appelé à voter SR. Et hop, il raffle la mise...

        au final, si l’on en croit les sondages, je crois que FB ferait mieux de voter NS pour qu’il ait la victoire la plus large possible...


      • vachefolle vachefolle 4 mai 2007 16:57

        comme probablement toute l’extremne gauche afin que le PS explose et que la refondation se fasse. Enfin avec tous ces plans C (sur la comete...) La france aurait vote NON a la constitution europeene


      • Philippe95 4 mai 2007 23:11

        Pas d’accord : Vous prenez les électeurs pour des imbéciles incapables de voir un trucage aussi grossier. Or beaucoup d’électeurs de FB ne sont pas venu là par hasard mais parce qu’ils ont, refusant et NS et SR, cherché et trouvé une autre voie. Ils ont été convaincus de quitter leur choix habituel.

        Ce sont donc là des électeurs plutôt portés à la réflexion : J’oserais dire qu’ils préféreront l’original à la copie, même si cette phrase est un peu connotée smiley


      • manu 5 mai 2007 09:14

        ..à part Kouchner, Rocard, Delors qui ont mis un coup de pied dans la fourmillière et obligé le PS « progressiste » dont sa candidate a faire un pas de 2, pendant que les Fabius et Emmanuelli s’effacent devant les socio-démocrates (DSK)... si c’est c pas un mouvement de la gauche vers Bayrou c quoi ?

        Ensuite pour l’UDF oui, il va la faire « exploser » bien sûr, et c’est nécessaire, pour faire naître un « mouvement démocrate » dans la droite ligne de sa campagne et débarassé de l’image beniouioui de L’UDF


      • istrati 4 mai 2007 17:08

        Balivernes John eastwood... Je n’ai aucune affection particulière pour Hollande, mais ce que tu dis (ta deuxième phrase)est tellement réductrice et stupide que cela vaut la peine de le souligner.

        Si Sarkozy l’emporte, c’est l’ouest parisien, la haute finance, les bons investissements et non la chasse à ce que certains rêveraient etc... Jeudi, j’apprends l’ ancienne amitié qui le lie à Balkany depuis des décennies. ouah ! Malversations et compagnie. C’est ça la France de demain, Neuilly, Passy, Levallois (où les pauvres ont été viré !) !!!

        Dire que le parti socialiste pourrait se recomposer, cela est toujours vrai après des élections où les courants s’expriment.


      • archieleach 5 mai 2007 09:08

        Eastwood, tu as raison. Si le PS au lieu de vouloir diaboliser Sarkozy, d’attaquer les médias, de s’indigner a tout bout de champ et pour rien aurait fait campagne autour d’un programme et pas d’un brouillon, sans s’occuper des autres, elle n’en serait pas la. Et si, après les élections, ils continuent sur cette voie, le Ps explosera en vol au profit de Bayrou (qui s’en bien que les électeurs de gauche seront plus faciles a rallier que ceux de droite). Hollande est responsable autant que Ségo, qui s’est isolée de son partie et de ses éxtrémes. Alors si Sarko gagne, l’opposition ce sera Bayrou et la on peut le dire la politique aura changée et sera rentrée dans le 21éme siécle.


      • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 11:06

        Quelque soit le vainqueur de dimanche (et tout indique que ce sera Nicolas Sarkozy), ce débat de mercredi a mis en lumière les sévères insuffisances et limites des deux candidats. C’est dans ce cadre que les futurs députés démocrates auront un rôle essentiel : garantir que le futur gouvernement oeuvre pour l’intérêt général, et non pour un clan, ou une partie de la population.

        C’est un rôle ingrat, car il ne va pas dans le sens du prince, ni dans l’opposition systématique, tellement plus aisée, mais c’est une noble mission. Sans doute, en l’échange de garanties sur ces valeurs essentielles, le futur parti démocrate pourra t-il passer un accord de gouvernement avec l’un ou l’autre camp, de façon à aller de l’avant et à reconstruire ce pays blessé. Mais sur ces valeurs, il ne doit pas transiger.

        Dans ce cadre, comment analyser la position de François Bayrou et des députés UDF ?

