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Accueil du site > Actualités > Politique > Bayrou vu par le New York Times

Bayrou vu par le New York Times

Dans un article paru dans le New York Times du 8 mars, « Un candidat ni/ni pour la présidentielle en France », le quotidien dresse le portrait d’un candidat plein de contradictions.

Une copie de l’article en anglais est disponible ici pour les non abonnés.

Aux États-Unis, les campagnes électorales sont de grands événements et la communication des candidats est extrêmement encadrée. Peut-être jusqu’à l’excès. En tout cas, les différents profils de candidats sont là-bas bien connus. Il y a bien sûr ceux des deux principaux partis démocrates et républicains. Pour les autres, il est très difficile de se faire une place. Les candidats en dehors des partis démocrates et républicains ont mis au point une stratégie que les Américains appellent "neither/nor option", ou "ni/ni". Il s’agit tout simplement de mettre dos à dos les deux principaux partis, de se déclarer comme un homme neuf, de remettre en cause le système établi,et de promettre que tout changera avec des idées différentes, neuves, et... démagogiques. Étant donné que les deux principaux partis ont des moyens que personne d’autre ne peut se permettre d’avoir, la seule chance de percer est la manipulation.

En France, nous avons bien sûr Jean-Marie Le Pen dans ce rôle, depuis plus de 20 ans. Également des candidats d’extrême gauche.

Le New York Times voit exactement le même comportement avec François Bayrou : "Un candidat qui rejette dos à dos les deux partis principaux et demande la fin des fausses promesses est une stratégie de campagne très américaine". Pour contrer la droite, le candidat de l’UDF déclare "qu’il s’assoit avec les paysans, alors que la droite s’assied avec les milliardaires". Contre le Parti socialiste, il affirme que "le modèle socialiste ne fonctionne pas".

Le journal relève que "François Bayrou veut apparaître comme une nouvelle tête", mais que "la chose la plus bizarre dans son ascension rapide est qu’il est présent sur la scène politique depuis très longtemps". En effet, nous connaissons notre Béarnais depuis bientôt 30 ans : "ministre de l’Agriculture en 1979, député en 1986, ministre de l’Education dans les années 90. Il a eu Valéry Giscard d’Estaing comme mentor dans les années 70. Contrairement à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il s’est déjà présenté à l’élection présidentielle, en 2002, où il a eu 6,8% des suffrages". Notre soi-disant homme neuf connaît bien le système...

La correspondante du New York Times s’est rendue dans les Vosges à Epinal, le 2 mars, pour suivre une rencontre de François Bayrou avec les acteurs de la filière bois à l’École nationale supérieure des technologies et industries du bois (ENSTIB). Mais les débouchés de cette énergie renouvelable n’ont visiblement pas intéressé le candidat UDF. Le New York Times fait remarquer "qu’il n’a pas pu cacher son ennui lors de la rencontre avec les étudiants et professeurs de cette école, qui expliquaient les mystérieuses utilisations industrielles du bois. Il se grattait l’oreille avec son stylo, s’enfonçait sur sa chaise, baillait et utilisait son téléphone mobile. Quand le directeur de l’établissement s’est adressé à lui par son nom, il a demandé à ce qu’on l’appelle Baille-rou, comme on dit dans sa région, et non bai-rou, comme on dit à Paris". Le journal en conclut que notre "paysan" a encore beaucoup à apprendre en politique : écouter les gens est la base de la politique.

Dans l’avion qui ramenait le candidat et les journalistes à Paris, François Bayrou a été interviewé par la correspondante du New York Times. Il a dressé - en anglais dans le texte - une caricature grotesque des États-Unis, et a laissé la journaliste médusée. Ainsi, "les États-Unis ont un modèle de société qui ne permet qu’aux plus adaptés de survivre ; la motivation des Américains est de gagner le plus d’argent possible ; les écoles sont horriblement chères ; les classes moyennes ont du mal à joindre les deux bouts ; il ne pourrait vivre que dans les grandes étendues vertes et sauvages du Montana ; la guerre en Irak dirigée par les États-Unis est la cause du chaos au Moyen-Orient".

Selon le New York Times, l’arrogance de François Bayrou ne s’arrête pas là : "En tant que catholique pratiquant et père de six enfants, il veut être reconnu comme un intellectuel. Il est particulièrement fier de sa biographie de Henri IV, qui a été un best-seller, un best-seller ! répete-t-il". A ce point de ma lecture de l’article du New York Times, je me surprends à imaginer la marionnette des Guignols de l’Info parler ainsi... Mais non, il a vraiment dit cela.

La femme de François Bayrou s’occupe de l’écurie de chevaux de courses dans le Béarn. Elle n’aime pas la politique, cela ne correspond pas à sa personnalité. Son mari aime cultiver son image de paysan et d’éleveur de chevaux, près des vraies valeurs. Cette stratégie est efficace auprès des électeurs du Front national, dont certains votent maintenant Bayrou : c’est "un gars du terroir, comme moi" dit-on à Epinal. D’autres le trouvent prétentieux, beau parleur, mais se demandent s’il est de droit ou de gauche.

Pour conclure, le New York Times indique que "le clivage gauche-droite" n’est en fait remis en cause que par les instituts de sondage. Les Français rencontrés par le quotidien ont un discours bien habituel.

Dans son discours d’aujourd’hui samedi 17 mars, Lionel Jospin a affirmé que "ce que propose M. Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays. Il est incohérent de se prévaloir du ni-droite ni-gauche et de proposer d’avoir ensemble et la droite et la gauche", ajoutant que François Bayrou serait dans l’impossibilité de gouverner la France sans majorité à l’Assemblée nationale.

François Bayrou veut réunir la droite et la gauche. Personne ne sait comment, ni même si c’est possible de réussir ce qu’il souhaite. Ce qui est sûr, c’est qu’il réunit aujourd’hui l’ensemble de la classe politique pour dénoncer sa manipulation.


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75 réactions à cet article    


  • Avatar (---.---.18.212) 20 mars 2007 10:14

    Les français ont la mémoire courte : Juppé,la crise de 1995, Bayrou à l’éducation nationale, les profs dans la rue....

    De toute façon, les français ne vont pas voter pour ce qu’est Bailleuuuuurou smiley mais pour ce qu’ils fantasment qu’il soit.

    Transferts et fantasmes sont les deux mamelles de la Gaule.

    Quant à la politique internationale, Bayrou s’y connait autant que Thierry Rolland en danse classique !!!

     smiley


    • Electeur (---.---.135.8) 20 mars 2007 14:05

      Pour un vote moins simpliste, pour que chacun puisse attribuer des points à plusieurs candidats qu’il apprécie et en retirer à ceux qu’il n’aime pas : le scrutin pondéré.

      Venez voter par ici : http://elire.free.fr/voter.php


    • demos demos 20 mars 2007 10:29

      The New York Times ne serait-il pas ce journal avec tant d’autres étasuniens qui prétendait mordicus à l’époque qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak et que Saddam finançait Ben Laden ... ?

      c’est pas eux qui couvrait la révolte des banlieues comme une guerre civile généralisée sur tout le territoire ... ?


      • PierreMF 20 mars 2007 12:20

        J’ai l’impression que vous confondez le NY Times et la couverture de ces évenements par la presse américaine en général, reprise dans les media français.


      • Yves (---.---.95.151) 20 mars 2007 13:59

        Bonjour ,

        D’accord pour l’attitude inadmissible de François BAYROU à l’égard des étudiants et professeurs de l’E.N.S.T.I.B. ... , si cela est vrai ...

        Mais , pour ce qui est de ses propos sur les U.S.A. ... , je ne vois pas où est la « caricature grotesque » ...
        - Ce qu’il dit est la vérité ... , à ceci près que cela concerne avant tout la clique mafieuse politico-affairiste qui dirige les « ETATS UNIS tels qu’ils sont » ... http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=148&titre=Les-Usa-tels-qu-ils-sont


      • T.B. T.B. 21 mars 2007 02:06

        Le New York Times, abrégé en NY Times ou NYT, est un quotidien new-yorkais. Il s’agit du plus prestigieux des journaux américains. Journal de référence de la gauche libérale américaine, il a, à ce jour, été récompensé par 90 prix Pulitzer. En 2006, il emploie 1 200 journalistes.

        (...)

        En juin 2004, le journal a publié un éditorial dans lequel la rédaction reconnaît avoir diffusé des informations sans les vérifier suffisamment, et même des nouvelles fausses en faisant confiance aux informations fournies par l’administration du président George Walker Bush dans le cadre de la préparation de la guerre contre l’Irak du printemps 2003. Cinq des six articles mis en cause étaient signés ou cosignés par Judith Miller.

