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Accueil du site > Actualités > Politique > Bayrou-Le Pen, même combat ?

Bayrou-Le Pen, même combat ?

Peut-on trouver plus antinomiques que François Bayrou et Jean-Marie Le Pen, le premier issu d’une démocratie chrétienne pro-européenne chantre de la modération, tandis que l’autre puise ses racines dans un poujadisme nationaliste, fruit de la guerre d’Algérie ? Les deux émissions RIPOSTES consacrées aux protagonistes, qui suivent le débat organisé récemment sur France2 et la déclaration de candidature de François Bayrou, nous éclairent sur cet improbable rapprochement.

Les hommes

François Bayrou et Jean-Marie Le Pen ont tous deux été profondément marqués par leur jeunesse.

Né en 1928, de condition modeste, J.-M. Le Pen explique très bien l’impact qu’a eu sur lui et sur son idéologie l’enseignement reçu à l’époque, fondé sur un patriotisme exacerbé issu de l’après Première Guerre mondiale. Très importante aussi, la mort d’un père, marin-pêcheur, pendant la Seconde Guerre mondiale, qui fit de lui, à quatorze ans, « l’homme de la famille », et exalta ce qu’il appelle son « rôle de mâle ». Son engagement patriotique, qui le conduisit à se porter volontaire pour l’armée et à défendre l’Algérie française, mais aussi sa vision du monde, fondée sur le rôle traditionnel des nations, s’expliquent par ce passé ancien.

F. Bayrou, lui aussi d’origine modeste et provinciale, est devenu, de façon identique, jeune (à vingt-trois ans) soutien de famille après la mort accidentelle de son père. Paysan érudit, ce dernier a aussi certainement eu un grand rôle dans sa soif de culture. Mais, étant né en 1951, sa vision géopolitique a été influencée par la réconciliation franco-allemande de de Gaulle et d’Adenauer, par la construction d’une Europe unie, notamment sous l’impulsion de grandes figures du centrisme comme Robert Schuman, se substituant à l’influence individuelle déclinante des anciennes puissances nationales coloniales, et par le bouleversement de notre société durant les années 1960.

J.-M. Le Pen et F. Bayrou sont aussi tous deux des catholiques déclarés, mais cette appartenance commune cache des aspects fondamentalement différents. Chez J.-M. Le Pen, élevé chez les jésuites, le catholicisme est un élément de tradition culturelle. Comme il l’indique lui-même, il aime « sa sœur plus que ses cousins, ses cousins plus que ses voisins, etc. », et réserve le « aimer ses ennemis comme soi-même » aux saints. J.-M. Le Pen revendique ainsi son catholicisme comme argument identitaire, comme il défend la notion de « France, fille aînée de l’Eglise », bien plus qu’il ne le vit. Chez F. Bayrou au contraire, la foi prime. Bayrou aime les gens du peuple, et a très vite voulu en être le défenseur. La compassion lui est naturelle car partie intégrante de sa croyance, mais cette foi ne peut être que personnelle et non pas déclamée, avec retenue et humilité, ce qui explique aussi son attachement farouche à la laïcité.

Divergence enfin dans le caractère des deux hommes. J.-M. Le Pen est un sanguin, un battant. Rien ne doit lui résister. En débat, J.-M. Le Pen peut se révéler charmeur, mais à la première contrariété, l’homme s’échauffe, s’emballe, éructe, agresse son interlocuteur, le noie sous un torrent verbal. Le verbe devient caustique, voire méprisant. Pour peu que l’adversaire soit faible, la victoire totale est l’objectif, l’ancien militaire qu’il est ne fait pas de quartier. Si l’autre résiste, J.-M. Le Pen peut cependant reconnaître son courage. Mais son respect ne s’adresse qu’aux forts. Redoutable orateur, doté d’un exceptionnel sens de la répartie, J.-M. Le Pen tire d’abord, réfléchit ensuite. Il manie avec délectation l’ironie, le jeu de mots. Capable de discours fleuves, improvisés, tenant en haleine son auditoire, il joue de l’émotion, suscitant rires et rages.

Tout autre est François Bayrou. Chez lui, la parole suit la pensée, parfois avec décalage, pour qu’il soit sûr que les mots soient justes, explicites. Convaincre, plutôt qu’asséner, tel est son objectif. Là où Le Pen cherchera le KO, et quittera la salle si celui-ci n’arrive pas assez vite, Bayrou fermera la porte à clé, et passera le temps nécessaire pour qu’un accord soit trouvé. Différence de style, de méthode. Plume exceptionnelle, sa pensée est complexe, riche, et ne peut pleinement s’exprimer dans le formatage médiatique actuel. En discours, en revanche, Bayrou prend toute sa dimension. Orateur hors pair, après avoir vaincu son bégaiement, les mots qu’il écrit lui-même prennent tout leur sens, leur profondeur, et s’adressent, chose unique dans tout l’échiquier politique, à quelque chose en nous de peu habitué à être sollicité, notre conscience. Tribun contre missionnaire.

