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Bayrou, l’homme qui cache la forêt des députés de ...

Depuis quelques mois, l’homme est sympathique et semble s’émanciper peu à peu. Sa dénonciation de l’impartialité des médias, des abus du candidat encore ministre de l’intérieur à 45 jours du scrutin, sa volonté de faire preuve d’ouverture avec des hommes y compris de gauche au point d’y choisir un premier ministre sont des gages donnés à une partie centrale de l’électorat.

Bayrou dispose actuellement d’une addition de 4 électorats, de 4 types d’intention de vote.
1. Son propre électorat de centre-droit, faisant entendre une orientation plus européenne que le reste de la droite mais solidaire d’elle depuis 40 ans
2. Une partie du vote de droite, inquiet de la fringale de pouvoir et de la faible fibre démocratique du nouveau champion d’une droite décomplexée. Sarkozy cumule à outrance leviers de commandes, soutien des plus puissants, complaisances médiatiques, cet ami de Aznar en Espagne et de Fini en Italie, s’inspire de Bush et de Berlusconi tant dans son projet politique que dans sa méthode de campagne..
3. Un vote venant du centre-gauche, de couches spécifiques : cadres perturbés par le Non au référendum et aux difficultés ou réticences du Parti Socialiste à se mettre en ordre de marche autour de sa candidate, enseignants désorientés et ne trouvant pas de crédibilité au vote écologique.
4. Un vote “anti-système” ou d’extrême centre plus politiquement correct que le vote Le Pen mais avec un parfum de démagogie poujadiste. Dans la version

Un homme pour aller où ?
Le système français n’est pas un système présidentiel à l’américaine. Gagner la présidentielle ne donne pas forcément le pouvoir, Chirac en a fait l’expérience en 1997 après sa victoire de 1995. Encore disposait-il d’un parti puissant et d’une primauté indiscutée sur la droite. Il faut pour gouverner disposer de la majorité au parlement. Et là dans les rapports de force prévisibles, le vote Bayrou risque d’être une opération sans lendemain.
Il est vrai que pour entretenir le spectacle médiatique et le suspense, le phénomène Bayrou permet de donner du ressort à cette élection présidentielle. Sinon il faudrait rentrer dans un travail comparatif des programmes, confronter les arguments idéologiques aux bilans et aux pratiques. L’arrivée de ce trouble-fête permet d’imaginer plusieurs scénarios, mêmes s’ils sont purement théoriques. On en oublie qu’il a été ministre 4 ans dans les gouvernements Balladur et Juppé et que les élus UDF ont voté avec l’UMP d’année en année au parlement comme dans les régions à l’exception de prises de positions récentes sur le budget par exemple.
Voyons les ordres de grandeur, avec un score entre 15 et 20% à l’heure actuelle l’émergence de ce troisième homme introduit une variante dans la confrontation droite-gauche propre à toutes les démocraties. Mais ce score inespéré qui a de quoi doper ses troupes ouvre-t-il pour autant une alternative sérieuse à la perspective d’un deuxième tour Sarkozy-Royal ? Permettez-moi d’en douter.
Le Parti Socialiste - plus que toute autre force et malgré ses faiblesses - reste le principal moyen pour refuser l’accaparement par la droite de tous les leviers de décisions et pour s’opposer aux politiques de démantèlement de l’état et de la protection sociale avec “sa fin programmée des impôts directs”. Les intentions de vote du candidat socialiste n’ont jamais été aussi importantes mis à part le cas de la réélection de Mitterrand en 1988. Dépasser les 25% n’est pas si systématique pour le Parti Socialiste. Mitterrand obtient 25,8% au premier tour en 1981. Jospin 23,3 % en 1995. Il y a bien une volonté de vote utile qui lamine les petits partis marginaux. Telle est la leçon déclinée en 2003, en 2004 et ... en 2007. Et c’est le PS qui en est le bénéficiaire.
L’analyse du “jour d’après” d’un scénario Bayrou au 2ème tour révèle que François Bayrou touche aux limites d’une posture d’outsider et glisse dans l’imposture. Il fait semblant d’oublier qu’après les présidentielles, il y a les législatives et la nécessité d’une majorité parlementaire.