        Cette journaliste, considérée comme une reporter sans scrupules selon les uns ou comme la championne de la liberté d’expression selon les autres, avait préféré être incarcérée durant l’été 2005 plutôt que de compromettre ses sources dans l’affaire Plame-Wilson (concernant les fuites qui ont permis de dévoiler l’identité d’un agent de la CIA).

        Détenue pendant 85 jours, elle a reçu le soutien de sa rédaction pendant sa détention, notamment celui d’Arthur Sulzberger Jr, le patron du NYT. Mais, depuis sa libération, elle a été désavouée publiquement aussi bien par les responsables de la rédaction que par ses confrères journalistes du NYT, estimant qu’elle n’avait pas été honnête à propos de ses sources, provoquant des dissenssions au sein de la rédaction du quotidien, étalées dans les colonnes du quotidien new-yorkais.

        Ainsi trois rédacteurs dépeignirent Miller comme une « semeuse de zizanie », alors que dans un courriel au personnel, le directeur de la rédaction estimait qu’elle semblait « avoir trompé » le responsable du bureau du NYT à Washington, ce qu’elle dément.

        Dans un éditorial, la chroniqueuse Maureen Dowd n’hésite pas à la qualifier de « femme de destruction massive » et dénonce son manque de discernement quand elle avait relayé les affirmations de la Maison-Blanche sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak.

        Le journal fait alors reposer sur Miller son manque de rigueur dans sa couverture de l’avant-guerre en Irak.

        Source Wikipédia


      • furax77 (---.---.1.1) 21 mars 2007 10:47

        Affreux, la description qui est faite de l’Amérique. A côté, nos SDF du canal St Martin sont « à la plage ».

        A part des arguments pour faire avancer votre propagande, je ne vois quel intérêt on a à décrire l’Amérique toujours de façon aussi noire. La citation de quantités à la place de proportions est à ce sujet révélateur du côté « propagande » de ce genre de description. Quand aux stats sur les « inégalités », ce sont les stats de la « jalousie ». Si je gagne bien ma vie, je me fous de savoir qu’un autre gagne 10, 100 ou 1000 fois plus que moi. La dénonciation des inégalités (monétaires bien sûr), c’est unniquement de la jalousie.

        Même si tous ceci est vrai, aucun pays ne peut de toute façon prétendre pouvoir éviter « pour l’éternité » que sa population ne tombera jamais dans la pauvreté. Par contre, un pays peut proposer les moyens d’en sortir. Et c’est semble-t-il le cas aux USA où un pauvre le reste moins longtemps qu’en France (et est on y est même moins pauvre qu’en france).

        Pour le reste, là où les USA sont sous la coupe des lobbies militaires, nous nous sommes sous la coupe des fonctionnaires et autres entreprise de service publique et de leurs syndicats qui nous coûtent horriblement cher pour une qualité de services publiques que je ne considère pas extraordinaire et une désobéissance systématique des directives des ministres élus. A chacun sa corporation de « profiteur/racketteur ». smiley


      • Voltaire Voltaire 20 mars 2007 11:03

        Heureusement que vous avez indiqué le lien vers l’article original, car votre traduction est totalement orientée, ce qui est renforcé par vos remarques qui semblent faire partie de l’article lui-même.

        Si j’en ai le temps dans la journée, je tacherai de poster une traduction plus fidèle.


        • PierreMF 20 mars 2007 12:03

          Oui ce n’est pas une simple traduction de l’article évidemment. J’ai ajouté des commentaires.

          Mais ce n’est pas une déformation. La marionnette des guignols, évidemment c’est mon commentaire, mais les propos qui me font penser latex sont ceux de François Bayrou, repris par l’article.

          C’est pour ça que j’ai copié/collé l’article anglais sur mon blog www.souslespaves.com. Cet article n’est plus accessible sur le site du NY-Times si l’on n’a pas d’abonnement. Ce sera intéressant d’avoir une traduction en français de cet article assez long. J’aurais préféré mettre l’article en français sur mon blog...


        • kirinyaga 20 mars 2007 13:37

          et on notera aussi qu’il y a eu 4 ou 5 autres articles dans le new york times depuis celui-là (il date du 8 mars je crois).

          Pourquoi ne pas parler aussi des plus récents, pas forcément du même avis ? Que vous n’aimiez pas Bayrou, c’est votre droit, évidemment, mais quant à insinuer plus ou moins clairement qu’il est ridicule aux yeux de l’opinion étrangère, il faudrait peut-être un peu plus qu’un seul article, non ?

          Si celui-ci n’avait encore servi que d’articulation à votre réflexion passe encore, mais là, c’est d’ailleurs dans le titre : c’est carrément le sujet du texte.


        • demos demos 20 mars 2007 16:03

          Monsieur Pierr Mf, je ne confods rien du tout ... « En juin 2004, le journal a publié un éditorial dans lequel la rédaction reconnaît avoir diffusé des informations sans les vérifier suffisamment, et même des nouvelles fausses en faisant confiance aux informations fournies par l’administration du président George Walker Bush dans le cadre de la préparation de la guerre contre l’Irak du printemps 2003. Cinq des six articles mis en cause étaient signés ou cosignés par Judith Miller. » http://www.cyberie.qc.ca/dixit/20040531.html


        • PierreMF 21 mars 2007 02:12

          Si j’avais voulu « manipuler » l’article du NY Times, je n’en aurais pas mis une copie sur mon blog perso, alors qu’il faut être abonné du journal pour pouvoir le lire.

          A propos de l’indignation de la journaliste face à la caricature des US, objectivement elle est incontestablement réelle, même si elle n’a pas écrit « je suis médusée ». Elle écrit dans un quotidien national, pas sur son blog !

          Il n’y a aucun article consacré entièrement à Bayrou depuis celui du 8 mars dans le NY Times. Il y en a eu 4 ou 5 sur la campagne présidentielle française.

          Voici un autre extrait d’un article du 17 mars sur la présidentielle en France en général, d’un autre journaliste. C’est (je crois) celui qui parle le plus du « candidat paysan » comme ils l’appellent souvent dans ce journal :

          « Which is why this campaign has become so personal. It’s not about Iraq or Darfur. It’s not about security, as the 2002 campaign was. In some measure, it’s about the economy, although the extent of options that can actually be uttered in a country where Anglo- Saxon neoliberalism is anathema is limited. But above all it’s about who will incarnate »la France."

          Bayrou, whom Mitterrand identified long ago as a possible president because he was impressed by the will the UDF politician had shown in overcoming a stutter, has emerged from nowhere as a plausible incarnation.

          In a sense he’s a dreamlike figure : all things to all people for now, and a man without the party strength or money of his principal rivals. How he would govern if elected is a mystery."

          Voltaire, aurez-vous encore la patience de traduire smiley ?

          Le point de vue américain vaut ce qu’il vaut. Mais il a le mérite d’être différent du point de vue français. Il apporte je trouve un certain détachement que nous n’avons pas.

          Rien à voir, mais les Américains, et le NY Times en particulier avec son éditorialiste très connu Nicholas Kristof, sont très concernés par la tragédie du Darfour. Vu d’outre Atlantique, on se demande un peu pourquoi ce drame est (jusqu’à ce soir) totalement absent de la campagne française.

          http://en.wikipedia.org/wiki/Nicholas_D._Kristof


        • truc (---.---.2.226) 21 mars 2007 10:22

          Je me permet de réagir aux commentaires de cet article, effectivement, aucunement dans ce reportage du NYT le rédacteur n’y porte jugement de l’attitude de FB concernant sa vision des USA... de plus il semble plutot indiquer que sa politique du neither/nor semble fonctionner...


        • Emmanuelle (---.---.96.92) 20 mars 2007 11:19

          Cet article est une déformation grotesque de l’article du NYT, beaucoup plus mesuré que ce qui nous est présenté ici. Il contient en outre des erreurs factuelles, faussemment attribuées à la journaliste américaine, à un point tel que l’on se demande s’il ne s’agit pas d’une tentative désinformation de la part de l’auteur. Il n’apparaît nulle part dans l’article cité que Bayrou fut ministre de l’Agriculture, et pour cause : il ne l’a jamais été. En outre la description des Etats-Unis par Bayrou n’a pas laissé la journaliste « médusée » pour l’excellente raison qu’elle n’est en aucune façon conforme à ce que la très infidèle traduction de l’auteur laisse penser. Il faut vraiment que les supporters de Sarkozy s’affolent pour en arriver à faire publier des falsifications aussi grossières.


          • (---.---.30.80) 20 mars 2007 11:33

            pourquoi de Sarkozy et pas de Royal ?