Les analyses

Pour J.-M. Le Pen comme pour F. Bayrou, la situation actuelle, marquée par le profond rejet des Français pour le système en place et par une morosité persistante, est largement due à l’inaction d’une classe dirigeante, coupée des réalités du peuple. Tous deux fustigent ces élites, formées à l’ENA à vingt-cinq ans, qui s’enferment dans les cabinets ministériels et sous les ors de la république pour n’en sortir que parlementaires, ministres eux-mêmes, ou pour pantoufler dans une grande entreprise. Tous deux, qui puisent leurs racines dans la France modeste et provinciale, ont compris cette exaspération croissante du Français moyen, qui encaisse les injustices jusqu’au jour où... Et F. Bayrou, qui a fait partie de ces sphères gouvernementales, reconnaît combien il s’est un temps laissé aveugler par le miroir du pouvoir ministériel avant de réaliser que les dés étaient pipés et le système corrompu. Tous deux enfin portent un jugement impitoyable sur l’ère Chirac, et notamment les cinq dernières années où, disposant de tous les pouvoirs à tous les niveaux de l’État, le président n’a pas su ou voulu traiter les causes profondes des problèmes du pays.

Pour F. Bayrou, l’essentiel est bien là, et la solution passe d’abord par une autre conception du pouvoir, fondée sur la nécessaire collaboration des compétences, qu’elles soient de gauche ou de droite, pour résoudre les problèmes essentiels (climat, retraites, dette publique...) et définir des solutions efficaces et acceptables par une majorité de Français. Mais pour J.-M. Le Pen, ce diagnostic sur le pouvoir n’est qu’accessoire, car le premier des maux, c’est l’immigration. Qu’importent les chiffres qui montrent que la criminalité est très majoritairement le fait des Français, que la plupart des étrangers travaillent, de façon clandestine ou pas, dans des emplois que les Français ne veulent plus, et ne désirent que s’intégrer... La misère de la France, pense-t-il, provient de cet afflux incontrôlé d’étrangers, dont les hordes s’abattent sur notre pays pour sucer le sang des prestations sociales et autres avantages de l’État providence. Et la première faillite des dirigeants successifs, c’est bien de n’avoir pas su arrêter aux frontières ces émigrés des contrées les plus déshéritées, et de leur avoir octroyé autant de droits qu’aux Français « de souche ». Une analyse évidemment combattue par F. Bayrou qui estime que sur ce sujet, le problème n’est pas tant le nombre d’immigrés entrants, qu’il faut cependant modérer en insistant sur le codéveloppement, que la faillite de notre modèle français d’intégration, qui laisse sur la touche une part croissante de sa propre population, de seconde, troisième ou quatrième génération, alors qu’elle avait su jusqu’ici faire de ces immigrations sa richesse.

Les visions

Si J.-M. Le Pen n’a pas encore établi son projet présidentiel, il a défini quelques grandes lignes directrices (voir le site du Front national ) : retour au protectionnisme économique et au franc, réduction drastique des dépenses sociales de l’État (et notamment pour les étrangers) , des impôts (sur les personnes et les entreprises) et des prélèvements sociaux. Cette philosophie, avec un ensemble de propositions particulièrement « libérales » (c’est-à-dire prônant le désengagement de l’État), justifie de placer J.-M. le Pen « à droite » en matière économique, et il partage avec F. Bayrou la volonté de favoriser fortement les petites entreprises et l’artisanat, créateurs d’emplois. Moins prolixe sur les aspects sociaux de sa politique, il n’en est pas moins avocat des « valeurs traditionnelles » en vigueur lors de sa jeunesse. Quant à l’aspect international, c’est là aussi le retour à un système basé sur les nations, et aux accords au cas par cas ; il est opposé au communautarisme solidaire européen. Le modèle de société proposé par J.-M. Le Pen se rapproche peut-être de celui qui était en place en Espagne sous Franco (la dictature militaire en moins). Il sous-estime sans doute les conséquences qu’une politique de « préférence nationale » douanière entraînerait, par réaction des autres pays, notamment une asphyxie de l’économie faute de marché intérieur suffisant, et une sclérose sociale.