Quel scénario purement théorique peut-on imaginer si Bayrou parvenait au second tour ? Explorer les deux variantes montre la fragilité du pari et de la marge de manœuvre même en cas de victoire.

1er cas. Un second tour Sarkozy - Bayrou
Fruit d’une faiblesse aggravée de la gauche de gouvernement (et plus encore celle de la gauche radicale en 2007), c’est le schéma de 1969 Pompidou-Poher ou de 2002 Chirac-Le Pen.
Dans cette hypothèse de fiction, Bayrou pourrait sans risque accentuer son verbe à gauche pour avoir une chance de vaincre Sarkozy. Mais ensuite ?
Imagine-t-on qu’il gagne malgré la démoralisation d’une gauche éliminée comme en 2002 et qui bonne démocrate le soutiendrait pour éviter Sarkozy. Bayrou président présente aux législatives de juin des candidats “UDF élargie” sous le nom de “Parti démocrate” et rompt l’alliance exclusive avec l’UMP.
Incidemment pourquoi la chambre sortante dominée par l’UMP donnerait-elle à un président centriste les moyens de changer de mode de scrutin avec une forte dose de proportionnelle ?
Ensuite imagine-t-on le PS éventuellement fractionné allié de cette UDF élargie ouverte selon les implantations des députés sortants tantôt à droite tantôt à gauche ?
Au nom de quoi les députés UDF sortant changeraient d’alliance, eux qui sont élus avec les voix de droite contre la gauche ? La nouvelle assemblée serait très fortement ancrée à droite. Une UMP certes rétrécie mais massive et à coup sûr première en nombre par rapport à l’UDF ou le PS. Pourquoi d’ailleurs soutiendrait-elle un gouvernement dirigé par un premier ministre de gauche ?
Il pourrait certes nommer quelques personnalités de gauche à des ministères mineurs, mais ce gouvernement resterait centré sur la droite et le centre droit. Un gouvernement à la Balladur (1993-1995) où coexistaient Sarkozy secrétaire d’état au budget et Bayrou ministre de l’Education. Il mit dans la rue la jeunesse, les enseignants et la gauche contre le Smic jeune et la modification de la loi Falloux en faveur de l’école privée. C’est d’ailleurs l’année du déficit record de 5,5%. Que ne disaient-ils l’un et l’autre ?
Que le centre-droit rêve d’un tel scénario n’a rien d’étonnant.
Mais que des gens se situant à gauche et refusant Sarkozy l’imaginent justement pour éviter Sarkozy, cela relève de l’illusion, de la tromperie ou de ... la roulette russe. La politique suivie par Bayrou et la droite élus dans ces conditions serait-elle si différente dans l’éducation de celle poursuivie par le ministre UDF de Robien. La montée des inégalités, le logement de plus en plus soumis à la seule loi du marché et des promoteurs, la poursuite de la précarisation du travail, tout ceci continuerait et l’UMP bloquerait l’évolution des institutions. Bref la recomposition est loin, car le rapport de force ne le permet pas. Dans cette hypothèse la gauche est trop faible pour “libérer” Bayrou de l’étreinte et de la tradition de la droite.