        François Bayrou a besoin de députés pour donner une colonne vertébrale à son nouveau parti. Or, dans la plupart des circonscriptions de ses députés, Nicolas Sarkozy est arrivé très largement en tête. Si l’on ajoute à cela la prestation médiocre de Mme Royal sur le fond de son projet mercredi (je ne parle pas de la forme ici), et l’absence de remise en question de sa doctrine sur le rôle de l’Etat, leur prise de position en faveur de Mr Sarkozy n’est pas indéfendable.

        Ce choix, François Bayrou ne pouvait l’effectuer. En tant que porte-drapeau d’une nouvelle politique, qui a réuni tant d’électeurs sur son projet, il se devait de demeurer en retrait. Sans doute les pressions actives de Nicolas Sarkozy et de l’UMP ont-elles été l’origine d’un mouvement d’humeur compréhensible, et de propos dûrs et sans doute justifiés. Et il faut reconnaitre le courage des élus UDF, comme Anne-Marie Comparini à Lyon, qui ont su résister à ces pressions et confirmer leur vote blanc.

        Mais surtout, François Bayrou doit se porter vers l’avenir. Non pas son avenir, mais celui de la France et des français. Car s’il est persuadé de la justesse de son analyse, qui en a convaincu plus d’un, alors en toute logique se doit-il de poursuivre un combat constructif en faveur d’une société plus juste et plus efficace.

        La recomposition du PS n’est pas pour tout de suite, elle se fera après les élections législatives, et en fonction de son score à ces élections. En ce sens, je partage largement votre analyse. Le premier et principal obstacle pour François Bayrou est cette élection législative. Faute d’élus, il sera bien en peine de poursuivre son combat. Et ce combat, selon toutes probabilités, il devra le mener seul.

        Là où je diverge, c’est sur l’opportunité d’une alliance avec le PS, à l’heure actuelle. Faute de recomposition rapide de celui-ci, et en raison des menances d’un UMP surpuissant et des UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, sa meilleure option est sans doute un accord avec l’UMP entre les deux tours de ces législatives. En l’échange de garanties sur l’impartialité de l’Etat, sur l’absence de politiques ultra-libérales, il pourrait ainsi faire taire ses détracteurs internes, consolider son nouveau parti, et préparer avec sérénité les élections municipales. Car pour exister, un parti a aussi et surtout besoins d’un réseau d’élus locaux.

        Plus tard, une fois la recomposition du PS terminée, et en fonction de la tenue des promesses de l’UMP, un renversement d’alliances pourra s’effectuer. Car même si garanties il y a, j’ai des doutes sur la tenues des promesses d’un gouvernement Sarkozy tout puissant, qui désirera assoir son pouvoir et imposer son idée de société à l’anglo-saxone.

        Alors, François Bayrou pourra légitimement se retourner vers les électeurs et leur dire « J’ai essayé, j’ai été constructif, pour l’intérêt général, mais il est des choses innacceptables, une ligne jaune a été franchie ».

        Et là, en effet, François Bayrou deviendra le recours légitime de l’opposition.


        • Philippe D Philippe D 4 mai 2007 11:27

          Ce matin nous sommes déjà un peu dans ’’l’après’’.

          Le soufflé du ’’qui a gagné le duel’’ est retombé. L’élection semble définitivement pliée. Bayrou a perdu Ségolène aussi.

          Contrairement à vous je pense que l’explosion du PS ne va pas attendre très longtemps et que, en sous-main, sa reconstruction est déjà entrée en phase active. Qui sont les socialistes qui vont se presser Dimanche soir aux télés et radios pour faire le constat public de l’échec, de leur échec commun autant que de celui de Royal ? Il ne va pas être très facile de réunir un plateau de choix de ce côté.

          Les analyses qui seront faites immédiatement du côté du PS vont tirer dans les deux sens, à gauche gauche et au centre droit. Les débats ne seront plus internes mais sur la place publique et ils risquent cette fois d’abandonner les fleurets mouchetés pour sortir les sabres d’abordage.

          Il est possible que tout explose avant les législatives tant les rancoeurs doivent être fortes et que chaque camp comprend bien que c’en est définitivement fini.

          Et Bayrou dans tout ça ? Il va essayer de jouer des coudes pour exister en tant que chef d’un futur mouvement réunissant les socios-démocrates. Il est probable qu’ils n’arrivent pas à clarifier les positions pour les législatives.

          Cela risque d’être ’’twist’’ !