La vision de F. Bayrou est, elle, centrée sur la défense d’un modèle sociétal « européen », qui puise aussi un certain nombre d’éléments clés dans la tradition française. Pour répondre aux grands défis actuels, il défend non seulement la participation de la droite et de la gauche modérée aux décisions, mais aussi la nécessité de gérer au niveau de l’Europe un certain nombre de problèmes globaux (énergie, climat, immigration, défense, sécurité...) auxquels il considère que la France seule ne peut apporter de réponses. Mais il affirme son attachement à des valeurs qu’il considère comme françaises, comme la primauté de la qualité de la vie et de l’épanouissement personnel sur la réussite fondée sur l’argent du modèle anglosaxon. Après avoir largement développé sa vision des problèmes lors d’une série de colloques thématiques, F. Bayrou a défini une série de six grandes priorités (environnement, éducation-recherche, lutte contre la dette, lutte contre l’exclusion, relance de l’Europe, soutien à l’entreprise) qui viennent compléter une indispensable réforme du système politique en place, vers une sixième république. Cette dernière réforme, institutionnelle, lui paraît indispensable pour rétablir un « Etat impartial », devise de Raymond Barre, et gage d’une société renouvelée où « un enfant sache que son destin est entre ses mains, et ne dépend pas de son origine, de sa caste sociale... » .

Le futur

F. Bayrou et J.-M. Le Pen se retrouvent sur un élément essentiel dans cette course à l’élection présidentielle : tous deux se mettent cette fois-ci en campagne pour gagner !

A soixante-dix-huit ans (âge que n’atteignit jamais Leonid Brejvev à l’âge d’or de la gérontocratie soviétique), Jean-Marie Le Pen croit, peut-être pour la première fois, à un destin présidentiel. Après un second tour en 2002 qui l’avait pris par surprise, on aurait pu croire finie la carrière de Le Pen, son parti en butte à une lutte fratricide pour sa succession, et son espace politique sécuritaire occupé par un Nicolas Sarkozy hyperactif. Mais remis en selle par l’incurie des gouvernements successifs de Jacques Chirac, incapables de répondre aux préoccupations fondamentales des Français et minés par les dissensions internes, il renaît, tel le phoenix, et comme à son habitude avant chaque élection présidentielle, plus fort que jamais.

Quant à François Bayrou, il considère que 2007 verra la victoire de David contre Goliath, du candidat de l’authenticité contre le système politicomédiatique qu’il fustige. Dopé par une popularité incomparablement plus élevée qu’à la même époque en 2002, et particulièrement sur Internet qu’il considère comme élément déterminant de la démocratie, il mise sur le rejet des Français d’un Nicolas Sarkozy figé dans son rôle de ministre de l’Intérieur, et d’une Ségolène Royal qui préfère attendre de l’opinion les éléments principaux de sa ligne politique. Pour lui, en effet, comme pour Jean-Marie Le Pen d’ailleurs, le président de la République doit avoir une vision claire à proposer au peuple. Et il compte sur ce peuple, qu’il croit plus malin que les commentateurs politiques, pour forcer la main aux appareils des partis, comme l’ont fait les électeurs allemands, autrichiens ou néerlandais. François Bayrou joue sur cette élection non seulement son avenir politique, mais aussi celui de la famille centriste, et un peu aussi celui de la France pour les prochaines années.

NB

Pour compléter cette analyse, voir ces deux entretiens remarquablement informatifs réalisés par Nicolas Voisin et diffusés sur AgoraVox sur JM Le Pen et F. Bayrou.

Documents joints à cet article

Bayrou-Le Pen, même combat ?

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52 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 décembre 2006 11:12

    Article intéressant cher Voltaire.

    Pas de réactions spéciales sauf à souligner que cette mise en perspective pourrait bien faire de Bayrou un candidats des protestataires du centre, comme Le Pen est celui des protestataires nationalistes de droite et Y ou X celui des protestataires de gauche.

    Le centre révolutionnaire voit l’Histoire s’enrouler autour de son axe, le centre de Bayrou gravite autour du centre de la continuité, incarné par UMPS


    • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 12:23

      Cher Bernard,

      Merci pour ces commentaires. Mais faire de Bayrou la continuité des partis UMP et PS me semble à l’opposé de la vérité actuelle. Ses propositions de modèle politique et social me paraissent être bien plus synonymes de rupture « révolutionnaire ? » que celles des candidats UMP et PS...


    • Fred (---.---.64.1) 4 décembre 2006 12:24

      Je le vois aussi comme ça, la chance de Bayrou pourrait être de devenir, d’une certaine facon, le vote protestataire des gens raisonnables.


    • panama (---.---.198.59) 4 décembre 2006 15:37

      @ Fred : ah non ! Bayrou mérite mieux que ça. Sa position est la troisième voie, pas l’opposition systématique.


    • Fred (---.---.64.1) 4 décembre 2006 16:15

      Oui, tout à fait d’accord, mais cela pourrait être un apport supplémentaire qui ne serait pas à négliger. Et finalement celui suit à peu prêt la même logique puisque, dans ce cas, le vote Bayrou serait un vote de défiance des UMPS (j’aime pas trop utiliser un raccourci fournit pas Le Pen mais il est quand même assez pratique) et donc une facon de souhaiter cette troisième voie (Le mieux étant sans doute de la choisir en soit et pas par opposition à)


    • panama (---.---.198.59) 4 décembre 2006 11:26

      J’avais une certaine hâte à voir comment ce grand écart était possible. En fait votre titre est un peu « racoleur » et j’avais craint le pire. A tord !