2e cas. Un second tour Royal - Bayrou
La seconde hypothèse, suppose une inversion des rapports de force au sein de la droite. Cela suppose que le ministre -candidat se dévoile un peu plus, qu’il laisse s’exprimer plus son impatience et son arrogance, que ses chiffrages et ses indicateurs soient confrontés à la réalité, que son discours pour les puissants soit découplé de son habillage idéologique pour les autres, que nombre de journalistes soit moins complaisants contre l’ami de leurs patrons (industrie d’armement en particulier) ou celui des sondeurs (quelle manne ces élections, et ces sondages répétitifs que l’on provoque aux moments et sur les terrains qui favorisent l’émotion, les paroles viriles et le conformisme). Tout ceci peut arriver - nombre de voix à droite le craignent- mais pas au point d’inverser les rapports de force entre Sarkozy et Bayrou, il y a encore du chemin à faire.
Dans ce cas, où Bayrou prendrait la tête de la droite, tout simplement, il ne parlerait plus de parti “démocrate”, ... il l’appellerait parti “républicain”.
Quelle faculté d’adaptation ! Et dans ces deux scénarios hypothétiques de sa victoire, ce n’est pas plus des « hommes ou des femmes choisis pour leur compétence” au dessus de la politique mais le dosage façon 4e république qui gouvernerait ses choix, sans que les électeurs aient eu le contrat en main.
En fait ceux qui souhaitent l’avènement d’un gouvernement responsable, non démagogique, d’inspiration mendésiste doivent plutôt souhaiter l’élection de Ségolène Royal accompagnée d’un parlement à majorité relative du PS avec des UDF en soutien ponctuel comme pour le gouvernement Rocard. En terme de dynamique politique c’est plus vraisemblable qu’un passage de Bayrou en première ligne suivi d’une élection débouchant sur un deuxième miracle d’une majorité recomposée à ce point.
Mais le plus probable est que les électeurs de Bayrou auront à choisir au second tour entre les deux grands partis. Que diront-ils alors ? L’élection de juin arrivera très vite après, avec des alliances déjà scellées avec l’UMP.
La modernisation de la vie politique française que demande avec raison Bayrou a plus de chance de se réaliser avec un gouvernement dirigé par la gauche que dans l’hypothétique scénario rêvé par les centristes : non cumul des mandats, présidence non monarchique, dose de proportionnelle, responsabilité des exécutifs, limitation des procédures d’exception, parité, respect des minorités.
Quant à Bayrou, s’il voulait réellement changer la donne politique, poursuivre dans ses ruptures avec cohérence, il proposerait une autre alliance englobant des européens du centre et de gauche (40 à 70 % du PS, 50% verts, 25% de l’UMP et 100% de l’UDF) sur un programme de modernisation et de démocratisation. Or on n’entend pas cette proposition ni dans son propre parti, ni même de façon explicitée dans sa propre bouche. Ce changement d’alliance monnaie d’échange d’une recomposition politique serait pourtant un vrai projet politique authentique, centriste certes, pas une posture pour une seule élection, mais ce projet de recomposition, nous ne l’avons pas vu.


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206 réactions à cet article    


  • Asu (---.---.96.10) 7 mars 2007 11:30

    A défaut de s’être remis en question après le passage du FN au second tour de la présidentielle, peut-être qu’en élisant une 3e personne qui n’est pas issue des 2 gros partis et des extrèmes, il le ferait.

    Personnellement, je ne crois plus à l’opposition stérile droite-gauche.

    « Quant à Bayrou, s’il voulait réellement changer la donne politique, poursuivre dans ses ruptures avec cohérence, il proposerait une autre alliance englobant des européens du centre et de gauche sur un programme de modernisation et de démocratisation. Or on n’entend pas cette proposition ni dans son propre parti, ni même de façon explicitée dans sa propre bouche. Ce changement d’alliance monnaie d’échange d’une recomposition politique serait pourtant un vrai projet politique authentique, centriste certes, pas une posture pour une seule élection, mais ce projet de recomposition, nous ne l’avons pas vu. »

    étrange, j’ai compris dans son discours tout le contraire, comme quoi, les droitistes ou gauchistes ultraconvaincu ne voyent que ce qu’il veulent voir. Et finalement ne produisent que le même genre de discours qu’ils ont quand ils parlent du camp d’en face : des idées stériles basées sur du cestdesgrosméchantsvotezpourmoi.


    • balao (---.---.234.133) 7 mars 2007 17:32

      Quelqu’un a-t-il eu connaissance, d’UN, UN SEUL SONDAGE, sur un éventuel deuxième tour Bayrou/Sarko. Etrange, non ?


    • toto1701 (---.---.128.13) 7 mars 2007 18:10

      Le thème du vote : Si les présidents de l’UDF et de l’UMP devaient s’affronter le 6 mai, lequel aurait votre préférence ? Nombre de votants : 1726

      Classement Candidat Pourcentage exprimés 1 François Bayrou 53,6 % 2 Nicolas Sarkozy 38,4 % 3 Vote blanc 8,1 %

      Les résultats des votes précédents sur notre site à l’adresse suivante : http://www.lexpress.fr/info/france/elysee_2007/jevote.asp

      © L’Express SA - 2007

      Marquer comme non lu Marquer comme non lu


    • toto1701 (---.---.128.13) 7 mars 2007 18:12

      balao ,n’aisje vous ai pas repondu ?