        • Rage Rage 4 mai 2007 14:23

          Bonjour,

          Je partage à nouveau l’analyse de Voltaire, néanmoins je suis beaucoup plus pessimiste quant à la suite des événements.

          Clairement, Bayrou pouvait tenir face à Sarkozy au 2ème tour. Le vote utile et le matraquage des médias ont fait le reste, mettant de fait Sarkozy en position de force : il ne suffisait plus que de carresser l’électeur dans le sens du poil, éviter les débats et corriger les erreurs de Sarko par une presse bienveillante et des journalistes cléments.

          Le jeu de Bayrou est risqué depuis le début, risqué, mais terriblement salvateur. C’est l’un des rares, a faire de la politique par conviction plutôt que par soumission. Mais dans ce pays, les puissances à l’oeuvre pour manier les esprits et museler les esprits libres sont fortes.

          L’OPA agressive portée sur l’UDF par l’UMP, au moment même où il fallait que les troupes « stabilisées du 1er tour » suivent leur chef et assument leur choix, ces troupes sont pour l’essentiel des députés retournées à la soupe « populaire ».

          Bayrou est donc isolé, mais isolé avec 7 millions d’électeurs qui ne savent plus sur quel pied danser. Les « bâtons » dressés sur la route de Bayrou pour créer le Parti Démocrate, les pourris jusqu’à la moelle de type De Robien, qu’il aurait fallu virer depuis TRES longtemps, font tout pour affaiblir le courant naissant.

          En flinguant l’image du nouveau parti, en cherchant à brouiller la donne avec l’image dépassée de « l’UDF », en achetant les voix des élus près à tout pour leurs postes, Bayrou doit reconstruire tout à zéro. 577 candidats, 577 nouvelles têtes ou presque, le tout dans 577 « fiefs » ou, quel que soient les résultats de l’élection présidentielle, il y aura massification des voix pour l’UMP ou pour le PS tant les visions sont radicalisées.

          Le pari de Bayrou, en vue de 2012 maintenant, ne doit pas laisser occulter qu’il y aura entre temps 5 ans d’un probable « carnage » Sarkozy, et qu’en 5 ans, il a le temps de tomber dans l’oubli ou d’être mis à l’écart médiatique.

          Il reste une seule et unique chance de voire se pays progresser sans tomber, demain ou dans 10 ans, dans une guerre civile, cristallisant le fait qu’en France on n’arrive pas à réformer sans crise ou sans mettre 50% des citoyens dans la merde : cette chance c’est un parti social démocrate issu du Centre de Bayrou, et de l’aile centre droite du PS (DSK/Rocard/Kouchner/Delors).

          Si le PS n’implose pas, si l’UMP conserve sa main mise sur tous les canaux de pouvoir, alors la chance Bayrou sera passée. Et le peuple - surtout les classes moyennes, souffriront encore et encore, comme un éternel Cisyphe poussant son rocher, son boulet.


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 mai 2007 15:53

          « En l’échange de garanties sur l’impartialité de l’Etat, sur l’absence de politiques ultra-libérales, il pourrait ainsi faire taire ses détracteurs internes, consolider son nouveau parti, et préparer avec sérénité les élections municipales. Car pour exister, un parti a aussi et surtout besoins d’un réseau d’élus locaux. »

          Accréditer l’idée qu’avec l’UMP de NS on peut obtenir de telles garanties, c’est de fait contredire les propos de FB et sortir de la position d’autonomie que vous semblez défendre vis-à-vis du parti de droite ouvertement radicalisé . C’est justement parce que FB ne croit pas à de telles garanties qu’il refuse de voter pour NS ; ce qui, pour qui sait que voter blanc c’est, dans situation actuelle du rapport des forces, voter NS, est une évidence ; ainsi que pour tout électeur lucide de FB.

          Bref votre analyse m’invite à penser que vous nous invitez à voter blanc, au risque de faire élire NS, car, selon vous, entre NS et SR celui-là est le moins mauvais pour le projet centriste ; ce qui ne me semble pas du tout, mais pas du tout, le point de vue de FB.

          Comme on dit : c’est au pied du mur que l’on reconnaît le maçon...Vous semblez préférer, au pied du mur, le centre droit au centre gauche, en comptant, qui plus est, sur le pluralisme de NS ; c’est votre droit, mais ne pensez vous pas pas que vos options précédentes de centre gauche en sont affectées ?