      Je vois une autre similitude : la proposition d’une « troisième voie » entre PS et UMP. Et la nécessité de tenir un discours dur pour exister à côté des deux mastodontes. Choses toutes deux difficiles, les disours novateurs - au moins dans la forme, le fond étant nettement plus discutable - de NS et SR poussent nos deux protagonistes à une surenchère médiatique.

      Mais les différences entre Bayrou et Le Pen sont flagrantes et l’emportent sur les similarités, ne le pensez-vous pas ?

      Je pense que ces deux hommes sont tout à fait capables de faire tomber NS au premier tour. A surveiller d’un oeil attentif au mois de mars 2007, où tout sera déjà joué.


      • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 12:26

        Vous avez bien sûr raison, les différences sont plus importantes que les convergences ; mais il n’en demeure pas moins qu’il existe entre Le Pen et Bayrou, aussi bien dans leur histoire que dans leur diagnostic, des ressemblances surprenantes pour des reponsables politiques qui défendent des valeurs et projets si opposés.


      • Marsupilami Marsupilami 4 décembre 2006 11:28

        Très bon article. Il faut absolument tenter l’expérience de l’extrême-centre.


        • Demian West (---.---.247.122) 4 décembre 2006 11:33

          Pour laquelle raison a-t-on cette vivre impression que l’information majeure, qui serait véhiculée dans AgoraVox, se montre-t-elle quasiment en rappel d’en-tête de Le Pen chaque jour ? Et que ces articles font le plein des mêmes compères et commères qui y reviennent et qui y contre-votent comme ils déchargeraient leurs frustrations. Pour laquelle raison ce noyau dur nous informe-t-il sur lui-même ?

          Quoi ? déjà replié ?

          Demian West


          • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 12:30

            Cher Monsieur,

            L’élection présidentielle est toujours un évènement fort de la société française. Celle qui s’annonce l’est d’autant plus que l’on arrive à la fin d’un cycle politique.

            En raison de l’éclatement des candidatures à l’extrême gauche, JM Le Pen et F. Bayrou feront très certainement partis du quatuor de tête des candidats au premier tour. Ce scrutin s’annonçant serré, et tant Le Pen que Bayrou proposant des changements assez profonds de notre société, il est assez normal d’analyser et commenter leurs dires.

            Quant à ce « petit cercle » que vous fustigez, je trouve au contraire rassurant de constater qu’un nombre non négligeable d’internautes participent au débat de façon souvent constructive.


          • LE CHAT (---.---.75.49) 4 décembre 2006 13:12

            D’accord avec toi, cher Voltaire

            Bayrou et Le Pen sont les seuls véritables outsiders de cette élection ,dont ceux de la gauche radicale sont les idiots inutiles , comme le disait l’article de vendredi . C’est donc sur eux que vont pleuvoir les plus viles attaques des détenteurs de la pensée unique (et inique) !


          • Régis (---.---.15.215) 4 décembre 2006 11:36

            Analyse intéressante. Mais si votre exposé de la vie et des motivations de JMLP est très pertinent, celle de ses idées est des plus simplistes. Sur l’immigration, vous dites des choses très contestables, en vous basant sur les chiffres établis par les « pantouflards » enarques et le « système corrompu ». Vous n’essayez pas de comprendre pourquoi JMLP met en avant les problèmes d’immigration. C’est dommage, et le racisme n’a rien à voir là-dedans.


            • DEALBATA (---.---.166.140) 4 décembre 2006 11:56

              « Le modèle de société proposé par J.-M. Le Pen se rapproche peut-être de celui qui était en place en Espagne sous Franco (la dictature militaire en moins). Il sous-estime sans doute les conséquences qu’une politique de « préférence nationale » douanière entraînerait, par réaction des autres pays, notamment une asphyxie de l’économie faute de marché intérieur suffisant, et une sclérose sociale. »

              Un peu rapide, une autre éventualité dans ce choix et ces conséquences, pousserait sans doute l’économie Française à se reconstruire (réindustrialisation en particulier) et à reconsommer ce qu’elle produit. Mais elle ne ferait pas dans ce cas le jeu du monstre Dark Mondial qui finira pas tuer ses propres enfants.


              • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 13:47

                @Regis et Dealbata

                Ma description du point de vue de JM Le Pen sur l’immigration est peut-être un peu caricaturale, mais ne pensez-vous pas que Le Pen lui-même caricature ce sujet ? Les chiffres sont ce qu’ils sont, libre à tous ensuite de les interpréter. S’il est évident que ce sujet mérite attention, le transformer en cause principale des problèmes actuels ne me semble pas très réaliste. Les étrangers ont, de façon historique, été accusés de biens des maux par les partis de droite nationaliste ou d’extrême droite (on a eu le même discours sur les polonais, italiens etc...). Pourtant, l’expérience démontre que leur désir d’intégration a toujours été un atout, pourvu qu’ils en aient la possiblité. Le problème réside bien plus dans le risque de communautarisme en cas d’échec de l’intégration, problème qui a d’ailleurs conduit les néerlandais à remettre en question leur propre système.

                En ce qui concerne l’économie, l’érection de barrières douanières a toujours eu pour conséquence des rétaliations et un déclin du pays en question, sauf quelques cas particuliers (comme la Corée dans les années 50-60, où elles étaient tolérées pour permettre au pays de rattraper son retard économique). Mais dans le cas de la France, compter sur de telles mesures pour re-industrialiser le pays est illusoire, car le marché intérieur français est insuffisant pour entretenir une demande satisfaisante. La France a besoin d’exporter et de développer des produits et services à haute valeur ajoutée, ce qui est impossible dans le cas d’un protectionnisme national.

                En revanche, on peut envisager plus de mesures d’équité au niveau européen (la taille du marché permet de discuter d’égal à égal avec les autres partenaires), pour des normes sociales, environnementales etc...


              • DEALBATA (---.---.166.140) 4 décembre 2006 14:37

                @voltaire

                Tout est une question de curseur, le repliement sur soi-même n’est pas forcément une bonne chose s’il est systématique mais il devient nécessaire, comme dans la vie d’un individu d’ailleurs, de le pratiquer lorsque l’extérieur prend une emprise de plus en plus forte sur vous-même en vous proposant une communauté artificielle tant sur sa forme que sur son fond. Avant de savoir où nous devons aller, nous devons savoir qui nous sommes, et un retour aux sources, aux racines, est plus que primordial pour avoir une idée du chemin à suivre. Le phénomène de l’immigration n’est pas le principale problème de la société Française mais il est le plus grave car il induit sournoisement un changement d’identité, c’est à dire de l’essence même de ce que sont la France et les Français. Les fruits qui viendront ne seront peut-être pas issus de l’arbre qui les a porté. Si la France doit se résoudre à devenir une mère porteuse de l’humanité, elle en oublierai ainsi son propre rôle et son propre devoir vis à vis d’elle-même, et en cela, une immigration outrancière serait le signe d’un suicide collectif tant espéré des sombres intellectuels qui pensent que le monde doit devenir un bouillon de culture dans lequel, finalement, l’humanité, pourrait y attraper ce sida mental qui le ferait dépérir sans l’ombre d’un doute. Quant aux problèmes économiques, il sont en grandes parties dû à cet état d’esprit déclinant qui est le reflet d’une société qui ne peut plus voir son image quand elle se regarde, d’une perte du Divin et du sacré qui ont refermés inexorablement l’horizon intellectuel d’un peuple qui en réduit à consommer ce que font les autres tellement, dans son fort intérieur, un vide béant s’est installé.


              • Internaute (---.---.253.196) 4 décembre 2006 15:11

                Avec une balance commerciale chaque jour plus déficitaire vous aurez du mal à convaincre votre auditoire.

                Le tissus industriel français est troué de partout ce qui nous oblige à importer ce que nous savions faire. Il faut renverser la vapeur et créer les conditions pour que des entreprises françaises (ou étrangères s’implantant en France comme Totyota l’a fait à Valenciennes) reconstituent ce tissus national.

                Il est économiquement ridicule de surproduire un bien (par exemple le maïs) uniquement pour satisfaire des marchés étrangers. Cela empêche le développement industriel de ces pays et contribue à les maintenir dans la misère. Là aussi, un certain nombre de réglements peuvent conduire à une réorientation plus équilibrée de notre économie.

                Quand au protectionnisme, vous prenez comme exemple la Corée dans les années 50. Vous auriez pu prendre comme exemple le phare de la démocratie moderne, les USA de l’an 2.000. Ils n’hésitent pas à mettre des taxes importantes pour protéger leur marché ou bien à établir des normes insurmontables. Par exemple, l’Orimulsion vénézuélienne a été fortement taxée au US pour empêcher son importation. De même pour l’acier européen, la viande et d’autres articles moins connus.

                Au niveau européen nous devons revenir à la préférence communautaire et mettre en place les règles commerciales qui nous intéressent, sans se soucier des autres. La Chine a un marché intérieur colossal à développer. Qu’elle le fasse. Il est anormal qu’elle exporte des autos alors que ces citoyens vont à pied ou en bicyclette. Les échanges actuels consistent à transférer notre savoir faire en Chine dans des entreprises qui ne rapportent absolument rien à l’économie française. On y perd tout.