    • 3antar (---.---.238.221) 7 mars 2007 18:13

      Oui tout a fais la seul foix ou les sondeurs on supposé Bayrou au deuxième tour, ils ont aussi imaginé les deux plus probales des possibilitées.

      Contre Sarko, gagnant 52% contre 48% et Contre Ségo, gagnant 55% contre 45%.

      Donc oui pour repondre a ta question il y a eu un sondage Bayrou-ségo ou Bayrou gagnerait, ce sondage ayant été diffusé le même jour que celui qui presentait un second tour Bayrou-sarko Ou Bayrou serait également gagnant...

      Si tu as entendu l’info concernant le second tour Bayrou-sarko et pas celle concernant Bayrou-ségo, c’est que tu es surement un socialiste de mauvaise foix.....

      3antar, smiley


    • toto1701 (---.---.128.13) 7 mars 2007 18:20

      mercredi 7 mars 2007 ELYSEE 2007 : LE VOTE DU JOUR

      Le thème du vote : La candidate socialiste et le président de l’UMP sont au coude à coude dans les sondages. Et vous, pour qui voteriez-vous au second tour ? Nombre de votants : 2068

      Classement Candidat Pourcentage exprimés 1 François Bayrou 61,7 % 2 Ségolène Royal 30,1 % 3 Vote blanc 8,2 %

      Les résultats des votes précédents sur notre site à l’adresse suivante : http://www.lexpress.fr/info/france/elysee_2007/jevote.asp


    • toto1701 (---.---.128.13) 7 mars 2007 18:24

      Pour la 1ère fois dans un sondage François Bayrou est en passe de devenir le 2e homme de l’élection présidentielle. L’écart entre lui et Ségolène Royal au premier tour n’a jamais été aussi faible. Un résultat inédit à découvrir dès demain matin 6h sur orange.fr.(Sondage BVA-Orange-Presse Régionale)

      çà c’est la surprise du chef !! BAYROU LE DEUXIEME HOMME§§§


    • Vick (---.---.89.32) 7 mars 2007 19:16

      Oui, ce sondâge existe ! Au second tour, ce serait environ du 60/4O en faveur de François Bayrou . Sarkozy n’aurait aucune chance !


    • grattounette (---.---.74.68) 8 mars 2007 00:04

    • grattounette (---.---.74.68) 8 mars 2007 00:07

      ... la seule FOIS. Et « la mauvaise FOI », 3antar ! Mais à part ça c’est impecc, ma foi ! smiley


    • 3antar (---.---.238.221) 8 mars 2007 10:33

      Tout a fait ma foix !


    • (---.---.252.109) 9 mars 2007 14:27

      Si, merci beaucoup !


    • (---.---.166.246) 7 mars 2007 11:38

      Une forêt de 26 députés sur 577 !

      Même si bayrou les crame, ça augmentera pas l’effet de serre... Soyons sérieux smiley


      • Nathanael (---.---.252.201) 7 mars 2007 11:45

        Non mais revenons à un bon vieux clivage gauche/droite, ça fonctionne si bien depuis 30 ans !

        Si Bayrou réussissait (soyons utopiques) à réunir dans un gouvernement des hommes politiques quelque soit leur appartenance politique (on veut des gens compétents raf de savoir de quel parti ils sont), vous pensez qu’il aurait besoin d’une majorité UDF à l’assemblée ? vous pensez que les députés qui seraient bien obligés aussi de s’y mettre (au lieu de poursuivre leur petite gueguerre), désavoueraient un gouvernement de coalition ?

        De toute façon on a vu 30 ans de bipartisme, juste bon à se tirer dans les pattes, à mener une bataille sans vainqueurs,histoire de nous faire croire qu’ils travaillent pour nous... perso ça me suffit pour aller voter qqu’un d’autre...


        • Petruknik (---.---.69.4) 7 mars 2007 14:16

          Les députés s’interressent essentiellement à leur réellection et donc à leur életeurs. Pouvez-vous imaginer sérieusement qu’un député élu avec les voix de sympatisants UMP va leur tourner le dos et aller chercher les voix de gauche en soutenant un gouvernement Bayrou arc-en-ciel ?

          Je n’y crois pas une seule seconde. A la rigueur, peut-être que quelque uns tenterons l’aventure mais c’est tout.