          • Emmanuelle (---.---.96.92) 20 mars 2007 11:36

            Parce qu’en l’occurence, il s’agit d’un militant UMP, il ne s’en cache pas d’ailleurs.


          • PierreMF 20 mars 2007 12:16

            Non, pas une déformation grotesque... La réalité dépasse parfois la fiction.

            Coquille effectivement dans mon article, François Bayrou n’a pas été ministre de l’agriculture, mais faisait partie du cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l’Agriculture de 1979 à 1981.

            Mais ne partez pas de cela pour remettre en cause l’ensemble de l’article.

            Ainsi, la journaliste a bien été indignée par la critique de François Bayrou sur les Etats-Unis, dont les termes sont ceux du candidat de l’UDF. Vivement la traduction en français qui doit venir cet après-midi.


          • Emmanuelle (---.---.96.92) 20 mars 2007 12:49

            Voici le passage en question :

            "On the plane back to Paris, Mr. Bayrou spoke in fluent English, noting that he had traveled throughout the United States, and that part of his wife’s family is American. (His wife’s aunt married an American soldier in China after World War II and settled in Des Moines. The families remain close.)

            "If he could live in the United States, Mr. Bayrou said, he would live in the open spaces of Montana ; if he could vote in the 2008 American presidential election, he would hope to vote for Al Gore.

            But Mr. Bayrou called the American-led war in Iraq ’’the cause of chaos’’ in the region and criticized the United States for what he called its ’’survival of the fittest’’ model, where people are driven to make as much money as possible, colleges are horribly expensive and middle-class families find it hard to make ends meet."

            Il n’apparaît nulle part, ni dans ce qui est cité ici, ni ailleurs dans l’article, que la journaliste fut « médusée » par les propos de Bayrou ou comme vous le dîtes maintenant « indignée ». Entre parenthèses, si pour vous médusée et indignée sont synonymes je comprends mieux l’ineptie de votre traduction et de vos commentaires. Vous attribuez à la journaliste vos propres sentiments ou ceux que vous vous induire chez le lecteur. Une drôle de façon de faire du journalisme, fût-il citoyen !


          • kirinyaga 20 mars 2007 11:22

            C’est dingue le nombre d’articles anti-bayrou qui surgissent depuis qu’il est à 20% ...

            Le mot d’ordre des états-majors UMP et PS c’est clairement « sus à bayrou ». Encore un peu et ils vont se mettre d’accord sur un programme commun pour battre bayrou :D


            • PierreMF 20 mars 2007 12:27

              Il se plaignait de ne pas être dans les média, ce qui l’a fait monter dans les sondages.

              En écrivant cet article, je n’obéis à aucun mot d’ordre, ni à aucune consigne. Juste que la démagogie et la grosse tête du candidat de l’UDF m’agacent énormément depuis deux semaines.

              Avant je trouvais son programme sympathique. Je me disais que s’il était au 2eme tour je pourrais voter pour lui. Mais là il en fait trop.

              Ce à quoi sert une campagne présidentielle : à « mettre à nu » les candidats.


            • kirinyaga 20 mars 2007 13:38

              ben voyons. On y croit très fort.


            • guillaume (---.---.126.107) 20 mars 2007 15:44

              bon, ben j’ai suivi le lien « sous les pavés,la plage.. » on est d’accord sur l« ’objectivité » de l’article...

              Moi aussi sarkozy je l’aime, je reve de lui toutes les nuits, ne laissons pas la france aux mains de gauchistes, extremistes ou pire : CENTRISTES.

              je sais pas pourquoi je panique, il va etre president, c’est sur, putain c’est sur !


            • Valérie Hoppenot (---.---.226.197) 21 mars 2007 11:17

              Je lis fréquemment que François Bayrou se plaignait de ne pas être dans les medias ! Personne ne réagit à cette fausse vérité. François Bayrou se plaignait de ce que les medias limitent d’entrée de jeu les présidentielles à deux candidats : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (l’éternel bi-partisme) et leur rappelait qu’il y avait d’autres candidats (dont lui bien sûr, mais pas que...) Cette précision me semble importante.


            • abraham200307 (---.---.98.46) 20 mars 2007 11:58

              Bayrou commence à faire peur aux soutiens des clientèles américaines à Sarkozy.C’est de bonne augure et un signe de reconnaissance de vigueur du candidat bayrou. J’ai l’impression que c’est un article d’un journaliste « payé » par une clientèle qui ne dit pas son nom. On sent qu’il est fort subjectif et tendancieux.


              • Paky49 (---.---.68.149) 20 mars 2007 12:01

                Pas très objectif cet article. Normal pour un militant UMP : http://www.souslespaves.com/ smiley


                • Fred68 (---.---.64.1) 20 mars 2007 12:04

                  Clairement orienté. Merci quand même à l’auteur d’avoir donné le lien sur l’article original pour nous permettre de voir ce qu’il contenait réellement.


                  • Dedalus Dedalus 20 mars 2007 12:59

                    Sondage IFOP du 19 mars : quand Sarkozy se jospinise...

                    Dimanche, l’IFOP livrait sa dernière production : Sarkozy continue de chuter. On regarde de plus près et on constate qu’en un mois, le candidat de l’UMP a en effet perdu une intention de vote sur quatre. On écoute la radio, on regarde la télé... Non, rien. Au contraire, lundi matin, nous voilà inondé par un autre sondage, de TNS-SOFRES celui-là, et qui semble démentir le premier. Et cette fois tout le monde en parle. Sauf qu’il a été réalisé deux jours avant. On s’interroge : Sommes-nous bien informé ? Nous manipulerait-on ?

                    Sarkozy dévisse lentement

                    Reprenons donc dans l’ordre de la chronologie sondagière - la chronolgie médiatique étant des plus suspectes. Un sondage de la SOFRES, réalisé les 14 et 15 mars dernier, donne Sarkozy à 31% (contre 27% une semaine plus tôt), Royal à 24% (contre 25,5%) et Bayrou à 22% (contre 23%). Au second tour, Sarkozy l’emporterait contre Royal avec 54% (contre 52% la semaine précedente). Voilà donc ce que présente la presse ce lundi matin, insistant sur le fait que le candidat de l’UMP creuserait l’écart.

                    Restons dans un premier temps sur ce sondage et regardons les choses de plus près :

                    évolutions sondages TNS-SOFRES : http://www.tousmenteurs.fr/sondage/graphiques_fichiers/TNS-SOFRES.gif

                    Il est en réalité aisé de constater que TNS-SOFRES a toujours placé très haut Nicolas Sarkozy dansles intentions de vote (au-dessus de 30%) et qu’en la matière le sondage de la semaine dernière faisait plutôt figure d’exception (un accident due à la marge d’erreur ?) et ne peut en aucun cas servir de référence. Au contraire, même chez cet institut très favorable à Nicolas Sarkozy, on pourrait éventuellement observer un léger tassement : mesurées à 35% en janvier, puis à 33% en février, les intentions de votes sont mesurées en mars à 31% (et 27% la semaine dernière) : au minimum, on peut évaluer que, selon cet institut, Nicola Sarkozy perd deux points par mois.

                    Mais il y a pire nouvelle concernant le très prochainement ex-ministre de l’intérieur. Le sondage IFOP, réalisé les 16 et 17 mars, ne lui accorde plus que 26% des intentions de vote, contre 28% la semaine précédente, et 33,5% un mois plus tôt ! Soit une chute de 7,5 points en un mois, ce qui correspond bel et bien à une perte de près d’une intention de vote sur quatre pour le candidat de l’UMP ! L’IFOP observe d’ailleurs que « Nicolas Sarkozy enregistre son plus mauvais score depuis le début de l’année ».

                    A ce jour, compte tenu des marges d’erreurs, il est en réalité tout à fait impossible de dire lequel de Sarkozy, Royal et Bayrou serait absent d’un second tour. Les intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy sont mesurées par l’IFOP dans un intervalle situé entre 22 et 30%, celles en faveur de Ségolène Royal dans un intervalle situé entre 20 et 28%, et celles de Bayrou entre 18,5 et 26,5% :

                    évolutions sondages IFOP : http://www.tousmenteurs.fr/sondage/graphiques_fichiers/IFOP.gif

                    Les évolutions observées illustrent combien l’indétermination est grande entre ces trois candidats. Pis, si les tendances actuelles se poursuivaient, Nicolas Sarkozy pourrait bien être le grand battu du premier tour.

                    Une analyse identique pourrait être faite concernant le second tour, l’IFOP donnant Sarkozy l’emportant sur Royal avec seulement 51,5% des intentions de vote. C’est dire, compte tenu là encore de marges d’erreur avoisinant les 4%, combien les résultats des sondages concernant cet éventuel tour sont insignifiant. D’autant plus, ne cessons pas de le répéter, qu’un sondage portant sur un second tour alors même que le premier tour ne s’est pas encore déroulé, et qui plus est dans une situation on ne peut plus incertaine concernant ce premier tour, n’ont absolument aucune signification.