                Le problème aujourd’hui est que la commission européenne et le gouvernement français travaillent dans l’intérêt des multinationales, lequel est évidemment se fiche du développement national. L’avenir, ce sont les PME. Dans ce sens, il me semble que la politique économique du FN est une planche de salut qui vaut la peine qu’on l’essaye.

                J’émet cependant des doutes sur la sortie de l’Euro. J’étais contre l’Euro mais maintenant qu’il existe on ne génèrerait que des problèmes supplémentaires en le quittant. Par contre, l’Europe devrait défendre l’Euro en obligeant l’Opep à cotiser en Euros et pas en dollars. L’Euro était sensé imposer une politique budgétaire en empêchant les dévaluations. Cependant les gouvernements sont passés au travers en remplaçant la dévaluation par la dette ce qui n’est pas mieux. La rigueur budgétaire est la seule vraie solution.


              • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 20:59

                Comme vous le signalez, il n’est envisageable de prendre des mesures de protections de son économie que dans le cadre européen, afin d’avoir un poids suffisant dans la négociation ; Et encore cela est-il délicat car on risque de perdre ds marchés importants, donc c’est une question d’équilibre Un certain nombre de mesures concernant l’application de normes sociales ou environnementales peuvent être envisagées, mais certainement pas dans un cadre de protections douanières françaises.


              • le messager (---.---.208.73) 5 décembre 2006 23:36

                On ne peut pas comparer les Polonais, les Espagnols, les Portugais, les Italiens qui sont de culture Chrétienne et qui étaient donc forcément assimilable à terme, avec les Africains, qu’ils soient du nord ou du sud, de culture Musulmane n’est vraiment pas réaliste.

                Il suffit de constater comment sont traités les chrétiens dans les pays musulmans. Les mariages chrétiens avec les musulmans sont extrêmement rare et quand cela arrive il faut toujours que la chrétienne ou le chrétien adopte la religion musulmane ,et jamais le contraire. C’est bien là le véritable problème.

                Se mettre la tête dans le sable ne résoudra jamais la question.

                Le point essentiel de l’intégration c’est la religion .


              • decurion (---.---.143.125) 4 décembre 2006 14:03

                On devine sous la plume, le talent de l’auteur.Encenser l’un sans diaboliser l’autre, est un choix trés judicieux.Si l’on admet un écart constant entre la position de le pen et celle de bayrou, il est évident que si l’un n’est pas le diable l’autre est un saint. On y croit.Les phrases se boivent comme du petit lait, les arguments tiennent la route.

                Je suis déçu,de constater que vous ne teniez pas la distance.Avec l’émigration, le verbe s’essoufle.Je lis :« le problème n’est pas tant le nombre d’immigrés entrants, qu’il faut cependant modérer », et là il ne s’agit plus de le pen et de bayrou, mais de la richesse de notre langue qui permet d’énoncer les mêmes faits avec des mots différents.

                Plus loin, Vous refusez à l’un « Il sous-estime sans doute les conséquences » ce que vous accordez à l’autre « défense d’un modèle sociétal « européen » », c’est à dire le droit de définir un avenir,en accord avec leur conviction.

                Néammoins, je vous félicite, et j’espère que votre manière d’aborder les sujets fera des émules.


                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 décembre 2006 14:26

                  il me semble que vous avez une bien curieuse façon de comprendre des parallèles .

                  - Rien ,dans votre article n’oppose plus, JMLP à F. Bayrou que leur origine catholique : il ne s’agit pas du même catholicisme, l’un est laïc et humaniste, l’ autre est plutôt intégriste ; ainsi que leur parcours universitaire : l’un a fait du droit dans le rue et dans les rang des étudiants d’extrême droite pour casser tout ce qui apparaissait comme progressiste et humaniste, l’autre est universitaire nourri de lectures classiques qui l’ont conduit à prôner la tolérance et l’universel humain des droits de l’homme.

                  - Quant à leur ligne politique (et c’est cela qui compte aujourd’hui) tout les oppose en effet : FB pourrait gouverner avec la gauche et la droite républicaine selon un programme social-libéral, au contraire de Le Pen qui ne pourrait gouverner qu’avec lui-même selon un programme (anti)social-nationaliste en apparence ultra-libéral mais ultra-dirigiste car protectionniste en réalité.

                  Des parallèles qui se contrarient autant ne peuvent se rencontrer que pour se combattre et elles ne peuvent pas ne pas se rencontrer, dans les urnes et pas dans le rue, au moins peut-on l’espérer, quoiqu’avec Le Pen et ses sbires, on peut raisonnablement s’attendre à la baston.