          Avez-vous lu Platon ? il me semble que c’est lui qui affirmait qu’il existait une différence entre le fait d’être simplement persuadé et le fait d’être convaincu. Quelqu’un de convaincu serait selon lui prêt à parier.

          Si plus de 20 députés élus avec des voix UMP soutiennent un gouvernement Bayrou arc-en-ciel avec notamment des ministres PS, je suis prêt à vous inviter à diner dans un restaurant 3 étoiles Michelin.

          Dans le cas contraire, vous m’inviteriez à diner dans la gargotte kebab de votre choix.

          Même désiquilibré de cette façon, ce pari m’est encore trop favorable. Je m’en excuse.

          Relevez-vous le gant ?


        • pixel (---.---.215.196) 7 mars 2007 21:49

          Avec Platon c’est d’un banquet dont il s’agit, alors réduire ce pari à une modeste table de resto.


        • guillaume badin (---.---.22.101) 7 mars 2007 22:54

          @ Petruknic je tient le pari si bayrou arrive a rallier au moins 20 députés UDF tu m’emmene au restau et si il fait moins c’est moi qui t’invite.  smiley


        • petruknik (---.---.3.15) 7 mars 2007 23:09

          @Guillaume. Au moins j’aurrai réussi à en faire sourire un ! Ils ont peu d’humour les pro-bayrou d’Agoravox.

          Leur amour impossible les rend très suceptibles et mélancoliques.


        • grattounette (---.---.74.68) 8 mars 2007 00:11

          C’est pas un gouvernement arc-en-ciel, ce sera un gouvernement ORANGE !! smiley)


        • Ulmo (---.---.187.12) 8 mars 2007 01:18

          Ne pas oublier que si Bayrou est élu, les députés jadis élus avec les voix de droite...

          ...seront des députés élus avec des voix du centre, de la droite et de la gauche, puisque leurs administrés donc ils sont prets à cirer les pompes pour une réélection auront en majorité voté Bayrou.

          Sans rire, sa stratégie tient debout, c’est ca que les francais comprennent je pense.

          Sont pas c.. les francais, ils vont pas à la peche cette fois ci, ils vont voter Bayrou, et c’est tant mieux. smiley


        • Antoine Vielliard (---.---.17.113) 7 mars 2007 11:51

          Bonjour,

          Votre article néglige pas mal de points qui changeraient votre analyse :

          1) au Parlement Européen l’UDF siège avec le centre gauche et notamment avec les Italiens qui dirigent la coalition de gauche. En France cela demeure difficile tant que le Parti Socialiste continuera à vouloir faire alliance avec l’extrême gauche. Mais l’UDF a déjà prouvé qu’elle est capable de travailler avec une gauche moderne sociale libérale.

          2) l’union droite gauche est une réalité quotidienne dans 91% des communes de France qui sont dirigés par des Maires apolitiques qui réunissent des élus municipaux de droite comme de gauche. Elle est aussi une réalité dans 100% des communautés de commune et d’agglo. Elle est une nécessité au niveau national puisqu’on a observe que les majorités conduite par le PS ou l’UMP ne se fondent que sur un électorat qui représente 20% des électeurs donc a peine 13% des Français. Sarkozy ou Royal c’est le blocage vers la droite ou le blocage vers la gauche.. mais toujours le blocage de la France. Finalement le resultat est le meme pour la France.

          3) Vous estimez que le PS et l’UMP ne pourront pas travailler ensemble : sauf si le peuple souverain le leur ordonne. Dans une démocratie le seul patron c’est l’électeur. Les Français en ont marre de ces querelles stériles pour augmenter l’audience des medias et l’ego des élus au détriment du quotidien des gens. Libre aux Français d’accorder ou non une majorité au Grand Parti démocrate que François Bayrou appelait de ses vœux. Ce grand parti démocrate ressemble d’ailleurs beaucoup au projet de fusion avortée du MRP et de la gauche moderne de la fin des années 60.

          Enfin votre conclusion est assez surréaliste : l’union des modérés de gauche et de droite et en particulier des pro européens est précisément ce que propose Bayrou explicitement. En somme votre conclusion semble contredire tout votre article !