                    Mais deux autres faits méritent d’être commentés à l’analyse des résultats du sondage de l’IFOP :

                    Le Pen en embuscade...

                    Depuis la mi-février Jean-Marie Lepen aurait gagné 4 points d’intentions de vote, le haut de sa fourchette se situant aujourd’hui selon l’IFOP à 18%, soit seulement quatre points en-dessous du bas de la fourchette de Nicolas Sarkozy...

                    Il serait cette fois encore irresponsable de ne pas mentionner, encore plus d’écarter l’hypothèse d’une éventuelle présence du candidat frontiste au second tour. Hypothèse improbable et néanmoins crédible pour peu qu’on veuille bien prendre les résultats des sondages en considérant les marges d’erreurs, tels par exemple qu’ils sont présentés et mis à jour en temps réel sur le site des menteurs.

                    Ségolène Royal pénalisée par les machistes ?

                    Enfin, le fait remarquable de ce sondage réside dans la grande disparité des intentions de vote exprimées en faveur de Ségolène Royal entre les hommes et les femmes.

                    Si moins de 20% des hommes expriment l’intention de voter pour la candidate de gauche, ce sont près de 30% des femmes qui expriment cette même intention. Pour ce qui concerne Sarkozy et Bayrou, les intentions de vote se répartissent de manière équilibrée entre hommes et femmes (25 et 26% pour Sarkozy, 21 et 24% pour Bayrou). Une telle disparité ne se retrouve en réalité que pour ce qui concerne Le Pen - pour lequel à l’inverse ce sont 20% des hommes qui expriment l’intention de voter, contre seulement 8% des femmes.

                    Le résultat des élections présidentielles sera-t-il le fruit d’un machisme latent des français ? C’est probablement une des questions essentielles que soulèvent les résultats de ce sondage. On peut là encore grandement s’étonner que les médias traditionnels puissent s’autoriser à passer sous silence cette information pourtant, sinon tout à fait cruciale, pour le moins marquante.

                    permalien : http://sarkononmerci.fr/files/sondage%20ifop%20sarkozy%20Jospin.html


                    • Nono Nono 20 mars 2007 13:09

                      « On peut là encore grandement s’étonner que les médias traditionnels puissent s’autoriser à passer sous silence cette information pourtant, sinon tout à fait cruciale, pour le moins marquante. »

                      Pourquoi s’étonner quand on sait pour qui roulent les mass média dits traditionnels !

                      Le torchon Us, idem...


                    • Fred68 (---.---.64.1) 20 mars 2007 15:24

                      Sarkozy absent du second tour, ce serait tellement beau smiley Je pourrai presque commencer à y croire


                    • Guilhem (---.---.91.97) 20 mars 2007 14:15

                      Le bilan de sarko à l’intérieur beaucoup d’effets d’annonces peu de résultats :

                      http://www.dailymotion.com/video/x1h4w8_bilan-de-5-ans-de-sarkozy

                       smiley


                      • faxtronic (---.---.127.45) 20 mars 2007 14:23

                        Comment on s’en tape de l’avis d’une journaliste de la news corp. On s’en tape a fond. Peut etre faudrait-il selon l’auteur que les francais fondent leurs opinions sur un journaliste de la fox, comme ann coulter http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann_Coulter


                        • barbouse (---.---.150.240) 20 mars 2007 15:23

                          c’est le plus dangereux quand on veut faire dans la polémique sous couvert de traduction d’un article américain,

                          Que les américains et leurs médias ne comprennent pas dans leur grande majorité ce qui se passent en france, ce serai l’inverse qui serai étonnant.

                          que l’on traduise un texte en y ajoutant sans clairement le préciser des apports personnels, c’est une faute a l’honnèteté intellectuelle.

                          Que l’on crois qu’il suffit d’exploiter la période de doute quand a la crédibilité et faisabilité du projet de monsieur bayrou pour contenir la vague , c’est ne pas vouloir admettre sa réalité, au risque d’une grande déconvenue.

                          amicalement, barbouse


                          • Guilhem (---.---.91.97) 20 mars 2007 15:26

                            Indice : personnalité politique française gesticulante

                            Je suis issu d’une famille aristocratique hongroise qui a a fui la Hongrie devant l’avancée soviétique à la fin de la seconde guerre mondiale.

                            Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

                            Contrairement à ce que j’essaye de faire croire, je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique, je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j’ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

                            A l’époque de la catastrophe de Tchernobyl j’étais délégué interministériel au nucléaire et c’est moi qui ai aidé à la mise en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières de la France. J’ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l’Intérieur.

                            Ministre de l’économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j’ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques.

                            J’ai laissé une situation budgétaire catastrophique après deux années passées à ce poste.

                            J’ai réalisé l’ouverture du capital d’EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne serait privatisée. J’ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

                            Ministre de l’Intérieur depuis 2002, j’ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j’ai réussi à faire exploser l’insécurité alors que j’étais censé la faire diminuer.

                            Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

                            J’ai mis en place la loi CESEDA qui organise l’immigration choisie au profit du fric et j’ai mené la chasse à l’enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

                            J’ai fait obtenir la Légion d’Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d’extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale.

                            D’ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l’un des membres fondateurs d’Occident, ancien groupe d’extrême-droite terroriste et antisémite.

                            J’ai repris l’un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l’aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité.

                            Je me vante d’ailleurs d’avoir l’électorat du Front National pour moi.

                            Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m’apprécient beaucoup.

                            Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami George Bush.

                            Je me suis fait photographier lui serrant la main et, pour paraître plus grand, j’ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

                            Lors de l’affaire Clearstream j’ai déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l’attentat manqué contre lui.

                            Il y a plusieurs mois, j’ai dévoilé à la TV qu’une opération d’arrestation de terroristes allait avoir lieu et j’ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

                            Je suis le chef d’un parti qui s’amuse avec la parité, considérant qu’il faut jouer la carte du remerciement à ceux qui ont servi la cause plutôt qu’à l’égalité des sexes.

                            Je préfère pour cela payer une amende importante qui en fait sera réglée par les contribuables qui financent les partis politiques.

                            Je suis l’acquéreur heureux de biens immobiliers achetés dans des conditions plus que surprenantes.

                            Je peux ainsi me constituer un joli patrimoine sans travailler mais en exhortant les autres à le faire plus pour gagner moins.

                            Je suis ministre d’un gouvernement et chef de la majorité qui le soutient mais je veux rompre avec tout cela.

                            J’ai donc mené une politique contraire à ce que je croyais pendant 5 ans et je viens juste d’ouvrir les yeux pour pouvoir me faire élire.

                            Je ne peux renier ma filiation avec mon maître spirituel, grand candidat devant l’éternel mais incapable d’utiliser le pouvoir qui lui a été confié pour faire avancer la société.

                            Je suis, je suis... candidat à l’élection présidentielle de 2007 et futur perdant de celle-ci ...

                             smiley


                            • pouet (---.---.229.107) 28 mars 2007 19:34

                              Ma réponse à celui ou celle qui à pondu cette virulente diatribe : Faire suivre...

                              Au fait ce message est affiché sur le site « Forum socialiste » en mode « verrouillé » sans aucune possibilité d’y répondre ce qui est un bel exemple de démocratie participative...

                              Je vais très rapidement répondre point par point quoique certaines de ces questions mériteraient sans doute plus de développement et un réel débat :

                              >>> Je suis noble, issu d’une famille de barons hongrois qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d’être jugée pour collaboration après la Libération.

                              C’est le régime Hongrois tout entier qui a collaboré avec les nazis puis progressivement changé pour une prudente neutralité vers la fin de la guerre. La Hongrie, très nationaliste, étant auparavant, une partie de l’empire Austro-hongrois, et entretenant (y compris aujourd’hui) des relations très proches avec l’Autriche, il était assez prévisible qu’elle se sente solidaire du camp germanophone. (Ce qui n’excuse rien, bien sûr) En 1944, c’est l’exil pour le père de Sarkozy avec l’arrivée des russes en Hongrie. Il s’engage dans la Légion Etrangère et part pour l’Algérie où il fait ses classes. Il est démobilisé à Marseille et se marie avec Andrée Mallah, étudiante en droit et fille d’un médecin juif établi à Paris dans le XVIIe. A sa naissance en 1955, Nicolas Sarkozy est baptisé catholique. Les parents se séparent en 1959, (Nicolas avais donc 4 ans) la mère de Nicolas Sarkozy devient avocate au barreau de Nanterre, tout en s’occupant de ses trois fils. Nicolas, même s’il n’a jamais renié son nom, a donc été élevé exclusivement par sa mère. C’est un peu faible pour en faire un « bourreau hongrois », non ? Si l’on devait faire payer tout les héritages de ce genre, sur combien de français (qui ont, eux aussi, gentiment collaboré avec le régime nazi) devrait-on jeter aujourd’hui l’opprobre ?