                  Qui vous dit que JMLP prétend au pouvoir ? Lui ? et vous le croyez sur parole ? Or, à moins de le soupçonner de cécité politique, il sait très bien qu’il ne tiendrait pas longtemps au pouvoir sur ses positions ; ce qu’il veut c’est faire la maximum d’argent et avoir la plus grande influence sur les autres partis politiques démocratiques pour cela, via la république et ses fidèles trompés ; Le FN est une secte qui ne tient que par la perversité séductrice de son archaïque gourou. Mais pour cela il lui faut prendre les électeurs et les partis démocratiques en otages de sa démagogie .

                  Jusqu’à prendre des positions négationnistes et à exciter la violence raciste ordinaire pour ce faire.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 décembre 2006 15:12

                    Sylvain,

                    Effectivement, la mise en parralèle de notre ami Voltaire semble desservir sa cause. Je verrais bien le doublet Bayrou Le Pen, réfléchi dans le doublet Mounier Maurras. Ce me parle, cette opposition entre un catholicisme autoritaire, légitimiste, passéiste, et un personnalisme chrétien et humaniste.


                  • Fred (---.---.64.1) 4 décembre 2006 16:46

                    Monsieur Reboul, je remets ce paragraphe de l’auteur que vous avez apparement raté : « J.-M. Le Pen et F. Bayrou sont aussi tous deux des catholiques déclarés, mais cette appartenance commune cache des aspects fondamentalement différents. Chez J.-M. Le Pen, élevé chez les jésuites, le catholicisme est un élément de tradition culturelle. Comme il l’indique lui-même, il aime « sa sœur plus que ses cousins, ses cousins plus que ses voisins, etc. », et réserve le « aimer ses ennemis comme soi-même » aux saints. J.-M. Le Pen revendique ainsi son catholicisme comme argument identitaire, comme il défend la notion de « France, fille aînée de l’Eglise », bien plus qu’il ne le vit. Chez F. Bayrou au contraire, la foi prime. Bayrou aime les gens du peuple, et a très vite voulu en être le défenseur. La compassion lui est naturelle car partie intégrante de sa croyance, mais cette foi ne peut être que personnelle et non pas déclamée, avec retenue et humilité, ce qui explique aussi son attachement farouche à la laïcité. »


                  • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 21:07

                    @Fred

                    Merci, il me semble en effet que Mr Reboul a lu un peu vite mon article, qui était sans doute un peu long.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 décembre 2006 08:44

                    Je suis bien d’accord avec vous sur ce point et je l’ai repris dans mon commentaire pour contester la thèse centrale de votre article, à savoir qu’il y aurait une parallélisme à faire entre les deux personnages. Tout les oppose et particulièrement leurs origines religieuses (parler de catholicisme ne fait pas un parallélisme), pour ne pas parler du reste.

                    Cette thèse repose sur l’idée tout à fait fausse que le succès éventuel de l’un ou de l’autre reposerait sur une base comparable, comme s’il suffisait de s’opposer aux autres candidats pour avoir quelque chose de semblable dans leur démarche. Nous savons que Bayrou ne s’oppose aux autres que pour gouverner avec eux dans un sens tout à fait opposé aux idées de monsieur Le Pen.

                    Ce parallélisme absurde me paraît reposer sur l’idée tout à fait fausse qu’en présentant les choses ainsi on pourrait détourner certains électeurs du FN vers l’UDF pour manifester leur refus des autres candidats. Cette gymnastique tactique surprenante me semble ajouter la confusion à la confusion.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 décembre 2006 08:47

                    « Ce parallélisme absurde me paraît reposer sur l’idée tout à fait fausse qu’en présentant les choses ainsi on pourrait détourner certains électeurs du FN vers l’UDF pour manifester leur refus des autres candidats. Cette gymnastique tactique surprenante me semble ajouter la confusion à la confusion. »

                    J’ajoute aussi qu’un tel parallélisme pourrait apparaître comme un brevet de légitimité à JMLP et donc jouer tout aussi bien dans l’autre sens.


                  • Voltaire Voltaire 5 décembre 2006 08:55

                    Cher Monsieur Reboul,

                    Vous faites une analyse erronée à la fois de l’objectif et du contenu de cet article.

                    L’objectif n’est évidemment pas de légitimer l’un ou l’autre des candidats, ou les thèses et actions de JM Le Pen. Il est de pointer certaines convergences d’analyses et l’influence parallèle de l’histoire de ces deux personalités dans leur positionnement.

                    Quant au contenu, il démontre je pense assez clairement les très importantes différences entre les deux hommes, que ce soit dans leurs personalités ou dans leur vision de la société.

                    Néanmoins, dans la mesure où ils font tous les deux figures de possible « troisième homme » et s’attaquent tous deux au système actuel, il m’a paru intéressant de faire cette analyse comparative.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 décembre 2006 15:58

                    On peut aussi bien dire qu’ils ont en commun d’être des hommes d’ascendance française navaro-bretonne et non pas une femme née au Sénégal ; ou, ni l’un ni l’autre, des hommes d’ascendance hongroise.