          Cordialement,

          Antoine Vielliard


          • Zenest (---.---.216.52) 7 mars 2007 14:23

            Merci à vous, je voulais vraiment souligner ça : Vous estimez que le PS et l’UMP ne pourront pas travailler ensemble : sauf si le peuple souverain le leur ordonne. Dans une démocratie le seul patron c’est l’électeur.

            Il faut souligner encore cet étrange état de fait dans lequel les politiques regardent le peuple de haut, ne prennent pas son attente en compte et décident à sa place de l’avenir du pays. Qui est au service de qui ? Il serait temps que la pratique s’aligne sur la théorie.


          • Zenest (---.---.216.52) 7 mars 2007 14:46

            Bayrou ne peut pas gouverner à cause du partisiannisme ? Une solution au débotté : finissons-en avec ces élections legislatives qui coûtent beaucoup d’argent, et tirons les députés au sort parmi les citoyens. Allez zou, vous avez été choisi pour représenter le peuple français, vous avez 5 ans, on compte sur vous...


          • (---.---.37.71) 7 mars 2007 23:55

            « sauf si le peuple souverain le leur ordonne. »

            Sauf que je le rappel, le peuple n’est pas souverain du tout, c’est la Nation qui l’est, et les élus ne sont pas représentants du peuple, mais de la nation.


          • filou51 8 mars 2007 15:16

            L’UDF est un parti de gouvernement, qui dirige des conseils généraux avec l’UMP, qui dirigeait des conseils régionaux avec l’UMP qui a toujours travaillé avec l’UMP, plus ou moins main dans la main. Ceci, Monsier Bayrou ne veut pas le laisser dire car il sait tres bien que son ascension tient à son positionnement anti-système similaire à celui de M Le Pen. La seule bonne raison de voter François Bayrou serait que celui-ci se décide réellement à casser le système : convoquer une assemblée constituante qui instituerait une république parlementaire, la proportionnelle,un Sénat des Régions, reprenant in fine la plupart des propositions de la VI republique de Montebourg et Peillon
            - remettre le pouvoir en jeu lors des législatives après le dépecage des deux principaux partis que représenterait sa victoire. Ceci serait aller au bout de sa logique.

            Suis je sourd ou Monsieur Bayrou n’en parle pas ?

            Ségolène Royal ne va pas au bout de sa logique de modernisation car elle est bloquée par une parti du PS, Sarkozy reve d’un régime présidentiel sans contre pouvoir, qu’est ce qui empeche Bayrou de vouloir refondre les institutions qui contiennent en elle-même le bipartisme qui est sacralisé par le second tour de l’election présidentielle ?

            Peut etre Monsieur Bayrou est il finalement un homme politique comme un autre, un homme qui reve de pouvoir plus que de changement ?


          • Antoine Vielliard (Saint-Julien-en-Genevois) Antoine Vielliard 10 mars 2007 13:38

            Article 3 de la constitution : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

            Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.


          • Gasty Gasty 7 mars 2007 11:53

            Vous n’avez pas reçu le label « IS(DW)9002 ».

            Une marque de qualité pour tous les auteurs.Faites en la demande à DW.


            • ExSam (---.---.54.53) 7 mars 2007 11:56

              Il ya quelques mois une fronde soulevait l’AV. Ras-le-bol de Sarko et Ségo, des charges et décharges et pubs associés sur ces deux.

              Faut-il aujourd’hui recommencer la fronde, tant le Bayrou n’est plus nouveau, mais très largement lassant, voire envahissant et pour tout dire pénible ?..

               smiley


              • (---.---.7.126) 7 mars 2007 12:03

                Une troisième hypothèse a été omise, parcequ’elle dérange et que l’on ne veutdonc pas la croire plausible : un second tour Bayrou Le Pen.

                Dans un tel cas, le système politique installé depuis 40 ans pour notre plus grand malheur serait bouleversé.

                Les citoyens auraient clairement exprimé leur refus de laisser l’establishment continuer à tirer la France vers le bas.

                Il reste encore assez de temps et d’indécis pour qu’un basculement dans ce sens soit toujours possible.

                Vote d’adhésion ou de rejet ? Tout va se jouer sur ces choix.


                • (---.---.240.216) 7 mars 2007 16:22

                  Dans ce cas de figure précis, c’est la victoire quasi assurée pour Bayrou. Quand on sait qu’en 2002, la plupart des électeurs de gauche ont voté pour Chirac, afin de faire barrage à Le Pen...Mais c’est un scénario difficile à imaginer quand même.