                              >>> Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

                              Depuis quand est-il interdit de manifester en France ? Serait-ce un délit ? Et était-on obligé de partager toutes les idées magnifiques des étudiants maoïstes dans la France de 68 ? Qui n’était pas pour les « étudiants grévistes » était nécessairement un affreux réactionnaire fasciste ?

                              >>> Contrairement à ce que j’essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j’ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

                              A-t-on déjà vu un candidat éligible rentré en politique trois semaines avant de commencer sa campagne ? On voit ce que donne l’absence de professionnalisme du côté de Ségolène : je pense que les militants du PS se mordent déjà les doigts d’avoir choisi une gourde pareille... Pour la « rupture » et la « nouveauté », d’accord, c’est du blabla de politicien. Je dirais seulement que question blabla on est plutôt servi en ce moment et de tous les côtés.

                              >>> À l’époque de la catastrophe de Tchernobyl j’étais délégué interministériel au nucléaire et c’est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières de la France. J’ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site Internet du ministère de l’Intérieur.

                              A supposer que cette information soit vraie, ce qui n’aurait pas manqué de faire la une du Canard Enchaîné, (et comme cela n’a jamais été le cas, cette information est sans doute fausse) Rappelons que Sarkozy ne faisait pas partie du gouvernement de l’époque. La délégation interministérielle n’est qu’une courroie de transmission dans la communication horizontale et donc en aucun cas une instance décisionnaire. La CRIIRAD a porté plainte contre X dans cette affaire et le principal accusé est la SCPRI, et sont montrée du doigt l’Académie de Médecine et l’Académie des Sciences. Cf : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html La directrice du CRIIRAD met en cause la gestion de la crise par le ministère de l’Industrie, dont le titulaire Alain Madelin était chargé d’exposer la position du gouvernement, « alors que cela aurait dû être de la responsabilité du ministère de la Santé » Dans ce genre d’affaire, ce n’est certainement pas un délégué interministériel qui prend des décisions : quand l’intérêt supérieur de la nation est en cause, l’Elysée ne tire-t-il pas également les ficelles (officiellement ou en sous-main) et qui était président en 86 ?

                              >>> Ministre de l’économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j’ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J’ai réalisé l’ouverture du capital d’EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J’ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

                              Peut-on attaquer quelqu’un qui défend la rigueur budgétaire dans une époque ou le déficit public est en passe de plomber définitivement l’économie du pays ? Par ailleurs, si on devait écarter tous ceux qui n’ont jamais changé d’avis ou renié leur parole en politique alors il ne resterait plus grand monde... sauf peut-être Laguiller (la pauvre) La privatisation d’EdF et de GdF, était et reste inéluctable du fait de notre appartenance à l’Europe. La France a été condamnée pour ne pas appliquer les directives européennes. On peut contester cette obligation mais en attribuer la paternité à Sarkozy c’est lui prêter beaucoup trop de pouvoir. A moins que l’on suggère de se détacher de l’Europe, comme de Villiers ou Le Pen ?

                              >>> Ministre de l’Intérieur depuis 2002, j’ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j’ai réussi à faire exploser l’insécurité alors que j’étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

                              C’est donc Sarko lui-même qui a organisé le soulèvement des banlieues ? Pourquoi n’aurait-il pas également participé à des tournantes, des violences collectives, des rodéos, des incendies volontaires, et même mis le feu au bus meurtrier... Dire qu’il y a des racailles en banlieues est une banalité incontestable. Dire qu’on va les nettoyer au Karcher est une rodomontade assez maladroite d’autant que vu le taux de délinquance qui y règne c’est loin d’être gagné. Bref on peut tout à fait accuser Sarko de forfanterie vantarde et présomptueuse mais ne déconnons pas, si on ne peut plus rien dire à ces chers petits voyous sans déclencher une émeute, alors acceptons la guérilla urbaine comme unique réponse à une crise sociale née de l’absence totale (merci à Mitterrand et Le Pen) d’accompagnement de l’immigration depuis cinquante ans.

                              >>> J’ai mis en place la loi CESEDA qui organise l’immigration choisie au profit des capitalistes et j’ai mené la chasse à l’enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

                              Là, tu déménages de la calebasse... s’il ne faut plus expulser les sans papier alors, gardons les tous, régularisons systématiquement, ouvrons complètement les frontières et offrons avec délicatesse la totalité de nos biens à la population arrivante ! C’est drôle, ce genre d’idées est toujours le fait de gens qui sont à l’abri du besoin est dans une confortable stabilité sociale et financière. Que fais-tu dans la vie, médecin, enseignante, avocat, fonctionnaire ?

                              >>> J’ai fait obtenir la Légion d’Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d’extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D’ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l’un des membres fondateurs d’Occident, ancien groupe d’extrême-droite terroriste et antisémite.

                              Bon, on a bien compris ta démarche : tout est bon pour le discrédit alors on ne cite pas « l’ami » en question, comme cela c’est absolument invérifiable.

                              >>> J’ai repris l’un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l’aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité. Je me vante d’ailleurs d’avoir l’électorat du Front National pour moi.

                              >>> Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m’apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j’ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

                              Le Pen, Bush, Hitler, Staline, Mao ! Quel florilège de l’autocratie ! Il manque encore Muhammad Kadhafi, Dark Vador, Augusto Pinochet, Jean-Claude Vandamme, Georges Frèche et Conan Le Barbare pour faire bonne mesure...

                              >>> Lors de l’affaire Clearstream j’étais au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j’ai laissé faire dans le but d’apparaître comme une victime. J’ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l’attentat manqué contre lui.

                              Encore un petit tour sur Hitler pour ceux qui auraient un peu de mal à comprendre du premier coup... Ton truc c’est pour les demeurés ou tu parles toujours comme ça ? Au fait, Hitler était végétarien (pur et dur) : est-ce que cela fait de tous les végétariens des nazillons fascistes ?

                              >>> Il y a plusieurs mois, j’ai dévoilé à la TV qu’une opération d’arrestation de terroristes allait avoir lieu et j’ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

                              Comme c’était dans une banlieue, s’il n’avait rien dit, on aurait pu croire qu’il venait « Karchériser » et donc il aurait pris le risque de déclencher une émeute... Tu n’aurais pas souhaité ça quand même ?

                              >>> J’utilise la version gratuite de SPAMfighter pour utilisateurs privés. 262 e-mails spam ont été bloqués jusqu’à maintenant. Les utilisateurs payant n’ont pas ce message dans leurs e-mails. Essayez SPAMfighter gratuitement maintenant !

                              Et ben la voilà la solution ! C’est SPAMfighter ! SPAM = « Sarkozy-Président-A partir de-Mai » Et tu attendais la fin pour nous le dire ?...

                              Mais... au fait... peut-être que ça pourrait vouloir dire « Sottises Pour Abrutis Manipulés », va savoir... Amitiés, Et ne regarde pas trop les Teletubbies ça ne te réussit pas


                            • Pouet (---.---.229.107) 28 mars 2007 22:03

                              Ma réponse à celui ou celle qui à pondu cette virulente diatribe : Faire suivre...

                              Au fait ce message est affiché sur le site « Forum socialiste » en mode « verrouillé » sans aucune possibilité d’y répondre ce qui est un bel exemple de démocratie participative...

                              Je vais très rapidement répondre point par point quoique certaines de ces questions mériteraient sans doute plus de développement et un réel débat :

                              >>> Je suis noble, issu d’une famille de barons hongrois qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d’être jugée pour collaboration après la Libération.

                              C’est le régime Hongrois tout entier qui a collaboré avec les nazis puis progressivement changé pour une prudente neutralité vers la fin de la guerre. La Hongrie, très nationaliste, étant auparavant, une partie de l’empire Austro-hongrois, et entretenant (y compris aujourd’hui) des relations très proches avec l’Autriche, il était assez prévisible qu’elle se sente solidaire du camp germanophone. (Ce qui n’excuse rien, bien sûr) En 1944, c’est l’exil pour le père de Sarkozy avec l’arrivée des russes en Hongrie. Il s’engage dans la Légion Etrangère et part pour l’Algérie où il fait ses classes. Il est démobilisé à Marseille et se marie avec Andrée Mallah, étudiante en droit et fille d’un médecin juif établi à Paris dans le XVIIe. A sa naissance en 1955, Nicolas Sarkozy est baptisé catholique. Les parents se séparent en 1959, (Nicolas avais donc 4 ans) la mère de Nicolas Sarkozy devient avocate au barreau de Nanterre, tout en s’occupant de ses trois fils. Nicolas, même s’il n’a jamais renié son nom, a donc été élevé exclusivement par sa mère. C’est un peu faible pour en faire un « bourreau hongrois », non ? Si l’on devait faire payer tout les héritages de ce genre, sur combien de français (qui ont, eux aussi, gentiment collaboré avec le régime nazi) devrait-on jeter aujourd’hui l’opprobre ?