          Je ne doute pas que vous allez rapidement m’éclairer sur ce point...


        • Voltaire Voltaire 4 mai 2007 16:09

          @Sylvain Reboul

          Mon analyse n’avait rien d’une invitation à un vote personnel, mais se voulait objective. Votre interprétation est erronée, je me suis déjà prononcé sur mon vote sur d’autres fils, mais tout cela est sans importance. Je vous invite d’autre part à lire ma nouvelle contribution un peu plus bas.


        • vachefolle vachefolle 4 mai 2007 17:01

          Si il etait ... si « Responsable » que cela, il l’aurait dit.


        • Gasty Gasty 4 mai 2007 18:53

          @vachefolle

          Mais il a la responsabilité de son parti,l’urgente réalité en face de lui et le courage d’une stratégie totalement honnête.


        • archieleach 5 mai 2007 09:12

          Moi je dis que Bayrou va voter blanc mais chacun comprend ce qu’il veut. Nico la joue modeste et Ségo la joue méthode Coué mais bon je crois qu’elle pourra revenir bronzée de Martinique.


        • manu 5 mai 2007 09:35

          Damien, vous réfutez la victoire probable de Sarkozy sous seul prétexte d’avoir évoqué ce qu’il ferait si il perdait, et qu’il ’pouvait perdre’..c’est un peu tiré par les cheveux et surtout de n’avoir réussit à faire aucun décryptage de sa stratégie.

          Au niveau communication Sarkozy sait qu’il est handicapé par l’image de quelqu’un de colérique, d’excessif, d’agressif et de certitudes égocentriques. Toute sa campagne, en dehors de ses meeting où il federait ses partisans en se laissant aller à ses attaques sur des pans antiers de la société (immigrés, chomeurs, allocataires minima sociaux, 68ards), il a communiqué nationalement en jouant les « modestes et justes »... que ce soit en dénoncant les magouilles politiques dont il est pourant le champion, en affichant des ’doutes’ pour s’humaniser, en adaptant un profil bas lors de son « match » du 2 mai, en ayant appris à adopter des intonations basses, des phrases espacés et des petits sourires à contrario de quelques mois avant ou il affichait des rictus un débit de parole élevé, et des pics d’intonations fréquents et rapprochés.

          Sa stratégie face a des candidats mettant en avant sa violence a tout logiquement été de se « victimiser » pour s’attirer la sympathie des Français qui ont toujours eu tendance à défendre les « pseudos victimes ».

          C’est bien mal connaitre de plus les « off » que l’on peut trouver en cherchant un peu ou il proclame depuis 8 mois à qui veut l’entendre qu’il SERA président, le plus connu est sa conclusion dans un entretien avec L.Thuram où il lui a garantit texto ’que de toute fàçon il sera président’. Il y a , surtout en politique, une grande différence entre les paroles télédiffusés et le comportement, les commentaires et l’évolution stratégique de campagne


        • OG OG 5 mai 2007 15:00

          @ voltaire Je croix que vous exposez parfaitement le cynisme du candidate Bayrou : Vous recommendez une alliance avec la droite pour gagner des deputes aus legislatives, puis un revirement rapide avec la gauche pour federer l’opposition. Vous donnez meme la raison « officielle » de Bayrou : Il dira au peuple, j’ai essaye avec la droite, ca ne marche pas, je vais maintenant a gauche.

          Pensez vous vraiment que la droite soit si stupide ? Que l’UMP accueillera les centristes a bras ouverts sans guaranties, et sera heureuse de les voir retourner leur veste quelques mois plus tard ? Qu’en est il des electeurs ? Les deputes centristes elus avec le soutien de la majorite presidentielle n’auraient aucun compte a rendre au gens qu’ils representent ?

          Cette conception de la politique politicienne est precisement ce qui degoute les francais. Si Bayrou avait un vrai projet, qu’il l’explique, qu’il le soumette au vote populaire, et on verra quels seront les resultats.