                • (---.---.7.126) 7 mars 2007 20:33

                  Oui mais ce serait dans les deux cas la fin de la dictature enarchiste. Et pour la France le salut.


                • (---.---.7.126) 7 mars 2007 20:38

                  Oui mais celà serait la fin de la dictature énarchiste, et pour la France le salut. Quelque soit le candidat.


                • grattounette (---.---.74.68) 8 mars 2007 00:16

                  Ah excellente l’idée, effectivement personne ne pense à ça ! Ah le bazar ! Ségo et Sarko dans le même bato percé, rigolo... smiley


                • Blablabla (---.---.20.71) 8 mars 2007 19:24

                  @ IP:xxx.x6.7.126

                  « Une troisième hypothèse a été omise, parcequ’elle dérange et que l’on ne veutdonc pas la croire plausible : un second tour Bayrou Le Pen ».

                  C’est une remarque que j’avais déjà faite il y a 15 jours sur Avox. A l’époque (!) j’ai bénéficié de votes négatifs et personne n’a poursuivi dans ma démarche.

                  Et là, au moment où je lis, il y a 31 votes positifs.

                  J’étais en avance de 15 jours sur le gros de la troupe...

                  Alors pour rester en avance sur mon temps et collecter encore des votes négatifs, je dirais :

                  BAYROU sera président grace à LE PEN.


                • LE CHAT LE CHAT 7 mars 2007 12:06

                  Un vote “anti-système

                  Bayrou est la roue de secours du système au cas où les labellisés officiels échoueraient .L’art de faire du neuf avec du vieux , car le béarnais fait partie du système depuis belle lurette..........


                  • machinchose machinchose 7 mars 2007 14:06

                    c’est une évidence. Je ne vois pas en quoi Bayrou serait hors systeme. Il n’est même pas hors des partis de gouvernement puisque l’UDF est un grand fournisseur de ministres pour les gouvernements UMP... donc bon...


                  • TB (---.---.21.162) 7 mars 2007 14:24

                    Pareil ! Ce sont les grands groupes industriels (pharmaceutiques, pétroliers, chimiques, gaziers et nucléaires), les lobby quoi, qui font la loi en France. Personne ne dira le contraire, « gauchistes » et bayrouistes étant au moins d’accord sur ce point.

                    Que ce soit Sarko, Ségo ou Bayrou, les lobby n’ont strictement rien à craindre de ces 3 présidentiables. Mais alors rien à craindre pour maintenir leurs oligopoles antidémocratiques ! Qui peut dire le contraire quand on connait toutes les accointances oligarchiques de ces messieurs-dame depuis au moins 20 ans ? Qui ? eh bien tu va voir que les 3 commentaires vont être repliés !!!


                  • parkway (---.---.18.161) 7 mars 2007 16:55

                    le chat a raison !

                    pourquoi votez vous négatif ?

                    Bayrou est un vieux de la veille !


                  • titoune (---.---.248.240) 7 mars 2007 18:27

                    Pour info ; depuis 2002 UN SEUL ministre UDF (Gilles de Robien), par ailleurs en opposition quasi permanente avec Bayrou. Votre formulation « grand pourvoyeur de ministres à l’UMP » est : 1/ Fausse : car avant 2002 l’UMP s’appelait le RPR 2/ Datée : pour être précis les dates exactes où en effet il y avait beaucoup de ministres UDF au sein de gouvernements de droites étaient - de 1986 à 1988 puis de 1993 à 1995 (entre 95 et 97, Chirac et Juppé avaient fait le vide car les UDF étaient marqués Balladur)

                    Vous avez le droit d’avoir vos opinions, mais un peu d’exactitude (ou de culture politique non partisane) ne fait de mal à personne...


                  • (---.---.37.71) 7 mars 2007 23:57

                    Heu, non, ce sont les énarques qui font la Loi, parce que même si l’élus ne l’est pas, il est entouré d’énarques, qui décident pour lui, et l’informent, s’ils veulent bien.. Et les énarque n’en on rien à foutre de l’économie et des groupes machin chose, comme le prouve notre superbe taux de croissance depuis 30 ans...

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