                              >>> Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

                              Depuis quand est-il interdit de manifester en France ? Serait-ce un délit ? Et était-on obligé de partager toutes les idées magnifiques des étudiants maoïstes dans la France de 68 ? Qui n’était pas pour les « étudiants grévistes » était nécessairement un affreux réactionnaire fasciste ?

                              >>> Contrairement à ce que j’essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j’ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

                              A-t-on déjà vu un candidat éligible rentré en politique trois semaines avant de commencer sa campagne ? On voit ce que donne l’absence de professionnalisme du côté de Ségolène : je pense que les militants du PS se mordent déjà les doigts d’avoir choisi une gourde pareille... Pour la « rupture » et la « nouveauté », d’accord, c’est du blabla de politicien. Je dirais seulement que question blabla on est plutôt servi en ce moment et de tous les côtés.

                              >>> À l’époque de la catastrophe de Tchernobyl j’étais délégué interministériel au nucléaire et c’est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières de la France. J’ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site Internet du ministère de l’Intérieur.

                              A supposer que cette information soit vraie, ce qui n’aurait pas manqué de faire la une du Canard Enchaîné, (et comme cela n’a jamais été le cas, cette information est sans doute fausse) Rappelons que Sarkozy ne faisait pas partie du gouvernement de l’époque. La délégation interministérielle n’est qu’une courroie de transmission dans la communication horizontale et donc en aucun cas une instance décisionnaire. La CRIIRAD a porté plainte contre X dans cette affaire et le principal accusé est la SCPRI, et sont montrée du doigt l’Académie de Médecine et l’Académie des Sciences. Cf : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html La directrice du CRIIRAD met en cause la gestion de la crise par le ministère de l’Industrie, dont le titulaire Alain Madelin était chargé d’exposer la position du gouvernement, « alors que cela aurait dû être de la responsabilité du ministère de la Santé »

                              Dans ce genre d’affaire, ce n’est certainement pas un délégué interministériel qui prend des décisions : quand l’intérêt supérieur de la nation est en cause, l’Elysée ne tire-t-il pas également les ficelles (officiellement ou en sous-main) et qui était président en 86 ?

                              >>> Ministre de l’économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j’ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J’ai réalisé l’ouverture du capital d’EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J’ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

                              Peut-on attaquer quelqu’un qui défend la rigueur budgétaire dans une époque ou le déficit public est en passe de plomber définitivement l’économie du pays ? Par ailleurs, si on devait écarter tous ceux qui n’ont jamais changé d’avis ou renié leur parole en politique alors il ne resterait plus grand monde... sauf peut-être Laguiller (la pauvre) La privatisation d’EdF et de GdF, était et reste inéluctable du fait de notre appartenance à l’Europe. La France a été condamnée pour ne pas appliquer les directives européennes. On peut contester cette obligation mais en attribuer la paternité à Sarkozy c’est lui prêter beaucoup trop de pouvoir. A moins que l’on suggère de se détacher de l’Europe, comme de Villiers ou Le Pen ?

                              >>> Ministre de l’Intérieur depuis 2002, j’ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j’ai réussi à faire exploser l’insécurité alors que j’étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

                              C’est donc Sarko lui-même qui a organisé le soulèvement des banlieues ? Pourquoi n’aurait-il pas également participé à des tournantes, des violences collectives, des rodéos, des incendies volontaires, et même mis le feu au bus meurtrier... Dire qu’il y a des racailles en banlieues est une banalité incontestable. Dire qu’on va les nettoyer au Karcher est une rodomontade assez maladroite d’autant que vu le taux de délinquance qui y règne c’est loin d’être gagné. Bref on peut tout à fait accuser Sarko de forfanterie vantarde et présomptueuse mais ne déconnons pas, si on ne peut plus rien dire à ces chers petits voyous sans déclencher une émeute, alors acceptons la guérilla urbaine comme unique réponse à une crise sociale née de l’absence totale (merci à Mitterrand et Le Pen) d’accompagnement de l’immigration depuis cinquante ans.

                              >>> J’ai mis en place la loi CESEDA qui organise l’immigration choisie au profit des capitalistes et j’ai mené la chasse à l’enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

                              Là, tu déménages de la calebasse... s’il ne faut plus expulser les sans papier alors, gardons les tous, régularisons systématiquement, ouvrons complètement les frontières et offrons avec délicatesse la totalité de nos biens à la population arrivante ! C’est drôle, ce genre d’idées est toujours le fait de gens qui sont à l’abri du besoin est dans une confortable stabilité sociale et financière. Que fais-tu dans la vie, médecin, enseignante, avocat, fonctionnaire ?

                              >>> J’ai fait obtenir la Légion d’Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d’extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D’ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l’un des membres fondateurs d’Occident, ancien groupe d’extrême-droite terroriste et antisémite.

                              Bon, on a bien compris ta démarche : tout est bon pour le discrédit alors on ne cite pas « l’ami » en question, comme cela c’est absolument invérifiable.

                              >>> J’ai repris l’un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l’aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité. Je me vante d’ailleurs d’avoir l’électorat du Front National pour moi.

                              >>> Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m’apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j’ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

                              Le Pen, Bush, Hitler, Staline, Mao ! Quel florilège de l’autocratie ! Il manque encore Muhammad Kadhafi, Dark Vador, Augusto Pinochet, Jean-Claude Vandamme, Georges Frèche et Conan Le Barbare pour faire bonne mesure...

                              >>> Lors de l’affaire Clearstream j’étais au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j’ai laissé faire dans le but d’apparaître comme une victime. J’ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l’attentat manqué contre lui.

                              Encore un petit tour sur Hitler pour ceux qui auraient un peu de mal à comprendre du premier coup... Ton truc c’est pour les demeurés ou tu parles toujours comme ça ? Au fait, Hitler était végétarien (pur et dur) : est-ce que cela fait de tous les végétariens des nazillons fascistes ?

                              >>> Il y a plusieurs mois, j’ai dévoilé à la TV qu’une opération d’arrestation de terroristes allait avoir lieu et j’ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

                              Comme c’était dans une banlieue, s’il n’avait rien dit, on aurait pu croire qu’il venait « Karchériser » et donc il aurait pris le risque de déclencher une émeute... Tu n’aurais pas souhaité ça quand même ?

                              >>> J’utilise la version gratuite de SPAMfighter pour utilisateurs privés. 262 e-mails spam ont été bloqués jusqu’à maintenant. Les utilisateurs payant n’ont pas ce message dans leurs e-mails. Essayez SPAMfighter gratuitement maintenant !

                              Et ben la voilà la solution ! C’est SPAMfighter ! SPAM = « Sarkozy-Président-A partir de-Mai » Et tu attendais la fin pour nous le dire ?...

                              Mais... au fait... peut-être que ça pourrait vouloir dire « Sottises Pour Abrutis Manipulés », va savoir... Amitiés, Et ne regarde pas trop les Teletubbies ça ne te réussit pas


                            • Pouet (---.---.229.107) 30 mars 2007 13:54

                              Ma réponse à celui ou celle qui à pondu cette virulente diatribe : Faire suivre...

                              Au fait ce message est affiché sur le site « Forum socialiste » en mode « verrouillé » sans aucune possibilité d’y répondre ce qui est un bel exemple de démocratie participative...

                              Je vais très rapidement répondre point par point quoique certaines de ces questions mériteraient sans doute plus de développement et un réel débat :

                              >>> Je suis noble, issu d’une famille de barons hongrois qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d’être jugée pour collaboration après la Libération.