        • manu 5 mai 2007 17:44

          que dieu t’entende damien, il nous l’a déjà joué avant ses 30% au premier tour, il savait tres bien qu’avec ce score s’etait « plié », sego s’affolant pour mobiliser ses troupes et taper de poing sur la table pour ne pas disparaître était ce qu’attendait Sarko. il lui à suffit de la jouer cool et se laisser porter en jouant « les martyrs » pour accroitre un peu pus son avance..clairement formulé « si 11 millions d’electeurs m’ont choisi c’est que je dois être compétent, et par mon calme je prouve ma valeur et ma tolérance face à l’hystérique qui me diabolise ».

          L’affaire est plié depuis longtemps, son élection restera croyez moi un cas d’école de stratégie et de communication politique..c’est ce que j’appelle un holdup républicain


        • agosin 4 mai 2007 11:22

          La candidate de la gauche menace : « Si vous ne votez pas pour moi, il y aura des violences dans les rues... »

          On croirait entendre une Lepéniste dans toute son horreur dégoulinante. Comment peut-on prétendre diriger un pays en incitant ainsi au désordre constituionnel ?

          Qualifier ces propos d’outranciers est très mesuré... En réalité. c’est criminel et je crois que la folle aura à en répondre dans les urnes.

          Petit à petit, la vérité émerge et au fil des déclarations à l’emporte-pièce de la pasionaria de gauche, on comprend lequel des deux candidats est un danger pour la France !


          • Alan Alan 4 mai 2007 11:37

            oui, comme si on prenait les conséquences pour les causes.

            Si l’on est obligé d’être dur et sévère quand à l’insécurité c’est justement parce qu’il y a de graves abus, et non pas l’inverse !!! Merci Mme Royale de nous montrer les limites de votre démagogie populaire.


          • Philippe D Philippe D 4 mai 2007 11:41

            Je suis assez de votre avis, j’ai écouté l’intervention de Ségolène (10mn en podcast sur RTL) et j’ai trouvé ses propos indignes.

            C’est une dernière tentative, un va-tout, alors que sa défaite est annoncée, mais c’est une tentative particulièrement basse qui écorne encore un peu plus son image. Il s’agit plus pour elle d’essayer de sauver les meubles et de ne pas perdre avec 10 points d’écart. Quand même elle aurait pû (dû)trouver à ce moment des élans de rassemblement et adopter une attitude plus responsable et respectueuse.

            Elle est sans doute trop aveuglée par le vertige de voir son rêve s’effondrer pour s’en rendre compte. Il est temps que les esprits s’apaisent.


          • Yannick J. Yannick J. 4 mai 2007 13:44

            euuuhh là j’en reste pantois !

            vous aller nous le faire sur combien d’articles votre copier coller ???

            c’est incroyable comme depuis le début des élections certains se veulent si désepérément à même de vouloir convaincre les autres qu’ils adoptent l’attitude du post massif sur tout article....

            c’est lassant, peu constructif et de plus votre post n’a rien à voir avec l’article sus mentionné puisque l’on parle là de Bayrou et non de ségo ou sarko... on le sais que vous l’aimez bien votre nicolas, d’accord !!!!

            amicalement...


          • PasKal 4 mai 2007 14:38

            La République , via son Parlement d’alors, a porté Pétain au pouvoir.

            Et la majorité des français a approuvé et s’est soumise.

            Un petit nombre toutefois ont RESISTE et ont REFUSE de se soumettre à l’Etat Vichyste.

            La « majorité » avait-elle raison ? Ou était-ce la « minorité » d’alors ?!

            Je m’enorgueilli que ma famille ait, à ce moment de l’Histoire, choisit l’Honneur et rejoint la « minorité ».

            Je compte dans ma famille un « Compagnon de la Libération », plusieurs officers des « Forces Françaises Libres », et nombre de « Résistants » dont 6 d’entre eux sont tombés soit sous les balles des milices vichystes (soutenues par la « majorité » ayant décidée d’être ’soumise’), soit disparus dans les camp après avoir été arrêtés pour ’faits de Résistance’ (on les nommaient ’terroristes’ à cette époque).

            Je ne dis pas que Sarkozy est une ’sale petite ordure’. Mais je dis qu’il y a un risque (réel) qu’il le devienne.

            Et s’il le devenait et attentait à la République ou à la Démocratie (comme je le crains fortement qu’il ne le fasse), alors, OUI, je me souviendrai de mes « aînés » ! ; alors OUI j’agirai comme eux, en susant des MÊMES méthodes au besoin.