                    Ou que les trois mousquetaires étaient quatre. Ou que le fait d’être opposés aux deux autres font un point commun politiquement significatif pour qui a du mal à compter jusqu’à quatre. Etc, Etc....


                  • couguar (---.---.208.73) 6 décembre 2006 00:22

                    Au sieur Reboul.

                    Je constate que ceux qui subissent la baston dans notre pays. Ce sont les opposants à la pensée unique.

                    Exemple : Soral, Dieudonné ,JM Le Pen ainsi que des anonymes.

                    Il y a une autre forme de baston plus terrible encore, c’est la baston médiatique et juridique, qui elle fait vraiment très mal !!

                    Voilà la réalitée de la vie du moment ! Voilà des faits avérés et connus de tous .


                  • Zygmund (---.---.15.26) 4 décembre 2006 14:53

                    Bayrou et Le Pen sont des hommes libres.

                    C’est pourquoi tous deux sont des individus d’essence libéraliste, seule matrice à permettre et encourager la véritable libre pensée.

                    Le second est physiquement prêt à mourir pour ses idées, à la différence du premier qui est apte à remettre en doute ses propres convictions.

                    Les autres sont tous des pantins ou des collabos inféodés à un système ogre où l’homme n’a plus sa place ni son mot à dire.


                    • T.B. T.B. 4 décembre 2006 17:35

                      On touche le fond !!!

                      Je préfère encore mon anagramme aux dangereux tordus en liberté !


                    • (---.---.192.187) 4 décembre 2006 19:29

                      « Le second est physiquement prêt à mourir pour ses idées »

                      Le pire c’est que je suis certain que vous y croyez... même si c’est complètement débile...


                    • T.B. T.B. 4 décembre 2006 17:31

                      Anagramme de « Bayrou-Le Pen, même combat ? » :

                      « prout en b- malmène cobaye ? »

                      C’est tout.


                      • lolokerino (---.---.41.177) 4 décembre 2006 18:33

                        interessant ce parrallele qui mets en evidence la convergence de vue surprenante de ces deux hommes

                        Surfer sur le rejet de la classe politique au pouvoir !

                        derriere ces eternelles postures de la denonciation drapé dans une nouvelle virginité pour les centristes (comme s’il n’avait fait parti de rien ces 30 dernieres années...) se trouve malheureusement le vide abissimale de l’absence de proposition constructives et la cruelle non credibilité du projet de rassemblement après avoir pronné pendant 5 ans exclusion et rejet

                        Une réussite de l’un de ces deux en 2007 plongerait à coup sur la France dans une crise poltique synonime d’immobillisme et de regression pour la france


                        • rmiste (---.---.0.59) 4 décembre 2006 19:25

                          ah parce qu’elle n’est pas déjà immobile et en régression depuis trente ans la france !?


                        • Voltaire Voltaire 4 décembre 2006 21:05

                          On peut concevoir qu’en raison du traitement médiatique de l’UDF, une partie de la population n’ait pas connaissance des propositions de François Bayrou.

                          Mais de la part d’un internaute à qui il suffit de regarder sur le site de ce parti, c’est de la mauvaise foi...

                          Ce reproche est souvent fait à François Bayrou de la part de ses détracteurs, de façon totalement injustifiée. F. Bayrou est probablement l’un des présidentiables qui a le plus fait de propositions concrètes, tandis que S. Royal, N. Sarkozy ou JM Le Pen pour ne citer qu’eux, en sont encore à des ébauches de programmes.

                          On peut parfaitement critiquer ces propositions, mais certainement pas dire qu’elles n’existent pas.


                        • lolokerino (---.---.41.177) 4 décembre 2006 21:18

                          oui , justement et l’un des deux protagonistes et son parti on largement contribué a cela et maintenant , il font de la recup avec le rejet de la classe politique dont il fond partis au lieu d’assumer

                          incroyable

                          Jusqu’ici , c’etait le fond de boutique de JMLP mais la liste des demago de la politique française est sans fin....


                        • lolokerino (---.---.41.177) 4 décembre 2006 21:21

                          c’etait une reponse a r miste.


                        • (---.---.200.56) 4 décembre 2006 19:59

                          La France n’est pas en régression.ç’est toi qui l’est. Bougre d’âne !!!!!!!!!!


                          • (---.---.163.20) 4 décembre 2006 20:05

                            « Bougre d’âne »

                            Est-ce un argument pertinent, ou une éructation de con ?


                          • Zam (---.---.134.13) 4 décembre 2006 20:29

                            Excellente, sereine et très fine analyse ! On a besoin de plus d’articles comme ça sur Agoravox.

                            Et c’est sûr qu’on découvre de plus en plus ma personnalité de Bayrou. Peut-être peut-il apporter quelque chose de valable.

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