                              C’est le régime Hongrois tout entier qui a collaboré avec les nazis puis progressivement changé pour une prudente neutralité vers la fin de la guerre. La Hongrie, très nationaliste, étant auparavant, une partie de l’empire Austro-hongrois, et entretenant (y compris aujourd’hui) des relations très proches avec l’Autriche, il était assez prévisible qu’elle se sente solidaire du camp germanophone. (Ce qui n’excuse rien, bien sûr) En 1944, c’est l’exil pour le père de Sarkozy avec l’arrivée des russes en Hongrie. Il s’engage dans la Légion Etrangère et part pour l’Algérie où il fait ses classes. Il est démobilisé à Marseille et se marie avec Andrée Mallah, étudiante en droit et fille d’un médecin juif établi à Paris dans le XVIIe. A sa naissance en 1955, Nicolas Sarkozy est baptisé catholique. Les parents se séparent en 1959, (Nicolas avais donc 4 ans) la mère de Nicolas Sarkozy devient avocate au barreau de Nanterre, tout en s’occupant de ses trois fils. Nicolas, même s’il n’a jamais renié son nom, a donc été élevé exclusivement par sa mère. C’est un peu faible pour en faire un « bourreau hongrois », non ? Si l’on devait faire payer tout les héritages de ce genre, sur combien de français (qui ont, eux aussi, gentiment collaboré avec le régime nazi) devrait-on jeter aujourd’hui l’opprobre ?

                              >>> Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

                              Depuis quand est-il interdit de manifester en France ? Serait-ce un délit ? Et était-on obligé de partager toutes les idées magnifiques des étudiants maoïstes dans la France de 68 ? Qui n’était pas pour les « étudiants grévistes » était nécessairement un affreux réactionnaire fasciste ?

                              >>> Contrairement à ce que j’essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j’ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

                              A-t-on déjà vu un candidat éligible rentré en politique trois semaines avant de commencer sa campagne ? On voit ce que donne l’absence de professionnalisme du côté de Ségolène : je pense que les militants du PS se mordent déjà les doigts d’avoir choisi une gourde pareille... Pour la « rupture » et la « nouveauté », d’accord, c’est du blabla de politicien. Je dirais seulement que question blabla on est plutôt servi en ce moment et de tous les côtés.

                              >>> À l’époque de la catastrophe de Tchernobyl j’étais délégué interministériel au nucléaire et c’est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières de la France. J’ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site Internet du ministère de l’Intérieur.

                              A supposer que cette information soit vraie, ce qui n’aurait pas manqué de faire la une du Canard Enchaîné, (et comme cela n’a jamais été le cas, cette information est sans doute fausse) Rappelons que Sarkozy ne faisait pas partie du gouvernement de l’époque. La délégation interministérielle n’est qu’une courroie de transmission dans la communication horizontale et donc en aucun cas une instance décisionnaire. La CRIIRAD a porté plainte contre X dans cette affaire et le principal accusé est la SCPRI, et sont montrée du doigt l’Académie de Médecine et l’Académie des Sciences. Cf : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html La directrice du CRIIRAD met en cause la gestion de la crise par le ministère de l’Industrie, dont le titulaire Alain Madelin était chargé d’exposer la position du gouvernement, « alors que cela aurait dû être de la responsabilité du ministère de la Santé » Dans ce genre d’affaire, ce n’est certainement pas un délégué interministériel qui prend des décisions : quand l’intérêt supérieur de la nation est en cause, l’Elysée ne tire-t-il pas également les ficelles (officiellement ou en sous-main) et qui était président en 86 ?

                              >>> Ministre de l’économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j’ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J’ai réalisé l’ouverture du capital d’EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J’ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

                              Peut-on attaquer quelqu’un qui défend la rigueur budgétaire dans une époque ou le déficit public est en passe de plomber définitivement l’économie du pays ? Par ailleurs, si on devait écarter tous ceux qui n’ont jamais changé d’avis ou renié leur parole en politique alors il ne resterait plus grand monde... sauf peut-être Laguiller (la pauvre) La privatisation d’EdF et de GdF, était et reste inéluctable du fait de notre appartenance à l’Europe. La France a été condamnée pour ne pas appliquer les directives européennes. On peut contester cette obligation mais en attribuer la paternité à Sarkozy c’est lui prêter beaucoup trop de pouvoir. A moins que l’on suggère de se détacher de l’Europe, comme de Villiers ou Le Pen ?

                              >>> Ministre de l’Intérieur depuis 2002, j’ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j’ai réussi à faire exploser l’insécurité alors que j’étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

                              C’est donc Sarko lui-même qui a organisé le soulèvement des banlieues ? Pourquoi n’aurait-il pas également participé à des tournantes, des violences collectives, des rodéos, des incendies volontaires, et même mis le feu au bus meurtrier... Dire qu’il y a des racailles en banlieues est une banalité incontestable. Dire qu’on va les nettoyer au Karcher est une rodomontade assez maladroite d’autant que vu le taux de délinquance qui y règne c’est loin d’être gagné. Bref on peut tout à fait accuser Sarko de forfanterie vantarde et présomptueuse mais ne déconnons pas, si on ne peut plus rien dire à ces chers petits voyous sans déclencher une émeute, alors acceptons la guérilla urbaine comme unique réponse à une crise sociale née de l’absence totale (merci à Mitterrand et Le Pen) d’accompagnement de l’immigration depuis cinquante ans.

                              >>> J’ai mis en place la loi CESEDA qui organise l’immigration choisie au profit des capitalistes et j’ai mené la chasse à l’enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

                              Là, tu déménages de la calebasse... s’il ne faut plus expulser les sans papier alors, gardons les tous, régularisons systématiquement, ouvrons complètement les frontières et offrons avec délicatesse la totalité de nos biens à la population arrivante ! C’est drôle, ce genre d’idées est toujours le fait de gens qui sont à l’abri du besoin est dans une confortable stabilité sociale et financière. Que fais-tu dans la vie, médecin, enseignante, avocat, fonctionnaire ?

                              >>> J’ai fait obtenir la Légion d’Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d’extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D’ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l’un des membres fondateurs d’Occident, ancien groupe d’extrême-droite terroriste et antisémite.

                              Bon, on a bien compris ta démarche : tout est bon pour le discrédit alors on ne cite pas « l’ami » en question, comme cela c’est absolument invérifiable.

                              >>> J’ai repris l’un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l’aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité. Je me vante d’ailleurs d’avoir l’électorat du Front National pour moi.

                              >>> Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m’apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j’ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

                              Le Pen, Bush, Hitler, Staline, Mao ! Quel florilège de l’autocratie ! Il manque encore Muhammad Kadhafi, Dark Vador, Augusto Pinochet, Jean-Claude Vandamme, Georges Frèche et Conan Le Barbare pour faire bonne mesure...

                              >>> Lors de l’affaire Clearstream j’étais au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j’ai laissé faire dans le but d’apparaître comme une victime. J’ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l’attentat manqué contre lui.

                              Encore un petit tour sur Hitler pour ceux qui auraient un peu de mal à comprendre du premier coup... Ton truc c’est pour les demeurés ou tu parles toujours comme ça ? Au fait, Hitler était végétarien (pur et dur) : est-ce que cela fait de tous les végétariens des nazillons fascistes ?

                              >>> Il y a plusieurs mois, j’ai dévoilé à la TV qu’une opération d’arrestation de terroristes allait avoir lieu et j’ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

                              Comme c’était dans une banlieue, s’il n’avait rien dit, on aurait pu croire qu’il venait « Karchériser » et donc il aurait pris le risque de déclencher une émeute... Tu n’aurais pas souhaité ça quand même ?

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                              Et ben la voilà la solution ! C’est SPAMfighter ! SPAM = « Sarkozy-Président-A partir de-Mai » Et tu attendais la fin pour nous le dire ?...

                              Mais... au fait... peut-être que ça pourrait vouloir dire « Sottises Pour Abrutis Manipulés », va savoir... Amitiés, Et ne regarde pas trop les Teletubbies ça ne te réussit pas


                            • Voltaire Voltaire 20 mars 2007 15:38

                              Voici une traduction de cet article. je l’ai réalisée rapidement, donc mes excuses pour les approximations possibles.

                              Paris, 7 mars.

                              Dans les dernières semaines de la campagne présidentielle française, dominée par une socialiste protectrice et un conservateur sécuritaire, un troisième candidat a rejoint la tête de la course sur un thème très américain : laisser de côté les attitudes partisanes et en finir avec les fausses promesses des grands partis.

                              Le candidat, François Bayrou, politique de 55 ans, agriculteur et ancien enseignant de lettres classiques, fait campagne sur une option « ni-ni ». Remarquablement, cette stratégie semble marcher, en partie à cause d’une désillusion croissante envers les deux candidats favoris.

                              Le pourcentage d’électeurs indécis est plus élevé qu’à aucune élection présidentielle précédente depuis 25 ans. Entre 17 et 20% d’électeurs indiquent qu’ils choisiront Mr Bayrou lors du premier tour le 22 avril, indiquent les principaux instituts de sondages en France. Soudainement, il est devenu un prétendant.

                              Mr Bayrou n’est pas un nouveau dissident, mais il se présente comme un vrai centriste éprouvé tout autant qu’un rénovateur.