            PERSISTE ET SIGNE :

            AU DESHONNEUR, JE CHOISIRAI L’HONNEUR

            JE PREFERE MOURIR ’DEBOUT’ QUE DE VIVRE ’COUCHE’ COMME UNE PUTAIN


          • istrati 4 mai 2007 17:36

            Méprisant et méprisable ta fausse citation, agosin . Aient la décence d’expliquer tes choix plutôt que manier l’insulte, l’anathème et le déni. Sarko représente les puissances de l’argent, parce que ceux-ci l’ont élu ( je ne parle pas des électeurs) et Ségo malgré ses faiblesses relatives représentent plus qu’elle-même. Cela tu peux le comprendre ?

            et si les gens descendent dans la rue, c’est parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens de se faire respecter et entendre. La politique, c’est cela aussi en démocratie.


          • PasKal 4 mai 2007 17:57

            Je viens de voir que dans les journaux, à l’étranger, la presse prend déjà des paris sur la première mesure que devra prendre Sarkosy s’il est élu : « AU BOUT DE COMBIEN DE ’JOURS’, SARKOSY, A PEINE ELU, DEVRA INSTAURER »L’ETAT D’URGENCE« ET LE »COUVRE-FEU« EN FRANCE POUR TENTER DE REPRIMER LE SOULEVEMENT QUE SON ELECTION DECLENCHERA ? ».

            Nos voisins n’en sont même pas à se demander si l’ELECTION DE SARKOZY sera générateur d’un ’soulèvement’ d’une partie du Peuple de France ; ils sont déjà certain que la ’CHIENLIT’ qu’entraînera son élection sera IMMEDIATE...

            Je crains, hélas, qu’ils n’aient raison... Elle commencera aussi tôt que 20h01 dimanche soir !

            Mais, contrairement à il y a quelques mois, la France de rencontrera pas que des « petites émeutes de banlieue » avec quelques dizaines de milliers de voitures brulées...

            CETTE FOIS CE SERA EMINAMENT BEAUCOUP PLUS GRAVE ; ET BEAUCOUP PLUS ETENDUE (PROBABLEMENT A L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE) !

            SI SARKOSY EST ELU DIMANCHE SOIR : UNE (VERITABLE) ’GUERRE CIVILE’ COMMENCERA EN FRANCE INSTANTANEMENT.

            Elle ne touchera pas que les ’banlieues’...

            Les forces (dîtes)de l’Ordre, en l’état actuel, ne pourront contenir cette « révolte ».

            LE « CHAOS » EST (DEJÀ) INSCRIT DANS L’ELECTION DE SARKOZY.


          • Ptit Dino Ptit Dino 4 mai 2007 20:06

            Bonjour,

            juste une remarque, parce que le terme République est utilisé un peu à tort et à travers. La République ne s’oppose pas à la dictature, mais à la Monarchie. La France est devenue une République quand elle n’a plus eu de roi. Et la première République de ce nom (Rome) avait des possibilités de dictature dans son mode de fonctionnement.

            La France est une République car elle n’est pas une monarchie. Elle est une démocratie car elle n’est pas une dictature.

            Si on suppose que NS n’est pas monarchiste, alors du point de vue « historique » il est républicain.

            Je me demande si quelque part sur Agoravox, il y a un article qui explique rapidement et clairement les différents régimes politiques... Cela éviterait les fascistes et anti-républicains à tire-larigot qui n’ont rien à faire dans un débat.

            Autrement, article fort interessant à mon avis. smiley


          • archieleach 5 mai 2007 09:16

            Paskal, ca faisait bien longtemps que j’avais pas lu une telle connerie, chapeau bas l’artiste. Commences a tirer, mais te blesses pas surtout.


          • PasKal 5 mai 2007 15:59

            Le sang français qui coulera dès demain soir à 20h01 sur le sol de la France sera la marque à tout jamais de « l’Etat-Sarkozyste » et le poursuivra comme son « sceau de l’infâmie » jusqu’à son dernier souffle...

            Que l’Etat-Sarkozyste débute demain soir, comme c’est plus que probable, sous le « sceau du sang » et alors sa chute et sa fin se finiront aussi sous le « sceau du sang ».

            A savoir si ce sera alors sur le sang de la France ou de celui de Sarkozy et de ses ’sbires’ qu’il s’achèvera ; seule l’Histoire le dira...

            La (large) majorité soutenait Pétain ; la (petite) minorité soutenait DeGaulle (ma famille en était).

            C’est pourtant la minorité qui avait raison.

            Après le ’passage’ de Sarkozy, il faudra ’épurer’ la France, comme naguère : ’épurer’ la Police, ’épurer’ les médias et les ’faiseurs d’opinion’ qui ont manipulé cette élection et trahit la Démocratie et le Peuple de Notre Patrie, ’épurer’ la classe politique ’mafieuse’, ’épurer’ l’administration qui se sera couchée et soumise : bref, il faudra ’épurer’ la France des ’Sarkozystes’, qu’ils soient de Vichy-sur-seine ou d’ailleurs.


          • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 4 mai 2007 12:29

            Article très intéressant (de la part d’un Démocrate - au sens Bayrou du terme - je pense smiley. Cependant, certaines affirmations doivent être nuancées.

            Quand tu mentionnes la popularité de François Bayrou de 65% (selon un sondage TNS Sofres pour « Le Figaro Magazine »), pour évaluer la pertinence de cette analyse il faut tenir compte du résultat comparable (40%) de Besancenot !

            Tu dit que Bayrou est arrivé à maintenir une position ni droite ni gauche et est arrivé a marquer sa différence lors du débat avec Ségolène Royale. Au-delà des commentaire de la presse, moi j’ai vu plus de convergences que de différences. Et cela me rend d’autant plus triste de voir que cette convergence d’idées et de valeurs « majoritaire » à de fortes chances de perdre les élections.

            Quand tu affirme que « Bayrou sait beaucoup mieux frapper là où Sarkozy est faible et là où « ça fait mal » (sa connivence avec les médias, ses pratiques antidémocratiques) », moi je remarque que (malheureusement) ces remarques et ces dangers ne semblent avoir touché personne ! S’est étonnant et (et très) regrettable (euphémisme) ... mais ses critiques courageuses et nécessaires ... ont été un coup d’épée dans l’eau ... ce qui me fait penser que la démocratie est mal en point.

            Enfin, tu dis qu’il mise sur la « décomposition à brève échéance du Parti socialiste » et sur des « désistement inhabituels vraisemblables ».

            Si Ségolène Royale perd, et encore plus si elle perd de façon significative ... je crois que les deux affirmations / prévisions seront fausses : la position d’ouverture au centre sera mis en cause, le PS vas se refermer sur la gauche, et on en voudra à Bayrou de ne pas avoir pris une nette position en faveur de cette ouverture ... et dans ce contexte, je vois mal des désistements à gauche en faveur des Democrates.

            Si on ajoute a cela que les « transfuges UDF » dans l’UMP ont les droits légaux sur le label UDF et qu’ils ont dit que leur UDF sera présent au législative, que l’UMP fera son possible pour couler le projet de Bayrou, sans désistement à gauche ... la Partit Démocrate a de fortes chances d’être mort-né.

            Donc non, je ne pense pas que se positionnement ni en faveur de la droite, ni en faveur de la gauche sera a terme « payant » pour Bayrou. Il aura par contre toutes ses chances si Ségolène passe, tant au niveau du nouveau partit (législative) que pour reformer l’Etat et faire entendre sa différence.

            On verra ...


            • Thomas Thomas 4 mai 2007 13:05

              Je n’imagine aucun accord électoral entre le centre et l’UMP aux législatives. Sarkozy s’ancrera probablement dans sa « doctrine Bush » et voudra torpiller Bayrou à tout prix (sa seule vraie menace aujourd’hui). En outre, il s’attend à disposer d’une majorité confortable à l’assemblée, qui ne lui imposera aucune alliance. Donc le salut de Bayrou ne pourra venir que de la gauche.

              Si Ségolène connaît une défait honorable (49-51), le PS survivra peut-être et Bayrou sera en situation très délicate, sans doute obliger de s’allier officiellement avec le PS ou l’UMP pour survivre, fin de l’épisode centriste. En revanche, il escompte sans doute une défaite plus nette qui ferait imploser le PS, un vote blanc important qu’il pourrait revendiquer (potentialisé en cela par la consigne de Le Pen).

              Comparini votera blanc, Bayrou aussi !

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