                              Après une année durant laquelle la droite de Nicolas sarkozy et la gauche de Ségolène Royal trustèrent l’essentiel de la couverture médiatique, les journaux de tous bords ont maintenant placé le « troisième homme » en première page. Il semble maintenant possible qu’il puisse coiffer Mme Royal au poteau et arriver au second tour le 6 mai.

                              « Les Français veulent un président qui les rassemble plutôt qu’un qui les divise, un président qui les rassure plutôt qu’il les inquiète » disait Mr Bayrou lors d’une interview sur la route d’Epinal, dans le Nord-Est de la région des Vosges. « La vérité profonde est que mon élection - car je crois que je serai élu - sera l’expression de la volonté des français de se redécouvrir eux-mêmes ».

                              La chose la plus surprenante dans l’ascension rapide de Mr Bayrou est qu’il ait été présent depuis si longtemps. Il concoura pour la première fois dans une élection locale en 1978, et atterrit avec un boulot au ministère de l’agriculture l’année suivante. Il fut élu pour la première fois au parlement depuis sa région natale des Pyrénées-atlantiques en 1986, et fut ministre de l’éducation dans les années 90. Depuis 1998, il a présidé le parti centriste, l’UDF, que son mentor politique, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, fonda dans les années 70.

                              Contrairement à Mr Sarkozy et Mme Royal, Mr Bayrou a même été candidat à l’élection présidentielle une fois, en 2002, où il reçu seulement 6.8 pourcents des voix au premier tour. Néanmoins, il a réussi à se présenter comme un recours pour les espoirs des abandonnés de la politique, un guérisseur et un réaliste.

                              « Je suis un démocrate, un Clintonien » dit-il, « je suis un homme de la troisième voie » ajout t-il, en référence à la vision du premier ministre britannique Tony Blair.

                              La campagne de Mr Bayrou a secoué les machines politiques des deux Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui raillent ce qu’ils appellent la naïveté de Mr Bayrou, que les principaux courants en France puissent se tendre la main. Les commentateurs politiques de droite comme de gauche ont critiqué son essai de recentrage vers la gauche comme trompeur, et son programme comme vague.

                              La droite essaye de l’attire de nouveau en son sein,. Le parti de Mr Bayrou a été affaibli, d’abord par le président Jacques Chirac qui créa l’UMP dans les années 90, puis par Mr Sarkozy après sa nomination à la tête du parti en 2004.

                              La gauche, pendant ce temps, dépeint Mr Bayrou comme un imposteur. L’ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius en a appelé à « démystifier l’opération Bayrou » et le présente comme un homme de droite. Mr Bayrou s’est distancé lui-même de Mr Sarkozy, en disant de son opposant qu’il fréquente les millionnaires pendant que lui fréquente les agriculteurs. Quant à Mme Royal, Mr Bayrou dit : « le modèle socialiste ne marche pas ». Son programme promeut la création d’emploi, des standards dans l’éducation, de meilleures conditions pour les banlieues, une réduction des dépenses du gouvernement, un budget équilibré et une Union Européenne plus forte, avec la France comme leader de facto.

                              Mr Bayrou a certainement encore beaucoup de choses à apprendre sur la façon de faire campagne. Lors d’une table-ronde avec enseignants et étudiants dans un institut technologiques à Epinal, il déguisa à peine son ennui alors qu’il écoutait les explications techniques sur les applications industrielles du bois. Il se gratta l’oreille gauche avec son stylo, s’avachit dans son siège, bailla et tritura les boutons de son téléphone mobile.

                              Quand le directeur de l’institut s’adressa à lui par son nom à un moment, il lui demanda poliment de prononcer son nom correctement : bye-roo, la façon dont il est prononcé dans son Béarn natal, et non bay-roo, à la façon des parisiens.

                              La campagne de Mr Bayrou a un côté improvisé. Le nombre total de personnel dans tous le pays tourne autour de 60, la plupart volontaires.

                              Dans l’avion de retour vers Paris, Mr Bayrou discuta en anglais de façon courante, indiquant qu’il avait voyage à travers les Etats-Unis, et qu’une partie de la famille de son épouse est américaine. (La tante de sa femme se maria avec un soldat américain en Chine après la seconde guerre mondiale, et s’installa à Des Moines. Les familles demeurent proches).

                              S’il pouvait vivre aux Etats-Unis, Mr Bayrou indiqua qu’il vivrait dans les grands espaces du Montana. S’il pouvait voter en 2008 aux élections présidentielles américaines, il aimerait pouvoir voter pour Al Gore. Mais Mr Bayrou appella la guerre menée par les américains en Iraq “la cause du chaos” dans la région, et critique les Etats-Unis pour ce qu’il appelle le modèle « de la survie du plus fort », où les gens sont conduit à gagner le plus d’argent possible, où les universités sont incroyablement chères, et où les familles des classes moyennes ont des difficultés à joindre les deux bouts.

                              Catholique pratiquant et père de 6 enfants, Mr Bayrou veut être reconnu comme un intellectuel, et est particulièrement fier de sa biographie du roi populaire Henri IV « ce fut un énorme best-seller ! un best-seller ! » dit-il dans l’avion.

                              Elisabeth, son épouse depuis 35 ans, maintien une vie privée dans la ferme familiale, à l’écart de la politique.

                              Effectivement, dans un document sur Mr Bayrou retransmis en février sur France2, Mme Bayrou expliqua de façon directe : « Je n’aime pas la pratique de la politique. Ce n’est pas ma personnalité. ». Mr Bayrou, dont le père fut tué quand il tomba d’un engin agricole, aime à cultivar son image d’agriculteur et d’éleveur de chevaux. Dans ce reportage de France2, il fut filmé conduisant son tracteur vert dans son champ, les Pyrénées en arrière-plan.

                              La stratégie semble fonctionner. « Je viens de la campagne et j’apprécie que Bayrou vienne aussi de la campagne » dit Hervé Thieblemont, le propriétaire de 41 ans du café-tabac à Epinal. En 2002, Mr. Thieblemont vota pour le candidat d’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, mais cette fois, il penche vers Mr Bayrou.

                              D’autres demeurent non convaincus.

                              « Ils sont tous un peu trop prétentieux » dit Sandrine Colson, une employée de 36 ans dans une boutique d’alimentation à Epinal, qui déclare vouloir voter blanc. « Cela semble toujours super, trop facile avec eux. Mais bon, tout cela n’est que paroles. Bayrou, il est à droite ou au centre ? ».

                              La décision finale pourrait reposer sur le vote des indécis. D’après le sondage de l’institut d’opinion CSA du 28 février dans le Parisien, 45 pourcents des électeurs français n’ont pas encore décidé pour qui ils voteront. C’est le score le plus élevé depuis l’élection de 1981, et le double de celui des indécis de 2002. « Le clivage droite-gauche ne fonctionne plis de la même façon qu’avant » déclare Stéphane Rozès, le directeur du CSA, au Parisien. « La montée de Bayrou en est le reflet ».

                              Personnellement, j’ai appris deux choses dans cet article :

                              - Que Bayrou a eu un coup de barre à Epinal (vu la campagne de folie que mènent les candidats, pas étonnant... en général Bayrou est réputé pour son écoute).

                              - Que Bayrou parle parfaitement l’anglais, un bon point pour un futur président...


                              • barbouse (---.---.150.240) 20 mars 2007 15:54

                                merci monsieur voltaire d’avoir remis un peu de vérité sur la table de cette article

                                amicalement, barbouse


                              • Relka Candide 20 mars 2007 17:25

                                Merci Voltaire ! Encore un article qui n’aurait jamais dû paraître sur agoravox, tant il est fondamentalement malhonnête... Effectivement Bayrou est, cela-dit loin derrière Bové, l’un des candidats qui parle le mieux l’anglais... Personnellement, je cherche encore dans l’article, le moindre jugement émis par notre chère journaliste américaine, ni « médusée », ni « indignée », ni rien du tout... Cela-dit, son commentaire concernant les 60 personnes qui oeuvreraient bénévolement dans tout la France pour la campagne de Bayrou, laisse rêveur quant à la qualité des informations de cette journaliste. Faisant partie de cette équipe, je peux affirmer qu’elle compte déjà plus de 300 personnes uniquement à Paris... Mais bon, c’est anecdotique. Toute cette prose montre bien combien les camarades de l’UMP sont 1°) en panique 2°) d’aussi mauvaise foi que leur candidat 3°) bien décidés à tout pour gagner, dans le mépris complet de l’honnêteté et des désirs de leurs compatriotes - qui leur rendront bien...


                              • Nono Nono 20 mars 2007 18:10

                                Bravo Voltaire pour la traduction et aussi pour les deux précisions en fin du post.

                                Cdlt

                                Noah Norman

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